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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 00:22

Le Comité européen et international Paix et Liberté

« Internationale » ou réseau de l'anticommunisme ? ( 1950-1970)

Par Bernard Ludwig*,  le 2 octobre 2004 |  

La principale mutation de l'histoire des relations internationales est de considérer que la politique internationale est devenue une polycratie. La multiplication des instances décisionnelles en matière de politique étrangère au sein des États (corps diplomatique, militaires, analystes...), tout comme la montée en puissance de l'opinion publique, structurée ou non en organisations non-gouvernementales, font que les réseaux ont pris une importance capitale dans la politique internationale. L'histoire de la guerre froide en est un très bon exemple.

La logique de guerre indirecte mais totale a justement mis en avant le besoin des États de se doter de nouveaux instruments de politique étrangère, dans le cadre de l'affrontement idéologique. Revoir l'histoire de la guerre froide par l'histoire des réseaux qui l'ont portée est une tendance relativement récente mais essentielle de l'historiographie. 1947, une des dates clé des origines de la guerre froide, n'est-elle pas aussi celle de la refondation par Moscou de son défunt réseau d'influence mis sous silence pendant la grande alliance - le Komintern - par le Kominform ? Or, face à ce réseau contrôlé et centralisé le monde libre avait-il également une internationale à lui opposer ? Quel rôle put dans ce cadre jouer le réseau des comités Paix et Liberté ? Et, peut-on y voir une « internationale de l'anticommunisme » ?

L'activation des anciens réseaux

La lutte contre le communisme est aussi ancienne que l'idéologie elle-même, mais son élan ne commença réellement qu'avec la Révolution bolchevique de 1917. A partir du moment où celle-ci triompha, l'anticommunisme devint aussi virulent et acharné que la défense de cette expérience. En Allemagne, par exemple, l'anticommunisme était dès l'entre-deux-guerres, avec l'antisémitisme, non seulement un fondement pour le nazisme mais un moyen d'attraction politique. Avec la prise de pouvoir en 1933, l'anticommunisme devint davantage encore une idéologie d'intégration, un moyen d'adhésion à la communauté nationale, à la Volksgemeinschaft. Les anticommunistes professionnels y eurent donc leur heure de gloire. Ailleurs que chez les puissances de l'Axe et chez les collaborationnistes, la grande alliance avait quelque peu banni, au moins officiellement, la lutte contre le communisme. La guerre froide, comme nouveau choc des idéologies, allait, quant à elle, dès 1947, redonner de l'espoir aux anticommunistes de tous bords.

On le sait, face au conflit larvé naissant avec l'URSS, les Américains, en partie pour pallier leur propre ignorance, étaient à la recherche d'experts. Mais beaucoup de ces experts étaient eux-mêmes à la recherche du contact avec les États-Unis, par intérêt ou par conviction. Un des premiers de ceux-là était sans doute Reinhard Gehlen, qui, dès 1945, sut convaincre les Américains de réactiver son ancien réseau d'espionnage de la Fremde Heere Ost, le service de renseignement de la Wehrmacht sur le front de l'Est, et de mettre son expérience au profit des États-Unis. Jusqu'à sa transformation en 1955 en contre-espionnage officiel de la République fédérale (Bundesnachrichtendienst), l'Organisation Gehlen, était non seulement financée par la CIA, mais aussi un de ses instruments de lutte contre le communisme. L'efficacité de celle-ci reste cependant relative, car l'organisation était infiltrée par les Soviétiques.

En 1947, alors que la guerre froide semblait plus que jamais devenir réalité, le baron Georg von Wrangel approcha lui aussi les services de renseignements américains et les services politiques de l'administration militaire [1]. Il leur transmit un « projet d'action et d'organisation » [2] qui prévoyait non seulement d'assister les États-Unis dans la lutte contre le communisme sur leur territoire en faisant, par exemple, participer ses experts au Un-American Activities Committee, mais aussi en dehors de leurs frontières. Pour ce faire, il proposait de monter quatre groupes de propagande anticommuniste : un pour les pays sous domination soviétique, un pour les pays européens et autres pays étrangers, une organisation à base religieuse et une organisation d'intellectuels. Parmi ses experts, ou du moins, parmi ceux avec lesquels le baron se dit prêt à collaborer [3], figurait le Dr Eberhard Taubert, dont Wrangel transmit aussi un mémorandum sur « l'Ostpolitik4]. Taubert avait été la figure de proue de l'anticommunisme nazi. allemande » sous le régime nazi [

Dès 1931, tout en adhérant au NSDAP, il s'était évertué à rassembler les réseaux anticommunistes. Il y parvint en 1933 en créant le Gesamtverband deutscher antikommunistischer Vereinigungen, association fédérative qui peu après, alors que Taubert entrait au ministère de la Propagande de Goebbels, devint l'Antikomintern. C'était officiellement une association de droit privé, mais fondamentalement, elle était financée et dirigée par Taubert pour le ministère. Von Wrangel était un Balte allemand, vivant à Berlin depuis la fin des années 1920 et ayant adhéré au NSDAP en mai 1933, mais qui, surtout, avait dirigé le service extérieur de l'Antikomintern à partir de 1942. Certes la proposition de von Wrangel reposait sur de réelles convictions anticommunistes, mais, comme le remarquèrent les Américains, elle reposait aussi sur la volonté de trouver un « job » [5]. Peut-être fut-elle cependant aussi une façon détournée pour introduire Taubert aux Américains. Tous deux n'habitaient-ils pas désormais Hambourg ? Sans que les archives ne l'attestent jusqu'alors, Taubert semble lui aussi avoir contacté le CIC dès 1947 [6]. Mais il est certain que dès février 1948, il proposa, par l'intermédiaire du Dr Friedrich Minssen [7] à Robert Murphy, le directeur du service politique, trois plans pour combattre le communisme. Entre-temps en effet les Américains - mais aussi les autres Alliés - avaient lancé un vaste plan de propagande anticommuniste [8], l'opération Talkback. Le plan A de Taubert prévoyait un bureau secret d'information, c'est-à-dire un centre d'étude sur le communisme capable de fournir des informations à partir de l'observation de toutes les activités et réalités communistes. Le plan B correspondait à la création d'un mouvement anticommuniste en Europe de l'Ouest et à l'organisation de publications anticommunistes dans cette même sphère. Enfin, le plan C préconisait la création d'une organisation de publications anticommunistes en zone soviétique d'occupation. Ces trois plans reprenaient en fait le travail que Taubert avait effectué pendant de longues années pour les nazis : observation rigoureuse du communisme, de ses méthodes et de sa propagande afin de mener une contre-propagande tant au profit de la population du Reich, que de celle de l'Europe occupée et de l'Union soviétique. Les archives de l'occupation américaine montrent combien les Américains étaient réticents à engager ces Allemands pour mener leur propagande anticommuniste, mais jamais leur refus n'était catégorique. Les informations et projets de von Wrangel, tout comme ceux de Taubert, semblaient toujours bons à étudier, et même à être transmis au Département d'État.

Fin juin 1950, l'invasion de la Corée du Sud par le Nord communiste a renforcé les décideurs américains dans leur volonté d'agir fermement contre le communisme, une attitude déjà dictée par la directive NSC 68. Les plans proposés quelques années plus tôt par ces Allemands pourraient avoir eu une certaine influence. A la fin de l'été, se créèrent en Europe plusieurs associations anticommunistes, notamment le Volksbund für Frieden und Freiheit (VFF) [9] en RFA. Taubert en était le fondateur et réalisait le plan A de son projet de 1948.

De l'Europe contre le bolchevisme...

L'idée d'un Occident chrétien menacé et l'idée de croisade contre le bolchevisme avaient déjà été des thèmes développés pendant la Seconde Guerre mondiale, tant par les milieux collaborationnistes que par la propagande allemande dans l'Europe occupée. Taubert n'y était pas étranger. Ces idées furent remises au goût du jour après la guerre. D'une part la guerre froide, les annexions et la soviétisation de l'Europe centrale et orientale semblaient donner raison à tous les topoï de la propagande des hordes asiatiques déferlant sur l'Europe chrétienne. D'autre part l'Europe entière était, dans les années zéro, en quête de son identité et d'une explication à « sa » catastrophe. Plus encore qu'après la Première Guerre mondiale l'Europe avait l'impression d'être une civilisation mortelle. Le retour vers les fondements de cette civilisation devait rassurer.

En 1950, les réseaux de l'Église et les démocrates chrétiens mirent donc sur pied un Comité international de défense de la civilisation chrétienne. Début mai 1951, une délégation du Comité international, et notamment son secrétariat général, dirigé par les Français Lesourd et Tracou, se déplaça en Allemagne de l'Ouest pour y fonder une section allemande. Plus sans doute que d'autres, l'Allemagne d'Adenauer recherchait en effet dans le Abendland une idéologie pouvant servir à sa reconstruction. Or, parmi les fondateurs allemands se trouvait Arthur Ruppert, membre de la CDU et Premier secrétaire du Volksbund für Frieden und Freiheit (VFF). Par ailleurs, le comité français, dont les Français faisaient partie, travaillait main dans la main avec l'organisation anticommuniste Paix et Liberté créée en septembre 1950 et dirigée par le député radical-socialiste Jean-Paul David [10]. Une partie de la réunion fut donc consacrée à l'élargissement du réseau chrétien à l'Allemagne. Mais la deuxième s'évertua à la mise en réseau des deux associations aux profils, aux buts et aux modes d'actions semblables. D'emblée l'anticommunisme dépassa les vieilles rancœurs. Il fut proposé de coller simultanément des affiches anticommunistes identiques dans toute l'Europe « afin de montrer au bolchevisme la solidarité du monde libre dans sa lutte contre le bolchevisme » [11]. On s'entendit aussi sur la nécessité de consultations régulières. Ainsi, la délégation allemande du Volksbund fut-elle invitée dès la mi-mai à Paris pour discuter de l'organisation pratique d'une telle coopération. A Paris, se retrouvèrent sous la présidence de Jean-Paul David, non seulement Paix et Liberté et le Volksbund mais aussi l'Italien Giolo Marzio et ses collaborateurs de Pace e Libertà, des Suisses de l'organisation du Dr Münst, le Hollandais van Dam van Isselt, secrétaire national du comité du Benelux et le Belge Marcel Paternostre, président du comité mondial des réfugiés politiques de l'Europe centrale [12]. On décida de coopérer plus étroitement. A l'été 1951, les affiches française « Visitez l'URSS le pays de la liberté » et allemande « Ferien im Sowjetparadies : unvergesslich ! » montraient déjà les premiers fruits de cette coopération [13]. Le thème du paradis soviétique avait pourtant été le titre d'une exposition, conçue par Taubert en 1942, montrée tant à Berlin que dans l'Europe occupée !

Peu après, le 30-31 août 1951, à San Remo, Taubert vit l'aboutissement de la phase B de son plan de 1948. Il se constitua en effet un Comité européen Paix et Liberté, regroupant les associations française, allemande (VFF), italienne (Pace e Libertà), néerlandaise (Vrede in Vrijheid) et belge [14] (comité Paix et Liberté). En écho à la signature du traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l'acier (18 avril) la construction européenne en 1951, c'était donc aussi la construction d'une organisation européenne pour l'anticommunisme ; et, coïncidence significative, les pays fondateurs étaient, à l'exception du Luxembourg, les mêmes dans les deux cas ! Dans une lettre à la Chancellerie fédérale [15], même Taubert, recherchant une nouvelle respectabilité pour son travail, relevait que ceci permettait d'opérer avec une idée plus positive (l'idée européenne) - une idée avec laquelle il avait cependant aussi essayé de gagner des Alliés pour l'Allemagne nazie. Mais dans sa lettre transparaît également que ce n'était qu'une étape vers son vieux rêve d'un mouvement antibolchevique mondial. Un protocole d'accord et de règlement intérieur fixait les relations entre les associations [16]. Les buts du Comité étaient simples : création de liens de solidarité, coordination des actions et mise sur pied d'actions communes. Jean-Paul David en devenait le secrétaire général et la villa Bosquet son siège - réalité qui consacrait l'important impact intérieur de l'association française. Les dirigeants du VFF insistaient, quant à eux, sur l'égalité des droits entre les associations nationales. Cependant cette Gleichberechtigung n'effaçait pas les doutes exprimés, en mars 1953, par l'Auswärtiges Amt à voir une association allemande s'immiscer dans les affaires internes d'autres États, fut-ce par le biais du Comité européen Paix et Liberté [17].

...au front mondial contre le communisme

Rapidement néanmoins, sans doute courant 1952 avec l'adhésion d'un comité vietnamien, le Comité européen se transforma en Comité international. Or, le flou laissé par les archives sur ce changement de dimension montre bien que leur conscience européenne était certes capable de les fédérer mais que l'Europe n'était pour eux qu'une partie du monde libre et que le combat était planétaire. La guerre de Corée et la guerre d'Indochine ne fournissaient que d'évidentes preuves aux convictions que Taubert et d'autres avaient mis en avant dès les années 1930.

Peut-être la création de comités nationaux en Turquie [18] et en Grèce [19] et leur adhésion au Comité en décembre 1952, en parallèle à leur adhésion à l'OTAN en février, donnaient-elles également au Comité une dimension plus atlantiste qu'européenne ? Tout compte fait, on dénombrait, en janvier 1955 [20], vingt [21] adhérents au Comité international Paix et Liberté dispersés sur les cinq continents. Certains comme la Suisse [22], la Grande-Bretagne [23], l'Australie [24], le Canada [25], le Mexique [26], la Norvège [27], le Danemark [28], Israël [29], la Corée [30] et l'Afrique du Sud [31] avaient rejoint le Comité international par des mouvements qui ne respectaient pas la terminologie contractuelle et/ou étaient considérés comme « membres correspondants ». Ils apparaissaient toutefois comme membres dans les décomptes que le VFF présentait aux différents ministères allemands. Gonfler l'importance de ce front mondial auprès de leurs bailleurs de fonds était une nécessité vitale pour toutes ces associations. Véritablement planétaire ce front l'était aussi par sa coopération avec les autres réseaux anticommunistes extra-européens comme l'Asian People's Anti-Communist League32], pour des raisons de camouflage, Comité international d'action sociale (CIAS). Un nom qui rappelait celui de l'Institut d'études des problèmes sociaux, la structure que Taubert, selon son plan C de 1948, proposait d'établir en zone soviétique. Malgré sa défection du VFF en septembre 1955, l'ombre du maître planait encore. Par ailleurs, la Suède et l'Autriche - de façon officieuse à cause de leur neutralité - et le Portugal et le Brésil [33] avaient, entre 1956 et 1958, porté la liste des membres du CIAS à vingt-trois [34]. (APACL) et la Confédération interaméricaine pour la défense du continent. Avec celles-ci, il prépara dès 1958 à Mexico, le premier Congrès anticommuniste mondial. Entre-temps, le Comité international Paix et Liberté avait été rebaptisé, en 1956 [

Quel(s) réseau(x) ?

D'un point de vue sociologique tout d'abord. Les archives du mouvement allemand insistent souvent sur le fait que la plupart des cadres des comités nationaux sont d'anciens résistants au nazisme ou du moins leur ont été proches. Mais globalement, on manque encore de données biographiques permettant de l'attester à un niveau européen. C'est le cas pour Jean-Paul David, ancien capitaine de la résistance, qui sortit de la guerre avec la Légion d'honneur et la Croix de guerre avec trois citations [35]. Pour le comte Edgardo Sogno de Pace e Libertà, la chose est plus complexe. Il avait combattu dans les troupes de Mussolini en Espagne, mais fini dans la résistance à Mussolini. Arthur Ruppert, le vice-président du VFF, est aussi décrit comme hermétique au nazisme du fait de ses profondes convictions chrétiennes. Mais la caractérisation de résistants ne fonctionne absolument pas pour la plupart des membres dirigeants de l'association allemande, qui, souvent, sont d'anciens membres du NSDAP ou ont été des proches du nazisme. Taubert avait notamment recruté son ancien collaborateur au ministère de la Propagande, Alfred Gielen, comme chargé des relations internationales au VFF, après un passage à l'Organisation Gehlen. Jürgen Hahn-Butry, premier président du VFF (1950-1951), avait, comme écrivain de récits militaires, également une certaine proximité avec le régime et travaillé pour le ministère de la Propagande. Fritz Cramer, président du VFF de 1951 à 1966, avait, quant à lui, aussi adhéré au Parti dès 1932, et gravitait dans l'orbite de l'Organisation Gehlen tandis que son anticommunisme puisait ses sources dans les débuts de la République de Weimar. Conserver l'esprit de la Résistance dans le combat antitotalitaire face au communisme fut donc certes la motivation de l'engagement de certains, mais on ne peut encore dire s'il s'agit, pour le réseau, d'une minorité ou d'une majorité.

La puissance de la solidarité chrétienne dans la lutte contre le communisme est cependant, quant à elle, beaucoup plus importante pour le réseau Paix et Liberté. Déjà avant 1933, le regroupement anticommuniste qu'opéra Taubert reposait en grande partie sur des groupes anticommunistes chrétiens, tant catholiques que protestants. Cette tendance se retrouve dans les projets élaborés par Wrangel. En outre, comme on a pu le voir, la rencontre des comités français et allemands transite justement par les réseaux chrétiens du Comité international pour la défense de la culture chrétienne. Absente des thèmes de la propagande de Paix et Liberté en France, l'organisation de Jean-Paul David n'en collabore pas pour le moins de façon très régulière avec les organisations chrétiennes, qui sont aussi les véhicules de sa propagande, assurant la diffusion de ses tracts et brochures. David aurait également eu des contacts avec le Vatican. Pour son homologue allemand, les aspects religieux ne sont pas seulement intégrés à la propagande, mais constituent un des moteurs du soutien gouvernemental que lui procurent les chrétiens-démocrates alors au pouvoir. De même, Pace et libertà bénéficie en Italie du soutien de la démocratie-chrétienne. La dimension chrétienne constitue par ailleurs incontestablement aussi un élément important des connexions extra-européennes du réseau : les comités d'Afrique du Sud, du Brésil, du Mexique ont des fondements profondément chrétiens à leur anticommunisme, et plus encore ceux du Canada, dont l'organisation est dirigée par un jésuite ou encore de Taiwan, dont le président, Fuchow Wang est aussi représentant de l'ambassadeur auprès du Vatican.


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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 11:54

Faudra que l'on passe à la casserole

A leur façon, ils vous la souhaitent

Là, c'est notre fête.


Sûre, je suis bien forcé de reconnaître

Qu'au vu de tout ça, puis l'inflation

Nous n'avons pas si souvent l'occasion

De bien manger et de faire la fête

Faut bien l'admettre


Puis ce jour là, nous avons la satisfaction

De se frotter à quelques p'tits museaux

Qui vous traiteraient de toutes sortes d'oiseaux

S'il n'y avait pas la tradition.

Je n'ai pas raison... ?


Je ne ferais pas longtemps la grincheux

Tous mes copains et copines vous ont souhaité

Santé, bonheur, prospérité ;

Sans rechigner, je vous présente comme eux

Mes meilleurs vœux

 


de la part de

Mariette

Valenton



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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 14:51
Le 29 décembre 2008

Cher(e) Camarade,

Avec qui mener le combat après le 34ème congrès du PCF ?

Avec tous ceux qui veulent que le PCF demeure une force politique nationale capable de rompre avec le modèle de société capitaliste, une force politique capable de diriger la France pour construire un autre modèle de société : le communisme du 21ème siècle. Il y a des attentes fortes dans de nombreux milieux sociaux, syndicaux et intellectuels.

Les forces existent pour régénérer le PCF. Des dizaines de milliers de communistes pourront ré-adhérer. Des dizaines de milliers d'hommes et de femmes des classes populaires ont plus que jamais leur place comme adhérents. La préparation du congrès a mis en lumière des potentialités immenses. Il nous faut tendre la main à tous les communistes, sans a priori, en prenant appui sur le fait majoritaire, en menant avec conviction le débat et le combat politique et idéologique, en prise avec les réalités de la vie.

Il est important de préciser un certain nombre de choses qui sont liées au
congrès.


- Les refondateurs qui s'appellent maintenant « communistes unitaires » ont décidé d'avoir un pied dedans et un pied dehors. Organisés depuis octobre 1989, avec Charles Fiterman, ils mènent le combat depuis 20 ans pour réduire le PCF à une organisation politique de second plan. Ils se sont mis à découvert en annonçant leur vrai objectif : créer une autre force politique. Mais ils n'ont surtout pas pris le risque de se compter lors des votes des 29 et 30 octobre. L'initiative du 13 décembre, à la Défense met à jour leur méthode : créer des fractures pour handicaper au maximum le PCF. Il faut également se rappeler que les refondateurs ont toujours été partie prenante des choix stratégiques et associés aux postes à responsabilités depuis le congrès de Martigues, en 2000. Il y a une continuité, malgré les déclarations et les apparences, de leur engagement au 30ème, 31ème, 32ème, 33ème et peut-être même indirectement au 34ème congrès.

- Robert Hue dit que la mutation s'est heurtée « à une culture communiste enfermée, consciemment ou inconsciemment dans un modèle politique inadapté et conservateur ». Il annonce son départ du conseil national en confirmant qu'il met en cause la forme « parti » et en dénonçant le fétichisme du mot communisme. Il va jusqu'à nous sermonner en assurant que la gauche plurielle ce n'était pas si mal que cela ! Avec ce que dit Robert Hue, nous ne sommes pas loin du grand parti unique de la gauche dont rêve le Parti socialiste.

- Il faut regarder de près les propositions faites au conseil national par Marie-George Buffet et la direction sortante. Avec les élus de la liste conduite par Marie-Pierre Vieu, ceux qui sont favorables à la poursuite de la mutation et à la création d'une autre force politique sont toujours majoritaires à la direction nationale alors qu'ils sont minoritaires dans le parti.

- Nous étions en droit d'attendre de la part de Marie-George Buffet des explications, des mises au point, voire des prises de distance avec les refondateurs et ceux qui veulent poursuivre la mutation. Il n'en est rien. C'est le silence dans lequel on ressent une certaine gêne et la marque d'un mépris pour les représentants des deux textes alternatifs qui ont obtenu 40 %. La logique du tri sélectif pour la désignation des délégués au congrès a servi la soupe aux refondateurs et aux huistes, gayssotisés. On l'a vu à la commission des candidatures et dans les votes des listes pour marginaliser ceux qui refusent les abandons, les reniements opérés depuis 15 années.

J'ai dit que nous étions au milieu du gué (endroit d'une rivière où l'on peut passer sans perdre pied).

A la fois, il y a le chemin parcouru depuis Martigues. N'oublions pas le rôle pionnier de la fédération du Pas-de-Calais pour mettre les pieds dans le plat, avec à sa tête, pour commencer, Rémy Auchedé et surtout, ensuite, Jean-Claude Danglot.

A la fois, il reste énormément à faire. Nous devons examiner de manière précise et détaillée, département par département, au vu des résultats d'octobre, comment engager à la base, dans les fédérations, une stratégie de reconquête, pour que le PCF revive et retrouve ses couleurs. Nous avons à réfléchir à des initiatives publiques interdépartementales.

A l'impossible nul n'est tenu. Le chemin à parcourir devient plus exposé mais peut-être plus productif. La question n'est pas de savoir si nous avions raison. La question clé, c'est le  respect de la souveraineté des communistes. Nous devons tenir notre ligne de conduite, sans naïveté, avec lucidité devant toutes les chausses trappes qui seront sur notre route. Ce congrès a redonné l'espoir. Ne boudons pas notre plaisir. En même temps nous sommes mieux en mesure d'apprécier la situation, les rapports de forces et les enjeux liés à l'appareil et à l'équipe dirigeante. Notre potentiel est immense. Faisons-le fructifier avec soin dans le respect de la diversité territoriale et personnelle. Les communistes doivent être unis dans l'action mais pas dans l'abstraction, avec comme objectif central, l'engagement militant pour un parti communiste de combat.

Comment mener le combat


Ne nous laissons pas voler les votes des 29 et 30 octobre. Notre socle, notre ligne de mire, notre crédibilité, notre légitimité : c'est d'exiger en permanence le respect de la souveraineté des communistes. Nous devons renforcer notre cohésion issue de l'épreuve du congrès. La vie nous donne raison. Poursuivons, en appréciant que le temps peut nous être compté, en étant mobilisés dans les mois qui viennent, pour la préparation du prochain congrès afin d'atteindre l'objectif que les communistes reconquièrent leur parti jusqu'à la direction nationale.

Nous devons battre dans la vie, dans les luttes, la ligne réformiste d'abandon et de reniement en travaillant d'arrache-pied les idées neuves d'un projet révolutionnaire pour la France du 21ème siècle. Dans notre démarche nous portons la modernité. A nous de surprendre toujours avec l'objectif d'unir les communistes dans l'action avec la passion du débat.

Ce chantier commence dès maintenant. Je vais faire au début de l'année des propositions dans ce sens. Il serait bien d'en parler, d'échanger pour les suites à donner.

Reçois, Cher(e) Camarade, mes fraternelles salutations.

André GERIN
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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 12:55

Louise-Michel, un film pour se rire de la crise

INTERVIEW | Gustave Kervern et Benoît Delépine, ambassadeurs du Groland de Canal +, flinguent les patrons salauds. Un grand cri anar pour entrer dans la crise, rire à la bouche et baïonnette au canon.

© PASCAL FRAUTSCHI | Issus de la télé et du Groland de Canal +, les réalisateurs Gustave Kervern (à g.) et Benoît Delépine mettent en boîte les patrons voyous dans Louise-Michel. Nous pensons clairement que la lutte des classes continue.»
FRANÇOIS BARRAS | 31.12.2008 | 00:02

A l'origine, il y eut la Commune de Paris et, sur les barricades, Louise Michel, pasionaria révolutionnaire exhortant le peuple à rompre ses chaînes. Le drapeau noir de l'anarchisme, c'est elle. Cent trente-sept ans plus tard, elle est ressuscitée par l'attention carnassière de Gustave Kervern et Benoît Delépine, duo agitateur de l'émission satirique Groland sur Canal +.

Dans leur film, Yolande Moreau est Louise, une ouvrière d'usine picarde virée du jour au lendemain. Elle décide ses camarades de rassembler les quelques milliers d'euros de leur indemnité pour engager un tueur à gages et «buter le patron». Problème: de rachat en délocalisation, le «vrai» boss n'est pas facile à localiser. Accompagnée de Michel, ex-lanceuse de poids déguisée en professionnel maladroit (le Belge Bouli Lanners), Louise se met en chasse.

Humour cruel
Plutôt que de théorie, la Louise Michel originelle voulait se nourrir d'action. Le film ne dit pas autre chose, format coup de boule marqué de l'humour cruel d'Hara Kiri et de l'«école belge» d'un cinéma prolo, entre réalisme et absurde, à la C'est arrivé près de chez vous. L'art du minimalisme, dire peu pour dire beaucoup... et faire mouche.

Benoît Delépine: Les gens pensent qu'on se marre non-stop quand on filme, mais ce n'est pas vrai. On doit assumer un tournage sans filet, où tout doit être bouclé en six semaines. Ça ne nous empêche pas de boire des coups le soir, note, mais on évite au maximum les tournages de nuit. On sait qu'on a tendance à mal tourner.

- Par exemple?
B. D.: Dans Aaltra, notre premier film, on a tourné une scène nocturne dans un bar, la seule fois où on a vraiment picolé «au boulot». On a pleuré en revoyant les rushes, on était mauvais et bourrés comme des cochons!

- Pierre Desproges a dit: «Les riches puent mais les pauvres sentent.» Entre deux odeurs, vous avez choisi votre camp.
B.  D.: C'est vrai, on a beaucoup plus de tendresse pour les gens dans la merde. Nous pensons clairement que la lutte des classes continue. Même les gens qui croient vivre dans la classe moyenne ne réalisent pas qu'ils sont prolétaires avec une marge de manœuvre infime.

Gustave Kervern: En Picardie, tu vis vraiment la misère. On nous reproche l'analphabétisme de nos personnages, mais on ne veut pas voir qu'en France une personne sur dix ne sait pas lire.
B. D.: Des trucs vraiment drôles et fous surviennent dans les quartiers populos. Comme cette gamine de 5 ans expliquant à sa mère qu'elle voulait un piercing au clitoris! La famille avait peu de moyens mais tout le monde riait beaucoup. Alors que le milliardaire qui nous a prêté sa maison l'a fait pour deux raisons: parce que sa femme voulait montrer dans un film son somptueux jardin paysager, et parce que c'était l'anniversaire de sa fille, 5 ans également. Elle est passée comme une ombre, deux minutes, et on l'a plus jamais vue. Il y avait quelque chose de triste, sans rêve.

- Par rapport à un public «jeune et urbain», ne craignez-vous pas de présenter ces gens en détresse, au caractère rude et épais, comme on va au zoo?
B. D.: On nous le dit parfois, et ça nous rend fous de rage, car ce sont nos amis qui jouent. C'est comme si on nous disait: «Tes amis sont moches!»
G. K.: Notre public, celui de nos films et de Groland , ce sont des jeunes, certes, mais aussi des vieux et des gens de toutes régions et de tous horizons. Pas que des branchés.
B. D.: Et même si on focalise sur des «gens d'en bas», ce n'est pas plus faux que toutes ces émissions qui ne choisissent que des blondasses et des beaux mecs. Dans les bistrots où je vais, ce ne sont pas eux que je croise.

- Vous proposez l'éradication des patrons salauds. Quels critères ?
B.  D.: Ce qui me débecte, ce sont les patrons grands enfants, qui ont quitté toute rationalité, et se tirent la bourre pour savoir qui aura la plus grande propriété. On limite bien la vitesse des voitures, pourquoi ne limiterait-on pas la fortune des gens? Quand les deux mecs les plus riches du monde gagnent plus que le PIB réuni des quarante pays les plus pauvres, il y a un souci. Et quand on vire en un clic de souris 3000 personnes, ce sont 300 dépressions et 30 suicides. Du vrai meurtre. Nous, on assassine symboliquement quelques patrons, pas plus.

- Comment se porte Groland à la télévision?
G. K.: On tourne parfois en rond, mais les sketchs demeurent bons. Je suis toujours étonné de notre originalité dans un même cadre, sur les mêmes sujets. On arrive à se surprendre.
B. D.: Entre les deux médiums, on garde notre ton mais le cinéma permet d'installer des situations et des personnages de façon plus satisfaisante. Je me rends compte que regarder Groland me fait bien marrer, mais tout de suite après, j'ai de la peine à me rappeler d'un sketch en particulier. Comme un robinet qui coule, les bonnes idées passent un peu avec les autres.

- Même Le Figaro a aimé Louise-Michel : ça vous fait quoi?
B.  D.: (Rire) Ça me fait plutôt plaisir. Ces journalistes-là n'ont plus le droit de parler, on leur ferme tout le temps leur gueule dans les pages politiques et économiques. Ils peuvent encore dire quelque chose dans les pages culturelles, par la bande. Je préfère un bon article dans Le Figaro plutôt qu'un dithyrambique dans les Inrockuptibles, où tu prêches des convaincus.
G. K.: Ou alors peut-être ont-ils peur qu'on tue vraiment des patrons, alors ils nous passent la pommade?

De Benoît Delépine et Gustave Kervern.Durée: 90'. Age: 16.Cote: VVA Lausanne.
PASCAL FRAUTSCHI

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 12:41

Les prix des maisons dans les vingt plus grandes villes américaines ont décliné de 18% entre octobre 2007 et octobre 2008, le rythme le plus rapide jamais enregistré.

Cette chute abrupte a été favorisée par l'accumulation des saisies d'hypothèque et le ralentissement des ventes.

L'ampleur de la baisse des prix dévoilée par l'indice S&P/Case-Shiller est supérieure aux prévisions. La prévision médiane de vingt et un économistes misait sur une baisse de 17,9%, avec des prédictions entre 17 et 18,4%.

La baisse de septembre à septembre avait été de 17,4%. L'indice a chuté tous les mois depuis janvier 2007.

Selon Bloomberg, l'effondrement du marché financier a forcé les banques à réduire les prêts, un indice selon lequel le ralentissement économique se poursuivra pour une quatrième année en 2009.

La baisse de la valeur des maisons a réduit la richesse des ménages, provoquant un ralentissement des dépenses et l'aggravation de ce qui pourrait être la plus longue récession de la période d'après-guerre, précise Bloomberg.
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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 12:37

Affaire Couraud : Flosse parle de "dénonciation calomnieuse"

AP | 30.12.2008 | 21:48

Le sénateur de Polynésie française Gaston Flosse a qualifié mardi de "dénonciation calomnieuse" les informations révélées lundi par deux avocats, selon lesquelles une lettre décrivant les conditions de la disparition de Jean-Pascal Couraud, ancien journaliste en Polynésie, aurait été saisie en septembre dernier à son domicile tahitien.

Réagissant aux déclarations de deux avocats du comité de soutien de Jean-Pascal Couraud, lundi à Tahiti, indiquant que les enquêteurs de la DNIF (division nationale des investigations financières) avaient découvert le document lors d'une perquisition, Gaston Flosse précise dans un communiqué "qu'il s'est contenté de recevoir une lettre anonyme, relatant de prétendues révélations sur cette affaire".

L'ancien président de la Polynésie, proche de Jacques Chirac, souligne qu'il "n'a jamais été mis en cause par la justice dans cette affaire". Il n'a donc pas "la possibilité de vérifier les allégations" de ces avocats puisque, n'étant pas mis en examen, il n'a pas accès au dossier. "Ces affirmations semblent tellement dérisoires à l'autorité judiciaire qu'elle ne m'a jamais convoqué", fait-il remarquer.

Gaston Flosse s'interroge "sur l'intérêt de certaines autorités de l'Etat à manipuler sciemment des informations judiciaires dans le seul but de tenter de faire barrage à un consensus politique qui n'a pas l'assentiment de certains à Paris: pure coïncidence ou volonté délibérée?"

Jean-Pascal Couraud, dit JPK, journaliste au quotidien Les Nouvelles de Tahiti de 1986 à 1988, a disparu en décembre 1997 à Tahiti, sans laisser de trace. Selon sa famille, il aurait été assassiné en raison d'informations qu'il possédait sur l'existence de transferts de fonds vers un compte qu'aurait détenu Jacques Chirac au Japon.

L'enquête judiciaire sur sa disparition, close en 2002, avait été rouverte fin 2004 après des témoignages d'un ancien membre du GIP (Groupement d'intervention de la Polynésie), service créé par Gaston Flosse lorsqu'il était président de la Polynésie.

Selon les avocats du comité de soutien à JPK, la lettre retrouvée en septembre chez le sénateur, qui pourrait être attribuée à un ancien membre du GIP, Vetea Cadousteau, décédé en 2004, même si l'analyse graphologique ne l'a pas encore formellement établi, décrit les conditions dans lesquels JPK aurait été torturé et jeté à la mer avec des poids de pêche par des membres du GIP. AP

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 12:33

Hausse historique du nombre de chômeurs en novembre

lepoint.fr

Hausse historique du nombre de chômeurs en novembre

Il s'agit de la septième hausse mensuelle consécutive du nombre de demandeurs d'emploi depuis le début de l'année 2008 © Florence Durand / SIPA

Le chômage gagne du terrain en France. D'après les statistiques mensuelles de l'Insee rendues publiques ce mardi, les chiffres de novembre sont encore plus mauvais que ceux d' octobre . Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE en catégorie 1 fait un bond de 3,2 % (+ 64.000 personnes) en novembre 2008 par rapport à octobre et de 8,5 % sur un an, pour s'établir à 2.068.500. Il s'agit de la septième hausse mensuelle consécutive depuis mai dernier.

La hausse du mois de novembre est liée à une forte progression des inscriptions à l'ANPE pour fin de mission d'intérim (+ 18,2 %) et pour licenciement économique (+ 13,1 %). Ces évolutions sont calculées sur les trois derniers mois, par rapport aux trois mois précédents. Pour la première fois, le nombre d'inscrits est supérieur à ce qu'il était lorsque Nicolas Sarkozy a été élu président de la République en mai 2007. En avril 2007, l'ANPE avait ainsi comptabilisé 2.011.300 chômeurs.

Le constat est d'autant plus inquiétant que nombre de plans sociaux annoncés récemment ne sont pas encore pris en compte. Avec la crise économique, la tendance a désormais peu de chances de s'inverser dans les tout prochains mois. Car, si la France a bien échappé de peu à la récession au troisième trimestre 2008, avec une croissance de tout juste 0,1 % selon l'Insee, elle ne devrait pas, en dépit du plan de relance, être en mesure de l'éviter très longtemps. L'Insee s'attend à ce que la France bascule dans la récession au début de l'année prochaine pour la première fois depuis 1993 : elle prévoit un effondrement de son PIB de 0,8 % au dernier trimestre 2008, suivi d'un nouveau recul de 0,4 % au premier trimestre 2009.



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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 15:06

Eglise toujours occupée par des sans-papiers à Zurich

Quelque 150 sans-papiers occupent toujours la Predigerkirche à Zurich. Ce lundi, ils ont renouvelé leurs revendications et annoncé de nouvelles actions et une manifestation.

Si les sans-papiers occupent l'église, c'est de la faute du gouvernement, a encore indiqué Michael Stegmaier, représentant du collectif qui soutient les occupants. Après l'occupation de l'église du Grossmünster à Zurich il y a un an, plus personne ne s'est occupé d'eux.

Aucun ultimatum n'a été adressé aux sans-papiers pour qu'ils quittent les lieux. Mais l'Eglise réformée veut éviter une escalade et estime que le bâtiment ne peut pas être occupé indéfiniment, selon M. Reich.

Quelque 150 sans-papiers occupent la Predigerkirche depuis le 19 décembre. Les occupants et le collectif de soutien veulent attirer l'attention sur la situation précaire des sans-papiers. Ils revendiquent une pratique plus humaine pour les cas de rigueur.

Le conseiller d'Etat Hans Hollenstein veut rencontrer une délégation des sans-papiers le 5 janvier à condition qu'ils mettent fin à l'occupation de l'église. Si l'occupation se poursuit, il ne rencontrera que des représentants ecclésiastiques.

(ats / 29 décembre 2008 14:24)
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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 14:52
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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 10:22
palestine-torture27 décembre 2008

Le Parti communiste d'Israël condamne les attaques meurtrières contre Gaza et appelle à la mobilisation internationale
Le Parti communiste d'Israël et Hadash (Front démocratique pour la paix et l'égalité) condamne l'attaque meurtrière d'aujourd'hui par l'armée de l'air israélienne contre la bande de Gaza qui s'est soldée par la mort de 150 Palestiniens. Le PCI appelle les partis communistes et ouvriers, et les mouvements sociaux du monde entier à se mobiliser contre ces crimes contre l'humanité commis par Israël. Il demande que la communauté internationale prenne des sanctions contre Israël, et inculpe Tzipi Livni, Ehud Barak et les autres responsables politiques et militaires israéliens pour ces crimes de guerre flagrants, commis dans le cadre du processus électoral en Israël.


Les attaques militaires d'Israël d'aujourd'hui font partie du siège de la bande de Gaza. Israël exploite les derniers moments de l'administration Bush pour accomplir sa politique impérialiste meurtrière mais inefficace d'utilisation de la force militaire pour obtenir un changement politique. Des manifestations contre les attaques israéliennes dans la bande de Gaza sont prévues dans les principales villes d'Israël, et des manifestations auront lieu ce soir à Tel Aviv, Haïfa et Nazareth. Hier (vendredi), des centaines de manifestants ont participé à un rassemblement dans le centre de Tel Aviv pour protester contre l'opération militaire israélienne prévue en réponse aux tirs de missiles palestiniens depuis Gaza. Ce rassemblement était organisé par la Coalition contre le siège de Gaza et Hadash (Front démocratique pour la paix et l'égalité- Parti Communiste d'Israël).

« Je propose que nous prenions l'autre direction », a dit le membre de Hadash à la Knesset Dov Khenin, dirigeant du Parti communiste d'Israël. « Notre pouvoir est notre tragédie. Une attaque victorieuse ne résoudra rien. Ils répondront par des roquettes, et nous finirons par nous embarquer dans une guerre totale. Prendre l'autre direction implique de renforcer l'accalmie, de sécuriser le cessez-le-feu, et de lever le siège qui n'a d'autre conséquence que de renforcer l'unité de la population autour du Hamas. »

« Un véritable processus de paix doit être engagé avec l'Autorité palestinienne, dirigée par Abbas » a-t-il dit. « Ce qui est tragique, c'est que c'est possible. Nous avons juste besoin de la volonté. »

Khenin a ajouté qu'il était « essentiel d'organiser un échange de prisonnier qui inclurait  Gilad Shalit. » Quand on lui a demandé pourquoi de moins en moins d'Israéliens étaient contre la guerre à Gaza, il a répondu :  « Les gens ont perdu espoir. Ils réalisent que ce qui se passe est mauvais, mais ils pensent qu'il n'y a pas d'autre solution. Cependant, nous ne sommes pas destinés à être victimes de l'histoire. » Un autre participant au rassemblement, l'ancien membre de la Knesset Tamar Gozansky, a dit : « Il y a deux ans, nous manifestations au même endroit, avant la deuxième guerre du Liban. Nous étions marginalisés et on nous traitait de traîtres. Cependant, quelques mois plus tard, tous les gens qui s'étaient moqués de nous sont venus avec leurs propres revendications Square Rabin pour protester contre la politique de Olmert. J'espère réellement que nous n'aurons pas de nouveau à leur dire : « Nous vous avions prévenus ». Dans une autre déclaration un peu plus tôt, Khevin a dit : « Une guerre généralisée contre Gaza est dangereuse et n'est pas nécessaire. Elle mettra en danger des milliers de vies des habitants de Gaza et des habitants de l'ouest du Negev ». « La guerre n'est pas une solution au problème des roquettes Kassam » a-t-il ajouté. « Il y a une autre voie : un réel accord pour une trêve. Pas juste un cessez-le-feu, mais également la fin du blocus de Gaza et l'arrêt de l'extrême souffrance d'un million et demi de personnes. »

traduction de l'anglais : Caroline ANDREANI

Source : site du PCI

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