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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 19:21
Oxfam   

Le rapport CASH[1] a clairement démontré qu'en ce qui concerne le marché de l'habillement, les pratiques d'approvisionnement des grands distributeurs ont des conséquences désastreuses sur les conditions de travail de milliers de travailleurs du Nord et du Sud. Des pratiques qui sont loin de ne concerner que cette seule filière...

 

 

David et Goliath

 

Avant d'être joliment exposés sous la lumière tranquillisante des rayons de nos supermarchés, tous nos produits de consommation font l'objet de multiples tractations entre une série d'acteurs qui sont concernés par leur production, leur transformation, leur acheminement et leur vente. Tout au long de la filière, chacun d'eux tente évidemment de négocier à son avantage un prix intermédiaire qui le rémunère pour son travail, et lui dégage un certain profit de son activité.

Un jeu difficile entre acteurs qui n'ont pas tous la même capacité à imposer leurs pratiques dans le cadre de ces transactions commerciales (prix, délais de livraison, standards de production...) et à orienter à leur avantage les politiques qui régissent leurs secteurs de production au niveau national et international.

Impossible aujourd'hui de ne pas évoquer les grandes enseignes de la distribution dans l'analyse de ces transactions commerciales. Un simple regard à leurs chiffres d'affaires[2] suffit pour comprendre que ce sont des géants économiques. Toutefois, ce n'est pas tant par leurs tailles de mammouths que par la mainmise qu'ils ont sur l'accès à toute une gamme de produits qui font d'eux des acteurs incontournables. En Belgique, par exemple, ce sont les 87.2% de nos produits de consommation qui transitent par les 7 principaux distributeurs du pays.

 

La dictature du pouvoir d'achat


Cette mainmise sur la distribution des produits s'explique notamment par le fait que nos supermarchés ont depuis toujours cherché à répondre à la demande des consommateurs : augmenter leur pouvoir d'achat en proposant des produits aux meilleurs prix[4]. Un simple regard sur quelques dépliants publicitaires suffit pour convaincre que cela reste l'argument principal pour capter l'attention des ménages. Et, avec le ralentissement de l'économie que nous connaissons, ces communications sont d'ailleurs plus agressives que jamais...

Une exigence qui ne sera toutefois pas assumée directement par les actionnaires de ces distributeurs qui, de leur côté, attendent d'eux l'optimalisation de leur profit. Dans un  contexte de financiarisation croissante de leurs activités[5], les gérants de ces entreprises doivent, en effet, tout faire afin de dégager des marges bénéficiaires importantes pour toutes les personnes détentrices de leur capital. Cette injonction se traduit dans les faits par la recherche des produits les moins chers possible pour les revendre le plus cher possible. Il faut donc diminuer au maximum le coût de ces produits moins chers !

Les grands distributeurs ne grandissent donc que parce qu'ils réussissent à préserver la chèvre (le consommateur) et le chou (les actionnaires) et surtout parce qu'ils parviennent à leur cacher les conséquences qu'a cette double demande de prix écrasés sur les acteurs qui se retrouvent en amont de la chaîne des produits vendus dans les grandes surfaces.

Concrètement dans la chaîne agroalimentaire

 

Les chiffres montrent que la mainmise des grands distributeurs est également très importante partout en Europe en ce qui concerne le marché de l'agroalimentaire[6]. Dans 8 pays européens, plus de 70% des produits de l'agroalimentaire transitent par seulement 5 grands distributeurs !

 

Un atout que nos supermarchés vont utiliser à leur avantage pour exercer une pression maximale sur toute la chaîne de production et répondre à cette double attente de prix écrasés[8]. Evidemment, ce sont les maillons faibles de la chaîne qui en feront directement les frais. Or, sur ces marchés, ce sont paradoxalement les producteurs qui pèsent le moins face aux fournisseurs d'intrants, les négociants, les transformateurs et autres acteurs de la chaîne. Une situation illustrée[9] dans le tableau ci-dessous et que les Jeunes Agriculteurs français mettent en évidence dans leur campagne de dénonciation des abus de pouvoir de nos distributeurs.

 

Ce pouvoir vis-à-vis des producteurs ne se limite par ailleurs pas simplement aux prix d'achat fixés par les distributeurs. En effet, il existe des mécanismes multiples[10] utilisés par les distributeurs pour faire des économies énormes en transférant sur les producteurs toute une série de coûts qui ne se reflètent pas sur le prix d'achat : l'entreposage du produit, sa mise en rayon, son référencement, son annonce dans les catalogues, sa promotion dans les rayons, sur les têtes de gondoles, le partage des pertes occasionnées, le payement pour les retards de livraison,... Au total, tous ces innombrables mécanismes peuvent représenter une diminution de 40 à 50% du prix payé au producteur !

 

« Ce n'est plus le client qui vient vers le magasin, c'est le magasin qui va à sa rencontre »[11]

 

Alors oui, le traditionnel épicier du coin de la rue, c'est manifeste, offre généralement des produits plus chers que les grands distributeurs. Mais, lui ne dispose pas des mêmes marges de manœuvre pour faire pression sur ses fournisseurs... Pas étonnant que, dans ce contexte, les petits commerces indépendants disparaissent à une vitesse fulgurante[12].

Une évolution qu'il ne faut pas confondre avec l'explosion de ces nouveaux petits espaces commerciaux de proximité - citons par exemple proxi-Delhaize, GB-express,... - qui, sous des statuts juridiques différents (la franchise le plus souvent), ont des liens évidents avec les enseignes de la grande distribution[13]. D'une part, le réinvestissement de ces espaces permet de désamorcer les perceptions négatives vis-à-vis des grands centres commerciaux installés en périphérie des villes, et d'aller chercher le consommateur là où il vit. D'autre part, l'opération est également économiquement gagnante dans la mesure où la gestion de ces espaces de vente s'avère moins coûteuse et permet de s'affranchir de toute une série d'obligations sociales fondamentales vis-à-vis des travailleurs[14]. Le pouvoir de domination des marchés de nos supermarchés s'accroît donc tranquillement...

 

Marche ou crève !

 

Face aux exigences de prix de la grande distribution, il n'existe que deux options pour le producteur: soit s'adapter en trouvant les moyens de produire à moindre frais, soit abandonner en limitant au maximum les pertes liées à la revente de son installation agricole. En Wallonie, selon Thierry Laureys, auteur du livre « Changer le modèle agricole en Wallonie », cette situation conduit à la perte de pas moins de 1000 emplois par an dans l'agriculture.

Ceux qui parviennent néanmoins à résister à la pression des grands distributeurs s'engagent, eux, sur des modes de production moins coûteux, mais volumineux, intensifs et industrialisés. Ceux-ci n'ont plus rien à voir avec ceux des petites exploitations paysannes. Sur le plan environnemental, ces modes de production s'avèrent être particulièrement nuisibles puisqu'ils dépendent d'intrants pétrochimiques - engrais, pesticides, etc. -, épuisent les sols en ne leur permettant pas de se régénérer et détruisent les écosystèmes. En outre, on assiste à un appauvrissement général des produits tant au niveau de la qualité que de la diversité, les producteurs misant uniquement sur ce qui est rentable à grande échelle! Sur le plan social, la concentration des terres et l'utilisation accrue de machines ont pour conséquence une diminution drastique du nombre d'emplois dans le secteur. Par ailleurs, la main d'œuvre encore employée dans l'agriculture travaille dans des conditions précaires et pour une très faible rémunération. Enfin, comme en témoigne Patrick Herman[15], il s'agit de plus en plus de travailleurs immigrés, les seuls à encore accepter de travailler dans l'agriculture...

 

On ne prête qu'aux riches

 

Le pouvoir des grandes enseignes de la distribution ne serait toutefois jamais aussi important si leurs représentants ne se faisaient pas également les ardents défenseurs de la libéralisation des marchés et de la libre concurrence. Leur avenir est souriant : les marchés des consommateurs du monde entier restent encore à conquérir et elles ne peuvent que bénéficier des luttes que se livrent les producteurs entre eux pour leurs proposer toujours plus, pour toujours moins cher... Un avenir où ne persisterait finalement plus que la seule concurrence entre grands distributeurs.

Sur le plan agroalimentaire, l'Union Européenne s'est ainsi parfaitement approprié ce discours néolibéral en faisant de la Politique Agricole Commune (PAC) l'outil privilégié pour rendre sa production plus compétitive sur les marchés mondiaux. Pourtant, la PAC avait été créée à l'origine pour garantir un cadre assurant des revenus décents pour les producteurs et un accès à une alimentation de qualité aux consommateurs. Aujourd'hui, l'alignement de la production agricole européenne sur les prix mondiaux prime sur ces objectifs premiers.

Rien d'étonnant donc d'apprendre que ce sont les plus grandes exploitations agricoles industrielles d'Europe (1% des fermes européennes) qui récoltent près d'un tiers des soutiens publics de la PAC et que l'écrasante majorité (80%) se partage un peu moins du sixième du gâteau[16]. Dans la logique néolibérale, il ne faut, en effet, soutenir que les acteurs économiques qui sont susceptibles de devenir les plus compétitifs sur les marchés. Les autres...

Et, toute tentative de réglementer la relation entre producteur et distributeur - comme l'a déjà tenté la France, par exemple[17] - est, dans ce contexte, proscrite par le droit européen car cela interfère sur le bon fonctionnement du libre marché.

 

La survie de nos fermes (et de nos sociétés) dépend du prix d'achat de notre lait ! [18]

 

En décembre 2008, Oxfam-Magasins du monde déposait l'étude « Une agriculture sans paysans ?  L'exemple du secteur laitier européen »[19] sur les conditions dans lesquelles vivent les agriculteurs européens du secteur laitier. Elle démontre clairement que dans la manière de fixer les prix d'achat du lait aux producteurs, les coûts de production des agriculteurs ne font pas partie des critères pris en compte. A l'heure actuelle, leur lait est acheté par les distributeurs à approximativement 18,5 cents/l alors qu'à la production il coûte entre 30 et 35 cents/l[20].

Une évolution des prix dramatique qui, d'après l'étude, menace à terme 85% des producteurs de lait d'Europe et dont les distributeurs sont en grande partie responsables. Certes, la moitié de la production laitière n'est pas vendue en grande surface et passe dans les mains de nombreux transformateurs. Mais la concurrence qu'ils se livrent entre eux a largement précipité les choses durant ces derniers mois. Alors que les coûts de production augmentaient, les distributeurs tiraient les prix vers le niveau le plus bas pour un prix de vente aux consommateurs qui est pourtant resté stable ! Des économies qui ne font qu'accroître les marges de manœuvres des distributeurs pour se développer davantage...

A la fin du mois de juin et en juillet, nos agriculteurs, aux abois, ont bel et bien tenté de former un front commun pour recréer un rapport de force avec les grands distributeurs. Des rencontres ont eu lieu avec la fédération des distributeurs (FEDIS). Mais elles n'auront pas débouché sur des mesures garantissant des conditions de production qui leur permettent de vivre décemment dans le long terme. L'engagement de la FEDIS, consciente pourtant des difficultés que traversent les producteurs, ne porte en effet que sur des mesures temporaires via la création de fonds de solidarité sans grands lendemains. Ceux-ci n'augmentent que très légèrement le prix d'achat du lait au producteur et restent toujours inférieurs aux coûts de production.

La faiblesse de ces engagements met clairement en évidence que les agriculteurs n'ont d'autre choix que de s'adapter à un marché mondial du lait et d'alimenter aux meilleur prix l'industrie agroalimentaire. L'Union Européenne veut, en effet, mettre en œuvre une politique qui lui permette d'augmenter sa part dans les échanges mondiaux du lait. Il faut donc produire plus - et donc supprimer les quotas - tout en s'alignant sur les coûts de production mondiaux.

Pour Oxfam-Magasins du monde, la crise du lait soulève, pour les consommateurs et citoyens que nous sommes, une véritable question sur le modèle de société que cache le modèle de la grande distribution[21]. Premièrement, la logique du plus bas prix favorise une concurrence effrénée entre producteurs qui rognent de plus en plus sur leurs marges bénéficiaires et sur leurs conditions de travail. Une détérioration grave de leur situation économique qui ne se traduit pas même en une réduction significative du prix pour les consommateurs. Deuxièmement, cette logique favorise des modes de productions concentrés et peu générateurs d'emplois. A notre société de devoir finalement prendre en charge ces pertes d'emplois, un coût que n'assument évidemment pas nos distributeurs. C'est, de fait, la question que soulèvent certains producteurs de lait venus symboliquement s'inscrire au Forem. Troisièmement, la libéralisation du marché du lait conduira vraisemblablement à une surproduction générale du lait et donc à des exportations massives vers des pays du Sud, déstabilisant fortement leurs marchés locaux et produisant les mêmes ravages qu'en Europe pour les producteurs locaux. Quatrièmement, les modes de production industrielle posent également la question du respect de l'environnement et de la préservation de ressources dont nous disposons. Ils sont, en effet, extrêmement polluants et génèrent d'énormes gaspillages.

Aujourd'hui, pas de doute, c'est le lait. Mais déjà se profile à l'horizon la question du porc[22]... Et demain, que voulons nous ?


Corentin DAYEZ
Service politique Oxfam

Source: Oxfam

Source illustration: Esp

 

Pour aller plus loin :

1. « L'économie supermarché : la grande distribution, métaphore du capitalisme », Politique, décembre 2008, numéro 57
2. Superette et le pot de lait, Dossier ATTAC France, 3ème édition Août 2004
3. Dossier sur la grande distribution, ATTAC Bruxelles 2
4. http://www.omdm.be/matieres-premieres-agricoles/une-agriculture-sans-paysans-lexemple-du-secteur-laitier-europeen.html
5. www.fugea.be
6. www.quisengaveleplus.com
7. Christian Jacquiau, Les coulisses de la grande distribution, Ed. Albin Michel, 2000
8. « Voyage au pays des homes invisibles - Fruits et Légumes au goût amer » - Le monde diplomatique, Avril 2003
9. Global Retail Concentration, Planet Retail, 2006
10. http://www.responsible-purchasing.org

Notes:

[1] Rapport qui constitue le point de départ de la campagne Meilleur Marché : cfr. http://www.meilleurmarche.be

[2] En 2007: Carrefour, 82.2 milliards, Lidl, 52 millards, Aldi, 47 milliards, Le groupe Delhaize, 19 milliards,... cfr. : Carole Crabbé et Jean-Marc Caudron : « Une chaine d'approvisionnement globale » in Politique décembre 2008, numéro 57

[3] M.Baus, « Colruyt, Lidl et Aldi gagnent des parts », La Libre Belgique, 26 juin 2008.

[4] Christian Jacquiau, Les coulisses de la grande distribution, Ed. Albin Michel, 2000

[5] Voir l'analyse « La financiarisation de l'économie », Oxfam-Magasins du monde, décembre 2008. www.omdm.be

[6] Par agroalimentaire, on entend le secteur d'activité correspondant à l'ensemble des entreprises des secteurs primaires et secondaires qui participent à la production de produits alimentaires finis. Cela regroupe l'agriculture et l'industrie alimentaire qui transforme des produits vivants elevés, des plantes, des légumes ou des fruits en produits finis.

[7] Source: Global Retail Concentration, Planet Retail, 2006

[8] Caricature à la une du Monde du 22 et 23 février 2009

[9] http://www.quisegaveleplus.com/

[10] Christian Jacquiau, op.cit.

[11] http://www.carrefourbelgium.be/Emgbexpress.cfm?lang=fr

[12] Christian Jacquiau souligne que la moitié des communes françaises ne dispose plus d'aucun magasin de proximité!

[13] Que signifie encore « mon épicier est une personne formidable ! » sur les enseignes CASINO en France, quand celui-ci est devenu un indépendant franchisé de cet hypermarché qui l'a pratiquement privé de son réel commerce de proximité ?

[14] Rachid Bouchareb, « Et voici l'entreprise sans patron... », in Politique, décembre 2008, numéro 57

[15] « Voyage au pays des hommes invisibles - Fruits et Légumes au goût amer » - Le monde diplomatique, Avril 2003

[16] Stephane Parmentier et Thierry Kesteloot, « A l'ombre du rayon alimentation », in Politique décembre 2008, numéro 57

[17] Christian Jacquiau, op.cit.

[18] Titre faisant référence au slogan des grèves récentes des producteurs de lait, largement diffusé dans la presse

[19] http://www.omdm.be/matieres-premieres-agricoles/une-agriculture-sans-paysans-lexemple-du-secteur-laitier-europeen.html

[20] « Pas de vacances pour les tracteurs » La libre Belgique 01/07/09

[21] Voir à ce sujet le communiqué de presse : http://www.omdm.be/presse/un-prix-juste-pas-juste-un-prix.html

[22] Des éleveurs de porcs bloquent l'accès à des centres de distribution et exigent un prix juste pour la viande de porc... Information de l'agence Belga relayée sur le site du soir le vendredi 17 juillet.
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 19:06
Grosse paume / vendredi 25 septembre par Renaud Chenu 

4000 invités, une facture de 400 000 euros. Sarkzoy a régalé la communauté française de New York lors d’une petite sauterie mercredi 23 septembre au soir. On ne passe pas tous les jours à la tribune de l’ONU…

L’âme de la France généreuse a franchi l’Atlantique avec le bon président Sarkozy.

C’est du moins ce qu’ont dû penser les 4000 convives installés dans la très chic salle de Gala du Manhattan Center Studio. A l’occasion de sa venue à New-York pour l’Assemblée générale des Nations-Unies, Sarko Ier n’a pu s’empêcher d’organiser une petite fête pour la communauté française de la Grosse Pomme, qui l’aime tant (les Français de New York ont massivement voté UMP aux présidentielles).

A la tienne l’Onu © Khalid

Quand Sarko se porte Onu, le président n’aime pas le faire en solitaire. 4000 chanceux, dont Charles Elie Couture ou Patrick de Carolis, ont ainsi pu célébrer le passage de sa grandeur à New York. Et encore, 4000 correspondait à la capacité maximale de la salle, le Consulat Général ayant dû fermer très tôt les réservations tant la demande pour participer à cette petite sauterie fut grande.

Au menu, haute gastronomie et bulles bien françaises, le tout permis grâce à la mobilisation de pas moins de vingt-deux cuisiniers et cent quarante serveurs. 1 cuisinier pour 182 personnes et 1 serveur pour 29.

La fin des paradis fiscaux remplit le pot

Mais si le bien-être culinaire d’un Français n’a pas de prix, il a un coût. Un gentil français présent sur place et soucieux des deniers de notre État impécunieux a trouvé le temps de contacter Bakchich pour s’émouvoir du montant de cette ô combien nécessaire mobilisation du savoir-faire français pour entamer la résolution des problèmes du monde. Et le chiffre, en temps de crise et de déficit abyssal, n’est qu’une goutte d’eau dans le puit sans fond de la dette (140 milliards annoncés pour 2008). Autant dire que 400 000 euros de plus ou de moins dans les caisses vides de l’État, tout le monde s’en tamponne. Les caisses de l’État ne vont pas tarder à déborder. Eh oui, «  les paradis fiscaux, c’est terminé », comme l’a dit Sarkozy lui-même mercredi soir en direct à la télévision. Et qui dit fin des paradis fiscaux, dit retour des milliards planqués par nos pauvres élites, donc allégement considérable de la dette ! Encore un événement à fêter !

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 18:58
Iile-de-France . Les élus communistes fustigent le projet gouvernemental.

Présents, ce matin, devant les gares RER et les stations de métro, les élus communistes et républicains de la région parisienne appellent à la mobilisation des usagers contre le projet de métro en rocade autour de la capitale, proposé par Christian Blanc, secrétaire d’État au Grand Paris. Avec ce projet, « il ne s’agit pas de desservir les villes, de mailler les territoires, de désenclaver les banlieues, mais de relier en express les centres d’affaires et les futurs "clusters" de recherche, les gares TGV et les aéroports ». Et de donner pour exemple le Val-de-Marne.

Dans ce département, une association pluraliste et le président (PCF) du conseil général, Christian Favier, portent un projet de métro appelé Orbival, qui relie, en 20 stations, la Seine-Saint-Denis aux Hauts-de-Seine. Avec le projet de Christian Blanc, il n’en resterait plus que 4. Où est le progrès pour les usagers, s’interrogent les élus. Outre la remise en cause par l’État, via la création de la Société du Grand Paris du droit des villes de maîtriser leurs aménagements (voir nos éditions précédentes), les élus communistes dénoncent d’autres aspects de ce projet. La volonté du député Gilles Carrez, rapporteur de la commission sur le financement de ce projet, de faire payer les usagers, « en augmentant les tarifs de 2 % en plus de l’inflation pendant quinze ans ». La décision prise par la majorité de « transférer » les biens (gares et équipements), d’une valeur de « 8 à 10 milliards », appartenant au Syndicat des transports d’Île-de-France (STIF) à la RATP. Privant ainsi le Syndicat de ses possibilités « d’emprunter » et mettant en question « sa capacité à réaliser le plan du conseil régional pour améliorer les transports ». Pour Laurence Cohen, conseillère régionale (PCF) et membre du conseil d’administration du STIF, « une vraie politique des transports doit avoir pour objectif de réduire les inégalités sociales et territoriales », elle doit s’appuyer « sur un pôle public, donc sur le STIF », et associer « les collectivités locales pour réaliser dans l’intérêt des populations ».

Max Staat
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 18:53

Par Michel Warschawski

La publication du rapport de la Mission d’enquête sur le conflit de Gaza est une avancée importante, à condition qu’elle ait une suite. C’est important d’abord et avant tout pour l’hygiène publique internationale : pendant deux décennies de règne néo-conservateur aux États-Unis, nous avons assisté à un travail commun de la Maison-Blanche et d’Israël pour abroger les règles du Droit International. Nous pouvons ici rappeler les propos stupides de George W. Bush. Bush, dans le cadre de la guerre globale contre le terrorisme, soutenait qu’il est essentiel de supprimer les limitations imposées aux combattants par les Conventions de Genève. Et Israël, déjà au début des années 70, avait décidé que la Quatrième Convention de Genève n’était pas applicable dans les Territoires palestiniens occupés.

Le rapport, comme avant lui l’avis consultatif du Tribunal Pénal International sur les conséquences juridiques de la construction d’un mur dans les Territoires Palestiniens occupés, ce rapport rappelle au monde que les leçons tirées de l’ère nazie ne sont pas oubliées, et que le monde n’est pas une jungle où le fort impose sa loi automatiquement, mais une communauté civilisée qui s’efforce d’agir conformément aux lois internationales qui protègent les droits les plus fondamentaux des êtres humains. Et à ceux qui soutiennent, à juste titre, que ces règles internationales sont violées tous les jours par une majorité de pays du monde, nous devons leur répondre qu’il vaut mieux qu’il existe des règles et des lois qui protègent les faibles, même si généralement elles ne sont pas respectées, plutôt que de vivre dans une société sans loi qui permettrait au fort de faire ce qu’il veut.

La réponse des dirigeants israéliens était prévisible : « rapport biaisé », « approche unilatérale », nous avons même entendu que Goldstone était un antisémite... ou un juif rempli de haine contre lui. À la tête de cette campagne, et comment pourrait-il en être autrement, Ehud Barak, lequel a déclaré que « non seulement ce rapport accorde un prix au terrorisme, mais encore il l’encourage. » Et d’ajouter que le ministre de la Défense allait fournir une assistance juridique aux officiers dans les procédures juridiques qui pourraient être lancées contre eux.

En vertu des dispositions du Droit International, les recommandations du rapport sont maintenant censées être examinées par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU puis par le Conseil de Sécurité qui devrait les transmettre au Tribunal International de la Haye, ou à un Tribunal International Spécial, de sorte que ceux qui sont soupçonnés d’avoir commis des crimes de guerre soient jugés et, si reconnus coupables, mis derrière les barreaux pour de nombreuses années. Cependant, ce même Droit International concède des privilèges aux grandes puissances, notamment le veto. La diplomatie israélienne va se concentrer dans les jours prochains à convaincre certaines de ces puissances d’opposer leur veto et de sortir Israël de ce bourbier. Et d’abord et avant tout, elle fera pression sur la Maison-Blanche. Ainsi, le véritable test de Barack Obama est venu : pas de déclarations sur « la paix dans deux ans » et sur « le droit des Palestiniens à un État », mais s’attaquer vraiment à cette politique qui va à l’encontre des valeurs qu’il prêche, avec des recommandations claires pour que soient prises des mesures juridiques. Barack décidera si le système de Droit International pourra faire ce qu’on en attend. À mon grand chagrin, je parie qu’il se placera du côté d’Israël, c’est-à-dire que les États-Unis utiliseront leur droit de veto au Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Toutefois, le veto américain n’est pas la fin de l’histoire : de nombreux pays dans le monde ont adopté des lois leur permettant de juger des personnes accusées de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité. C’est à nous, à chacune et chacun d’entre nous, en Israël et à l’étranger, qui craignons pour l’hygiène publique internationale et pour le Droit International, d’unir nos forces afin de mettre ces criminels de guerre devant le dilemme : risquer d’être jugés s’ils sont pris dans les pays où la législation le permet, ou rester confinés en Israël, abandonner le tourisme en Espagne ou le congé sabbatique au Royaume-Uni. Comme cela est arrivé à l’ancien commandant des forces aériennes israéliennes, obligé de rester dans l’avion sur l’aéroport de Londres, quand il a appris qu’un ordre de détention l’attendait s’il mettait les pieds sur le sol du Royaume-Uni.

Créer un « organisme de surveillance des criminels de guerre israéliens » pourrait être l’une des contributions de la société civile à la suite du rapport de l’ONU, en plus de récupérer des documents et des témoignages utiles sur les actions militaires israéliennes à Gaza, et de surveiller les déplacements de ces mêmes suspects de crimes de guerre.

Michel Warschawski, dernier ouvrage : Destins croisés , 16 septembre 2009
Traduit de l’hébreu en anglais par AIC
traduit de l’anglais par JPP
Source : alternativenews.org
protection-palestine.org

 
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 18:50

Que du sérieux aux entretiens de Bichat (six jours dédiés à la formation de nos blouses blanches sous la houlette de la fac de médecine de Paris). Un exemple ? Le jeudi 17 septembre, une table ronde sur les bienfaits des boissons light est organisée par Coca-Cola.

À la tribune, France Bellisle, directrice de la recherche à l’Inra (Institut National de la Recherche Agronomique), disserte sur « l’intérêt des boissons light dans le contrôle pondéral et la gestion de l’appétit ». À son côté, Dominique Prent-Massin, la directrice du labo de toxicologie alimentaire de l’Université Européenne de Bretagne explique « pourquoi nous devons avoir confiance dans la sécurité d’emploi et l’innocuité des édulcorants intenses ».

Le lendemain, bingo pour Coca-Cola (environ 35 % du marché du soda light en France) : la plupart des sites féminins reprennent en boucle les conclusions de la table ronde. Les boissons light sont recommandées pour les régimes ! Les édulcorants sont inoffensifs pour la santé !

Manque juste une toute petite info qui n’apparaît nulle part : Dominique Parent-Massin est membre du comité scientifique de l’un des trois plus grands fabricants d’édulcorants au monde. Et France Bellisle est consultante pour Coca-Cola (7 500 euros par an). Interrogée par le Canard, cette dernière ne voit pas où est le problème : « Que je présente de l’information scientifique à la fac de pharmacie où j’enseigne, ou que je le fasse dans une salle louée par Coca-Cola, c’est la même chose ».

Touchante précaution : « Je ne cite jamais les marques ». Surprise du chef : France Bellisle est également payée à l’année par le leader mondial des céréales, Kellogg’s, et par McDo. « Pour les trois, c’est moins de 30 000 euros sur ma feuille d’impôts. À chaque fois, c’est validé par la direction de l’Inra, qui encourage les partenariats », précise la chercheuse.

Vive la recherche publique/privée, et bon appétit à tous !

Le Canard Enchaîné n° 4639 du 23 septembre 2009
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 18:44
La résistante Madeleine Jegouzo, déportée à Auschwitz-Birkenau en compagnie de Marie-Claude Vaillant-Couturier et de Danielle Casanova, est décédée au cours du week-end à l'âge de 95 ans.

Née en mai 1914 dans l'Allier, Madeleine Jegouzo rejoint avant la guerre l'Union des jeunes filles de France (UJFF), organisation du Parti communiste. En 1941, la jeune femme, alias «Lucienne Langlois» ou «Betty», s'engage dans la Résistance dans les rangs des Francs-Tireurs Partisans (FTP) comme agent de liaison.

Selon le portrait que lui a consacré Marie Rameau dans le livre «Des femmes en Résistance» (éditions Autrement), Madeleine Jegouzo fut l'une des premières résistantes à franchir clandestinement la ligne de démarcation entre les zones occupée et libre.

Probablement dénoncée, elle fut arrêtée en mars 1942 dans le cadre du démantèlement du groupe de Georges Politzer, intellectuel communiste auteur de textes très violents contre les nazis.

Madeleine Jegouzo fut ensuite déportée à Auschwitz-Birkenau, via le camp d'internement de Compiègne, par le convoi dit des «31.000» (elle porta à son arrivée le matricule 31.668) qui fut le seul convoi de femmes françaises déportées à Auschwitz, les Françaises étant toujours déportées à Ravensbrück.

Ce convoi de 230 femmes résistantes, communistes ou gaullistes, comptait les grandes résistantes Marie-Claude Vaillant-Couturier et Danielle Casanova. En passant les grilles de l'entrée de Birkenau, les femmes entonnèrent La Marseillaise. Selon Marie Rameau, 49 de ces 240 femmes reviendront de ce camp.

Madeleine Jegouzo était officier de la Légion d'honneur et décorée de la Médaille militaire avec palme et de la médaille de la Résistance.
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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 19:06
Sarkosy tentera t'il d'imposer les travailleurs qui se suicident, suicides que la Sécurité Sociale commence à devoir reconnaitre.
L'Ump nous a habitué à faire voter les morts, aujourd'hui elles veut les dépouiller.
Alain Girard



Les mesures d'injustice contre les salariés et les assurés sociaux s'accumulent", a estimé jeudi la CGT, alors que le gouvernement projette de taxer les indemnités journalières des accidents du travail.

"Après les cadeaux du bouclier fiscal, les 3 milliards d'euros aux restaurateurs, les milliards distribués aux banques, voilà que le ministre du Budget Eric Woerth, le patron de l'UMP, Jean-François Copé, soutenus par le président de la République, cherchent de l'argent en voulant faire les poches des accidentés du travail", ajoute la CGT dans un communiqué.

Pour l'organisation syndicale, "le 'mal travail' coûte à la collectivité 80 milliards d'euros soit 4% du PIB. S'il y en a à taxer, ce sont les employeurs responsables de cette situation".

"Cette mesure inique de sanctionner des victimes fragilisées s'ajoute à l'annonce d'une augmentation du forfait hospitalier et aux différents forfaits et franchises créés ces dernières années. Nous la combattrons!", prévient la central de Bernard Thibault. AP

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 19:00
PC du Brésil

L’hypocrisie de Mme Clinton

José Reinaldo Carvalho

Utilisant la vieille méthode qui consiste à accuser la victime, la secrétaire d’État des États-Unis, Hillary Clinton, s’est déclarée "préoccupée" par ce qu’elle considère être une "course aux armements" en Amérique du Sud (sic) et s’est référée expressément à l’achat d’armes par le Venezuela. Dépassant les limites de la diplomatie, la secrétaire états-unienne a suggéré que le pays de Bolívar fournit des armes aux groupes insurrectionnels.

De telles tactiques de diversion, hypocrites, ont été utilisées par le président colombien Álvaro Uribe lorsqu’au dernier sommet de l’UNASUR il a essayé de brouiller les cartes et de présenter sur un pied d’égalité les achats d’armes par le Venezuela, l’accord militaire entre le Brésil et la France et l’installation de sept bases militaires aux États-Unis en Colombie.

Le gouvernement actuel de l’impérialisme américain n’a pas l’autorité morale lui permettant de se référer de façon critique à la "course aux armements" en Amérique latine ou ailleurs. La superpuissance états-unienne est le plus grand instigateur des guerres d’agression et du militarisme dans le monde aujourd’hui. Ses dépenses militaires s’élèvent à plus de 500 milliards de dollars. Ses bases militaires, plus de huit cents, sont réparties à travers tous les continents dans plus d’une centaine de pays. Sa branche armée en l’Europe et dans toute la zone de l’Atlantique Nord, l’OTAN, s’étend vers l’est et mène des campagnes de guerre en Asie centrale. Ses flottes navales naviguent sur toutes les mers, déployant sa puissance maritime en vue de la domination du monde. Ses commandements militaires, installés à des endroits stratégiques, continuent de jouer le rôle de proconsulats et de principaux protagonistes de la politique étrangère des États-Unis, qui se confond avec les politiques de sécurité et de défense. En fait, si Mme Clinton était vraiment multilatéraliste, comme le Parti démocratique se plaît à se présenter, elle protesterait contre ce phénomène qui donne au militarisme des proportions exorbitantes et discrédite la diplomatie. Quant aux armes nucléaires, les États-Unis continuent d’imposer au monde l’odieux monopole de celles-ci par un club privé et une inquiétante course vers la supériorité absolue, comprenant des plans d’installation du bouclier antimissile en Europe orientale. L’Irak et l’Afghanistan sont toujours à feu et à sang, massacrés par les forces armées des États-Unis.

L’arrogance de la déclaration de la responsable de la politique étrangère du gouvernement des États-Unis est encore plus évidente devant l’accroissement du militarisme en vue d’interventions militaires, représenté par la décision de déployer sept bases militaires en territoire colombien et par la remise en service de la Quatrième flotte de la Marine de guerre au moment où le gouvernement précédent quittait le pouvoir, et que le gouvernement du président Obama ne semble pas vouloir abroger.

C’est là que réside le danger pour l’Amérique latine, qui se trouve maintenant dans un nouveau contexte politique, qui se caractérise par l’avancement des processus démocratiques, populaires et anti-impérialistes. Les peuples latino-américains sont engagés dans la mise en oeuvre d’expériences politiques nouvelles, progressant dans l’obtentions de conquêtes politiques et sociales, consolidant leur intégration et créant une situation difficile à inverser. Le monde a changé, et il n’y a maintenant plus de place ni pour la politique des canonnières de Washington ni pour des attitudes arrogantes ou hypocrites en matière de politique étrangère.

Les déclarations d’Hillary Clinton doivent constituer pour nous, anti-impérialistes et défenseurs de la cause de la paix, un signal d’alarme. Nous ne devons avoir aucune illusion. L’installation de bases militaires en Colombie et l’existence de la Quatrième Flotte sont des menaces concrètes à la souveraineté de tous les pays d’Amérique latine ainsi qu’une tentative d’intimider les processus révolutionnaires semblables à celui qui est en cours au Venezuela.

Le Venezuela, comme le Brésil, a le droit de rééquiper ses forces armées pour dissuader les menaces et assurer la défense nationale. Les processus d’intégration doivent développer la coopération également dans ce domaine dans le cadre du Conseil de défense de l’Amérique du Sud, qui vise à empêcher l’interventionnisme états-unien et la tentative d’utiliser le régime voyou de la Colombie comme tête de pont pour perpétrer des agressions dans notre région.

PS - La conception et la mise en œuvre de l’accord pour l’achat d’équipement militaire à la France et du transfert de technologie ont jusqu’à présent été positives pour le Brésil. Mais il faut se méfier de Sarkozy : ce n’est pas un démocrate ou un défenseur de la paix ou d’un ordre international fondé sur l’égalité et la souveraineté des nations. C’est l’un des plus grands interprètes du droit européen, atlantiste et impériale.

José Reinaldo Carvalho est le secrétaire des relations internationales et directeur du PCdoB Cebrapaz.
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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 13:14

par Martine Bulard


Lors du précédent G20 , le 2 avril 2009 à Londres, la Chine avait marqué son retour sur la scène mondiale par une déclaration fracassante contre le dollar et pour une monnaie réellement internationale, « déconnectée des nations individuelles » (voir « Pékin, le dollar et le G20 », 31 mars 2009). Cette fois, alors que se tient le sommet de Pittsburgh, les 24 et 25 septembre, c’est l’Amérique qui pointe du doigt la Chine, accusée de pratiques commerciales déloyales. M. Barack Obama, accusant les firmes chinoises de dumping, a même décidé d’imposer des droits de douane de 35 % sur les pneus en provenance de Chine. Les syndicats des groupes américains concurrencés par les produits chinois le réclamaient à cors et à cris.

La guerre du pneu est donc déclarée, immédiatement étendue à l’ensemble de l’automobile. Pékin fait valoir qu’en matière de subventions, Washington s’est montré particulièrement prodigue à l’égard de sa propre industrie automobile. Les dirigeants chinois menacent donc à leur tour de taxer les véhicules américains, alors que leurs propres fabricants connaissent des déboires à l’exportation (- 22 % de janvier à août 2009). L’affaire se réglera devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC)…

Mais, pendant les escarmouches, les affaires continuent : Washington fait marcher la planche à billets pour financer ses énormes déficits, tandis que Pékin achète des dollars, une arme de dissuasion financière que les dirigeants veulent garder en main… en espérant qu’elle ne leur explose pas à la figure. Le billet vert peut en effet s’effondrer. Il a d’ailleurs (re)commencé à plonger, mais, pour l’heure, le yuan lui demeure arrimé. Du coup, ce sont les autres monnaies (euro, yen..) qui grimpent ; ce qui pénalise leurs exportations et leur croissance. Comme on l’a dit à plusieurs reprises, les deux géants se tiennent par la barbichette ; mais chacun mène sa barque en fonction de ses intérêts et de sa vision du monde. Ainsi, Pékin multiplie les accords financiers contournant le dollar et augmente ses réserves d’or, qui atteignent 1 054 tonnes actuellement contre 400 en 2003.

Au total, l’expression « Chimérique » inventée par l’historien Niall Ferguson est certainement plus appropriée pour décrire les relations entre les deux grands que la formule « Chinamérique », à la mode dans les rédactions, et supposée traduire une volonté commune de diriger le monde (lire « Le fantasme de la “Chinamérique” », 29 juillet 2009).

En tout cas, Pékin arrive au G20 avec des performances économiques à faire rêver les Occidentaux. Malgré une demande américaine et européenne en régression, l’empire du Milieu affiche une croissance avoisinant les 8,5 % au troisième trimestre, et devrait terminer l’année avec un taux de 8,2 %, selon la Banque asiatique de développement (BAD). C’est le seul pays à obtenir de tels résultats, même si l’Inde connaît elle aussi une croissance positive (+ 6 %), de même que l’Indonésie (+ 4, 3 %).

Certes, il faut toujours se montrer prudent avec les statistiques nationales. Il reste que l’énorme plan de relance (4 000 milliards de yuans — 465 milliards d’euros) décidé en novembre 2008 s’est avéré efficace. « Personne ici ne parle d’un “retour à la normale sans emploi” » , ironise Keith Bradsher, qui établit un parallèle entre le rebond chinois et les « embardées américaines » (« China speeds to recovery as US lurches », International Herald Tribune, 19-20 septembre 2009). Selon lui, si, en début d’année, « les firmes ont réduit de 20 à 30 % le nombre de leurs salariés, actuellement elles en réembauchent 10 % ». En fait, la plus grande partie des mingong touchés par la crise ont vu leur salaire diminuer plutôt que leur emploi rayé de la carte (Lire Tristan de Bourbon, « La crise vue de Chine », Le Monde diplomatique, juin 2009).

De toute évidence, une partie des mesures prises pour relever la consommation des biens d’équipement ménager (voitures, réfrigérateurs, etc…), notamment à la campagne, a porté ses fruits. Il faut également souligner les premiers efforts destinés à bâtir un système de protection sociale : indemnités chômage pour les mingongs dans certaines provinces, pension retraite de 55 yuans par mois (5,3 euros) pour les ruraux, revalorisation du système public de santé…

Pour autant, le moteur de la croissance chinoise demeure l’investissement (45 % du produit intérieur brut). Le pouvoir a mis le paquet sur les énergies propres, les nouvelles technologies, la recherche, etc. Toutefois, le risque est grand de voir se former de nouvelles bulles immobilières ou se multiplier les projets douteux et peu utiles. Inquiet devant la surchauffe du crédit, le gouvernement a légèrement refermé le robinet des prêts à la rentrée. Mais, lors de la réunion du dernier Comité central du parti communiste chinois, qui s’est tenue du 15 au 18 septembre, le gouvernement a assuré qu’il « maintiendrait une politique souple » afin de ne pas casser la croissance. « Le parti communiste, a reconnu le président chinois, est confronté à une tâche difficile consistant à sauvegarder et améliorer le niveau de vie de la population et à maintenir la stabilité sociale. »

A quelques jours des festivités du soixantième anniversaire de la proclamation de la République populaire de Chine (lire, dans le numéro d’octobre 2009 du Monde diplomatique, en kiosques le 30 septembre, « Retour sur la Chine de la Révolution culturelle », par Solange Brand), le pouvoir craint toujours la montée du mécontentement social. Il a lancé une grande campagne contre la corruption des dirigeants locaux, souvent à l’origine des manifestations populaires.

Fait significatif, selon South China Morning Post (« Beijing rains on provinces’ parades with ban on marking anniversary », 17 septembre 2009), une directive a été envoyée aux autorités provinciales pour les inviter, « compte tenu de la crise, à faire preuve de retenue » dans les dépenses engagées à l’occasion du soixantième anniversaire, à éviter « la prodigalité et le gaspillage ». A Pékin, le gouvernement a transformé la capitale en forteresse assiégée, tandis qu’il a quasiment interdit l’accès des étrangers au Tibet et au Xinjiang.
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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 13:09
Justice / jeudi 24 septembre par Sébastien Fontenelle

Ce jeudi se tient l’audience du procès en diffamation de Bakchich contre Philippe Val, le patron de France Inter. A l’automne 2008, le charmant Philippe nous avait un peu abruptement comparé au journal collaborationniste Je Suis Partout. Une rhétorique récurrente chez l’ancien boss de Charlie-Hebdo.

En novembre 2008, l’épatant Philippe Val, directeur, à l’époque, de Charlie Hebdo, fait à la télévision, chez Ruquier, la promotion de son nouveau bouquin : Reviens, Voltaire, ils sont devenus fous !Vers la fin de sa (pittoresque) prestation, Éric Zemmour lui fait grief, sans trop d’aménité, d’user de raccourcis pesants, et de trouver notamment comme « point de comparaison », pour attaquer « le site Bakchich », les années 1930, et plus particulièrement « Je suis partout », répugnant torchon collaborationniste. Val se défend, avec sa coutumière flamboyance : quand il compare Bakchich avec Je suis partout, il ne s’agit bien sûr pas de l’infecte feuille collaborationniste des années 1940, mais « du journal Je suis partout dans les années 1930 », qui naturellement « ne pouvait pas » encore « être collabo » (mais qui « était un journal de rumeurs qui poussait les gens au suicide en colportant des saloperies » - de sorte que la comparaison reste assez peu flatteuse pour Bakchich). Et le big boss de Charlie d’insister, devant des millions de téléspectateurs (qui n’en peuvent mais) : « Je dis des années 1930 », dans le livre ».

Val(se) avec Bakchich

Problème : c’est un – effronté – mensonge. Dans le livre, comme il dit, Val écrit : « Ne parlons même pas de Bakchich, qui adapte sur Internet les méthodes glorieuses de Je suis partout ». (C’est ce qui lui vaut de comparaître, ce jeudi 24 septembre 2009, devant la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris, après que Bakchich a porté plainte pour diffamation.) Nulle part il ne précise qu’il s’agirait du Je suis partout des années 1930 : son lectorat peut donc librement supposer qu’il s’agit de la feuille immonde où Brasillach appelait, sous l’Occupation, au meurtre des Juifs.

Philippe Val © Mor

Mais pour infâme qu’elle soit, une telle comparaison, venant de lui, ne doit pas trop surprendre : Val s’est en effet construit, au fil des années, un élégant système de « pensée » où, schématiquement, quiconque n’est pas de son avis encourt le risque, sérieux et permanent, d’être plus ou moins explicitement traité de nazi.

En 1999, par exemple, quand l’OTAN procède à une longue série de bombardements sur la yougoslavie, le patron de Charlie fustige la triste engeance qui s’émeut : de son (haut) point de vue, ces outrecuidants salauds sont de ceux qui préféraient naguère « Hitler à Blum », et sont, d’évidence, « mûs par la haine de la démocratie et l’antisémitisme ». De même, si des militants de « France Palestine » ont l’excessive effronterie de s’offusquer du sort fait aux Palestiniens, Val, tel qu’en lui même, les portraiture, en 2007, en « gros connards qui, en réalité, dépensent toute leur énergie (…) en haine des Juifs (…) et de la démocratie en général ». Et ainsi de suite, ad nauseam : ce ne sont que deux exemples, parmi (tellement) d’autres.

Val(se) à deux temps

Or. Val, en sus de cette espèce d’addiction aux amalgames nauséabonds, a de surcroît ceci de particulier, qu’il n’aime pas du tout qu’on lui retourne, fût-ce sur un mode humoristique, les ahurissants « compliments » dont lui-même est si prodigue – et que, pour ce qui le concerne, l’excès de caricature, oui, d’accord, très bien, mais à condition qu’il s’applique aux mahométans, plutôt qu’à un directeur de Charlie Hebdo. En sorte que, lorsqu’il découvre un beau jour qu’un dessinateur – Plantu- a osé le caricaturer « en nazi », comme lui-même fait d’autrui depuis de si longues années, il se fâche très fort – et donne, dans le burlesque livre qu’il promotionnera chez Ruquier, le fin mot de l’odieux affront : « Plantu reprend là un grand classique de l’antisémitisme ». Décidément : c’est une obsession.

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Published by valenton rouge - dans Neuilly et le 9.2
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