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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 19:30

Pour la libération des 5 cubains anti terroristes

incarcérés depuis plus de 10 ans

dans les prisons US

 

   RASSEMBLEMENT

devant

l’opéra bastille

(métro bastille)

 

Vendredi 2 octobre 2009
 à 18h
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 19:23
SOUTIEN À LA RÉSISTANCE
DU PEUPLE HONDURIEN ET
À MANUEL ZELAYA, SON PRÉSIDENT !

Lundi 21 septembre, Manuel Zelaya, président constitutionnel du Honduras a réussi
à rentrer dans son pays.
Il est actuellement réfugié à l'ambassade du Brésil à
Tegucigalpa qui l’a accueilli.
A l’annonce de son retour, spontanément plusieurs milliers de manifestants ont
convergé vers l'ambassade où Manuel Zelaya leur a notamment déclaré être ”ici pour
répondre à l’exigence du peuple”.
 Mais, ce jour, mardi 22, la police a réprimé les manifestants,
provoquant plusieurs blessés.
Depuis le 28 juin dernier, date du Coup d’État, malgré les couvre-feux, la répression, les
arrestations et les licenciements, malgré les “disparitions” et les assassinats, le peuple
hondurien résiste pour retrouver tous ses droits et poursuivre le processus électoral
interrompu par l’Armée.
L’origine de ce Coup ayant été la décision de l’Armée d’empêcher
la consultation portant sur la convocation d’une Assemblée constituante.
Depuis 87 jours, avec ses organisations, regroupées dans le Front national contre
le coup d’État, il n’a cessé de défier l’Armée et le gouvernement usurpateur, par les
grèves générales et les manifestations.

Le Collectif ALERTE HONDURAS appelle toutes les organisations
politiques, démocratiques, ouvrières et associatives à se rassembler :

JEUDI 24 SEPTEMBRE
à 18 H, Place Saint-Michel à Paris


POUR LE RÉTABLISSEMENT INCONDITIONNEL ET IMMÉDIAT,
DANS LEURS FONCTIONS, DU PRÉSIDENT ZELAYA
ET DU GOUVERNEMENT LÉGITIMES DU HONDURAS !
POUR LA LIBÉRATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES !
POUR LA LEVÉE DE L’INTERDICTION DES LIBERTÉS INDIVIDUELLES !
POUR LE DROIT DU PEUPLE HONDURIEN À DÉCIDER LIBREMENT
L’ÉLECTION D’UNE ASSEMBLÉE CONSTITUANTE SOUVERAINE !
À BAS LE COUP D’ÉTAT !
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 19:20

Le Vatican a rejeté mercredi des allégations selon lesquelles il connaissait les déclarations négationnistes de l'évêque traditionaliste Richard Williamson deux mois avant la levée de l'excommunication qui le frappait.

Cette mise au point est intervenue à quelques heures de la diffusion d'un nouveau documentaire de la télévision suédoise, à l'origine en janvier des premières révélations sur Williamson.

Le Vatican a levé son excommunication et celle de trois autres évêques de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X (FSPX) pour tenter de mettre fin à un schisme qui a débuté en 1998 lorsqu'ils ont été sacrés sans l'autorisation de Rome.

"Affirmer ou même insinuer que le pape était informé au préalable des positions de Williamson est dénué de tout fondement", a déclaré le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican.

Le site internet du diocèse catholique de Stockholm soutient que l'évêque Anders Arborelius et le nonce apostolique en Suède avaient informé des responsables du Vatican, en novembre 2008, des prises de position de Williamson.

"Nous, au diocèse catholique de Stockholm, avons, ainsi que nous le faisons toujours, transmis aux représentants du Vatican toutes les informations dont nous disposions sur la FSPX et sur Richard Williamson, y compris le contenu de son interview (à la télévision suédoise)", a dit Mgr Arborelius.

Dans l'interview enregistrée en novembre et diffusée en janvier, Williamson affirme qu'il ne pense pas qu'il y ait eu des chambres à gaz et que, selon lui, les nazis n'ont pas tué six millions de juifs, ainsi que s'accordent à le dire la grande majorité des historiens, mais au plus 300.000 Juifs, dont aucun n'aurait péri dans des chambres à gaz.

La décision du pape de lever l'excommunication des évêques traditionalistes a causé l'une des pires crises dans les relations entre Catholiques et Juifs.

La chaîne publique de télévision suédoise SVT, qui diffuse le programme d'enquêtes Uppdrag Granskning, annonce sur son site internet que son prochain numéro révèlera que le Vatican était au courant de l'interview lorsque la décision de révoquer l'excommunication a été prise.

"L'information concernant les déclarations de Williamson était connue, bien avant la décision, du cercle rapproché du pape, notamment du cardinal Dario Castrillon Hoyos", dit SVT.

Le cardinal Castrillon Hoyos dirigeait le département du Vatican créé en 1988 pour rechercher un rapprochement avec la FSPX. Selon des sources vaticanes, c'est à lui que revenait la responsabilité de rapporter au pape les positions de Williamson.

En juin, Benoît XVI a limogé Castrillon Hoyos et a placé son service sous le contrôle de la congrégation pour la doctrine de la foi. Des responsables du Vatican ont reconnu en privé que toute l'affaire avait été mal gérée.

Philip Pullella, avec Niklas Pollard à Stockholm, version française Nicole Dupont
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 18:56

L’Amérique de G.W.Bush a bassiné le monde entier avec sa notion de guerre au terrorisme, si pratique pour imposer en miroir un terrorisme d’Etat évident. C’était l’aboutissement d’une longue pratique, celle de la formation, sur le territoire même des USA, des terroristes eux-mêmes. Une formation tenue dans une école particulière, la SOA, devenue la Western Hemisphere Institute for Security Cooperation (WHISC) implantée à Fort Benning. Des documents révèlent aujourd’hui l’ampleur des dégâts causés, spécialement en Amérique du Sud, ravagée par les méthodes de la CIA depuis de cinquante ans. Retour sur l’un des fiefs de la CIA et de ses pires exactions.

 

Les Etats-Unis, par haine viscérale des communistes ont soutenu tous les mouvements d’extrême droite sud-américains, et tous les projets totalitaires, et continuent à le faire, comme nous le verrons dans quelques jours. Retour donc sur l’école de l’horreur, ouverte au Panama en 1946 dans un premier lieu.
Parmi les plus tenaces à obtenir la fermeture de cette école infâme, il faut signaler la présence du sénateur McGovern, encore lui, l’homme qui, s’il avait été élu président des Etats-Unis, à la place de Nixon qui l’avait défait à plate couture, aurait rendu sa dignité à ce pays rongé par la tentation du fascisme.
Plus le temps avance et plus il démontre que l’un des rares à avoir été visionnaire, c’était bien lui, et non pas les autres qui ont accédé au pouvoir. McGovern avait en 2004 soutenu le général Wesley Clark, resté célèbre pour sa lettre à W.Bush contre la décision d’envahir l’Irak. Et aujourd’hui demeure ferme opposant à toute intervention en Iran. Il faut visionner impérativement son réquisitoire !  
Tout provient de la divulgation le 21 septembre 1996 d’un manuel de tortures rédigé en espagnol révélé à la presse et présenté comme celui de Fort Benning : étrangement, 13 ans après ce document pourrait aisément passer pour celui de Guantanamo ou celui des autres prisons délocalisées où ont été interrogés les prisonniers d’Al Quaida (*1) 
 Avec ce document, les américains découvrent en quelque sorte, voici treize ans, l’horreur d’Abou Ghraib, sans les photos, et constatent surtout que ça a duré pendant des années (*2) A Fort Benning, ont été invités tous ceux qui représentent la crème de la dictature en Amérique du Sud (*3). Tous ceux qui ont eu recours il a bien longtemps aux mêmes assassinats ciblés décrits dans cet ouvrage (*4). Le manuel avait pour nom "Terrorisme et Guérilla Urbaine" et semblait donc bien prémonitoire, en parlant de certains responsables d’Etat comme étant des "cibles" potentielles.
On repense obligatoirement à Savador Allende ou à Patrice Lumumba (*5).
En 2003, un documentaire plutôt étonnant de John Smihula, "Hidden In Plain Sight", montrait dans le détail l’inventaire des exactions commises à partir des entraînements de Fort Benning. Un document dont je vous recommande fortement le visionnage. Atterrant. Au milieu du reportage, apparaît l’image de John LeMoyne, commandant de la Première Brigade durant la guerre du golfe de 1991 et rendu responsable par une enquête externe de la mort de 382 prisonniers irakiens. "A good soldier" dirons certains.... à son départ en 2003 : or il avait couvert manifestement les actions de son collègue Barry Richard McCaffrey, insructeur à Fort Benning lui aussi, et qui finira à la tête du Southcom, la direction des armées en Amérique du Sud. Puis fondra une société de conseil, BR McCaffrey Associates, qui se chargera de venir hanter les plateaux de télévision pour venir soutenir tous les soirs l’action américaine en Irak : à la tête d’une cohorte d’anciens généraux en retraite, tous grassement payés comme consultants chez Fox News par... la CIA.
Un journaliste David Barstow, y gagnera un Pulitzer a décrire dans "Message Machine" cette véritable mafia propagandiste de la Fox ayant autant de sang sur les mains (*6). McCaffrey, qui a aussi été l’assistant de Colin Powell, a d’autres badges sur son uniforme : ceux de Veritas Capital et de deux autres compagnies Veritas, Raytheon Aerospace et Integrated Defense Technologies. Ce qui lui a valu comme par hasard en 2003 de toucher des millions de dollars de contrats pour avoir encensé les chars Abrams que sa propre compagnie conduisait en Irak !!! (7).  
Car il est intéressant de noter que l’administration américaine, qui a tant dénoncé et soi-disant poursuivi le terrorisme, a hébergé pendant des années la plus grande fabrique de terroristes existant au monde (*8).
Parmi les pays visés par cet entraînement figure la Colombie, qui a reçu en 2001 pas moins d’1,3 milliard de dollars d’aide pour combattre les "insurgés", plus 250 "assistants" américains : or en Colombie, la définition "d’opposants" incluait des enseignants, des paysans, des syndicalistes ou des prêtres, tous leaders de mouvements d’opposition (*9), la plupart assassinés par des escadrons de la mort paramilitaires .
En Colombie, le paravent de la CIA était la United Fruit nous avait-on confirmé en mars 2007. Tout le monde s’en était toujours douté. Les agents de la CIA émargeaient à la Chiquita Brands International, qui arrosait aussi bien les groupes paramilitaires (*10) que... les Farcs (*11) ! United Fruit, en Amérique du Sud, a bien joué le rôle de "créateur de républiques bananières" comme on a pu justement le dire.
En alimentant la corruption de l’Etat, avant tout. Son patron au Honduras avait eu un jour en effet cette phrase catégorique : "au Honduras, une mule coûte plus qu’un membre du parlement. "
Pour contrecarrer l’enquête du Département de la Justice sur ces paiements illicites lancée en 2005, Chiquita lâchera en 2007 près de 25 millions de dollars, mais peine perdue, la firme sera cette année la première compagnie dans l’histoire des Etats-Unis à être condamnée pour avoir financé une ou des organisations terroristes.
Or, lors de ce long procès, l’avocat de United Fruit s’appelait... Eric Holder, le Procureur Général américain, soit l’équivalent du ministre de la justice de Barack Obama. Il travaillait alors pour le cabinet Convington (Covington & Burling LLP), où l’on trouvait aussi John Bolton et... John Negroponte, tous deux partisans de la manière forte en Amérique du Sud, via les milices d’extrême droite, abondamment aidées sur place par la CIA. Negroponte est abondamment cité dans "Hidden In Plain Sight".
Voilà qui augure plutôt mal de l’action future des Etats-Unis en Amérique du Sud, il semble...   En 1993 déjà on avait eu vent des activités de l’école de la torture à la suite d’un rapport des Nations-Unies sur le Salvador, où un des officiers avaient commis des exactions et des tortures d’opposants, des officiers dont les 2/3 provenaient du centre de formation de Fort Benning. Parmi eux, le terrible Roberto D’Aubuisson, le grand ami de l’évangéliste extrémiste Pat Robertson.
D’Aubuisson, le leader des escadrons de la mort qui avaient ensanglanté le pays pendant des mois.
L’auteur du meurtre de l’archevêque Ronero, et chef de 19 des 29 soldats qui avaient massacré des prêtres jésuites en 1989.
Au Guatemala, c’est le Colonel Byron Lima Estrada, ancien locataire de Fort Benning lui aussi qui avait assassiné en 1998 le prêtre Juan Gerardi, qui venait de rendre compte des meurtres perpétrés par le commando D-2, les services spéciaux conduits par Estrada.
448 villages avaient été rasés en représailles, et plusieurs milliers de vilageois tués dans ce qui représente un des plus grands massacre oublié du XXme siècle. Près de 40% de ceux qui entouraient les cabinets de Lucas Garcia, Rios Montt et Mejia Victores, au Guatemala, sortaient de Benning. Ils sont à ce jour toujours impunis : "En lieu et place de la justice, les victimes se sont heurtées à un mur d’impunité, quand elles n’ont pas été l’objet de multiples menaces et violations des droits de l’Homme.
Le 6 octobre 2005, la justice espagnole s’est déclarée compétente pour instruire les crimes universels commis par les hauts responsables des gouvernements de Roméo Lucas Garcia, Efraín Ríos Montt, et Humberto Mejía Victores.
Le 19 juin 2006, une commission rogatoire dirigée par le juge Pedraz a été reçue au Guatemala. Des mandats d’arrêt internationaux ont été émis à l’encontre de Angel Anibal Guevara, Germán Chupina, Humberto Mejía Victores, Pedro García Arredondo, Donaldo Alvarez, Benedicto Lucas García et Efraín Ríos Montt.
"
Rien de cela n’a eu lieu, augmentant dans les pays incriminés les tensions et les rancunes. La haine contre Daubuisson et ses exactions et toujours tenace dans le pays et remontera loin, son propre fils étant victime d’un attentat en février 2007.
Son père était décédé d’un cancer en 1990. Mais comme nous allons le voir plus loin, il n’y a pas que le Chili, le Guatemala, le Honduras, le Salvador ou la Colombie qui ont eu à subir les assauts des envoyés de Fort Benning... d’autres pays d’Amérique du Sud on fait partie de leurs objectifs... pratiquement tous, en réalité.  

   (1) "U.S. Army intelligence manuals used to train Latin American military officers at an Army school from 1982 to 1991 advocated executions, torture, blackmail and other forms of coercion against insurgents, Pentagon documents released yesterday show. Used in courses at the U.S. Army’s School of the Americas, the manual says that to recruit and control informants, counterintelligence agents could use "fear, payment of bounties for enemy dead, beatings, false imprisonment, executions and the use of truth serum," according to a secret Defense Department summary of the manuals compiled during a 1992 investigation of the instructional material and also released yesterday."   (2) "The Army School of the Americas, long located in Panama but moved in 1984 to Fort Benning, Ga., has trained nearly 60,000 military and police officers from Latin America and the United States since 1946"   (3) "Its graduates have included some of the region’s most notorious human rights abusers, among them Roberto D’Aubuisson, the leader of El Salvador’s right-wing death squads ; 19 Salvadoran soldiers linked to the 1989 assassination of six Jesuit priests ; Gen. Manuel Antonio Noriega, the deposed Panamanian strongman ; six Peruvian officers linked to killings of students and a professor ; and Col. Julio Roberto Alpirez, a Guatemalan officer implicated in the death of an American innkeeper living in".   (4) "On several occasions it uses the words "neutralization" or "neutralizing," which were commonly used at the time as euphemisms for execution or destruction, a Pentagon official said.     (5) "The manual on "Terrorism and the Urban Guerrilla" says that "another function of the CI agents is recommending CI targets for neutralizing. The CI targets can include personalities, installations, organizations, documents and materials . . . the personality targets prove to be valuable sources of intelligence. Some examples of these targets are governmental officials, political leaders, and members of the infrastructure.(6) David Barstow won the 2009 Pulitzer Prize for Investigative Reporting for exposing how dozens of retired generals working as radio and television analysts had been co-opted by the Pentagon to make its case for the war in Iraq and how many of them also had undisclosed ties to military contractors that benefited from policies they defended.   (7) "Shortly after the March 2003 U.S. invasion of Iraq, McCaffrey exclaimed on MSNBC : "Thank God for the Abrams tank and... the Bradley fighting vehicle." The "war isn’t over until we’ve got a tank sitting on top of Saddam’s bunker," he added. The Nation noted, "in March [2003] alone, [Integrated Defense Technologies] received more than $14 million worth of contracts relating to Abrams and Bradley machinery parts and support hardware."   (8) "Insisting that global terrorism can only be stopped by "destroying it where it grows," George W. Bush has conveniently forgotten the US military’s own terrorist training facility : the infamous Western Hemisphere Institute for Security Cooperation (WHISC). Located in Fort Benning, Georgia, WHISC has trained over 60,000 Latin American soldiers in the most heinous of counter-insurgency warfare techniques, and its graduates have gone on to comprise a bloody who’s who of coups, chaos and destruction. "   (9) " Case in point : Colombia has received military equipment and a $1.3 billion aid package- not to mention over 250 US military personnel on the ground - to help the government fight against what it calls counter-insurgents (frequently peasants or community leaders such as educators, union organizers and religious workers). Add to that a full 10,000 Colombian WHISC/SOA graduates and plans to set up WHISC-oriented training locally, and it’s clear the US is not only inviting mission creep, but more importantly entering a bloody and unethical quagmire. "   (10) "In court documents filed Wednesday, federal prosecutors said the Cincinnati-based company and several unnamed high-ranking corporate officers paid about $1.7 million between 1997 and 2004 to the United Self-Defense Forces of Colombia, known as AUC for its Spanish initials".   (11) "Prosecutors said the company made the payments in exchange for protection for its workers. In addition to paying the AUC, prosecutors said, Chiquita made payments to the National Liberation Army, or ELN, and the leftist Revolutionary Armed Forces of Colombia, or FARC, as control of the company’s banana-growing area shifted".
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 18:42

Par Andreï Fediachine, RIA Novosti

Le renseignement américain est, semble-t-il, chargé de remplir des tâches plus spécifiques et plus larges dans la lutte contre les menaces pour la sécurité nationale et les intérêts nationaux des Etats-Unis. Les principales orientations stratégiques de l'activité de tous les 16 services spéciaux américains sont exposées dans le Plan stratégique de quatre ans du renseignement national des Etats-Unis soumis au Congrès. Ce plan est le premier document de ce genre sous l'administration Obama. Il est traditionnellement élaboré par le directeur du renseignement national.

Le poste de directeur du renseignement national a été institué en 2004. Le directeur est conseiller non seulement du président (sur toutes les questions de renseignements), mais aussi du ministre de la sécurité nationale. Il coordonne l'activité d'organismes comme la CIA, le FBI, l'Agence de sécurité nationale, les principales directions du renseignement de la Marine de guerre, de l'armée, du renseignement du Département d'Etat, du ministère de l'Energie, etc.

Le plan stratégique représente un guide d'action pour tous ces organismes américains auquel ils doivent subordonner leurs tâches concrètes. Il en ressort un faible changement pour les orientations de l'activité des services secrets américains, entrepris depuis huit ans, après le 11 septembre, et une révision radicale des "menaces immédiates" pour la sécurité nationale. Il s'agit, entre autres, de révéler et de neutraliser les groupes terroristes visant à accéder aux armes nucléaires, les extrémistes et les formations séparatistes paramilitaires, de faire face à la menace nucléaire émanant de l'Iran et de la Corée du Nord, d'empêcher la prolifération des armes de destruction massive, de mettre en évidence des crises potentielles, etc.

Mais, comme l'a déclaré le directeur du renseignement national des Etats-Unis, Dennis Blair, dans son rapport présenté le 16 septembre aux journalistes en Californie, le plan actuel fait état de plusieurs "nouvelles préoccupations": la crise économique globale, les pandémies potentielles globales (la grippe porcine et aviaire) et les changements climatiques, ce qui peut provoquer "une rivalité entre les Etats dans la lutte pour les ressources énergétiques et l'eau".

Notons bien que Dennis Blair n'a pas tout dit. En plus de ce qui vient d'être cité, les "inquiétudes" spécifiques face à la Chine et à la Russie ont été ajoutées à l'actuel plan stratégique. La Chine y est mentionnée comme un pays qui agit de façon agressive en vue d'accéder aux ressources naturelles et qui édifie intensivement ses forces armées, la Russie comme un Etat qui rétablit activement son influence globale et régionale. Moscou et Pékin figurent parmi les menaces potentielles pour les Etats-Unis dans le cyber-espace.

Dennis Blair semble être prêt à ranimer énergiquement toute la communauté du renseignement des Etats-Unis, car, aux yeux de cet amiral à la retraite, celle-ci ne lutte pas de façon efficace contre les menaces qui planent sur les Etats-Unis. Pour comprendre ce que cela veut dire, il convient de dire quelques mots au sujet de Dennis Cutler Blair, troisième et actuel directeur du renseignement national, marin de père en fils et vrai gars américain.

Durant toute sa carrière navale de 34 ans, Dennis Blair, 62 ans, amiral à la retraite et la sixième génération d'officier de marine a commandé des frégates, des destroyers lance-missiles et un groupe de combat de porte-avions Kitty Hawk. Son dernier poste dans la marine a été celui de "commandant en chef du Commandement américain au Pacifique, ce qui veut dire qu'il a dirigé toutes les forces américaines dans le Pacifique. Il était auparavant directeur du bureau du chef d'état-major inter-armées des Etats-Unis (état-major général des Etats-Unis) et premier adjoint au directeur du Renseignement central pour le soutien militaire. Dennis Blair passe pour quelqu'un qui a la "tête chaude", il a souvent exprimé son mépris pour la subordination (en refusant maintes fois d'accomplir des instructions politiques du Département d'Etat américain en Asie). Dans la flotte, on apprécie surtout son énergie débordante et son penchant pour les aventures de marin. Les jeunes officiers de l'US Navy racontent comment Dennis Blair, capitaine du destroyer lance-missiles Cochrane, a fait une promenade en ski nautique derrière ce navire (la vitesse de 38 n�uds le permettait). En janvier dernier, Barack Obama l'a nommé au poste de directeur du renseignement national.

Il est à remarquer que, déjà sous George W. Bush, les agents de renseignements américains n'étaient pas très contents de l'apparition du poste de "coordinateur" supplémentaire qui les surveillerait. Après la plainte déposée par le premier directeur du Renseignement national John Negroponte, George W. Bush a dû promulguer une directive spéciale prescrivant à toutes les agences de renseignement de remplir obligatoirement les indications et de répondre aux interpellations de ce département.

A présent, Dennis Blair a l'intention de doter également le renseignement américain (toutes ses agences) de fonctions de contre-espionnage. Auparavant, cela signifiait le dépistage d'agents des services de renseignements étrangers. A présent, à en croire la nouvelle directive, le contre-espionnage devient l'une des tâches primordiales de l'ensemble du renseignement américain, il doit viser (pour reprendre les paroles de Dennis Blair), "en tant qu'objectifs, non seulement les gouvernements étrangers, mais aussi les agents non gouvernementaux, les groupements extrémistes, les hackers et les organisations criminelles qui sapent de plus en plus les intérêts des Etats-Unis par des myriades de moyens". Selon Dennis Blair, la communauté du renseignement devra lutter désormais contre les tentatives de manipuler la politique des Etats-Unis et les efforts diplomatiques, de torpiller nos plans militaires et nos systèmes d'armements, de détruire nos avantages économiques et technologiques".

Il serait bon de retenir la dernière phrase du directeur du renseignement national des Etats-Unis. De même que la mention de la menace nucléaire émanant de l'Iran et de la Corée du Nord et du "révisionnisme global de la Russie", elle est significative à bien des égards. Après cette phrase, il est peu probable qu'Obama renonce à déployer de nouveaux systèmes de défense antimissile en Europe, en Pologne et en République tchèque. A plus forte raison qu'il fait l'objet de toute une campagne déclenchée contre lui par les républicains et les néoconservateurs. Une conférence spéciale sur le système de défense antimissile en Europe s'est tenue ces jours-ci à Washington, dans la fondation d'extrême-droite Heritage qui est très influente. Elle a rassemblé d'éminents analystes politiques de droite qui ont constaté que la façon dont la Russie aborde ce problème ne reflète pas les réalités de notre siècle et témoigne d'une appréhension insuffisante des grands progrès technologiques atteints par les Etats-Unis. Ils voulaient également dire par là que, si Obama renonce tout de même aux projets élaborés sous George W. Bush, cela signifiera qu'il ne comprend pas non plus bien des choses en Amérique, ce qui est nuisible pour les Etats-Unis.

Ce texte n'engage que la responsabilité de l'auteur.
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 18:36

MOSCOU, 21 septembre - RIA Novosti.

Renonçant au déploiement de la troisième zone de positionnement de défense antimissile stratégique américaine en Pologne et en République tchèque, les Etats-Unis n'ont nullement fait de cadeaux ou de concessions à la Russie, lit-on lundi dans le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

En effet, le point de vue de la Russie a été pris en compte , mais rien de plus, a déclaré Barack Obama. En realite , l'administration américaine, dont font partie des gens sensés et pragmatiques, comprenait que 10 missiles intercepteurs installés dans la localité polonaise de Redzikowo ne joueraient aucun rôle réel dans la protection de l'Europe et des Etats-Unis contre les missiles iraniens de portée intercontinentale qui n'existent pas, et encore moins, contre les systèmes stratégiques russes.

L'une des raisons de la décision d'Obama en matière de défense antimissile est que Téhéran n'a pas su créer, et cela encore pour longtemps, des missiles de longue portée capables d'atteindre l'Europe centrale, ou encore plus, les Etats-Unis, ce qui a été reconnu, entre autres, par Washington. Une autre raison tient du degré d'efficacité des missiles intercepteurs Ground-Based Interceptor (GBI) qui est très faible. Sur 12 tests effectués par le Pentagone, exactement la moitié d'entre eux se sont avérés être un total fiasco. Quant à ceux qui ont été considérés comme réussis, ils n'ont détruit leurs cibles que parce que leurs têtes ont été dotés de phares spéciaux sur lesquels ont été guidés les missiles antimissiles.

Mais même là n'est pas l'essentiel. Frapper un missile ne constitue pas en soi de difficultés. Cela fut démontré dès mars 1961 par le système de défense antimissile A-35 créé par le constructeur soviétique Grigori Kissounko avec ses collègues. Nikita Khrouchtchev s'était alors vanté : "Nous pouvons atteindre l'oeil d'une mouche avec un missile". Il en est autrement de la façon de prévenir le vol de missiles à têtes multiples à guidage individuel qui volent vers la cible dans un nuage d'imitateurs. Il est très difficile de distinguer les ogives nucléaires réelles des leurres qui les accompagnent. C'est pratiquement impossible, affirment des spécialistes. Un tel vol ne peut être interrompu que par une explosion nucléaire. Les Etats-Unis n'y sont pas encore prêts. Puisqu'il en est ainsi, à quoi bon faire des dépenses inutiles puisqu' il n'en découlera pas l'effet attendu en temps voulu et à l'endroit voulu.

L'Amérique a déjà dépensé 50 milliards de dollars pour la création de la défense antimissile stratégique, il fallait en dépenser encore au moins 60 milliards de dollars, alors que le résultat de ces dépenses n'est pas évident. En temps de crise financière, il n'est pas tout a fait raisonnable de s'adonner à du gaspillage d'argent à des fins propagandistes, éphémères, pour ne pas dire plus. Comme il ressort de la déclaration du président américain, l'administration Obama n'a pas l'intention de le faire.

Ce texte tiré de la presse russe n'engage pas la responsabilité de RIA Novosti.
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Published by valenton rouge - dans Monde
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 12:42
Clausewitz et Giap
Un chapitre inédit de Clausewitz et la guerre populaire
Une introduction dispensable
Lorsque qu’il m’a fallu lâcher le manuscrit de Clausewitz et la guerre populaire à son éditeur, j’éprouvais un sentiment d’inachèvement probablement très banal en cette circonstance. Il se trouve toujours quelque boulon à resserrer, quelque barbelure à limer. Mais à ce sentiment général s’ajoutait un regret très précis : celui de n’avoir pas pu creuser la question des stratèges révolutionnaires postérieurs à Lénine qui ont appliqué consciemment les thèses de Clausewitz. C’est le cas des cadres de l’appareil politico-militaire du KPD entre 1925-1945, de Tito (qui a étudié Clausewitz à Moscou en 1934), et du général Giap, à peine mentionné dans l’introduction du livre. Il a fallu la publication des Mémoires de Giap pour mesurer en quoi et à quel point il avait été influence par Clausewitz. Je ne pourrai jamais assez conseiller ces Mémoires1 : elles fournissent un éclairage irremplaçable sur la première guerre d’Indochine. À la différence des textes publiés dans les années soixante, les échecs de l’Armée populaire et les désaccords survenus parmi ses cadres y sont évoqués ouvertement et en détail. C’est dans ces Mémoires que Giap raconte sa rencontre avec Clausewitz et les moments où la pensée de Clausewitz vint nourrir ses propres réflexions. C’est fort de ces Mémoires que j’ai pu rédiger un des chapitres qui manquait à mon étude2 et, sur base de cette étude et de ce chapitre, un petit essai paru en octobre 2006 aux éditions Aden.
T. D.
Officiellement fondée en septembre 1944, l’Armée populaire, bras armé du Vietminh, fut dès sa fondation placée sous le commandement de Giap. Profitant de l’affaiblissement général de l’armée japonaise en 1945, elle passe à l’offensive générale : le 28 août, Giap pénètre à la tête de ses soldats à Hanoï et le lendemain, Ho Chi Minh y forme le premier gouvernement du Vietnam indépendant.
Début octobre, les unités françaises débarquent à Saïgon et entreprennent la reconquête du pays. Le Vietminh est défait d’abord dans le Sud, ensuite dans le Nord. La bataille pour Hanoï sera d’une violence inouïe. Le 18 février 1947, les unités régulières vietminh quittent la ville en combattant et gagnent les bases de guérilla, préparées à l’avance dans les montagnes du Viet Bac.
Giap commandait depuis plusieurs années l’Armée populaire lorsqu’il lut Clausewitz. Des mois durant, le secrétaire général du Parti Communiste Indochinois, Truong Chinh, avait poussé tous les cadres militaires à lire Vom Kriege mais Giap, de son propre aveu, ne s’y était intéressé qu’à l’approche du déclenchement de la résistance armée : « Avant ce jour, je pensais que Clausewitz avait traité de la guerre du siècle dernier et je n’approuvais pas tout à fait son jugement selon lequel "il faut que la
1 Général Vo Nguyen Giap, Mémoires, Éditions Anako (www.anako.com), collection Grands Témoins, Fontenay-sous-Bois, trois tomes, 2003-2004.
2 On peut lire ou télécharger ce chapitre sur le site www.geocities.com/t_derbent.
1
guerre du peuple dispose d’espaces étendus qui n’existent en aucun pays d’Europe sauf en Russie". »3
De fait, parlant de la capacité de la guerre populaire « à forcer l'envahisseur à vider le sol de la patrie, sous peine d'y trouver son tombeau », Clausewitz avait ajouté cette importante restriction : « Hâtons-nous cependant de dire que, pour qu'une population insurgée pût à elle seule amener une pareille crise, il faudrait admettre des dimensions territoriales telles que la Russie en possède seule en Europe, ou une disproportion si extraordinairement avantageuse pour la défense entre la surface du pays envahi et l'armée envahissante, que le cas ne s'en produira jamais dans la réalité. Si donc on ne veut pas poursuivre un fantôme dans l'étude de cette question, il convient de se représenter toujours l'emploi des populations insurgées comme uni à celui d'une armée permanente, et le plan général des opérations militaires basé sur l'action combinée de ces deux instruments. »4
C’est dans sa base du Viet Bac que Giap se fit lire, par son secrétaire particulier et par son épouse, certains passages de Vom Kriege. « En les écoutant, j’avais souvent l’impression que Clausewitz était assis devant moi pour disserter sur les événements en cours. Clausewitz avait des connaissances profondes sur la nature extrêmement complexe et changeante de la guerre. Cette dernière comporte en effet de nombreux éléments de hasard au point qu’il la comparait à un jeu. Selon Clausewitz,"aucune activité humaine ne dépend si complètement et si universellement du hasard que la guerre (…) la guerre devient un jeu par sa nature subjective comme par sa nature objective"5. J’aimais particulièrement le chapitre intitulé "L’armement du peuple", un chapitre relativement court. Je me demandai sans cesse : Comment un officier de l’Empire prussien a-t-il pu émettre un tel jugement sur cette forme populaire de lutte armée ? Celui-ci était sûrement dû à son amour très fort pour sa patrie et à son refus de vivre en esclave. Sa théorie correspondait étrangement à ce que prônaient nos aïeux : affronter avec ses propres moyens un adversaire supérieur en armes et en nombre. Certains auteurs militaires ont discuté de "la petite guerre" (l’opposant à la "grande guerre") utilisant de petites fractions qui peuvent passer partout, s’approvisionner sans difficulté par elles-mêmes, garder le secret, se déplacer promptement et se replier de même, y compris en l’absence de routes, etc. Tout ce que nous faisions pour l’instant ne ressemblait-il pas en partie à la "petite guerre" ? »6
La culture militaire de Giap est de caractère autodidacte. Il avait étudié les campagnes de l’Empire avec bien plus de profondeur que n’en réclamaient les cours d’histoire qu’il donnait, en 1938, dans un lycée de Hanoï. C’est aussi à cette époque qu’il lut T. E. Lawrence, mais les principales sources de sa formation restent les écrits de Engels et de Lénine sur l’insurrection, les documents sur la lutte de Mao Zedong et Zhu De qui parvenaient en Indochine, et la tradition de guerre nationale vietnamienne.
Mis à part les combats légendaires sous les rois Hùng, si l’on considère sa résistance contre les Qin (à fin du IIIe siècle AC) jusqu’à celle qu’il menait contre la reconquête française, le peuple vietnamien a dû mener treize grands mouvements de résistance
3 Général Vo Nguyen Giap, Mémoires — Tome 1 : La Résistance encerclée, Éditions Anako, collection Grands Témoins, Fontenay-sous-Bois, 2003, pages 105-106. Clausewitz est cité dans la traduction de Denise Naville (De la guerre, Editions de Minuit, Paris, 1955, page 552).
4 Clausewitz, De la guerre, Livre IV,chapitre 26, page 672.
5 Selon la traduction Naville, (pages 64-65) ; dans l’édition Lebovici : page 48.
6 Giap affirme dans ses mémoires (tome 1, page 105) avoir lu Vom Kriege à l’époque dans la traduction de Denise Naville emportée de Hanoï en 1947, mais il doit s’agir d’une erreur puisque cette traduction n’a paru qu’en 1955.
2
nationale7. Giap a une parfaite connaissance de cette histoire, il y consacrera deux des plus importants chapitres de deux de ses plus importants ouvrages : La guerre de libération nationale au Vietnam : Ligne générale, stratégie, tactique (1969) et Armement des masses révolutionnaires — Édification de l’armée du peuple (1972). Il y détaille cet héritage militaire en insistant sur son caractère populaire : « Très tôt, notre peuple s’est donné pour tradition "tout le pays conjugue ses forces" pour combattre l’agression étrangère, et n’a cessé de la cultiver et de l’enrichir. C’est là un secret pour conquérir la victoire que Trân Hung Dao, notre héros national avait découvert dès le XIIIème siècle et qu’il avait érigé en principe, en s’appuyant sur l’expérience de lutte millénaire de notre peuple. (…) Sous les Trân fleurissait déjà la devise "tout le peuple est soldat". Depuis les temps les plus reculés, le peuple a fait sien cet adage "quand l’agresseur est dans le foyer les femmes aussi prennent les armes." »8
De 1935 à 1940, Giap écrivait dans la revue La Voix du Peuple une rubrique qui traitait régulièrement des activités de l’Armée rouge chinoise, et écrivit un livre intitulé Pour connaître la situation militaire en Chine dans l’intention d’inciter le peuple vietnamien à appliquer les expériences de la lutte révolutionnaire des communistes chinois. Il traduisit Sur la guérilla anti-japonaise de Zhu De. En 1942, Giap effectue un court séjour en Chine, à l’école politique et militaire du Parti Communiste Chinois de Kangta, dans le Yenan9. À cette époque Giap ne connaissait Clausewitz que par les arguments échangés au début des années 1940, quand des colonialistes français projetaient, en cas d’agression japonaise, une retraite à l’intérieur du pays pour y mener une guérilla à l’image de la guérilla chinoise. Ce projet avait été sévèrement critiqué avec l’autorité de Clausewitz pour qui, on l’a vu, une étendue considérable de territoire était nécessaire à la victoire d’une guérilla.
C’est d’ailleurs en ces termes que le débat reprit au sein du Vietminh, et ce débat fut serré, comme en atteste Giap: « Quand notre Parti choisit la guérilla, il reçut le soutien de tout le peuple. (…) Cependant parmi nos commandants, certains s’interrogeaient : "Notre pays est petit et le théâtre d’opération réduit, est-il possible par conséquent de mener une guérilla victorieuse ?" Des discussions soutenues furent organisées, au sein d’un cercle restreint, sans aboutir à une identité de points de vues ni à une conclusion unanime, mais sans jamais remettre en cause la politique du Parti. »10. De fait, le Vietnam est peu étendu, l’ennemi y était déjà présent en plusieurs endroits, et ses moyens militaires modernes avaient réduit l’espace. Les bases les plus reculées de la résistance n’étaient qu’à une journée de route en véhicule à moteur (ou à une demi-heure de vol) de l’ennemi. Dans cette guerre contre les Français, le Vietminh ne pouvait pas disposer d’arrières sûrs où aurait pu régner un calme absolu. Ses replis ne pouvaient être que des changements cycliques de cantonnement, semblables à des parties de cache-cache.
7 Résistance contre les Qin, les Nan Yue, les Nan Han (à deux reprises), les Song (à deux reprises), les Mongols et les Yuan (à trois reprises), les Ming, les Siamois, les Qing et les Français. Cf. l’intervention du professeur Phan Huy Lê, intitulée Dien Bien Phu dans l’histoire et l’identité de la nation vietnamienne, au colloque de Paris des 21-22 novembre 2003 qui avait pour thème : La bataille de Dien Bien Phu entre histoire et mémoire. Ne sont pas pris en considération les conflits qui opposèrent le Vietnam à ses voisins du Sud.
8 Giap : Armement des masses révolutionnaires — Édification de l’armée du peuple in Écrits, Éditions en langues étrangères, Hanoï, 1977, pages 456-457.
9 En mai 40 déjà, Ho Chi Minh avait engagé Giap et Pham Van Dong à compléter leur formation politique et militaire en Chine, dans les rangs de l’Armée rouge chinoise. Ni Dong ni Giap n’arriverons à destination : la nouvelle de la chute de Paris ayant amené Ho Chi Minh à les rappeler au Vietnam. Ho Chi Minh avait lui-même vécu plus d’an, en 1938-39, dans l’Armée rouge.
10 Giap, Mémoires, tome 1, (op. cit.), page 173.
3
Dans la guerre française comme dans la guerre américaine qui allait bientôt suivre, Giap a présenté toutes les qualités du chef de guerre selon Clausewitz, il fait preuve du même courage face au danger11 et face aux responsabilités ; maître de lui et énergique, il a à la fois le "coup d’oeil", cette disposition à voir les éléments d’une ligne de conduite dans les situations confuses et incertaines, de la résolution (le « courage de l’esprit », comme le dit Clausewitz, en français dans le texte12) qui ne tourne jamais à l’obstination, et cette présence d’esprit qui le fait triompher du nouveau et de l’inattendu.
Giap lui-même a écrit sur ce qu’il a appelé « la décision la plus difficile de sa carrière »13. Deux méthodes avaient été mises au point pour réduire un camp retranché. La première consistait à concentrer l’essentiel des forces pour les lancer vers le coeur du camp ; la seconde consistait à investir le camp et à le réduire position après position, par des attaques successives.
La première méthode avait été retenue pour Dien Bien Phu et tout le dispositif offensif avait été agencé dans cette perspective qui enthousiasmait les troupes et les cadres. Ce choix était en outre approuvé par les conseillers militaires chinois aguerris dans la guerre de libération et la guerre de Corée. L’incessant renforcement du camp retranché plaidait aussi en faveur d’un règlement rapide. Enfin, la seconde méthode posait des problèmes de logistiques apparemment insurmontables : Dien Bien Phu était à 500/700 kilomètres des bases de ravitaillement de l’Armée populaire et la saison des pluies approchait, qui rendrait impraticables les sentiers de la jungle.
Et pourtant, le 26 janvier 1954, Giap décida l’abandon du premier plan. Le renforcement du camp retranché ôtait selon lui toute chance de succès à une attaque unique et ses troupes manquaient de préparation aux opérations interarmes (il disposait pour la première fois d’une véritable artillerie de campagne). Ce changement de plan fut décidé à la dernière minute, il nécessita le rappel d’une division déjà en mouvement et le déplacement de toute l’artillerie. Giap prit cette décision seul et contre l’avis de tous. Pour affronter le problème logistique, il se reposa sur le caractère populaire de la guerre de libération et sur les capacités du Parti à mobiliser et à organiser les masses14.
L’union de l’intelligence et du caractère se manifestent également dans l’extrême souplesse avec laquelle Giap mit en oeuvre les différentes formes de d’organisations, de manoeuvres et de combats.
Selon les endroits et les moments, Giap fractionna de grandes unités en petites pour relancer la guerre de guérilla ou, au contraire, regroupa des petites unités en grandes pour mener une guerre de mouvement.
Selon les endroits et les moments, Giap lança à l’offensive les divisions de son corps de bataille dans le seul but de soulager les zones de guérilla menacées par des opérations de ratissages ou, au contraire, il utilisa les guérillas pour favoriser l’offensive de son corps de bataille.
11 Giap a enduré les conditions de lutte extrêmement pénibles de la guerre de guérilla dans la jungle « où tout pourrit, où votre chair est la première à pourrir », et il a été blessé en dirigeant l’attaque contre un poste français, au début de 1945.
12 Clausewitz, De la guerre, Livre I, chapitre 3, page 75.
13 Dans le troisième tome de ses Mémoires, dans sa contribution au recueil Dien Bien Phu — Histoire, Impressions, Souvenirs (op. cit.), et à d’autres occasions encore
14 De fait, le peuple vietnamien fournit à cette occasion un effort titanesque. 300.000 travailleurs de la logistique militaire et volontaires civils traceront des routes à travers jungles et montagnes, et y feront circuler, malgré les bombardements, des centaines de camions, des dizaines de milliers de cyclo-pousses et de chevaux bâtés.
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Selon les endroits et les moments, Giap opposa ses grandes unités au corps de bataille ennemi lorsque celui-ci était à l’offensive ou, tout aussi bien, se déroba et fit le vide devant l’offensive ennemie.
Giap a parfaitement assimilé le caractère d’action-réaction de la guerre : non seulement ses plans intégraient des variables en fonction des réactions ennemies, mais ils étaient même modulés en fonction du général qu’il affrontait. En outre, Giap n’en reste jamais au plan préétabli : il poursuit et amplifie une offensive victorieuse ou met un terme à une offensive qui piétine.
C’est point par point que Giap applique ou réinvente la doctrine clausewitzienne dans le cadre particulier de la guerre révolutionnaire. Cette constatation va de soi lorsqu’il s’agit des thèses sur la guerre nationale, sur la "petit guerre", sur le rapport entre la guerre et la politique et donc sur l’élaboration du plan de guerre. Mais il en va de même pour les thèses de la dissymétrie entre la défensive et l’offensive, pour le principe de la concentration des forces, pour l’importance du moral, et pour celui de la "bataille décisive".
« La guerre révolutionnaire, considérée dans tout son déroulement, est une offensive. Il est possible qu’à certains moments, en certains endroits on se tienne sur la défensive, mais c’est pour créer les conditions nécessaires à la poursuite de l’offensive »15 écrit Giap. Or, énonce Clausewitz : « La défensive étant la plus forte des deux formes de la guerre, il faut logiquement l’adopter tout d’abord lorsqu’on est le plus faible ; mais, en raison de ce qu’elle ne peut conduire qu’à un résultat négatif [la conservation, par opposition à la conquête], il convient logiquement aussi de l’abandonner dès que l’on devient assez fort pour viser un but positif. » 16
Cette dialectique entre la défensive et l’offensive, Giap l’a maîtrisée au plus haut point. Bien entendu, le passage de l’une à l’autre forme ne s’est pas toujours fait sans difficulté. L’échec des trois offensives de 1951 contre le delta du fleuve Rouge, celui de l’offensive du Têt en 196817, et celui de l’offensive de Pâques 1972, s’expliquent par un passage prématuré d’une forme de guerre à l’autre. Un retour à une défensive active a permis de transformer les petits progrès quantitatifs de l’Armée populaire en changement global du rapport des forces — ce qui a permis d’aborder victorieusement le passage à l’offensive (prise de Dien Bien Phu en 1954, de Saïgon en 1975). Sur le plan opérationnel, Giap a su utiliser les avantages de la défensive active pour fixer les forces mobiles ennemies, et ainsi permettre à son propre corps de bataille de passer à l’offensive.
C’est aussi par la maîtrise du jeu entre les différentes catégories de ses forces que Giap parviendra à appliquer le principe de la concentration des forces, alors que ses adversaires n’y arrivèrent jamais. Pour Clausewitz, la concentration est la loi suprême et la plus simple de la stratégie : « À la guerre chacun des adversaires tend incessamment à se trouver dans les conditions les plus favorables au moment où se produira le choc matériel des forces opposées. Or, comme dans ce choc celle des deux forces qui développera le plus de puissance anéantira nécessairement l’autre et l’entraînera même dans son propre mouvement, tout emploi successif des forces serait illogique, et l’on doit sans cesse être en mesure de porter ensemble au même
15 Giap, La guerre de libération nationale au Vietnam, in Ecrits, Editions en langues étrangères, Hanoï, 1977, page 346
16 Clausewitz, De la guerre, Livre VI, chapitre 1, pages 477.
17 Ces offensives, qui ont eu des effets positifs, furent des échecs dans la mesure où elles n’ont pas atteint l’objectif fixé.
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choc la totalité des forces qui sont susceptibles d’y prendre part. »18. Dès le moment où Giap et le général Navarre (qui commandant le Corps expéditionnaire français) acceptèrent la bataille à Dien Bien Phu, ils auraient dû l’un et l’autre mettre en oeuvre ce principe, et veiller à ce qu’il soit appliqué par leurs subordonnés. En réalité, Giap a su amener à Dien Bien Phu 50.000 de ses 306.000 combattants19 (1/6), Navarre 10.000 sur 450.000 (1/45). Giap avait su jouer des forces régionales et locales pour « fixer » l’essentiel de l’armée française et disposer librement de ses grandes unités. Plus spectaculairement encore, l’artillerie française, qui était au Vietnam infiniment plus puissante que l’artillerie vietminh, s’est trouvé deux fois plus faible que celle-ci à Dien Bien Phu20.
Pour Clauzewitz, nous l’avons vu, la valeur d’une armée tient moins à ses effectifs qu’à son esprit. Giap se montre sur ce point d’une irréprochable orthodoxie clauzewitzienne, qui insistera toujours sur l’importance du moral des combattants : « Élevant sans cesse la conscience révolutionnaire, faisant s’épanouir au maximum le courage et l’intelligence de l’homme, résolvant correctement les rapports entre l’homme et l’armement, accordant la toute première importance au facteur humain, au facteur politique et moral, tout en faisant grand cas du facteur armement, du facteur matériel et technique, notre art militaire a insufflé à nos forces armées et à notre population un dynamisme toujours plus grand et des capacités offensives considérables »21
La manière dont Giap use des qualités respectives de ses troupes régulières, régionales, et locales le montre parfait clausewitzien. Ce ne sont certes pas les milices villageoises qui auraient pu soutenir l’épreuve des attaques et contre-attaques de la "bataille des cinq collines" à Dien Bien Phu. Non que ces miliciens manquaient de courage, mais qu’ils n’avaient pas cette qualité morale particulière des troupes régulières et aguerries qui permet d’endurer ce genre d’épreuve — leur courage s’exprimait dans leur capacité à lutter à un contre dix, en exploitant leur connaissance du terrain et leur esprit d’initiative.
Dien Bien Phu donne un éclairage éclatant de la manière dont Giap a mis en pratique le concept clausewitzien de « bataille décisive ». C’est après voir lu Clausewitz que Giap aborda cette bataille. Il a d’ailleurs rapporté le problème posé par Dien Bien Phu au chapitre de Vom Kriege intitulé Défense des montagnes : « Il est certain qu’un petit poste placé en pays montagneux sur une position judicieusement choisie acquiert par cela même une puissance de résistance extraordinaire. (…) On a été porté à croire qu’en donnant une force individuelle plus grande à des postes de cette espèces, et en en établissant une suffisante quantité les uns à côté des autres, on devait former un front très fort, en quelque sorte inattaquable, et qu’il ne s’agissait plus, dès lors, que de se prémunir contre un mouvement tournant en s’étendant de la même façon vers la droite et vers la gauche, jusqu’à ce qu’on trouvât sur chaque aile une point d’appui réellement suffisant, ou que l’on pût se fier à l’étendue même de la
18Clausewitz, De la guerre, Livre III, chapitre 12, page 230.
19 L’Armée populaire comptait alors 124.000 combattants des troupes régulières, 63.000 des troupes régionales, et 119.000 des milices locales.
20 Le colonel Piroth qui commandait l’artillerie français à Dien Bien Phu, avait répondu au ministre Jacquet qui visitait le camp retranché avant la bataille et qui lui proposait des canons supplémentaires (de ceux qui engorgeaient les dépôts de Haïphong et de Hanoï) : « J’en ai plus qu’il m’en faut… ». Consterné par l’échec de son dispositif, Piroth se suicida.
21 Giap, La guerre de libération nationale au Vietnam, (op. cit.), page 362.
6
ligne et la tenir pour intournable. »22 La conception de Dien Bien Phu correspond à cette analyse, à ceci près que les huit centres de résistances ne formaient pas une ligne défensive mais un complexe défensif circulaire23.
Dien Bien Phu est le type de la "grande bataille clausewitzienne". Giap attendait l’occasion de porter un coup décisif au Corps expéditionnaire français, un coup qui tout à la fois anéantirait les forces armées ennemies, lui ouvrirait la possibilité de contrôler du territoire, et briserait la volonté de lutte chez l’ennemi.
C’est pour parer une offensive vietminh dans le Nord-ouest et au Laos que Navarre parachuta le 20 novembre 1953 des troupes à Dien Bien Phu. À la différence de Navarre, certains généraux français, confiants dans la solidité du camp retranché24, espéraient l’attaque contre Dien Bien Phu. Cette attaque, qui les changerait de l’ordinaire usant de la guerre de guérilla, rendait à leurs yeux possible la destruction du corps de bataille vietminh dans ce qu’ils concevaient aussi, ironiquement, comme une "grande bataille clausewitzienne". Pour Giap comme pour ses adversaires, remporter une victoire signifiait déterminer le cours des négociations de Genève.
Jusqu’à la dernière minute et dans le moindre détail, Giap a conçu et affronté la bataille de Dien Bien Phu comme une bataille d’anéantissement. Alors même qu’il apprenait la capitulation du camp retranché et la capture du général de Castries, il donnait des consignes précises pour éviter que les légionnaires qui tenaient encore Hong Cum, au sud de Dien Bien Phu, ne réussissent une percée. Les miliciens locaux et les habitants de la région ratissèrent la jungle, torche à la main, pour que pas un homme du Corps expéditionnaire français ne s’échappe. 10.000 soldats français étaient pris au piège de Dien Bien Phu. Une poignée d’entre eux échappera à la captivité en parvenant, au terme d’une marche épuisante, à rejoindre l’un ou l’autre poste français au Laos…
22 Clausewitz, De la guerre, Livre VI, chapitre 15, page 574. C’est à la page 111 du tome 3 de ses Mémoires que Giap renvoie à cette analyse de Clausewitz.
23 Dien Bien Phu est une cuvette entourée de montagnes. Le Vietminh tenait ces montagnes, mais le camp retranché était composé de centres de résistance solidement installés au sommet des collines parsemant la plaine. Les combattants vietminh devaient descendre des montagnes, sous le couvert de la jungle, pour ensuite monter à l’assaut des collines.
24 La résistance du camp retranché de Na San au cours la précédente campagne leur donnait confiance : « Dien Bien Phu, ce sera Na San multiplié par dix. Nous n’écraserons pas une division, mais quatre ». Le général Cogny déclara : « je souhaite le choc à Dien Bien Phu » et provoquait ses assiégeants par radio et tracts largués dans la jungle « Qu’attendez-vous pour attaquer si vous n’êtes pas des lâches ? ».
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 12:37

- 1890 : Hô Chi Minh naît à Kim Liên, près de la ville de Vinh dans l’actuelle province de Nghe An. Son père est fonctionnaire.

- 5 juin 1911 : il quitte Saigon pour l’Europe pour poursuivre des études. Il vit à Londres entre 1914 et 1919, puis à Paris.

- Juin 1919 : Il publie les Revendications du peuple annamite.

- 26 décembre 1920 : délégué au Congrès de Tours, il exprime son adhésion aux principes de l’Internationale communiste.

- Avril 1922 : encore nommé Nguyên Ai Quôc, il écrit dans l’Humanité qui vient d’ouvrir une rubrique régulière d’information sur les colonies.

- 1923 : il quitte Paris pour Moscou et suit la formation du Komintern qui l’aidera à créer des réseaux au Vietnam avec l’aide du PC chinois.

- 1925 : à Canton (Chine), il fonde l’Association de la jeunesse révolutionnaire du Vietnam et organise le Groupe des communistes, premier noyau du futur Parti communiste indochinois, créé en 1930.

- Août 1942 : de retour au Vietnam, il prend le nom de Hô Chi Minh. Il organise la Ligue pour l’indépendance du Vietnam (connue sous le nom du Viêt-minh). Il est arrêté et relâché en septembre 1943. Les groupes armés s’organisent en une Armée de libération nationale commandée par Giap.

- 2 septembre 1945 : proclamation de la République démocratique du Vietnam, Hô en devient le président.

- 6 janvier 1946 : l’élection d’une Assemblée constituante est un triomphe. L’échec des négociations avec la France conduit à la guerre.

- 23 novembre 1946 : la flotte française pilonne Haiphong. La France ne parvient pas à prendre le dessus malgré l’aide américaine. Les Français finissent par s’enliser à Diên Biên Phu début 1954.

- 21 juillet 1954 : les accords de Genève reconnaissent l’indépendance du Vietnam et prévoient la réunification pacifique du pays en 1956.

- 1956-1968 : dans le Nord, le parti met en place une réforme agraire. Au Sud, Diem, soutenu par les États-Unis, rejette les élections prévues par les accords de Genève et se livre à une répression anticommuniste. Les communistes du Sud entrent en résistance. Le régime est renversé début 1963. Les États-Unis créent le prétexte d’un incident naval dans le golfe du Tonkin, en août 1964, pour bombarder le Nord. Le Vietnam résiste. Son armée l’emporte lors de l’offensive du Têt de 1968 (janvier à mars).

- 2 septembre 1969 : il meurt.

- 30 avril 1975 : Saigon libérée devient Hô-Chi-Minh-Ville. D. B.
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 12:31
Premier du genre en Europe, le Centre culturel du Vietnam (CCV) en France souffle sa première bougie, avec au menu un palmarès éloquent.

Un an d'existence en tant que centre culturel ne représente pas une longévité importante mais ces 365 jours ont quand même une valeur significative, en particulier pour le Centre culturel du Vietnam (CCV) en France, le premier du genre en Europe.

Créé il y a tout juste un an, le CCV est devenu une destination connue de beaucoup de Viêt kiêu, de toutes générations, et en particulier des jeunes étudiants et stagiaires vietnamiens en France, sans oublier les amis français. L'établissement lui-même cherche à affirmer davantage son rôle qui est de rassembler les Vietnamiens expatriés afin qu'ils renouent des liens avec leur pays natal, ainsi que de renforcer les échanges entre les peuples vietnamien et français.

Situé au 19, rue Albert, 13e arrondissement de Paris, le CCV accueille de nombreuses activités culturelles dans les domaines aussi divers que la musique, la littérature, l'art, la gastronomie et le tourisme. "Le charme du Vietnam", "La mémoire du pont Long Biên", "La vie et l'œuvre du Président Hô Chi Minh en images ", il a organisé avec succès une bonne dizaine d'expositions de peintures, de photographies et d'objets d'art, présentant la terre et les hommes vietnamiens.

Le centre s'est coordonné avec des organisations vietnamiennes en France pour organiser la fête de mi-automne pour les enfants, des soirées récréatives pour les jeunes. La présentation de poésies, de musiques folkloriques, les débats thématiques, ainsi que la projection de films ont attiré une forte participation des Vietnamiens et Français.

"Le plus grand succès du Centre culturel du Vietnam après un an d'opération, c'est la promotion réussie de l'image du Vietnam, de sa population et de sa culture auprès des Viêt kiêu et du public français", a estimé Pham Xuân Sinh, directeur du CCV. "Par ces activités, le Vietnam et ses habitants sont plus proches. Elles contribuent ainsi à renforcer davantage l'amitié, la coopération et les relations entre les deux pays, à resserrer les liens entre les Viêt kiêu et leur pays d'origine", a-t-il indiqué. Le responsable s'est déclaré convaincu qu'en associant les efforts du personnel du CCV au soutien de l'ambassade du Vietnam en France ainsi que des organismes concernés au Vietnam, l'établissement pourrait étendre ses activités non seulement en France, mais ailleurs en Europe.

Dans ce bâtiment, les Viêt kiêu s'en donnent à cœur joie. Certains souhaitent aussi voir à l'avenir le CCV diversifier davantage son programme culturel et sportif, en organisant par exemple des cours d'arts martiaux traditionnels, de musique folklorique ou de cuisine vietnamienne... De plus, le CCVdevra ouvrir des cours de vietnamien pour répondre aux besoins des enfants Viêt kiêu et des Français désireux de découvrir le Vietnam. Une fois ces idées matérialisées, il deviendra une adresse indispensable pour ceux qui souhaitent préserver identité et originalité vietnamiennes, sans oublier les amis internationaux désirant se renseigner sur la culture du Vietnam.

Thu Hà Nguyên/CVN
(23/09/2009)
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 12:09
Le porte-parole du LKP guadeloupéen accuse l’État de ne pas tenir ses engagements. Et met en garde contre une possible reprise de la mobilisation sociale dans l’île.

Vous avez prévenu, à la Fête de l’Humanité, que la mobilisation sociale pourrait reprendre en Guadeloupe. En quoi l’État ne respecte-t-il pas ses engagements après les accords signés en mars dernier ?

Élie Domota. Prenons l’exemple du prix des carburants. Il est prévu, dans le protocole du 4 mars, que l’État fasse rembourser les sommes qui nous ont été extorquées et que cet argent vienne alimenter un fonds pour la formation professionnelle des jeunes. Ce fonds n’a jamais vu le jour. Il était prévu que soit mis un terme au prélèvement de certaines taxes illégales, et que nous soyons remboursés. Cela n’a pas été fait. Il était prévu que soit mis un terme à cette histoire d’évaporation de l’essence qui contraint le consommateur à payer pour une essence qui n’existe pas. De ce côté-là non plus, pas de changement. Nous nous étions mis d’accord sur un véritable contrôle de la structuration des prix, associant tous les acteurs concernés, pour parvenir à une transparence totale sur les prix et l’origine du carburant. Là encore, rien n’a été fait. Au contraire, l’État prévoit une augmentation des prix des carburants. Ce n’est pas normal. Autre exemple, celui des salaires. L’accord Jacques Bino prenait pour base de calcul le salaire de base, hors primes, hors accessoires. Or, pour le versement des 100 euros pris en charge par l’État par le biais du RSTA, la Sécurité sociale doit prendre en compte les primes et les accessoires de salaires. Ce qui exclut plusieurs centaines de salariés, jugés inéligibles au RSTA, alors que les employeurs, se basant sur l’accord Jacques Bino, ont versé leur quote-part des 200 euros.

On peut également citer l’exemple des prix. Pour compenser la baisse des prix de certains produits, la grande distribution s’est arrogé des augmentations sur d’autres références. Un rapport de l’autorité de la concurrence révèle pourtant que nous avions totalement raison. Ni l’octroi de mer, ni le coût du transport ne peuvent justifier de telles marges. Il y a véritablement « pwofitasyon ». L’autorité de la concurrence le reconnaît. Que fait l’État ? Alors qu’il s’était engagé à mettre des brigades d’inspecteurs sur le terrain, à sanctionner les dérives, l’État ne fait absolument rien. En fin de compte, il se retrouve aujourd’hui dans la position de garant de la pwofitasyon. Nous n’acceptons pas cette situation. M. Sarkozy aime à répéter que la signature est un engagement, qu’il faut respecter la parole donnée. Nous disons donc à l’État : respectez vos engagements. Autrement, nous serons obligés de redescendre dans les rues.

L’accord interprofessionnel Jacques Bino sur les salaires a été contesté, dès le départ, par le MEDEF, très hostile au préambule évoquant une « économie de plantation ». Où en est-on de l’extension de l’accord ?

Élie Domota. L’accord a été étendu le 3 avril par M. Hortefeux, alors ministre des Affaires sociales. Mais cette extension-là montre bien que le gouvernement est au service du MEDEF. L’accord Jacques Bino initial comprenait une clause de convertibilité. Celle-ci prévoyait que les entreprises reprennent, au bout de douze mois, les 50 euros versés par les collectivités et, au bout de trois ans, les 100 euros versés par l’État. À la demande du MEDEF, organisation patronale pourtant minoritaire en Guadeloupe, cette clause de convertibilité a été supprimée. D’où cette situation absurde : les 50 000 personnes concernées par la signature de l’accord Jacques Bino initial bénéficieront de cette clause de convertibilité. Mais pas les 30 000 autres, couvertes par cette extension qui leur fera perdre 50 euros dans douze mois et 100 euros dans trois ans. Pour faire plaisir au MEDEF, le gouvernement a entériné une discrimination entre les salariés, mais aussi au niveau des employeurs. On peut dire qu’il y a distorsion de concurrence, puisque certains employeurs vont payer, alors que ceux qui ont refusé de négocier et de signer ne payeront pas. On voit bien là la connivence, la complicité, entre le MEDEF et l’État français.

Le mouvement contre la « pwofitasyon » a mis en cause les « rapports coloniaux » qui lient selon le LKP la Guadeloupe à l’Hexagone. Comment dépasser ce type de rapports ?

Élie Domota. Il faut changer radicalement ces rapports, ouvrir véritablement le débat. Cela concerne l’économie, la répartition des richesses, la formation, l’éducation, etc. La situation sociale qui prévaut en Guadeloupe ne peut s’expliquer sans évoquer le caractère colonial des liens qui unissent la Guadeloupe à la France. Beaucoup refusent de l’admettre, car ils bénéficient d’un certain nombre de privilèges. Mais nous, en bas de l’échelle, nous leur disons que nous sommes, comme eux, des êtres humains. Nous avons, nous aussi, le droit d’accéder au savoir, aux responsabilités. Et nous allons nous battre pour cela.

À vos yeux, la droite sarkozyste au pouvoir est-elle mue par l’idéologie colonialiste ?

Élie Domota. L’ordre colonial est toujours là, il a perduré au gré des alternances politiques. Ce système-là, il faut le faire bouger, le faire exploser. Aujourd’hui, la Guadeloupe produit essentiellement de la canne et de la banane. Ce sont des cultures d’exportation, typiquement coloniales, qui ne sont pas destinées à nourrir les Guadeloupéens. Il faut transformer notre agriculture, la destiner prioritairement à nourrir les Guadeloupéens. D’autres choses sont à revoir. Nous avons un taux d’échec scolaire préoccupant. Le taux de chômage réel des jeunes atteint pratiquement les 60 %. Nous sommes vice-champions d’Europe du chômage des jeunes. Tout cela doit nous interroger sur les liens qui nous unissent à la France. On le voit bien, ce sont des liens qui nous infériorisent, nous assujettissent. Vous avez fortement dénoncé les discriminations pendant le mouvement. Où en est-on aujourd’hui ?

Élie Domota. Nous ne constatons pas même un début de résolution de ce problème. M. Sarkozy a nommé une ministre des DOM-TOM guadeloupéenne, qui se trouve être, comme par hasard, la fille de Mme Michaux-Chevry. Sa promotion, pour nous, ne change rien, puisqu’elle est, elle aussi, au service du grand capital. Nous avons exigé, pendant le mouvement, une politique pour la jeunesse et l’insertion durable des jeunes. Là dessus, l’accord du 4 mars prévoyait un plan d’urgence pour la formation et l’insertion des jeunes. Or sur ce front non plus, rien, absolument rien n’a été fait. En fait, l’État traîne délibérément des pieds pour permettre aux capitalistes et aux békés de se refaire une santé. Mais le peuple guadeloupéen ne se laissera pas berner ainsi sans rien faire. Le système capitaliste traverse actuellement une crise historique. Peut-on dire que le mouvement contre la pwofitasyon avait une dimension de remise en cause des logiques de ce système ?

Élie Domota. Oui, bien entendu. Le capitalisme et les rapports de domination capitalistes conduisent inexorablement à la barbarie. Ce système protège les privilèges de ceux qui passent leur temps à marcher sur les plus faibles au nom de la compétitivité, de la toute-puissance du marché. En face, on nous demande d’être « raisonnables ». C’est-à-dire, en réalité, d’accepter sans broncher les bas salaires, les licenciements, la casse des acquis sociaux au nom d’une prétendue « responsabilité ».

M. Sarkozy nous montre la vraie nature de ce système. Je ne suis pas fondamentalement un pro-RSA. Mais je constate qu’il a cherché pendant des mois 1 milliard d’euros pour financer le RSA. Le même, en moins de deux heures, a mobilisé 360 milliards pour les banquiers. Ces mêmes banquiers qui se distribuent aujourd’hui l’argent entre eux sous forme de bonus faramineux. M. Sarkozy a convoqué les banquiers le 25 août dernier. Ils sont sortis de son bureau tout sourires. Comment ne pas voir là une connivence entre l’État et les milieux financiers ?

Ce qu’il faut faire à notre sens aujourd’hui, c’est se mettre ensemble, dans l’unité et la solidarité les plus larges. Que les gens descendent dans les rues, envahissent l’espace public pour dire très clairement, dans un mouvement déterminé et engagé, qu’ils en ont marre de ne bénéficier que de miettes. Certains s’en mettent plein les poches, à ne plus savoir qu’en faire. Cet argent doit bénéficier à la majorité. Il faut que tout le monde puisse vivre. L’unité sans faille affichée par le collectif LKP pendant la grève est-elle toujours de mise ? Élie Domota. Le LKP n’est pas un mouvement spontané. C’est une accumulation, une addition de luttes, de victoires, de défaites, d’expériences qui remontent à des dizaines d’années. Chacune des organisations membres du LKP avait déjà participé, à un moment ou à un autre, à un travail unitaire. Nous avions monté ensemble, en 2004, un comité de lutte contre la répression antisyndicale. Nous travaillons ensemble depuis 2002 sur une plate-forme commune de la classe ouvrière. Nous faisons des 1er mai ensemble depuis le début des années 1990. S’unir, tous ensemble, fin 2008, n’a donc pas posé de problème majeur. Le LKP est l’aboutissement d’un processus de combats et d’expériences.

Vous avez participé pour la première fois cette année à la Fête de l’Humanité. Quelles sont vos impressions ?

Élie Domota. Des impressions extraordinaires. Ce que j’apprécie, c’est cette mixité de personnes de toutes les couleurs, de toutes les origines, de toutes les cultures. On passe des concerts aux débats, en passant par des moments de rencontres, d’échanges culturels autour de repas. C’est fabuleux. J’ai rencontré une foule de gens : des Mauritaniens, des Gabonais, des Ivoiriens, des Français, des militants du PCF, de la CGT ou d’autres syndicats. J’ai découvert un brassage que je n’avais jamais vu ailleurs. Tout cela dans une ambiance très conviviale. Voir ainsi des centaines de milliers de personnes en un même lieu, c’est incroyable. J’ai été très impressionné, aussi, de l’écho rencontré par notre lutte. Comme si notre combat avait transmis de la force à d’autres, à des milliers de kilomètres. Tout ce que je peux souhaiter, c’est que les travailleurs français et leurs organisations puissent se mettre ensemble pour lutter ensemble, dans un mouvement qui aille au-delà d’une journée. Le gouvernement et les capitalistes ne craignent pas les journées de mobilisation sans suite. Pour les obliger à négocier, pour instaurer un véritable rapport de force, propre à les faire plier, il faut aller vers des grèves reconductibles.

Entretien réalisé par Rosa Moussaoui
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Published by valenton rouge - dans Monde
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