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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 12:16

Faisant face ainsi à un véritable forcing et à des pressions accrues de l'administration US et de l'UE, le gouvernement Netanyahu pourrait être tenté de se lancer dans une opération militaire d'envergure contre le Liban...

Dans les coulisses de la diplomatie

L'explosion qui s'est produite il y a quelques jours dans un dépôt de munitions du Hezbollah dans la localité de Kherbet Selm, au Liban-Sud, risque d'être exploitée médiatiquement et politiquement par Israël afin de préparer le terrain à une opération militaire de grande envergure contre le Liban.

L'État hébreu pourrait en effet faire prévaloir que cette explosion apporte la preuve tangible et concrète du maintien, et même du renforcement, de la présence militaire du Hezbollah dans la région méridionale du pays, au sud du Litani, en violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. Cette résolution, rappelle-t-on, interdit toute présence armée illégale au sud du Litani.

L'un des ministres européens des Affaires étrangères qui a visité Beyrouth récemment souligne dans ce cadre que l'affaire de Kherbet Selm accroît les risques d'une attaque israélienne contre le Liban du fait qu'elle rend plus difficile et plus aléatoire toute éventuelle démarche européenne ou occidentale visant à dissuader Israël de se lancer dans une nouvelle aventure militaire au Liban. Les risques sur ce plan se précisent de plus en plus du fait de la conjoncture régionale présente, relèvent les milieux diplomatiques.

Le gouvernement de Benjamin Netanyahu est en effet soumis à de très fortes pressions de la part de l'administration du président Barack Obama. Une fois n'est pas coutume : une certaine tension se profile même à l'horizon entre Washington et l'État hébreu au sujet de la politique d'implantation des colons israéliens dans les territoires palestiniens. L'équipe de Netanyahu s'obstine en effet à construire 20 nouvelles unités de logement dans le quartier de Cheikh el-Jarrah, à Jérusalem-Est, provoquant l'ire de l'administration américaine. Face à l'attitude intransigeante du cabinet israélien sur ce plan, le Département d'État a réagi fermement, invitant Israël à se conformer à la feuille de route du quartette pour le Proche-Orient (regroupant les USA, la Russie, l'Union européenne et l'ONU). Cette feuille de route prévoit en effet le gel de la politique d'implantation des colons israéliens.

La position ferme adoptée par la nouvelle administration US concernant cette politique d'implantation israélienne a pour but essentiellement de relancer le processus de paix globale dans la région. De source européenne haut placée, on affirme que le président Obama est très sérieux dans sa volonté de redynamiser les efforts de paix au Proche-Orient. Et sur ce plan, l'Union européenne soutient totalement l'attitude du chef de la Maison-Blanche. Les milieux européens soulignent en effet qu'une telle détermination de la part du président américain à tout mettre en œuvre, et même à faire pression sur l'État hébreu, afin d'aboutir à une paix globale est une occasion rare, à ne pas rater. D'où l'appui sans équivoque de l'Union européenne aux démarches du président Obama.

Faisant face ainsi à un véritable forcing et à des pressions accrues de l'administration US et de l'UE, le gouvernement Netanyahu pourrait être tenté de se lancer dans une opération militaire d'envergure contre le Liban sous le prétexte de mettre un terme à l'armement sans cesse croissant du Hezbollah et à sa présence militaire au sud du Litani. Et dans ce cadre, les derniers incidents de Kherbet Selm pourraient constituer un prétexte inespéré pour l'État hébreu.

22 juillet 2009 - L'Orient-le-Jour

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 11:54

En 1962, pour légitimer une guerre contre Cuba, l'etat-major américain a planifié une campagne de terreur contre sa population. L'administration Kennedy a rejeté le projet.

Combats sur la plage de Giron (Cuba), lors du débarquement de la baie des Cochons le 17 avril 1961. (Sipa)

Après l'échec de l'invasion anticastriste de la baie des Cochons, en avril 1961, le gouvernement américain concocta un projet étrange. Il consistait, dans une période de guerre froide, à fomenter toute une série d'actions à imputer au gouvernement castriste pour justifier aux yeux de l'opinion publique une intervention militaire contre Cuba. Et à obtenir l'appui de la communauté internationale.
Baptisé "Northwood Operation", ce projet prévoyait des détournements d'avions et des attentats à la bombe à Miami et à Washington. Les documents du plan précisaient qu'il fallait "donner au monde l'image d'un gouvernement cubain représentant (...) une menace grave et imprévisible pour la paix dans l'hémisphère occidental". Un rapport secret avançait que "la publication de la liste des victimes dans les journaux américains provoquerait dans le pays une vague d'indignation instrumentalisable".

Explosion d'un navire américain


Le document officiel du plan a été obtenu à l'origine par les archives de la Sécurité nationale de l'Université George Washington à l'aide de la loi américaine sur la liberté de l'accès à l'information nommée Freedom of Information Act. Écrit en réponse à une requête du chef du Projet Cuba, le colonel Edward Lansdale, le document réunit sous le nom de "Opération Mongoose" la description des plans américains : mise en scène d'assassinats de Cubains vivant aux États-Unis, développement d'une fausse campagne de terreur cubaine et communiste à Miami ainsi que dans d'autres villes de la Floride jusqu'à Washington. Simulation ou réel coulage d'un bateau rempli de réfugiés cubains, simulation d'une attaque d'un avion commercial par les forces aériennes de Cuba et explosion d'un navire américain en eaux cubaines pour accuser les cubains. L'administration Kennedy n'approuva pas l'"opération Northwoods" mais son existence rejaillit avec un sens particulier au moment des attentats du 11 septembre.

Sarah Diffalah
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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 11:35

Voici les putschistes : 1) Carlos Flores Facussé ; 2) Rafael Leonardo Callejas ; 3) Cardenal Óscar Andrés Rodríguez ; 4) Adolfo Facussé ; 5) Armida de López Contreras ; 6) Schucry Kafie ; 7) Elvin Santos ; 8) Emilio Larach ; 9) Enrique Ortez Colindres ; 10) Pastor Evelio Reyes ; 11) Felícito Ávila ; 12) José Alfredo Saavedra ; 13) Jorge Canahuati ; 14) Jorge Yllescas ; 15) Juan Ferrera ; 16) Juan Ramón Martínez ; 17) Carlos López Contreras ; 18) Billy Joya ; 19) Ana Abarca ; 20) Rafael Ferrari ; 21) Juan José Pineda ; 22) Vilma Morales ; 23) Marcia Villeda ; 24) Renato Álvarez ; 25) Ramón Custodio ; 26) Rafael Pineda Ponce ; 27) Olban Valladares ; 28) Pastor Oswaldo Canales ; 29) Ricardo Maduro ; 30) Romeo Vásquez Velásquez ; 31) Porfirio Lobo Sosa ; 32) Ricardo Álvarez ; 33) Antonio Rivera ; 34) Guillermo Pérez Cadalso ; 35) Mauricio Villeda ; 36) María Martha Díaz ; 37) Antonio Tavel Otero ; 38) Luis Rubí ; 39) Toribio Aguilera ; 40) Ramón Velásquez Nassar ; 41) Elán Reyes Pineda ; 42) Luz Ernestina Mejía ; 43) Martha Lorena Casco ; 44) Rodolfo Irías Navas ; 45) Rigoberto Chang Castillo ; 46) Mirna Castro ; 47) Gabriela Núñez ; 48) Hugo Llorens.

1. Chacune de ces personnes a, selon sa position, machiné, motivé ou financé la rupture de l'ordre constitutionnel avec l'arrestation et l'extradition du Président Zelaya, entérinant ainsi le coup d'État.

2. Il sont directement responsables des morts, des blessés, des prisonniers et du naufrage imposé à la société hondurienne ; ce sont eux qui ont détruit la démocratie et l'image du pays sur le plan national et international.

3. Les putschistes ont remis sur pied l'organisation anti-terroriste et anti-communiste, qui a fonctionné dans les années 80, appelée l'Alliance pour le Progrès du Honduras (APROH). Le manque de culture et l'avarice les empêche de penser que les peuples sont libres de choisir le système politique et idéologique qui leur donne sécurité et bien-être.

Rédaction / EL LIBERTADOR

Tegucigalpa. Cette fois, les noms et les visages resteront pour toujours, pour que l'Histoire et les honduriens et le monde les connaissent, et qu'ils comparaissent devant le jugement de la sanction morale des citoyens et devant les tribunaux nationaux et internationaux.

Les ourdisseurs du coup d'État contre Zelaya ont remis en marche une variante de la machination qu'a utilisé l'Alliance pour le Progrès du Honduras (APROH) , dans les années 80, qui sous un masque apparemment patronal, mais qui par dessous cachait des lignes politiques doctrinaires claires de « guerre de basse intensité contre les opposants à la répression au gouvernement sandiniste et le mécontentement social au Honduras. Le financement de l'organisation était transmis par les services secrets des États-Unis au travers de la secte Moon ».

"Un patronat laborieux"

Dans les statuts de l'APROH, il n'apparaît rien de particulièrement « suspect ». Un groupe de chefs d'entreprise s'associe pour se pencher sur leurs problèmes, avec un point de vue sur d'autres secteurs. Le modèle économique qu'ils défendaient était clair : faire pression au travers de politiques de libre entreprise avec peu de mécanismes de contrôle et de multiples mécanismes pour optimiser les gains.

On exigeait aux actionnaires de « conserver la confidentialité sur les documents ou informations qu'ils pourraient connaître compte tenu de leur participation au travaux de l'APROH et que leur divulgation pourrait leur être préjudiciable.

Créée récemment, au premier trimestre de 1983, l'APROH n'a pas attiré l'attention. On la considérait comme une nouvelle tentative de rassembler les secteurs les plus conservateurs. En novembre de cette année, le quotidien « Tiempo » a publié un de ces « documents » d'usage interne : l'APROH recommandait à la Commission Kissinger, par l'intermédiaire d'un ami personnel et assistant de celui-ci, la solution militaire pour l'Amérique Centrale.

La vérité d'hier et d'aujourd'hui

Dans l'APROH, se réunissait le fascisme militaire qui représentait alors le général Álvarez, président de l' Association et, maintenant Romeo Vásquez. Elle était constituée, comme maintenant, de l'extrême droite des entrepreneurs du pays, bien qu'en vérité, plus que d'idéologie, il s'agit de chefs d'entreprise enrichis et corrompus parce que ce sont eux qui décident de ce qui se fait dans le pays. Ce sont les éternels profiteurs des avantages fiscaux, ce sont ceux qui obtiennent des remises et des absolutions de dettes par millions envers l'État.

Ce sont ceux qui financent et contrôlent les partis politiques et influent pour placer leurs cadres à l'Assemblée Nationale et au Pouvoir Judiciaire. En somme, ce sont ceux qui se sont emparés du pays et nient le développement à d'autres entrepreneurs et marginalisent le peuple parce que, pour eux, c'est une affaire qu'il continue à être ignorant et affamé, et ainsi ils leur est facile de le manipuler avec ses moyens de communication comme ça se passe en ce moment avec le coup d'État.

Fin 1983, les rumeurs selon lesquelles l'ambassade des Etats-Unis voyait la consolidation d'un groupe de pression si conservateur et aussi sujet à la critique à l'intérieur du pays, de même que maintenant, les putschistes sont devenus un problème pour les Etats-Unis. Alors, l'APROH s'est mise en sommeil pendant plusieurs années, mais ils l'ont réveillée au matin du 28 juin 2009 pour terminer son travail : jeter dehors le Président, manipuler au travers des moyens de communication, avec des exécutions sommaires dont personne n'aura connaissance, répression et guerre psychologique pour confondre le peuple.

QUI EN ÉTAIENT LES MEMBRES ?

Le général Gustavo Alvares était le chef, l'homme à la tête de l'APROH, Rafael Leonardo Callejas a reconnu que quand il était secrétaire du travail et de l'Éducation de l'APROH, il a poussé Oswaldo Ramos Soto pour qu'il devienne doyen de l'Université Nationale Autonome du Honduras (UNAH).

Il faut signaler que l'APROH fut créée sous le gouvernement de Roberto Suazo Córdova par Álvarez Martínez, le principal précurseur de la Doctrine de la Sécurité et responsable de dizaines d'assassinats et de disparitions politiques dans le pays.

Cette organisation comptait avec la collaboration de la « Secte Moon », une organisation religieuse connue dans le monde entier.

Dans l'APROH il y avait aussi José Rafael Ferrari, Miguel Facussé, Fernando Casanova, Rigoberto Espinal Irías, Benjamín Villanueva y les ex dirigeants syndicaux Andrés Víctor Artiles et Mariano González.

Cette organisation avait aussi comme membres Osmond Maduro, frère de l'ex-président et putschiste Ricardo Maduro Joest. Les personnalités de la banque nationale et étrangère, celles de l'industrie chimique et textile, celles de l'agroalimentaire, de la télévision et de la technocratie. Toutes étaient représentées dans l'APROH.

Maintenant, regardez cette photos avec les putschistes les plus représentatifs, ce sont les membres de la nouvelle APROH. Il n'y a pas de différence avec le passé, et quelques uns sont les mêmes : Miguel Facussé, Rafael Leonardo Callejas et José Rafael Ferrari.

ARTICLE ORIGINAL
http://ellibertador.hn/Nacional/Avance/3102.html

Traduction : Jean-Michel Hureau

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 11:32

Histoire locale. Elle aurait pu être la femme de ... mais parvint à devenir elle-même.

Marie-Claude Vaillant-Couturier, témoignant au procès de Nuremberg .DDM, reproductionMarie-Claude Vaillant-Couturier, témoignant au procès de Nuremberg .DDM, reproduction
Marie-Claude Vaillant-Couturier, témoignant au procès de Nuremberg .DDM, reproduction

Résumer en quelques mots, en quelques lignes, la vie de Marie-Claude Vaillant Couturier, relèverait de la gageure tant cette femme eut une existence riche, en drames aussi malheureusement. Mais on peut penser que de nombreuses fées se sont penchées sur son berceau, lors de sa naissance, le 3 novembre 1912, à Paris. Dans sa famille, on sait déjà la place des arts et de la littérature: son père, Lucien Vogel, est un éditeur reconnu ; sa mère, Cosette de Brunhoff, est journaliste de mode.

Toute jeune, elle décide de bousculer les codes de son époque et devient reporter photographe, entrant dans un monde exclusivement masculin qui n'hésite pas, à ses débuts, à railler cette petite jeune femme qui pense faire sa place. A 22 ans à peine, elle fait la connaissance de Paul Vaillant Couturier, journaliste, député, membre influent du Parti communiste qu'il a aidé à fonder et un des piliers de l'Humanité. Malgré la différence d'âge, elle en tombe amoureuse et souvent, à l'occasion de vacances, vient à Sainte-Croix- Volvestre d'où il est originaire.

Attachée a l' ariege

Elle demeurera très attachée à ce coin d'Ariège, auquel elle restera fidèle, y revenant fréquemment. Quelques temps avant qu'une crise cardiaque ne le terrasse, en 1937, elle épouse Vaillant Couturier et, malgré son remariage, plus tard, avec Pierre Ginsburger, sera indéfectiblement attachée à ce nom. A sa suite, elle adhère au communisme, couvrant les grands évènements internationaux, comme la guerre d'Espagne mais aussi, dès 1933, mettant en garde contre la montée du nazisme. Aussi s'engage-t-elle dans les premiers en Résistance. Mais, traquée par la police, elle est arrêtée, avec de nombreux camarades, le 9 février 1942. Elle est internée dans diverses prisons puis le 24 Janvier 1943, fait partie du fameux «convoi des 31 000» à destination d'Auschwitz, avec 230 autres femmes de tous horizons ... qui entonnent La Marseillaise au moment de leur départ. Seulement 49 d'entre elles reviendront des camps ... Après un an et demi à Auschwitz, où elle participe au comité clandestin de résistance à l'intérieur du camp, elle part, en août 1944, pour Ravensbrück avant d'être libérée par l'Armée rouge le 30 Avril 1945. Son attitude dans les camps, le soutien qu'elle a apporté à ses codétenus, en ont déjà fait une icône et le combat politique, au sein du Parti communiste, qu'elle mène à l'Assemblée nationale, à partir de 1945, mériterait tout un livre. Elle y siègera jusqu'en 1973, malgré une courte interruption de 1962 à 1967, laissant alors son siège à un certain ... Georges Marchais. Mais elle joua, surtout, un rôle essentiel lors du procès de Nuremberg au cours duquel elle témoigna.de ce que beaucoup se refusaient encore à croire: l'inacceptable. Elle poursuivra d'ailleurs ses combats jusqu'au bout, jusqu'à ce que la mort ne vienne interrompre un parcours rare et exceptionnel, le 11 décembre 1996.

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 07:01

Extrême droite . Une étude de l'IFOP sur les résultats du FN à Hénin-Beaumont montre une stratégie nouvelle de celui-ci pour surfer sur la crise.

Après le soulagement, les questions. La satisfaction était palpable à Hénin-Beaumont, dimanche 7 juillet au soir, quand la liste de gauche conduite par Daniel Duquenne battait, avec 52,38 % et 6 054 voix, celle du Front national de Steeve Brios et Marine Le Pen, avec 47,62 % et 5 504 voix. Mais l'événement fut d'abord le fait que le Front national, avec 39,33 % des voix au premier tour, soit arrivé largement en tête et aux portes de la mairie. Pourquoi et comment une telle situation dans cette ville ouvrière, ancrée à gauche depuis tant d'années ? Ce sont ces questions que l'IFOP, avec son département opinion et stratégie d'entreprise, a, pour le compte de la Fondation Jean-Jaurès, analysées dans une étude qui vient d'être rendue publique sous le titre « Front national : dans le Nord la flamme n'est pas éteinte ».

Pour les auteurs, dont Jérôme Fourquet, son responsable, « cette poussée du FN n'est pas une surprise car toutes les conditions étaient réunies ». Et de mettre en avant ce triptyque : la crise et la gravité extrême des difficultés économiques dans ce bassin ouvrier aux populations modestes ; la perte de crédibilité des forces politiques traditionnelles avec, en particulier, la faillite de la ville et l'incarcération de l'ancien maire socialiste, Gérard Dalongeville, pour malversation ; enfin, une implantation de longue date de militants locaux du FN, fils et petits-fils de mineurs, de syndicalistes, et même de communistes pour certains, développant un travail de terrain tout en « gommant les aspects les plus radicaux de l'idéologie frontiste ». En passant, lors des premiers tours, de 28,5 % à 39,3 % de mars 2008 à juillet 2009, le FN parvient à gagner de nouveaux électeurs alors que globalement celui-ci recule dans toutes les régions, Certes, de façon moindre dans celle du nord-ouest, terre où les effets de la crise sont les plus durs pour les familles. Cette progression du FN à Hénin-Beaumont est enregistrée dans toutes les strates de la population, alors qu'en 2008 le FN faisait ses meilleurs scores « chez les hommes et dans les foyers ouvriers ». Au premier tour, l'ensemble des listes de gauche faisait 6 186 voix et 54,25 % et toutes les droites 5 217 voix et 45,75 %. Entre les deux tours, la gauche perd 132 voix et 1,87 % et le FN gagne 287 voix et 1,87 %, témoignant des ressources électorales de ce dernier. Pour les auteurs de cette étude, cette « dynamique locale » s'est appuyée sur la figure « charismatique de Marine Le Pen », sur un « appareil militant », mais aussi sur un discours renouvelé. Les responsables du Front national prennent en compte le fait que « le sentiment de ces populations est d'avoir été abandonnées par les pouvoirs publics et laissées seules et sans protection face à la mondialisation ». En se positionnant « sur le terrain de la colère sociale » et en laissant « à l'UMP la sécurité et l'immigration », le Front national, affirme Jérôme Fourquet, ambitionne « de se créer un nouvel espace politique, sur un terrain aujourd'hui occupé par la gauche ». Marine Le Pen pouvant être l'image de cette nouvelle stratégie « sur ces terres du Nord et de Picardie frappées par la crise », et demain au plan national. Quoi qu'il en soit, le danger du Front national n'a pas disparu avec sa défaite le 7 juillet, à Hénin-Beaumont.

Max Staat

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 10:50

Décès de Georges Valbon, ancien maire communiste de Bobigny

Georges Valbon, ancien maire de Bobigny (1965-1995) et ancien président du conseil général de Seine-Saint-Denis (1967-82 et 1985-93), est mort samedi, a-t-on appris auprès de responsables politiques et culturels locaux. Fils d'immigrés italiens né le 8 août 1924, Georges Valbon a participé à la libération de Paris avant de commencer, dès l'après-guerre, une longue carrière politique au PCF. "C'est avec une profonde émotion que j'ai appris le décès de mon ami Georges Valbon samedi 18 juillet alors qu'il arrivait sur sa terre natale du Val d'Aoste", a affirmé dans une déclaration écrite le secrétaire fédéral du PCF 93 Hervé Bramy, soulignant la continuité de son engagement au sein du parti et pour la population de la Seine-Saint-Denis. "Homme de culture, apprécié des artistes, ami de Jean Wiener, d'Annie Fratellini, la Maison de la Culture 93 lui doit sa naissance et son envol", poursuit M. Bramy. "Le théâtre faisait pour lui, partie de la vie, du débat politique et philosophique et cet engagement donnait un sens profond à ce que nous faisions", ont souligné de leur côté Ariel Goldenberg et René Gonzales, directeurs de la MC93, dans un communiqué. Pour l'organe du PCF L'Humanité, "il fut parmi les plus importants artisans des réalisations sociales et culturelles audacieuses qui firent la fierté des collectivités gérée par les communistes". AFP

Je m'associe à l'hommage qui est rendu à notre ami Georges Valbon. Georges aimait Bagnolet, la ville qui l'a vu grandir, la ville dont il contribua à la libération en août 1944 avec les FTP, la ville dans laquelle il occupa des responsabilités municipales pendant plusieurs années avant de devenir maire de Bobigny. L'année dernière encore, Georges était attentif à la situation politique de Bagnolet. Il avait rendu public son soutien à la liste que je conduisais pour les élections municipales et à Josiane Bernard comme conseillère générale de Bagnolet. Nos résultats électoraux de l'an passé l'avaient réjoui. Avec son décès, un dirigeant communiste nous quitte qui a été l'un des fondateurs de la Seine-Saint-Denis, ce département considéré par l'Etat et la bourgeoisie comme la banlieue marginalisée de la capitale et le déversoir de toutes les difficultés et que les communistes avec des militants et des élus comme Georges Valbon ont transformé, en affrontant bien des obstacles, en un territoire d'avenir, de culture, de jeunesse, et de conquêtes sociales. Toutes nos condoléances attristées et fraternelles vont à la famille de Georges. Marc Everbecq

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 10:46

ARMES - Une semaine après les affrontements de Montreuil (Seine-Saint-Denis), Jean-Pierre Brard attire l'attention sur leur dangerosité...

La polémique est relancée. Jean-Pierre Brard, député (PCF) de Seine-Saint-Denis, a condamné mercredi l'utilisation des flashballs par la police en demandant «le retrait de cette arme qui peut tuer», a-t-il affirmé dans un communiqué.

Cette requête de l'ancien maire de Montreuil intervient alors que le 8 juillet dernier, un homme de 34 ans a affirmé avoir perdu l'usage d'un œil suite à un tir de flashball par les policiers. Joachim Gatti, un jeune cameraman de 34 ans, était venu soutenir des squatters expulsés le matin même du squat culturel de la Clinique dans cette ville de Seine-Saint-Denis. Un dîner festif avait alors été improvisé en guise de protestation dans une rue piétonne. Selon la préfecture, les policiers auraient reçus des projectiles, les obligeant à riposter à coups de flashballs. Mais d'après le père du blessé, il était clairement question de «brutalité policière».

Un uppercut bien appuyé par un boxeur

Lundi, une marche de soutien a été organisée dans la ville pour protester contre les violences policières. Plusieurs centaines de manifestants ont alors affronté pendant une heure les forces de l'ordre. Jean-Pierre Brard a d'ailleurs «déploré les violences» qui se sont produites lors de ce face-à-face.

Le flashball est une arme de 4e catégorie. Tiré à 10 mètres de distance, sa balle fait l'effet d'un uppercut bien appuyé par un boxeur professionnel. W. M. (avec agence)
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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 10:15

Personnage influent mais opposé à Ahmadinejad, l'ancien président s'est exprimé pour la première fois depuis le 12 juin.
Les enjeux du retour de l'ancien compagnon de l'ayatollah Khomeyni, à lire dans l'Humanité de lundi.

Le silence d'Hachémi Rafsandjani, personnage incontournable de la république islamique, n'avait pas manqué d'étonner. Lui qui avait apporter son soutien à Mirhossein Moussavi lors de la dernière présidentielle n'avait pas pipé mot lors de la répression qui avait suivi l'annonce des résultats. Un silence d'autant plus étonnant que ses griefs à l'encontre de Mahmoud Ahmadinejad sont légions, à commencer par sa défaite lors de la présidentielle de 2005. Une défaite qu'il attribue notamment aux prises de position du guide suprême, Ali Khamenei qui lui doit pourtant sa fonction puisqu'à la mort de l'ayatollah Khomeyni c'est lui, Rafsandjani, qui a porté Khamenei sur les fonds baptismaux (si l'on peut dire) alors que ses titres religieux auraient du lui barrer une telle voie.

Il a donc choisi de s'exprimer, et pas de n'importe quel manière. Il n'a pas choisi Internet ni même le twitter. Il n'a pas fait faire de communiqués par ses proches. Sûr du pouvoir qu'il possède au sein de la république islamique, il a rappelé à ceux qui auraient eu tendance à l'oublier, qu'il est l'un des quatre prédicateurs habilités à prononcer le sermon du vendredi à la mosquée de l'université. Il a donc pris la parole devant des dizaines de milliers de fidèles, pour la première fois depuis l'élection présidentielle controversée du 12 juin. « Nous sommes tous membres d'une même famille. J'espère par ce sermon que nous pourrons traverser cette période difficile que l'on peut qualifier de crise », a-t-il lancé. Une déclaration qui s'apparente à un défi lancé à la face de Khamenei, qui avait ratifié les résultats des élections malgré la contestation de la rue.

« Aujourd'hui nous avons plus que jamais besoin d'unité »

En présence de Mirhossein Moussavi, qui faisait ainsi sa première apparition publique depuis l'élection de juin, qu'il juge truquée, Rafsandjani a souligné qu'un grand nombre d'Iraniens doutaient toujours de l'honnêteté d'un scrutin remporté avec une surprenante marge d'avance par Mahmoud Ahmadinejad, et estimé que ces « doutes » devaient être « levés ». Il a critiqué le Conseil des gardiens, l'instance religieuse chargé d'examiner les plaintes pour irrégularités. « _ Quand les gens ne sont pas présents et que leurs votes ne sont pas là, le gouvernement n'est pas islamique. L'amertume est de mise aujourd'hui », a-t-il ajouté en soulignant que la population devrait retrouver la confiance dans le système. « Cette confiance ne peut être rétablie du jour au lendemain. Nous avons tous été atteints. Aujourd'hui nous avons plus que jamais besoin d'unité », a-t-il poursuivi. Il a également critiqué le recours aux forces de sécurité pour réprimer durement les manifestations de masse qui ont suivi la proclamation des résultats de l'élection et réclamé la libération des nombreuses personnes arrêtées à cette occasion et toujours détenues. Parmi elles figurent d'ailleurs de nombreux journalistes, selon les organisations de défense des droits de l'homme. « Ce n'est pas nécessaire de faire pression sur les médias. Il faut que nous les laissions travailler librement dans le cadre de la loi », a-t-il insisté. « Si les aspects islamique et républicain de la Révolution ne sont pas sauvegardés, cela veut dire que nous avons oublié les principes de la Révolution », a-t-il affirmé en se présentant comme un acteur de celle-ci « sur une base quotidienne ».
A l'issue de la prière, des milliers de partisans de Moussavi arborant la couleur verte du candidat et scandant « Ahmadinejad démission ! » ont affronté la police qui les a dispersés à coups de matraque et de gaz lacrymogènes. Une quinzaine de personnes ont été arrêtées. Mehdi Karoubi, un autre candidat malheureux à l'élection du 12 juin, a été frappé. Moussavi a annoncé il y a quelques jours, sa volonté de créer un « Front politique ». Le frère de Rafsandjani a indirectement apporté son soutien à la création d'un tel groupement. « Les conditions politiques et sociales pour la création d'un Front existent car les gens qui ont voté pour Moussavi forment une force immense, membres pour la plupart de l'élite des universitaires et des étudiants », a déclaré Mohammad Hachémi.

Reste maintenant à savoir l'impact des déclarations de Rafsandjani. Marquent-elles une volonté d'affrontement avec le Guide suprême ou, au contraire, ouvrent-elles une possibilité de conciliation ? Si Ali Khamenei a soutenu Ahmadinejad à un moment où son pouvoir pouvait sembler vacillant, il n'est pas certain que les deux hommes restent unis. Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du quotidien conservateur Kayhan, estime que « le mot le plus juste pour décrire la situation actuelle, c'est celui de conspiration ». Mais Khamenei est resté silencieux.

Pierre Barbancey

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 10:13

Même sous la torture, il n'a jamais livré ses camarades.

|  LA MÉMOIRE DES RUES |

Armand Racine, résistant, donne son nom à une grande rue de la Cité des Cheminots.

 

Né à Lille le 2 novembre 1886, il s'installe à Béthune avec sa femme en 1920, dans le quartier de Catorive. Comme souvent dans les milieux ouvriers, il cumule deux emplois : mineur l'hiver, maçon l'été. Cofondateur du Parti communiste de Béthune, il est arrêté puis interné au début de la guerre de 39-45 au fort de Seclin puis au château de Sablon en Dordogne. Il s'évade et rentre en octobre 1940 à Béthune, passant la ligne de démarcation caché dans une locomotive. Devenu clandestin, il lui faut changer d'endroits régulièrement pour ne pas être pris, et malgré l'envie, ne pas rentrer chez lui voir sa famille. La tenue de réunions secrètes devient trop risquée du fait de nombreuses dénonciations. Elles se font alors seulement par groupes de trois, dans des cafés tenus par des sympathisants communistes, comportant des caves, des planques, comme le café de la Tour Eiffel (aujourd'hui magasin de vêtements rue des Treilles, dont le mur conserve l'enseigne).

Au sein du réseau local, Armand Racine joue un rôle prépondérant et participe à de multiples sabotages de trains de marchandises, minerais ou matériels en direction de l'Allemagne. Il est l'un des instigateurs, en 1941, de la confection de drapeaux rouges suspendus aux fils électriques le 14 juillet. Éreinté par la vie de résistant, atteint d'un ulcère et rattrapé par l'âge, il commet l'imprudence de rentrer chez lui. Pisté par la Gestapo et dénoncé par ses voisins, il est cerné le 24 juillet 1944, et arrêté.

Incarcéré à la prison de Béthune, il y meurt le 30 juillet. Les circonstances de sa mort suscitent bien des polémiques car à l'ouverture du cercueil, il était méconnaissable, probablement décédé des suites de tortures. Ce qui est sûr, c'est qu'il n'a jamais livré ses camarades.

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VSource : association Résistance au quotidien, Tél : 03 21 56 92 28.

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 10:04

A l'issue du procès de Nuremberg, où furent jugés quelques-uns des principaux coupables de crimes contre l'humanité et la paix, il semblait que le monde eût assisté au crépuscule d'une ère historique, celle de la barbarie, et à l'aurore d'un temps nouveau et d'un ordre international qui barrerait la voie à toute répétition des horreurs vécues pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Face aux atrocités nazies, le monde adopta la Déclaration des droits universels de l'homme, que tout gouvernement est dans l'obligation de respecter, en temps de guerre comme en temps de paix.

Ce document contient une définition claire de ce que sont les crimes contre la paix : ceux qui violent les traités internationaux ou favorisent l'agression injustifiée contre une autre nation ; les crimes contre l'humanité, à savoir la planification et l'exécution, directe ou complice, d'exterminations et de génocides ; et les crimes de guerre: violation des lois et des accords internationaux sur la guerre.

Par la suite, un certain nombre d'instruments légaux internationaux ont défini avec une précision croissante les délits contre les droits humains. Ces mécanismes prévoient des peines pour les crimes de génocide et de torture. La torture figure parmi les crimes qui ont entaché l'histoire des Etats-Unis

A la Convention de Genève s'est ajoutée plus récemment la Convention contre la torture, qui oblige les pays membres de l'ONU à agir face à ceux qui violent ces pactes.

Toutefois, les nombreux témoignages recueillis depuis 2001 sur la pratique de la torture par des autorités étasuniennes montrent que les lois nationales et internationales sont manipulées en toute préméditation.

On utilise à cette fin des méthodes qui ont fait leurs preuves dans l'intervention dans les affaires intérieures d'un autre pays : il s'avère « nécessaire » de torturer pour soutirer à quelqu'un de l'information qui évitera une attaque armée contre un pays donné ; un interrogatoire « musclé » devient impérieux pour cause de prétendues connexions avec Al Qaeda, ou un gouvernement s'arroge le « droit » de procéder à des exécutions extrajudiciaires contre toute personne portant préjudice à ses intérêts impériaux.

Les médias des Etats-Unis se sont prononcés en faveur de la torture

Après les attaques terroristes du 11 septembre 2001, la presse, qui lance aujourd'hui des cris d'alarme, se prononçait sans honte pour la torture de prisonniers censés avoir participé à des actes de terrorisme. Elle a, de fait, approuvé des actes de torture commis par la suite.

Le 5 novembre de cette même année, l'éditorialiste du Newsweek, Jonathan Alter, écrivait un article intitulé « Il est temps de reconsidérer l'usage de la torture », dans lequel il affirmait : « Nous ne pouvons la légitimer parce qu'elle est contraire aux valeurs de notre pays mais... il nous incombe de garder une perspective ouverte sur certaines pratiques... Il nous faudra envisager de transférer quelques suspects dans des pays alliés où la torture n'est pas aussi mal vue. »

Ce même jour, le New York Times titrait « La torture fait l'objet de débats dans les médias », avec, à l'appui de cette thèse, une longue liste d'organes de presse tels que les chaînes de télévision CNN et Fox ou un journal comme Wall Street Journal, qui s'étaient prononcés en faveur de la torture.

Aujourd'hui, le ton a changé : les médias et les fonctionnaires étasuniens s'insurgent face aux révélations sur les exactions commises par des forces des Etats-Unis en Irak. Mais où donc était passée cette noble indignation au moment des bombes nucléaires d'Hiroshima et de Nagasaki, du napalm du Vietnam, de l'élaboration de nouvelles méthodes de torture ?

L'adhésion déclarée à la torture de l'administration Bush n'a pas de précédent dans l'histoire.

Bush a exigé sans honte le droit de torturer et sa légitimation.

Les dernières révélations sur les tortures pratiquées par les Etats-Unis ont été accueillies sans émotion ni incrédulité, mais avec des peurs anciennes qui refaisaient surface.

Le souvenir de ce proche passé et de ce qui fait encore partie des réalités d'aujourd'hui, comme les prisons secrètes de la CIA où les personnes sont martyrisées sans qu'on ait pu, dans la plupart des cas, apporter de preuves justifiant les accusations, porte à réfléchir.

L'amnésie historique est un phénomène dangereux.

« Regarder vers l'avenir »

Le président des Etats-Unis, Barack Obama, aborde les abus commis par son prédécesseur : cette pratique a produit « bien peu de résultats », affirme-t-il, par contre, elle a discrédité le pays aux yeux de la communauté internationale. Mais il refuse de publier les centaines de nouvelles photos illustrant des pratiques aberrantes pour ne pas « mettre en danger les troupes nord-américaines » se trouvant à l'étranger Il est allé jusqu'à alléguer que le gouvernement précédent avait pris des décisions « hâtives » inspirées par le « désir sincère » de protéger le peuple nord-américain.

A mesure que le débat s'intensifie, on distingue nettement deux tendances :

La première estime que si, effectivement, la torture a été autorisée et que ceci est contraire aux principes et aux valeurs de la nation, il est préférable de fermer les yeux sur cette « irrégularité » et de regarder vers l'avenir, car ouvrir un procès contre l'ex-président George W. Bush, l'ex-vice-président Richard Cheney et l'ex-secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld serait gênant, coûteux, prendrait du temps, userait et diviserait la nation.

L'autre estime que les lois existent pour être respectées, autrement dit que ceux qui violent la législation nord-américaine et les accords internationaux signés par Washington doivent passer en jugement.

Les premiers souffrent d'un mal bien connu qu'on pourrait appeler « arrogance démocratico-impériale » : pour eux, s'agissant des Etats-Unis, il n'est pas nécessaire de faire justice et le changement de gouvernement doit suffire à passer l'éponge sur les crimes commis.

Si le simple mot d'Auschwitz suscitait la terreur parmi les habitants des pays occupés par les troupes hitlériennes parce qu'on y pratiquait les méthodes les plus cruelles d'extermination, quels que soient la nationalité, la filiation politique, la religion, l'origine, le sexe ou l'âge des victimes, aujourd'hui, l'humanité frémit lorsqu'il est question de l'Ecole des Amériques, sinistre institution « éducative » où l'on apprend à torturer et à exécuter les putschs militaires ourdis à Washington.

La terrible ironie du débat actuel tient au fait que certains se proposent d'effacer les horreurs passées sous prétexte de conjurer celles de l'avenir.

Les preuves existent et s'entassent dans des dossiers, classés ou non, envoyés aux archives de la Sécurité nationale de Washington, mais dans la mémoire collective, les disparus sont condamnés à disparaître une fois de plus.

Cet « oubli » ne sert ni les victimes ni la cause de l'élimination définitive de la torture de l'arsenal politique des Etats-Unis

Fermer par ci par là une prison, mettre un terme à un programme, exiger la démission d'un quelconque bouc émissaire ne fait que préserver la prérogative de torturer.

Les assassinats commis au pied du Mur de la honte qui se dresse à la frontière du Mexique, le silence complice qui plane sur le massacre d'enfants, de femmes et de vieillards à Gaza, le blocus de Cuba, la protection de terroristes comme Posada Carriles, la politique qui évite de traduire en justice les coupables de tortures, d'assassinats et d'autres abus sont bien la preuve que l'empire est le pire exemple qui soit en matière de droits de l'homme. Le germe d'Auschwitz est latent.
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