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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 09:29
des israéliens contemplent GAZA
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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 09:16

flag-aniun ami m'envoie ce texte que j'avais publié dans grand soir et qui avait été repris un peu partout mais que comme tous mes textes je me suis empressée de perdre.... Il avait été publié le 15 juillet 2006 . Je crois que l'histoire a absout le caractère scandaleux qu'il avait encore à cette époque ou l'a encore rendu plus fort, puisque l'histoire est au rendez-vous fixé :

«  Si nous nous révélons incapables de parvenir à une cohabitation et à des accords honnêtes avec les arabes, alors nous n'aurons strictement rien appris pendant nos deux mille années de souffrances et mériterons tout ce qui nous arrivera.  » (Albert Einstein, lettre à Weismann, le 25 novembre 1929)


Si j'appartenais à un quelconque organisation sans doute je n'oserais pas engager ses membres dans cette position, mais étant désormais un individu libre de toutes attaches [2], j'affirme qu'il n'y aura de solution qu'à travers la suppression de l'Etat d'Israël, de l'entité étatique qui aujourd'hui fait la démonstration de sa nocivité pour tout le monde, pour les Palestiniens, pour tout le Moyen orient, pour les juifs de la région et ceux du monde entier. Cet Etat, pure création coloniale, à travers lequel depuis les origines jusqu'à nos jours, les Européens, les Occidentaux font payer le génocide nazi à des peuples du Moyen-Orient qui n'y sont strictement pour rien, est de ce fait une monstruosité morale et politique.

Que ceux que l'on a dupé avec le sionisme aient le droit de rester sur la terre, qui est devenue la leur, ne dépend que de leur capacité à la coexistence et, pendant un certain temps d'une surveillance internationale, mais le sionisme et l'Etat d'Israël n'ont pas le droit à la survie politique. Mais il faut dire du sionisme ce qu'il est en réalité, une entreprise coloniale par laquelle les puissances occidentales ont prétendu se débarrasser des juifs qu'ils n'avaient cessé de martyriser pendant des siècles, une manière de considérer les juifs comme étrangers dans leurs pays, une sinistre duperie. Le sionisme n'est que le prolongement de la haine contre le capitaine Dreyfus, l'impossibilité de considérer un juif comme un citoyen.

Pour tous ceux qui, comme moi, sont conscients de l'horreur de ce qui se passe en Palestine et de l'ignominie d'un Etat raciste, théocratique, nous pouvons et devons affirmer notre refus de cette création artificielle. Les rapports de forces internationaux sont tels que les impérialistes vont continuer à porter à bout de bras leur rejeton sanglant, mais le monde change, les résistances se développent. Il faut tabler là-dessus et non sur les fanatismes. Et dès aujourd'hui il faut en finir avec les ambiguïtés et dire qu'Israël en tant qu'Etat théocratique, basé sur le droit du sang, création coloniale, doit disparaître pour voir naître un Etat de tous les citoyens.

En Afrique du Sud, un Etat raciste basé sur l'apartheid devait disparaître, et cela n'a pu se faire que par le fait que les premiers occupants, ceux qui étaient humiliés non seulement ont été réinvestis dans leurs droits, mais des élections leur ont donné le pouvoir. C'est cette démarche là à laquelle j'adhère et qui devrait donc se traduire par le retour des Palestiniens sur leur terre.

A partir de là, grâce à un Nelson Mandala il y a eu constitution d'une autre nation, ce qui signifie pas qu'il n'y a plus de problème, en particulier économiques et il faudra bien les vaincre, mais un processus a été mis en marche et il est passé par la dénonciation de l'Etat de l'apartheid. Si les racistes d'Afrique du Sud ne veulent pas de cette réalité, ils peuvent partir effectivement, mais le but n'est pas là bien sûr, simplement les Israéliens doivent comprendre que comme les racistes d'Afrique du Sud qu'ils n'ont plus aucune complaisance à attendre.

De surcroît, Israël est une puissance nucléaire, la France porte une lourde responsabilité dans ce domaine, et fait donc peser sur cette région une menace beaucoup plus grave que celle hypothétique de l'Iran. Un tel Etat qui agit comme il le fait en ce moment dans la bande de Gaza, contre le Liban est une menace terrible à partir du moment où il a l'arme nucléaire.

Donc pour ces deux raisons politiques il faut orienter notre action contre la fin de l'Etat d'Israël et du sionisme comme droit au retour mythique et mystificateur.

Et je souhaite que cet objectif soit posé dans la clarté et que nous nous donnions comme objectif de combattre cet Etat comme celui de l'apartheid, ainsi que la dénonciation au Conseil de sécurité de cet Etat nucléaire.

C'est d'abord en tant que communiste non encartée, en tant qu'être humain, mais aussi au nom de mes origines juives que j'affirme cela. Je suis athée et ne puis donc faire état de l'appartenance à une communauté religieuse, mais d'autres décident souvent pour moi en étant antisémites de cette appartenance, ils m'ont appris par leur stupidité ce que pouvait être le racisme et je m'opposerai toujours à eux, mais c'est au nom de ce savoir qu'ils m'ont infligée depuis l'enfance que je dénonce l'Etat d'Israël. Comme je revendique le droit pour tous les être humains à jouir de la paix, de l'absence de discrimination. Ce combat de toujours contre le racisme et l'antisémitisme me pousse désormais à lutter contre l'Etat d'Israël comme j'ai lutté en son temps contre l'Afrique du Sud, Etat de l'apartheid. Il n'y a eu de solution que par la restitution d'une nation à Nelson Mandala. Souhaitons que surgisse de la terre de Palestine, comme de tout le Moyen-orient de nombreux Nelson Mandala.

Danielle Bleitrach
[ Reprise d' un commentaire de Danielle Bleitrach publié ci dessous. Rédaction LGS.]

* * *

Il faut que nous soyons un peu plus comme les Cubains, "une idée juste peut plus qu'une armée" disent-ils...

Les Etats-Unis ne peuvent pas gouverner le monde, les résistances montent, il faut nous donner des objectifs justes, humains, respectueux de la vie et du droit des peuples.

L'Afrique du sud a fini par s'effondrer et après 27 ans de prison Mandala a été libéré, une autre nation est née. Simplement il faut savoir ce que l'on cherche et avoir le courage entre hommes(et femmes) de bonne volonté de dénoncer le fascisme, le racisme et construire une patrie anti-colonialiste, respectueuse du droit des Palestiniens à leur terre.

Ces deux peuples séparés sont parmi les plus cultivés de la région, ils peuvent faire de ce pays un paradis.

Ca a été le pari de Mandala pour ne pas réprimer les blancs, dans l'ANC, il y avait aussi des blancs.

Fouillez cette idée d'un combat commun pour une nation et vous verrez tout ce qu'elle contient en germe... Aujourd'hui et demain.

Mais cela passe par trois conditions : le retour de Palestiniens La fin du sionisme La fin de l'Etat d'Israêl.

Tous les arguments sur ce que risqueraient les juifs en Palestine ne relèvent souvent que de la volonté de rester une majorité fictive et dominatrice.

C'est un processus dans lequel l'opinion mondiale a un rôle énorme à jouer, un rôle de paix et de justice.
Danielle Bleitrach

[ (...) Je récuse le chantage d' Israël à la Shoa, je lui interdit désormais de s'attribuer les 17 membres de ma famille morts en camp de concentration, pas plus que je ne m'arroge le droit de parler en leur nom.(...) Danielle Bleitrach ]

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 00:04
                                        Valenton, le 31 décembre 2008
                                          

Monsieur Bernard KOUCHNER
                                           Ministre des Affaires étrangères et
                                           européennes
                                           37, quai d'Orsay
                                           75351 PARIS CEDEX 07
'
Monsieur le Ministre,
Depuis son déclenchement, l'attaque de l'armée israélienne contre la bande
de Gaza a déjà fait plus de 400 morts et plus de 2 000 blessés hospitalisés,
sans compter les blessés légers qui ne sont pas comptabilisés. Rien, pas
même les tirs de roquettes du Hamas contre la population israélienne -
évidemment condamnables, et que je condamne fermement- ne peut justifier
semblable barbarie.
Alors que cette tuerie doit cesser sans délai et sans condition, le
gouvernement d'Israël masse des troupes à la frontière et laisse clairement
entrevoir son intention de déclencher, après les bombardements meurtriers,
une offensive terrestre de grande envergure dont les effets ne
manqueraient pas d'être dévastateurs.
Pendant que se joue ce drame, rangé parmi les crimes de guerre par la 4ème
Convention de Genève, que fait la France ? Que fait l'Europe ?
Le président de la République recevra demain Tzipi LIVNI, votre homologue
israélienne, à qui -rapporte la presse- « il demandera un geste » ! Quelle
timidité, quelle discrétion venant de celui qui se dépensait sans compter pour
faire baisser la tension dans le Caucase à la fin de l'été !
Réunis hier à Paris, les ministres des Affaires étrangères de l'Union
Européenne, de leur côté, se sont contentés de demander « une trêve
humanitaire »... que le gouvernement israélien vient de rejeter. Quant au
Conseil européen, il a pris il y a quelques jours la décision de « rehausser »
les liens entre l'Europe et Israël !
Voilà sur quoi débouchent l'impunité, les encouragements, les appels polis à la
« retenue » ou à une « riposte proportionnée » : sur le bombardement des
maisons, des magasins, des dépôts de vivres, des ministères, des universités
et même des prisons.
                                                                         
Pour faire cesser cette situation ignoble, cet enfer, la France et l'Europe
doivent exiger l'arrêt immédiat des bombardements sur Gaza, décider de
suspendre l'accord d'association entre l'Europe et Israël, réclamer
instamment la réunion du Conseil et de l'Assemblée générale des Nations
unies, en vue de la création d'une force multinationale de protection du
peuple palestinien.
Ce dont ont besoin les Gazaouis, comme tous les Palestiniens et comme les
Israéliens, c'est de la paix. C'est de la levée du blocus de Gaza, c'est du
retour d'Israël à la table des négociations, c'est de l'application des
résolutions de l'ONU garantissant notamment le retrait des territoires
occupés, le démantèlement des colonies et du mur d'annexion.
J'attends, Monsieur le ministre, d'entendre votre voix et celle du Président
de la République s'élever dans ce sens avec la plus grande fermeté.
Recevez, Monsieur le ministre, l'expression de ma profonde indignation.
                                           
 Le Maire,
                                             Françoise BAUD


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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 23:29
L'attaque de Gaza par Tsahal n'est pas une volonté de se défendre des pauvres roquettes du Hamas, il s'agit bien plus pour Israël d'agir sous l'impulsion de l'impérialisme américain avec en toile de f ond: le choc des civilisations et l'amorçage de la guerre en direction de l'Iran et de la Syrie.
Tsahal n'agit jamais sans l'aval de son pourvoyeur d'armes et de munitions et nul ne peut ignorer la volonté, voire la nécessité, d'offrir des débouchés économiques aux industries américaines.
La livre Sterling fut, en son temps, détrônée par le Dollar US qui se retrouve dans la me situation aujourd'hui. La profondeur de la crise économique et sociale aux States amène ses dirigeants, Obama fut élu grâce au financement massif des industriels, à tenter le tout pour le pire.
Cela s'harmonise très bien avec la volonté de nettoyage ethnique voulue et décidée par l'état sioniste et ce depuis la création de l'état d'Israël.
Il n'en demeure pas moins, que la conscience des peuples est interpelée, secouée et enfin réveillée et que sans nul doute, ils détiennent les clés de l'avenir et chose nullement à négliger, des israéliens, arabes et juifs agissent pour la paix et la reconnaissance d'un état palestinien, minoritaires certes mais nombreux et courageux.

La résistance populaire à Gaza , qui unit aussi bien les combattants du Hamas à ceux du fplp démontre qu'elle ne sera jamais vaincue et que le règlement ne saurait être que politique.
Pendant ce temps l'Europe gesticule,le Président français reçoit la bouchère en grandes pompes, les dirigeants des pays arabes musèlent la propre colère de leurs peuples.

Le sang coule à Gaza et je me refuse à faire une différence entre civils ou non car une vie est une vie et en quoi un policier devrait mériter la mort sous le fallacieux prétexte qu'il aurait mal voté dans son propre pays, en toute démocratie.

Gaza est envahie, la Palestine est occupée, les bottes ont le fumet des fauves d'Occident mais Gaza sera libre , c'est le sens de l'histoire qui nous le dit mais à quel prix, à quel prix !

mon coeur saigne

Alain Girard
Valenton 94
France

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 20:58

Nicolas Sarkozy en tournée au Proche-Orient : Ce qu'il doit dire et proposer


Mis en ligne : 5 janvier

La France doit exiger l'arrêt immédiat de l'offensive terrestre, le retrait des troupes israéliennes de Gaza et la cessation des bombardements. Il n'y a pas d'issue dans l'escalade militaire et dans la guerre.

Les autorités françaises ayant affirmé qu'il n'y a pas de solution militaire, Nicolas Sarkozy doit en tirer jusqu'au bout les conséquences en tenant un langage de fermeté et en s'appuyant avec détermination sur le droit international et en appelant le gouvernement israélien à abandonner la logique de force.

Nicolas Sarkozy doit montrer que la France est capable de choix politiques courageux, de prendre de la hauteur en appelant à traiter vraiment les causes réelles de la crise. C'est d' abord le blocus de Gaza qui a conduit 1,5 million de Palestiniens à vivre, ou survivre, depuis des mois, sans le minimum vital décent dans des conditions sociales insupportables. Ce blocus inhumain doit être levé sans condition. L'agression israélienne n'a fait qu'ajouter au désastre humanitaire.

C'est aussi, et surtout, depuis des années, le refus systématique d'Israël d'appliquer les résolutions de l' ONU, avec la poursuite sans relâche de la colonisation y compris à Jérusalem, avec la construction du mur d'annexion. C'est cette politique qui a provoqué l'impasse politique et sécuritaire, la situation de tensions et de violence. Nicolas Sarkozy doit exiger d'Israël le retour à la légalité internationale et à un processus politique.

Premièrement, en parlant avec le Hamas pour trouver avec lui les arrangements de sécurité nécessaires et les conditions d'une trêve permanente à Gaza. L' Union européenne doit obtenir l'ouverture des points de passage entre Gaza et l' Egypte. Elle doit prendre l' initiative de l'envoi, sous l' égide des Nations Unies, d'une force robuste pour la protection des Palestiniens et pour la sécurisation. Toutes les conditions de l' entrée l' aide humanitaire doivent être réunies immédiatement.

Deuxièmement, les autorités israéliennes doivent travailler avec l' Autorité palestinienne et l' ensemble des Palestiniens à enclencher de nouvelles négociations de paix crédibles, réellement encadrées par un mécanisme de surveillance international, dans le respect de la Charte et des résolutions des Nations-Unies, dans l'esprit de l'initiative de paix arabe qui propose une normalisation durable et la paix contre l'évacuation des territoires occupés depuis 1967.

Troisièmement, à défaut d'un engagement clair des autorités de Tel Aviv dans cette voie et dans celle d' une politique de démantèlement des colonies, la France et ses partenaires européens, s'engageront dans une politique de sanctions à l'égard d'Israël, notamment en application de la résolution du Parlement européen d'avril 2002, demandant la suspension de l'accord d'association UE/Israël tant qu' Israël ne respecte pas les Droits de l' Homme. Le rehaussement du statut d'Israël dans le cadre de cet accord, décidé récemment par la Présidence française de l' UE contre l'avis du Parlement européen, doit évidemment être abandonné immédiatement.

Parti communiste français

Paris, le 5 janvier 2009.

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 15:44

Témoignage et photos des deux chirurgiens norvégiens à Gaza: "Nous pataugeons dans la mort, le sang et les amputations"

Publié le janvier 5, 2009 par ibnkafka Les chirurgiens de l'hôpital Shifa opérent plusieurs patients en même temps. On notera que la stérilisation du bloc opératoire est impossible. Certains patients sont opérés dans les couloirs.

Les chirurgiens de l'hôpital Shifa opérent plusieurs patients en même temps. On notera que la stérilisation du bloc opératoire est impossible. Certains patients sont opérés dans les couloirs.

Les deux chirurgiens bénévoles norvégiens partis il y a une semaine à Gaza pour aider l'hôpital Shifa témoignent dans le quotidien norvégien Aftenposten et le tabloïd social-démocrate suédois Aftonbladet, qui publient également des photos prises par eux.

Le chirurgien norvégien Erik Fosse

Le chirurgien norvégien Erik Fosse

Le chirurgien norvégien Mads Gilbert

Le chirurgien norvégien Mads Gilbert

Sous la rubrique "Presque que des civils sont blessés", Aftenposten reprend les témoignages des deux chirurgiens norvégiens - les deux seuls volontaires humanitaires ayant été autorisés à entrer à Gaza par Israël depuis le début de la guerre - et reproduit les photos qu'ils ont prises à l'hôpital Shifa de Gaza.

Erik Fosse: "C'est pratiquement indescriptible. Cette matinée il y a eu une attaque contre un marché de légumes. 80 blessés, 20 morts sur le champ. Ici à l'hôpital les blessés civils graves affluent. Beaucoup d'entre eux sont des enfants. Nous opérons plusieurs patients dans la même salle d'opérations. Nous opérons des patients dans les corridors. Nous devons improviser tout le temps. Ce dernier jour il y a eu des attaques violentes contre le marché aux légumes et contre une mosquée à l'heure de la prière". Il ajoute que dimanche, 150 patients ont été admis, dont 30% de femmes et enfants.

Aftenposten lui demande si ce sont surtout des civils qui sont blessés. "Oui. Ils ont nulle part où aller. Les soldats sont entraînés à ce genre de situations, et savent ou ils peuvent aller se protéger. C'est ce qui fait la plus forte impression sur nous: ce sont surtout des civils qui sont blessés. Il ya beaucoup d'enfants, et des familles. Et on parle ici de blessures graves et importantes, et d'opérations difficiles et demandant du temps. Nous avons ainsi beaucoup d'artères à recoudre".

Au moment où Aftenposten a interviewé Erik Fosse dimanche, il venait de recevoir deux enfants, frère et soeur, âgés d'entre 10 et 12 ans. Leurs parents leur avait interdit de jouer dehors, et ils jouaient sur le toit de leur maison, ce qui leur a été fatal. "Nous n'avons pas pu sauver l'un deux. L'autre a perdu une jambe. C'est le genre de choses que nous rencontrons tout le temps".

Le journaliste norvégien l'interroge sur sa propre sécurité: "Nous n'y pensons pas beaucoup. Nous sommes médecins et sommes ici pour aider. Nous nous focalisons sur les blessés. Et les Israëliens savent qui nous sommes et où nous nous trouvons. Si cet hôpital est attaqué, c'est que c'est délibéré". La conversation téléphonique s'interrompt momentanément en raison du bruit d'un hélicoptère israëlien qui survole l'hôpital. "Ils sont très près de nous", dit Fosse.

"Ce qui nous marque ici c'est le sentiment d'impuissance. Le plus petit enfant que j'ai opéré a huit mois. Nous avons aussi eu une grand-mère, sa fille et son petit-enfant après l'attaque contre la mosquée. La grand-mère est morte avant que nous ayions pu l'opérer".

Fosse et Gilbert ne s'attendaient pas à être les seuls occidentaux autorisés à entrer dans la bande de Gaza durant cette guerre, et dès lors les seuls, selon Aftenposten qui oublie ainsi le million et demi de Palestiniens, à rapporter au monde ce qui s'y passe. "C'est très étonnant que le monde accepte qu'aucune aide professionnelle ne soit autorisée à entrer à Gaza et qu'aucun journaliste professionnel ne soit autorisé à rapporter ce qui s'y passe" - mais Fosse oublie Al Jazeera, seul média présent sous les bombes à Gaza. "Nous ne simmes que deux médecins" - sous-entendu médecins occidentaux - "à travailler dans cet hôpital. J'en ai parlé directement avec le ministre norvégien des affaires étrangères Jonas Gahr Støre. La Norvège et le monde doivent faire pression considérable pour demander que du personnel de santé et des journalistes puissent entrer à Gaza".

Le journaliste lui demandant combien de temps il compte rester à Gaza, Fosse répond "je ne sais pas, mais il m'est impensable de partir d'ici avant que du personnel humanitaire ne soit autorisé à entrer à Gaza". Mais il y a bien une limite à vos forces? "Nous dormons et mangeons une demie-heure par-ci par-là quand nous en avons l'occasion", dit Fosse avant de courir vers une ambulance qui vient d'arriver avec des blessés.

Dans un autre article, Aftenposten révèle qu'une équipe de chirurgiens militaires et infirmières expérimentés attand à la frontière de Gaza qu'Israël les autorise à venir en aide - l'autorisation est venue, selon Sven Mollekleiv de la Croix Rouge norvégienne, mais les bombardements retardent le passage de la frontière et le trajet vers l'hôpital, devenu trop risqué.

Les mêmes chirurgiens ont également fait des déclarations au journal suédois Aftonbladet, qui les reproduit dans un article intitulé "Nous pataugeons dans le sang". Le médecin anesthésiste Mads Gilbert déclare: "les gens meurent entre nos mains. Nous avons eu 100 patients aujourdhui. Beaucoup d'entre eux sont des enfants. C'est une situation terrible ici".

Des corps déchiquetés, des enfants morts et pas de médicaments, voilà le quotidien d'un hôpital de Gaza. "Nous pataugeons dans la mort, du sang et les amputations", dit Gilbert. Gilbert et Fosse sont venus à Gaza le 31 décembre, quatre jours après le début de la guerre. La situation n'a cessé de s'empirer: "les gens meurent entre nos mains. Nous avons eu 100 patient aujourd'hui, beaucoup d'enfants. Une des femmes était enceinte. C'est une situation terrible ici". L'hôpital manque de médicaments, d'équipement et de personnel. Gilbert et Fosse ne dorment que quelques heures par nuit. Les fenêtres ont été soufflées par les explosions et l'électricité ne marche que de temps à autre.

"Il y a la queue pour les tables d'opération. Certains sont opérés dans les corridors. Nous avons du faire des amputations sans anesthésie".

Les autorités israëliennes affirment qu'il n'y a pas de catastrophe humanitaire à Gaza. les deux médecins norvégiens démentent et ont envoyé des vingtaine de photos afin de montrer la réalité dans cet hôpital palestinien, avec pour objectif de faire réagir le monde rapidement. "C'est une des pires catastrophes humanitaires. Le monde doit agir maintenant. Les Palestiniens ont besoin de toute l'aide qu'on peut leur donner", dit Mads Gilbert.

Deux saints laïcs, si vous voulez mon avis.

Leurs photos (les légendes sont celles d'Aftonbladet):
"Les gens meurent entre nos mains"

Cet adolescent de 17 ans a été amputé d'une jambe et d'un bras

Cet adolescent de 17 ans a été amputé d'une jambe et d'un bras

Les enfants pleurent, terrorisés par les attaques

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 13:50
J'ai rencontré des centaines de responsables du Hamas, ils ne veulent pas islamiser la société
William Sieghart
 
La semaine dernière, j'étais dans la bande de Gaza. Durant mon séjour, j'ai rencontré un groupe d'une vingtaine d'officiers de police qui suivaient un cours sur la gestion des conflits. Ils étaient impatients de savoir si les étrangers se sentaient plus en sécurité depuis que le Hamas a pris le pouvoir. C'était le cas, en effet, et nous le leur avons dit. Sans aucun doute les 18 derniers mois ont vu s'établir un calme relatif dans les rues de Gaza : plus d'hommes armés dans les rues, plus d'enlèvements. Ils ont souri avec une grande fierté et nous ont dit au revoir.
 
Titre original
Comprendre ce qu'est le Hamas, The Times, 31 décembre 2008*

Moins d'une semaine plus tard, tous ces hommes étaient morts, tués par une roquette israélienne lors d'une cérémonie de remise des diplômes. Etaient-ils de « dangereux miliciens armés du Hamas » ? Non, c'étaient des officiers de police non armés, agents de la fonction publique, qui ont été tué non pas dans un « camp d'entraînement de militants », mais dans le même poste de police, situé au le milieu de la ville de Gaza, qui avait été utilisé par les Britanniques, les Israéliens et le Fatah lorsqu'ils régnaient sur Gaza.

Cette distinction est cruciale, car tandis que les scènes horribles dans la bande de Gaza et Israël parlent d'elles-mêmes sur nos écrans de télévision, se déroule une guerre des mots qui obscurcit notre compréhension de la réalité sur le terrain.

Qu'est donc que le Hamas, ce mouvement que Ehud Barak, le Ministre israélien de la défense, voudrait faire disparaître, comme s'il s'agissait d'un virus ? Pourquoi a-t-il remporté les élections palestiniennes et pourquoi permet-il que des roquettes soient tirées contre Israël ? L'histoire du Hamas au cours des trois dernières années révèle la façon dont la mécompréhension de ce mouvement islamiste par les gouvernements israéliens, américain et britannique nous a conduit à la situation brutale et désespérée où nous sommes maintenant.

L'histoire commence il de cela près de trois ans, lorsque le Parti du Changement et de la Réforme - le parti politique du Hamas - a remporté de façon inattendue les premières élections libres et équitables dans le monde arabe, sur un programme promettant de mettre fin à la corruption endémique et un amélioration dans les services publics, quasi-inexistants, à Gaza et en Cisjordanie. Contre une opposition divisée, ce parti ostensiblement d'inspiration religieuse a pourtant gagné les élections avec 42% des voix dans une communauté où les laïques sont prédominants.

Les Palestiniens n'ont pas voté pour le Hamas parce qu'il était engagé à la destruction de l'État d'Israël ou parce qu'il avait été responsable de vagues d'attentats suicides tuant des citoyens israéliens. Ils ont voté pour le Hamas parce qu'ils pensaient que le Fatah, le parti du gouvernement battu, avait failli. En dépit du renoncement à la violence et de la reconnaissance de l'État d'Israël, le Fatah n'a pas obtenu un Etat palestinien. Il est crucial de savoir cela pour comprendre la posture « réjectionniste » du Hamas. Il ne reconnaîtra pas Israël et ne renoncera pas au droit de résister avant qu'il ne soit assuré de l'engagement de la communauté internationale à une solution juste au problème palestinien.

Durant les cinq ans où j'ai visité Gaza et la Cisjordanie, j'ai rencontré des centaines de responsables politiques et de partisans du Hamas. Aucun d'entre eux n'a revendiqué l'objectif d'une islamisation de la société palestinienne, dans le style des talibans. Le Hamas compte beaucoup trop d'électeurs laïques pour ce faire. La population continue d'écouter de la musique pop, de regarder la télévision et les femmes choisissent de porter ou non le voile.

Les dirigeants politiques du Hamas sont probablement parmi les plus hautement qualifiés dans le monde. Il bénéficie de la présence dans ses rangs de plus de 500 diplômés d'un doctorat, la plupart appartiennent à la classe moyenne - médecins, dentistes, scientifiques et ingénieurs. La plupart de ses dirigeants ont été formés dans nos universités et ne ressentent aucune haine de nature idéologique à l'égard de l'Occident. Ce mouvement est né en réponse à une revendication, et se voue réparer l'injustice faite à son peuple. Il a en permanence proposé que soit instauré un cessez-le-feu de 10 ans afin de disposer d'un temps de répit pour résoudre un conflit qui dure depuis plus de 60 ans.

La réponse de Bush et Blair à la victoire du Hamas, en 2006, donne la clé de l'horreur d'aujourd'hui. Au lieu d'accepter le gouvernement démocratiquement élu, ils ont financé une tentative pour le faire tomber par la force, en formant et en armant des groupes de combattants du Fatah à renverser militairement le Hamas et imposer un nouveau gouvernement non élu aux Palestiniens. En outre, 45 députés du Hamas sont toujours détenus dans les prisons israéliennes.

Il y a six mois, le Gouvernement israélien a accepté un cessez-le-feu avec le Hamas négocié par l'Egypte. En contrepartie du cessez-le-feu, Israël a accepté d'ouvrir les points de passage et de permettre une libre circulation des fournitures essentielles dans et hors de la bande de Gaza. Les tirs de roquettes ont cessé mais les points de passage n'ont jamais été entièrement ouverts, et la population de Gaza a commencé à mourir de faim. La paix n'a pas été récompensée par cet embargo traumatisant.

Quand les Occidentaux se demandent ce qui peut se passer dans la tête des dirigeants du Hamas lorsqu'ils donnent l'ordre ou permettent que des roquettes soient tirées sur Israël, ils ne parviennent pas à comprendre la position des Palestiniens. Il y a deux mois, les forces armées israéliennes ont rompu le cessez-le-feu en entrant dans la bande de Gaza, débutant un nouveau cycle de violences. Pour les Palestiniens, chaque salve de roquettes est une réponse aux attaques israéliennes. Pour les israéliens, c'est l'inverse.

Mais quelle est la signification des déclarations de M. Barak lorsqu'il parle de détruire le Hamas ? Est-ce que cela veut dire tuer les 42% des Palestiniens qui ont voté pour lui ? Est-ce que cela veut dire réoccuper la bande de Gaza, dont Israël s'était retiré si péniblement il y a trois ans ? Ou est-ce que cela signifie séparer de façon permanente les Palestiniens de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, politiquement et géographiquement ? Et pour ceux dont l'obsession est la sécurité israélienne, quelle sera la menace posée par les 750 000 jeunes qui grandissent dans la bande de Gaza avec une haine implacable de ceux qui les affament et les bombardent ?

On dit que ce conflit est impossible à résoudre. En fait, c'est très simple. L'élite des 1000 personnes qui dirigent Israël - les hommes politiques, les généraux et les membres de l'appareil de sécurité - et l'élite des islamistes palestiniens ne se sont jamais rencontrées. Une paix véritable nécessitera que ces deux groupes s'assoient ensemble autour d'une table sans conditions préalables. Mais les événements de ces derniers jours semblent avoir rendu cette perspective plus improbable que jamais. Tel est le défi pour la nouvelle administration à Washington et ses alliés européens.

/William Sieghart est le président de Forward Thinking , une agence de résolution des conflits./

Traduction : contreinfo
/http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2446/
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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 09:42

Déclaration commune

Propositions et revendications des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

lundi 5 janvier 2009

La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu'ils n'en sont en rien responsables, les salariés, demandeurs d'emploi et retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l'avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.

Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes.

Face à cette situation et considérant qu'il est de leur responsabilité d'agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont décidé d'interpeller les entreprises, le patronat et l'Etat.

Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l'emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.

1 - Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique

De nombreuses entreprises mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs faisant supporter à leurs salariés blocages de rémunérations et pertes d'emplois. Par ailleurs, des salariés sont contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d'activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires.

C'est intolérable et inadmissible.

Les entreprises confrontées aux baisses d'activité utilisent des mesures de sauvegarde d'emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés... Toutes ces mesures doivent être négociées dans l'objectif de préserver l'emploi et les salaires. Les aides publiques doivent aussi y être conditionnées. Les entreprises doivent améliorer l'indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier. Ces périodes de baisse d'activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés.

Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c'est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée.

Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d'emplois et penser autrement l'évolution des services publics dont la qualité et l'emploi constituent une question centrale.

La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.

2 - Politiques salariales : améliorer le pouvoir d'achat, réduire les inégalités

Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d'entreprises, à l'accroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l'investissement.

Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d'achat et une réduction des inégalités.

Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d'accords salariaux

3- Orienter la relance économique vers l'emploi et le pouvoir d'achat.

Il est de la responsabilité de l'Etat et de l'Union Européenne de décider de politiques d'interventions publiques coordonnée favorisant une relance économique. Celles-ci doivent viser à la fois :

§ Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d'achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d'emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.

§ Une politique de développement de logement social à la hauteur de l'urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.

§ Une protection sociale (santé, retraite...) dans un cadre collectif et solidaire

§ Des investissements ciblés, en particulier en matière d'infrastructures, d'équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l'éducation et la formation.

Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d'une économie du développement durable mettant en œuvre les principes adoptés au Grenelle de l'Environnement.

§ Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l'objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d'emploi. Elle doit faire l'objet d'une information et d'un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l'utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l'Etat.

4 - Préserver et améliorer les garanties collectives

Les conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public, passent par l'amélioration du cadre collectif. C'est pourquoi il faut :

- abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail
- retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche.
- respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail.
- face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes porteuses de progrès social

5 - Réglementer la sphère financière internationale

Cette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l'opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux. L'Union européenne doit être au premier plan pour l'exiger.

Il faut aussi imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes internationales de l'OIT dans tous les échanges internationaux. L'aide publique au développement doit être maintenue et améliorer. C'est ce que demande le mouvement syndical international

Le 5 janvier 2009

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 09:23

Poudre aux yeux pour embellir Israël
Tsahal ou le mythe de « l'armée la plus morale du monde » En Israël les gens sont généralement très fiers de leur armée. Les autorités israéliennes se sont toujours attachées à la présenter comme quelque chose de pur, de noble, d'unique. Et d'aller répéter que c'est « l'armée la plus morale du monde ». Tsahal (Force de défense israélienne) n'est pas une armée de défense, comme son nom l'indique, mais une armée offensive, xénophobe, responsable de la plus vaste épuration ethnique et de la plus longue occupation militaire du monde moderne. 19 février 2007 |


Créée en mai 1948, avec la participation d'organisations terroristes comme l'Haganah, Lehi, Irgoun, "Tsahal" est bel et bien une armée offensive mise au service de l'idéologie raciste du "Grand Israël".

Ses premiers faits d'armes et de sauvagerie ont été d'exécuter des massacres, programmés de longue date, ainsi que de planifier la destruction des villes et villages qui devaient pousser les Palestiniens dans leur ensemble à l'exode et aboutir à leur exclusion définitive pour édifier, en lieu et place, un Etat réservé « exclusivement aux juifs ».

Cette période de massacres, de destructions, de déportations, qui ont rayé la Palestine de la carte, et vidé trois quarts de sa population autochtone (seuls 164'000 Arabes, sur le million qui vivaient dans le territoire qui est devenu l'Etat d'Israël, ont échappé à l'expulsion), est cyniquement qualifiée en Israël de "guerre d'indépendance".

C'était le début d'une guerre coloniale et d'une "épuration ethnique", qui n'ont jamais cessé à ce jour.

C'est cette terreur organisée -institutionnalisée par des centaines de lois racistes et de mesures d'apartheid dites de « séparation »- qui réglemente tout le quotidien des Palestiniens de façon à les maintenir sous la domination et sous le contrôle total de l'armée israélienne, qui a permis à Israël d'imposer sa « suprématie juive »

L'armée israélienne a le droit de tout faire. Se servir d'un arsenal militaire, conçu pour affronter des armées aguerries, contre des civils complètement démunis, femmes et enfants y compris.

« Israël a le droit de se défendre » est le leitmotiv des autorités israéliennes, quand les protestations de l'opinion le mettent en question.

Le problème est que ce « droit de se défendre » qu'Israël revendique, est à sens unique, exclusif, comme tout ce qui a trait à son projet d'expansion coloniale.

Dans les années 80, les soldats de Tsahal visaient les jambes des enfants ; en 90 les bras ; dès 2000 la poitrine et la tête. Qu'importe !

« Israël a le droit de se défendre » rétorquent lâchement les « grands » de ce monde, quand la vue de ces massacres odieux révulse les citoyens et soulève leurs protestations. Autrement dit, l'armée israélienne a le droit de massacrer des peuples entiers en toute impunité.

Or, même les enfants peuvent comprendre que, quand Israël envoie des bataillons de soldats et de chars tirer avec des canons de guerre sur des populations qui se trouvent en situation d'infériorité, dans l'incapacité de riposter, ce n'est pas pour « se défendre », mais pour les avilir, les humilier, et leur signifier -à ces Arabes qui s'obstinent à rester, malgré la dureté de leur vie, sur le peu de terre qu'il leur reste- qu'il est le maître absolu, et qu'il finira bien par arriver à les expulser.

En 2006, les tirs des soldats israéliens ont ôté la vie à 742 Palestiniens, (dont 145 enfants), en ont blessé 3'735 et enlevés 5'671 autres, dont 360 enfants. 210 Palestiniens ont été tués dans des assassinats ciblés.

Durant la même période, les Palestiniens ont ôté la vie à 23 Israéliens et enlevé un soldat, en tout et pour tout. [1] Ce sont les Palestiniens qui devraient avoir le droit de se défendre face à un agresseur aussi meurtrier !

La politique de « défense » de l'Etat d''Israël est ni plus ni moins du « terrorisme d'Etat ».

Avec ses escadrons de la mort ("Forces spéciales") qui débarquent par surprise dans la vie précaire des villageois palestiniens et ne laissent que cadavres et douleurs derrière eux, avec ses agents secrets qui fomentent des attentats terroristes -qu'ils attribuent ensuite aux Arabes-, avec plus de 600'000 soldats et réservistes qui, une fois dans les zones occupées, ne connaissent que le langage de la force nue et de l'humiliation, (Israéliens ou double nationaux d'origine russe, polonaise, moldave, américaine, française, etc) Tsahal n'est donc pas cette entité auréolée de vertus que présentent les journalistes asservis à Israël. Mais une armée exclusive, raciste, barbare.

Pour ces populations arabes occupées, il est humiliant de voir ces forces étrangères venues là pour tourner leurs armes et leur haine contre eux, et de s'entendre encore dire que la "Palestine leur appartient", que « cette terre, c'est Dieu qui la leur a donnée ».

Il y a un racisme latent en Israël qui s'exprime du reste ouvertement ; un refus majoritaire de considérer les voisins arabes comme des êtres dignes d'être traités humainement, en égaux. Un racisme très dangereux quand il s'exprime par les armes en Palestine.

L'idée de se sacrifier pour l'Etat d'Israël est très ancrée dans l'esprit de ces Israéliens qui ont « grandi dans le berceau du sionisme ».

Il n'y a pas de famille israélienne qui ne tire bénéfice, directement ou indirectement, de l'occupation militaire. Dès l'âge de 18 ans, les filles et les garçons ont l'obligation d'accomplir 3 ans de service militaire (2 ans pour les femmes), puis un mois par année jusqu'à 50 ans.

« Notre armée est pure. Elle ne tue pas des enfants. Nous avons une conscience et des valeurs et à cause de notre morale il y a peu de victimes » disent les généraux israéliens dans le film "Tsahal" de Claude Lanzmann.

Ainsi, comme on peut le constater dans ce film, ceux qui, en Israël, ont les mains couvertes de sang, sont régulièrement montrés au-dehors comme des agneaux. L'opinion internationale est ainsi maintenue dans l'ignorance par des cinéastes, journalistes, écrivains de confession juive indéfectiblement favorables à Israël, et qui, en travestissant la réalité, se rendent complices de crimes de guerre commis en leur nom par un Etat qui se proclame "juif".

Ce qui se passe sur le terrain contredit malheureusement les généraux à qui Claude Lanzmann a donné la parole.

De quelles « valeurs morales » peut-on se prévaloir quand on envoie des soldats (Forces spéciales) déguisés en Arabes, exécuter, sans autre forme de procès, des Palestiniens qui ne sont ni armés ni dans une position de combat, ou encore quand on envoie des avions de guerre bombarder des maisons pleines de femmes et d'enfants ?

Israël viole toutes les lois internationales. Il a légalisé la torture, la prise en otage des familles dont un membre est recherché, les châtiments collectifs, les arrestations et les exécutions extrajudiciaires, les réquisitions de terres, le contrôle de 80 % des ressources arabes en eaux, le bouclage de villes et de villages qui interdisent les déplacements et emprisonnent des millions de Palestiniens. Cette liste n'est pas exhaustive.

Le quotidien des Palestiniens est sans cesse bouleversé par les assassinats, les dévastations, les enlèvements perpétrés par des bataillons qui, à toute heure du jour et de la nuit, envahissent leurs foyers, cassent tout, effrayent, humilient les adultes en présence des enfants, enlèvent les hommes. Violences qui n'ont cessé de se multiplier et de redoubler en cruauté depuis 2000.

C'est durant cette période, fort traumatisante pour les Palestiniens, que l'on a beaucoup entendu parler des « refuzniks », ces Israéliens qui refusaient de servir en Palestine. Ce qui fit naître, au-dehors, l'illusion que la paix pouvait trouver une chance dans ce refus.

En juillet 2006, l'armée israélienne envahissait à nouveau le Liban. C'est à ce moment là que nous avons rencontré nombre de ces anciens soldats connus pour avoir signé le manifeste « Courage de refuser ».

En 4 ans, seuls quelques 600 Israéliens l'ont signé. Ce qui est vraiment dérisoire si l'on songe qu'Israël compte 600'000 réservistes prêts à aller servir à tout moment en Palestine et que tout homme et femme en Israël est un ex-soldat.

Alors que leur pays était engagé dans une nouvelle guerre inhumaine, déséquilibrée, illégale, entraînant la mort de centaines de Libanais, j'étais curieuse de savoir comment les "refuzniks" réagissaient.

Il était étonnant de constater que ces "refuzniks", dont le refus de servir avait durant ces dernières années fait rêver le mouvement de solidarité international, étaient favorables à cette guerre horrifiante lancée par Israël.

En témoignent les réponses d'Elad, 32 ans, physicien, proche des « Anarchistes contre le mur », [2] que nous avons recueillies alors qu'il attendait de partir, une bourse européenne en poche, au Centre universitaire européen en Hongrie.

- Faites-vous toujours partie du mouvement «  refuzniks » ?

- J'ai signé l'appel "Courage de refuser", mais je n'en fais plus partie. Leurs membres sont sionistes.

- Peut-on être refuznik et sioniste ?

- Naturellement ! Que veut dire le terme sioniste pour vous ? Vous pouvez être sioniste et être contre l'occupation. Le sionisme a différentes significations. Pour les Palestiniens, cela veut dire que vous brutalisez leurs terres. Donc, pour eux, tout Israélien qui soutient l'occupation est sioniste, une mauvaise personne. Mais, en Israël, le sionisme signifie quelque chose de bien. Ce terme a une signification positive. Aider une vieille dame à traverser la rue, par exemple, est qualifié comme un geste sioniste. Dans l'opinion, plus généralement parlant, le sionisme signifie qu'Israël doit être un Etat juif. Bien des gens appartenant au mouvement « Courage de refuser » se définissent comme sionistes. Je ne suis pas sioniste. Je ne pense pas que le concept d'Etat juif soit un concept juste : je pense qu'il implique le racisme à un niveau très profond.

- Que ressentez-vous, en ce moment où votre pays est à nouveau engagé dans une guerre au Liban et où vos frères rasent villes et villages ?

- Je pense que le Liban doit décider si c'est un Etat ou pas. Il y a deux armées au Liban. Une armée qui est démocratique, qui est la plus petite et la moins efficace des deux, et qui n'exerce pas sa souveraineté. Et l'armée du Hezbollah qui est, selon tous les critères, une bonne armée, mais qui ne répond pas au peuple libanais ; qui agit au nom de Nasrallah et qui répond à la Syrie et à l'Iran. C'est une armée de guerre. Le Hezbollah veut la guerre ; la guerre est un bon business pour le Hezbollah. Je ne pense pas que c'était au peuple libanais de payer le prix. D'un autre côté, j'ai lu qu'Israël a tué des centaines de personnes en peu de jours. C'est horrible et, moralement, il n'y a pas d'excuse à cela. Et stratégiquement cela ne sert aucun objectif. Ils ont juste détruit le Liban. Je pense que c'est ce que le Hezbollah voulait et que c'est une bonne chose pour lui.

Ici, nous avons été déconcerté de l'entendre faire sienne la propagande militaire la plus sommaire. Cet homme, que nous avions en face de nous et que nous avions souhaité rencontrer en pensant que sa façon de voir trancherait avec celle de l'Etat Major israélien, et de ses compatriotes en général, ne se démarquait pas de leurs opinions.

- A Bil'in, vous soutenez les Palestiniens que l'armée israélienne combat, et au Liban, vous soutenez l'armée israélienne ? N'est-ce pas contradictoire ?

- Oui, c'est comme cela. En fait, si je considère les choses en profondeur, quand je m'oppose à ce que fait l'armée, je le fais dans l'espoir d'avoir une vie meilleure ; je ne le fais pas pour les Palestiniens, mais pour moi-même.

- Avez-vous tué des Libanais quand vous étiez au Liban dans les années 90 ?

- J'avais 18 ans quand j'ai commencé l'armée. Après une année d'entraînement en Israël, entre 1995 et 1996 je suis allé au Sud Liban et j'en suis revenu à l'âge de 21 ans. J'ai reçu plus de coups que je n'en ai donnés. Des amis ont été tués. C'était comme à la guerre.

- Vous vous êtes battu à Cana en 1996. N'avez-vous pas envie d'en parler ?

- Oui je me trouvais à Cana lors de l'opération appelée « Raisins de la colère ». Ce qu'ils ont fait alors était très violent mais moins violent que ce qu'ils font aujourd'hui. L'objectif de cette opération était le même que celui que poursuit l'armée israélienne aujourd'hui : en finir avec le Hezbollah et faire pression sur le gouvernement libanais pour faire taire les armes du Hezbollah.

- Votre bataillon a tiré tout en sachant qu'il y avait là des civils non armés ?

- Ils ont tirés sur le mortier. La bombe n'a pas été tirée dans le but de tuer des gens. Après une semaine de combat, le Hezbollah a installé ses mortiers près du camp de réfugiés pour tirer contre les positions israéliennes, pensant que l'armée israélienne ne tirerait pas là. Les forces israéliennes ont été touchées par le Hezbollah et elles ont demandé de pouvoir tirer contre cette position. C'est alors qu'une des bombes est tombée sur le camp des réfugiés sous protection des Nations-Unies.

- Comment pouvez-vous dire « ils ont tiré sur le mortier » alors qu'il y a eu au moins 130 réfugiés palestiniens tués et des centaines de blessés. Un bain de sang énorme ! C'étaient pourtant des femmes et des enfants et pas des combattants du Hezbollah ?

- La cible était le mortier.

- Comment peut-on tirer pour faire taire un mortier quand on sait que l'on peut tuer des femmes et des enfants ?

- L'objectif était le mortier.

Aucune émotion, aucune inflexion dans la voix. Aucune confidence. Des réponses brèves, désincarnées, apprises par cœur. S'agit-il, pour tous ces soldats qui ont été envoyés sur le front massacrer des civils, de ne jamais avouer un meurtre, de ne jamais assumer le fait que toute opération militaire sur le terrain est une responsabilité collective, de ne jamais incriminer ses camarades ?

- Vous ne semblez pas condamner cette action ?

- Non je ne blâme pas le soldat qui a tiré sur le mortier. Il a reçu une liste de numéros, il les a mis sur l'ordinateur et il a tiré. Je blâme le gouvernement israélien qui ne devait pas entrer au Liban, ni lancer cette opération, et ne devait pas se servir des populations civiles pour obtenir des buts politiques.

- C'est à ce moment là que vous avez quitté l'armée ?

- Je n'avais plus que quatre mois avant le terme quand j'ai dit que je ne voulais plus continuer.

- Et, aujourd'hui, vous êtes d'accord avec votre gouvernement qui massacre des femmes et des enfants ?

- En ce temps là, le Hezbollah se battait contre l'occupation de nos troupes. Aujourd'hui c'est différent ; ce que fait le Hezbollah n'est pas légitime.

- Au moment où nous parlons, l'armée israélienne occupe et bombarde ces mêmes lieux où vous avez combattu. Que ressentez-vous ?

- Oui, je connais très bien les lieux où ils se trouvent en ce moment. J'étais là dans le village de Marjaron où il y a eu une grande bataille hier. Et à Benjel où ils sont en train de se battre.

- Vous avez signé hier le manifeste « Courage de refuser », et vous semblez être totalement d'accord aujourd'hui avec l'agression du Liban par l'armée israélienne ?

- Je ne voudrais pas être envoyé au Liban. Cela dit, la guerre n'aurait pas commencé si le Hezbollah n'avait pas kidnappé des soldats. Je pense que le Hezbollah voulait la guerre. Leur but est de tuer des civils. Israël n'aurait pas commencé si le Hezbollah n'avait pas kidnappé...

- Les informations que nous avons indiquent que les soldats israéliens enlevés par les forces du Hezbollah se trouvaient à l'intérieur du Liban ?

- Ce n'est pas ce que je sais. Ce qui est sûr est qu'ils ont été kidnappés en Israël.

- Israël a envahi le Liban, rasé des villages pour trois soldats captifs. Cela n'indique-t-il pas qu'Israël avait un plan, qu'il voulait partir en guerre et qu'il a sauté sur l'occasion ?

- Bien évidemment qu'Israël a des plans prêts. C'est ce qu'une armée fait. De toute évidence, ce qui se passe va au-delà du kidnapping de deux soldats. La décision d'aller au Liban a été basée sur le fait que, si le Hezbollah fournissait un prétexte, Israël saisirait cette occasion comme élément déclencheur pour changer les règles du jeu au Liban. La dureté de la réaction d'Israël tient à diverses raisons. L'une d'elles est qu'Israël a compris que, s'il intervient au Liban, son action doit être très dure, très efficace. On ne peut pas laisser les choses comme cela, dans une situation où il y a deux armées au Liban. Qui est le souverain ? Le Hezbollah ou le gouvernement libanais ? Par son intervention, Israël signifie au Liban qu'il n'est pas tolérable pour lui de se soumettre à une situation où le Liban n'est pas un Etat souverain. Il y a deux armées au Liban et l'une d'elles fait ce qu'elle veut alors qu'il n'y a plus d'occupation israélienne au Liban.

- J'étais récemment au Liban. Israël violait l'espace aérien jour et nuit ; et les fermes de Sebha sont considérées par les Libanais comme occupées ?

- Sebha c'est quelques centaines de kilomètres carrés. Le Hezbollah s'en sert comme prétexte pour continuer de se battre. La guerre est un bon business pour le Hezbollah.

- Mais ne croyez-vous pas que la branche armée du Hezbollah qui défend le Liban contre l'agression israélienne mène une lutte de résistance ? N'y a-t-il pas là tout un peuple qui résiste contre son envahisseur ?

- Quelle résistance ?

- Le peuple Libanais est unanime, semble-t-il, à soutenir les forces qui mènent une lutte de résistance ?

- Résistance contre quoi ?

- Les Libanais qui se font massacrer n'ont-ils pas le droit de se défendre ? Vous soutenez bien le mouvement des « Anarchistes contre le mur » qui vont manifester chaque vendredi à Bil'in contre votre armée. Le Hezbollah au Liban résiste comme les Palestiniens résistent à Bil'in. N'est-ce pas le même combat ?

- Soutenir Bil'in c'est ce qu'il faut faire. Ce qui se passe au Liban et dans les « territoires » n'a rien en commun.

Pas un mot ne désigne les choses par leurs noms : Palestine, Palestiniens. On reste dans l'abstraction. Pas de « nous », pas de reconnaissance des responsabilités.

Les réponses d'Elad soulèvent d'autres questions. Les refuzniks n'ont-ils pas été un facteur d'équilibre à un moment où les atrocités de Tsahal risquaient par trop de retourner l'opinion ? N'ont-ils pas été un effet de marketing, de mode ? Présentés comme une « lumière d'espoir et de courage » par ceux qui, dans le camp de paix, véhiculent des illusions, n'ont-ils pas volé la place des résistants qu'Israël traite de « terroristes », et que ses F 15 exterminent avec des missiles en violation de toutes les lois internationales ? Un militant pour la justice en Palestine nous donne ici sa réponse.

« Les refuzniks sont restés un mouvement très marginal en Israël. On leur a accordé une place sans commune mesure avec leur réalité. Composé de divers groupes qui, en gros, sont d'accord sur le refus d'aller faire leur service, et leurs temps de réserve, dans les "territoires palestiniens occupés". Leurs motivations sont morales et politiques. La première phrase du manifeste fondateur du mouvement « Courage de Refuser » dit : "Nous, officiers et soldats combattants de réserve de Tsahal, qui avons grandi dans le berceau du sionisme et du sacrifice pour l'état d'Israël..." Ce n'est donc pas étonnant que des refuzniks aient résolument approuvé la guerre menée contre le Liban. Car là, ils "défendent et renforcent l'état d'Israël !" C'est leur positionnement exclusif sur « les territoires de 67 » qui explique pourquoi les refuzniks ont bénéficié d'une grande promotion de la part des mouvements de solidarité en Europe ; ces derniers s'en sont servis pour défendre leur ligne politique et celle du camp de paix en général qui se borne à dire que " le problème est l'occupation depuis 1967 ", qu'il suffit de se retirer derrière la ligne verte ».

Faire l'impasse sur ce qui s'est passé avant 1967, revient à pérenniser l'existence d'Israël comme Etat exclusivement juif sur 80 % du sol historique de la Palestine, donc à évacuer la question du droit au retour des réfugiés. Dans une situation où tout est illégal, la tentation de l'ambiguïté et du déni de l'épuration ethnique est une échappatoire humainement compréhensible. Néanmoins, tout Israélien ne peut jamais perdre de vue qu'il foule le sang des Palestiniens, qu'Israël ne peut s'imposer, comme « Etat juif exclusif », que par la force et la brutalité ; et qu'en vivant sur cette terre volée -qui contraint Israël à mener des guerres sans fin pour la garder- l'on ne peut que prolonger les souffrances des Palestiniens. La résolution 194 de l'ONU reconnaît aux réfugiés palestiniens le droit au retour sur leurs terres, même si, de facto, Israël ne l'a jamais reconnu.

Or, les réfugiés palestiniens qu'Israël a exclus, ghettoïsés, n'attendent qu'une chose : qu'on leur rende ce qu'on leur a pris. Pour eux, tout Israélien, vivant dans cet Etat qui s'est construit sur sa terre, est un colon qui viole les principes de justice et les droits humains. Il n'y a qu'une chose à faire : laisser les Palestiniens -et les Syriens expulsés hors du plateau du Golan- revenir là d'où ils ont été délogés, tout de suite. Et enfin, cesser d'accuser « d'antisémitisme » ceux qui demandent à Israël de reconnaître ses torts.

Transformer Israël en un Etat qui reconnaîtrait aux réfugiés palestiniens leur droit à retourner chez eux, et qui accepterait de les traiter sur un pied d'égalité, dans un seul Etat, quelle que soit leur religion, ne signifierait nullement « l'anéantissement d'Israël » ni le rejet « des juifs à la mer » comme on l'entend dire parfois, mais la fin d'une forme d'Etat pratiquant la discrimination religieuse et ethnique.

Le camp de la paix [3] et le camp de la guerre ne sont pas si éloignés que cela. « Le problème en Israël est qu'entre Peace Now (La Paix maintenant) et Avigdor Lieberman, il n'y a pas, contrairement à ce qu'on dit, une si grande distance idéologique. C'est une question de tactique pour savoir comment assurer au mieux un Etat juif avec une forte majorité démographique, sinon exclusive » se désole l'historien israélien Ilan Pappe. [4]

Refuser de servir dans les « territoires palestiniens occupés » - ce terme « territoires » est aussi ambigu qu'inacceptable- tout en s'attribuant le droit de rester sur cette terre volée, qui contraindra Israël à faire la guerre aux Arabes pour des siècles, n'est pas une position humainement et moralement acceptable.

Etre autorisé à aller s'établir à Tel Aviv, à Jerusalem ou à Haïfa -et être de facto éligible à la nationalité israélienne- parce que l'on est de confession juive, s'installer à demeure dans des maisons où les propriétaires, qui en ont été brutalement dépossédés, n'ont pas le droit de revenir et doivent rester à croupir dans des ghettos misérables en Cisjordanie, en Syrie, au Liban, à Gaza, est-ce normal ? Certes non. Mais rien n'est normal en Israël.

Silvia Cattori

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 09:17

GAZA - Au quatrième jour de son offensive terrestre à Gaza, l'armée israélienne a enregistré mardi ses plus lourdes pertes depuis le début des opérations au sol: trois soldats ont été tués et 20 autres blessés par un obus tiré par un char de Tsahal.

Un porte-parole de l'armée a expliqué que le char a ouvert le feu sur un bâtiment qui avait été investi par des militaires israéliens après des combats contre des militants du Hamas dans le nord de la bande de Gaza.

L'information n'a été révélée qu'après que les familles des victimes ont été informées. Quatre des blessés sont dans un état grave.

Au total, quatre soldats israéliens ont été tués depuis l'engagement terrestre tandis que l'opération "Plomb durci" a fait 540 morts du côté palestinien.

Les combats se sont intensifiés, notamment dans les faubourgs de la ville de Gaza, au cours de la journée de lundi qui a été marquée par la mort de 30 civils palestiniens.

Malgré cette offensive, les tirs de roquettes se sont poursuivis contre le sud d'Israël.

Les médias israéliens ont rapporté que les militants du Hamas organisaient leur résistance grâce à un système de tunnels fortifiés.

Le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, a déclaré devant les députés, lundi, que le Hamas avait subi des revers importants.

"Toutefois, nous ne sommes pas en mesure de dire si ses capacités de combat ont été affectées... Le Hamas ne cherche pas une confrontation directe avec nos troupes", a-t-il expliqué.

"Dans cette opération, des moments difficiles nous attendent encore et le plus grand défi se trouve devant nous", a-t-il estimé.

Un porte-parole militaire du Hamas a déclaré dans un discours diffusé sur les ondes que des milliers de combattants attendaient "dans chaque rue, dans chaque ruelle et dans chaque maison".

Il a également affirmé que les tirs de roquettes contre l'Etat hébreu allaient s'intensifier si les opérations militaires se poursuivaient à Gaza.

Nidal al-Mughrabi, version française Pierre Sérisier

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