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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 13:09
Nouvelles de Palestine
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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 13:01
Jean-Guy ALLARD

Tandis que des dizaines de milliers de citoyens nord-américains dorment dans leur voiture ou sur les trottoirs en raison de l’impact dévastateur de la crise économique, l’appareil d’espionnage et d’ingérence des États-Unis atteint des proportions jamais connues dans l’histoire de ce pays.

En quinze ans, selon des chiffres officiels, les dépenses des 16 agences de renseignement des États-Unis sont passées de 26 milliards de dollars (1994) à 75 milliards, selon ce qu’a confirmé ce 16 septembre, en conférence de presse, le "tsar" du renseignement US, Dennis Blair.

Pis encore, le nombre de fonctionnaires employés dans ce gigantesque appareil d’infiltration, d’information, de désinformation et d’agression atteint maintenant les 200 000, sans compter la légion d’agents, d’informateurs, de collaborateurs que la machine impériale engraisse dans tous les coins du monde dans le but de maintenir sa domination.

Les États-Unis disposent du réseau d’espionnage le plus étendu de l’histoire, dont l’implication dans une longue succession de conspirations, d’enlèvements, d’assassinats et d’actes de terrorisme et de subversion est largement démontrée.

En chiffres absolus, Washington détient déjà depuis quelques décennies le record mondial de l’activité de renseignement, non seulement chez ses ennemis ou ennemis supposés mais jusque dans l’appareil gouvernemental et industriel des pays qui professent le plus grand servilisme et lui offrent le plus grand appui.

SANS INCLURE LA USAID ET SES SEMBLABLES

Le gigantesque dispositif de pénétration et de désinformation décrit par Dennis Blair ne comprend pas les filiales du Département d’État telles que l’Agence de développement international (USAID), qualifié d’agence pour la déstabilisation internationale, un mécanisme particulièrement actif en Amérique latine, en faveur des oligarchies pro-yankees.

Pendant ce temps, au Venezuela l’entité la plus puissante de la communauté du renseignement des États-Unis, la DNI est accusée de mener une campagne de propagande contre le gouvernement du président Chávez, tandis qu’à Madrid, le président bolivien Evo Morales dénonce que les États-Unis par le biais de la USAID, paie la campagne électorale de ses opposants.

En janvier dernier, le président Obama a choisi l’amiral à la retraite Dennis Blair comme chef de l’appareil de renseignement, responsable du briefing qu’il reçoit quotidiennement à ce chapitre.

Originaire de l’état du Maine (nord-est), Blair a été un compagnon d’études de Oliver North.

Alors qu’il était chef du Commandement du Pacifique, il s’est distingué pour avoir trompé le président Bill Clinton au moment de la crise au Timor oriental.

Le premier Tsar du renseignement yankee, nommé par George W. Bush, a été le criminel de guerre John Negroponte.

PENDANT QUE LE CHOMAGE BAT DE NOUVEAUX RECORDS

Les révélations de Blair sur le budget astronomique de la communauté du renseignement surprendront sûrement les contribuables qui se trouvent actuellement étouffés par la crise économique la plus dure depuis les années 30.

L’ex-amiral a émis ses observations sur le gouffre financier qu’il dirige le jour même où l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) a annoncé que les États-Unis se trouvent parmi les pays industrialisés avec les données sur l’emploi les plus alarmantes, une situation qui s’aggravera et affectera les groupes les plus vulnérables : les jeunes, les immigrants et les femmes.

Selon toutes les études récentes sur l’état de l’économie US, la majorité des nord-américains se sentent étouffés par leurs loyers et hypothèques, sans parler des impôts, et paniqués face à la perspective de perdre leur emploi, comme tant l’ont perdu, et, par conséquent, leurs biens acquis à crédit.

Jean-Guy Allard

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 12:56

Domenico Losurdo

Vous vous souvenez de ce qui arrivait pendant les années de guerre froide, et surtout dans sa phase finale ? La presse occidentale n’avait de cesse d’agiter le thème des réfugiés qui fuyaient la dictature communiste pour conquérir leur liberté. Dans la seconde moitié des années 1970, après la défaite infligée au gouvernement fantoche de Saigon et aux troupes d’occupation étasuniennes, le Vietnam enfin réunifié était décrit comme une énorme prison, d’où s’enfuyaient désespérés les boat people, entassés sur des bateaux de fortune au péril de leur vie. Et, avec les variations dévolues à chaque cas, ce motif était récurrent à propos de Cuba, de la République Démocratique Allemande et de tout autre pays « excommunié » par le « monde libre ». Aujourd’hui, tout le monde peut constater à quel point, depuis les régions orientales de l’Allemagne, de Pologne, Roumanie, Albanie etc., malgré la liberté finalement conquise, le flux migratoire vers l’Occident continue voire s’accentue ultérieurement. Si ce n’est que ces migrants ne sont plus accueillis comme des combattants de la cause de la liberté, mais souvent repoussés comme des délinquants, du moins potentiels. Les modalités de la grande manipulation se révèlent à présent claires et évidentes : la fuite du Sud vers le Nord de la planète, de la zone moins développée (où se situait aussi le « camp socialiste ») vers la zone plus riche et développée, ce processus économique a été transfiguré par les idéologues de la guerre froide comme une entreprise politique et morale épique, exclusivement inspirée par le désir sublime d’atteindre la terre promise, à savoir le « monde libre ».
Une manipulation analogue est encours sous nos yeux. Comment expliquer les graves incidents qui en mars 2008 se sont déroulés au Tibet et qui, à une plus grande échelle, ont éclaté ces jours-ci au Xinjiang ? En Occident, la « grande » presse d’ « information » mais aussi la « petite » presse de « gauche » n’ont pas de doute : tout s’explique par la politique liberticide du gouvernement de Pékin. Et pourtant, un fait devrait nous faire réfléchir : le fait que la fureur des manifestants, bien plus que les institutions d’Etat, prenne pour cible les Hans, et surtout les magasins des Hans. Et pourtant, on peut lire sur n’importe quel livre d’histoire que dans le Sud-Est asiatique (dans des pays comme l’Indonésie, la Thaïlande, la Malaisie) la minorité chinoise, qui grâce souvent à son passé de culture d’entrepreneurs exerce un poids économique nettement supérieur à sa dimension démographique, est régulièrement « bouc émissaire et victime de véritables pogroms »[1]. Oui, dans le Sud-Est asiatique « la réussite économique des Hua qiao (des chinois d’outre-mer) s’est en effet accompagnée de jalousies, qui aboutissent régulièrement à des explosions de violence anti-chinoises qui viennent parfois troubler les relations diplomatiques. Ce fut le cas notamment en Malaisie, tout au long des années 1960, et en Indonésie en 1965, lorsque les troubles internes sont prétexte au massacre de plusieurs centaines de milliers de personnes. Trente ans plus tard, les émeutes qui entourent la chute du dictateur Suharto en Indonésie qui s’en prennent systématiquement à la communauté chinoise, viennent rappeler la fragilité de la situation»[2]. Ce n’est pas un hasard si la haine contre les Chinois a souvent été comparée à la haine contre les juifs.
Avec le développement extraordinaire que sont en train de connaître le Tibet et le Xinjiang, dans ces régions aussi tendent à se reproduire les pogroms contre les Hans, qui sont attirés par les nouvelles opportunités économiques et qui voient souvent leurs efforts couronnés de succès. Le Tibet et le Xinjiang attirent les Hans de la même façon que Pékin, Shangai et les villes les plus avancées de la Chine attirent les entrepreneurs et les techniciens occidentaux (ou Chinois d’outre-mer) : ceux-ci jouent souvent un rôle important dans des secteurs où ils peuvent encore faire valoir leur spécialisation supérieure. Cela n’a pas de sens d’expliquer les graves incidents au Tibet et au Xinjiang par la théorie de l’ « invasion » han, théorie qui ne fonctionne certes pas pour le Sud-Est asiatique. Par ailleurs, même en Italie et en Europe, la lutte contre l’ « invasion » est le cheval de bataille des xénophobes.

Mais revenons maintenant au Xinjiang. Voilà comment a été décrite la situation en cours, en 1999, sur la revue « Limes », par le général italien Fabio Mini : un extraordinaire développement est en cours et le gouvernement central chinois est engagé à « «financer, presque sans se préoccuper du retour sur investissement, d’immenses travaux d’infrastructure». A ce qu’il semble, le développement économique va de pair avec le respect de l’autonomie : «La police locale est composée pour la majeure partie de ouigours».
Malgré cela, l’agitation séparatiste ne manque pas, «partiellement financée par des extrémistes islamistes, comme les talibans afghans». Il s’agit d’un mouvement qui «se mêle à la délinquance commune», et qui se couvre d’«infamies». Les attentats semblent prendre d’abord pour cible les «ouigours tolérants ou "collaborateurs"», ou les «postes de police», contrôlés, comme nous l’avons vu par les ouigours. Dans tous les cas, concluait le général Mini, qui ne cachait pourtant pas ses sympathies géopolitiques pour la perspective séparatiste, «si les habitants du Xinjiang étaient appelés aujourd’hui à un referendum sur l'indépendance, ils voteraient probablement en majorité contre».
Et aujourd’hui ? Sur la « Stampa » Francesco Sisci écrit de Pékin : « De nombreux Hans d’Urumqi se plaignent des privilèges dont jouissent les ouigours. Ceux-ci, en effet, en tant que minorité nationale musulmane, à niveau égal, ont des conditions de travail et de vie bien meilleures que leurs collègues hans. Un ouigour a la permission, au bureau, d’interrompre plusieurs fois par jour son travail pour accomplir les cinq prières musulmanes traditionnelles quotidiennes […] Ils peuvent en outre ne pas travailler le vendredi, jour férié musulman. En théorie, ils devraient récupérer cette journée en travaillant le dimanche. Mais, de fait, le dimanche, les bureaux sont déserts […] Un autre aspect douloureux pour les Hans, soumis à la dure politique familiale qui impose encore l’enfant unique, est le fait que les ouigours peuvent avoir deux ou trois enfants. En tant que musulmans, ensuite, ils ont des allocations en plus de leur salaire, étant donné que, ne pouvant pas manger de porc, ils doivent se replier sur l’agneau, qui est plus cher ».
Cela n’as pas de sens, alors, comme le fait la propagande pro-impérialiste, d’accuser le gouvernement de Pékin de vouloir effacer l’identité nationale et religieuse des ouigours.

Evidemment, outre, d’un côté, le danger représenté par des minorités empoisonnées, dans certains secteurs, par le fondamentalisme, et d’un autre côté excitées par l’Occident, il faut ne pas oublier le danger du chauvinisme han, qui se fait aussi sentir ces jours-ci : et c’est un problème sur lequel le Parti communiste chinois a toujours attiré l’attention, de Mao Tsé Toung à Hu Jintao. Ceux qui, à gauche, sont enclins à transfigurer le séparatisme des Ouigours feraient bien de lire l’interview donnée, quelques semaines avant les derniers événements, par Rebiya Kadeer, la leader du mouvement séparatiste ouigour. Depuis son exil étasunien, parlant avec une journaliste italienne, voici comment s’exprime la dame susnommée : « Tu le vois, tu te comportes comme moi, tu as la même peau blanche que moi : tu es indoeuropéenne, tu voudrais être opprimée par un communiste à la peau jaune ? ». Comme on le voit, l’argument décisif n’est pas la condamnation de l’ « invasion » han et n’est même pas l’anticommunisme. Plutôt, la mythologie aryenne, ou « indoeuropéenne », exprime-t-elle toute sa répugnance pour les barbares à la « peau jaune ».

Domenico Losurdo

Références bibliographiques

Jean-Vincent Brisset, 2002
La Chine, une puissance encerclée ? PUF, Paris.

Jean-François Dufour, 1999
Géopolitique de la Chine, Complexe, Bruxelles.

Fabio Mini, 1999
Xinjiang o Turkestan orientale ?
(« Xinjiang ou Turkestan oriental ? »)
In « Limes. Rivista italiana di geopolitica », n° 1, p. 83-96.

Antonella Rampino, 2009
La leader dei turchi del Xinjiang : « La gentilezza ci sta uccidendo »,
( La leader des Tucs du Xinjiang : « la gentillesse est en train de nous tuer »)
in « La Stampa » du 8 mai, p. 21.

Francesco Scici, 2009
Perchè uno han non sproserà mai una uigura » (Pourquoi un han n’épousera jamais une ouigour)
in « La Stampa » du 8 juillet, p. 17


Reçu de l’auteur et traduit par Marie-Ange Patrizio.
L’article a été publié mardi 7 juillet en italien sur le site de Domenico Losurdo :
Che succede nello Xinjiang ?
http://www.domenicolosurdoblogxingjiang.blogspot.com/

[1] Brisset 2002, p. 68.
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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 12:50
La mort de 3 soldats pose la question de la nature de l’engagement français. Un débat au Parlement s’impose.

La mort accidentelle de 3 soldats français, au cours d’une opération de nuit en Afghanistan, suscite une émotion légitime et beaucoup d’inquiétude. Le Parti communiste français souhaite partager la douleur des familles et des proches.

Cet événement dramatique pose une fois encore la question de la participation de la France à une guerre des Etats-Unis et de l’OTAN alors que de plus en plus de voix se font entendre en France et dans le monde pour dire qu’il n’y a pas de solution militaire à la crise afghane. C’est aujourd’hui plusieurs dizaines de militaires français qui ont perdu la vie en Afghanistan sans que l’on puisse voir, en effet, le début d’une issue à cette situation tragique et qui s’aggrave de jour en jour.

Le Parti communiste français réitère son exigence du retrait des troupes de l’OTAN. La France et ses partenaires européens doivent prendre les initiatives nécessaires pour redéfinir la nature d’un engagement international, sous l’égide de l’ONU, en faveur de la reconstruction, de la sécurité et de la souveraineté pour le peuple afghan. Il y a urgence.

Un débat au Parlement s’impose maintenant. Les autorités de notre pays doivent aussi susciter un examen de la question afghane par les Nations –Unies, au Conseil de Sécurité et à l’Assemblée générale réunie actuellement.

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 07:08

Les électeurs de Corbeil-Essonnes veulent "tourner la page Dassault", a déclaré le candidat communiste après le premier tour des municipales partielles, dimanche soir.

Avec un total de 51% des suffrages pour les trois listes PC, PS et Verts, la gauche est en ballottage favorable après le premier tour des municipales partielles à Corbeil-Essonnes (Essonne) dimanche soir, où Jean-Pierre Bechter (UMP) est arrivé en tête avec 30,75%.

A l'issue de ce premier tour faisant office de primaires à gauche, Michel Nouaille (PCF) est arrivé en tête des listes de gauche avec 24,33%, devant le socialiste Carlos Da Silva (18,98%) et Jacques Picard (Verts) avec 7,76%.

Jean-Pierre Bechter, candidat choisi par Serge Dassault, inéligible, pour tenter de lui succéder, fait environ 10 points de moins que l'avionneur et patron de presse, qui avait obtenu près de 41% au premier tour de mars 2008.

Résultats du 1er tour

Inscrits: 21 057
Votants: 10 079
Exprimés: 9 903
Abstention: 52,13%

Liste Bechter (UMP): 3046 (30,75%)
Liste Nouaille (PCF-EXG): 2410 (24,33%)
Liste Da Silva (PS): 1880 (18,98%)
Liste Fritz (SE): 955 (9,64%)
Liste Picard (Verts): 769 (7,76%)
Liste Boulay-Laurent (SE): 459 (4,63%)
Liste Saadi (SE): 279 (2,81%)
Liste El Mahdi (SE): 105 (1,06%)

Jean-Michel Fritz (SE), premier adjoint de M. Dassault jusqu'aux dernières élections, a quant à lui obtenu 9,64 % des suffrages.

Nathalie Boulay-Laurent, premier adjoint jusqu'à l'annulation des élections, tête d'une liste sans étiquette, a tenu 4,63 % des votes.

Mourad Khier Saadi et Rachid El Mahdi, tous deux têtes de listes sans étiquettes, ferment la marche avec respectivement 2,81% et 1,06%.

"Tourner la page Dassault"

Michel Nouaille, tête de liste car Bruno Piriou, candidat en 2008 a été déclaré inéligible en raison de l'invalidation de ses comptes de campagne, a appelé au rassemblement des trois listes de gauche.

Il a déclaré voir dans les résultats de ce premier tour un "message d'espoir et de clarté" de la part des électeurs, qui veulent selon lui "tourner la page Dassault".

Il a également appelé à la "vigilance", craignant des "dons d'argent", qui ont conduit à l'annulation du scrutin de mars 2008 et pour lesquels Serge Dassault a été déclaré inéligible.

"Je serai vigilant moi aussi sur les combines des communistes", a répliqué Jean-Pierre Bechter, qui avait "peur de se retrouver face à un socialiste". "Contre les communistes je suis toujours hyper-motivé", a-t-il déclaré à l'AFP.

Le second tour doit avoir lieu le 4 octobre.
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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 20:21
Par Patrick Saint-Paul le 9 septembre 2009 18h44 |

 

Porté par les élections régionales et son opposition à la guerre en Afghanistan, Die Linke, le parti de la gauche radicale s’offre une percée dans les sondages. Selon la dernière étude Forsa, Die Linke gagne 4 points à 14% d’intentions de vote. En revanche, la majorité « noire/jaune » de la chancelière s’effrite pour la première fois : associé aux libéraux du FDP, la CDU d’Angela Merkel ne recueille plus que 49% des intentions de vote. Si cette tendance se confirme, Merkel pourrait être forcée de reconduire la grande coalition avec les sociaux-démocrates.

Depuis leurs succès électoraux dans la Sarre et en Thuringe, Die Linke sont devenus fréquentables. Dans la Sarre, le parti qui rassemble les ex-communistes de RDA et les déçus de la social-démocratie sont en position de participer pour la première à un gouvernement régional à l’Ouest, à condition qu’ils parviennent à s’entendre avec les sociaux-démocrates du SPD et les Verts. Le succès de Die Linke, qui est à porter au crédit d’Oskar Lafontaine, patron du parti et tête de liste dans son ancien fief, a fait tomber un tabou. En Thuringe, Die Linke a contribué à renverser un allié de Merkel, Günther Althaus, et est en position de forger une coalition « rouge/rouge » avec le SPD.

Die Linke a aussi été servie par la polémique provoquée par la frappe ordonnée vendredi par le commandement allemand en Afghanistan. Le bombardement aérien de deux camions-citernes détournés par les talibans, près de Kunduz, aurait fait entre 56 et 150 morts, dont des victimes civiles selon l’Otan. Seul parti farouchement opposé au conflit en Afghanistan, Die Linke surfe sur la très forte vague pacifiste qui berce une Allemagne, qui reste traumatisée par la seconde guerre mondiale : les deux tiers des Allemands veulent le retrait du contingent allemand déployés au sein de la force de l’Otan en Afghanistan.

Cependant la poussée de Die Linke ne traduit pas un basculement à gauche de l’opinion. Crédité de 21%, le SPD perd un point. Les deux principaux partis, la CDU et le SPD, paient le prix d’une campagne, qui se résume à un combat de personnalités entre Merkel et son ministre des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier (SPD), au détriment des débats de fond. Sont récompensés les petits partis qui osent porter des convictions ou des idées… aussi simplistes ou populistes soient-elles.
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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 20:16



Des militants du parti La gauche (Die Linke) célèbrent à Berlin le bon score de leur parti aux législatives, le 27 septembre.

Pour sa première participation aux élections législatives, le nouveau parti La Gauche (Die Linke) réalise une percée impressionnante : avec plus de 12 % des voix, il réalise un excellent score au niveau fédéral, qui devrait lui permettre d'obtenir près de 80 sièges sur les 600 que compte le parlement allemand.


Co-dirigé par l'ancien chef de file des sociaux-démocrates Oskar Lafontaine, le parti rassemble une alliance parfois hétéroclites de communistes de l'ex-RDA, de militants associatifs ou syndicaux, et de transfuges du SPD. Situé "à la gauche de la gauche", Die Linke a fait campagne sur des revendications sociales fortes : salaire horaire minimum de 10 euros, baisse d'impôts pour les revenus les plus faibles, création d'un impôt pour les grosses fortunes et nationalisation des banques.

Le parti mobilise siège dans 11 des 16 Länder (Etats régionaux), et bénéficie de la désaffection des électeurs traditionnels du SPD. Chez les chômeurs, qui votaient traditionellement pour les sociaux-démocrates, Die Linke est devenu le premier parti, avec 26 % des voix, d'après une étude de l'institut de sondage Infratest dimap.

Pour partie héritier de l'ancien parti communiste de RDA, le parti est très fortement implanté dans la partie orientale de l'Allemagne, mais a progressé peu à peu sur le territoire de l'ex-RFA, où il reste cependant bien moins puissant. En témoignent les résultats des deux élections régionales qui se sont déroulées en même temps que les législatives : dans le Schleswig-Holstein (Ouest), Die Linke a obtenu 6,5 % des voix. Dans le Brandenburg (Est), il récolte 27,7 % des suffrages, juste derrière le SPD, avec lequel il partagera le pouvoir régional.
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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 13:05

Par Nadia Djabali (25 septembre 2009)

Loin de l’Afghanistan, du Gabon et de l’Iran, bienvenue à Corbeil-Essonnes, en Île-de-France, et Santa Maria Poghju, en Corse. Leurs points communs ? La fraude électorale et le clientélisme le plus débridé semblent y être devenus un sport local. Les habitants des deux communes sont invités à revoter le 27 septembre prochain, après l’annulation du précédent scrutin par le Conseil d’Etat. Serge Dassault, accusé d’avoir acheté des voix, a été déclaré inéligible.

Corbeil-Essonnes (40.000 habitants) serait-il un territoire en voie de démocratisation ? C’est ce que laisse supposer Jacques Picard, candidat Vert à la mairie de Corbeil, qui a récemment demandé l’envoi d’observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour surveiller le bon déroulement du processus électoral. Si cette proposition paraît farfelue, elle est aussi un indicateur de l’ambiance délétère qui règne dans la commune quelques jours avant le scrutin qui doit élire son conseil municipal. L’élection de son maire UMP, Serge Dassault, 84 ans, milliardaire, avionneur, patron de presse, élu depuis 1995, est invalidée en juin dernier et lui-même déclaré inéligible. Début septembre, la vitrine de la permanence du candidat socialiste Carlos Da Silva est brisée à coups de batte de base-ball par des hommes cagoulés qui ont pris la fuite en moto. Après l’annulation du scrutin par le Conseil d’État, Arnaud Lyon-Caen, avocat du candidat communiste Bruno Piriou, dénonçait « un climat de menace » et une « atmosphère de type mafieux » à Corbeil-Essonnes.

« Atmosphère de type mafieux » à Corbeil-Essonnes

L’organisation des élections municipales des 27 septembre et 4 octobre arrive à l’issue de plus d’un an de bataille juridique. En mars 2008, Serge Dassault est élu maire de Corbeil avec 50,65 % des voix. L’écart avec le communiste Bruno Piriou est de 170 voix. Celui-ci dépose en août un recours au tribunal administratif de Versailles. Pour étayer la plainte, il recueille des témoignages assurant que Serge Dassault et son entourage ont distribué de l’argent à des électeurs pour acheter leur voix. En octobre 2008, le recours de Bruno Piriou est rejeté et le candidat communiste est déclaré inéligible pour dépassement de comptes de campagne. Plusieurs dépenses n’ont pas été comptabilisées : l’achat de 500 roses pour la Journée de la femme, l’intervention de musiciens, des frais de carburant et enfin la location du Palais des Sports de Corbeil. La saga de Corbeil ne fait que commencer. Le candidat communiste ne s’avoue pas vaincu et saisit en novembre le Conseil d’Etat. Celui-ci annule le scrutin le 8 juin et déclare inéligible Serge Dassault et Bruno Piriou. De son côté l’avionneur dépose une nouvelle plainte contre dix témoins l’accusant d’avoir acheté des voix.

Le milliardaire fait tourner la planche à billets

Leurs témoignages sont accablants. Un enseignant indique que plusieurs de ses élèves ont reçu de l’argent pour payer des permis de conduire ou des sorties le week-end. Un autre témoin a aperçu Serge Dassault placer un billet dans le portefeuille d’une personne âgée lors d’une visite sur le marché. Il a été vu en train de distribuer des billets devant un magasin d’alimentation entre les deux tours. Il aurait glissé 50 € à une dame en lui déclarant : « Je vais vous aider, mais il faudra voter pour moi. » Le rapporteur du Conseil d’État conclut que « le caractère multiforme des pratiques attestées par les témoignages, la diversité des situations où les dons se sont produits et la variété des populations concernées conduisent à la conclusion que le système de dons en argent est large et sans doute bien ancré, et qu’il a connu une vigueur particulière dans la période précédant les élections. » Le rapporteur du Conseil d’État n’hésite pas à dénoncer une pratique digne de 19ème siècle…

Serge Dassault sort furieux de la bataille. « Injustice », « décision ahurissante », « on me coupe les ailes », s’insurge-t-il. « Je n’accuse personne, c’est peut-être un hasard mais ils sont plutôt socialistes au Conseil d’État, et ils ont peut-être tendance à favoriser leurs amis. » En juillet, il est contraint de désigner un successeur. Ce sera Jean-Pierre Bechter, qui figurait à la 43ème place de la liste UMP. Les premiers de la liste l’ont plutôt mauvaise. Jean-Pierre Bechter, 64 ans, est administrateur de la Socpresse - le groupe de presse, propriété du milliardaire, dont le fleuron est Le Figaro - et du groupe Dassault. Il dirige l’hebdomadaire Le Républicain de l’Essonne, également propriété de l’avionneur. Quant au grand patron, il se propulse directeur de campagne. Début septembre, les « socialistes » du Conseil d’État confirment son inéligibilité. Fin des tours de manège juridiques. Huit listes s’affronteront le 27 septembre, dont celle de l’UMP, du PS, de l’union de la gauche radicale (PC, PG, LO, NPA), des Verts et du Modem.

Santa Maria Poghju, entre la France et l’Afrique

Deux annulations en moins d’un an, voilà qui est un peu inhabituel pour un petit village de 658 habitants. En mars 2008, Jean-Claude Dominici, maire sortant PRG (Parti radical de gauche) de la commune depuis 1977, est réélu. Le tribunal administratif de Bastia annule une première fois cette élection. Les assesseurs de la liste adverse « Santa Maria Poghju autrement » n’avaient pu entrer dans l’un des deux bureaux de vote que compte la commune. Le maire saisit le Conseil d’État, qui a décidément du pain sur la planche. Celui-ci confirme ce jugement. On ressort les urnes en janvier 2009. 94 % de la population inscrite sur les listes électorales participe au scrutin. Jean-Claude Dominici sort une nouvelle fois vainqueur. François Mela, tête de liste de « Santa Maria Poghju autrement », dépose à nouveau un recours. La Justice invalide une fois de plus le scrutin. Parmi les griefs évoqués par le Conseil d’État : cinq électeurs ont voté le 11 janvier dernier à Santa Maria Poghju alors qu’ils avaient également voté dans d’autres communes en mars 2008. Une des habitantes de la commune aurait été contrainte de résilier une procuration.

Dans un petit village, chaque vote est décisif. Surtout quand 230 voix constituent la majorité absolue. La haute juridiction administrative a tenu des comptes d’apothicaires, écarté six suffrages irréguliers, en a ajouté deux pour conclure qu’après rectifications, aucun des candidats en présence n’avait obtenu la majorité absolue. Elle a donc confirmé le jugement du tribunal administratif de Bastia en annulant les scrutins des 11 et 18 janvier 2009.

Surendettement local

Tout ceci pourrait prêter à sourire si la situation de la commune n’était marquée par un endettement considérable. Endettement qui lui vaut d’être repérée par l’inénarrable économiste Jacques Marseille, qui en 2008 s’étrangle dans Le Point et fustige les gaspillages de la décentralisation à la française. L’endettement de Santa Maria Poghju est notamment dû à la condamnation de la commune en 1993 à payer près de 33 millions de francs (5 millions d’euros) à deux sociétés à la suite d’un contentieux portant sur la concession de son port. En 1984, l’État transfert aux communes ses compétences sur les ports de plaisance. Le conseil municipal décide de prendre ces installations en régie directe sans en mesurer les conséquences financières et juridiques. Santa Maria Poghju se trouve dans l’impossibilité de faire face au paiement des indemnités, qui s’élèvent fin 2005 à plus de 22,5 millions d’euros. Au final, c’est l’État qui est condamné par la Cour européenne des droits de l’homme pour non-exécution d’une décision de justice. Ce sont tous les contribuables français qui devront financer les dettes de la commune… « Mais rien n’empêchera l’État de réclamer à la commune le remboursement de cette somme, déclare François Mela, l’opposant au maire sortant,nous avons encore cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. »

La régie directe est un mode de gestion intéressant si cela profite aux habitants de la commune en tant que collectivité, d’autant que l’activité du port de plaisance a été bénéficiaire à plusieurs reprises. Or, si on s’en tient à un rapport de la Chambre régionale des comptes, les excédents dégagés par l’exploitation du port en régie municipale n’ont pas été reversés au budget principal de la commune… Entre 1993 et 2005, le Préfet de Haute-Corse a saisi la chambre régionale des comptes à vingt-sept reprises en raison du déficit du budget de la commune.

Outre la question du port, Santa Maria Poghju compte d’autres créanciers : un village de vacances cédé à la commune qui n’a jamais été payé (1,8 millions d’euros), la Caisse des dépôts et consignations, le Crédit agricole, le département de Haute-Corse, la DDE, le Trésor Public, EDF-GDF, l’office des eaux de Haute-Corse et plusieurs particuliers. Les taux d’imposition sont fixés depuis 1994 par le préfet de Haute-Corse au plafond permis par la loi. Cela veut dire que les Poghjulacci payent en moyenne trois fois plus d’impôts locaux qu’ailleurs en France. Pour rembourser ses dettes, la commune a été contrainte de vendre petit à petit tout son patrimoine foncier. Beau bilan.

En Corse, on compte un élu pour 60 habitants

Comment, compte tenu de toutes les alertes lancées par les services de l’État, les réélections successives de Jean-Claude Dominici ont-elles été possibles ? « Un certain nombre d’habitants n’ont aucune idée des procédures d’attribution des aides sociales. Ils pensent à tort que s’ils ont un logement social ou le RMI, c’est grâce au maire… » commente une commerçante de la commune. « En matière électorale, la Corse est située à mi-chemin entre la France et l’Afrique, ironise un habitant. C’est aussi vrai pour le développement économique. La Costa Verde est une région sinistrée. A Santa Maria Poghju, 25 % de la population active est au chômage, sans oublier le taux de chômage des jeunes qui sont encore plus durement touchés. »

« Il fut toujours admis de railler, voire de dénoncer, le clientélisme qui sévirait en Corse plus qu’ailleurs. Il faut poser une question : pourquoi la France s’est-elle obstinée à aider les élus corses dans cette entreprise ? interroge l’écrivain Sampiero Sanguinetti (1). Pour l’essayiste, le clientélisme n’est pas une pratique réservée à l’île de beauté. Mais il y est amplifié par le faible nombre absolu d’électeurs et le très grand nombre relatif d’élus – 4.254 élus pour 250.000 habitants, soit un élu pour 60 habitants. Cette situation favorisant, pour une bonne part de l’électorat, un lien direct entre élus et électeurs, réduisant l’accession au pouvoir à « une affaire privée ». « Lors des élections municipales de 1995, explique-t-il, dans plus de 50 % des communes de Corse, l’unique liste candidate à la gestion municipale était élue dans sa totalité au premier tour avec plus de 80 % des voix (avec plus de 99 % des voix dans 23 % des communes). Ce n’est pas dans la fraude, même si elle existait, mais dans l’absence de débat sur l’avenir, d’enjeu politique déclaré, que prenait racine le détournement de la démocratie, la mise en dépendance de la population, individu par individu, et l’accession jusqu’au Parlement de notables garants du système plus que responsables de l’avenir. »

En théorie, dans une démocratie, le pouvoir appartient au peuple, aux citoyens ; dans la pratique, la souveraineté populaire n’est limitée qu’au choix des élus. La situation de ces deux communes verse de l’eau au moulin de la crise de la représentation, du déclin de la confiance en l’autorité publique, et de la remise en question de la légitimité de représentants politiques dont l’élection porte à contestation.

Reste à savoir pour qui vont voter les électeurs de Corbeil et de Santa Maria Poghju. La condamnation de pratiques douteuses par le Conseil d’État ne signifie pas nécessairement que le candidat pointé du doigt ne sera pas réélu. Comme cela a été le cas à Perpignan, où le sénateur UMP Jean-Paul Alduy a retrouvé son fauteuil de maire. Des élections avaient été réorganisées après l’annulation, pour fraude, du scrutin de mars 2008 : lors du dépouillement du second tour, le président d’un bureau de vote avait été trouvé en possession de bulletins et d’enveloppes dissimulés dans ses poches et ses chaussettes.

Nadia Djabali

(1) Corse, le syndrome de Pénélope, Sampiero Sanguinetti, Albiana, 2006.
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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 12:42
Kharroubi Habib

  La rencontre à New-York, en marge de l’ouverture de la 64e Assemblée générale de l’ONU, entre Barack Obama, Mahmoud Abbas et Benyamin Netanyahu n’a pas permis de débloquer la voie à une reprise des négociations israélo-palestiniennes. Ce qui constitue un revers flagrant pour le président américain, qui a tenu à ce qu’elle ait lieu malgré l’échec des entretiens préliminaires à sa préparation de son envoyé spécial George Mitchell avec le Premier ministre israélien.

Rien n’a transpiré sur ce que les trois hommes se sont dit, si ce n’est que le président américain a engagé ses interlocuteurs à reprendre le dialogue israélo-palestinien. Même son encouragement est tombé à plat puisque au sortir de la rencontre, le président Mahmoud Abbas a réitéré son refus de cette reprise en se déclarant « intransigeant » sur l’exigence du gel total de la colonisation juive, qui est son préalable côté palestinien.

Mais le plus inquiétant après que cette rencontre eut tourné court est que Barack Obama n’ait pas jugé utile de réaffirmer qu’il maintient la demande américaine de l’arrêt de la colonisation à laquelle Benyamin Netanyahu et les autorités israéliennes opposent une fin de non-recevoir.

N’est-ce pas le signe qu’il est en train, comme ses prédécesseurs, de s’aligner sur le fait accompli israélien ? Si tel est le cas, Barack Obama n’aura pas mis longtemps à contredire les belles promesses qu’il a tenues aux Palestiniens après son investiture. C’est en tout cas Mahmoud Abbas qui verrait sa crédibilité définitivement ruinée. Lui qui a pris le risque de briser l’unité des Palestiniens en tablant sur le soutien américain face à l’intransigeance israélienne.

Pour qu’il puisse en être autrement pour lui, il faudrait qu’après l’échec de cette rencontre new-yorkaise, dont l’entêtement du Premier ministre israélien à refuser le gel de la colonisation juive, le président Obama accomplisse le geste montrant qu’il est déterminé à faire prévaloir la volonté américaine à recourir aux sanctions contre l’Etat hébreu. Ce qui, à considérer le contexte politique intérieur américain, est difficilement imaginable. Obama ne pouvant opter pour cette solution radicale sans risquer de voir le camp de ses adversaires sur le dossier de la réforme de la couverture sociale obtenir le renfort des milieux américains irrévocablement acquis au soutien inconditionnel à l’Etat sioniste et donc réfractaires à toute politique de sanctions à son encontre.

En rencontrant le Premier ministre israélien qui persiste dans son refus-défi sur la question du gel de la colonisation, Barack Obama et Mahmoud Abbas sont les perdants. Le premier, parce que son implication directe dans le dossier n’a pas eu l’effet dégrippant sur la situation gelée du processus de paix. Le second, du fait qu’en ayant accepté de rencontrer Netanyahu sans que ce dernier ait répondu favorablement à l’exigence principale de l’Autorité palestinienne, il montre ainsi sa dépendance sans marge de manoeuvre à l’égard du président américain. Dont tout le monde voit la volonté dans la présence contrainte du président de l’Autorité palestinienne au « show new-yorkais ».

Benyamin Netanyahu y a gagné lui d’apparaître aux yeux de l’opinion israélienne comme un homme d’Etat intransigeant et imperméable aux pressions contre son pays, fussent-elles celles exercées par son puissant allié stratégique, l’Amérique. Tout comme il y a gagné de voir la solidité de sa coalition gouvernementale et parlementaire raffermie, voire susceptible de s’élargir au principe de l’union sacrée.

publié par Le Quotidien d’Oran, 24 septembre 2009

http://www.lequotidien-oran.com/?ne...

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 11:56
Mercredi 30 septembre 2009

france 3 à 20h35

Des racines et des ailes
aura pour thème
"gardiens des trésors des Caraïbes".


De Cuba à l’archipel vénézuelien, les îles de la Caraïbe sont source d’une grande richesse et d’une remarquable diversité patrimoniale. L’une des premières villes à avoir été classée par l’Unesco fut d’ailleurs la Havane. C’était en 1982. A l’époque, le centre historique de la capitale cubaine, le plus grand et le plus riche d’Amérique latine, était à l’abandon. La plupart des 500 édifices historiques construits par les Espagnols entre le XVI° et le XIX° siècle tombaient en ruine. Le manque d'entretien de ces grands édificies, divisés à la révolution en logements communautaires, la surpopulation, les aléas climatiques, la banqueroute financière de l’état liée à la fin de l’aide soviétique avaient transformé ce joyau en un gigantesque cloaque de 214 hectares.


Aujourd’hui, la vieille Havane fait la fierté de ses habitants grâce à une énorme campagne de réhabilitation commencée en 1995. Plus de 800 palais, églises, couvents, immeubles ont été sauvés. Giordano Sanchez Nunez, un jeune architecte de 34 ans, restaure l’un des plus vieux couvents de la Havane. La réhabilitation de la ville, nous explique-t-il, a un double enjeu : «D'abord faire renaître le patrimoine bâti de la vieille ville, ensuite maintenir et revitaliser le centre urbain pour conserver un habitat populaire. Nous ne voulons pas faire du centre historique un décor de carton pâte, un Disneyland pour touristes». C'est là que réside sans doute l'originalité du processus de renouveau de La Havane. A tel point que l’Unesco en a fait un modèle de réhabilitation.


La renaissance de la ville est entre les mains des jeunes Cubains. Les nombreux chantiers leur ont permis de trouver du travail dans les métiers de la restauration. Mabys, 23 ans, est spécialisée dans la restauration des peintures anciennes. Une passionnée non seulement de vieilles pierres mais aussi de l’histoire de la Havane du XX° siècle, marquée par la présence américaine et l’avènement de la révolution.


Cuba compte 9 sites classées au patrimoine mondial parmi lesquels Trinidad, une des villes coloniales les mieux conservées d’Amérique latine ou encore Vinales et ses spectaculaires pitons de calcaire plantés au milieu de paysages marquées par la culture du tabac. Giordano Nunez, l’architecte de la Havane, nous fera découvrir ces deux lieux exceptionnels qui font de Cuba une des perles des Caraïbes.


A 2000 km de là, dans les Antilles françaises, un archéologue, expert auprès de l’Unesco, Benoît Bérard milite pour que l’héritage des Amérindiens soit protégé. « Savez vous que les mots ananas, hamac, canoë, barbecue, ouragan viennent de la langue amérindienne ? » aime-t-il à souligner. Le tabac, la coca à la base de l’anesthésie moderne, ont été légués par les Amérindiens aux Européens, tout comme le cacao, la tomate, le piment, etc. « Les Amérindiens ont été décimés après l’arrivée de Christophe Colomb. Leur culture a été méprisée, Aujourd’hui il est temps de les réhabiliter».


Benoît Bérard, marseillais d’origine, vit depuis 15 ans en Martinique. C’est l’un des membres de l’association Karisko dont l’objectif notamment est la redécouverte du monde amérindien. Son projet avec un groupe de jeunes Martiniquais à la recherche d’un premier emploi : fabriquer une pirogue de mer selon les techniques ancestrales amérindiennes, des techniques en voie de disparition. Ces pirogues dont certaines font 18 mètres de long ont permis aux Amérindiens venus du Venezuela en l’an 300 avant JC de s’implanter dans les petites Antilles. Ces kanawa sont la colonne vertébrale de l’antique civilisation antillaise. Elles transportèrent les hommes, les semences, les plantes cultivées. Aux cotés de Benoît, nous partirons sur la trace des Amérindiens. Un fabuleux voyage qui nous mènera en Dominique dans le territoire caraïbe où vivent les 3000 derniers Amérindiens des Antilles. Benoît nous fera aussi découvrir en Guadeloupe les mystérieuses roches gravées, un des rares témoignages du patrimoine artistique amérindien Leur signification reste inconnue… Tout ce que l’on sait, c’est qu’elles illustrent des mythes religieux et qu’elles représentent surtout des créatures imaginaires ayant des traits humains. L’Unesco devrait bientôt classé au patrimoine mondial ces roches exceptionnelles. Enfin, direction Saint Domingue. Benoît Bérard nous initiera aux peintures rupestres des indiens Tainos. Cette île des grandes Antilles possède plus d’un millier de grottes ornées.
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