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 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 22:10
Pour Noam Chomsky, professeur au MIT, la financiarisation de l'économie, l'idéologie " fanatique " de l'efficacité des marchés et le pouvoir croissant du secteur financier ont précipité cette crise. Si celle-ci ne lui paraît pas à la même échelle que la Grande Dépression des années 1930, il estime qu'il y avait alors plus d'espoir dans les catégories modestes.

Quand vous analysez la crise que nous traversons, comment la jaugez-vous en termes d'importance et d'impact par rapport à d'autres que vous avez connues ?

Mon enfance est celle de la Grande Dépression de 1929, et la crise actuelle n'est pas à la même échelle. En tout cas d'un point de vue économique. Mais d'un point de vue psychologique, ou culturel, je ne sais pas, il y a une différence. Pendant la crise de 1929, les membres de ma famille étaient des travailleurs, tous au chômage. Mais ils avaient de l'espoir.

De l'espoir ?

Oui, il y avait à l'époque le sentiment que les choses s'amélioreraient. C'est une époque, où même si l'on n'avait pas été longtemps à l'école, la culture était beaucoup plus présente dans les classes modestes. On écoutait le Quartet de Budapest, on discutait des mérites de Freud. Les syndicats se développaient et les gens découvraient les vacances. Ils étaient très pauvres mais ils avaient la certitude que la vie était riche, et qu'elle serait meilleure. La période que nous vivons actuellement est beaucoup plus déprimée, il n'y a pas de sentiment d'espoir. Les gens sont des victimes, pas des agents du changement. Pour continuer le parallèle avec les années 1930, il y avait à l'époque beaucoup d'activisme. Il y a eu des sit-in dans des usines. Dans la littérature de l'époque, on décrit les menaces sur l'appareil industriel et la montée du pouvoir politique des masses. Tout cela était très effrayant pour la classe d'affaires.

En quoi est-ce différent aujourd'hui ?

Avant c'était une lutte des deux côtés. Maintenant, il n'y a plus que les riches contre des gens désorganisés. Je vais vous donner un exemple qui est assez éclairant. L'administration Obama est en train de démanteler l'industrie automobile, qui était le coeur de l'industrie américaine. Ca ne dérange pas tant que ça les propriétaires, qui peuvent fabriquer ailleurs pour moins cher. Et avec moins de contraintes environnementales. Et cela ne dérange pas non plus Wall Street qui a le gouvernement et le Congrès dans sa poche depuis la financiarisation de l'économie. Mais on démantèle alors que l'on a vraiment besoin de ces emplois. Ces ouvriers maîtrisent l'acier et nous en avons besoin pour créer des transports ferroviaires rapides et mettre un terme à notre dépendance abusive envers les matières fossiles. Mais que fait-on ? Notre ministre des Transports se rend en France, en Allemagne et en Espagne, pour acheter avec l'argent des contribuables des trains à grande vitesse ! Pendant ce temps-là, on démantèle les capacités de production qui nous permettraient de le faire nous-mêmes. Ce faisant, on détruit la force de travail de communautés entières. Evidemment, les travailleurs pourraient chercher à prendre leur destin en main et produire ce dont nous avons besoin. Ils ne le font pas, non pas pour des raisons économiques, mais pour des raisons sociales. Il n'y a pas de mouvement en ce sens.

Vous critiquez donc l'apathie des ouvriers ?

Ce n'est pas de l'apathie, c'est du désespoir. Ils ne sont pas apathiques, ils sont au contraire très sensibles à ces questions, mais ils ne savent pas quoi faire. Après la Seconde Guerre mondiale, la classe d'affaires a endoctriné la société sur l'américanisme. Celui-ci a tout emporté... les ouvriers, les églises, les écoles, les clubs sportifs, le gouvernement. Les syndicats, les partis politiques ont été éliminés. Il n'y a plus qu'un seul parti, celui des affaires, avec deux factions. C'est donc très différent des années 1930, lorsqu'on pensait qu'on pouvait réformer l'économie.

Pensez-vous que nous sommes en train de rater une occasion de réformer le capitalisme ?

Vous savez, on dit que les Etats-Unis sont le pays du marché libre, celui du capitalisme, et pourtant il repose fondamentalement sur le secteur public. Vous utilisez un ordinateur, Internet, vous prenez un avion, tout cela a été financé par l'Etat. Regardez où nous nous trouvons en ce moment : toutes les technologies du MIT ont été financées par le Pentagone avant d'être passées au secteur privé pour en faire du profit.

Dans cette crise, les régulateurs ont-ils joué leur rôle ?

Le détonateur a été la crise des crédits " subprime " et des instruments financiers complexes. Que faisait la Réserve fédérale ? Elle n'a pas remarqué que les prix des maisons s'envolaient plus que de raison ? Alan Greenspan opérait sur la base d'une croyance religieuse fondamentaliste qui est que le marché est efficace. Ce principe n'a aucune réalité empirique mais il a beaucoup de valeur pour les riches. Les prix étaient devenus extravagants. Les régulateurs n'ont pas pris leurs responsabilités et n'ont pas surveillé des instruments financiers complexes qui rendaient le risque incompréhensible. Ceux qui ont tiré le signal d'alarme se sont fait tirer dessus par les économistes les plus en vue. C'est d'ailleurs à ces derniers qu'Obama a fait appel pour panser les plaies de la crise. Si quelqu'un regarde ça de Mars, il doit s'évanouir de rire ! Malheureusement, cela n'a rien de drôle.

Qu'est ce qui peut changer ?

La financiarisation de l'économie, l'idéologie fanatique de l'efficacité des marchés et le pouvoir croissant du secteur financier ont précipité la crise. Mais je ne crois pas que les choses vont changer. L'industrie financière va sortir plus concentrée, avec quelques dégâts sociaux. Au lieu d'avoir 10 banques trop importantes pour faillir, on en aura deux. Mais le système demeure le même. Le gouvernement continue de les protéger, cela crée des incitations perverses et ils s'en sortent plus puissants que jamais. Ce qui n'est pas une surprise puisqu'ils décident des programmes politiques.

Que pensez-vous des différents sauvetages opérés par le gouvernement ?

Vous savez, les sauvetages sont routiniers et se font sous différentes formes. Les achats publics, par exemple, sont une forme d'aide. La recherche fondamentale subventionnée en est une autre.

Oui, mais que pensez-vous du sauvetage des banques, de la polémique sur les bonus provoquée par les sommes mises par Goldman Sachs pour les payer à ses banquiers ?

Il n'y a rien d'autre à attendre de Goldman Sachs. Ils veulent accroître leurs profits et s'organisent pour cela. A l'Ouest, quand on parle de la crise, on fait référence à la crise financière, mais c'est loin d'être la pire des crises dans le monde. La famine est bien pire. Plus de 1 milliard d'individus n'ont pas assez à manger et l'aide humanitaire diminue parce que les donations se tarissent. Alors, oui, on sauve les banques. Mais le choix des priorités est sidérant.

Une très grande partie de l'économie américaine repose sur la consommation des ménages. Est-ce que la crise peut faire changer cela ?

Oh, ce n'est pas seulement la consommation. C'est aussi la dette. Environ 70 % du PNB viennent de la consommation des ménages et tout cela est alimenté par un niveau de dette sans précédent. Qu'il s'agisse de la dette des ménages, des entreprises ou de l'Etat. Tout cela découle de la financiarisation de notre société. Dans les années 1970, le secteur financier représentait à peine quelques points du PNB, il en fait probablement plus d'un tiers désormais. Et cela s'accompagne d'un énorme pouvoir politique.

Mais on voit bien que le comportement des Américains est en train de se modifier, ils épargnent davantage...

Les gens épargnent plus, il y a un changement, mais l'économie ne peut pas le tolérer si son moteur est la consommation. Elle la suscite et les gens y sont poussés par cette propagande massive que sont la publicité et le marketing. C'est une façon de contrôler les personnes. En les contraignant à s'intéresser aux choses superficielles de la vie. Tout cela contribue à créer un sentiment de désespoir et d'aliénation. Lors de la dernière élection, 98 % des personnes titulaires d'un siège ont été réélues au Congrès. C'est un chiffre choquant quand on sait que le niveau d'approbation du Congrès ne dépasse pas 15 %. C'est l'une des multiples indications de la dépolitisation de notre société. Cela se voit aussi dans le débat sur la santé. Il y a une façon simple d'agir, c'est d'autoriser le gouvernement, comme partout ailleurs dans le reste du monde, à négocier les prix des médicaments. C'est illégal aux Etats-Unis, une loi l'interdit. Et le sujet n'est même pas sur la table aujourd'hui !

L'administration Obama, qui justement essaie de réformer l'assurance-santé, ne vous donne aucune raison d'espérer ?

Regardez qui l'a financé ! Il a eu plus de contributions des milieux financiers que McCain ! Ses réformes sont douces, et elles laissent les compagnies d'assurances contrôler la situation. L'idée d'une assurance publique ne passera jamais. Les laboratoires expliquent qu'ils ont besoin de faire des profits géants pour financer leur recherche mais la recherche fondamentale est faite sur les fonds publics, les laboratoires font surtout du développement. Tous ces sujets ne sont même pas discutés.

PROPOS RECUEILLIS PAR VIRGINIE ROBERT (À BOSTON)


Son parcours

Né à Philadelphie, il y a quatre-vingts ans, Noam Chomsky est un des dix universitaires les plus cités dans le monde. Fondateur de la grammaire générative, ses recherches ont joué un rôle crucial dans la " révolution cognitive ", qui rapproche le fonctionnement de l'esprit de celui d'une machine de traitement de l'information. A la manière d'un Sartre en France, il a mis son immense notoriété au service de combats qui le situent du côté de l'extrême-gauche. Lorsqu'on le rencontre dans son bureau encombré de livres au MIT, dans un immeuble multiformes dessiné par Frank Gerhy, cet infatigable militant paraît apaisé, tranquille, bienveillant. Jusqu'à ce qu'il se mette à parler. Adversaire patenté de George Bush, cet intellectuel de gauche ne ménage pas pour autant ses piques contre Barack Obama, parce que ce dernier ne bousculera pas l'ordre établi que l'éminent linguiste condamne de toutes ses forces. Polémiste vigoureux, critique acerbe de la politique extérieure américaine, il porte un oeil sans complaisance sur la crise actuelle. Celle-ci ne changera rien parce que le pouvoir reste à la botte des financiers, explique-t-il. Il décrit le prolétariat américain dans une situation de désespoir, incapable de s'organiser pour lutter contre les puissances de l'argent.
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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 21:31

Définition de l'entrisme


Etymologie : du latin intrare, entrer, pénétrer.

L'entrisme est la pratique qui, pour une organisation, consiste à introduire de manière concertée dans une autre organisation, (parti politique, syndicat, association…), certains de ses militants afin d'en modifier l'orientation et la ligne d'action. Le but, pour l'organisation qui pratique l'entrisme, est d'accroître son poids et son influence en cherchant à obtenir des postes clés dans une organisation préexistante ou à y détenir une forte influence.

Historiquement, l'entrisme a été mis en œuvre par les trotskistes afin de bénéficier de la radicalisation d'un parti de gauche (socialiste ou communiste notamment) pour y recruter de futurs militants. Le but n'était pas de prendre la direction de ce parti d'accueil, mais d'y faire germer une crise qui permettrait d'en détacher les militants révolutionnaires. Léon Trotski (1879-1940) en a fait l'un de ses moyens d'action au milieu des années 1930.

Depuis, cette forme d'action a souvent été employée par les trotskistes pour infiltrer des partis politiques de gauche, des syndicats, des journaux nationaux. Des exemples connus sont ceux de l'entrisme des trotskistes à l'intérieur du PCF au début des années 1950, ainsi que du Parti travailliste britannique.

Il existe deux formes d'entrisme :
- à "bannières déployées" où les militants ne font pas mystère de leur appartenance et cherchent à créer des tendances, des courants ou des factions.
- clandestin où le militant cache ses convictions et cherche à s'élever dans l'organisation infiltrée.

Synonyme : noyautage, infiltration
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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 20:19

Mais qu’est donc devenue la belle époque de vos douze glorieuses et le temps béni de vos visites si tactilement inquisitrices pour nos accortes laitières des salons agricoles ! Et où est passée, Cher Jacques, cette impayable période où vous nous faisiez les poches avec une certaine retenue et une maîtrise consommée de l’espièglerie politicarde... Vous qui saviez si délicatement jusqu’où ne jamais aller trop loin.

On appréciait le rythme tempéré auquel vous réformiez : aujourd’hui peut-être ou alors demain. Pas trop vite le matin et doucement l’après-midi... voire seulement à la rentrée suivante, pendant la semaine des quatre jeudis ou carrément quand Giscard aura à nouveau des dents. Ceci contrairement à votre ennemi personnel et faux ami professionnel qui n’a de cesse de s’agiter toujours plus pour tromper encore plus le pauvre monde, comme vous ne l’avez jamais osé en dépit de votre proverbiale malice

C’est bien simple, nous en sommes réduits à presque regretter vos dérisoires frais de bouche et votre modeste compte bancaire nippon que dissimulait à peine l’inénarrable mascarade sumotori. Et puis franchement, entre le classieux et très rimbaldien « abracadabrantesque » et le méprisable « casse-toi, pauv’con ! », Y a pas photo ! Car c’est une véritable insulte à l’éminente fonction dans l’exercice de laquelle on peut, à la rigueur, manquer de grandeur mais sans descendre forcément si bas ! Tout comme on tolérait mieux l’affectation très chattemite des ineffables raffarinades qu’on ne supporte actuellement les imprécations intégristes et cassantes du monseigneur Lefebvre de l’honoraire, mais peu honorable, Chanoine de Latran.

Et puis, par l’expression d’un inattendu retour d’affection, vous voici soudainement promu, en cet an disgracieux de vache maigre, grande star estivale, véritable people de saison, le plus salué, le plus sollicité lors de vos apparitions et le plus visé des objectifs de paparazzi. Vous voilà quasiment devenu en ces temps incertains de grippe A, la coqueluche des nostalgiques de ces instants de notre histoire où vous vous gobergiez avec décontraction les mains dans les fouilles à nos frais et à nos dépens, peut-être, mais simplement et modérément en regard du comportement impudent, arrogant et dispendieux de ce funeste hyperactif et sa malencontreuse bande à bonus qui vous ont, à notre grand dam, désavantageusement succédé ! À tel point que nous avons même finalement été bien plus sensibles à votre furtif incident vasculaire cérébral qu’au lourdingue malaise vagal de l’autre surmené du jogging.

Depuis votre retraite, délicieusement azuréenne l’été, grâce à l’accueillant François Pinault et chaleureusement parisienne l’hiver à la faveur de l’amitié grâcieuse de la famille Hariri, nous autres citoyens modestes et très éloignés de toute embellie sociétale, ne savons plus vraiment où nous habitons, à quel saint nous vouer ni à quel vin nous saouler tellement notre désespoir est profond, notre dépression forte, notre récession abyssale et notre crise majeure.

Et dire que vous nous aimiez ! Hélas, vous ne nous l’avouâtes, et donc nous ne l’appréhendâmes, que lors de vos touchants adieux télévisés. Quel abominable gâchis sentimental ! Pourtant tout au long de votre romantique douzain présidentiel, vous n’en aviez strictement rien laissé transparaître. En effet, comment aurions-nous pu subodorer ce noble sentiment à notre endroit alors que d’évidence vous nous supputiez timorés et couards de voter en majorité non à cette Europe libérale que vous aviez pourtant vous-même si méchamment vilipendé lors de votre fameux discours de Cochin, au cour duquel vous poussiez le bouchon suffisamment loin pour accuser les pro-européens d’être du parti de l’étranger.

Enfin comme je n’ai pas la mémoire aussi sélective et défaillante que ces veaux hexagonaux à l’origine du fameux tracassin gaullien, j’aime à me souvenir que vous avez voté la suppression de la peine de mort et, bien avant cela, créé l’Agence Nationale pour l’Emploi tellement plus efficace à l’époque du plein emploi d’alors, que notre rutilant Pôle Emploi dernier cri d’agonie d’aujourd’hui !

Bref, tandis que vous vous désaltérez avec gourmandise d’une rafraîchissante Corona dans une brasserie proche de votre sinécure du Conseil Constitutionnel, flanqué de votre plus fidèle animal domestique, Jean-Louis Debré, nous on boit la tasse et le calice jusqu’à la lie !

Michel Berthelot le 24 août 2009
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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 20:14

Par l'académicien Alexandre Tchoubarian pour RIA Novosti

-  On a parfois l'impression que l'attitude à l'égard du Pacte Molotov-Ribbentrop est ambiguë dans la Russie actuelle. D'une part, tous les protocoles secrets additionnels au pacte ont été publiés dès 1986, des études de plus en plus nombreuses à ce sujet figurent dans les livres et dans la presse. L'évaluation morale portée sur ce pacte à l'époque de Gorbatchev dans une résolution du Congrès des députés du peuple de l'URSS en 1989 est plus intelligible que les jugements portés aujourd'hui par certains politiques. De nos jours, le pacte est soit justifié, soit considéré de façon pragmatique du point de vue de son avantage pour l'Union Soviétique. Une question se pose : peut-on condamner le pacte dans la Russie actuelle? Ou bien la formule de 1989, selon laquelle le protocole est immoral, mais le pacte est, dans son ensemble, normal et habituel pour l'époque, est-elle toujours valable?

Au cours des 20 années écoulées depuis la résolution du Congrès des députés du peuple, notre historiographie a subi une certaine évolution. Mais voici ce qui retient l'intérêt : au cours des années écoulées, les passions autour du pacte, loin de s'apaiser, s'exacerbent. Mais, paradoxalement, cette exacerbation ne provient pas de la publication de nouveaux documents. Rien de sensationnel n'a été découvert depuis la révélation des originaux des protocoles secrets au milieu des années 90 du siècle dernier. Par conséquent, il ne s'agit pas de faits nouveaux, mais de l'interprétation, ce qui doit être attribué moins aux divergences entre les chercheurs qu'aux passions sociales et politiques. Cela est alimenté par la position de nos voisins : certaines personnalités des pays baltes et certains représentants de la Pologne. Tout cela politise un problème qui doit relever de la compétence exclusive des historiens.

Malgré ces difficultés, nous pouvons discuter librement en Russie du pacte et de ses conséquences aussi bien entre nous qu'avec nos collègues étrangers. De nouveaux ouvrages sont publiés. Ainsi, le quatrième volume de documents des Archives russes sur les circonstances de l'exécution d'officiers polonais à Katyn vient de paraître.

Mieux vaut être franc que nier l'évidence. A un moment donné, la position de l'Union Soviétique a été très affaiblie par notre négation obstinée de l'existence des protocoles secrets. Le fait que les protocoles secrets liés au pacte aient été quand même publiés il y a 20 ans, à l'époque de l'Union Soviétique, renforce notre position et prouve notre rupture avec la politique de la dissimulation.

-  Cependant, les débats entre les historiens sont aussi âpres que ceux menés par les politiques. Le point de vue, selon lequel le pacte Molotov-Ribbentrop fut le déclencheur de la Seconde Guerre mondiale qui éclata une semaine seulement après sa signature, le 23 août 1939, prévaut dans les pays de l'UE et aux Etats-Unis. Comme on le sait, le 1er septembre 1939, les troupes allemandes agressèrent la Pologne, certaines que l'Union Soviétique ne viendrait pas à sa rescousse. Etes-vous d'accord avec ce point de vue?

Non, je connais ce point de vue que je ne partage pas. On en déduit même parfois que l'URSS et l'Allemagne sont responsables au même titre du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Cette opinion figure dans une résolution appropriée de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE. Mais un fait prouvé n'est pas pris en considération. Hitler avait pris la décision d'attaquer la Pologne quelques mois avant la conclusion du pacte de non-agression avec l'URSS. Hitler se préparait à agresser la Pologne depuis le printemps 1939. Même la date approximative avait été fixée : le 26 août 1939. Le délai fixé fut presque suffisant pour les Allemands : l'offensive fut lancée le 1er septembre. Quant au pacte signé le 23 août, son destin fut incertain presque jusqu'au dernier jour. Par conséquent, indépendamment de l'issue des négociations avec l'URSS, Hitler n'avait pas de doutes et ni d'hésitations. Les garanties fournies par la Grande-Bretagne et la France à la Pologne s'expliquaient également par ce fait : elles savaient que l'Allemagne se préparait à la guerre. Et Ribbentrop se rendit d'urgence à Moscou pour la même raison : il devait tout faire avant le début de l'offensive prévue.

-  Cependant, après l'attaque d'Hitler contre la Pologne, la Grande-Bretagne et la France ont tout de même déclaré la guerre à l'Allemagne, alors que l'URSS non seulement restait à l'écart, mais avait conclu un traité d'amitié avec l'Allemagne en septembre 1939. N'était-ce pas un encouragement pour l'agresseur?

Certes, les protocoles secrets additionnels au pacte, la signature d'un traité d'amitié en septembre 1939 et l'interdiction de la critique du national-socialisme en URSS qui fut en vigueur de 1939 à 1940 étaient des actes méritant d'être condamnés tant en Russie qu'à l'étranger.

Néanmoins, les événements de cette époque-là ne se réduisent pas à la formule suivante: "Hitler a décidé d'attaquer ses voisins et Staline est devenu son allié". Je m'en tiens à une méthode d'étude de l'histoire consistant à analyser plusieurs facteurs. En analysant un phénomène, il est nécessaire d'examiner tous les facteurs qui l'ont provoqué, au lieu de se borner à un ou deux motifs susceptibles de convenir. Le pacte Molotov-Ribbentrop est un phénomène politique et diplomatique complexe, c'est pourquoi, en évaluant le pacte, il convient d'examiner ce qui l'a précédé. Voilà pourquoi nous tournons nos regards vers 1938. Non pas parce que nous tenons à rappeler obligatoirement à nos collègues occidentaux les Accords de Munich. A défaut de prendre en compte le facteur Munich, il est impossible d'expliquer pourquoi Staline a décidé de signer un pacte de non-agression avec l'Allemagne nazie. Avant Munich, un certain consensus existait en Europe à l'égard d'Hitler et de son régime. Toutes les grandes puissances européennes - la Grande-Bretagne, la France, l'URSS - avaient une attitude négative à l'égard du régime nazi instauré en Allemagne en 1933. Munich a pratiquement rayé d'un trait ce consensus. Du point de vue de la morale, l'accord de Munich et le pacte Molotov-Ribbentrop différaient peu l'un de l'autre. Les deux documents furent signés dans le dos des peuples dont ils scellaient le sort. A Munich, les représentants de la Tchécoslovaquie se trouvaient hors de la pièce occupée par les signataires. Le destin de leur pays fut décidé dans une pièce voisine à leur insu. D'ailleurs, à la différence du pacte Molotov-Ribbentrop, à Munich, il n'était même pas question de sphères d'intérêts. Il y était question de l'annexion d'une partie de la Tchécoslovaquie à l'Allemagne, du démembrement d'un pays indépendant. Nous n'étions pas présents à Munich. Staline était très méfiant à l'égard des démocraties occidentales, surtout envers la Grande-Bretagne. Il vit dans l'accord de Munich une manifestation de la politique de la Grande-Bretagne tendant à isoler l'Union Soviétique.

-  Pourquoi Staline a-t-il préféré Hitler à ses futurs alliés occidentaux? Vos opposants affirment que ni la Grande-Bretagne, ni la France, ni la Pologne ne pouvaient accepter les conditions posées par Moscou : laisser passer, en cas de nécessité, les troupes soviétiques par leur territoire. A l'époque soviétique, il était de mise de reprocher au gouvernement polonais d'avant la guerre de ne l'avoir pas permis. Mais, après plusieurs décennies, nous savons qu'en occupant le territoire d'un pays, Staline lui permettait rarement de se développer indépendamment.

Souvenons-nous du sujet des  pourparlers anglo-franco-soviétiques de l'été 1939 à Moscou. Il y était question de la possibilité de venir en aide aux pays d'Europe de l'Est en cas d'agression d'Hitler. La question des garanties à donner aux pays baltes avait été examinée en juillet 1939, les pourparlers interminables d'août portaient sur la Pologne et la Roumanie. Le 20 août, les Français nous ont fait savoir qu'ils avaient persuadé le ministre polonais des Affaires étrangères Joseph Beck et obligé Varsovie à accepter le passage des troupes soviétiques. Mais la Pologne ne fit aucune déclaration officielle à ce sujet. Bref, une croix fut mise sur la coopération de l'URSS avec la Grande-Bretagne et la France bien avant le pacte.

La version selon laquelle Staline avait l'intention d'occuper le territoire de la Pologne, de la Roumanie et d'autres pays par lesquels les troupes soviétiques devaient passer si un accord avec les alliés occidentaux était intervenu est contestable. Il existe des exemples de pays auxquels l'URSS a imposé son système, mais ont peut citer d'autres pays où les troupes soviétiques sont entrées et en sont sorties en laissant ces Etats se développer comme ils l'entendaient. Ce sont l'Iran et l'Autriche, ainsi que la Finlande, où Andreï Jdanov fit partie de la commission alliée de contrôle. Tous ces pays ont conservé leur indépendance. La Pologne aurait également connu ce destin, si la France et la Grande-Bretagne lui avaient donné des garanties sûres.

-   Autrement dit, Hitler a proposé à Staline une variante plus avantageuse que la Grande-Bretagne et la France?

Au cours des pourparlers avec la Grande-Bretagne et la France, le problème des territoires qui ont constitué ensuite la zone soviétique d'intérêts n'avait été examiné que dans l'optique du passage des troupes, mais Hitler alla plus loin en proposant de partager les sphères d'intérêts. Comme on le sait, il n'a pas tenu longtemps sa promesse. En novembre 1940, lorsque Molotov se rendit à Berlin et alors que les rapports entre l'Allemagne et l'URSS étaient déjà mauvais, Hitler lança au chef de la diplomatie soviétique : "Et qui vous a dit que vous aviez reçu le droit d'annexer ces territoires? Cela ne découle pas du pacte!" C'est, en général, la leçon principale des événements de 1938-1941 : chaque fois que certains pays tentent d'assurer leur sécurité aux dépens des autres, en faisant fi des menaces communes, non seulement la sécurité collective en souffre, mais aussi chaque pays. Jusqu'à 1941, presque tous les pays d'Europe ont essayé de s'entendre avec Hitler. Il avait tout promis à tout le monde, pour ensuite tromper tout le monde.

-  Lorsque le Congrès des députés du peuple de l'URSS de 1989 a adopté sa résolution évaluant le pacte Molotov-Ribbentrop, l'appréciation morale de ce document fut catégorique : le texte de la résolution l'avait qualifié de "collusion" par analogie avec la "collusion de Munich"(l'expression "collusion" de Munich, employée en Russie (URSS), désigne les accords de Munich - NDLR). Or, aujourd'hui, même si la presse officielle russe emploie le mot "collusion", elle n'a en vue que Munich. Pourquoi?

Dans la résolution du Congrès, le mot "collusion" reflétait les réalités politiques soviétiques de l'année 1989. La plupart des chercheurs n'emploient plus ce terme. Le style est devenu plus neutre, le concept d'appréciation unique et forcément juste portée par le parti sur tel ou tel événement a disparu, appréciation à laquelle tous doivent se conformer. Et c'est normal. Dans notre Institut, les chercheurs qui étudient cette période ont souvent des points de vue diamétralement opposés aussi bien sur le pacte que sur ses conséquences. J'ai dit tout de suite: nous allons publier des livres exprimant des points de vue différents.

- Mais, si j'ai bien compris votre position, non seulement vous trouvez des parallèles entre Munich et le pacte de non-agression, mais vous estimez aussi que l'Allemagne et l'Union Soviétique n'étaient pas les seuls pays responsables du partage de la Pologne en septembre 1939?

Une certaine responsabilité incombe également aux puissances occidentales. Le 17 septembre, lorsque les troupes soviétiques sont entrées sur le territoire des régions orientales de la Pologne, des voix retentirent en Grande-Bretagne qui jugeaient nécessaire, en déclarant la guerre à l'Allemagne, de prendre également des sanctions à l'encontre de l'URSS. En fin de compte, le gouvernement britannique avait pris une décision, selon laquelle les garanties britanniques ne concernaient que les frontières occidentales de la Pologne et aucune sanction n'a été prise contre l'URSS. Au contraire, le fait suivant suscita la satisfaction: les troupes soviétiques s'arrêtèrent sur la ligne Curzon, celle qui devait partager la Pologne et la Russie soviétique après la proclamation de l'indépendance de la Pologne en novembre 1918.

- Qui a exprimé cette satisfaction?

Le ministère des Affaires étrangères, le cabinet militaire, même le parlement de Grande-Bretagne. Bref, aucune démarche ne fut entreprise contre nous. Aucun coup ne fut tiré en 1939 pour défendre la Pologne. Il n'y a même pas eu d'actions militaires démonstratives visant à détourner l'attention des troupes allemandes de la Pologne. Il en fut de même pour les pays baltes: les Etats occidentaux n'ont pas reconnu l'adhésion des pays baltes à l'Union Soviétique de jure, mais ils l'ont reconnue de fait. Par conséquent, les pays occidentaux ont également leur part de responsabilité dans les événements qui se sont produits alors en Europe.

Bien plus, Staline et Hitler n'étaient pas les seuls à pratiquer la diplomatie secrète. Devenu premier ministre après la démission de Chamberlain à l'été 1940, Winston Churchill écrivit une lettre à Staline lui proposant de conclure un accord secret entre la Grande-Bretagne et l'URSS. Qu'avait donc promis Churchill à Staline en échange de la loyauté de l'Union Soviétique? Il avait promis que personne ne serait au courant de cet accord et qu'après la victoire sur l'Allemagne la Grande-Bretagne reconnaîtrait, de fait, l'appartenance des pays baltes à l'URSS.

- Est-ce que cette lettre fut publiée et quelle fut la réponse de Staline?

Cette lettre se trouve dans les archives du ministère des Affaires étrangères de l'URSS, les archives britanniques en possèdent une copie, elle a été publiée dans mon livre. Selon les témoignages, après avoir lu cette lettre, Staline sourit malicieusement et dit : "Il promet de reconnaître après la guerre ce qui est déjà reconnu de fait!" Comme on le voit, le destin des Baltes ne préoccupait pas beaucoup Churchill.

-  Mais Churchill n'avait qu'avalisé l'adhésion des pays baltes à l'URSS, tandis que Staline avait dirigé et organisé cette adhésion. Il en découle que la responsabilité principale incombe à la Russie.

La responsabilité incombe non pas à la Russie, mais à l'Union Soviétique. La question de la succession dans une sphère telle que la responsabilité de l'URSS est embrouillée. Il ne faut pas oublier le fait que, du côté soviétique, seulement quelques personnes avaient participé au processus de préparation finale du pacte: Staline, Molotov, Vorochilov (qui menait des négociations avec les Britanniques et les Français). Même Khrouchtchev qui était alors membre du Bureau politique (Politbureau) se souvenait qu'il n'avait appris l'existence du pacte que le jour de sa signature, dans la soirée.

Aujourd'hui, les représentants de la Pologne et des pays baltes tentent de soumettre cette question à la discussion au sein des organisations internationales, certains de leurs organismes d'Etat (par exemple, le parlement lituanien) exigent de la Russie d'aujourd'hui le versement de milliards de dollars d'indemnisation pour la période d'"occupation". Que faire? Si leur approche n'était pas aussi radicale, il se peut que la réaction de la Russie eût été plus sereine. En effet, il s'agit d'une ancienne histoire dont l'étude doit revêtir un caractère plus abstrait et théorique que pratique. Comment peut-on présenter aux générations présentes une facture pour les actions de Staline et de son entourage à propos desquelles d'autres citoyens de l'URSS n'avaient aucune information? Et il est impossible d'assimiler le stalinisme et le nazisme ne fût-ce que parce que le système soviétique a prouvé sa capacité de changer son essence : les protocoles secrets ont été publiés à l'époque de Gorbatchev, leur nature criminelle a été reconnue à l'époque de l'URSS. Le régime hitlérien n'a manifesté aucune capacité de transformation. Le régime nazi était fondé sur la profession non dissimulée du génocide des autres peuples. Le stalinisme n'a pas argumenté le génocide de façon idéologique, il dissimulait sa nature derrière de belles paroles et sa victime principale était le peuple soviétique.

(Propos recueillis par Dmitri Babitch).
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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 20:08

(Interview du politologue russe Viatcheslav Nikonov, petit-fils de Molotov)

L'un des documents les plus contestables de l'histoire russe - le Traité de non-agression entre l'URSS et l'Allemagne, plus connu sous le nom de Pacte Molotov-Ribbentrop - a été signé il y a 70 ans, le 23 août 1939. Un protocole secret additionnel au pacte délimitait les sphères d'influence soviétique et allemande en Europe de l'Est en cas de "remaniement territorial". Malgré la signature du traité, le 22 juin 1941, les troupes allemandes agressèrent l'Union Soviétique. Est-ce que le Pacte était vraiment indispensable, ou aurait-on pu trouver une alternative, a-t-il permis de retarder le déclenchement de la guerre, sur quoi se guidait le pouvoir soviétique, et comment le Pacte a-t-il été évalué par le ministre des Affaires étrangères de l'Union Soviétique Viatcheslav Molotov?

-  Le Pacte était-il un subterfuge destiné à gagner du temps pour se préparer à la guerre ou bien une manifestation du désir du Reich et de l'Union Soviétique de délimiter leurs sphères d'intérêts?

 

Les deux à la fois. Fin août, une question simple se posait aux dirigeants soviétiques. L'Allemagne déclenche la guerre contre la Pologne, ce qui fut annoncé presque officiellement. La question principale était de savoir où s'arrêteraient les troupes allemandes : à Varsovie, ou bien progresseraient-elles vers Minsk ou vers Moscou? Dans ces conditions, la délimitation des zones d'intérêts signifiait la définition de la ligne où les troupes allemandes s'arrêteraient. Autrement dit, c'était une question de vie ou de mort. De quoi s'agissait-il: du désir de gagner du temps ou de délimiter les intérêts? Tout était interdépendant.

-  Est-ce qu'il y avait une alternative au Pacte? Sa signature, a-t-elle rapproché ou éloigné la guerre contre l'Allemagne hitlérienne?

-   Théoriquement, il y avait une alternative au Pacte. Cette alternative fut proposée par les dirigeants soviétiques dès avril 1939 : il s'agissait de la création d'un système de sécurité européenne sur la base des accords entre l'Union Soviétique, la Grande-Bretagne et la France prévoyant des garanties de sécurité pour la Pologne et la Roumanie. En principe, la création d'un tel système de sécurité aurait pu diminuer les risques de déclenchement par l'Allemagne de la guerre contre la Pologne. Malheureusement, cette alternative n'a pas été exploitée. Il y eut des tentatives infructueuses pour la réaliser. Tout d'abord, parce que la France et la Grande-Bretagne n'étaient pas prêtes à contracter des engagements sérieux. D'autre part, la Pologne et la Roumanie ne voulaient pas de garanties de sécurité de la part de l'Union Soviétique. Bref, il existait une alternative, mais elle ne put être matérialisée. D'autant plus que la guerre contre la Pologne semblait imminente, il fallait conclure des accords concrets. Malheureusement, les délégations militaires qui ont travaillé en août à Moscou, aussi bien française que britannique, n'étaient pas habilitées à signer des accords. C'est pourquoi le choix était très mince. De quelle autre alternative pouvait-il être question dans le contexte de l'échec des pourparlers avec la France et la Grande-Bretagne? A vrai dire, il n'y avait pas d'autre alternative.

En ce qui concerne le moment de l'attaque allemande contre la Pologne, le Pacte était neutre. Ce moment avait été fixé bien avant le Pacte, par conséquent, Hitler aurait attaqué la Pologne avec ou sans le Pacte. Pour lui, il n'y avait aucune différence, car il avait déjà des chances et, peut-être, l'intention de déclencher une guerre contre l'Union Soviétique.

-  L'attaque des Allemands fut-elle vraiment une surprise pour les dirigeants soviétiques?

Chaque jour, on s'attendait à une attaque. Ce qui est arrivé le 22 juin 1941 ne constituait pas une grande surprise.

-  Autrement dit, malgré la signature du Pacte, on s attendait à la guerre?

Certainement. Les dirigeants avaient la certitude absolue que la guerre aurait lieu. En 1939, il était possible d'en ajourner le début. Mon grand-père m'a dit qu'on pensait qu'elle serait repoussée d'un an, ensuite, on a réussi à l'éloigner encore plus. On espérait même le 21 juin que la guerre pourrait encore être retardée.

- Y a-t-il une différence de principe entre le Pacte et les accords de Munich?

Les accords de Munich ne prévoyaient pas de zones d'intérêts. Aucun pacte de non-agression ne fut signé à Munich. La rencontre de Munich entre les dirigeants des pays occidentaux et l'Allemagne portait sur les revendications territoriales de l'Allemagne sur la Tchécoslovaquie. A Munich, ces revendications territoriales ont été reconnues, c'est-à-dire qu'une partie de la Tchécoslovaquie fut cédée aux Allemands. Puis, on ferma les yeux sur l'annexion de la Bohème. Il s'agit d'événements différents, mais l'encouragement de l'agresseur par  les pays occidentaux a duré plusieurs années et concernait non seulement  l'Allemagne, mais aussi l'Italie.

-  Est-ce que Molotov a fait part de ses impressions de la rencontre avec la délégation allemande?

Oui. C'étaient des personnes importantes, a-t-il dit. Mais, puisqu'il avait des rencontres avec des ministres et des chefs d'Etat pratiquement chaque jour, parfois, plusieurs fois par jour, je ne crois pas que cela l'ait fortement impressionné, bien que ce fût un événement important.

-  Qu'est-ce que le Pacte signifiait-il pour Molotov? Quelle était son évaluation?

Il l'a évalué positivement. Selon lui, c'était ce qui nous a permis de nous préparer à la guerre et, en fin de compte, de remporter la victoire. Il n'a jamais regretté de l'avoir signé.

-  Y avait-il des pactes analogues signés par l'Allemagne avec d'autres pays?

Il y avait des traités de non-agression signés par l'Allemagne avec d'autres pays, entre autres, la Pologne. Il est vrai, ce traité fut dénoncé en avril 1939. Certes, les pays avaient conclu des pactes de non-agression.

-  Le Pacte est un des principaux arguments pour ceux qui essaient de falsifier les résultats de la Seconde Guerre mondiale. Que peut faire la Russie pour s'opposer à la mise du nazisme et du communisme sur le même plan?

Les tentatives faites pour mettre le nazisme et le communisme sur le même plan relèvent de l'idéologie et il est peu probable qu'on puisse faire quoi que ce soit en ce sens. Les réponses à ces questions ont été fournies par le procès de Nuremberg où a été défini, en fait, le degré de culpabilité des parties. Que peut-on recommander aux adeptes du nazisme? Rien. Si d'aucuns veulent exploiter des faits historiques à des fins politiques, il est impossible de leur interdire de le faire, ils le feront.

-  Quelles peuvent être les conséquences de la révision de l'histoire?

J'espère que cela n'aura pas aucune conséquence pour la Russie. Il est souhaitable que cela n'entraîne pas dans le monde entier la réhabilitation du nazisme, processus très actif dans certains pays et qui jouit d'un soutien important, notamment au niveau des structures européennes. En tout cas, lors du démantèlement du Soldat de bronze à Tallinn, toute l'Union européenne était aux côtés de l'Estonie et non pas de la Russie. Dans n'importe quel conflit entre la Russie et son voisin, l'Union européenne soutiendra le voisin de Moscou, quoi qu'il fasse. Aujourd'hui, même si ce voisin  réhabilite le nazisme, il sera tout de même soutenu.

Propos recueillis par Maria Frolova, RIA Novosti.
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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 18:13

Les sans-papiers victimes de guet-apens

Immigration. Après le Crédit lyonnais, des agents de Pôle emploi et de l’Urssaf sont accusés d’avoir dressé des souricières pour arrêter des clients en situation irrégulière.


« Je ne pense pas que ce soit dans nos obligations de tendre des pièges à nos clients sans papiers. » Ironique, Chantal Lamy, de la CGT LCL (ex-Crédit Lyonnais), n’en est pas moins outrée. Au début du mois, certains de ses collègues ont tendu un véritable guet apens à un client en situation irrégulière (lire l’Humanité du 14 août).

Convoqué dans son agence d’Aulnay sous bois (Seine-Saint-Denis) pour récupérer sa carte bleue, Mamadou, client de la banque depuis huit ans, s’est retrouvé face aux forces de l’ordre venues l’arrêter. Après cinq jours de rétention à Bobigny, ce Malien de 33 ans a été libéré par le juge des libertés pour « interpellation déloyale ». « On a un certain nombre d’obligations légales, précise Chantal Lamy. C’est une chose de refuser d’effectuer une opération faute de papiers en règle. Mais c’en est une autre de dresser une souricière. » Le syndicat demande à la direction de LCL de « s’engager à donner des instructions fermes pour que de tels comportements ne reproduisent plus ».

« Phénomène marginal »

Mercredi dernier, le « Canard enchaîné » révélait une autre affaire de délation, cette fois-ci dans la fonction publique. Le 8 juin, Dah, Mauritanien en France depuis cinq ans, se présente à l’agence Pôle-emploi d’Orléans-Gare où il est convoqué pour « actualiser son profil professionnel ». Mais une fois sur place, il est cueilli par la Police aux frontières qui le place en rétention. Il sera libéré quelques jours plus tard, après les interventions de la Cimade et de la CGT Pole emploi. Enfin, à Mulhouse, ce sont les services de l’Ursaff qui ont participé à l’arrestation d’un sans-papiers (lire ci-dessous). Y aurait-il une recrudescence d’arrestations sur dénonciation ? Pour les associations de soutien aux étrangers, ces cas restent pour l’instant isolés. « C’est assez marginal, confirme Brigitte Wieser, du Réseau éducation sans frontières. Mais si on n’est pas vigilants, ça pourrait faire tâche d’huile. Un certain nombre de Français sont pour la politique menée par Nicolas Sarkozy… »

Pas des « auxiliaires de police »

Depuis mai 2007, lorsqu’un étranger se présente au guichet de Pôle emploi, à un entretien d’embauche ou dans les bureaux d’une agence d’intérim, la loi oblige ses interlocuteurs à contacter la préfecture pour s’assurer de la validité de ses papiers. Un décret dénoncé, entre autre, par les agents du Pôle emploi qui refusent de devenir des « auxiliaires de police » (lire l’Humanité du 17 juillet). Un réseau de salariés refusant de « collaborer à la chasse aux étrangers », le REFI, a même été créé dans plusieurs régions. « On note un refus manifeste de la délation dans les services de l’état, remarque Jean-Claude Amara, de Droits devant !!. Un climat de rébellion s’instaure avec des corps de métiers entiers, comme les inspecteurs du travail, qui refusent de servir de supplétif aux forces de l’ordre. »

Marie Barbier
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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 17:59
Union Départementale CGT Oise
Bourse du Travail - Rue Fernand Pelloutier
BP 70355 - 60312 CREIL cedex 02
Tel : 03.44.55.01.57. – Fax : 03.44.55.00.20.
Courriel : contact@cgtoise.com, Site : www.cgtoise.com

Suite à l’interview de Xavier MATHIEU Délégué Syndical CGT de Continental sur France
Info concernant l’attitude de Bernard THIBAULT et de la Confédération lors de leur conflit, l’Union Départementale CGT de l’Oise et la Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT tiennent à réagir et à apporter quelques commentaires.
Tout d’abord, elles condamnent avec forces les propos calomnieux qui ont été déclarés envers Bernard THIBAULT, Secrétaire général de la CGT. A travers lui, c’est toute la CGT  qui est visée.
Ce type de polémique n’intéresse pas les salariés qui aujourd’hui ont des préoccupations bien plus importantes tel que l’emploi, les conditions de travail, les salaires et leur pouvoir d’achat.
L’Union Départementale et la Fédération tiennent à rappeler que dès le début du conflit,avec l’Union Locale du Compiègnois, les militants de ces structures étaient présents pour les soutenir et les aider dans leur lutte.
Le but était de travailler à construire des propositions alternatives industrielles qui permettent de pérenniser l’emploi sur le site, comme cela a été fait dans d’autres entreprises comme par exemple chez Faurecia à Auchel.
D’ailleurs, où en sont les négociations concernant l’éventuel repreneur ?
Pendant toute la durée du conflit la CGT était présente aux côtés des salariés comme elle le fait au quotidien auprès de ceux qui luttent pour leur emploi, les salaires et le progrès social.
Plusieurs manifestations se sont déroulés sur Compiègne qui ont rassemblé des milliers de salariés. La CGT a occupé toute la place qui est la sienne.
Le 19 mars le jour d’une de ces journées de mobilisation, Bernard THIBAULT a accordé une interview au Courrier Picard soutenant les « Conti ».
Le 26 mai dans le cadre d’une journée nationale d’action, la CGT du département avec plusieurs Fédérations professionnelles ont été à l’initiative d’un rassemblement et d’une manifestation sur Compiègne rassemblant les salariés de la sous traîtance automobile.
En France, chaque jour, ce sont des centaines de plans de restructurations qui sont annoncés. A chaque fois, lorsque la CGT est présente dans l’entreprise, mais aussi lorsqu’elle n’y est pas, elle s’engage de toutes ses forces pour que les droits des salariés, leur emploi soient préservés.
Notre démarche ne vise pas à se montrer devant les médias avec des objectifs non avoués, mais, d’une part d’élaborer avec les salariés des propositions industrielles alternatives pour préserver l’emploi et garantir leur avenir, et d’autre part de construire un rapport de forces qui permette de faire aboutir les revendications.
Les salariés font confiance en la CGT, et ils l’ont prouvé lors des dernières élections
prud’homales en la confortant comme première organisation dans le pays.
La CGT continuera dans cette démarche dans l’intérêt de tous les salariés.
Le 01 septembre prochain, la CGT sera aux côtés des « CONTI », et sera très vigilante sur le rendu de jugement. La CGT considérerait comme inacceptable que les salariés, les militants soient condamnés, dans un contexte où les véritables responsables sont lesemployeurs et les pouvoirs publics qui accompagnent les décisions.

Creil le 20 août 2009.

Contacts :
- Alain LEBRUN - UD CGT OISE – 06.86.82.50.09.
- Jean Michel PETIT – FNIC CGT – 06.82.18.96.81.
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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 12:13
Banques. Contraint par la reprise du scandale des bonus, le chef de l’État fait mine de remonter les bretelles des dirigeants bancaires. Une énième entrevue est prévue, demain, dont rien de neuf ne devrait sortir. Lire la suite dans l’Humanité de lundi


Après la faillite d’une des plus grosses banques américaines, le président de la République décréta, en octobre, un plan de sauvetage du secteur bancaire de 360milliards d’euros. En contrepartie, les banques françaises auraient passé un « pacte moral » avec l’État. Quelques mois plus tard, le système bancaire se remet incroyablement vite et renoue avec ses vieilles pratiques sans tenir compte de ses engagements : versement de bonus faramineux, résultats positifs tirés par les activités de marché, poursuite du resserrement du crédit. Mais pas question de montrer à l’opinion publique que le gouvernement est dépassé. Après une première rencontre à Matignon, début août, qui n’a débouché sur rien, la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, doit recevoir les banquiers aujourd’hui, afin de « préparer techniquement » la rencontre qui aura lieu demain avec le président de la République. « Il ne faut pas relâcher la pression sur les banques », a expliqué la ministre, pour démontrer la nécessité de cette septième entrevue avec le chef de l’État. Mais l’enjeu de ces rendez-vous est avant tout d’éteindre la polémique sur les rémunérations variables dont bénéficient les traders.

La rémunération des banquiers toujours pas réglée « Visiblement, ce qu’on a dit, certains ont du mal à le comprendre. Il ne doit plus y avoir de bonus, de distribution d’actions gratuites ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l’État. Quand il y a des aides publiques, les bonus ne sont pas admissibles. Et je suis sûr que les responsables vont comprendre ce que je dis », s’était insurgé Nicolas Sarkozy au mois de mars. Cinq mois plus tard, BNP Paribas a provisionné un milliard d’euros en vue de le distribuer en bonus à ses traders. Un système de rémunérations qui pousse ces champions de la finance à spéculer sur des produits financiers très dangereux, mais rémunérateurs à court terme. Le 7août, les banques sont convoquées à Matignon et le gouvernement « prend acte » de « l’engagement formel des banques françaises à se conformer strictement » aux règles du G20, concernant la rémunération des traders, alors que BNP Paribas a bénéficié d’une aide publique de 5,1milliards d’euros. Un engagement qui apparaît complètement insuffisant. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, a assuré que cette décision de la BNP Paribas était « conforme » aux règles fixées par le G20. Pourtant, en juin, Philippe Séguin, président de la Cour des comptes, déplorait des dispositifs « illusoires » visant à encadrer les rémunérations des banquiers. Adoptées à la hâte, ces règles sont tellement vagues que les banques peuvent aisément les contourner, conclut la Cour des comptes dans son rapport. Et ce ne sont pas les propos de Christine Lagarde qui vont apaiser la polémique : « Maintenant, ce n’est pas pour autant qu’il faut condamner tous les bonus… » En tout état de cause, le retour des bonus atteste de l’incapacité du système financier à s’amender et pire, l’incapacité des États sinon à le réformer, au moins à mettre en place des garde-fous.

Le financement de l’économie oublié

Selon Nicolas Sarkozy, « le système est simple : plus les banques ont de fonds propres, plus elles prêtent ». C’est ainsi qu’il a justifié son plan en février2009. Au vu des résultats des banques au premier semestre, il semblerait qu’elles privilégient de nouveau leurs filières banque d’investissements et de financements au détriment de leurs activités traditionnelles. Selon une étude de la Banque de France, les établissements bancaires ont, au cours du dernier trimestre, continué à resserrer leurs critères d’attribution des crédits. Au contraire de l’engagement des banques françaises, l’année dernière, à accroître leurs crédits pour financer l’économie réelle. En réponse, la Fédération française des banques s’est empressée de montrer que ses adhérentes avaient joué le jeu en augmentant leurs encours de crédits de 3,5%. Cependant, la suite de l’étude de la Banque montre que les critères utilisés pour octroyer ou non des prêts suivent toujours la même logique. Ainsi, près de 84% des banques de l’Hexagone prévoient de ne pas modifier les conditions de leurs prêts au troisième trimestre -que ce soient pour les entreprises de taille moyenne ou pour les ménages- mais 7% envisagent de les assouplir, uniquement pour les grands groupes. Pire, alors qu’ils n’hésitent pourtant pas à prendre des risques dans les activités de marché, ces établissements s’obstinent à ne pas débloquer les crédits aux entreprises moins rentables, aux projets pourtant plus créateurs d’emplois. Une attitude inadmissible puisqu’elle compromet la reprise. Pour changer cette préférence des banques vers le tout-finance, l’économiste Thomas Philippon, lauréat du prix du plus jeune économiste 2009, estime que la solution serait de considérer « les activités du secteur les plus risquées comme une pollution et de les taxer », réduisant ainsi leur rentabilité.

Nationalisation, le grand tabou

Avec « l’affaire » des bonus, le débat sur la manière de responsabiliser les banques reprend. D’autant que, grâce aux récentes injections de fonds propres, l’État est devenu l’un des actionnaires les plus importants des banques françaises, avec 15,9% du capital de BNP Paribas, 7,2% de la Société générale, 5,7% de Dexia, et potentiellement 20% du futur groupe Caisses d’épargne-Banques populaires. Pourtant, à ce jour, aucune participation de l’État aux conseils d’administration n’est envisagée. Et, pour le gouvernement, il est hors de question de revenir sur ce point. « Il faut que l’État crée un climat de confiance avec les banques », explique Christine Lagarde. Un entêtement qui, selon Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, est une « faute économique, politique et morale ». Même la Cour des comptes conseille vivement à l’État de faire valoir son droit de siéger à la direction des banques non pour changer « la gestion des établissements bancaires, mais bien (pour) rendre effectif son droit à l’information ». Au Parti communiste, à ATTAC et au NPA, tous appellent à une nationalisation de ce service public. Le député communiste du Nord Jean-Jacques Candelier prépare, pour la rentrée, avec d’autres élus de son groupe, le dépôt d’une proposition de loi à l’Assemblée nationale. Il propose « de nationaliser les grandes banques capitalistes françaises (dont la BNP-Paribas), de démocratiser leur fonctionnement, avec la participation des salariés et des usagers » et « cela dans le cadre d’un nouveau service public et d’un large pôle public financier ».

Clotilde Mathieu
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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 21:25
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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 21:12
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