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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 22:10

Le “film évènement” de la star écolo ne ravit pas ses sponsors



 

Le Canard enchaine
APRÈS « Ushuaïa » et ses chouettes loopings en « Woopy, l’ULM électrique », Nicolas Hulot nous invite à vivre une nouvelle expérience extrême. Le 7 octobre sort en salle « Le syndrome du “Titanic” », son film. Ou plutôt un interminable discours à la première personne du poète Hulot nous expliquant que la Terre est en train de péter et que la société de consommation consomme vraiment trop. Le tout coproduit par des sociétés garanties Vertes : TF1 et Studio 37, filiale d’Orange, qui feront acte de décroissance en reversant 10 % des recettes à des associations. Un étrange attelage qui ne trouble pas son équipe : « Son discours se radicalise, mais Nicolas reste pragmatique », note un proche du télécologiste.

 

Coquins de sponsors

Trois sponsors - EDF, la SNCF et la Fondation Bettencourt - ont a aussi allongé 500 000 euros chacun sur un budget total de 5 millions. Rien n’est trop cher pour surfer sur la vague Hulot... à condition de maîtriser la vague. Les sponsors ne sont pas toujours disposés à avaler n’importe quoi. Ils ont « tiqué », par exemple, à la vue du film et « la fin a été modifiée pour être moins catastrophiste », a t-on appris, dimanche (14/9), lors de l’émission « Pop com » de Canal Plus. Même pas vrai, s’insurge Hulot : « La seule chose que j’ai changée, c’est l ’ intonation de trois phrases, plus optimistes, que l’on n’entendait pas assez », explique-t-il au « Canard ». Suffit de le dire bien fort .

Avant de s’éclaircir la voix, Hulot avait rencontré, le 15 juillet à Montparnasse, Bernard Emsellem, le dircom de la SNCF : « Je lui ai fait part de mes remarques », confirme Emsellem au « Canard ». Qu’ils sont embêtants, ces sponsors, à vouloir mettre leur grain de sel...

Hulot a pourtant l’habitude : cela fait vingt ans que sa Fondation est financée par de grands amis de la nature, comme le fabricant d’engrais Rhône-Poulenc, du temps où il existait encore. D’autres ONG Vertes, comme WWF, font pareil, mais leur financement privé est un chouïa plus diversifié. La Fondation Hulot, elle, a quatre grands mécènes. Quatre grands écolos dans l’âme - TF1, L’Oréal, EDF et Ibis crachent chacun 500 000 euros par an et fournissent, à eux seuls, près de la moitié des recettes (44 % en 2008). En échange, TF1, L’Oréal et EDF siègent au conseil d’administration. Et n’y font pas que de la figuration : Hulot a ainsi été prié d’atténuer un peu ses propos catastrophistes quand il parle au nom de la Fondation. « [Les mécènes] nous l’ont dit, ils ne veulent pas que la Fondation soit associée à une vision trop apocalyptique », rapporte un collaborateur de l’animateur.

En 2008, pour la première fois, les comptes ont viré au rouge. Il a manqué 314 000 euros pour boucler le budget de la Fondation, qui a embauché cinq salariés pour suivre le Grenelle de l’environnement et acheté son siège en 2006 : 400 m2 (plus 300 m2 en location) dans un immeuble moderne de Boulogne- Billancourt.

Heureusement, Hulot a l’esprit ouvert : c’est le seul écolo qui ne soit pas contre le nucléaire, même s’il n’est pas favorable à l’EPR. Et il ne voit aucun obstacle à faire appel, pour « diversifier le financement », aux piles Duracell ou aux Autoroutes du Sud de la France (ASF) : « Je suis contre la construction de nouvelles autoroutes, mais on ne va pas détruire celles qui existent déjà. »

Produits à la dérive

Pro du grand écart, l’animateur a déjà frôlé le claquage. En 2006, TF1, la chaîne de Martin Bouygues-le-meilleur-ami-de-Sarko, le somme de renoncer à son projet de candidature à la présidentielle. Hulot prépare ses cartons et renonce à son salaire pendant deux mois . Dur sacrifice : il est alors - encore aujourd’hui - payé 30 000 euros par mois pour trois ou quatre « Ushuaïa » par an.

Depuis, tout le monde s’est calmé au nom d’intérêts bien partagés. « Ushuaïa » cartonne et la marque, qui appartient à TF1, rapporte plein de pépettes en produits dérivés. Il y a des lunettes Ushuaïa et même un écologique Peugeot tout-terrain Ushuaïa. Sans compter les gels douche L’Oréal-Ushuaïa, accusés, en 2006, de contenir des produits cancérigènes... L’épisode avait beaucoup fait « souffrir » l’animateur, mais le pauvre n’a pas son mot à dire. Il ne fait qu’empocher les royalties : 5,25 % des droits, soit plus de 700 000 euros brut par an, qu’il reverse en partie à sa fondation. « Attention  : sur le Peugeot, je ne touche rien, car TF1 a été payé en spots de pub ! », s’écrie Hulot. Trop dure, la vie de télécologiste...

Isabelle Barré

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 21:09
Vous faisiez quoi vous à 23 ans ? Vous alliez au ciné? à la fac? à l'usine?  0u à la ville? à la campagne? en vacances? au boulot ? le métro et le dodo ?

Que fait on de ses 23 ans, à peine homme, l'adolescence épuisée, que fait on de ses 23 ans dans un pays comme le nôtre, on en fait quoi de ce temps qui passe immuable, de ce sablier témoin de l'usure des instants, que fait on à 23 ans en France ?

On vit, on survit si la cuillère de notre enfance était nickelée et celle d'or réservée, mais l'on existe, au moins pour les siens et à leurs  côtés, au moins cela.

Que fait on de ses 23 ans quand on vient d'un pays de minarets, d'oliveraies, de dattiers, d'odeurs intenses ?

Que fait on de ses 23 ans quand l'image des tiens te poursuit, quand les photos déjà jaunissent, racornies d'être glissées et reglissées dans ce portefeuille qui a franchi la mer et les frontières.

Que devient on à 23 ans lorsque les dattiers, les oliviers, les usines délocalisées n'ont rien à offrir ou le pire, que devient on à 23 ans au pays  des roses des sables, des épices envoutantes, la terre rougeoyante ?

Que risque t'on à 23 ans à franchir la mer, à se lancer dans un improbable avenir pour fuir un authentique néant ?

Que désire t'on à 23 ans, quand le luxe t'éblouit de ses vitrines, quand l'eau coule du robinet, que le frigo fonctionne, que tu peux manger presqu'à ta faim, que ne veut on vivre là !

Qui pourrait reprocher cela, quand les plaies d'un pillage méthodique, d'une ratonnade permanente, frénétique, fanatique,cette centenaire jouissance  des colons, de destructeurs d'histoire, d'empêcheurs de faire du beau chez soi, pour soi.

Aujourd'hui X est parti comme il est arrivé, sans grand bruit hormis celui de son corps explosant sur le bitume après s'être élancé d'un quatrième étage.

X mort inconnu au champ des sans papiers, marocain de 23 ans qui d'un appartement de foyer n'a pu supporter l'idée de l'arrestation et du retour au néant.

Combien de temps faudra t'il au temps pour lessiver au sol le sang séché, ultime trace de vie avant trépas, avant que l'égoisme d'une classe, d'une caste ne l'ait poussé par dessus bord.

Combien de fois vais je passer devant cette tâche qui peu à peu disparaitra comme s'estompera le visage de X, comme la vie continuera sans lui, point infime d'une histoire qui le dépassait.

Comment pourrais je oublier ce seau d'eau jeté avec empressement histoire de lessiver les consciences plus qu'un trottoir?

Comment et pourquoi faudrait il pardonner, oublier les pleurs d'une mère là bas, au pays des minarets,  des oliveraies et des dattiers.

Une mère n'a que la couleur, l'odeur de l'amour de l'enfant porté.

Loin d'elle, au pays des Lumières, la nuit s'est refermée sur X, englouti dans les charniers de l'occident  si tentant.

Il était un sans papiers avec papiers, ceux de son peuple et de sa terre, il avait 23 ans quand les flics surgirent dans l'appartement du quatrième étage.




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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 21:08
L’épouse du dirigeant palestinien embastillé est venue présenter l’édition française des Lettres de prison de Marwan Barghouti. Trois jours d’émotion et de solidarité.

Vendredi soir. L’attente ne fut pas longue. Le chapiteau du village du monde ne pouvait contenir les centaines de personnes venues voir, écouter et manifester leur solidarité avec ces « douze femmes résistantes », dont Fadwa Barghouti, l’épouse de Marwan Barghouti, et Noa Levy, jeune pacifiste israélienne. À leur entrée, la salle se lève. Elles sont accompagnées de Fernand Tuil, président de l’AJPF, de Hind Khouri, représentante de l’Autorité palestinienne en France, et de Denise Hamouri. Fadwa Barghouti, visiblement émue par tant de solidarité et de chaleur, se lève également et salue l’assistance. À la voir, on a du mal à imaginer ce qu’elle endure : un mari et un fils en prison ! Et pourtant, via Marwan Barghouti, ce sont les 11 000 prisonniers qu’elle évoque. « Ce livre, confie-t-elle, ce n’est pas celui de Marwan, mais de tous les prisonniers, de tout un peuple qu’on empêche d’avoir un État et de vivre en paix. »

Fernand Tuil donne d’emblée le ton, dénonçant « la non-assistance à peuple en danger » quand il évoque la « sauvage » agression israélienne contre Gaza avec usage de bombes au phosphore, et plus généralement de la situation faite aux Palestiniens depuis des décennies. « C’est scandaleux ! On ne peut pas accepter

cela (…) et c’est pour ça que nous rendons hommage aux femmes

palestiniennes », s’écrie-t-il, avant d’appeler à « traîner Israël devant les tribunaux pour crimes de guerre ».

« Marwan va bien. Il a le moral. Et aurait voulu être là avec vous. Il vous adresse ses salutations. En ce moment, il est en train d’apprendre le français », déclare Fadwa d’emblée, avant d’évoquer les cent jours de

torture qu’il a subis, les quatre

années d’isolement auxquelles il

a été soumis, et l’interdiction faite à sa famille de le visiter. En dépit de ce qu’Israël lui fait endurer, Marwan Barghouti est à l’écoute de son peuple et intervient activement afin de mettre fin aux divergences fratricides entre Palestiniens, avant de souligner « l’importance du document des prisonniers » adressé aux différents courants de la résistance palestinienne pour s’unir contre Israël (1).

Samedi, 13 heures. Village du livre. Fadwa est conviée au débat animé par Pierre Barbancey sur le livre de Marwan Barghouti. Là également, la salle est pleine. À la tribune, Jean-Claude Lefort, député honoraire et président de l’Association France-Palestine, l’avocate Gisèle Halimi et la directrice des éditions Arcane 17, Marie-Pierre Vieu. Jean-Claude Lefort rappelle dans quelles conditions Marwan Barghouti avait été détenu, le déroulement du procès. Et sa plaidoirie prononcée en hébreu. La raison, explique Lefort : considérant qu’il s’agit d’un tribunal illégal, le dirigeant palestinien ne voulait pas d’avocat. Invitant les participants à lire le livre, Marie-Pierre Vieu, le qualifient de « roman de la vie du peuple palestinien », « sans langue de bois » et d’« une modernité fondamentale ». Quant à Gisèle Halimi, elle a fait part de son pessimisme quant à le voir un jour en liberté, considérant qu’avec l’actuel gouvernement Netanyahou, « la paix s’éloigne » !

Il restait moins d’un quart d’heure quand Fadwa Barghouti a pu arriver, accueillie comme la veille, par une salle debout. Là également, elle informe que Marwan a été très heureux d’apprendre que son livre a été publié en français et que, quelle que soit la langue utilisée, il exprime invariablement les mêmes positions. Avant de remercier tous ceux qui aident le peuple palestinien à recouvrer sa liberté et à avoir un État avec Jérusalem pour capitale. En soirée, elle est l’invitée de l’ANECR sur le thème de « Quatre heures pour la paix ». Une soirée présidée en première partie par Francis Wurtz et Hind Khoury. Fadwa Barghouti est chaleureusement accueillie par les élus communistes et républicains, dont plusieurs villes qu’ils gèrent ont fait citoyen d’honneur Marwan Barghouti. Elle remercie la délégation des 108 élus qui s’était rendue en Palestine, permettant ainsi de briser l’isolement du peuple palestinien. Et de souhaiter que toutes les villes françaises fassent de Marwan Barghouti un citoyen d’honneur, à l’instar de celles qui l’ont déjà fait.

Dimanche. Fatiguée mais heureuse, elle a encore dédicacé le livre de Marwan avant de se rendre, dans l’après-midi, sur la scène centrale, où une formidable ovation l’a accueillie.

(1) Document cosigné en juin 2006,

à l’initiative de Marwan Barghouti, par les représentants emprisonnés

de l’ensemble des formations palestiniennes.

Hassane Zerrouky
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 21:05
Débats, expositions pour évoquer 1939, la fin de la République espagnole, le début d’un long exil et d’une dictature de quarante ans.

Il aura fallu du temps, des années, pour que ressurgissent au grand jour des questions passées jusqu’ici sous silence. Au village du livre, deux débats ont été consacrés à la question de la mémoire, du point de vue historique et littéraire. L’écrivain Isaac Rosa, né l’année de la mort de Franco, témoigne de son tâtonnement, de ses errements pour parvenir à tisser les fils d’une histoire fragmentée, tronquée, cachée. Dans Mémoire vaine (1), son travail d’investigation historique met en relief un pays qui, depuis soixante-dix ans, boite, et pas qu’un peu. « Je fais partie de cette génération qui n’a pas de mémoire personnelle du franquisme et encore moins de la guerre civile. » Rosa parle du « silence » constant qui a entouré et entoure encore un demi-siècle d’histoire. De cette difficulté d’être dans un pays qui refuse de regarder son passé en face. Rafael Chirbes, auteur de la Chute de Madrid (2), dénonce quant à lui le cynisme et l’opportunisme qui se sont emparés d’une grande partie de la société espagnole, de cette bourgeoisie qui s’est accommodée de la démocratie comme elle s’était accommodée de Franco, sans état d’âme. Ce n’est pas pour rien si son livre commence à la mort du dictateur : « Il y eut ce pacte qui scella la transition. Mais, à la fête, on n’y avait pas convié la classe ouvrière, les artistes, les exilés… Dès lors, on nous répétait sur tous les tons que l’Espagne était heureuse et européenne… En 1992, entre l’exposition universelle, les jeux Olympiques, le culte des affaires était à son apogée. » Si source de la corruption de la société espagnole contemporaine et d’une immense partie de sa classe politique il faut chercher, c’est du côté de l’affairisme glorifié que l’on peut trouver des explications au mal qui gangrène le pays aujourd’hui.

Il fallait oublier. Oublier le passé. Oublier la guerre, la dictature,

les années de privation. Oublier. D’ailleurs, n’y avait-il pas du bon et du mauvais partout, dans les deux camps ? D’où une loi bancale sur la mémoire, qui met à égalité bourreaux et victimes. Les franquistes et les républicains. Sinon comment justifier l’injustifiable : le renversement d’une République démocratiquement élue par une poignée de putschistes qui furent aidés par Hitler et Mussolini ? Alors on ne se contente pas d’effacer, on réécrit l’histoire, on la taille à sa mesure. Georges Bartoli, photographe, auteur de la Retirada (3), parle de « négationnisme par omission », et Jean Ortiz, universitaire, auteur de nombreux ouvrages et films sur cette période historique, dénonce « les trous noirs de la mémoire » dont le dernier auquel il vient de s’atteler, celui des enfants de républicains enlevés à leur famille pour être élevés dans le droit chemin de Dieu et de la Phalange. On estime à 30 000 le nombre des enfants ainsi volés, arrachés à leur famille. Où sont-ils ?

(1) Traduit de l’espagnol

par Vincent Raynaud,

Éditions Christian Bourgois.

(2) Traduit de l’espagnol par Denise Laroutis, Éditions Rivages poche.

(3) Éditions Actes Sud.

Marie-José Sirach
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 19:48

Sylvie Copyans en est convaincue : "Les mêmes causes produiront les mêmes effets." Pour cette membre active de l'association Salam d'aide aux étrangers, les migrants resteront malgré le démantèlement de la "jungle" de Calais annoncée, jeudi 17 septembre, par le ministre de l'immigration Eric Besson. Peu importe les déclarations des autorités, "il se produira la même chose qu'avec la fermeture de Sangatte". "Loin de diparaître, les exilés vont simplement se disperser", explique-t-elle.

  Frontière de l'espace Schengen, le littoral français est un passage obligé pour les étrangers – Afghans, Irakiens, mais aussi Erythréens, Soudanais et Iraniens... – en partance pour l'Angleterre. D'après la Croix-Rouge, ils sont plus de 67 000 à avoir transité par le camp de Sangatte d'octobre 1999 à décembre 2002. Conçu pour accueillir 200 personnes, l'immense hangar échoué au bord de la mer en comptait 1 600 avant sa fermeture.

Mais contrairement aux déclarations de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, la destruction du camp n'a pas "réglé" le problème des exilés. Ils ont essaimé à travers le Calaisis dans des camps de fortune situés à Dunkerque, Cherbourg, Dieppe ou à proximité des aires d'autoroutes de Norrent-Fontes et Grand-Synthe. "Ces endroits existaient déjà à l'époque de Sangatte, mais après 2002, ils se sont multipliés", explique Gérard Sadik, de la Cimade.

Organisés par nationalité, les migrants se sont entassés dans ces "jungles" ou dans des squats en centre-ville. Dans la zone industrielle des Dunes de Calais où s'alignent les camions en attente de chargement, sur des terrains boisés, laissés à l'abandon, ils se sont construit des abris : de petites cabanes faites de palettes, de bâches et de couvertures. La zone est jonchée de sacs plastique, de bouteilles et de détritus. Les conditions d'hygiène y sont excécrables.

Migrants-Clandestins, documentaire de l'association Docabilly, sur les exilés de Calais

Au même moment à Paris, les quartiers de la gare du Nord et de la gare de l'Est sont devenus d'importants lieux de transit. Des parcs, comme le square Villemin, sur les bords du canal Saint-Martin, surnommé le "petit Kaboul", se transforment en dortoirs à ciel ouvert. L'endroit a été officiellement évacué à la mi-août, mais les Afghans continuent de s'y retrouver.

Les autorités ont tout fait pour éloigner les étrangers du Calaisis. "Dès 2002, les contrôles migratoires ont été renforcés à Coquelles et dans plusieurs ports du littoral", explique Gérard Sadik. De source policière, 35 500 personnes ont été interpellées dans la région en 2008, dont 11 000 ont été placées en garde à vue. Mais cette "traque", selon les mots de M. Sadik, n'a pas eu plus d'effet qu'un coup d'épée dans l'eau. La plupart des étrangers interpellés ne sont, de droit ou de fait, pas reconductibles à la frontière. Ils sont relâchés 24 heures après leur arrestation, une injonction à quitter le territoire en main, et sont, en principe, acheminés par bus vers un centre d'accueil pour demandeurs d'asile ou un centre d'hébergement et de réinsertion sociale.

"Mais ils finissent toujours par revenir. Il ne partent pas d'Afghanistan parce qu'il fait meilleur à Calais. S'ils restent, c'est parce que beaucoup réussissent à traverser la Manche", observe Sylvie Copyans. "Sortis de la jungle, les Afghans partiront à 100 ou 200 mètres de là. Depuis la fermeture de Sangatte, les squats sont régulièrement vidés et fermés, ça ne change strictement rien", conclut Jean-Pierre Boutoille, du collectif d'associations humanitaires C-Sur.

Elise Barthet

Pour en savoir plus : - Lire le dossier du GISTI (groupe d'information et de soutien des immigrés) consacré au centre de Sangatte.
- Lire le rapport de la CFDA (coordination française pour le droit d'asile), La loi des "jungles" publié en septembre 2008.
- Lire le rapport de mission de Médecins du monde, Après Sangatte, l'inhumanitaire au quotidien, sorti en décembre 2006, sur les conditions de vie des migrants à Calais.
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 18:52

Pékin, Chine, 1er septembre.- Le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parilla, a affirmé qu’à Cuba, le socialisme fonctionne malgré la politique agressive des Etats-Unis qui, en dépit de l’élection de Barack Obama, n’a pas changé.

Ni le blocus, ni la crise économique mondiale, ni les effets nocifs des changements climatiques n’ont réussi à ébranler la viabilité de notre système socialiste, a-t-il souligné.

  Le ministre cubain effectue actuellement une visite officielle en Chine. Au terme de sa première journée, il avait été invité, par l’Académie des sciences sociales de ce pays, à prononcer une conférence, dont le sujet était : «Un socialisme autochtone et viable».

  Parmi les arguments invoqués, il a souligné que le système socialiste cubain possède des racines populaires et historiques très profondes. C’est un socialisme innovateur, a-t-il dit, qui a des assises démocratiques, et il est garant de notre indépendance national.

  Il a rappelé aussi que les politiques de Washington à l’égard de Cuba, basées sur le blocus économique, les agressions de toutes sortes, la subversion intérieure et les tentatives d’isolement, ont toutes échoué.

  Cuba n’est pas isolée, a-t-il souligné, puisque notre pays maintient des relations diplomatiques avec 183 pays sur les 192 qui sont représentés à l’ONU, tandis que plus de 31 000 boursiers étrangers effectuent des études dans l’île.

  Il a ajouté que 51 000 coopérants cubains sont à pied d’œuvre dans 98 pays. Ces services comprennent les campagnes d’alphabétisation avec la méthode cubaine «Yo si puedo» et du personnel de santé qui participe à l’Opération Milagro. Ainsi, plus de 1 700 000 patients à travers le monde ont pu recevoir des soins ophtalmologiques grâce à ces missions.

  Il a rappelé que Cuba continue de se développer malgré les politiques agressives de la Maison-Blanche. Ces agressions contre notre pays représentent des pertes de plus de 236 milliards de dollars au taux actuel.

  Rien n’a changé depuis l’élection du président Barack Obama, a-t-il tenu à préciser. Au contraire, leur attitude s’est durcie, surtout en ce qui concerne l’application de politiques extraterritoriales contre notre pays et les obstacles imposés dans nos opérations financières avec l’étranger.
 
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 18:46

MOSCOU, 16 septembre - RIA Novosti.

 

L'ex-président de l'URSS Mikhaïl Gorbatchev estime que les Etats-Unis ont besoin de leur propre "pérestroïka", lit-on dans son entretien du 5 septembre dernier accordé au quotidien britannique Times, dont la traduction est publiée mercredi dans la Rossiïskaïa gazeta.

"J'ai dit aux Américains qui m'avaient demandé un conseil: "Vous êtes aujourd'hui dans l'euphorie de la victoire, celle du vainqueur de la "guerre froide"... Si vous insistez pour que je vous donne un conseil ... je vous dirai que l'Amérique a besoin de sa propre pérestroïka", a indiqué l'ex-président soviétique.

Il a donné une haute appréciation du président américain Barack Obama, estimant que ce dernier "avait bien saisi le besoin de changements".

M.Gorbatchev a également déclaré beaucoup estimer le premier ministre britannique Gordon Brown.

"Il me plaît beaucoup. Il est très intelligent, et j'ai bien l'impression que c'est justement lui qui a averti le monde des problèmes financiers imminents", a indiqué le dernier secrétaire général du PC soviétique.
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 18:40
17 Septembre 2009 Par Fabien Escalona Le calamiteux Barroso a donc été confirmé à la tête de la Commission Européenne (censée représenter l'intérêt général de l'Union). Ce qui est lamentable dans cette affaire, c'est que des socialistes espagnols, portugais et anglais aient pu prêter la main à cette vaste blague, tenant plus compte de leur nationalité que de leurs idéaux (en tout cas ceux qu'ils sont censés incarner). Pourtant, Barroso est le pire dirigeant qu'on puisse imaginer. Jugez-en :

- Il est à l'origine un homme politique portugais très marqué par l'idéologie néolibérale (déréglementation tous azimuts pour laisser libre cours au marché, remise en cause des services publics, surdité à la question sociale comme à la question écologique). Il a pratiqué au Portugal une politique inspirée par cette idéologie, qui a été violemment rejetée par les électeurs.

- Il a été, avec Tony Blair, un dirigeant de la "Vieille Europe" qui n'a pas hésité à apporter sa caution à la décision de G.W. Bush d'envahir l'Irak. Ce faisant, il a donc été l'un des chantres du néoconservatisme botté, auquel on doit les fleuves de sang qui ont coulé entre l'Euphrate et le Tigre.

- En tant que président de la Commission, il a promu le système qui s'est effondré avec la crise. Une fois la crise venue, il s'est révélé totalement transparent, incapable de prendre une initiative forte, ce qui a d'ailleurs permis à notre gesticulatoire Président d'apparaître comme le Sauveur d'une Europe paralysée. A terme, cela sert malheureusement ceux qui ont une conception "intergouvernementale" de l'Union, dont la politique ne se résumerait qu'aux compromis passés entre les différents intérêts nationaux. Loin, très loin de l'idéal d'une Europe fédérale, démocratique, où les citoyens définiraient eux-mêmes l'intérêt général de l'Union, en votant pour des listes transnationales et un Parlement totalement maître du processus législatif. Un rêve ? Avec l'élection de Barroso, cela risque de le demeurer longtemps !

- Enfin, Barroso n'a même pas le courage de ses convictions, puisque comme l'a relevé comme Cohn-Bendit, ce personnage s'est cru obligé de se faire passer à la fois pour un super-conservateur, un super-libéral, un super-socialiste, un super-écolo... Bref, une super-erreur historique pour l'Union Européenne.
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 18:31

Une centaine de personnes enthousiastes ont assisté, hier, dans la salle communale de Marquillies, à la présentation de « Un Marx et ça repart ! » le livre d'Alain Bocquet, co-écrit avec notre consoeur Delphine Watiez (notre édition de vendredi). Récit d'un retour au bercail pour l'« enfant du pays ».

 

PAR SOPHIE LEFÈVRE

lambersart@lavoixdunord.fr « Bon, on va commencer, on continuera les dédicaces après...  » Une légère tape sur le micro, un souffle : « On est dépassés ! » On sent qu'Éric Bocquet, maire de Marquillies, s'amuse. Du succès du livre de son frère qui ne parvient pas à quitter la table des dédicaces pour le rejoindre. Du titre improbable de l'ouvrage : « "Un Marx et ça repart", c'est tout lui, il aime la provocation ». Il joue avec, même : « Mon frère a mangé du Marx ! » Son frère. Qui, avec le livre, lui a réservé encore des surprises : « Comme on a onze ans de différence et qu'Alain est parti à 18 ans, on n'a pas grandi ensemble... Par exemple, son escapade dans le marais pour sa communion, je l'ignorais !  » Bref, il adore. Et oui, cette première présentation à Marquillies est un plaisir : « Son histoire a commencé ici. » Ce que confirme la journaliste Delphine Watiez, co-auteure : « Pour lui, c'était important, c'est là qu'il a grandi. En plus, mon entretien avec son frère Éric était il y a un an jour pour jour. » Un an d'entretiens multiples et trois mois de rédaction pour un pavé de 500 pages qui s'est vendu, hier, à toute vitesse : « Alain, il faudrait que tu nous donnes les clés de ta voiture, il faut qu'on aille cherche d'autres bouquins... Les quatre-vingt sont partis » Grand sourire dans les yeux, le député-maire de Saint-Amand-les-Eaux constate : « Ah vous voyez que Marx c'est tendance ! » Avant de revenir sur son village. Sa cour d'école, son terrain de foot, la boulangerie aujourd'hui disparue où il a travaillé étant jeune : « C'est à cause de ces horaires que je suis devenu insomniaque ! », les conseils municipaux qu'il couvrait comme correspondant pour Liberté... : « Marquillies, c'est mon berceau, c'est là que j'ai découvert le militantisme, la réalité sociale, j'ai bossé dans les champs aux alentours avec les pommes de terre, le tabac..., j'ai fait les moissons, d'ailleurs j'ai appris grâce au livre que la FNSEA m'aurait bien vu ministre de l'Agriculture. » Là, il revient à la politique, à sa candidature pour 2012 - « Si on me demande, je dirais oui » - , fustige les primaires, « un festival de nombrils, une promenade pour la droite », reparle encore du lycée d'Haubourdin, près de la paroisse Saint-Maclou, de sa rencontre avec des profs et des pions marxistes. L'ancien président du groupe communiste à l'assemblée conclut : « Je reviens ici deux fois par an pour voir mon frère et ça n'a pas changé. Marquillies a toujours un noyau qui rayonne.  » Un noyau fort d'au moins une centaine de personnes venues, hier, pour le retour de l'enfant du pays. •

> Le livre est en vente à partir de jeudi (éd. le cherche midi, 19 E)
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 18:29

INTERVIEW - Alors que la fête de l'Huma tient l'affiche ce week-end, le jeune maire communiste de Dieppe, surnommé «la nouvelle star des cocos», veut convaincre les jeunes d'apporter leur «fraîcheur» et leur «radicalité» à un parti moribond.

Le Parti communiste a-t-il politiquement une chance de relever la tête ? Qui peut réussir à redonner du tonus à ce parti déclinant ? Entre deux saucisses-merguez et un concert de Manu Chao ce week-end à La Courneuve (93) pour la traditionnelle Fête de l'Huma, les communistes auront une nouvelle fois l'occasion de débattre et de réfléchir à l'avenir de leur parti au sein de la gauche. S'il compte encore 16 députés - obligés de s'allier avec les Verts pour former un groupe à l'Assemblée -, 22 sénateurs et 2 députés européens, le terrible score de la secrétaire nationale Marie-George Buffet à la dernière présidentielle (1,93% des voix) semblait sonner le glas du parti.

Les communistes ont toutefois repris quelques timides couleurs avec les européennes de cette année et surtout les municipales de mars 2008. Le plus grand coup d'éclat est venu de Dieppe (35.000 habitants), en Seine-Maritime, où Sébastien Jumel, 37 ans dont la moitié comme militant encarté, a enlevé la ville à la droite avec 55% des voix dès le premier tour ! Dans un entretien au Figaro.fr, celui qui est aussi vice-président du conseil général de Seine-Maritime, appelé «camarade-maire» ou encore «la nouvelle star des cocos», martèle qu'il ne croit pas un seul instant à la mort annoncée du Parti communiste.

LE FIGARO.FR - Comment pensez-vous pouvoir convaincre les jeunes d'adhérer au Parti communiste alors que celui-ci ne bénéficie plus depuis longtemps d'une bonne image dans l'opinion ?

Sébastien JUMEL - Je dis aux jeunes qu'on vit dans une société où les injustices sont encore plus violentes que par le passé. Face à une droite dure, nous avons donc besoin d'une gauche de combat. Le Parti communiste est une force de résistance à Sarkozy. Les jeunes communistes et ceux qui nous rejoindront à l'avenir doivent apporter de la fraîcheur et de la radicalité !

Pourtant, si le Parti communiste conserve un nombre important d'élus dans les régions, il semble mourir à petit feu, coincé entre un Parti socialiste dominant et l'extrême gauche de Besancenot à l'offensive…

Non, le Parti communiste n'est pas en train de mourir. Les résultats des européennes, avec le Front de gauche que nous avons formé avec Jean-Luc Mélenchon, sont un beau contre-exemple. Nous avons maintenu notre score de 2004 et conservé des élus au Parlement de Strasbourg. Quant aux municipales et aux législatives, les élus communistes bien identifiés sont reconduits sans difficulté dans leurs fonctions par les électeurs. D'ailleurs, si la droite met autant d'énergie à nous combattre, en charcutant nos circonscriptions avec son redécoupage électoral, c'est qu'elle craint encore un peu le Parti communiste.

Depuis votre élection triomphale à la mairie de Dieppe, vous êtes surnommé «la nouvelle star des cocos». Vous avez été sollicité au niveau national, avant de finalement refuser les projecteurs médiatiques. Pourquoi ?

Ma feuille de route est avant tout locale, sans pour autant que je me désintéresse des questions politiques nationales. J'ai refusé d'entrer trop tôt dans des organes de direction. C'est ce que j'ai dit à Marie-George Buffet : ‘Qui trop embrasse mal étreint'… » Et avant de penser à l'Assemblée nationale ou au Sénat, il faut d'abord avoir labouré le terrain plusieurs années. Je ne suis pas pour autant pessimiste au sujet du renouvellement des cadres du parti. La jeunesse d'esprit n'est pas liée à l'âge des élus.

Est-ce ce que vous regrettez le décalage existant entre un Parti communiste qui combat toutes les politiques libérales, en critiquant durement le PS sur ce point, et les alliances que vous faites quand même avec lui pour sauver vos sièges ?

La dérive social-libérale du Parti socialiste perturbe surtout l'ensemble du peuple de gauche. Mais l'essentiel n'est pas là: à la sortie des usines qui licencient, les salariés ne me parlent pas des socialistes et des éventuelles alliances avec le MoDem, mais des sujets d'inquiétude de la vie quotidienne.
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