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 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 12:21


LA TERRE DES HOMMES ROUGES de Marco Bechis

Dans les années quatre-vingt, il étudie le cinéma en Italie avant de réaliser en 1991 son premier long-métrage Alambrado. Il revient avec nous sur son expérience du film La terre des hommes rouges, tourné au Brésil avec des acteurs non-professionnels de la tribu des Guarani-Kaiowa. A ces yeux le cinéma n'a pas de frontière, bien au contraire il permet de rapprocher des individus d'origines et de cultures différentes.

Votre film commence avec cette des Occidentaux qui regardent sur la rive des Indiens en tenue typique en croyant qu'ils sont « authentiques » alors qu'ils sont payés pour s'habiller et se maquiller comme dans un cirque, que vouliez-vous démontrer par cette contradiction et ce mensonge ?

J'avais moi-même cette idée des Indiens avant de commencer le film. Des Indiens qui n'ont pas encore été au contact des Blancs ou de la société moderne, il en existe encore mais très peu. Je crois que cette image malgré tout exerce une fascination pour nous, l'image de l'homme vierge, de l'homme qui vit de la même façon qu'il vivait il y a des siècles. L'image plus véridique de la situation des Indiens actuels, celle de la misère et de la marginalisation, est beaucoup moins excitante, moins originale, beaucoup trop proche d'un quotidien auquel nous sommes familiers. En quelque sorte cette fascination nourrit l'espoir qu'il existe encore de possibles rencontres avec de tels Indiens. Imaginez des hommes qui ne connaissent pas notre culture actuelle, qui ne connaissent pas le monde dans lequel la population mondiale vit et de la catastrophe que nous sommes entrain d'engendrer. Cette idée des Indiens, que je partageais et de laquelle je suis parti, ce n'est surtout pas le film que je veux faire. C'est pour ça que dans la première scène je raconte ce que les Indiens d'aujourd'hui ne sont pas ou plutôt, ce qu'ils ont cessé d'être depuis longtemps. En partant du cliché que tout le monde connaît, je désamorce en quelque sorte une vision ethnographique séduisante mais fausse. L'essence pour moi de l'identité des Indiens est une identité intérieure et non pas extérieure. Quand j'ai rencontré pour la première fois la tribu des Kaiowas, ils sont tous très différents mais pourtant ils partagent cette identité de façon très forte. Ce sont des gens avec des vêtements occidentaux, des portables à la main, ils vont boire des coups dans les bistrots, pourtant ils se sentent comme une ethnie à part entière avec leurs propres codes très subtils et une manière de penser qui leur est propre. Leurs coutumes, leurs traditions funéraires sont proches des nôtres mais en même temps ils sont complètement indiens dans un sens difficilement explicable. Par exemple la façon qu'ils ont de se poster devant un territoire vide ou au contraire de se poster devant une forêt. Ils vont attendre un moment propice pour y entrer, pour s'y déplacer, parce que pour eux cette façon de faire est naturelle. Il y a une grande religiosité derrière cet acte, derrière cette patience. Ce n'est pas un acte pratique. Ce qu'il y a d'intéressant à l'époque à laquelle nous vivons, où il y a une telle frénésie, une telle recherche de vitesse dans notre culture occidentale, que de voir ces Indiens bouger à leur façon est quelque chose d'unique. Ils ont une relation avec le monde beaucoup plus simple, beaucoup plus pratique, plus profonde. Cette scène est également l'occasion de montrer deux manières de vivre, deux manières de voir les choses et ce film pose la problématique de la confrontation de deux cultures antinomiques. Paradoxalement les Indiens sont pareils à nous et en même temps très différents.

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]
LA TERRE DES HOMMES ROUGES de Marco Bechis
Après cette scène initiale, vous poursuivez avec une scène où deux Indiens sont retrouvés pendus suite à un suicide, là la réalité quotidienne s'affiche, celle d'une oppression des Indiens par les Blancs, ces derniers ne voulant pas intégrer la communauté indigène à leur style de vie...

Quand j'ai commencé à travailler sur le film, je suis parti d'une photo d'une petite fille de douze ou treize ans qui s'était pendue. Elle n'était pas pendue loin de l'arbre mais contre son tronc, de sorte que si elle avait voulu elle aurait pu se raccrocher au végétal. Elle a eu une détermination dans sa mort, elle voulait cesser de souffrir. Dans la culture religieuse kaiowas, il y a deux âmes, une âme spirituelle et une âme corporelle. L'âme spirituelle est immortelle, l'âme corporelle au contraire va mourir. Lorsqu'ils se suicident, l'âme corporelle d'un kaiowas ne peut plus aller là où elle doit aller et ainsi cette âme va errer dans une dimension qui se trouve entre le monde des vivants et celui des morts. Avec cette scène je ne voulais pas aborder les raisons de son suicide, car des raisons il peut y en avoir de multiples. Lucrèce, le philosophe grec, disait que pour un effet il pouvait y avoir plusieurs causes et qu'il fallait les énumérer toutes pour espérer trouvait la bonne. Je ne voulais pas raconter ni expliquer ce suicide. Je ne voulais pas de réponses à la question de ce suicide.

De même un peu plus tard le propre fils du chef est retrouvé pendu à un arbre, et ce qui est étrange c'est qu'il n'y a aucune sensibilité de la part des Indiens qui le retrouvent, alors que ce sont ses proches...

De même dans la première scène il n'y a pas de lamentations. Lorsque les Indiens découvrent un corps, ils ne veulent pas entrer dans une relation affective avec le défunt, ils ne veulent pas entrer dans une relation de douleur parce que l'esprit maléfique, l'angué, lorsqu'il y a un mort, se nourrit de cette faiblesse et entre dans le corps des vivants. Les gens sont faibles s'ils pleurent. Mais le premier suicide est aussi l'acte qui va entraîner les Indiens à vouloir récupérer leurs terres parce que la relation de leur corps avec elles est très forte, et ce suicide révèle en quelque sorte ce lien intangible entre la communauté et les terres sur lesquelles ils vivaient autrefois avant d'être chassés.

Le côté mystique du film, celui des esprits qui se manifestent, c'est quelque chose qui est indissociable de la vie quotidienne de cette communauté, comment avez-vous abordé cet aspect fantastique dans votre film ?

Je voulais sortir d'une approche anthropologique classique, je voulais intégrer le point de vue des Indiens, interpréter avec eux une réalité qui est la leur. Je voulais donner à cette histoire une force épique qui pouvait emmener les personnages le plus loin possible. Le côté mystique ne m'est jamais apparu comme un problème, je ne me suis pas posé la question. Ce sont les Indiens qui m'ont expliqué ce qu'est l'angué, à aucun moment je ne me substitue à leur point de vue. Lorsque je leur ai montrés la séquence pour la première fois, ils étaient très heureux du résultat. En plus ils adorent le cinéma, ils sont très séduits par le procédé. J'ai fait ce film pour eux, pas pour un public anonyme. Je me suis posé la question de ce qu'ils aimeraient bien voir. Je voulais une relation directe entre le film et eux. Je me suis laissé envahir par leurs idées et leurs propos. Bien sûr j'ai commencé le film avec un scénario mais on a travaillé avec eux très longtemps car ils n'avaient pas la conception du papier, de la chose « scénario », de ce que cela voulait dire. Le scénario est une chose abstraite pour eux. On a par exemple dû tourner le film dans l'ordre chronologique, scène après scène, sinon ils n'auraient pas compris. Ce qui était étrange avec eux c'est que nous leur avions raconté l'histoire bien avant le tournage et il semblait qu'ils trouvaient ça bien mais lors du tournage, le matin, lorsque l'on discutait de la scène, plusieurs fois ils donnaient leurs avis, des choses très différentes de ce qui était écrit. Ce sont des gens qui vivent dans l'instant.

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]


LA TERRE DES HOMMES ROUGES de Marco Bechis
Les acteurs dans votre film sont presque exclusivement des non-professionnels, qu'ont-ils conservé de cette expérience ?

Aujourd'hui certains d'entre eux sont devenus acteurs. Ils m'avaient accompagné lors de notre tournée au Brésil et aussi au Festival de Venise. L'un d'entre eux, celui qui interprète l'homme dans la caravane ne savait ni lire ni écrire alors quand il était accompagné d'une interprète, il disait aux gens qui voulaient un autographe que c'était elle qui signait ! Ils avaient une capacité de comprendre rapidement les choses, de s'habituer à un univers qui n'était pas le leur. Curieusement être acteur leur était facile, pour eux le jeu actoral est un outil. Ils ont vite compris que le cinéma, lorsqu'ils ont vu le film achevé, pouvait être un instrument de lutte pour leur cause. Alors n'importe quel film ne change pas l'Histoire comme ça mais eux ils ont compris le sens qu'un film pouvait donner.

Y a t-il beaucoup de films sur le sujet au Brésil, au Chili, au Paraguay ou dans les pays voisins ?

Il y en a eu, par exemple le film d'Hector Babenco, En liberté dans les champs du seigneur, qui date du début des années quatre-vingt dix, il y a aussi des films ethnographiques. Mais il n'y en a pas beaucoup. Je m'intéresse vivement à des sujets qui n'ont pas été, ou trop rarement, abordés. Par exemple en 1999 j'ai réalisé Garage olympoFigli-Hijos sur les enfants des personnes disparues durant la dictature en Argentine toujours. Je suis quelqu'un de très curieux, je vais là où les sujets me portent.

Les oppositions sont fortes entre les Indiens et les Blancs, notamment dans la forme même du film. Il y a d'un côté la forêt sauvage et de l'autre le champ cultivé, le fleuve et la piscine, les baraques de tôles et la villa de luxe, ces oppositions étaient-elles conscientes ? Vous vouliez marquer formellement les différences ?

Bien sûr. C'est tout le travail du réalisateur. C'est Godard qui disait qu'il fallait avoir des idées vagues et des images claires. C'est tout le cinéma. Le cinéma est un langage à par entière, il n'y pas que l'histoire mais surtout l'image qui, dans l'esprit du spectateur, doit devenir un écho, un écho qui doit perdurer le plus longtemps possible, même inconsciemment. Toutes ces oppositions sont très importantes pour construire cet écho. L'idée du fleuve par exemple lorsque la fille du propriétaire blanc se baigne, c'était sa volonté de liberté vis à vis de ses parents. La piscine est un cadre trop surveillé, le fleuve au contraire leur est ouvert sans limite. C'est là qu'elle rencontre l'apprenti chamane avec qui elle tombe amoureuse. Le fleuve traduit une idée de liberté, d'affranchissement. En même temps aux yeux du garçon indien, le fleuve a une toute autre valeur, celle de la révélation mystique.
David A.
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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 12:14

Le massacre de 21 décembre 1907

Afin de reconstruire l'histoire et afin de déterminer avec exactitude la quantité de victimes, une équipe d'experts a commencé à exhumer des restes d'une cour du Service de Médecine Légale d'Iquique, près de deux mille kilomètres au nord de Santiago. Non seulement il n'existe pas de chiffre officiel des morts, mais les versions diffèrent énormément. Les journaux et le gouvernement de l'époque ont toujours soutenu qu'ils n'ont pas dépassé les 130, cependant, les syndicats ont parlé de milliers.

jusqu'à présent ont été exhumés les restes de 820 personnes, avec leurs vêtements, souliers, documents et journaux de l'époque. Il reste encore près de 40 pour cent de la fosse à examine et de plus pour déterminer combien de ces cadavres correspondent aux grévistes massacrés par les militaires en 1907. "Nous n'avons toujours pas trouvé de claires évidences des individus que nous cherchons, que nous espérons trouver dans l'aire qu'il reste", a signalé l'archéologue Francisco Téllez. Il a aussi rappelé que beaucoup de gens tout au long de l'histoire ont été ensevelis dans cette zone. Comme il l'a avancé, deux femmes ont été trouvées avec des coups de feu dans le crâne et un homme avec une blessure causée par un élément coupant.

La possibilité de mettre un chiffre et de connaître plus de détails sur la première grande mobilisation syndicale et sa postérieure répression est d'une grande importance pour les historiens chiliens. Dans les premières années du vingtième siècle, la richesse du Chili se trouvait dans le nord désertique. Là les travailleurs des gisements de sel subissaient des conditions de travail infrahumaines. Comme dans les années de la colonie, ils ne recevaient pas d'argent comme paiement, mais quelques fiches qu'ils pouvaient seulement changer pour des aliments et autres articles dans l' épicerie, appartenat aussi à l'entreprise de sel.

La situation est devenue à tel point insupportable que, pour la première fois dans l'histoire de la République, des milliers de travailleurs se sont organisés et ont voté la grève. La mesure a été suivie par des milliers d'ouvriers et a paralysé les activités dans la majorité des 102 gisements. Les grévistes ont marché avec leurs femmes et leurs enfants dans le désert vers Iquique. Une fois dans la ville, les autorités locales leur ont permis l'accès à l'École Santa Maria comme lieu d'hébergement. Mais le gouvernement national n'a pas partagé cette solidarité. Quand la grève en était déjà à quelques jours, les militaires ont entouré l'école et ont ouvert le feu.

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 12:04
Par William Sieghart, The Times, 31 décembre 2008

La semaine dernière, j'étais dans la bande de Gaza. Durant mon séjour, j'ai rencontré un groupe d'une vingtaine d'officiers de police qui suivaient un cours sur la gestion des conflits. Ils étaient impatients de savoir si les étrangers se sentaient plus en sécurité depuis que le Hamas a pris le pouvoir. C'était le cas, en effet, et nous le leur avons dit. Sans aucun doute les 18 derniers mois ont vu s'établir un calme relatif dans les rues de Gaza : plus d'hommes armés dans les rues, plus d'enlèvements. Ils ont souri avec une grande fierté et nous ont dit au revoir.

Moins d'une semaine plus tard, tous ces hommes étaient morts, tués par une roquette israélienne lors d'une cérémonie de remise des diplômes. Etaient-ils de « dangereux miliciens armés du Hamas » ? Non, c'étaient des officiers de police non armés, agents de la fonction publique, qui ont été tué non pas dans un « camp d'entraînement de militants », mais dans le même poste de police, situé au le milieu de la ville de Gaza, qui avait été utilisé par les Britanniques, les Israéliens et le Fatah lorsqu'ils régnaient sur Gaza.

Cette distinction est cruciale, car tandis que les scènes horribles dans la bande de Gaza et Israël parlent d'elles-mêmes sur nos écrans de télévision, se déroule une guerre des mots qui obscurcit notre compréhension de la réalité sur le terrain.

Qu'est donc que le Hamas, ce mouvement que Ehud Barak, le Ministre israélien de la défense, voudrait faire disparaître, comme s'il s'agissait d'un virus ? Pourquoi a-t-il remporté les élections palestiniennes et pourquoi permet-il que des roquettes soient tirées contre Israël ? L'histoire du Hamas au cours des trois dernières années révèle la façon dont la mécompréhension de ce mouvement islamiste par les gouvernements israéliens, américain et britannique nous a conduit à la situation brutale et désespérée où nous sommes maintenant.

L'histoire commence il de cela près de trois ans, lorsque le Parti du Changement et de la Réforme - le parti politique du Hamas - a remporté de façon inattendue les premières élections libres et équitables dans le monde arabe, sur un programme promettant de mettre fin à la corruption endémique et un amélioration dans les services publics, quasi-inexistants, à Gaza et en Cisjordanie. Contre une opposition divisée, ce parti ostensiblement d'inspiration religieuse a pourtant gagné les élections avec 42% des voix dans une communauté où les laïques sont prédominants.

Les Palestiniens n'ont pas voté pour le Hamas parce qu'il était engagé à la destruction de l'État d'Israël ou parce qu'il avait été responsable de vagues d'attentats suicides tuant des citoyens israéliens. Ils ont voté pour le Hamas parce qu'ils pensaient que le Fatah, le parti du gouvernement battu, avait failli. En dépit du renoncement à la violence et de la reconnaissance de l'État d'Israël, le Fatah n'a pas obtenu un Etat palestinien. Il est crucial de savoir cela pour comprendre la posture « réjectionniste » du Hamas. Il ne reconnaîtra pas Israël et ne renoncera pas au droit de résister avant qu'il ne soit assuré de l'engagement de la communauté internationale à une solution juste au problème palestinien.

Durant les cinq ans où j'ai visité Gaza et la Cisjordanie, j'ai rencontré des centaines de responsables politiques et de partisans du Hamas. Aucun d'entre eux n'a revendiqué l'objectif d'une islamisation de la société palestinienne, dans le style des talibans. Le Hamas compte beaucoup trop d'électeurs laïques pour ce faire. La population continue d'écouter de la musique pop, de regarder la télévision et les femmes choisissent de porter ou non le voile.

Les dirigeants politiques du Hamas sont probablement parmi les plus hautement qualifiés dans le monde. Il bénéficie de la présence dans ses rangs de plus de 500 diplômés d'un doctorat, la plupart appartiennent à la classe moyenne - médecins, dentistes, scientifiques et ingénieurs. La plupart de ses dirigeants ont été formés dans nos universités et ne ressentent aucune haine de nature idéologique à l'égard de l'Occident. Ce mouvement est né en réponse à une revendication, et se voue réparer l'injustice faite à son peuple. Il a en permanence proposé que soit instauré un cessez-le-feu de 10 ans afin de disposer d'un temps de répit pour résoudre un conflit qui dure depuis plus de 60 ans.

La réponse de Bush et Blair à la victoire du Hamas, en 2006, donne la clé de l'horreur d'aujourd'hui. Au lieu d'accepter le gouvernement démocratiquement élu, ils ont financé une tentative pour le faire tomber par la force, en formant et en armant des groupes de combattants du Fatah à renverser militairement le Hamas et imposer un nouveau gouvernement non élu aux Palestiniens. En outre, 45 députés du Hamas sont toujours détenus dans les prisons israéliennes.

Il y a six mois, le Gouvernement israélien a accepté un cessez-le-feu avec le Hamas négocié par l'Egypte. En contrepartie du cessez-le-feu, Israël a accepté d'ouvrir les points de passage et de permettre une libre circulation des fournitures essentielles dans et hors de la bande de Gaza. Les tirs de roquettes ont cessé mais les points de passage n'ont jamais été entièrement ouverts, et la population de Gaza a commencé à mourir de faim. La paix n'a pas été récompensée par cet embargo traumatisant.

Quand les Occidentaux se demandent ce qui peut se passer dans la tête des dirigeants du Hamas lorsqu'ils donnent l'ordre ou permettent que des roquettes soient tirées sur Israël, ils ne parviennent pas à comprendre la position des Palestiniens. Il y a deux mois, les forces armées israéliennes ont rompu le cessez-le-feu en entrant dans la bande de Gaza, débutant un nouveau cycle de violences. Pour les Palestiniens, chaque salve de roquettes est une réponse aux attaques israéliennes. Pour les israéliens, c'est l'inverse.

Mais quelle est la signification des déclarations de M. Barak lorsqu'il parle de détruire le Hamas ? Est-ce que cela veut dire tuer les 42% des Palestiniens qui ont voté pour lui ? Est-ce que cela veut dire réoccuper la bande de Gaza, dont Israël s'était retiré si péniblement il y a trois ans ? Ou est-ce que cela signifie séparer de façon permanente les Palestiniens de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, politiquement et géographiquement ? Et pour ceux dont l'obsession est la sécurité israélienne, quelle sera la menace posée par les 750 000 jeunes qui grandissent dans la bande de Gaza avec une haine implacable de ceux qui les affament et les bombardent ?

On dit que ce conflit est impossible à résoudre. En fait, c'est très simple. L'élite des 1000 personnes qui dirigent Israël - les hommes politiques, les généraux et les membres de l'appareil de sécurité - et l'élite des islamistes palestiniens ne se sont jamais rencontrées. Une paix véritable nécessitera que ces deux groupes s'assoient ensemble autour d'une table sans conditions préalables. Mais les événements de ces derniers jours semblent avoir rendu cette perspective plus improbable que jamais. Tel est le défi pour la nouvelle administration à Washington et ses alliés européens.

William Sieghart est le président de Forward Thinking, une agence de résolution des conflits.
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Publication originale Times, traduction Contre Info

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 11:59

La Bolivie proclamée troisième pays latino-américain sans analphabétisme

COCHABAMBA, Bolivie.- LE président bolivien Evo Morales, a déclaré la Bolivie troisième pays sans analphabétisme en Amérique latine.

La Bolivie proclamée troisième pays latino-américain sans analphabétisme« L'élimination de ce fléau constitue une victoire sur le colonialisme, qui a toujours refusé d'assumer cet engagement social », a déclaré avec raison le président.

« Les colonialistes, aussi bien ici qu'à l'étranger, n'ont jamais eu l'intention de mettre fin à l'illettrisme », a-t-il déclaré dans le colisée de la Coronilla, à Cochabamba, où s'est déroulée la cérémonie. La Bolivie rejoignait ainsi Cuba, déclarée pays sans analphabétisme en 1961 et le Venezuela (en 2005).

Pour Morales, cette réussite constitue aussi un engagement à poursuivre la mise en place de projets éducatifs et sociaux.

Lors de son intervention, le leader du Mouvement pour le socialisme a exprimé ses remerciements à Cuba pour l'aide apportée dans cette campagne.

Plus de 820 000 boliviens ont appris à lire et à écrire grâce à la méthode audiovisuelle cubaine Yo si puedo (Moi, je peux).

Selon le chef de l'Etat, il est important de signaler qu'environ trente mille des personnes alphabétisées ont appris à lire et à écrire en quechua et en aymara, leur langue d'origine.

La proclamation a eu lieu en présence du président paraguayen, Fernando Lugo, du vice-président du Conseil des ministres de Cuba, José Ramon Fernandez, de représentants d'institutions internationales, ainsi que des ministres de l'Education de Bolivie, de Cuba et du Venezuela.
 

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 11:57

L'affaire des Cinq en appel devant la
Cour suprême des Etats-Unis

WASHINGTON, 25 décembre. - L'appel sur l'affaire des cinq Cubains anti- terroristes, prisonniers politiques aux Etats-Unis, sera présentée devant la Cour suprême avant le 30 janvier, a déclaré un des avocats de la défense.

René Gonzalez, Gerardo Hernandez, Antonio Guerrero, Ramon Labañino et Fernando Gonzalez sont emprisonnés depuis le 12 septembre 1998, pour avoir infiltré des organisations contre-révolutionnaires en Floride, afin d'éviter des actes terroristes contre Cuba, rapporte l'agence PL.

Au cours d'une interview accordée au Comité national pour la libération des Cinq des Etats-Unis, l'avocat Richard Klugh, a précisé que l'appel portera sur la révision de toutes les sentences, face au refus du 11e Circuit de la Cour d'appel d'Atlanta d'autoriser le changement de siège du procès, sur la mauvaise conduite du Parquet et le choix incorrect et discriminatoire du jury.

Selon Klugh, le sujet de la révision du siège est un des éléments fondamentaux, au regard de la propre législation nord-américaine et quel que soit le système juridique.

« Si le juge ou le jury est prédisposé à se laisser influencer par les passions ou les pressions locales, alors la sentence sera arbitraire et aucune justice ne sera possible», a-t-il affirmé en référence au procès qui s'est tenu à Miami.

Klugh a ajouté que l'avocat Thomas Goldstein, du cabinet Akin Gump, spécialiste des affaires portées devant la Cour suprême, apportait son concours à la défense. •

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 11:50

Incendies de voitures : des questions et une polémique

Christophe Cornevin et Laurence de Charette
02/01/2009 |

Nicolas Sarkozy souhaite que les incendiaires de véhicules ne puissent pas passer leur permis de conduire. Le monde judiciaire est réservé, les policiers décortiquent ce phénomène.

Comment va s'appliquer le dispositif demandé par le président ?

Vendredi matin, la Direction des affaires criminelles et des grâces a adressé une dépêche à l'ensemble des procureurs de sorte que les tribunaux organisent sans délai l'information des victimes sur l'indemnisation. Les textes actuels prévoient déjà la possibilité de sanctionner l'auteur d'un délit par un retrait, une suspension ou une annulation de permis pour cinq ans - comme une peine alternative à la prison. La nouveauté législative consistera donc à lier le permis de conduire à l'indemnisation pour les auteurs d'incendies de voiture - qui sont en réalité plus souvent de jeunes majeurs que des moins de 18 ans. Cette disposition pourrait être inscrite dans l'un des prochains textes de la Chancellerie, par exemple la réforme de l'ordonnance de 1945.

Pourquoi les magistrats et avocats sont-ils dubitatifs ?

«C'est le type même d'annonce qui fait plaisir à l'opinion publique et qui est d'une inefficacité totale», a commenté le président de l'Union syndicale des magistrats, Christophe Régnard, qui doute de l'effet dissuasif de la mesure : «Quand on est capable de violer la loi au point de brûler une voiture, je pense qu'on la violera aussi en conduisant sans permis.» De son côté, Jean-Louis Borie, le président du Syndicat des avocats de France, a dénoncé «des gesticulations médiatiques» et «une politique d'esbroufe permanente». «On stigmatise les mineurs alors que rien ne dit que les incendiaires sont obligatoirement mineurs», a souligné Christophe Régnard, rappelant que les enquêtes sur les incendies de voitures aboutissent difficilement, car «il n'y a pas de témoin, pas de flagrant délit». Pour Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature, l'arsenal existant est «largement suffisant pour réprimer ce type d'infraction».

Comment la justice fonctionne-t-elle actuellement ?

La difficulté pour la justice est toujours d'identifier les auteurs et de disposer d'éléments de preuve suffisants permettant une con-damnation. La Chancellerie a donc incité les forces de l'ordre à être accompagnées d'officiers de po­lice judiciaire, éventuellement équipés de caméras ou d'appareils photo. En pratique, les peines prononcées par les juges pour les incendies de voitures sont souvent des peines de prison, avec sursis.

Quelle est la stratégie des forces de l'ordre ?

Elles quadrillent les secteurs sensibles en jonglant avec les effectifs. Depuis les émeutes de 2005, les policiers ont mis en vigueur un plan de lutte contre les violences urbaines visant à localiser les foyers potentiels. En fonction des «tuyaux» remontant des services de renseignements, les CRS quadrillent des périmètres ciblés par petites patrouilles de six hommes. Ce maillage est renforcé par les nouvelles unités de police de quartiers (UTEQ) sensibles. «En revanche, il est matériellement impos­sible de repérer à l'avance tous les points où les véhicules seront embrasés chaque année, concède un contrôleur général. En période festive, les pyromanes sévissent partout et nous ne pouvons pas poster des policiers derrière chaque véhicule...» Dans la mesure où une voiture est enflammée en quelques secondes, les interpellations relèvent du casse-tête. Quelque 219 suspects ont été placés en garde à vue la nuit du réveillon, contre 166 l'an dernier.

Quelles sont les motivations des incendiaires ?

Les violences urbaines ne sont pas à l'origine de tout. En procédure, les enquêteurs ont souvent démontré que certains incendiaires issus du banditisme passent à l'acte pour faire disparaître des preuves susceptibles de permettre à la po­lice technique et scienti­fique de retrouver leur trace. En outre, les escroqueries à l'assurance progressent depuis des mois, sans qu'aucun lien ne soit encore établi avec les nouvelles facilités d'indemnisation des automobilistes victimes accordées depuis septembre dernier dans le cadre de la proposition de loi Warsmann. Enfin, un certain nombre de carcasses calcinées sont découvertes après des conflits de voisinage, l'un des protagonistes considérant que casser un rétroviseur ou un pare-brise ne suffit pas à assouvir une vengeance. Selon nos informations, la Direction générale de la police nationale planche sur un nouvel indicateur susceptible de mieux cerner les mobiles des incendiaires. La réponse policière pourrait être plus précise dès l'an prochain.

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 11:45
Selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France, une majorité de Français n'a pas confiance dans le gouvernement pour améliorer la situation économique et sociale du pays. (Reuters/Gonzalo Fuentes)

Selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France, une majorité de Français n'a pas confiance dans le gouvernement pour améliorer la situation économique et sociale du pays. (Reuters/Gonzalo Fuentes)

Selon cette enquête, moins d'un Français sur quatre (24%) dit faire confiance au gouvernement pour augmenter le pouvoir d'achat, ce qui constitue néanmoins une hausse de six points par rapport au mois d'août.

De même, seul un Français sur trois (33%) dit avoir confiance dans le gouvernement pour lutter contre le chômage, soit une baisse de cinq points par rapport à août.

Trente pour cent font confiance au gouvernement pour lutter contre la pauvreté et l'exclusion, soit deux points de plus qu'en août, tandis que 26% lui font confiance pour baisser les impôts, soit un point de moins qu'en août.

Le sondage a été réalisé les 18 et 19 décembre par téléphone auprès d'un échantillon de 959 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 01:24
• Liste des entreprises et marques israéliennes à boycotter (liste non exhaustive)

AGREXCO

Agrexco appartient pour 50% à l'Etat israélien et tous les produits exportés de la Vallée du Jourdain sont emballés et vendus par eux. L'exportation par Agrexco de marchandises provenant des colonies de Cisjordanie sont illégalement vendues en tant que "Produits d'Israël", tirant ainsi bénéfice des termes de l'échange préférentiel que l'Europe accorde aux importations israéliennes. Les produits sont labellisés CARMEL, JAFFA ou STAR RUBY.

Produits commercialisés sous la marque Carmel : légumes (tomates cerises, céleri, maïs doux), fruits (avocats, pamplemousses), vin, cognac, liqueurs, jus de fruits, fleurs coupées, dattes "Jordan River" ou "Jordan Plains" et "Bahri".

Les principales variétés de dattes exportées par Agrexco cultivées dans la Vallée du Jourdain sont les "Medjoul" et "Deglet Nour".

ACHVA

Barres de sésame Achva (Halva) fabriqués par la Société Achdut installée dans la Zone Industrielle de Barkan, en Cisjordanie. Produits commercialisés sur des sites internet (telemarket.fr : Achat en ligne de Monoprix) ainsi que dans des magasins de produits Bio.

AGROFRESH

Agrofresh Inc, est une multinationale qui commercialise des produits frais (parfois sous le nom de Rohm & Haas) importés d'Israël : avocats, concombres, pommes, tomates).

Agrofresh Inc a également mis au point la technologie SmartFreshTM conçue pour être utilisée dans les installations de stockage ou dans des containers de transit afin de conserver toute leur fraîcheur aux produits qui viennent d'être récoltés. On trouve ces produits dans les grandes surfaces, sur les marchés, les magasins Bio.

BEIGEL & BEIGEL

Pâtisserie industrielle produite dans la Zone Industrielle de Barkan, en Cisjordanie.

CITRUS MARKETING BOARD

La Société Citrus Marketing Board regroupe différents exportateurs d'agrumes qui commercialisent leurs produits, entre autre, sous le label Jaffa. Cela comprend différents produits : Jaffa Agrumes, jus de fruits, cakes aux fruits, mandarines, citrons, pamplemousses Sunrise....

Les marques commercialisées sont : Jaffa Sweetie, Jaffa Sunrise, Jaffa, Jaffas, Jaffarines, Sunrise, Sweetie, Suntina, Yarden Red, Yarden River, Golden Sweet, Jaffa Suntina, Jaffa Yarden Red, Jaffa Yarden River.

HOLYLAND miel, herbes.

Ces produits sont exportés par différentes entreprises dont AGREXCO et AGRO-FRESH

On trouve ces produits dans les grandes surfaces, sur les marchés, dans les magasins Bio.

CORAL Cerises, fraises, pamplemousses, fruits.

CoralTM Palestinian Produce [Produit palestinien] Marketed by Agrexco Ltd (commercialisé par Agrexco SA).

DATTES

La France a importé en 2000-2001 entre 1.200 et 1.400 tonnes de dattes en provenance d'Israël. Agrexco importe des dattes "Bat Sheva", "Jordan River" ou "Jordan Plains". Les principales variétés de dattes cultivées dans la Vallée du Jourdain sont les "Medjoul" et "Deglet Nour". Israël est le seul fournisseur des "Hayani" importées en France par la Société Hadiklaim.

Environ 150 tonnes par an de la variété de dattes "Bahri" sont importées en France par Agrexco et Hadiklaim.

On trouve également en vente dans les boutiques bio françaises des dattes "King Salomon".

HAY Epices : paprika, sesame, cumin, curry.

18 % du montant des achats sont reversés à l'association "Hayal Balev", qui distribue sur le terrain des pizzas et boissons aux Hayalim de Tsahal.

JAFADEN Jus de fruits.

En vente chez LECLERC (fruits importés d'Israël, transformés et reconditionnés en France et donc vendus sous un code barre français). (écrire à : service.consommateurs@scamark.fr)

KEDEM FOOD PRODUCTS Filiale de HKS Marketing.

Kedem commercialise des fruits et légumes, des jus de fruits, du vin, du vinaigre. Kedem France commercialise également des produits de la Mer Morte et des plantes cultivées dans les collines d'Hébron et dans la Vallée du Jourdain en Cisjordanie.

(écrire à : info@kedemfrance.com)

LE KAKI SHARON

Le kaki (il en existe une centaine de variétés) est originaire de Chine et a été introduit au Japon, en Europe et aux États-Unis depuis des siècles mais la variété qui porte le doux nom de Sharon et est née en Israël n'a qu'une cinquantaine d'années. Seule l'Espagne en produit un peu.

Une multinationale d'agro-alimentaire israélienne, Mor International Ltd, a décidé de le cultiver en Afrique du Sud.

Mor International Ltd et d'autres partenaires ont créé une filiale avec des Sud-Africains. Les premiers plans sont venus d'Israël mais, au fil des ans, des arbres ont été plantés et des vergers ont vu le jour. Depuis peu, l'Afrique du Sud est devenue le principal fournisseur de Kaki Sharon hors-saison sur les marchés à l'exportation. Deux exploitations agricoles qui portent le nom de SwellenSharon ont vu le jour. Les capitaux sont à 51% israéliens et 49% sud-africains. Ce fruit est ensuite importé en Europe avec, comme provenance, l'Afrique du Sud.

OSEM

Osem est une filiale de Nestlé dont l'une des usines est installée à Kiryat Gat.

L'usine de Kyriat Gat est construite sur des terres appartenant au village palestinien d'Iraq Al Manshiya et et d'Al-Falluja détruits en 1949. Ces villages faisaient partie du District de Gaza à l'époque.

Ces villages, appelés aussi "poche de Falluja", ont une histoire toute à fait particulière puisqu'ils n'avaient pas été pris par l'armée israélienne en 1948. A l'aide de l'armée Egyptienne, les villageois ont réussi à tenir jusqu'à la fin de guerre de 1948.

Lors de l'accord d'armistice signé entre l'Egypte et Israël en février 1949, l'Egypte a accepté d'en retirer ses soldats à condition que la population puisse rester si elle le désirait et que leur sécurité soit garantie. Israël a accepté. Cet accord fait même l'objet d'une annexe de l'accord d'armistice.

Mais ensuite, selon Benny Morris, le Général Allon a décidé de pousser à fuir les habitants en les effrayant. Les derniers villageois sont partis le 28 avril 1949. Les villages ont été ensuite rasés et en 1959, Israël y construisait la ville de Kiryat Gat après avoir annexé la terre.

Snacks, soupes, biscuits, repas complets préparés. Sabra : salades et hors-d'œuvre, repas complets préparés, produits méditerranéens : hoummous, salades de pois chiches, d'aubergines et d'avocats. Crème glacée "gli-diet" (Noga Ice Cream, filiale de Osem-Nestlé).

SOCIETE TIVALL

Les produits végétariens de la Société Tivall sont importés en France par Yarden France. On peut trouver, par exemple, chez Carrefour des produits végétariens surgelés de la marque "Gourmet Vert" de Tivall Yarden.

TOP EDEN FRUITS

Fruits et légumes provenant du Plateau du Golan, territoire syrien illégalement occupé par Israël pour assurer la sécurité de ses citoyens bombardés par les forces syriennes. Commercialisés chez CARREFOUR et INTERMARCHE.

YARDEN France

Yarden France commercialise

  • des vins du Golan : Yarden Merlot, Yarden Chardonnay, Yarden Sauvignon blanc, Yarden Mont Hermon, Gamla,
  • des sucreries sous la marque « ELITE ».

YARDEN importe de nombreux produits frais, surgelés, épicerie et liquides. On trouve des produits YARDEN dans différentes enseignes telles que : Carrefour, Monoprix, Auchan, Franprix, G20.

Des produits YARDEN sont également commercialisés sur les sites internet de Carrefour (ooshop.fr) et de Monoprix (telemarket.fr).

ATTENTION aux groupes de grande distribution français et européens Coordonnés pour les contacter

Groupe CARREFOUR

Carrefour commercialise beaucoup de produits israéliens. Méfiance donc, lorsque l'origine du pays n'est pas indiquée. D'autre part, Carrefour importe des produits israéliens qu'il reconditionne en France. Parmi ces produits, on trouve la marque "Graine d'Eveil" et "Litaf" : produits de puériculture et ses vêtements commercialisés sous la marque « Tex » sous-traités en Israël chez Delta Galil.

Carrefour Service consommateurs 26, quai Michelet 92695 Levallois-Perret Cedex http://www.carrefour.fr/ccm/site/contacteznous.jsp

Liste des magasins CARREFOUR : http://www.carrefour.fr/ccm/content/categories/votre-magasin/

Groupe AUCHAN

Cette société commercialise elle aussi de nombreux produits israéliens. Elle a également tenté, en mars 2004, de vendre dans son magasin de La Défense des oranges et des mandarines israéliennes "Jaffa" étiquetées comme venant du Maroc et d'Espagne.

Auchan Service consommateurs 200, rue de la Recherche 59650 Villeneuve d'Ascq

Liste et coordonnés des magasins http://www.auchan.fr/magasin/index.asp

DELHAIZE

Delhaize est une multinationale implantée en Belgique qui importe des produits israéliens et les commercialise en tant que produits belges. Produits concernés : épices (basilic, citronnelle, coriandre, baies de poivre vert).

Delhaize commercialise également des produits israéliens : melons, jus de tomate, pamplemousses, pesto, pommes de terre et des produits bio, Sabra Salads.

POMONA

Par sa filiale Fruidor, Pomona importe des fruits et légumes israéliens qui sont reconditionnés en France et commercialisés, dont des avocats et des mangues.

Ecrire à POMONA :

Pomona 2 et 4, Place du Général de Gaulle 92164 ANTONY-CEDEX Tél. : 01.55.59.61.00 Email : communication@pomona.fr

DOLE

Dole Food Co. Inc. est le premier producteur mondial de fruits et légumes frais et de fleurs coupées.

Depuis 2000, il s'est doté d'une éthique : la norme SA 8000 (responsabilité sociale) et se targue d'avoir créé des conditions de travail en accord avec toutes les exigences légales et les codes de conduite internationalement admis.

Parmi les conditions définies par cette norme, on trouve la Discrimination.

Pourtant, il importe des produits israéliens : vérifiez sur les étals de vos hypermarchés, vous trouverez des mangues, des patates douces, des avocats, des pamplemousses, ect.. provenant d'Israel conditionnés dans des caisses carton à l'enseigne de Dole.

Comment Israel Apartheid peut-il être sélectionné et entrer dans ces conditions ?. Réagir auprès de Dole : http://www.doleeurope.com/people/index_faimess.html

Autres infos sur les principaux exportateurs israéliens d'agro-alimentaire

VETEMENTS

DELTA GALIL

Cette entreprise israélienne est spécialisée dans la sous-traitance de produits textiles notamment dans celui des sous-vêtements. De nombreux sous-vêtements de marques étrangères proviennent ainsi directement des usines de Delta Galil.

Delta Galil, qui fabrique de la lingerie féminine de qualité, des sous-vêtements pour hommes, des chaussettes, des vêtements pour bébés, des tenues de détente et des tissus, vend ses produits à des marques comme Polo, Ralph Lauren, Donna Karan, Calvin Klein, Victoria's Secret et Hugo Boss, ainsi qu'à des détaillants : JC Penney, Gap et Banana Republic aux Etats-Unis, Marks & Spencer au Royaume-Uni, Hema aux Pays-Bas et Playtex, Dim, Carrefour(Tex) et Auchan (sous-vêtements homme et chaussettes) en France.

TEFRON

Avec sa technologie de pointe, Tefron, l'un des plus gros producteurs mondiaux d'articles sans couture, compte parmi ses clients : Victoria's Secret, Donna Karan, Gap, Banana Republic et, en Europe, Cacharel et Dim.

GOTTEX

Marque israélienne de vêtements sportifs et de natation.

DIVERS

Ahava, Dead Sea Cosmetics et Spa Cosmetics Produits cosmétiques de la Mer Morte.

El Al

Compagnie aérienne israélienne.

Graine d'Eveil

Vente de produits de puériculture, le site de Graine d'Eveil (www.grainedeveil.com) propose des produits israéliens dont la marque "Litaf" (réhausseurs de chaise, etc.).

On peut aussi en trouver d'autres chez Carrefour (anneau de bain, pot d'apprentissage 2 positions).

KETER et ALLIBERT

Meubles en plastique. Keter Plastics, entreprise israélienne, a acheté la Société Allibert en novembre 2003, la plus grande entreprise de produits en matière plastique pour salles de bain en Europe. Keter Plastics commercialise ses produits, particulièrement ses meubles en plastique pour jardin dont il est le leader mondial, sur les marchés porteurs d'Allibert qui sont la France et la Belgique.

C'est sous cette marque très connue que ses produits sont vendus. En acquérant cette société, Keter Plastics est devenu le plus grand producteur européen dans ce domaine avec un chiffre d'affaires se montant à plus de 300 millions de dollars pour l'Europe seulement et un total consolidé de 600 millions de dollars prévus en 2004. (27/11/2003)

Ces produits sont commercialisés par CARREFOUR, CASTORAMA et tous les hypermarchés français.

MOTOROLA

Motorola est propriétaire majoritaire de la première compagnie de téléphones portables en Israël. Il y a une compagnie palestinienne de téléphones portables appelée Jawwal. Ces cinq dernières années, l'IDF a détruit certaines des antennes de Jawwal et l'empêche d'installer des antennes dans certaines régions.

D'ailleurs, toutes les importations de Jawwal sont contrôlées par Israël, qui décide parfois qu'une certaine technologie est "trop dangereuse" pour laisser la possibilité aux Palestiniens de l'avoir.

NETAFIM

Cette société israélienne basée à Tel-Aviv est installée en Europe dont en France, et dans de nombreux autres pays en Afrique comme le Maroc. Elle est spécialisée dans la fabrication et la vente de systèmes d'irrigation de précision pour l'agriculture, la production vinicole, les serres, les Espaces Verts.

Elle s'adresse également au grand public en commercialisant certains de ses produits via la grande distribution, entre autres, avec son kit d'arrosage "Landline" vendu chez Habitat & Jardin.

NETAFIM FRANCE Z.A.C. des Chabauds Rue Gustave Eiffel 13320 BOUC-BEL-AIR Fax : 33 4 42 940760 Mail info@netafim-fr.com

Comment agir :

Ecrire à Habitat & Jardin ou à tout autre commerçant commercialisant leurs produits en les alertant au sujet de l'appel au Boycott lancé par les 171 associations palestiniennes.

Ecrire à Habitat et Jardin

Netafim commercialise également les produits suivants : Système de goutte à goutte pour l'arrosage avec goutteurs incorporés PLASSON : raccord pour tuyaux polyéthylène NANN ARKAL : filtre à eau

ORDA Industries Ltd

L'entreprise Orda Industries Ltd vend en France un jeu pour les enfants de 6-10 ans : "Les villes du monde". L'objectif affiché est pédagogique : faire connaître aux enfants 27 pays du monde et leur capitale. Parmi les 27 pays présentés aux enfants, on trouve Israël : stupéfaction alors, pour deux raisons. La capitale de cet État est présentée comme Jérusalem ; quant aux frontières de l'État, elles sont simples : elles s'étendent de la Méditerranée au Jourdain - la Palestine n'existe pas !

Ce jeu est distribué notamment dans les chaînes de magasins Toys'r Us.

Un simple travail de vérification permet de comprendre pourquoi : l'entreprise Orda Industries Ltd est israélienne (elle est installée à Ashdod, ville située à mi-chemin entre Tel Aviv et Gaza, sur la côte).

TEVA Pharmaceutical Industries Ltd

La Société pharmaceutique TEVA et sa filiale IVAX sont les plus grands fabricants de médicaments génériques au monde et commercialisent leurs produits en Europe. Teva est le fabricant n°1 au monde des médicaments génériques avec son rachat de Sicor et Ivax.

Produits : Copaxone - Piroxicam - Tramadol, ect.

ZAG Industries

Zag Industries est spécialisé dans la fabrication d'équipements de bricolage : boites en plastique, boites à outils, des établis, etc. Ces produits sont commercialisés par CARREFOUR et CASTORAMA.

Les entreprises israéliennes de Haute Technologie

Les "exportations high-tech" soutiennent peut-être de façon plus déterminante l'économie israélienne. Un chiffre est édifiant à cet égard : en 2000, elles ont représenté à elles seules 33 % du total des exportations de l'Etat. Elles étaient alors celles qui connaissaient la plus forte croissance.

L'IEI avance le nombre de 4.000 dont 1.500 start-up. Quelques noms sont familiers aux professionnels du secteur - Aladdin Knowledge Systems, Babylon, Checkpoint, Mercury Interactive, RAD, Radware, RiT Technologies, VocalTec - même si leur consonance anglo-saxonne et le fait que certaines sociétés aient un siège important voire principal aux Etats-Unis pourraient faire oublier leur provenance. Source : http://www.association-belgo-palestinienne.be/boycott/high-tech.htm

Parmi elles, on trouve :

• Aladdin Knowledge Systems

Aladdin propose des solutions de sécurisation des contenus Internet pour entreprises et administrations.

• Babylon

Société basée à Or-Yehuda en Israël commercialisant des logiciels de traduction en ligne et hors ligne.

• Checkpoint et sa filiale ZoneAlarm

Créateurs de logiciels de pare-feux et de sécurité réseau. CheckPoint, conçoit des équipements de sécurisation des réseaux d'entreprise et constitue un acteur très important dans le domaine.

Elle a été fondée par Gil Shwed et Shlomo Kramer, qui se sont basés sur leurs travaux dans l'armée pour créer leur société.

• Comverse Technology

Le groupe affiche un effectif total de 4.000 collaborateurs répartis dans cinq grandes divisions : Comverse, Verint (vidéo-surveillance numérique), Ulticom (solutions télécoms), Startel (solutions réseaux) et Starhome (solutions mobiles).

En France, la société dispose d'une filiale qui emploie une cinquantaine de personnes.

Comverse traite avec les trois opérateurs du marché. Bouygues Télécom a par exemple adopté la plate-forme MMS "made in Comverse", tandis que SFR a sélectionné les solutions Voice-mail et SMS du prestataire.

Quant à France Télécom, il a opté pour la solution de SMS fixes développée par Comverse Source : http://www.journaldunet.com/0306/030624comverse.shtml

• Mercury Interactive

Mercury est le leader mondial des services et logiciels BTO (Business Technology Optimization).

• ; Radware

Spécialiste des solutions IAS (Intelligent Application Switching), Radware développe des produits pour les entreprises de sécurisation en matière d'informatique, de réseau et d'internet

• Radvision et VCON

Entreprises israéliennes installées en France spécialisées dans la mise au point et l'installation de système de visioconférence.

  • Radvision est basée à Région Parisienne site Internet : www.radvision.com
  • VCON est basée à St Denis-93 site Internet : www.vcon.fr

• ReelSmart et APP Group - France

ReelSmart, système d'enroulement automatique de tuyaux d'arrosage, fabriqué par la Société Hydro-Industries -Israël est commercialisé en France par APP Groupe, filiale française de plusieurs industriels israéliens.

APP GROUP est basé à Pont de Cheruy (38).

Il commercialise également des systèmes d'irrigation israéliens ELGO Source : http://www.references-brico-jardin.fr/rbjnew/index.php ?Mess=FicheJ&FicheNum=5858&Bdd=j

• Elgressy France

L'entreprise Elgressy-France, société israélienne installée en France, est le leader mondial spécialisé dans la fabrication et la distribution d'équipements spécifiques au traitement des eaux industrielles chargées en tartre et/ou micro-organismes.

Elgressy Engineering Services Ltd. est détenteur d'un ensemble de brevets déposés dans le monde pour la conception et l'emploi des procédés d'électrolyse dans le domaine des circuits d'eau et de la lutte contre les bactéries de la legionella.

Liste de tous les produits israéliens

Les produits des entreprises qui soutiennent l'Etat d'Israël (américaines ou européennes)

INTEL

L'usine de Kyriat Gat est construite sur des terres appartenant au village palestinien d'Iraq Al Manshiya et et d'Al-Falluja détruits en 1949. Ces villages faisaient partie du District de Gaza à l'époque. Ces villages, appelés aussi "poche de Falluja", ont une histoire toute à fait particulière puisqu'ils n'avaient pas été pris par l'armée israélienne en 1948. A l'aide de l'armée Egyptienne, les villageois ont réussi à tenir jusqu'à la fin de guerre de 1948.

Lors de l'accord d'armistice signé entre l'Egypte et Israel en février 1949, l'Egypte a accepté d'en retirer ses soldats à condition que la population puisse rester si elle le désirait et que leur sécurité soit garantie. Israel a accepté.

Cet accord fait meme l'objet d'une annexe de l'accord d'armistice.

Mais ensuite, selon Benny Morris, le Général Allon a décidé de pousser à fuir les habitants en les effrayant. Les derniers villageois sont partis le 28 avril 1949.

Les villages ont été ensuite rasés et en 1959, Israel y construisait la ville de Kiryat Gat après avoir annexé la terre.

En 2001 Intel-Israël avec 5000 salariés à Jérusalem, Haïfa et Kyria Gat a exporté pour 2 milliards de dollars au lieu des 810 millions l'année précédente, ceci grâce à l'ouverture de la nouvelle usine de Kyria Gat.

ALSTOM ET CONNEX

Le consortium CITY PASS, qui regroupe deux sociétés françaises : ALSTOM, l'un des plus importants constructeurs mondiaux de moyens de transport et CONNEX, spécialisé dans l'exploitation des services de transports de voyageurs, a remporté l'appel d'offres public de construction du tramway de Jérusalem.

La première ligne, longue de 13 km, reliera le centre-ville à deux quartiers de colonisation, Pisgat Zeev et French Hill, bâtis au début des années 1970 sur des terres confisquées aux Palestiniens de Jérusalem et dont l'annexion par Israël n'a jamais été reconnue par la communauté internationale.

Il est clair que "ce projet vise à consolider la présence juive dans la partie arabe de la ville sainte et qu'à ce titre, il contribue à la politique du gouvernement israélien consistant à les empêcher d'y établir la capitale de leur futur Etat" (Le Monde, 04.11.2005).

CITY PASS a remporté l'appel d'offres public en 2002 et sa victoire sur l'allemand SIEMENS lui offre un contrat de 400 millions d'euros et une option sur une autre marché encore plus prometteur, celui du métro-tramway de Tel Aviv, estimé à au moins un milliard d'euros.

"Un très bon point pour l'export tricolore que J.P. Raffarin, alors premier ministre, n'avait pas manqué de vanter lors de son passage à Jérusalem en mars dernier. Le 17 juillet, l'ambassadeur de France à Tel Aviv, Gérard Araud, avait même assisté à la signature officielle du contrat dans les bureaux du premier ministre israélien, Ariel Sharon, quelques jours avant que celui-ci ne scelle à l'Elysée la réconciliation de l'Etat hébreu avec la France" (id.). Et Patrick Devedjian a donné son assentiment au projet lors de sa visite en Israël, lorsqu'il était Ministre de l'Industrie.

En août dernier, lors de la cérémonie d'accord, Ariel Sharon a déclaré : « Je suis convaincu que ceci doit être fait, et d'ailleurs, toute chose qui sert à renforcer Jérusalem, il faut le construire, l'agrandir et le soutenir pour l'éternité en tant que capitale des Juifs et de l'Etat uni d'Israël (...) ». Quant au Maire de Jérusalem, Uri Lupolianski, il décrit le projet ferroviaire comme étant "l'accomplissement du Psaume 122" !

Le fait qu'ALSTOM et CONNEX soient des sociétés privées ne dédouane pas l'Etat français (pris en flagrant délit de télescopage de la diplomatie et des affaires) de son obligation de respect des lois internationales.

Le Président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas et son Ministre des Affaires Etrangères, M. Al-Qidwa, ont fait part de leur préoccupation auprès du Président Chirac et du gouvernement français, lors de leur visite en Europe en octobre dernier. Jacques Chirac a promis de s'occuper de cette question mais l'Autorité palestinienne a toutes les raisons de redouter "que la diplomatie française ne fasse le gros dos en attendant que la polémique s'essouffle" (Le Monde, 04.11.2005).

Rappelons que la Cour Internationale de la Haye, lorsqu'elle a statué sur le Mur en 2004, a rappelé que les signataires de la Convention de Genève ont l'obligation de la faire respecter. Or "l'une de ses clauses interdit à tout Etat de transférer une partie de sa population sur un territoire qu'il occupe. La France a donc le devoir d'arrêter une entreprise qui s'apprête à faciliter ce processus de transfert. Ce n'est pas parce que ces colonies existent depuis des dizaines d'années que le business doit l'emporter sur le droit" (Le Monde, 04.11.2005).

Il est urgent que les citoyens dénoncent la complicité de l'Etat français à cette nouvelle spoliation des terres palestiniennes, à la consolidation de l'apartheid et de la colonisation de la Palestine.

Participez à la mobilisation

B.M.I. (Béton Moulé Industrie)

B.M.I. est la filiale française de l'entreprise de ciment irlandaise ROADSTONE. ROASTONE possède 25% du capital du groupe Mashav, une Holding israélienne pour Nesher Cement, qui est l'unique fournisseur de ciment en Israel.

Amnesty International a déclaré que : "C.R.H., par ses filiales Mashav et Nesher est susceptible de fournir la matière première du Mur/Barrière... si oui, elle violerait les règles des Nations-Unies sur la responsabilité des entreprises internationales et d'autres entreprises en ce qui concerne les Droits de l'Homme (2003)."

L'Église Anglicane Irlandaise a déclaré en septembre 2005 qu'elle voulait céder ses actions d'une valeur de 6 millions de dollars qu'elle détient dans cette société impliquée dans la construction du Mur en Cisjordanie .

CATERPILLAR

Equipement pour bâtiment mais également, vêtements, chaussures. Les bulldozers Caterpillar sont utilisés pour la destruction des maisons en Palestine.

De nombreuses campagnes internationales existent déjà à son encontre (Amnesty International, Human Rights Watch, ISM).

CHEVROLET-DAEWOO

Le 21 novembre 2005 à l'aube, plusieurs pelleteuses israéliennes de marque Daewoo accompagnées d'importantes forces de la Police des Frontières ont démoli 7 maisons palestiniennes à Anata, Beit Hanina et Silwan.

Ces maisons font partie du secteur de la municipalité de Jérusalem qui a été étendu à la Cisjordanie. Des rapports indiquent qu'il reste 1,5 millions de Shekels ($300.000) non utilisés dans le budget annuel de la municipalité de Jérusalem. L'argent sera perdu s'il n'est pas utilisé dans les démolitions. Puisque cette somme paye environ 70 démolitions, la municipalité est sous pression pour démolir autant de maisons que possible dans le mois et demi à venir.

La raison qui a été donnée pour la démolition des maisons à Anata est que ces maisons sont situées trop près du tracé du mur - bien que le mur n'ait pas été encore construit. Sept maisons ont été détruites en une seule journée. Dès qu'elles ont entendu les bulldozers, ces familles ont rassemblé le peu d"affaires qu'elles ont pû et sont sorties sous la pluie, se retrouvant sans abri.

Gush Shalom a appelé ses activistes à envoyer des lettres à leurs revendeurs locaux de Daewoo-Chevrolet et de General Motors, Dawoo a récemment été acheté par Chevrolet, une entreprise appartenant à General Motors. L'ISM soutient également cet appel et encourage ses activistes à faire de même.

L'utilisation du matériel Daewoo pour détruire les maisons des civils par une Force d'Occupation Militaire viole le Droit International et les Droits de l'Homme.

Que Daewoo tire des bénéfices en vendant ces matériels pour de tels usages est moralement répréhensible et comparable aux liens entre Carterpillar et le complexe militaro-industriel. Voir ci-dessous la campagne contre Caterpillar

Photos et informations complémentaires sur le site du Comité Israélien Contre les Démolitions de maisons (ICAHD) dont les activites ont été témoins de ces événements www.icahd.org/

Daewoo Chevrolet Europe www.chevroleteurope.com/

Chevrolet France Connaitre votre revendeur le plus proche : http://www.chevrolet.fr/services/dealer_locator/index.jsp ?land=fr

COCA-COLA

Cette entreprise soutient l'Etat d'Israël depuis 1966. Marques du groupe : Aquarius, Cherry Coke, Fanta, Nestea, Sprite, Minute Maid, Tropical. ..

DANONE

Danone vient d'investir dans le Golan, territoire syrien occupé en 1967 par Israël. Marques du groupe : Arvie, Badoit, Belin, Blédina, Phosphatine, Chipster, Evian, Galbani, Gervais, Heudebert, Lu, Taillefine, Volvic.

DISNEY LAND

L'entreprise Disney n'a rien d'idyllique et contribue par son soutien à Israël à semer la mort en Palestine. Selon les responsables de Disney, 10 à 20% de leurs investissements sont traditionnellement placés en Israel et le reste aux Etats-Unis.

Elle approuve ainsi tacitement l'occupation illégale de Jérusalem-Est en faisant de Jérusalem, lors d'une exposition au Centre Epcot en Floride, la capitale d'Israël, cela en violation des résolutions internationales de l'ONU.

Après avoir investi 500 millions de dollars au cours des 18 dernieres années, Disney a annoncé le 10 novembre 2005 qu'il allait investir 125 millions de dollars en Israel dans les 4 prochaines années, imaginons à quoi vont servir ces fonds, sans oublier le montant des fonds dont on n'entend pas parler

ENCYCLOPEDIE UNIVERSALIS

Les relais sont nombreux, et il nous appartient de dénoncer leur pratique : l'Encyclopédie Universalis (version 9 - DVD de 2003) présente Jérusalem comme la capitale d'Israël ; il est scandaleux qu'un ouvrage à prétention scientifique cautionne ainsi une déclaration unilatérale du gouvernement israélien

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Les catégories de population qui avaient eu une expérience directe et malheureuse du communisme (expulsés ou réfugiés du bloc oriental, victimes directes ou renégats) fournirent naturellement au réseau Paix et Liberté une bonne partie de ses membres. Certes, elles sont, d'un premier abord, moins visibles dans les cadres dirigeants des mouvements du réseau, mais pas absentes. Ainsi, le président du comité coréen est un ancien ministre des Affaires sociales, le comité japonais est dirigé par un ancien communiste et l'homme de liaison du comité suédois est d'origine hongroise. Surtout, dans les pays ayant une expérience directe du rideau de fer (Allemagne) ou du rideau de bambou (Corée, Vietnam et surtout Taiwan), les comités recrutent en tout cas une bonne partie de leur public au sein de ce groupe. En Allemagne occidentale, par exemple, tant les expulsés des territoires perdus, que les réfugiés venus de la zone soviétique et continuant à venir de la RDA, - ensemble entre 20 et 25% de la population ouest-allemande - constituaient une bonne partie de l'auditoire mais aussi des soutiens à ces mouvements. À ce groupe s'amalgamaient parfois aussi ceux des combattants allemands qui avaient eu sur le front de l'Est confirmation ou qui continuaient de croire aux allégations de la propagande nazie. Les prisonniers de guerre allemands rentrant tardivement - au moins jusqu'en 1955 - en RFA et leurs proches constituent ainsi une part importante de la sociologie du VFF. Le Comité international ainsi que différents comités nationaux ou regroupements régionaux entretenaient de fait des relations avec les fédérations de réfugiés d'Europe centre-orientale, tant nationales qu'internationales. Mais la coopération avec l'ABN (Anti-Bolchevik Bloc of Nations), regroupement d'émigrés dominé par les nationalistes ukrainiens, ou le groupe des Russes blancs (NTS), les deux plus importantes associations, restèrent relativement réduites. Le nationalisme des différents groupes nationaux et les querelles géopolitiques qui subsistaient, souvent depuis l'entre-deux-guerres, constituaient en effet le plus souvent des obstacles majeurs à la constitution d'un groupe de pression anticommuniste uni à laquelle aspirait le comité Paix et Liberté.

Toutefois si le combat anticommuniste rencontrait quelques difficultés à se fédérer par la politique, il en alla différemment avec l'économie. L'ensemble du réseau Paix et Liberté était profondément intégré aux réseaux industriels et patronaux. Pour ces derniers, comme pour les anticommunistes virulents, la lutte contre le communisme était une question de subsistance. En effet, depuis que l'Union des intérêts économiques avait pointé plus directement, pour les législatives de 1919, sur le péril communiste par une affiche représentant un Bolchevik le couteau entre les dents, l'engagement des milieux patronaux dans la lutte contre cette menace était plus important. Les organisations anti-communistes le savaient, et, à dessein, y trouvèrent une source de revenus. Le VFF, par exemple, avait débuté sa propagande par une campagne anti-sabotage au profit de l'industrie et tirait une partie de ses fonds de généreux donateurs de l'industrie allemande. Progressivement sa coopération avec l'industrie et les organisations patronales (BDI, BDA) ou les chambres de commerce aboutit à un financement mensuel contre une intense activité de lutte contre l'infiltration communiste au sein des comités d'entreprise. Son expertise et ses succès dans ce dernier domaine furent souvent loués par le Comité international et ses techniques reprises par d'autres membres du Comité. Mais c'est surtout dans les pays où l'influence du PC était forte, et notamment sur la classe ouvrière, comme en France et en Italie, que les comités Paix et Liberté tentaient d'immuniser le monde ouvrier. En France, par exemple, la création de Paix et Liberté s'inscrit dans le cadre de la lutte contre les sabotages communistes contre l'envoi d'armement en Indochine dans les grands ports. Mais plus généralement, le mouvement de David luttait dans toutes les concentrations industrielles contre l'influence communiste, que ce soit en son nom, en soutenant Force ouvrière ou même des syndicats « maison ». Car ses fonds provenaient justement en partie de fonds patronaux. De même la FIAT et l'empire Agnelli furent à la base des ressources de l'organisation italienne. Le comité autrichien n'était, quant à lui, en fait qu'un nom cachant une organisation patronale, la Fédération des travailleurs indépendants [36]. Enfin, le président du comité belge de Bruxelles et un temps du comité international, Maurice Keyaerts, directeur de banque et proche des milieux industriels, représentait bien l'importance des milieux économiques et financiers au sein du réseau. Il drainait dans son sillon également Marcel de Roover, directeur de la Banque de Bruxelles. L'anticommunisme du réseau Paix et Liberté était donc aussi un anticommunisme économique.

Les milieux économiques et industriels garantissaient, en partie, l'existence de ces comités. Mais leur création et leur survie dépendaient des soutiens politiques - le plus souvent, au plus haut niveau. La création de Paix et Liberté reposait ainsi, en grande partie, sur la volonté du président du Conseil de l'époque, René Pleven, de disposer d'un instrument de lutte contre la propagande communiste. Et, alors que les fonds secrets de Matignon servaient au financement de l'organisation, Jean-Paul David, par ses qualités de député de Seine et Oise et maire de Mantes-la-Jolie, mais surtout par sa proximité avec le pouvoir en place assurait à son association des avantages conséquents, comme par exemple l'utilisation des ondes nationales pour son émission radio. De même, l'homologue allemand de Paix et Liberté, le VFF, profitait à la fois des fonds secrets et des budgets réguliers de plusieurs ministères ouest-allemands et menait ses actions en concertation avec eux. Ses connexions remontaient, elles aussi, jusqu'à la chancellerie. Tandis que Pace e Libertà bénéficiait d'appuis ministériels similaires, les présidences d'autres associations encore, assurées par des parlementaires, comme pour les comités turc et grec, montrent l'intérêt des pouvoirs en place pour de tels réseaux. En effet, ces derniers représentaient souvent un moyen plus souple - et donc plus efficace - et plus discret qu'une administration publique pour mener une propagande et accompagner une politique anticommuniste.

Mais bien plus qu'une possibilité de seconder une politique intérieure ou exprimer une culture politique, un tel réseau était souvent un auxiliaire et un instrument de politique étrangère.

Un réseau instrument de politique étrangère

L'utilisation du réseau Paix et Liberté comme instrument de politique étrangère doit être envisagée sous deux, voire trois angles différents, le plus souvent complémentaires et imbriqués. D'une part, chaque comité national était utilisé par les différents pays, à différents degrés, comme outil pour leur politique étrangère. D'autre part, le réseau Paix et Liberté apparaissait, en tant que tout, comme un instrument au profit de la politique étrangère du monde libre et plus particulièrement de son leader, les États-Unis. Enfin, dans le cadre de son rôle au sein du combat mené par le bloc occidental, le réseau tenta parfois - sans grande réussite - de s'émanciper et de prendre une place en tant qu'acteur autonome des relations internationales pendant la guerre froide.

Dans la seconde moitié des années 1940, la plupart des pays européens avaient dû en grande partie se reposer sur l'épaule américaine. Mais, à partir de 1950 et notamment de la guerre de Corée, l'émancipation européenne - d'ailleurs souhaitée et encouragée par les États-Unis - connut une accélération. Cependant l'autorité américaine de tutelle réclamait sans cesse des gages aux Européens sur leurs capacités réelles à voler de leurs propres ailes. Or, dans ce cadre, les créations des comités nationaux Paix et Liberté apparaissent justement comme autant de gages de la volonté des Européens de l'Ouest de faire barrage au communisme. C'est vrai en Italie mais aussi et surtout en Allemagne occidentale, où l'efficacité de la lutte contre le communisme conditionnait l'accès à plus de souveraineté pour le tout nouvel État. Ce fut aussi la cas en France, pays qui était pour les États-Unis non seulement une pièce maîtresse dans sa stratégie européenne, mais objet d'inquiétude à cause de la force du communisme. Ici encore la création de Paix et Liberté devait apaiser ces craintes. Pour ce faire, les États-Unis furent d'ailleurs, par le biais de leur représentant pour l'aide militaire et celui pour le plan Marshall, longuement informés - et ce directement par le chef de cabinet de René Pleven - de la mise sur pied de l'organisation, avant même sa création officielle [37]. Cet objectif fut atteint, car les représentants américains étaient, dès les débuts de Paix et Liberté, confiants. Restait cependant à convaincre l'opinion américaine, encore très sceptique sur la volonté réelle de la France de faire barrage au communisme. Ce fut principalement l'objet du premier voyage de Jean-Paul David aux États-Unis, fin janvier - début février 1952 [38]. Son voyage fut un franc succès. Ses rencontres avec les représentants de la presse lui valurent quelques articles, tandis que ses rencontres avec les plus hauts responsables de la politique étrangère américaine, dont le secrétaire d'État, sonnaient comme une ultime reconnaissance. Le travail de Jean-Paul David fut même cité et montré en séance par le sénateur du Michigan, Homer Ferguson [39]. Lors de ce premier voyage, tout fut d'ailleurs mis en œuvre afin que Paix et Liberté apparaisse comme une association privée - ce qu'elle était de par son statut - et une émanation de la volonté des Français de s'engager plus encore pour le camp occidental. Afin de créer une sorte de réseau transatlantique, une partie du voyage de David fut également consacrée aux rencontres avec d'autres associations anticommunistes américaines : le Committee against Communist Agression, l'International rescue Committee, l'Iron Refugee Committee ou le Committe for Constitutionnal Government. Mais l'autonomie de l'association de Jean-Paul David n'était qu'apparente et très partielle. En réalité le voyage de David avait été préparé par le Quai d'Orsay et bénéficiait du soutien logistique des postes français aux États-Unis. Par ailleurs, le voyage de David s'inscrivait tout autant dans la mobilisation et l'instrumentalisation d'associations du secteur privé par les autorités politiques américaines dans le cadre de leur campagne de propagande et donc de guerre psychologique. Le voyage de David répondait en effet à une invitation du National Committee for a free Europe, une association étroitement contrôlée et financée par la CIA. Ce premier voyage ne montre donc pas seulement combien l'anticommunisme était affaire de réseau, mais aussi comment Paix et Liberté faisait parti d'un dispositif américain en Europe. Ceci transparaît d'autant plus clairement si l'on met en avant qu'au moins les comités italiens et allemands furent également soutenus par la CIA.

Le second voyage de David aux États-Unis, fin septembre 1953, prit certainement un caractère encore plus officiel et incarnait, de ce fait, d'avantage cette dimension d'instrument de politique étrangère. Les rencontres de David, tant avec les responsables de la CIA, Allen Dulles et Walter Bedell Smith, qu'avec ceux du Département d'État ou encore avec les membres de l'OCB (Operations Coordinating Board), structure coordonnant les efforts américains en matière de guerre psychologique, montre bien comment Paix et Liberté continuait de rester un élément clé de la stratégie anticommuniste américaine pour la France, tout comme l'était, dans une moindre mesure, Pace e libertà pour l'Italie ; d'autant que l'administration Eisenhower accordait une importance croissante à la guerre psychologique. Mais, plutôt que de s'inscrire dans la politique américaine, Jean-Paul David cherchait, avec Bidault, à coordonner les efforts du monde libre en matière de propagande et de guerre psychologique au niveau de l'OTAN. Pour ce faire, le député radical avait mené des consultations auprès des autres pays de l'Alliance et auditionné plusieurs fois à l'OTAN [40]. Le comité international Paix et Liberté, dont il avait - jusque 1956 - la présidence, aurait certainement connu une nouvelle impulsion et fait basculer le réseau des comités vers une sorte d'internationale anticommuniste, lui permettant d'avantage encore un acteur de la guerre froide. Mais les autorités américaines refusèrent net que cette coordination soit transférée à l'OTAN. À cela deux raisons : d'abord, l'Alliance atlantique ne devait pas, selon eux, revêtir un caractère offensif. En second lieu, la délégation et la décentralisation de la guerre psychologique était vue d'un mauvais œil. Les Américains tenaient à conserver et à développer leur vision et leurs instruments de la guerre psychologique. Fritz Cramer, président du VFF devenu également président du CIAS en 1957, tenta de relancer cette proposition de coordination et de création d'une cellule de guerre psychologique auprès de l'OTAN. Mais même Van Zeeland, président d'honneur du CIAS, ne parvint pas à faire jouer sa relation avec le secrétaire général de l'OTAN, Paul-Henri Spaak, pour faire aboutir le projet.

À défaut de pouvoir coordonner l'effort psychologique du monde libre, le réseau Paix et Liberté déploya cependant la plupart de ses initiatives de façon autonome, bien qu'intrinsèquement elles servaient la politique étrangère des États. Dans la première moitié des années 1950, même si les bailleurs de fonds étaient, pour l'essentiel, publics, l'initiative de campagnes d'affichages européennes provenait - autant que cela transparaît des archives - des associations. Elles furent l'aspect le plus visible de cette volonté de jouer un rôle international - au niveau des consciences et des idées, la guerre froide étant justement devenu essentiellement une guerre des idées. Or, par les mobilisations nationales, voire européennes, des inconscients collectifs de l'Europe occidentale, le réseau Paix et Liberté contribua à enraciner les représentations de la guerre froide et de ses deux camps inconciliables au sein des populations. Néanmoins, le réseau n'a sans doute pas réussi à acquérir une plus grande autonomie d'action internationale, d'une part, parce que son existence était trop liée au financement des acteurs traditionnels de politique étrangère - les États - et d'autre part, parce que l'essentiel de sa propagande était négative, « anti- », et ne proposait pas directement une alternative, si ce n'est le renforcement de la solidarité du monde libre. En fait, les comités nationaux assumèrent bien plus une sorte de rôle de vigie, de conscience. Ainsi, par exemple, David envoya-t-il une lettre aux ministres des Affaires étrangères participant à la conférence de Genève en 1954 afin de leur rappeler à quel point leur attitude était décisive pour la solidarité des nations libres [41]. Après 1956, l'internationalisation et la tentative d'autonomisation tant du Comité que du combat s'accrut : le CIAS protestait contre les évènements de Hongrie en écrivant à l'ONU, participait officiellement au 4e congrès interaméricain pour la défense du continent ou activement à l'organisation des deux conférences sur la guerre politique des Soviets, à Paris en décembre 1960 et à Rome en novembre 1961. Mais le climat avait changé par rapport au début des années 1950. La détente s'était installée, tout comme un certain dialogue direct entre les super-puissances, sans forcément que l'Europe fut au centre de celui-ci. Alors, comme un miroir de l'utilisation par David du réseau comme soutien de la politique française, l'Allemand Cramer, devenu président du CIAS en 1957, contribua à en faire de plus en plus un instrument de la politique étrangère allemande. Il resserra en effet le combat sur le problème allemand. De fait, la question allemande était, au sein de la guerre froide, si ce n'est en voie de marginalisation, au moins de dilution. Certes, la seconde crise de Berlin et la construction du mur contribuaient à garder l'Allemagne comme point de cristallisation de la lutte contre le communisme, mais le monde s'était accommodé de la division de l'Allemagne. Pour lutter contre la banalisation de celle-ci le CIAS multipliait les initiatives. Il diffusait par exemple, en 1958, aux autres comités une carte de l'Allemagne dans ses frontières de 1937, une carte alimentaire de RDA, ou invitait, en 1959, des délégations françaises et italiennes à Berlin pour se rendre compte sur place de la situation. Par là, le réseau redevenait un instrument et il lui fut difficile de se poser en acteur autonome et indépendant des relations internationales, si tenté que cela soit possible par ailleurs.

Finalement donc, le réseau Paix et Liberté incarnait surtout sa propre fonction de mise en relation des informations et des personnes. Par sa nature même, il contribua néanmoins à multiplier et à renforcer la solidarité anticommuniste du camp occidental. Il n'a cependant pas pu devenir une internationale dans la mesure où, comme on l'a montré, les efforts de coordination de l'anticommunisme n'ont pu aboutir, comme par exemple en matière de guerre psychologique. Les conditions nationales ainsi que la multitude des traditions politiques ou spirituelles de l'anticommunisme rendaient en effet difficilement réalisable une unité du mouvement. Il existait, à vrai dire, autant de réseaux anticommunistes que de formes de l'anticommunisme. Ce dernier, par sa pluralité, ne peut-il finalement exister que sous forme de réseau ?

*

Doctorant à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et à la Ruhr Universität Bochum, allocataire du DAAD, prépare une thèse sous la direction de Robert Frank et Norbert Frei.

[1] Rapport du Quartier Général du CIC, Region III, Sub Region Francfort/M du 7 juillet 1947, OMGUS, ISD 5/261-3/3.

[2] Baron G. von Wrangel, Short project of Action and Organization, 10 avril 1947, OMGUS, ISD 5/261-3/3.

[3] Lettre de G. von Wrangel à Robert F. Corrigan, Off of Polad, HQ EUCOM du 11 août 1947, OMGUS, ISD 5/261-3/3.

[4] Lettre du baron G. von Wrangel du 8 août 1947, OMGUS, ISD 5/261-3/3.

[5] Lettre de Robert F. Corrigan à Nabokoff (IRI) du 29 juillet [1947], OMGUS, ISD 5/261-3/3.

[6] KÖRNER (Klaus), « Von der antibolschewistischen zur antisowjetischen Propaganda : Dr. Eberhard Taubert », in SYWOTTEK (Arnold) (Hrsg.), Der Kalte Krieg - Vorspiel zum Frieden ?, Münster, Hambourg, 1994 et MAJOR (Patrick), The death of the KPD. Communism and anti-communism in West-Germany, 1945-1956, Oxford, Clarendon Press, 1997.

[7] Lettre du Dr Friedrich Minssen (Munich) à Robert Murphy, OMGUS, du 10 février 1948, OMGUS ISD Shipement 5, Box 260-263, 2.

[8] MAJOR (Patrick), The death of the KPD..., op. cit.

[9] Association populaire pour la paix et la liberté. Cf. FRIEDEL (Mathias), Der Volksbund für Frieden und Freiheit (VFF). Eine Teiluntersuchung über westdeutsche antikommunistische Propaganda im Kalten Krieg und deren Wurzeln im Nationalsozialismus, St. Augustin, Gardez ! Verlag, 2001 ; LUDWIG (Bernard), « La propagande anticommuniste en Allemagne fédérale. Le « VFF », pendant allemand de Paix et Liberté ? », Vingtième Siècle. Revue d'Histoire, n° 80, octobre-décembre 2003 et les travaux de Klaus Körner.

[10] SOMMER (René), La France dans la guerre froide. Paix et Liberté, 1950-1956, Paris, IEP, mémoire de DEA, 1980, 173 p. ; « Paix et Liberté : la Quatrième République contre le PC », L'Histoire, n°40, 1981, p. 26-35 ; DUHAMEL (Eric), « Jean-Paul David et le mouvement Paix et Liberté, un anticommunisme radical » et DELPORTE (Christian), « Propagande anticommuniste et images : le cas de Paix et Liberté », in DELMAS (Jean) et KESSLER (Jean) (dir.), Renseignement et propagande pendant la guerre froide, 1947-1953, Bruxelles, Complexe, 1999, p. 217-225. Iconographie : Ibid.. et BUTON (Philippe), GERVEREAU (Laurent), Le couteau entre les dents, Paris, Chêne, 1989, 159 p.

[11] Rapport de von Dellingshausen, 4 mai 1951, B 137-2607.

[12] Rapport du VFF (Taubert) pour le BMG du 18 mai 1951, B 137-2607.

[13] Note de von Dellingshausen du 7 juin 1951, B 137-2607.

[14] Les archives sont contradictoires quant à sa participation à cette fondation. Le Comité belge comprenait deux sections : l'une à Bruxelles était dirigée par le banquier Maurice Keyaerts, l'autre à Liège par C. Doat.

[15] Lettre du VFF (Taubert) au Dr Mai du 5 septembre 1951, B 136-1765.

[16] Il ne reste que livré sous forme de projet, cf. annexe de la note de von Dellingshausen du 5 octobre 1951, B 137-2609.

[17] Lettre de l'AA (023-00 II 2580/53) au BMG du 17 mars 1953 B 137 - 2609.

[18] Dirigé par le parlementaire Velibese.

[19] Eirene & Eleutheria (Athènes) dirigé par le député Stamatis Mercouris.

[20] Note du VFF du 31 janvier 1955 B 137-2610.

[21] Est comptabilisé ici aussi le Comité Paix et Liberté en Sarre, mis en place par la France. Le VFF n'eut jusqu'au règlement du problème sarrois (accords de Paris, fin 1954) pas de relation avec celui-ci. Après le retour de la Sarre à la RFA, il mit lui-même une délégation régionale en place en Sarre. Outre les comités européens et le comité vietnamien, déjà cités, y figurent aussi le comité japonais (dirigé par Shiro Mitamura et Kiichi Minami) et taiwanais (The Peace and Freedom Association of the Republic of China (Taipei) dirigé par le professeur Fuchow Wang et son secrétaire général, Dr Wen-Hsi-Tschang. ).

[22] Il s'agit d'une part du Centre national d'information du Dr Albert Münst à Zurich et d'autre part du Comité suisse d'action civique de Marc-E. Chantre à Lausanne. Münst fut présent dès les premiers contacts internationaux et s'y impliqua fortement. On abandonna cependant l'idée de création d'un Comité national à cause de la neutralité helvétique.

[23] Par Common Cause (Freedom, the Common Cause of Mankind) et son secrétaire général Mr Smith.

[24] Par The People's Union - Peace and Freedom (Sydney) dirigé par E. Hebblewhite.

[25] Par l'Institut Veritas (Montreal) animé par le professeur jésuite Flavien Charbonneau.

[26] Par l'Union Civica International animé par Guillermo Prieto Yeme, journaliste et expert en questions économiques proche de la droite modérée.

[27] Par Folk og Forsvar (Oslo) mouvement du social-démocrate Gunnar Sand.

[28] Par Semmenslutningen Til Oplysning om Altantpagt og Demokrati-Fred og Frihed (Copenhague), également association atlantiste, animée par Niels Matthiasen.

[29] Par l'Anti-Communist League of Israel (Tel Aviv & Jerusalem) dirigée par l'ancien médecin viennois Prof. Dr von Weisel et Habib Shiber.

[30] Par la Fédération anticommuniste pour la réunification de la Corée dirigée par l'ancien ministre des Affaires sociales de Corée du Nord Yi-Yun-Yong.

[31] Par l'Antikommunistiese Aksiekommissie (Johannesburg) dirigé par le Dr Meyer et D.F. de Beer.

[32] La même année Paix et Liberté en France avait cessé officiellement, mais continuait sous la direction de l'ancien adjoint de Jean-Paul David, sous le nom d'Office national pour la démocratie française.

[33] « Comité ADC » (Sao Paulo) de G. Lodygensky.

[34] CIAS, état des lieux au 22 septembre 1958, confidentiel, B 137-1766.

[35] Paris-Presse, 14 septembre 1950, cité par SOMMER (René), La France dans la guerre froide. Paix et Liberté, 1950-1956, op. cit., p. 13.

[36] Verband selbständiger Wirtschaftstreibender.

[37] Télégramme n° 542 de l'Ambassade américaine à Paris au Département d'État du 30 août 1950, NARA, RG 59, Box 2552, 551.00/8-3050.

[38] Cf les comptes rendus dans AMAE, Amérique, États-Unis, 346 et 348 et la position américaine dans les fonds du Département d'État RG 59 (NARA, College Park, MD), not. 740.5/11-653, 740.5/9-2353 ; 740.00/1-2352 ; 033.5100/9-2853.

[39] Congressional Record - Senate, 1952, pp. 2113-2115 et Dépêche n° 1437 AM du conseiller de l'Ambassade à Robert Schuman du 21 mars 1952, AMAE, Amérique, EU, 346.

[40] Cf les archives de Groupe de travail sur l'information (AC/024) et du Groupe de travail sur la politique d'information et de coopération culturelle (AC/052) aux archives de l'OTAN (Bruxelles) et la thèse de VILLATOUX (Paul) et DUBREIL-VILLATOUX (Marie-Catherine), La guerre et l'action psychologique en France (1945-1960), Paris, Université Paris I - Panthéon-Sorbonne (Dir. Maurice Vaïsse), 2002, 4 vol., p. 266-281.

[41] Lettre de Jean-Paul David, secrétaire général du Comité international Paix et Liberté à G. Bidault, A. Eden et J. F. Dulles du 8 juin 1954, B 137-2609.




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