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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 23:15


Les Cinq... c'est l'affaire de tous !


Gerardo Hernández Nordelo 2 peines à perpétuité plus 15 ans

Ramón Labañino Salazar 1 peine à perpétuité plus 18 ans

Antonio Guerrero Rodríguez 1 peine à perpétuité plus 10 ans

Fernando González Llort 19 ans

René González Sehwerert 15 ans



HISTORIQUE DE L'AFFAIRE DES CINQ


Des dates qui témoignent


du long combat pour la liberté...

... face à l'acharnement politico-judiciaire des Etats-Unis


16 et 17 juin 1998 : Les responsables de la Sécurité de l'État cubaine remettent au FBI, 230 pages de documents sur les activités terroristes menées contre Cuba. Ces renseignements avaient été rassemblés par les cinq agents cubains, infiltrés dans les groupes terroristes installés en Floride, notamment à Miami, et qui depuis des années organisent, en toute impunité, des attentats, aussi bien à Cuba qu'aux Etats-Unis.

Les responsables du FBI reconnaissent être impressionnés par l'abondance de preuves et annoncent qu'ils répondront dans un délai de 15 jours.


L'interminable farce judiciaire commence ...


12 septembre 1998 : Les 5 sont arrêtés par le FBI. Ce dernier informe immédiatement Ileana Ros Lehtinen et Lincoln Diaz Balart, représentant de la contre-révolution au Congrès étasunien, que des « espions cubains » ont été arrêtés.


12 septembre 1998 : Les Cubains arrêtés sont emprisonnés dans des cellules disciplinaires. Ils passent 17 jours menottes au dos et sont soumis à des interrogatoires prolongés.


15 septembre 1998 : Le FBI les accuse de conspiration et d'être des agents étrangers. La juge Lenard refuse pour la première fois de déplacer le procès hors de Miami.


29 septembre 1998 : Les Cinq sont emmenés dans des Unités spéciales d'isolement (connues en jargon pénitentiaire comme « le trou »). Ils y resteront jusqu'au 3 février 2000. Les autorités rejettent plusieurs requêtes des avocats sur leurs conditions de détention injustes.


2 octobre 1998 : L'accusation officielle est présentée devant un jury fédéral. Ils sont accusés d'espionnage, sans droit à la liberté sous caution, en attente de jugement.


7 mai 1999 : Après une violente campagne de presse à Miami, le Ministère public présente un second rapport et ajoute, contre Gerardo Hernandez, l'accusation de «  conspiration en vue de commettre un assassinat ». Elle est liée à l'affaire des avionnettes de l'organisation terroriste « Hermanos Al Rescate » (Frères à la Rescousse). Ces dernières avaient été détruites en vol le 24 février 1996 par le gouvernement cubain alors qu'elles violaient une fois de plus l'espace aérien cubain, et après avoir été averti par les autorités cubaines du danger encouru en cas de nouvelle violation.


Octobre 2000 : Olga Salanueva, épouse de René Gonzalez est arrêtée sans preuve alors qu'elle est mère d'un bébé né aux Etats-Unis. Elle fait l'objet de pressions très dures, de menaces de voir ses enfants confiés à l'assistance publique, pour l'amener à déclarer contre son mari.


6 décembre 2000 : Le procès commence, il aura 103 séances et il durera 7 mois.


Fin 2000 : Olga Salanueva est expulsée vers Cuba.


Janvier 2001 : La presse anti-cubaine de Miami qualifie le procès de « plus grand procès d'espions de l'histoire de la Floride ».


4 juin 2001 : Le jury commence à se réunir.


8 juin 2001 : Le jury déclare les Cinq coupables, sans formuler aucune question.


17 juin 2001 : Les Cinq adressent au peuple des États-Unis un message expliquant leur lutte contre le terrorisme visant Cuba. En représailles, ils sont de nouveau isolés en cellules disciplinaires.


10 décembre 2001 : Les séances d'annonce du verdict commencent. Le Procureur requiert des peines plus lourdes que celles prévues dans « le guide des peines » des Etats-Unis.


Avril 2002 : Premières visites de proches aux Cinq. Le visa est refusé à l'épouse de René.


25 Juillet 2002 : Malgré le visa qui lui a été accordé, Adriana, épouse de Gerardo est arrêtée à son arrivée à Houston. Accusée d'être entrée illégalement aux États-Unis, elle est expulsée.


12 novembre 2002 : Leonard Weinglass, avocat étasunien, présente une requête pour un nouveau procès hors de Miami en la basant sur des éléments nouveaux. La demande de levée du secret sur les « preuves » présentées au tribunal est réitérée.


Janvier 2003 : La présentation des documents de la défense à la Cour d'appel d'Atlanta est fixée au 7 avril.


Janvier 2003 : Certains proches des Cinq sont autorisés à leur rendre visite. Le visa est de nouveau refusé aux femmes de René et de Gerardo.


10 février 2003 : la Juge Lenard rejette la requête Weinglass et la levée du secret sur les « preuves ».


28 février - 2 avril 2003 : Les Cinq sont de nouveau mis en cellules disciplinaires. Gerardo dans un réduit appelé « la cage ». Tout contact leur est interdit, même avec leurs avocats.


7 avril 2003 : Les avocats de Gerardo, Fernando, Ramon et René présentent leurs dossiers d'appel devant la Cour d'Atlanta.


7 mai 2003 : L'avocat de Gerardo, auquel un mois de délai avait été accordé, présente le dossier d'appel à la Cour d'Atlanta.


mai 2003 : Le tribunal rejette le document des « Amis de la Cour » portant sur l'histoire du terrorisme contre Cuba.


novembre 2003 : Nouveau refus de visas à Adriana, épouse de Gerardo et Olga, épouse de René.


24 février 2004 : Les 3 juges chargés de l'appel sont désignés par la Cour d'Atlanta. Ce sont Stanley Birch, Phyllis Kravitch et James Oakes.


10 mars 2004 : L'audience d'appel se déroule à Miami.


20 juillet 2005 : Le groupe de travail de l'ONU sur les détentions arbitraires se prononce à Genève contre l'emprisonnement des Cinq.


9 août 2005 : La Cour d'Appel d'Atlanta annule le verdict prononcé par le tribunal de Miami et accorde un nouveau procès aux Cinq. Peu de temps après, Alberto Gonzáles, Procureur général des Etats-Unis, interjette appel de la décision des juges et renvoie le procès devant la Cour d'appel d'Atlanta, mais cette fois en plénière, c'est-à-dire devant les 12 juges.


9 août 2006 : La cour plénière d'Atlanta rejette le jugement d'août 2005, et par 10 voix contre 2, ratifie le jugement de Miami : la requête de nouveau jugement est rejetée. Elle renvoie de nouveau les Cinq devant la Cour d'appel - les 3 premiers juges du 11ème Circuit d'Atlanta. - pour juger les points qui n'avaient pas été jugés lors du premier appel.


20 août 2007: Pour la 3ème fois, l'affaire des Cinq est présentée devant les juges.


5 juin 2008 : Le panel des 3 juges du 11ème Circuit d'Atlanta confirme les condamnations des Cinq, mais ordonne la révision des condamnations de 3  d'entre eux.

  • Les peines de Ramon Labañino, de Fernando Gonzalez, d'Antonio Guerrero, sont annulées et ils sont renvoyés devant la Cour de Miami pour être rejugés par la même juge qui les a condamnés en 2001.

  • Les peines de Gerardo Hernandez et de René Gonzalez sont confirmées.


30 janvier 2009 : Les avocats présentent l'affaire des Cinq devant la Cour suprême des Etats-Unis. Celle-ci devra décider si elle accepte ou non d'entendre l'affaire. La Cour suprême n'est pas obligée d'entendre une affaire. En fait, elle accepte moins de 2 % des cas qui lui sont présentés.



Acharnement contre les familles


  • Olga Salanueva, épouse de René Gonzalez, l'a vu pour la dernière fois la veille de son procès en 2000. Sa fille, âgée aujourd'hui de 10 ans, l'a vu pour la première fois à l'âge de 8 ans.

  • Adriana Perez, épouse de Gerardo Hernandez, Adriana Perez n'a pas été autorisée à voir son mari, Gerardo Hernández, depuis son arrestation en 1998.


Elles seraient un danger pour la sécurité du pays...


  • Les autres membres des familles doivent attendre des mois avant d'obtenir un visa, si bien qu'en 10 ans, les Cinq ont reçu moins d'une visite par an.


A plusieurs reprises, Amnesty International a dénoncé le refus des États-Unis d'accorder des visas aux épouses de René González et Gerardo Hernández afin qu'elles puissent rendre visite à leurs maris emprisonnés.

Appel du 17 janvier 2007 : Amnesty International appelle une nouvelle fois les autorités américaines à revoir leur décision de ne pas accorder de visa temporaire aux épouses de deux des cinq Cubains purgeant de longues peines de prison aux États-Unis et, en l'absence de preuve raisonnable et irréfutable justifiant ce refus, d'accorder aux deux femmes un visa temporaire pour leur permettre de rendre visite à leurs époux incarcérés aux États-Unis. [...]Depuis 2002, le gouvernement américain refuse d'accorder aux deux épouses des visas temporaires, évoquant différentes raisons liées au terrorisme, à l'espionnage et aux questions de sécurité nationale. Pourtant, aucune des deux femmes n'a été inculpée pour quelque affaire de ce genre et leurs maris n'ont pas non plus été inculpés ni reconnus coupables de terrorisme.[...]... l'organisation a évoqué la question avec les autorités américaines à plusieurs reprises depuis 2002, considérant que priver les deux hommes des visites de leur épouse (et pour l'un deux de son enfant) constitue une mesure punitive excessive, contraire aux normes relatives au traitement humain des prisonniers et contraire aux obligations des États de protéger la vie de famille. L'organisation considère que cette privation est particulièrement sévère compte tenu de la durée de la peine infligée aux deux hommes (René González a été condamné à quinze années d'emprisonnement et Gerardo Hernández à la prison à perpétuité) et du fait des interrogations qui subsistent quant à l'équité de leurs condamnations.


La solidarité... plus déterminée que jamais


6 mars 2009 : Douze documents d'Amis de la Cour (amici curiae brief) en faveur de la requête déposée le 30 janvier par la défense des Cinq, en vue d'obtenir une révision de l'affaire ont été présentés devant la Cour suprême des Etats-Unis

Fait sans précédent : il s'agit-là du plus grand nombre de mémoires d'amici curiae présenté devant la Cour suprême des Etats-Unis sollicitant le réexamen d'une décision pénale.


Plus de 350 comités de soutien dans le monde entier, des milliers de personnes, du simple citoyen, défenseur de la justice et des droits de l'Homme aux intellectuels, aux hommes politiques, et aux prix Nobel, exigent la libération des Cinq...et seront au rendez-vous lors de leur retour auprès de leurs familles à Cuba.


Gloria Gonzalez Justo

Pour le Comité Libérez les Cinq

liberezlescinq@gmail.com


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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 22:47

Dans la dernière période, les autorités turques ont fait quelques avancées en matière de droits de l'homme, notamment vis-à-vis de la population kurde. Le système pénal a été réformé. Le 1er janvier, a été inaugurée une chaîne de télévision publique diffusée en langue kurde. Le grand poète Nazim Hikmet, déchu de sa nationalité en 1951, mort en exil à Moscou en 1963, a été officiellement réhabilité. Des négociations ont été ouvertes entre Chypriotes grecs et turcs. Le président Abdullah Gül a même effectué une visite en Arménie cet été. Ces progrès ont amené le journal "L'Humanité" à titrer le 9 janvier : "La Turquie à l'heure des audaces". Mais ces gestes positifs sont-ils le signe de véritables changements ou ne servent-ils qu'à donner le change dans le cadre des négociations d'adhésion avec l'Union européenne ?

Ce questionnement était au cœur de la conférence-débat organisée le 2 février à Paris sur le thème "La Turquie en crise d'identité" par le "Collectif pour les droits de l'homme en Turquie" composé de "l'Assemblée citoyenne des originaires de Turquie" (ACORT), l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT), Amnesty International et la Ligue des Droits de l'homme.

Pour ce collectif, "malgré les réformes du système pénal turc, la persistance de procédures judiciaires inéquitables, l'usage de la torture, les violations de la liberté d'expression entachent gravement les avancées de la Turquie en matière de démocratie". Le collectif a appelé au soutien des organisations turques de défense des droits de l'homme qui étaient représentées à la réunion par Yavuz Önen, président de la Fondation des droits de l'homme à Ankara.

Elles auront bien besoin de ce soutien car les progrès constatés dans le domaine des droits de l'homme peuvent être remis en cause, notamment quand il s'agit de la question kurde. C'est ainsi que Leyla Zana, ex-députée, qui a passé dix années en prison pour avoir prononcé un discours en langue kurde au Parlement turc, est de nouveau poursuivie par la justice. Elle a été condamnée le 4 décembre en première instance à dix ans de prison pour avoir revendiqué son identité kurde dans neuf discours, notamment au Parlement européen et à la Chambre des Lords en Grande-Bretagne.

Pour le procès en appel, le procureur a demandé cinq ans de prison par discours, soit une peine de 45 ans ! Leyla Zana a besoin de notre solidarité dans cette nouvelle épreuve. Elle vient de recevoir le soutien du Parlement européen qui lui avait attribué en 1995 son prix des droits de l'homme. Sur proposition de Francis Wurtz, président du groupe GUE/NGL, le Parlement européen a décidé d'inviter Leyla Zana et d'envoyer une délégation officielle à son procès en appel le 31 mars 2009 à Ankara. Il ne reste que quelques semaines pour intervenir auprès des autorités turques pour demander l'arrêt des poursuites contre Leyla Zana et la reconnaissance définitive des droits économiques, sociaux et culturels du peuple kurde.

 
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 22:36


Mobilisation . L'ensemble du monde éducatif est appelé à descendre aujourd'hui dans la rue. Sur fond de refus de plus en plus marqué de la politique éducative du gouvernement.

Rien à faire. Le gouvernement a beau dire, il ne parvient pas à éteindre la contestation dans l'éducation. Démarré à l'automne avec le primaire et les lycées, poursuivi ces dernières semaines dans les universités, le mouvement tente désormais de faire front commun. « De la maternelle à l'université » : le mot d'ordre de la nouvelle journée de mobilisation qui se déroule aujourd'hui partout en France (1) a de quoi inquiéter le pouvoir. Lui, qui tente de persuader l'opinion publique d'une « sortie de crise » dans les facultés et de s'offrir quelque répit, voit se profiler un embrasement généralisé et quasi inédit !

Multiples initiatives

De fait, malgré une relative atonie médiatique, les luttes dans l'éducation continuent d'essaimer sur l'ensemble du territoire. Il y a, bien sûr, l'université dont la puissante mobilisation n'est pas prête de s'éteindre (lire par ailleurs). Mais aussi une multitude d'initiatives, notamment dans le primaire, dont le gouvernement fait mine d'ignorer l'existence. À tort. Occupations d'écoles, pique-niques, rencontre publique... Hier, à Vaulx-en-Velin (Rhône), c'était un « goûter débat pour l'école publique » qu'organisaient les parents et enseignants de l'école Frédéric-Mistral. Samedi, ce sera à Valenton (Val-de-Marne) les premiers « états généraux des villes en lutte pour l'école » organisés par les élus communistes. Le même jour, les habitants de Chelles (Seine-et-Marne) seront, eux, invités à une opération « Attachons-nous à notre école publique »... Et que dire du mouvement de « désobéissance pédagogique », lancé en novembre (lire p. 3) ? Loin de s'essouffler, il continue, au contraire, de faire des adeptes. Malgré les lourdes menaces de sanctions financières, il a été rejoint, début mars, par plus de 2 200 « désobéisseurs » ! Tous signifiant, publiquement, leur refus d'appliquer les réformes Darcos.

La réussite de tous

Anecdotique, la nomination de deux médiateurs sur les dossiers des lycées et de l'université n'aura donc eu aucun effet. De fait, la contestation semble trop profonde. Et pour le gouvernement, la situation très préoccupante. « Beaucoup de personnes refusent clairement sa conception même de la politique éducative, c'est le fil conducteur des luttes dans l'éducation », analyse Gérard Aschieri, le secrétaire national de la FSU. Qui décrit ainsi les visées gouvernementales : « Plutôt que de faire un service public où chacun tire dans le même sens pour la réussite de tous, nos dirigeants ont fait le choix de la mise en concurrence, notamment entre les individus. »

Une politique très marquée idéologiquement où, sur fond de suppressions de postes, on nie les causes sociales de la réussite ou de l'échec scolaire en renvoyant à la seule responsabilité individuelle. Au chacun pour soi. « Cette idéologie s'est traduite différemment selon les secteurs de l'éducation », note encore Gérard Aschieri. En primaire, c'est une externalisation larvée de certaines missions de l'école publique, comme la remise en cause des réseaux d'aides (RASED) et la volonté de remplacer la petite section maternelle par des jardins d'éveil privés. Dans le secondaire, c'est la suppression de la carte scolaire. Dans le supérieur, la loi sur l'autonomie des universités et le décret sur les enseignants-chercheurs.

« Au service de la rentabilité »

Seulement voilà : ce discours, sur fond de crise financière et de capitalisme en déroute, rallie contre lui de plus en plus de monde. « Les gens commencent à se rendre compte de la nocivité de cette politique de droite, estime Stéphane Bonnery, chercheur en sciences de l'éducation et responsable du réseau école du PCF. Le gouvernement essaie de construire une école au service de la rentabilité financière, où l'individu ne doit plus s'émanciper mais être utile aux entreprises... » Et ça, le monde éducatif n'est toujours pas prêt à l'accepter.

(1) À l'appel de la FSU, de l'UNEF, de l'UNL, de la Coordination nationale des universités et d'une intersyndicale de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Laurent Mouloud

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 21:29

70% des Français veulent être consultés sur l'avenir de leurs collectivités locales

Sondage LH2-nouvelobs.com Plus de deux tiers des Français souhaitent ainsi s'exprimer par référendum sur le sort de leur département comme sur celui de leur région.

Plus de deux tiers des Français souhaitent être consultés par référendum sur l'avenir de leur région (70% des Français) et de leur département (également 70% des Français), selon le baromètre de l'institut LH2 pour nouvelobs.com publié lundi 9 mars.
Nicolas Sarkozy a émis le souhait de déposer à l'automne d'un projet de loi d'orientation sur la réforme des collectivités locales après les propositions rendues par le comité Balladur. Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a suggéré un référendum consultatif, département par département, sur le sujet. 70% des Français souhaitent être consultés par référendum sur l'avenir de leur région contre 29% contre. Les chiffres sont les mêmes concernant les départements. Les sympathisants de gauche y sont particulièrement favorables : 74% pour un référendum sur la région (65% parmi les sympathisants de droite) et 75% sur le département (63% parmi les sympathisants de droite).

Les Franciliens particulièrement concernés


Les habitants de région parisienne sont encore plus nombreux que la moyenne à vouloir s'exprimer sur l'avenir de leur région (74%). La réorganisation éventuelle de l'Ile-de-France constitue en effet un enjeu particulier, avec la mise en place du Grand Paris.
En revanche, les jeunes, et notamment les moins de 25 ans, sont moins nombreux à manifester le désir de s'exprimer par référendum (39% ne souhaitent pas être consultés). Les catégories socio-professionnelles supérieures sont également moins nombreux à vouloir voter sur ce sujet (35% ne souhaitent pas être consultés).

- Sondage réalisé par l'institut LH2 pour nouvelObs.com les 6 et 7 mars 2009, par téléphone. Échantillon de 1001 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 23:27

" Quiconque glisse ce résumé dans sa poche, le lit de temps à autre ou l'apprend par coeur comme une petite bible sera mieux informé de ce qu'il se passe dans le monde que 99% de la population....


RÉFLEXIONS DU COMPAÑERO FIDEL


Une réunion qui valait la peine


Une fois conclues les Rencontres de La Havane sur la mondialisation et le développement auxquelles ont assisté plus de mille cinq cents économistes, personnalités scientifiques de renom et représentants d'organisations internationales, j'ai reçu une lettre et un document d'Atilio Borón, docteur en sciences politiques, professeur titulaire de théorie politique et sociale, directeur du Programme latino-américain de télé-enseignement en sciences sociales (PLED), en plus d'autres responsabilités scientifiques et politiques importantes.

Atilio, un ami solide et loyal, avait participé le jeudi 6 à la Table ronde télévisée aux côtés d'autres sommités internationales qui assistaient aux Rencontres.

J'ai appris qu'il partirait le dimanche et je l'ai invité à une rencontre le samedi 7 mars, à 17 h.

J'avais décidé d'écrire des Réflexions sur les idées contenues dans son document que je vais synthétiser dans ses propres mots.

« ...Nous nous trouvons devant une crise générale du capitalisme, la première à atteindre une ampleur comparable à celle qui a éclaté en 1929 et à ce qu'on a appelé la "Longue Dépression" de 1873-1896. Une crise intégrale, de civilisation, multidimensionnelle, dont la durée, la profondeur et la portée géographique seront sûrement supérieures à celles des précédentes.

« Il s'agit d'une crise qui dépasse de loin les domaines financier et bancaire et qui touche l'économie réelle dans tous ses volets. Elle frappe l'économie mondiale et s'étend bien au-delà des frontières étasuniennes.

 « Quelles sont ses causes structurelles : il s'agit d'une crise de surproduction doublée d'une crise de sous-consommation. Ce n'est pas par hasard qu'elle a éclaté aux États-Unis puisque ce pays vit artificiellement, depuis plus de trente ans, de l'épargne extérieure et du crédit extérieur, deux choses qui ne sont pas infinies : les entreprises se sont endettées au-delà de leurs possibilités ; l'État s'est endetté lui aussi au-delà des siennes pour faire face non à une guerre, mais à deux, non seulement sans augmenter les impôts, mais même en les réduisant, tandis que les citoyens sont systématiquement poussés par la publicité à s'endetter pour soutenir une surconsommation effrénée, irrationnelle et gaspilleuse.

« Mais, à ces causes structurelles, il faut en ajouter d'autres : la financiarisation accélérée de l'économie et la tendance irrésistible à l'incursion dans des opérations spéculatives toujours plus risquées.  Une fois découverte la "fontaine de jouvence" grâce à laquelle l'argent rapporte toujours plus d'argent en se passant de la valorisation que lui apporte l'exploitation de la force de travail et compte tenu du fait que l'on peut obtenir des masses énormes de capital fictif en quelques jours ou quelques semaines au plus, le capital, tel un narcodépendant, en arrive à renoncer à tout calcul, et même à n'avoir plus aucun scrupule.

« D'autres circonstances ont favorisé l'éclatement de la crise. Les politiques néolibérales de dérégulation et de libéralisation ont permis aux acteurs les plus puissants qui pullulent sur les marchés d'imposer la loi de la jungle.

 « On a assisté à une énorme destruction de capitaux à l'échelle mondiale, une sorte de "destruction créatrice" qui, à Wall Street, a abouti à une dévalorisation des sociétés cotées en bourse de presque 50 p. 100 : une société qui détenait un capital de 100 millions n'en a plus aujourd'hui que 50 ! On constate une chute de la production, des cours, des salaires, du pouvoir d'achat. L'ensemble du système financier est sur le point d'éclater. Les pertes bancaires se chiffrent à plus de 500 milliards, et on s'attend sous peu à un billion de plus. Plus d'une douzaine de banques ont fait faillite, et des centaines d'autres courront le même sort. À l'heure qu'il est, la Réserve fédérale a transféré plus d'un billion de dollars au cartel bancaire, mais il en faudra 1,5 billion de plus pour maintenir la liquidité des banques dans les prochaines années. Nous vivons la phase initiale d'une longue dépression, et le mot récession, si à la mode récemment, ne traduit pas dans tout son dramatisme ce que l'avenir réserve au capitalisme.

« L'action ordinaire de Citicorp a perdu 90 p. 100 de sa valeur en 2008. Dans la dernière semaine de février, elle était cotée à Wall Street à 1,95 dollar !

« Ce processus n'est pas neutre, car il favorisera les oligopoles les plus importants et les mieux organisés qui déplaceront leurs rivaux des marchés. La "sélection darwinienne des plus aptes" fraiera la voie à de nouvelle fusions et alliances entre entreprises, lançant les plus faibles à la banqueroute.

« On constate un essor accéléré du chômage. Le nombre de chômeurs dans le monde (environ 190 millions en 2008) pourrait augmenter de 51 millions en 2009. Les travailleurs pauvres (ceux qui gagnent juste deux euros par jour) se monteront à 1,4 milliard, soit 45 p. 100 de la population active de la planète. Aux USA, la récession a déjà détruit 3 600 000 postes de travail. En Union européenne, les chômeurs sont 17 500 000, soit 1 600 000 de plus que voilà un an. On prévoit la perte de 3 500 000 emplois en 2009. Plusieurs États centraméricains, ainsi que le Mexique et le Pérou, seront durement touchés par la crise à cause de leurs liens étroits avec l'économie étasunienne.

« C'est une crise qui frappe tous les secteurs de l'économie : la banque, l'industrie, les assurances, le bâtiment, etc., et fait métastase à l'ensemble du système capitaliste international.

« Des décisions prises dans les centres mondiaux et touchant les filiales de la périphérie engendrent des licenciements massifs, des ruptures de paiements, des chutes de la demande d'intrants, etc. Les USA ont décidé d'appuyer les Big Three (Chrysler, Ford, General Motors) de Detroit, mais uniquement pour qu'elles sauvent les usines du pays. La France et la Suède ont annoncé qu'elles conditionneront les aides à leurs industries automobiles : ne pourront en bénéficier que les usines situées dans le pays même. La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, a déclaré que le protectionnisme pouvait être "un mal nécessaire en temps de crise". Le ministre espagnol de l'Industrie, Miguel Sebastián, pousse à "consommer des produits espagnols". » J'ajoute pour ma part que Barack Obama promotionne le "Buy American !".

« On peut citer d'autres sources de propagation de la crise vers la périphérie : la chute des cours des produits de base qu'exportent les pays latino-américains et caribéens, avec ses séquelles récessives et la montée du chômage.

"Les envois d'argent des émigrés latino-américains et caribéens dans les pays développés à leurs familles diminuent brutalement. (Dans certains cas, les envois de fonds familiaux constituent la plus importante source de revenus des pays, au point de dépasser les recettes d'exportations.)

« Le retour des émigrés dépriment encore plus le marché du travail.

«  Tout ceci se conjugue à une profonde crise énergétique qui exige le remplacement du modèle actuel basé sur une utilisation irrationnelle et prédatrice des combustibles fossiles.

« Cette crise coïncide avec la prise de conscience croissante de la portée catastrophique des changements climatiques.

« Ajoutez-y la crise alimentaire, aggravée par la prétention du capitalisme de maintenir son modèle de consommation irrationnel et de reconvertir des terres aptes à la production d'aliments en terres destinées à la production d'agrocarburants.

« Obama a reconnu que nous n'avions pas encore touché le fond, et Michael Klare a écrit voilà quelques jours : "Si la catastrophe économique actuelle se transforme en ce que le président Obama a qualifié de "décennie perdue", le résultat pourrait en être un panorama mondial gros de convulsions provoquées par l'économie".

« En 1929, le chômage avait atteint 25 p. 100 aux USA, tandis que les cours des produits agricoles et des matières premières dégringolaient. Dix ans après, malgré les politiques radicales mises en œuvre par Franklin D. Roosevelt (le New Deal), le chômage restait très élevé (17 p. 100) et l'économie ne parvenait pas à sortir de la dépression. Seule la Deuxième Guerre mondiale avait mis fin à cette étape. Pourquoi devrait-elle être plus brève aujourd'hui ? La dépression de 1873-1896 n'a-t-elle pas duré vingt-trois ans !

« Compte tenu de ces antécédents, pourquoi sortirions-nous de la crise actuelle en quelques mois, comme le pronostiquent des publicitaires et "gourous" de Wall Street ?

« On ne sortira pas de cette crise par une ou deux réunions de G-20 ou du G-7. Si l'on veut une preuve de l'incapacité radicale du système à régler la crise, il suffit de voir la réponse des principales bourses de valeurs du monde à chaque annonce ou à chaque sanction d'une loi portant approbation d'un nouveau sauvetage : la réponse des "marchés" est immanquablement négative.

« Selon George Soros, "l'économie réelle subira les effets secondaires qui prennent maintenant toujours plus de poids. Puisque, dans de telles circonstances, le consommateur étasunien ne peut plus servir de locomotive de l'économie mondiale, l'administration étasunienne doit stimuler la demande. Et comme nous faisons face aux problèmes menaçants du réchauffement de la planète et de notre dépendance énergétique, la prochaine administration devrait lancer un plan visant à encourager les économies d'énergie, à développer des sources d'énergies alternatives et à mettre en place des infrastructures écologiques."

« Une longue période de tiraillements et de négociations s'ouvre pour définir de quelle façon on sortira de la crise, quels en seront les bénéficiaires et quels seront ceux qui en feront les frais.

« Les accords de Bretton Woods, conçus dans le cadre de l'étape keynésienne du capitalisme, ont coïncidé avec la stabilisation d'un nouveau modèle d'hégémonie bourgeoise dont la toile de fond nouvelle et inattendue, conséquence de la guerre et de la lutte antifasciste, a été le renforcement du poids des syndicats ouvriers, des partis de gauche et des capacités de régulation et d'intervention des États.

« L'URSS n'existe plus, dont la simple présence, doublée de la peur de l'Occident de voir son exemple  y irradier, faisait pencher la balance en cas de négociations en faveur de la gauche, des secteurs populaires, des syndicats, etc.

« La Chine joue de nos jours un rôle incomparablement plus important dans l'économie mondiale, mais sans atteindre un poids similaire dans l'arène politique mondiale. Malgré sa faiblesse économique, l'URSS était en revanche une formidable puissance militaire et politique. La Chine est une puissance économique, mais sa présence militaire et politique dans les affaires mondiales est faible, bien qu'elle soit en train d'entreprendre une réaffirmation très précautionneuse et graduelle dans la politique mondiale.

« La Chine peut finir par jouer un rôle positif pour la stratégie de recomposition des pays de la périphérie. Beijing est en train de réorienter graduellement ses énormes énergies nationales vers le marché intérieur. Pour de multiples raisons qu'il serait impossible de discuter ici, son économie doit obligatoirement croître de 8 p. 100 par an, en réponse soit aux stimulants des marchés mondiaux soit à ceux qui découlent de son marché interne immense mais encore partiellement exploité. Si ce virage se confirme, on peut prédire que la Chine continuera d'avoir besoin de nombreux produits originaires des pays du Tiers-monde, comme le pétrole, le nickel, le cuivre, l'aluminium, l'acier, le soja et d'autres matières premières et denrées alimentaires.

« Lors de la Grande Dépression des années 30, l'URSS était en revanche très faiblement insérée dans les marchés mondiaux. La Chine est dans une situation différente : elle pourra continuer de jouer un rôle très important et, tout comme la Russie et l'Inde (bien que dans un moindre mesure), acheter à l'extérieur les matières premières et les aliments dont elle a besoin, contrairement à l'URSS durant la Grande Dépression.

« Dans les années 30, la "solution" à la crise avait été le protectionnisme et la guerre mondiale. De nos jours, le protectionnisme se heurtera à de nombreux obstacles du fait de l'interpénétration des grands oligopoles nationaux dans les différents espaces du capitalisme mondial. Compte tenu de l'existence d'une bourgeoisie mondiale, ancrée dans de gigantesques compagnies qui, malgré leur base nationale, opèrent dans une foule de pays, l'option protectionniste dans le monde développé sera peu efficace en ce qui concerne le commerce Nord/Nord, et les politiques tendront - du moins pour l'instant et non sans des tensions - à respecter les paramètres établis par l'OMC. L'atout du protectionnisme apparaît largement plus probable quand on le jouera, comme cela se fera sûrement, contre le Sud dans son ensemble. Il est pratiquement impossible que des "bourgeoisies nationales" du monde développé prêtes à lutter entre elles pour la domination des marchés déclenchent une guerre mondiale, parce que ce genre de bourgeoisie a été écarté par l'ascension et la consolidation d'une bourgeoise impériale qui se réunit périodiquement à Davos et pour laquelle le choix d'un affrontement militaire constituerait une idiotie monumentale. Ce qui ne veut pas dire que cette bourgeoisie mondiale n'appuierait pas, comme elle l'a fait jusqu'alors pour les équipées militaires des États-Unis en Iraq et en Afghanistan, de nombreuses opérations militaires à la périphérie du système, nécessaires à la préservation de la rentabilité du complexe militaro-industriel étasunien et, indirectement, à celle des grands oligopoles des autres pays.

« La situation actuelle n'est pas celle des années 30. Lénine disait que "le capitalisme ne chute que si une force sociale le fait chuter". Cette force sociale n'existe pas de nos jours dans les sociétés du capitalisme de la métropole, dont les États-Unis.

« Auparavant, les USA, le Royaume-Uni, la France et le Japon vidaient leur querelle pour l'hégémonie impériale sur le terrain militaire.

« De nos jours, l'hégémonie et la domination sont clairement aux mains des USA, le seul garant du système capitalisme à l'échelle mondiale. Si les USA chutaient, il en résulterait un effet domino qui entrainerait l'effondrement de presque tous les capitalismes métropolitains, sans parler des conséquences pour la périphérie du système. Au cas où Washington serait menacé par une insurrection populaire, tous courraient à son secours parce que les USA sont le soutien ultime du système et le seul qui peut, le cas échéant, secourir les autres.

« Les USA sont un acteur irremplaçable et le centre incontesté du système impérialiste mondial : ils disposent à eux seuls dans environ cent vingt pays de plus de sept cents missions et bases militaires qui constituent la réserve finale du système. Si les autres options échouaient, la force apparaîtrait dans toute sa splendeur. Seuls les USA sont en mesure de déployer leurs troupes et leur panoplie de guerre pour maintenir l'ordre à l'échelle planétaire. Ils sont, comme le disait Samuel Huntington, "le sheriff solitaire".

« Cet "étayage" du centre impérialiste bénéficie de la collaboration hors de pair des autres alliés impériaux ou des concurrents sur le terrain économique, voire de la plupart des pays du Tiers-monde qui accumulent leurs réserves en dollars des Etats-Unis. Ni la Chine, ni le Japon, ni la Corée ni la Russie, pour ne parler que des principaux détenteurs de dollars sur la planète, ne peuvent liquider leurs stocks dans cette monnaie parce que ce serait un mouvement suicidaire. Bien entendu, c'est là encore quelque chose à considérer avec beaucoup de prudence.

« Le comportement des marchés et des épargnants du monde entier renforce la position des USA : la crise s'aggrave, les sauvetages s'avèrent insuffisants, le Dow Hones de Wall Street chute en dessous du plancher psychologique des 7 000 points - soit moins que la cotisation de 1997 ! - et les gens cherchent pourtant refuge dans le dollar, tandis que les parités de l'euro et de l'or chutent !

« Zbigniev Brzezinski a déclaré: "Je suis inquiet parce que nous allons avoir des millions et des millions de chômeurs, et que des tas de gens sont vraiment dans une très mauvaise situation. Et cette situation se maintiendra pour un temps avant que les choses ne s'améliorent éventuellement."

« Nous sommes en présence d'une crise qui est bien plus qu'une crise économique ou financière.

« Il s'agit d'une crise intégrale d'un modèle de civilisation insoutenable des points de vue économique et politique sans recourir une fois de plus à la violence contre les peuples ; tout aussi insoutenable du point de vue écologique, parce qu'il détruit, parfois d'une manière irréversible, l'environnement ; et tout aussi insoutenable sur le terrain social parce qu'il dégrade la condition humaine jusqu'à des limites inimaginables et détruit la trame même de la vie sociale.

« La réponse à cette crise ne peut donc être seulement économique ou financière. Les classes dominantes feront exactement ça : utiliser un  vaste arsenal de ressources publiques pour socialiser les pertes et renflouer les gros oligopoles. Accrochées à la défense de leurs intérêts les plus immédiats, elles ne sont même pas capables d'envisager une stratégie plus intégrale. »

« La  crise n'a pas touché le fond », dit Atilio. « Nous nous trouvons devant une crise générale du capitalisme »... aucune n'a été pire. Celle qui a duré de 1873 à 1896, soit vingt-trois ans, a été nommée la Grande Dépression. L'autre crise très grave a été celle de 1929, qui a duré, elle aussi, au moins vingt ans. La crise actuelle est « intégrale, de civilisation, multidimensionnelle ».

            Et d'ajouter : « Il s'agit d'une crise qui dépasse de loin les domaines financier et bancaire et qui touche l'économie réelle dans tous ses volets. »

Quiconque glisse ce résumé dans sa poche, le lit de temps à autre ou l'apprend par cœur comme une petite bible sera mieux informé de ce qu'il se passe dans le monde que 99 p. 100 de la population dans un monde matraqué par des centaines de publicités et saturé de milliers d'heures d'infos, de romans et de films de fiction vrais ou faux.

Fidel Castro Ruz

8 mars 2009

11 h 16
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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 23:15

C'est ainsi que , pour certains, le cinquantenaire de la Révolution cubaine se devrait d'être fêté: par la disparition pure et simple de Fidel Castro Ruiz, et des deux même !


Parmi des amis de Cuba il est parfois de cet argument: Fidel a tenu le pouvoir trop longtemps, Fidel , quand même, il aurait pu passer la main, Fidel il est bien gentil mais vous avez-vu son âge !


Tout cela, ces propos, analyses de loge de concierge alimentent une campagne durable contre, non pas simplement contre Cuba, mais bien contre la société que son peuple y bâtit et à y regarder de plus près, il est aisé de s'apercevoir que les mêmes amis de la « démocratitude », de gauche pour beaucoup, trouvaient déjà Fidel trop vieux dès 1959,,,,


De manière ostentatoire, la gauche d'Europe et plus particulièrement la française, n'ont jamais manqué de rigueur à l'égard des peuples qui accédaient ou accèdent à l'indépendance et tentent d'échapper à la tutelle néo-colonialiste de l'Empire étatsunien ou du bloc impérialiste en formation qu'est l'Europe du Capital,


Il est aisé, pour tout militant de gauche, un tant soi peu éveillé, de saisir le pourquoi et le comment de la haine de ces bourgeoisies à l'égard de ces peuples qui mettent fin au pillage, qui s'approprient en toute légitimité leurs ressources, leurs terres, leur avenir et déstabilisent leur nouvel ordre mondial qu'ils croyaient définitivement vainqueur avec la réussite de la contre révolution dans les pays socialistes, la dissolution des mouvements révolutionnaires et le renoncement de beaucoup à l'Utopie socialiste,


Certes la Chine pouvait représenter un danger potentiel mais la faiblesse chronique de son armement et de ses forces armées, la dimension du pays à tenir , cela permettait de penser que les affaires pouvaient continuer, dans le sang, les invasions et meurtres divers qui jalonnent le parcours de tout président républicain et démocrate,


Donc en clair et décodé, tout baignait ou presque si seulement ce caiman grotesque, dépourvu de ressources naturelles, à quelques encâblures des côtes des Beach Boys n'avaient semé la perplexité puis la consternation: Cuba socialiste ne tombait pas tel le fruit mûr, les cubains têtus et obstinés dédaignaient le Mac Do, le billet vert et pissaient au vent à la santé de George Bush Sénior puis Junior en attendant le troisième de la dynastie,


Ainsi Fidel Castro Ruiz réussit à échapper à autant de tentatives d'assassinat que notre pays compte de fromages, grosso modo, un par jour et c'est à cet instant que le militant de gauche, un peu éveillé, peut et doit se poser la question: pourquoi, comment les tartuffes de la CIA ont-ils pu rater Fidel si souvent devenant ainsi la risée des cubains , qui a défaut d'avoir la soldatesque à demeure ont les GI's à Guantanamo, Guantanamo dont vous noterez que les occupants ont bien peu le droit d'expression et de vote car il est concevable d'imaginer que ces derniers alors voteraient en premier pour l'abolition de la torture, puis pour le retour à la maison,


Notre militant de gauche européenne, français, baigné ou plutôt irradié par les « lumières » connait lui les affres de la démocratitude, chose qui consiste à imposer aux autres ce qui ne fonctionne pas du tout chez soi,


Pointilleux et sourcilleux le militant de gauche européen et p arfois français ne sait plus ou donner de la langue, du stylo et du stabylo pour pointer les défaillances des mouvements de libération et d'émancipation qui n'obéissent pas à ces préceptes: nous avons commencé les premiers, fait 1789, abolit l'esclavage pour le rétablir au plus vite, nous avons eu une gauche courageuse osant envoyer des millions de prolos et de paysans se faire écrabouiller ou dépouiller de quelques membres sous prétexte de l'Alsace et la Lorraine, accessoirement écraser les rifains, les malgaches, les algériens, emprisonner les communistes, les livrer aux nazis mais bordel de nom de dieu c'est ainsi qu' avance l' oeuvre civilisatrice qui fait du colonisé un beau blond aux yeux bleus pétrole, qui transforme le fell en ouvrier dans les usines pourissoirs de France et métropole ce qui n'empêche nullement de s'envoyer un peu de coton, de gaz, de caoutchouc, de pinard et accessoirement de casser un peu de bois d'ébène, n'est ce pas Monsieur Machoro vous qui avez osé défier la bonne gauche civilisatrice qui allez nous contredire puisque vous êtes mort, victime de vos rêves insensés,


Je concède que je divague ce soir mais à lire un de mes camarades qui s'interrogeait sur l'âge et la durée au pouvoir de Fidel je me suis pris à penser à ce mode de fonctionnement qui voudrait qu'un homme comme Castro Ruiz Fidel soit à l'image d'un Pasqua, d'un Chirac, d'un Mitterrand, Ces hommes là ont marqué notre histoire, bien plus par leurs histoires de crac crac, de comptes japonais, de fille du lit d'à côté, mais cherchez du côté de Fidel, trouvez-moi une histoire croustillante, bien grivoise, ben non rien à se mettre sous les crocs, nada,


Voilà sans doute ce qui distingue un révolutionnaire d'un homme de gauche ou de droite avec leur interchangeabilité, ils ont tous fait de l'acte politique un galimatia qui donne la nausée, de l'engagement, fusse t' il à l'opposé , ils n'ont apporté que lutte de couloirs, d'arrières bancs et de Cour, ils sont de droite, de gauche, ils ne sont pas des révolutionnaires et moins encore des Fidel Castro Ruiz.


Car le militant révolutionnaire sait que sa tête ne tient que par la volonté de son peuple , il a rarement pignon sur Drucker, pas d'actions chez Bouygues et il ne couchaille pas avec la gogoche qui vend aux enchères les oeuvres pillées en Chine mais cela est une autre histoire, enfin pas vraiment, c'est la leur pas la nôtre,


Revenu à l'époque des « lumières » qui de fait n'étaient pas semblables pour chacun de ses éclairagistes puisque pour nombre d'entre eux, l'esclavagisme ne constituait qu'une anecdote voire une nécessité morale, bien sûr le militant de gauche européen et même français omet ce côté sombre de la force, il s'arrange et arrange l'histoire et démontre la niaiserie des autres peuples des autres continents qui n'avaient pas Voltaire et autres candides, pourtant désolé pour vous, gens de Neuilly et de la rue de Solférino, le Kamasutra n'est pas né avec le bonnet phrygien et l'alphabet je vous en parle même pas,


La démocratitude bien de cette vieille Europe n'est que l'expression du pouvoir de la classe dominante avec les limites qu'elle a elle même fixé et que nous cherchons à repousser, nous les plus nombreux, salariés et sans emplois qui subissons ainsi la démocritude d'une bourgeoisie monopoliste, de son état, de sa presse, de ses télés, de son parlement, de son idéologie dominante qui depuis des lustres nous inculquent la soumission,


Donc il serait temps que le gauche militant veuille bien considérer que si Fidel Castro Ruiz de son état a tenu c'est bien parce que le peuple cubain l'a voulu ainsi et que cette peuplade primitive mais fière est parvenue à protéger celui qui, faudrait quand même pas l'oublier, ne leur a jamais rien dissimulé, ne leur a jamais menti y compris dans les heures les plus noires et cela ne peut être l'apanage que d'un homme de haute stature, de forte conviction, d'un incorruptible et c'est cela le « miracle » de Cuba , un cubain incorruptible et un peuple cubain majeur, un révolutionnaire et un peuple en révolution, AU BON ENDROIT AU BON MOMENT !

Les plus nombreux ont le pouvoir à Cuba, cela se nomme la dictature du prolétariat, mots choquants alors remplaçons prolétariat par classe ouvrière et voici le plus grand nombre, ouvriers de la ville et des champs qui tiennent là enfin l'essentiel, le pouvoir économique, politique et moral, oui la dictature du prolétariat c'est cela , le pouvoir de la classe exploitée et la plus nombreuse , pouvoir sur la classe exploiteuse et la moins nombreuse, un sacré progrès par rapport à ce Sarkozy et cette Parisot, non ?!


Alors militant de gauche cesse de triturer tes méninges et dis toi qu'au bout de cela il y a une société sans classes antagonistes, sans guerre, sans haine ni racisme, une société qui apportera à son terme à chacun, selon ses besoins,


Nous parlerons longtemps de Cuba socialiste, de ses acquis, de ses souffrances, de ses échecs et de ses espérances mais nous n'en palpons que les atours car il faut être cubain pour parler de Fidel Castro Ruiz, pour parler de la route des esclaves qui a marqué tout un continent et tout un peuple, de José Marti qui a frayé avec l'espoir,,,,


Alors ce soir je veux faire comme j'ai envie et je pisse au vent comme un homme libre et je regarde la Floride et que c'est bon que d'être ici chez moi, chez moi!


Ce soir je suis cubain et cela pourrait durer un certain temps,



Alain Girard

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 22:00


Le CRIF vient encore une fois de tenir son devenu incontournable dîner. Il se permet aujourd'hui d'éliminer les partis politiques qui lui déplaisent parce qu'ils ne soutiennent pas inconditionnellement la politique israélienne. Sans doute cela signifie-t-il pour lui qu'ils sont antisémites, ou soutiennent des antisémites. Il est atterrant d'entendre les commentaires sur ces exclusions par la plupart des media et certains élus, qui viennent confirmer l'importance de l'événement. Il faut absolument en être sinon on est un paria antisémite.

Fonctionnant en véritable groupe de pression en France au service du gouvernement israélien et de son armée (ne participe-t-il pas régulièrement à des galas chargés d'honorer et de financer cette armée?), le CRIF passe donc ses messages politiques, et presque toute la presse les relaie allègrement. La France entière les reçoit... mais surtout le gouvernement français prend position publiquement et s'aligne.

Les messages du CRIF pour l'année 2009, l'année Gaza:

1 - la France doit être placée sous le signe de l'antisémitisme qui monte.

Monsieur Prasquier, celui là même qui a osé affirmer, lors d'une manifestation de soutien à l'opération israélienne à Gaza, que 95% des juifs de France soutenaient ce massacre - une phrase considérée comme franchement antisémite par Jean François Khan dans Marianne -, n'est pas gêné de parler d'une «explosion de haine d'une virulence alarmante» lors des manifestations de soutien à la population de Gaza. Ainsi il ressort la vieille bonne carte, le Joker qui sert à faire taire sur Gaza.

S'il est vrai, problématique et dangereux que des pics d'actes ou propos antisémites sont constatés à chaque opération meurtrière de l'armée israélienne contre les Palestiniens de Cisjordanie ou de Gaza, le CRIF et ses présidents successifs depuis 2000 devraient cependant s'interroger sur leur rôle actif dans l'assimilation de tous les juifs français avec la politique israélienne d'aujourd'hui, d'occupation de colonisation, de blocus et de crimes de guerre ainsi que de violations des droits humains. Assimilation qui marche aux yeux de certains, les plus fragiles et les moins construits politiquement et qui favorise les passages à l'acte antisémites au lieu de l'action politique requise.

A l'inverse, il faut rappeler le rôle exemplaire du collectif national des associations pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens comme des innombrables collectifs de Province qui ont organisé et conduit dans toute la France les manifestations politiques contre l'opération israélienne sur la Bande de Gaza. Les communiqués et appels aux manifestations, les mots d'ordres et des services d'ordre qui ont fonctionné avec la règle qu'aucun slogan raciste ne serait admis. Même si le service d'ordre parisien a été débordé par le nombre incroyable de participants dans la première manifestation, il s'est renforcé dès la seconde et a travaillé avec deux lignes rouges : pas de fascistes dans nos manifestations et pas de racisme d'aucune sorte. C'est ainsi qu'il a sorti de force plusieurs groupes répondant à l'un ou l'autre de ces deux critères (ou aux deux) des manifestations où ils tentaient d'entrer.

Monsieur Prasquier parle de haine dans ces manifestations. Non, il n'y avait pas de haine, mais une immense colère contre la violence sans limite, «sauvage» selon le terme recommandé par Tsipi Livni pour l'action de ses soldats. Oui, c'est la colère, et aussi une immense douleur devant le sort des habitants de Gaza livrés aux criminels de guerre par nos dirigeants politiques et que nous étions, nous la société civile, des millions dans le monde à défendre, exigeant que les crimes soient punis. Et cette colère n'est pas près de se calmer, pas avant que les criminels de guerre ne soient présentés à La Haye. N'en déplaise au CRIF. La haine, nous l'avons vue dans les bombardements au phosphore de Gaza, sur les écoles, les hôpitaux et les lieux de culte, entendue dans les propos des dirigeants israéliens et les commentaires d'une grande partie de la presse et même, de certains soi-disant intellectuels de gauche en Israël.

Car en réalité le CRIF et Monsieur Prasquier ont un problème : leur minable et pathétique tactique d'allumage du contre-feu «antisémitisme» pour faire oublier Gaza, si elle marche avec une certaine classe politique, qui simule la sympathie - en grinçant des dents parfois, mais alliances et stratégies néo libérales ont leurs exigences; et effectivement pour ceux là il faudrait faire oublier Gaza et mettre au pas les Palestiniens en les obligeant à accepter l'inacceptable, comme ils tentent de le faire ici en France-, elle n'a aucune chance de prendre sur la société civile qu'elle irrite gravement et qui ne renonce pas à défendre les droits que les pouvoirs attaquent là bas comme ici.

Cette tactique est encore une fois calquée sur celle des gouvernements israéliens : comme en 2002 Sharon avait appelé à l'émigration des juifs français victimes de l'antisémitisme, aujourd'hui l'une des 5 exigences de Lieberman pour accepter la coalition avec Netanyaou et/ou Livni est la création d'un cabinet gouvernemental chargé de l'intégration de l'immigration juive qui ne manquera pas d'arriver d'Europe et d'Amérique en raison de la poussée d'antisémitisme que l'on sait. Exigence acceptée d'ailleurs par les deux leaders politiques !

Pourtant la tentative est perdu d'avance, seuls les convaincus le seront, et nous ne marcherons pas dans la combine, c'est peut-être cela que Monsieur Prasquier appelle l'antisémitisme : le refus de se taire sur Gaza et la Palestine, quoiqu'il arrive. Et le refus de céder au chantage obscène. Si l'antisémitisme se développe en France ce sera grâce au CRIF et à Monsieur Prasquier et à leur tactique du gendarme, et aussi grâce à ces nombreux média larbins des petits chefs. Nous nous resterons du côté des droits et des opprimés, contre l'injustice, et la barbarie. Mais il est clair que Monsieur Prasquier et le CRIF ne font pas le pari de la société civile et du droit, mais celui du pouvoir et de la force.

2 - La France ne doit pas aller à Genève:

Prasquier a utilisé, lui, l'expression israélienne consacrée pour désigner le quatrième Conseil des droits de l'homme de l'Organisation des nations unies qui se tiendra à Genève en Avril. Il l'a appelé comme le gouvernement israélien et ses soutiens : «Durban 2» , afin de clairement l'aligner sur le premier qui s'était tenu à Durban en août 2001 au moment de la seconde Intifada.

Dans le forum des ONG parallèle à ce conseil de représentants des Etats, des propos antisémites avaient été tenus. Et l'amalgame avait été fait par Israël entre ce qui avait circulé du fait de certaines ONG, et les recommandations officielles du Conseil des droits de l'homme, afin de les couvrir d'opprobre. Car ces recommandations parfaitement honorables avaient, très timidement, remarqué que la situation des Palestiniens des Territoires Occupés méritait l'attention, tout en prenant soin de rappeler la nécessaire garantie de Sécurité pour Israël. Mais en 2001 c' était déjà trop pour Israël, et la campagne anti Durban a servi à baîllonner toutes les critiques sur l'occupation et la colonisation et leur illégalité, sur les assassinats ciblés, les meurtres de civils, les emprisonnements sans jugement ... la liste serait trop longue.

Ainsi, il faut donc se débarrasser de cette conférence: une véritable conquête pour les peuples, une organisation de l'ONU qui repère sur tous les continents les violations des droits humains et le racisme, qui fait des recommandations à chaque Etat, et qui mesure de session en session l'avancement des situations. Tout cela se fera sans Israël bien sûr, sans le Canada qui a déjà cédé à l'intimidation, sans les Etats-Unis qui viennent de se retirer, et sans doute sans la France a pratiquement annoncé Monsieur Fillon, au dîner du CRIF.

De même Israël fait partie des sept Etats avec les Etats- Unis et la Chine qui se sont opposés à la création de la Cour Pénale Internationale. Hors de question d'avoir à rendre des comptes à quiconque, Israël se situe aujourd'hui dans l'exception, au dessus des lois et critiques. Normal, tout ce qu'il peut faire il le fait pour sa survie, c'est cet obsédant discours qu'il insuffle aux israéliens et à l'étranger. Tout acte ne se justifie-t-il pas par cette raison absolue et immanente de la survie? Et là quel tribunal ou quelle conférence internationale pourrait avoir quelque chose à dire? Il est important de mesurer à quel point ce concept est intégré jusque dans l'inconscient israélien, comme un «mantra», au point même que devant chaque «crise» - et la métaphore médicale prend ici tout son sens -, les journalistes et «intellectuels» israéliens reproduisent presque mot à mot leur partition pour soutenir l'insoutenable.

Pour la société civile française, et particulièrement pour les associations oeuvrant pour une paix fondée sur le droit entre Palestiniens et Israéliens, la participation à Genève en Avril comporte un double enjeu :

- exiger la condamnation des violations des droits humains par Israël dans les Territoires Occupés et à Gaza, ainsi que de ses pratiques légales discriminantes à l'égard de ses citoyens d'origine palestinienne;

- l'exiger ensemble, français de toutes origines, en même temps que nous réaffirmerons notre violente répulsion contre toute forme de racisme.

Parce que ce racisme, outre qu'il est totalement étranger à notre action et notre conception du monde, est un double piège : il veut transformer le conflit et ses enjeux de politiques en ethniques et religieux; et du coup délégitimer un des combats contemporains les plus justes : celui de la reconnaissance des droits des palestiniens bafoués depuis plus de 60 ans. Et cela c'est le rêve du CRIF et d'Israël.

4 mars 2009
Michèle Sibony
UJFP

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 12:21

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT

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Alors qu'un mouvement de grève se prépare pour le 19 mars, Roselyne Febvre reçoit Bernard Thibault qui revient sur l'influence des syndicats en France et sur les attentes des salariés face à la crise économique.

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 12:07
Fini les parcs sans vie. Hier, le conseil général organisait une visite du parc départemental des Lilas, à Vitry-sur-Seine. L'occasion de découvrir un espace vert animé. Si le lieu accueille des jardins familiaux privés, il s'est surtout ouvert aux associations. Résultat, le parc accueille désormais des animaux comme des poules, des moutons, un cheval ou encore des chèvres mais également un agriculteur qui vend sur place carottes, poireaux et pommes de terre de sa production.

Ça commence Entre ciel et terre

Danse . La célèbre biennale en Val-de-Marne, trente ans cette année, s'est ouverte jeudi dernier, avec éclat, à Fontenay-sous-Bois.

La biennale de la danse en Val-de-Marne fête ses trente ans avec

un programme plein d'attrait dont une création du grand Merce Cunningham. Michel Caserta, directeur de la manifestation, accueillait jeudi le public à la salle Jacques-Brel de Fontenay-sous-Bois pour une

soirée en deux temps. Les spectateurs, debout, ont pu apercevoir une poignée d'hommes et de femmes assis à leur place sur les gradins. Des câbles fins pendaient des cintres.

danse Rythmée et sans cessse modifiée

Les danseurs faisant lieu de public s'y accrochaient par la taille à l'aide de mousquetons de grimpeur. Durant quinze minutes, ces porteurs de rêve de la compagnie Retouramont, mi-alpinistes mi-performeurs, nous ont baladés, avec Points de vue, entre ciel et terre comme pour nous prouver que le public, de nos jours, n'est pas forcément vissé à son siège. Vêtus de short et d'un haut noirs, ils sont allés plus loin jusqu'à se balancer sous notre nez après avoir squatté nos sièges numérotés. Comme de vivants symboles d'un transport métaphorique des corps, ils ne tenaient plus en place.

Le public ayant regagné son habitat naturel, la compagnie du danseur franco-ivoirien Georges Momboye entrait en scène. L'oeuvre qu'il a proposée, Entre ciel et terre, est fondée sur deux quatuors de Béla Bartok joués en direct, les 4e et 6e, ce dernier, composé en 1939, étant à la fois porteur d'une certaine mélancolie et signe avant-coureur de la catastrophe annoncée. La première partie, où l'on voit quatre femmes évoluer au milieu de cordes tendues sur le plateau pour former un ring, est visuellement moins forte que les deux autres. Pourtant, les musiciens du Quatuor Leonor ont donné de la partition une version empreinte d'une gravité frémissante. Dans la seconde partie, un homme et une femme noirs, l'une qui chante, l'autre qui danse, se rapprochent progressivement derrière une frontière de cordes tendues. Dans la dernière partie, quatre interprètes masculins sont en prise directe avec une danse fortement rythmée au cours de laquelle s'inventent des formes sans cesse modifiées.

pulsation de musique continue

La synchronisation des corps avec les sons, contre tout asservissement littéral à toute illustration, réinvente une manière de propager la musique, de relancer le geste. Une joie palpable s'empare de tous. À la fin, alors que nous reprenions la navette pour Paris, il nous a été donné de voir deux des interprètes sur le parvis, cigarette au bec, reprendre quelques figures pour épater des jeunes filles de passage. À les voir, derrière la vitre du bus, nous croyions encore entendre les pulsations de la musique de Bartok.

Renseignements : 01 46 86 70 70 biennale@danse94.com.

Muriel Steinmetz



Villeneuve-le-Roi : Les parents remobilisés et le député absent



Les vacances n'ont pas apaisé la colère des parents d'élèves de Villeneuve-le-Roi qui, dès demain, reprendront leurs actions pour manifester contre les réformes Darcos. Ils lanceront l'opération gilets jaunes, demandant à tous les parents de porter un gilet jaune à chaque fois qu'ils se rendent à l'école de leurs enfants. Une marche est également prévue pour la Journée de la femme, le 8 mars.

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 12:03

par Cheikh Tidiane MBENGUE | SUD QUOTIDIEN , samedi 7 mars 2009 | 217 Lectures

Le premier vaccin thérapeutique pour le traitement du cancer du poumon avancé a été enregistré à Cuba. Pour l'heure c'est le seul inscrit dans le monde pour ce type de tumeur maligne, rapporte l'Agence nationale d'information.


   

Sous le nom de CIMAVAX EGF, le vaccin a déjà prouvé son efficacité. Il accroît la survie et la qualité de vie des patients atteints de cette maladie, a déclaré le docteur en sciences biologiques Gisela Gonzalez, directrice du projet. La spécialiste a expliqué à la presse que celui-ci avait été mené au centre d'immunologie moléculaire (CIM), une des plus célèbres institutions du Pôle scientifique de la capitale du Cuba.

Le premier test clinique de ce vaccin a débuté à Cuba en 1995 et il a concerné plus de 400 sujets atteints de cancer avancé du poumon et qui avaient subi, antérieurement, la chimiothérapie ou les radiations conventionnelles, a-t-elle souligné. Elle a aussi indiqué que le médicament offrait les avantages suivants : diminution ou disparition de la dyspnée, augmentation du poids des malades, amélioration de leur appétit, contrôle de la douleur, et par conséquent, une meilleure intégration à la vie sociale.

Elle a précisé que le vaccin, qui immunise et qui ne provoque pas d'effets secondaires sévères, est composé de deux protéines, une pour le facteur de croissance épidermique, et deux autres obtenues par voie recombinante au centre génétique et de biotechnologie.

Mme Gonzalez a indiqué que cinq tests phases 1 avaient été effectués, puis deux tests phase 2, dont l'un à Cuba et l'autre au Canada et en Angleterre. Les résultats cliniques de la phase 2 ont montré une amélioration clinique chez ces patients, par rapport à ceux qui n'ont pas reçu de vaccin, d'où la demande d'enregistrement auprès de l'entreprise régulatrice cubaine. La même source a annoncé que le troisième test clinique sera réalisé dans onze hôpitaux du pays chez 579 patients. Il est prévu en août de cette année, de commencer les études sur la phase 2 au Pérou puis en Chine.

La docteur Tania Crombet, directrice des recherches cliniques du CIM, a souligné que des scientifiques cubains faisaient des recherches sur la CIMAVAX EGF sur d'autres tumeurs d'origine épidémoïde (solides) et ont déjà démontré son utilité dans les néoplasies du poumon, de la tête et du cou, du cerveau, du cancer de l'estomac, du sein, du rectum, de la prostate, du col de l'utérus, de la verge, des ovaires et du pancréas. Le Cuba a commencé des études sur ce vaccin dès 1992, avec des tests pré cliniques sur d'animaux de laboratoires ; le premier test clinique a eu lieu en 1995.

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