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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 19:33
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 19:24

1 janvier 1981

Création des Contras au Nicaragua

Texte rédigé par l'équipe de Perspective Monde -

Président Ronald Reagan lors d'un rallye politique
Ronald Regan Presidential Library

Après l'arrivée à la présidence de Ronald Reagan, en 1981, les États-Unis coupent l'aide économique au Nicaragua et commencent à financer les Contras, des opposants au régime sandiniste. Cette politique entraînera une guerre civile qui durera 10 ans et fera plus de 30 000 morts.

L'accession à la présidence de Reagan marque un virage important. Dès janvier 1981, il suspend l'aide américaine au Nicaragua à cause des relations que le gouvernement sandiniste entretient avec Cuba. Dès l'automne, l'administration Reagan vote également des crédits pour financer les Contras, une force d'opposition armée. Lors de leur suspension par le Congrès, en 1985, ces crédits atteindront annuellement 100 millions de dollars. Les États-Unis autorisent aussi des opérations de sabotage (minage du port de Corinto, destruction de récoltes, etc.) en plus d'imposer un embargo total à l'endroit du Nicaragua à partir de 1985. De 1982 à 1984, les Contras passent de 500 à 15 000 membres. Appuyés par les Américains, ils commettent des actes terroristes. En plus de s'en prendre aux coopérants étrangers, ils ciblent les paysans, attaquent les écoles et dispensaires, détruisent les récoltes et incendient des usines. Pour faire face au climat d'insécurité qui prévaut dans plus de 50% du pays, les sandinistes consacrent 50% du budget à la défense en 1983, puis 60% en 1985. On mobilise aussi 250 000 personnes dans les forces armées, sur une population totale de 3,5 millions d'habitants. La guerre accentue la détérioration de l'économie, ce qui amène le gouvernement à mettre fin à ses réformes et à procéder à des congédiements massifs, dont ceux de 30 000 fonctionnaires en 1988. Après avoir est réélu facilement à la présidence en 1984, Daniel Ortega sera battu par Violetta Chamorro en 1990. On estime alors que la guerre civile a fait 29 000 morts et coûté environ 4 milliards de dollars. (NOTE : la création des Contras ne pouvant être ciblée avec précision, la date du 1er janvier constitue un repère général)
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 19:11
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 19:09
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 19:03


AFP

Des GIs racontent comment ils ont tué civils et prisonniers en Irak (presse)
AFP | 19.06.03 | 20h15

Des soldats américains engagés en Irak racontent comment ils ont tiré sur des personnes habillées en civil, achevé des blessés ou laissé des soldats irakiens agoniser sur le champ de bataille dans des entretiens publiés jeudi par le quotidien britannique Evening Standard."Il n'y avait aucun dilemme à avoir en tirant sur des personnes qui ne portaient pas d'uniforme. J'appuyais simplement sur la gachette. (...) S'ils se trouvaient là, ils étaient des ennemis, avec ou sans uniforme. Certains l'étaient, d'autres non", raconte le caporal-chef Michael Richardson, 22 ans, de la Division d'infanterie américaine 3/15 basée actuellement à Falloujahkm à l'ouest de Bagdad)."Nous remplissions notre mission. Si des civils se trouvaient parmi les combattants c'est qu'ils se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment, ils étaient considérés comme des ennemis", confirme le GI Anthony Castillo. Evoquant une bataille au sud de Bagdad, sans préciser la date, les soldats affirment que 70% des quelque 400 combattants côté irakien étaient habillés en civil. Selon le sergent John Meadows, 34 ans, l'armée américaine avait distribué des tracts quelques jours avant appelant les civils à éviter la zone."Toutes les personnes qui étaient là étaient donc des combattants", estime le sergent avant d'ajouter que ce jour là les GI's ont tiré sur des femmes et abattu des personnes qui se trouvaient à terre."Le pire est de tirer sur quelqu'un, puis de venir l'aider", estime le sergent Meadows."Vous ne voulez pas de prisonniers de guerre. Vous les détestez tellement pendant le combat et vous êtes tellement terrifiés, vous ne voulez pas qu'ils vivent", renchérit le caporal Richardson.Ils expliquent aussi comment ils ont tiré sur des civils à bord de voitures, craignant qu'ils ne les attaquent."Lorsqu'ils utilisaient des drapeaux blancs, on nous a dit de les arrêter à 400 mètres, de les faire se déshabiller et de les faire avancer. La plupart obéissaient aux ordres", explique le sergent Meadows."Nous savions que d'autres ont eu des problèmes avec des Irakiens portant des drapeaux blancs, puis ouvrant le feu sur nos hommes. (...) Ils utilisaient des voitures pour s'approcher de nous. C'était des hommes, des femmes et des enfants. Ce jour-là, nous avons tiré sur de nombreuses voitures", raconte le sergent Meadows sans préciser quel jour."La nuit, vous pensez à tous ces gens que vous avez tués. Vous n'arrivez pas à chasser cela de votre tête. Il n'y a aucun moyen de l'oublier, nous sommes toujours là, nous sommes là depuis si longtemps. La plupart des gens partent après les combats, mais pas nous", explique le caporal Richardson.Les hommes "ont vu des psychiatres et la chaîne de commandement a reçu des lettres disant que 'ces hommes doivent être arrachés à cette situation', mais rien ne s'est passé", explique le sergent Meadows.
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 18:59
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 18:52

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 18:44

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 12:36
Agriculture. La France dispose de solides arguments pour refuser l’amende que la Commission européenne veut faire payer aux producteurs de fruits et légumes. Il suffit juste d’un peu de courage politique. Analyse.

Par Gérard Le Puill [1]

L’empressement mis par Bruno Le Maire pour promettre à la Commission européenne de faire payer aux paysans français tout ou partie des 500 millions d’euros qu’elle réclame est stupéfiant. En premier lieu, le ministre veut faire payer par les paysans des décisions gouvernementales étalées sur dix ans. En second lieu, il s’abstient de regarder de plus près les distorsions de concurrence permanentes engendrées par le mammouth enrobé de mauvaise graisse bureaucratique qu’est devenue la Commission. Car, s’il souhaite défendre les maraîchers et les arboriculteurs français, le ministre de l’Agriculture dispose d’une bonne batterie d’arguments. Quand les premiers versements aujourd’hui contestés ont commencé en 1992, les producteurs français de fruits et légumes étaient confrontés à la concurrence de deux pays (l’Espagne et l’Italie) qui venaient de dévaluer leur monnaie pour être plus performants à l’exportation.

Quand d’autres aides ponctuelles ont été versées plus tard à des coopératives de stockage ou pour financer des politiques de retraits de produits du marché, ce fut toujours dans des circonstances de crise aiguë et d’effondrement des cours. Ces aides ponctuelles ont servi à limiter le nombre des dépôts de bilan. Elles n’ont enrichi aucun paysan car tous perdaient de l’argent.

Quand des étés difficiles se sont succédé en France pour écouler la production fruitière et légumière nationale, ils résultaient presque toujours de politiques d’importations préventives pilotées par la grande distribution et ses centrales d’achat afin de créer dans l’Hexagone une offre artificiellement surabondante dans le seul but de faire baisser les cours à la production et d’augmenter les marges des distributeurs. À tel point qu’il a fallu, une année, recourir à un triple affichage des prix (producteurs, expéditeurs, distributeurs) dans les magasins pour pointer la lourde responsabilité des grandes surfaces dans le pillage du travail des paysans.

Mais la politique agricole européenne produit aussi des distorsions de concurrence. Durant de longues années, l’Espagne a bénéficié d’énormes sommes sous forme de fonds structurels européens dont beaucoup ont été utilisés en zones légumières et fruitières pour construire des serres, subventionner des systèmes d’irrigation et des outils logistiques performants de gestion et de transport. Leur cumul s’est traduit par d’importants gains de compétitivité en faveur des serres et des vergers espagnols. Ils sont depuis lors assimilables à des distorsions de concurrence en faveur de ce pays.

Depuis que la directive Bolkestein a été amendée et votée par une majorité de députés européens - dont ceux de la droite française et d’une majorité de sociaux-démocrates européens -, plusieurs pays membres de l’Union - dont l’Allemagne - améliorent leur compétitivité en fruits et légumes, en élevage porcin et dans l’industrie agroalimentaire en faisant travailler des salariés immigrés d’Europe centrale avec des contrats précaires aux conditions de rémunération du pays d’origine.

Pour peu qu’il en ait la volonté politique, le gouvernement français a donc les moyens de défendre ses agriculteurs face aux diktats de la Commission européenne et à l’incompétence notoire de sa commissaire en charge de l’Agriculture.

Depuis que Mariann Fischer Boel est commissaire à l’Agriculture, la main invisible des lobbies de l’agrobusiness transparaît plus que jamais à la lecture des directives et projets de réformes adoptés par la Commission et soumis au Parlement. Ce fut notamment le cas pour la réforme de l’Organisation commune du marché du vin adoptée en 2007. La même année, Pernod-Ricard, gros producteur de vins australiens, a, selon un article du Monde paru durant l’été 2008, dépensé 460 000 euros pour faire du lobbying auprès de la Commission. Cherchez le motif !

En 2009, le projet visant à faire du faux rosé et finalement retiré le 8 juin avait été proposé par le Comité européen des entreprises du vin (encore un lobby). La commissaire danoise l’a défendu bec et ongles avant de s’incliner faute de majorité.

Bruno Le Maire devrait méditer sur tous ces précédents !

Gérard Le Puill
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 12:33
Nadir Dendoune est journaliste indépendant. Il est en Israël et Palestine pendant une vingtaine de jours. Il décrit ici ce qu’il vit et surtout ce qu’il ressent. Premier épisode : l’aéroport de Tel Aviv.

Les villes ressemblent aux gens, le temps les fait changer. Parfois en bien, souvent en mal. A Jérusalem, capitale convoitée par les trois religions monothéistes, le temps est trop pressé pour s’arrêter. Sept années se sont écoulées depuis ma dernière visite. Arafat était coincé dans son palais, les chars israéliens encerclaient sa demeure et la partie arabe de la ville sainte retenait son souffle. On arrive par l’aéroport de Tel-Aviv et dès le début, on sait qu’avec sa gueule de métèque et son patronyme bien muslim, on va devoir passer de bureau en bureau pour subir un interrogatoire.

 

On essaie tout de même d’afficher son meilleur sourire quand on présente son passeport à la nana de la douane. Elle vous demande votre prénom et votre nom, elle oublie le bonjour, elle ne sait pas lire, je me mets à penser, mais je réponds Nadir Dendoune, j’ajoute je suis né à Paris, histoire de brouiller les pistes et pour qu’elle croit que je suis un digne héritier de Charlemagne. Le nom de mon père ? La filiation, elle veut savoir les origines. C’est Mohand, je réponds, immigré algérien analphabète, venu prêter main forte à la France dans les années 50. Elle sourit, c’est un sourire de façade pour mieux attaquer derrière. « Va attendre dans la pièce là-bas », qu’elle me lance, en montrant avec son index une sorte de salle d’attente plantée sur le côté gauche de l’aéroport.

Ils finiront par me laisser entrer, je suis Français, même si j’ai trop pris le soleil, je suis également journaliste, carte de presse 106731, document installé sagement à l’intérieur de la poche de mon pantalon. Je ne suis pas seul à être suspecté de quelque chose. Beaucoup de « têtes cramées » attendent sagement sur un fauteuil confortable mais il y a aussi quelques hippies à la peau blanche, sans doute des gauchistes. Une télé crache un programme en hébreu. Les gens n’osent pas parler. Il y a une caméra cachée juste derrière la machine à café, je l’ai vue en arrivant, certains ne l’ont pas aperçue, mais tout le monde doit savoir que quelqu’un nous filme. On t’appelle, ils écorchent les noms, alors personne n’est certain que c’est bien soi qu’on vient chercher. On nous emmène dans une pièce, et on redemande le prénom, le nom, et le nom du père, amen ! On veut savoir pourquoi on vient en Israël, ils trouvent étrange que des personnes veulent juste visiter et que le tourisme c’est international.

Ils ont besoin de deux adresses email, une professionnelle et une personnelle, et comme on a qu’une seule envie : c’est de sortir de ce putain d’aéroport, on finit par abdiquer. Ils gardent votre passeport et vous demandent de revenir dans la salle d’attente. L’horloge tourne. Ils ont le temps. Tic-Tac, Tic-Tac. Une nana, une blonde pétillante, semble contrariée. J’engage la conversation avec elle. Elle me reconnait : on était ensemble en business class avec la Swiss Air, on avait un billet en classe éco et on nous avait tous les deux, « upgraded ». Elle est Belge. Elle a voulu jouer l’honnêteté avec les douaniers, elle leur a dit qu’elle allait en Cisjordanie. Il ne faut jamais dire qu’on va rendre visite aux Palestiniens. Beau contact, on se raconte nos vies, pas de problème de branchement. D’autres filles sont assises à côté, des Bougnoules-Américaines. Pour les Israéliens, des Américains de seconde classe.

L’une d’entre elle n’a pas 13 ans. C’est ridicule. Je balance une vanne. Tout le monde explose de rire. Je suis de nouveau appelé. La même putain de question : le prénom, le nom et le prénom de mon père. Je pense qu’il vaut mieux éviter de venir en Israël, si on vient juste de perdre son daron, imaginez : avoir à dire plusieurs fois le prénom de son papa qui vient de partir …Le gars a l’air sympa : good cop-bad cop, vieille ruse à deux shekels, la monnaie locale. On se détend. Les raisons de mon voyage en Israël ? Du tourisme, je réponds, et puis si j’ai le temps, peut-être un, ou deux reportages, faut voir. Je voyage avec une mini-caméra, et comme elle fait pro, il se doute bien que je vais m’en servir. Il me demande dans quelles villes je compte me rendre, si j’ai déjà un numéro de téléphone israélien, si j’ai de la famille ici ou des amis, tu me fais chier, j’aimerais lui balancer à la figure. J’attends déjà depuis près de deux heures et c’est pas tout Simone, mais j’ai un autre bus à prendre pour aller à Jérusalem. « Bon, je finis pas lui dire, google mon nom, et tu verras qui je suis ». « C’est déjà fait, me réponds-il, tu peux partir ».

Nadir Dendoune est journaliste, et auteur notamment d’un livre, Lettre à un fils d’immigré .

La semaine passée, son travail, photographier l’expulsion de Palestiniens de leur maison, lui a valu une arrestation par la police israélienne
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