Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

0
parti.jpg 
thumbnail-copie-3.jpeg
4cb23c12e9-copie-1.jpg8071d6d8-f802-11df-a4d8-fa25b9579a36-copie-2.jpg 
Capture-du-2012-05-09-21-11-58.png
0
saint-communiste.jpg
00
0
soviet_propaganda.png

 vps-final.jpg

 

BDS-boycott-produits-israel.jpg

  

Recherche

lp.jpg

Léonard PELTIER 

 

arton1476.jpg

Archives

 free-the-miami-5-logo-colour.jpg

 

 rubon1-54e3a.jpgcuba-si.jpg

 

c.jpg

France  Cuba

cuba-si-3.jpg 

cuba_linda.jpg 

 

 

 

motocollant 2010 small

 

 

Thierry-copie-2.jpgHommage à

Thierry MENGUY

 


index.jpg 

une avocate

au service

du salarié

 

Maître

  Verrier Ouahmane Aicha

 

1 RESIDENCE DU PARC
  94430 Chennevières-sur-marne
 Téléphone : 01.49.62.04.45
 Fax : 01.45.76.13.17
 verrier.ouahmane@wanadoo.fr





Articles Récents

  • POUR LES FEMME D'ESPAGNE EN 2014 La nuit, la Résistance ... reprise d'un texte de 2009 Alain Girard Je hais les coups d’état, je hais la violence aveugle d’hommes de pouvoir quant ils ne sont pas de simples nervis, ceux là sont sans doute les pires. Je...
  • Obsèques d'Henri Alleg
    Sa famille, ses amis, ses camarades lui rendront un hommage fraternel le lundi 29 juillet à 10h30, au crématorium du Père Lachaise, salle de la Coupole. Le même jour, à 16 h, une courte cérémonie d'inhumation aura lieu au cimetière de Palaiseau (Esso...
  • Décès d'Henri Alleg
    Les communistes sont en deuil, les communistes valentonnais bien plus encore. Henri Alleg, Henri l'infatiguable du combat anticolonialiste, de celui pour un Etat palestinien, de celui pour une société à laquelle il donnait un nom: socialiste. Henri, ce...
  • METROPOLES
    METROPOLES Déclaration de l’ANECR Assemblée Nationale Affirmation des métropoles : discuter en 3 jours d’un remodelage profond de la République est un scandale ! Les amendements gouvernementaux adoptés par la commission des lois de l’Assemblée Nationale...
  • Un nouveau club politique prend racine | Aisne Nouvelle
    www.aisnenouvelle.fr CHAUNY - Le club Nouveau siècle verra le jour en septembre. Ou plutôt son antenne régionale. Une réunion d’information s’est tenue samedi matin. Objectif : réfléchir sur la société actuelle.
  • Il n'y a plus rien Ferré
    merci tovaritchi mais l'"vènement cd'est le rassemblemnt réusii des communistes azinbt quentinnois, aussi fort que Léo www.youtube.com Une œuvre magistrale, qui présente notre temps alors qu'elle le précède. Merci Léo, tu nous a marqué à jamais et ce...
  • Alain Girard shared Le libre service de la...
    Alain Girard shared Le libre service de la solidarité's photo.
  • Le candidat rouge sera Olivier Tournay | Aisne Nouvelle
    www.aisnenouvelle.fr SAINT-QUENTIN - Le militant Olivier Tournay a profité de la Fête des libertés ce dimanche au stade Bienfait pour annoncer sa candidature aux municipales 2014.
  • Alain Girard shared Sinn Féin shop's photo.
  • Alain Girard shared LE MONDE DE SAN-ANTONIO's...
    Alain Girard shared LE MONDE DE SAN-ANTONIO's photo.

 

Découvrez la playlist valentonrouge avec Francesca Solleville

Red_Cavalry_Riding.jpg
La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
sainr-just.jpg
   

A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

KM.jpg


17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 19:55

Pétition pour la liberté et la vie de Muntathar Zaidi


Une pétition internationale  "objectif: 50 000 signatures pour Muntathar Zaidi" est en ligne,

dans l'espoir de sauver la vie de ce journaliste auteur de l'acte inoffensif mais très symbolique du lancé de chaussures, de le préserver de plus longues tortures, et d'obtenir pour lui un jugement équitable.

Selon la "législation" du gouvernement  de Bagdad, il encourt une peine de 7 à 15 ans de prison - dont il ne reviendrait pas vivant.

Pour signer

http://www.ipetitions.com/petition/iwffomuntatharalzaidi/index.html
Repost 0
Published by valenton rouge - dans Monde
commenter cet article
17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 12:11
La CFDT contre les intermittents lundi 15 décembre 2008
par Aline Pailler
popularité : 5%

Décidément la CFDT a décidé de faire dans le juridique !
Non pour s'attaquer au MEDEF mais aux militants qui ne demandent qu'à mieux vivre, tout simplement !
En attendant le procès des militants CFDT de Lenoir et Mernier dans les Ardennes, avait lieu ce jeudi celui de Ludovic Prieur de la coordination des précaires d'Ile de France et de Michel Roger de Jolie Môme, (qu'on ne présente plus ici), tous deux en lutte contre la précarité et qui étaient venus demander à la CFDT les raisons de sa signature d'un accord dans une profession où elle représente au maximum 3% des salariés...
Au vu de ce que nous en raconte Aline, il en est qui ne craignent ni le ridicule, ni l'incohérence...ni même l'indéfendable...

Le résultat du procès intenté par la CFDT à Michel Roger et Ludovic Prieur est un enjeu politique considérable. En ce sens, je préfère me concentrer sur les plaidoiries des avocats et la réquisition du procureur, plutôt que de détailler les faits reprochés ou les interventions des témoins de la CFDT.
J'ai peut-être aussi envie d'être charitable avec les trois quarts des témoins de la CFDT qui s'embourbaient dans des réponses floues (pour ne prendre qu'un exemple, alors que l'on est salarié de la CFDT, on semble ne pas se souvenir de la manière dont est faite la porte, si elle est large ou pas, si elle s'ouvre à la demande ou s'il y a un système électronique etc...). Je veux entendre dans cette gêne visible des témoins, ce qui s'apparente plus au malaise des lâches qu'a de la peur (la honte ?) des traîtres. Quel aveu que cette présence musclée et arrogante du service d'ordre de la CFDT devant les portes de la salle d'audience ! Quel réconfort pour les intermittents et précaires que cette longue file chaleureuse d'amis venus les soutenir !

Revenons donc aux enjeux d'un verdict qui sera prononcé le 22 janvier 2009 à 13h30.

Ces enjeux sont présents dans les nombreux témoignages des chômeurs, précaires et intermittents. Je citerai plus longuement deux témoins dits de « moralité ».
En premier lieu, le syndicaliste CGT, Charles Hoareau : « Je connais la Compagnie « Jolie Môme » depuis longtemps par leurs spectacles. Ce sont des artistes qui défendent leurs convictions avec sérénité et force.(...) La loi du 4 août 2008 donne raison a posteriori à ceux qui sont aujourd'hui accusés puisque, depuis cette loi, la CFDT ultra minoritaire dans ce secteur ne pourrait plus signer les accords que les intermittents, chômeurs et précaires dénoncent ! (...) Je ne comprends pas l'attitude de la CFDT. Elle-même avait occupé Carrefour à Marseille pendant 14 jours. Peu après, F. Chérèque en personne est venu au magasin pour donner raison aux grévistes !(...) Si, chaque fois qu'il y a 2 heures d'occupation, on devait venir devant les tribunaux, ils seraient encore plus encombrés qu'aujourd'hui ! ».

André Chassaigne, député- maire de Saint-Amant-Roche-Savine, a rappelé ses liens avec la Compagnie « Jolie Môme » qui est en résidence depuis treize étés dans sa commune. « Les comédiens ont établi un contact chaleureux, respectueux et solidaire avec les habitants (des vieux, des montagnards, des paysans peu politisés, des jeunes qui ont choisi les voix artistiques grâce au travail de la compagnie avec les habitants etc...). J'ai été époustouflé en apprenant que le metteur en scène était poursuivi devant les tribunaux par la CFDT, alors même que la compagnie soutient très souvent les actions de la CFDT dans le département ! » André Chassaigne sort alors un document dont il va lire de larges extraits et provoquer ainsi applaudissements et rires, partagés par la présidente qui acceptera le document dans les pièces du dossier.

« Ce 8 pages en quadrichromie de la CFDT relate la lutte de DAFTA en 2006 : 4 occupations menées par la CFDT dont 24 heures de retenue du Conseil de direction ! J'étais à leur côté, je suis là sur la photo ! S'il y avait une sanction, ce serait grave ! On doit respecter ces formes de lutte. Si l'entreprise EURODEC avait traîné la CFDT devant les tribunaux, j'aurais été à ses côtés. Je suis profondément désolé de devoir témoigner aujourd'hui contre un syndicat que je respecte par ailleurs ! »

JPEG - 38.3 ko

Avant l'audience une partie de la foule qui se presse devant la porte

Maintenant les plaidoiries et d'abord le petit doigt qui pourrait changer la face du monde !

L'avocat de la CFDT a bien du mal à plaider « l'affaire » . Hormis ce petit doigt de la main gauche cassé qui a occasionné 55 jours d'ITT, il n'a rien ! Ce petit doigt pourrait nous dire peut-être combien coûte à la Sécurité sociale 55 jours d'ITT et combien les « partenaires sociaux responsables qui gèrent nos deniers » ont dû souffrir de voir dilapidé « l'argent des contribuables » puisque c'est ainsi qu'ils jugent souvent les indemnisations ou pensions des caisses de solidarité de notre système !
Bref, l'avocat a ramené à plusieurs reprises le petit doigt sur le devant de la scène pour justifier un flot de paroles paternalistes, méprisantes et revanchardes sur le statut des intermittents : « Ces gens qui ont un art consommé de la dissimulation », qui « ne déclarent même pas leurs associations ou coordinations en préfecture », qui ne savent pas « demander poliment un rendez-vous aux dirigeants de la CFDT », qui « n'ont pas de leader apparent car ils se dissimulent dans la masse indistincte » et qui « ne prennent aucun risque puisqu'ils n'envahissent pas les locaux de leurs employeurs ». Là, la salle comble du tribunal proteste en choeur en rappelant que l'on envahit aussi des plateaux de TV et autres lieux institutionnels ou patronaux, dans un éclat de rire général qui arrache un sourire à la présidente elle-même. Hargneux et méprisant, l'avocat rappelle « le milliard de déficit » et interpelle la présidente pour lui rappeler que « ce déficit est payé entre autres par votre bonne et par la caissière du supermarché » !

De peur sans doute que cela ne suffise pas il en rajoute : « des gens qui n'ont que le sarcasme aux lèvres », « des vrais et des faux, mais (paternaliste) ce n'est pas de leur faute tout à fait puisque leurs employeurs en profitent aussi » , « pour être intermittent point de sélection, pas de qualification requise »... Paternaliste encore, il précise que s'il n'y avait pas eu le petit doigt cassé, la CFDT n'aurait pas porté plainte et que, clémente (oserais-je miséricordieuse pour ce syndicat aux racines chrétiennes ?), elle ne souhaite qu'un rappel de la loi et pas d'inscription au casier judiciaire ! Puis, geignard, « la CFDT ne doit pas être un souffre douleur parce qu'elle signe des accords avec le MEDEF » !

Enfin il fait mine de s'interroger sur les conséquences d'une non condamnation sur les moyens dont devraient se doter la CFDT pour se protéger et émet l'hypothèse d'être obligé de faire comme « le PCF », « la CGT » et « même FO », à savoir avoir un service d'ordre constitué de « gros bras » munis de « manches de pioches »... (sic)

On le voit dans ce résumé, le fond de la plaidoirie n'est qu'un argumentaire justifiant la casse du statut d'intermittent, une tentative de faire peur par un amalgame à peine voilé entre les groupes dits de « l'ultragauche » et autres « comités invisibles » pourchassés depuis quelques semaines comme des terroristes. Va-t-il falloir déclarer en préfecture tout groupe informel, toute AG, tout citoyen qui réfléchit, proteste ou manifeste ?

JPEG

Le ministère public ne s'y trompe pas lorsque, magnanime, il demande, dans le droit-fil de ce que l'avocat de la CFDT proposait, une « application modérée de la loi » : « Coupables, pas d'amendes, car ils ont peu de moyens, mais une peine de prison avec sursis pour les empêcher de recommencer et leur faire comprendre que l'occupation n'est pas un outil et qu'il y a d'autres moyens pour se faire entendre. Je ne verrais aucun inconvénient si les juges proposaient de ne pas faire mention au casier n°2 car les prévenus peuvent avoir des contrats avec des organismes publics » ».

Maître Irène Terrel plaide alors le droit, l'affaire : « L'avocat de la CFDT reconnaît lui-même qu'on entre comme dans un moulin au siège de la CFDT ». Dès lors comment caractériser l'entrée, certes nombreuse, mais calme et sans violence, de « violation de domicile » ? _ Elle demande ensuite comment on pourrait se servir de « cette fable d'un homme jeté à terre, alors que plusieurs personnes sont tombées dans le mouvement de foule ». « On entre sans ruse, sans dégradation, naturellement, sans manœuvre ». La police, elle-même, a désavoué tout caractère de violence dans ses rapports : « Aucun coup n'a été porté et la blessure du petit doigt n'est due qu'à un mouvement de foule (...) Les locaux ont été évacués après concertation entre la CFDT et les manifestants, les intermittents quittent calmement les locaux, personne n'est interpellé ».
« Voilà la vérité des faits ! Pas d'élément matériel constitué concernant la violation car il ne suffit pas de pénétrer, mais encore faut-il démontrer que les moyens pour y pénétrer s 'apparentent à la violence ; d'ailleurs le juge d'instruction n'a pas poursuivi en la matière. Pas de saccage, pas de vol, personne n'est masqué, les forces de police n'ont pas à intervenir ! Quant au maintien sur place, il ne s'agit rien d'autre que d'attendre de pouvoir dialoguer avec des responsables, on discute, on attend une entrevue. Enfin, des gens de la CFDT apportent la réponse : ils ne seront pas reçus ! Alors, tout le monde repart tranquillement ! »
« Maintenant, l'élément intentionnel, je ne parle pas de mobile, car il s'agit d'une infraction intentionnelle. Le but était de rencontrer des responsables, de dialoguer, de demander des comptes sur les accords. »

Elle dénonce ensuite « l'acharnement judiciaire stupéfiant de la CFDT », elle regrette « ce triste procès, cette procédure choquante qui témoigne du mépris de la CFDT pour les demandes légitimes de dialogue, d'explication sur les accords signés sur le chômage, les retraites, le statut des intermittents. Ce refus de dialogue qui dure depuis tant d'années et maintenant cette plainte incroyable ! On traîne devant la justice des gens qui viennent pacifiquement demander des comptes. »

Maître Terrel alerte sur « la tentative de dévoiement du droit, une volonté de judiciariser, de diaboliser, de criminaliser les questions sociales, les rapports sociaux. Mais la question la plus grave est sans doute la question politique. Symboliquement votre décision sera, Madame la présidente, considérable. Les chômeurs n'ont pas le droit de grève et la CFDT se tire une balle dans le pied car, si votre décision dit que de telles actions non violentes, sans délit, sans séquestration, sans saccage sont un délit, alors on ôte un moyen de s'exprimer à tous ceux-là. Ne nous y trompons pas, si on criminalise, on ne fera pas peur, mais on durcira les rapports sociaux par cette judiciarisation.

Symboliquement, c'est grave, car on attend de vous quelque chose qui n'est pas de votre responsabilité : votre rôle est de sanctionner des délits, pas de réguler des tensions, des rapports sociaux ! Surtout en l'espèce, avec une affaire irrecevable en droit ! Car je le répète, il n'y a pas d'infraction pénale.(...) Il est important que, dans un temps de misère et de revendication, on ne se laisse pas aller à une sanction qui serait lourde de conséquences. Car vous êtes garant des libertés individuelles ». Irène Terrel lit alors un article de la Déclaration universelle des droits de l'homme avant de conclure : « Nous devons protéger les faibles qui n'ont rien fait. Vous ne pouvez pas les condamner. Quelle que soit votre décision, il y aura d'autres faits de ce genre. J'espère donc un jugement de droit ».

Ces cinq heures de procès ont permis un débat sur la question majeure de la liberté et de la nécessité, de s'organiser, de protester, de revendiquer, d'unir les luttes et de ne pas s'en tenir à une démocratie de plus en plus formelle qui ne nous représente plus. Une démocratie soumise aux seuls intérêts du capital. À ce titre, cela faisait sens d'être si nombreux à soutenir Michel et Ludovic et les copains qui s'étaient réunis sur le parvis du tribunal malgré le froid et la longueur des débats faisaient chaud au cœur. N'oublions pas que c'est une condition essentielle que de s'encourager, de se réunir et d'affirmer, de s'exprimer haut et fort sur ce que nous voulons tout autant que sur ce que nous refusons.

Il nous faudra être tout aussi nombreux pour regarder la justice dans les yeux lorsqu'elle prononcera son verdict le 22 janvier.

  Post Scriptum :

En médaillon, avant l'audience, André Chassaigne montre à Michel, coiffé de son sempiternel chapeau, le 8 pages de la CFDT

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Parti Communiste Français
commenter cet article
17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 09:29
La Grande Distribution bluffe sur les prix   La Grande Distribution, première au hit-parade des plus grandes fortunes de France, lutte contre la vie chère ? Du bluff... les prix des aliments de base qu'elle propose n'en finissent pas d'augmenter. Et ça va continuer avec une loi de modernisation de l'économie taillée sur mesure : toujours plus de grandes surfaces sans permis, toujours moins de concurrence, toujours plus de marge.

Le grand bluff de la baisse des prix alimentaires La grande distribution est-elle vraiment unie contre la vie chère ? C'est ce qu'elle dit à grand renfort de publicité, de promesses, de « coups de poings sur les prix », de promotions etc., après que l'INC (Institut National de la Consommation) ait révélé le pot aux roses : les prix des produits alimentaires proposés par la grande distribution ont augmenté en février 2008 de plus de 5% en moyenne en un an. Et ce n'est qu'une moyenne puisque les prix des produits de bases ont été augmentés de façon indécente : + 11% pour les pâtes, + 13,40% pour le lait, + 9% pour le beurre, + 11,5% pour le fromage, + 10% pour les yaourts, desserts lactés et fromages blancs, + 6,30% pour le riz ! Le président Sarkozy a tout à coup découvert et s'en est étonné que le jambon ait explosé (+ 40%) alors que le prix du cochon à la production était en baisse. Le premier ministre Fillon a tapé sur la table, accéléré la procédure pour sortir la loi de modernisation de l'économie, reconnaissant les « abus » de la grande distribution et s'offusquant que le marché français des produits alimentaires est en moyenne de 5 à 30% supérieur aux autres pays de l'union européenne. Et donc qu'il fallait que cela cesse et vite. Trois mois après... Ce mois de juin les chiffres de L'INSSE et de l'observatoire des prix à la grande distribution de la DGCCRF tombent : les prix proposés par la grande distribution continuent d'augmenter en atteignant plus de 7% en moyenne en un an ! Et là encore ce sont les produits de base qui subissent la hausse des prix la plus importante : + 20% sur les pâtes (+ 32% sur les pâtes premier prix), + 20,5% sur le lait de premier prix, + 18,5% sur le riz de premier prix, + 11% sur la farine (+ 30% sur la farine premier prix), + 15,4% sur le beurre premier prix, + 9,2% sur l'huile (+ 26,3% sur l'huile de premier prix), + 7,3% sur les yaourts et desserts lactés ! N'oublions pas non plus qu'au supermarché on y va pas à pied mais en voiture, ce qui augmente le coût des produits au prix où est l'essence et ne contribue pas au respect de l'environnement cher à la grande distribution. On a beau prêté l'oreille, président, ministres et députés sont en vacances. Certes la loi de modernisation de l'économie (LME) est sortie (la nuit du 4 août !) mais ne s'appliquera qu'en 2009 si la grande distribution veut bien s'y conformer. Donc ça continue. Pour les producteurs du MODEF « la hausse des prix à la consommation des produits alimentaires est sans commune mesure avec celle des prix agricoles à la production. D'ailleurs la baisse des prix agricoles de 1986 à 2006 n'a jamais été répercutée à la consommation par la grande distribution. » En région PACA (Provence Alpes Côte-d'Azur), le MODEF a constaté suite à une enquête médiatisée dans les grandes surfaces locales ce qui suit :
-  les salades vendues par les producteurs locaux à la grande distribution locale 0,20 euro pièce sont proposées à la consommation entre 0,70 et 1 euro pièce ;
-  le kilo de tomates payés 0,60 euro au producteur est revendu à la consommation entre 2,50 et 3,50 euros ;
-  le kilo d'agneau vendu par l'éleveur à la grande distribution 4,80 euros se revend au consommateur de 20 à 25 euros ;
-  la bouteille de vin vendu par la cave coopérative locale 1,80 euro à la grande distribution passe à 5 euros à la consommation ;
-  le melon espagnol acheté au producteur espagnol 1 euro le kilo est revendu 3,29 euros à la consommation, le même prix que le melon local côté 1,40 euro le kilo sur le Marché d'Intérêt National de Châteaurenard faisant taire l'adage que les produits importés sont moins chers. Et de conclure : « il n'est pas besoin d'être un expert en économie pour comprendre que les prix élevés à la consommation sont dus aux marges abusives de la grande distribution. » Daniel Collet, le président de l'INDECOSA CGT propose ce que refuse le gouvernement et qui est pourtant une mesure de justice sociale : « réduire le taux de TVA pour tous les produits alimentaires de première nécessité ».

Ce que prévoit la LME D'abord précisons que la loi de modernisation de l'économie (loi n° 2008-776 du 4 août 2008) ne consacre qu'un chapitre sur le commerce et les grandes surfaces. Un autre chapitre est consacré à la protection du consommateur, nous y reviendrons. C'est donc ce chapitre dit « réforme des relations commerciales - articles 92 à 97 de la LME » que nous allons aborder et qui vise selon le ministère de l'économie à « mettre en place de nouvelles règles de jeu dans la grande distribution pour augmenter la concurrence et pour défendre le pouvoir d'achat ». Il y est aussi question de « renforcer les aides en faveur du commerce de proximité ». Cette loi qui entrera en vigueur le 1er janvier 2009 prévoit donc, sans commentaire :
-  une libre négociation des prix entre fournisseurs (agriculteurs inclus) et distributeurs dont on devrait en savoir plus cet automne lors de la réforme de la dépénalisation du droit des affaires et du commerce ;
-  l'obligation d'une convention écrite entre les deux parties indiquant les engagements réciproques en vue de fixer le prix, les conditions de l'opération de vente des produits, les conditions dans lesquelles le distributeur favorise la commercialisation des produits du fournisseur, les avantages tarifaires consentis par le fournisseur au distributeur etc., tout cela dans un contrat-cadre annuel ;
-  de plafonner à 60 jours à compter de la date d'émission de la facture, les délais de paiement entre entreprises ;
-  de faciliter l'implantation de grandes surfaces en relevant le seuil d'autorisation des surfaces commerciales de 300 à 1 000 m2 avec renforcement du droit de préemption des maires afin d'écarter les abus de position dominante. Mais, là encore on en sera plus cet automne lors de la réforme modifiant le code de l'urbanisme à cet effet ;
-  d'aider les petits commerçants à être plus compétitifs en créant un indice des loyers commerciaux, en répartissant plus équitablement la taxe d'aide au commerce et à l'artisanat (Tascom) et en augmentant les crédits du FISAC (Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce) qui passent de 80 à 100 millions d'euros par an. Elle met également en place une « Autorité de la concurrence » en lieu et place du Conseil de la concurrence. Mais elle ne précise pas les moyens financiers dont disposera cette autorité dont le rôle est de contrôler les pratiques anticoncurrentielles, les concentrations et ententes illicites sur les prix à la consommation. Avec ça la grande distribution devrait se tenir à carreau. Pas si sur...

Un autre son de cloche D'abord, la Grande distribution n'a pas crié « haro » sur la loi de modernisation de l'économie. Etonnant pour une loi sensée être pénalisante pour elle. Ensuite ce n'est pas la première loi réformant les relations commerciales. A chaque loi, et nos gouvernements sont champions pour ça, la grande distribution s'en est bien sortie pour le plus grand profit de ses actionnaires toujours en hausse. Sur le site Internet du groupe carrefour on peut lire : « nous continuons d'ouvrir davantage de m2, toujours plus rapidement et dans toutes zones géographiques. » En France, au 1er trimestre 2008, Carrefour a ouvert 21 000 m2 dont 8 000 en hypermarchés, 4 000 en supermarchés, 5 000 en hard-discounts et 4 000 m2 pour les magasins dits de proximité. Et de confirmer son objectif de création d'au moins 1,4 million de m2 en 2008, afin dit-il : « d'améliorer le retour sur investissement aux actionnaires sur la période 2007-2010 ». Les autres grands distributeurs n'en pensent pas moins. Ce qui fait dire à l'INDECOSA CGT (association pour l'information et la défense des consommateurs salariés) que la loi de modernisation de l'économie (LME) n'est pas destinée à améliorer le pouvoir d'achat des ménages mais bel et bien de permettre à la grande distribution de renforcer son hégémonie sur le commerce en France. » Qu'est-ce qui lui permet de dire ça ? Son président, Daniel Collet, s'inquiète du fameux contrat unique annuel entre fournisseurs et distributeurs sensé régir leur relation et qui satisfait pleinement la grande distribution. Les producteurs seront encore plus liés et donc étranglés. Quant aux prix à la consommation voir l'encadré ci-contre. Pour lui « ce qu'il faut c'est une transparence dans les relations fournisseurs et distributeurs au moyen d'une facturation faisant apparaître la part qui revient à chaque opérateur avec indication des coûts de production, des coûts de transport et de conditionnement, les coopérations commerciales ». Il s'interroge aussi sur cette nouvelle Autorité de la concurrence alors qu'il existe déjà la DGCCRF (Direction Générale de la Consommation de la Concurrence et de la Répression des Fraudes) qui ne cesse de réclamer des moyens financiers (absents de la LME). La loi est plutôt évasive à ce sujet qu'elle esquive en une simple phrase : « les crédits attribués à l'Autorité de la concurrence pour son fonctionnement sont inscrits dans un programme relevant du ministère de l'économie » ! Daniel Collet aurait préféré :
-  « la création d'un organisme d'évaluation des relations fournisseurs/distributeurs sous contrôle du Parlement qui aurait également pour mission de contrôler les prix ;
-  le maintien des commissions départementales d'équipements commerciaux avec présence des représentants des consommateurs, des syndicats des salariés, des élus locaux, des commerçants et des artisans ;
-  et de donner plus de moyens notamment financiers et humains à la DGCCRF. » En effet, pourquoi supprimer ce qui existe et qui pourrait mieux fonctionner avec plus de moyens, pour une modernisation dont on ne connaît pas encore la teneur ? Et les producteurs dans tout ça ?

La solution « coefficient multiplicateur » Pour les producteurs du MODEF, la LME « n'a pour effet que de libéraliser encore plus les taux de profit en mettant à genoux les fournisseurs au moyen du fameux contrat cadre annuel, et en délocalisant les productions. C'est réglementé le racket au lieu de le réprimer » N'oublions pas qu'à l'heure actuelle, dans ce monde dominé par la grande distribution, un agriculteur disparaît toutes les 20 minutes ! La LME va-t-elle inverser la tendance. Hum, hum. Les contrats producteurs/distributeurs ne sont pas une invention de la LME, ils existent. Certes ils sont une garantie mais à quel prix :
-  paiement sous 60 jours quand tout va bien (la loi fixe ce seuil maximum mais prévoit des dérogations) ;
-  défraiement des coûts de présentation et de mise en rayon, les fameuses « marge-arrière » (la loi exige simplement la transparence mais ne les interdits pas) ;
-  prix d'achat ne couvrant pas toujours les coûts de production (là la loi ne dit rien). Le MODEF propose pourtant une solution équitable pour les producteurs, les distributeurs et les consommateurs : un coefficient multiplicateur permanent sur les produits périssables. Cette mesure ne coûte pas un euro et permet de relever les prix à la production et de les baisser à la consommation... en baissant un peu la marge de la grande distribution. Il suffit que l'Etat fixe un taux légal à ne pas dépasser entre le prix d'achat au producteur et le prix de vente au consommateur (taux applicable à tous les intermédiaires). Ainsi le slogan « Tous unis contre la vie chère » si cher à Intermarché serait effectif.

La concurrence, parlons-en La LME va-t-elle mettre fin à la fausse concurrence du fait de la multiplication des enseignes qui sont en fait propriété d'un des sept groupes en théorie. En pratique, la grande distribution use et abuse de sa position dominante pourtant prohibée par le code du commerce (article L420-2). Elle a multiplié les supérettes de moins de 300 m2, exemptées de demande d'autorisation au détriment du petit commerce. Elle ne va pas se priver (qui l'en empêcherait ? La loi ?) de multiplier les supérettes genre hard discount puisqu'il est désormais possible d'en créer sans autorisation préalable dès lors que leur surface est inférieure à 1 000 m2. Or qui se cache sous les enseignes hard discount et proxi, la grande distribution bien-sûr. On l'a lu au début de ce dossier Carrefour a l'intention de multiplier les supérettes et il n'est pas le seul. Dans son enquête d'avril 2008, l'UFC Que choisir constate que « il existe un sérieux problème de concurrence sur une large part du territoire ce qui tire à la hausse les prix de grande consommation, affaiblit le petit commerce en cassant les prix dans un premier temps pour mieux les remonter ensuite afin d'en tirer une rente. » En effet, seules 26,9% des zones de chalandise ont une structure de marché concurrentielle sur le territoire national. L'UFC pense que seuls les PLU (Plans Locaux d'Urbanisme) peuvent réguler la création de surfaces commerciales déjà surreprésentées, en réservant des zones aux petits commerces de proximité autres que ceux sous enseignes de la grande distribution. En fait, la vraie concurrence serait de conserver et d'aider le petit commerce de proximité (certes les aides FISAC vont être un peu augmentées mais comment seront-elles réparties ?) et, comme le propose le MODEF, de soutenir le développement et la diversification des circuits courts en vente directe. Ces structures pourraient aussi bénéficier des aides FISAC et fiscalement reconnues comme une extension de l'activité agricole et non un commerce. L'UFC Que choisir n'en pense pas moins en suggérant que l'ensemble des fonds de la taxe d'aide au commerce et à l'artisanat (TASCOM) soit consacré au seul développement du commerce de proximité sous toutes ses formes. « Chaque année, précise l'UFC, 600 millions d'euros sont prélevés au titre de cette taxe sur les structures commerciales de + de 400 m2. Or seuls 80 millions d'euros ont été alloués en 2007 au FISAC, fonds destinés à protéger le petit commerce local ». Entre nous, tout cela ne cache-t-il pas un problème de fonds : avoir un emploi correctement payé, vivre de sa production agricole, réduire les marges abusives de la grande distribution n'est-il pas le meilleur moyen de fabriquer plus de pouvoir d'achat ? En attendant, LME ou pas, la grande distribution n'est pas prête de lâcher un morceau même infime de son immense fortune contrairement à ce qu'elle nous fait croire à grand renfort de publicité (elle en a les moyens). Ca se serait une vraie modernisation de l'économie.

La bande des sept

Ils sont sept à se partager tous les hypermarchés, supermarchés, « proxi » et « maxi discount » de France, quelle que soit l'enseigne. Quatre d'entre eux figurent au top 50 des plus grandes fortunes dont la première est Auchan. Ainsi dans quelques grandes, moyennes ou petites surfaces où vous allez faire vos courses, elles appartiennent à l'un de ces sept groupes. Bonjour la concurrence ! Voici ces sept grandes distributions :
-  Auchan dispose d'un magot de 21 000 milliards d'euros (+ 23,53% sur un an, + 100% en 5 ans). Ce qui en fait le n° 1 des plus grandes fortunes de France, devant LVMH désormais n° 2 qui détient aussi des parts chez Carrefour. Auchan détient également les enseignes Atac et Simply Market.
-  Carrefour, 12ème plus grande fortune de France avec 4 095 milliards d'euros, s'appelle aussi ici et là Champion, Shopi, Comod, Huit à Huit, Marché Plus supérette, Proxi et ED ou encore ... le roi de la fausse concurrence ;
-  Cora , 14ème au hit parade des plus grandes fortunes de France avec 3 300 milliards d'euros, est la maman de Match, G20, Profi (le bien nommé) et Houra ;
-  Casino, 38ème fortune de France sous l'appellation Rallye qui détient aussi Monoprix et 1 158 milliards d'euros est le papa de Géant Casino, Casino et Franprix, Petit Casino, Spar supérette, Vival, Leader Price ;
-  Intermarché, 32,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2007, c'est également les fameux Mousquetaires, Ecomarché, Netto ;
-  Leclerc n'existe qu'en hypermarchés et supermarchés sous cette seule dénomination, environ 30 milliards d'euros de chiffre d'affaires ;
-  Système U qui rallie hyper U, super U, marché U.

2ème partie

Le grand bluff de la baisse des prix alimentaires

La grande distribution est-elle vraiment unie contre la vie chère ? C'est ce qu'elle dit à grand renfort de publicité, de promesses, de « coups de poings sur les prix », de promotions etc., après que l'INC (Institut National de la Consommation) ait révélé le pot aux roses : les prix des produits alimentaires proposés par la grande distribution ont augmenté en février 2008 de plus de 5% en moyenne en un an. Et ce n'est qu'une moyenne puisque les prix des produits de bases ont été augmentés de façon indécente : + 11% pour les pâtes, + 13,40% pour le lait, + 9% pour le beurre, + 11,5% pour le fromage, + 10% pour les yaourts, desserts lactés et fromages blancs, + 6,30% pour le riz ! Le président Sarkozy a tout à coup découvert et s'en est étonné que le jambon ait explosé (+ 40%) alors que le prix du cochon à la production était en baisse. Le premier ministre Fillon a tapé sur la table, accéléré la procédure pour sortir la loi de modernisation de l'économie, reconnaissant les « abus » de la grande distribution et s'offusquant que le marché français des produits alimentaires est en moyenne de 5 à 30% supérieur aux autres pays de l'union européenne. Et donc qu'il fallait que cela cesse et vite.

Trois mois après... Ce mois de juin les chiffres de L'INSSE et de l'observatoire des prix à la grande distribution de la DGCCRF tombent : les prix proposés par la grande distribution continuent d'augmenter en atteignant plus de 7% en moyenne en un an ! Et là encore ce sont les produits de base qui subissent la hausse des prix la plus importante : + 20% sur les pâtes (+ 32% sur les pâtes premier prix), + 20,5% sur le lait de premier prix, + 18,5% sur le riz de premier prix, + 11% sur la farine (+ 30% sur la farine premier prix), + 15,4% sur le beurre premier prix, + 9,2% sur l'huile (+ 26,3% sur l'huile de premier prix), + 7,3% sur les yaourts et desserts lactés ! N'oublions pas non plus qu'au supermarché on y va pas à pied mais en voiture, ce qui augmente le coût des produits au prix où est l'essence et ne contribue pas au respect de l'environnement cher à la grande distribution. On a beau prêté l'oreille, président, ministres et députés sont en vacances. Certes la loi de modernisation de l'économie (LME) est sortie (la nuit du 4 août !) mais ne s'appliquera qu'en 2009 si la grande distribution veut bien s'y conformer. Donc ça continue. Pour les producteurs du MODEF « la hausse des prix à la consommation des produits alimentaires est sans commune mesure avec celle des prix agricoles à la production. D'ailleurs la baisse des prix agricoles de 1986 à 2006 n'a jamais été répercutée à la consommation par la grande distribution. » En région PACA (Provence Alpes Côte-d'Azur), le MODEF a constaté suite à une enquête médiatisée dans les grandes surfaces locales ce qui suit :
-  les salades vendues par les producteurs locaux à la grande distribution locale 0,20 euro pièce sont proposées à la consommation entre 0,70 et 1 euro pièce ;
-  le kilo de tomates payés 0,60 euro au producteur est revendu à la consommation entre 2,50 et 3,50 euros ;
-  le kilo d'agneau vendu par l'éleveur à la grande distribution 4,80 euros se revend au consommateur de 20 à 25 euros ;
-  la bouteille de vin vendu par la cave coopérative locale 1,80 euro à la grande distribution passe à 5 euros à la consommation ;
-  le melon espagnol acheté au producteur espagnol 1 euro le kilo est revendu 3,29 euros à la consommation, le même prix que le melon local côté 1,40 euro le kilo sur le Marché d'Intérêt National de Châteaurenard faisant taire l'adage que les produits importés sont moins chers. Et de conclure : « il n'est pas besoin d'être un expert en économie pour comprendre que les prix élevés à la consommation sont dus aux marges abusives de la grande distribution. » Daniel Collet, le président de l'INDECOSA CGT propose ce que refuse le gouvernement et qui est pourtant une mesure de justice sociale : « réduire le taux de TVA pour tous les produits alimentaires de première nécessité ».


par Daniel Roucous - droucous@orange.fr

Repost 0
Published by valenton rouge - dans France
commenter cet article
17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 09:26

Crise financière : Pour assurer la souveraineté et la sécurité alimentaire Il faut sortir du modèle spéculatif et privilégier le productif agricole

Alors que la crise financière étend ses ravages au système bancaire européen et que se profile une grave récession économique, Daniel  Roche, Président du Modef paca répond à nos questions sur les conséquences de cette crise en agriculture et apporte des propositions.

Que vous inspire la grave crise spéculative mondiale que nous connaissons actuellement ?

Privilégier les marchés financiers au détriment du productif est une grave erreur et on voit aujourd'hui dans quelle situation catastrophique cela mène. Cela fait des années que le Modef dénonce la dérégulation des marchés agricoles destinée à les placer sous la main mise des marchés financiers et des grandes multinationales de l'agrobusiness et de la distribution. Ces choix politiques, mis en œuvre avec quelques variantes par tous les gouvernements français depuis 1983 et par Bruxelles depuis 1992 ont abouti à une explosion de la spéculation boursière sur les matières premières agricoles avec les conséquences dramatiques pour les éleveurs et les consommateurs que l'on connait aujourd'hui dans le secteur des céréales par exemple. D'un autre côté la grande distribution s'est vue offrir un cadre législatif sur mesure pour spéculer à tout va sur les produits agricoles et alimentaires, aboutissant à privilégier les importations au détriment de la production locale avec des conséquences incalculables sur l'ensemble des paysans et sur les consommateurs. Quand nous dénoncions ces orientations et faisions des propositions sérieuses pour en sortir que ne nous a-t-on pas traité de ringards et de passéistes ! Les preuves concrètes sont aujourd'hui là pour montrer combien le Modef a eu raison de combattre cette logique spéculative et financière infernale. Et combien il est indispensable de continuer à le faire aujourd'hui.

Quelles sont les répercussions immédiates de la crise financière sur les paysans ?

La principale préoccupation porte sur le crédit bancaire. Cela fait déjà quelques temps que les banques sont de plus en plus dures pour accorder des crédits aux producteurs et la crise financière aggrave la situation dans ce domaine. On en ressent les conséquences sur les crédits court terme de trésorerie pour les petites et moyennes exploitations, distribués au compte goutte sur des critères de plus en plus sélectifs. Les banques, en particulier le crédit agricole constituaient encore jusqu'ici un outil permettant à la grande majorité des paysans d'amortir les chocs liés à l'évolution de plus en plus volatile des marchés agricoles, mais cela est en passe d'être remis en question.  Dans un contexte de baisse des prix à la production, des milliers de paysans risquent de ne pas s'en relever.

Quelles propositions faites-vous ?

Les pouvoirs publics annoncent privilégier le crédit aux entreprises, mais il n'y a rien de concret. Nous demandons des mesures immédiates allant dans ce sens. D'autre part, cela ne suffira pas. La crise spéculative montre qu'il faut changer d'orientation dans l'utilisation de l'argent des banques. Recapitaliser les banques avec l'argent public pour essuyer les pertes colossales dues à la spéculation d'accord, mais pas pour continuer dans la même voie et reproduire les mêmes erreurs. Ce qui se passe avec la privatisation en cours de la Poste est éclairant. Au lieu de défendre l'économie réelle on continue de privilégier la financiarisation et les intérêts particuliers de quelques grands spéculateurs. La leçon de la crise actuelle n'est toujours pas tirée en haut lieu.  Notre crainte en agriculture est qu'on aille rapidement vers un système bancaire qui privilégie l'agro industrie mondialisée, voire l'agro finance, c'est-à-dire des exploitations qui spéculent elles mêmes sur les marchés comme on commence à en voir dans le bassin parisien.

Si au lieu de flamber des sommes colossales dans la spéculation on avait développé le productif agricole on en serait pas à la crise qui ravage aujourd'hui le système bancaire et menace de s'étendre à toute l'économie. On n'en serait pas à la crise alimentaire.

Au lieu de continuer à privilégier le spéculatif, nous demandons au contraire d'investir massivement dans le productif agricole à base familiale. Nous exigeons que les banques assurent pour l'heure les prêts de trésorerie à des taux bonifiés. C'est la préoccupation immédiate pour assurer la survie des exploitations.

Mais nous exigeons également de revoir les critères d'attribution pour les prêts de moyen/long terme et de maintenir et renforcer la bonification pour ces derniers, alors qu'elle est aujourd'hui menacée, comme par exemple pour les prêts d'installation ou les CUMA. Les besoins de modernisation sont colossaux pour répondre aux exigences d'un développement agricole durable et sortir du modèle agro industriel, pour maintenir et développer une agriculture familiale respectueuse de l'environnement et des consommateurs, pour rééquilibrer les territoires.  Les critères  de rentabilité du tout financier en favorisant l'agro business et les délocalisations empêchent d'aller dans cette voie et participent au final à gaspiller l'argent dans des activités stériles et à alimenter les crises financières et alimentaires. Il est d'autant plus important de modifier la donne bancaire dans notre secteur d'activité qu'on touche ici à la souveraineté et  à la sécurité alimentaire et à la nécessité de répondre au défi d'assurer les besoins vitaux de l'humanité. Pourquoi ne pas aller vers une maîtrise publique et citoyenne du crédit bancaire pour être en mesure d'assurer ces missions d'intérêt général ?

Repost 0
Published by valenton rouge - dans France
commenter cet article
17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 09:13
http://www.insee.fr/fr/indicateurs/indic_conj/donnees/evempl.pdf
Repost 0
Published by valenton rouge - dans France
commenter cet article
17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 09:07
                                                                 INSEE CONJONCTURE
 Informations rapides                                                                                                              16 décembre 2008 - n° 338
 ISSN 0151 -1475
                                                                                                                                                 © Insee 2008
Indice des prix dans la grande distribution - Novembre 2008
Thème "Prix"
Indices d'ensemble "Produits de grande consommation"
                                                                                                                                            Base 100 : 1998
                                                                 Indices pour le mois de                                          Variations (en %) au cours
                                                                                                                                   du       des 3      des 12
                                     Nove.              Juil.         Août          Sept.          Octo.          Nove.         dernier derniers derniers
                                      2007              2008          2008          2008           2008            2008           mois       mois        mois
  Grande distribution                 116,2            120,5         121,0          120,8          120,8          121,1           +0,2       +0,1        +4,2
    - Hypermarchés                    116,4            120,5         120,8          120,6          120,4          120,6           +0,2        -0,2       +3,6
    - Supermarchés                    116,3            120,9         121,6          121,5          121,6          122,0           +0,3       +0,3        +4,9
  Grande distribution
                                      117,2            121,6         122,1          121,9          121,9          122,2           +0,2       +0,1        +4,3
  étendue
  Autres formes de vente              117,2            122,2         122,9          122,9          123,3          123,4           +0,1       +0,4        +5,3
  Ensemble : Toutes
                                      117,6            121,9         122,3          122,2          122,3          122,6           +0,2       +0,2        +4,3
  formes de vente
Indices détaillés pour la grande distribution
                                                                                                                                            Base 100 : 1998
                                                                 Indices pour le mois de                                          Variations (en %) au cours
                                                                                                                                   du       des 3      des 12
                                     Nove.              Juil.         Août          Sept.          Octo.          Nove.         dernier derniers derniers
                                      2007              2008          2008          2008           2008            2008           mois       mois        mois
  Produits alimentaires
                                      115,6            120,4         120,9          120,7          120,7          120,9           +0,2         0,0       +4,6
  (hors produits frais)
    - Viandes                         122,5            126,4         127,1          126,7          126,7          126,7            0,0        -0,3       +3,4
    - Boissons                        110,2            112,8         113,2          113,2          113,3          113,5           +0,2       +0,3        +3,0
    - Autres produits
                                      114,0            119,9         120,4          120,1          120,1          120,5           +0,3       +0,1        +5,7
    alimentaires
  Produits d'entretien,
                                      119,3            121,7         122,1          122,0          122,1          122,6           +0,4       +0,4        +2,8
  hygiène-beauté
  Ensemble: Grande
                                      116,2            120,5         121,0          120,8          120,8          121,1           +0,2       +0,1        +4,2
  distribution
         
                                                    Novembre 2008
               En novembre 2008, l'indice des prix des produits de grande consommation dans la grande
   distribution augmente de 0,2 %, après une stabilité en octobre. En novembre 2007, l'indice était en
   hausse de 0,7 %. Au cours des trois derniers mois, les prix dans la grande distribution se sont accrus
   de 0,1 % (+1,0 % un an auparavant). Néanmoins, sur un an, la hausse est bien supérieure à celle d'il
   y a un an : +4,2 % contre +1,6 % en novembre 2007.
               Dans les hypermarchés, les prix des produits de grande consommation s'accroissent de
   0,2 % alors que dans les supermarchés ils augmentent de 0,3 %. En octobre 2008, les prix baissaient
   de 0,2 % dans les hypermarchés et augmentaient de 0,1 % dans les supermarchés. En novembre
   2007, les prix étaient en hausse de 0,9 % dans les premiers et de 0,6 % dans les seconds. Sur un an,
   la hausse des prix des produits de grande consommation est de 3,6 % dans les hypermarchés et de
   4,9 % dans les supermarchés.
               Dans les autres formes de vente, l'indice des prix des produits de grande consommation
   augmente de 0,1 % en novembre 2008 (+0,9 % en novembre 2007). Sur un an, l'augmentation est de
   5,3 %. Elle était de 3,4 % un an auparavant.
               Dans la grande distribution, les prix des produits alimentaires hors produits frais
   s'accroissent de 0,2 % au mois de novembre (+4,6 % sur un an), après une stabilité en octobre. Les
   prix des boissons sont en hausse de 0,2 % (+3,0 % sur un an), ceux des autres produits alimentaires
   de 0,3 % (+5,7 % sur un an), alors que les prix des viandes n'ont pas varié en novembre (+3,4 % sur
   un an). Les prix des produits d'entretien, hygiène-beauté augmentent de 0,4 % (+2,8 % sur un an).
                                                   MÉTHODOLOGIE
   Les indices des prix des produits de grande consommation dans la grande distribution sont élaborés à
   partir des données collectées sur l'ensemble du mois pour le calcul de l'indice des prix à la
   consommation général. Les données collectées couvrent toutes les gammes de produits consommés.
   Seuls les relevés de prix effectués en métropole sont retenus pour ces indices. L'ensemble des
   contrôles et traitements des données sont identiques à ceux de l'indice des prix général, notamment
   pour les données manquantes et les remplacements. L'échantillon étant réduit, un mode de calcul
   spécifique est appliqué afin d'optimiser la précision des indices obtenus. Les pondérations appliquées
   sont celles de l'indice des prix à la consommation pour la métropole.
   Définitions :
   - Hypermarché : point de vente à prédominance alimentaire d'une surface supérieure à 2 500 m2.
   - Supermarché : point de vente ayant plus de 65 % de son chiffre d'affaires dans l'alimentaire d'une
   surface comprise entre 400 m2 et 2 500 m2, hors magasin hard discount.
   - Grande distribution : regroupement des hypermarchés et des supermarchés.
   - Grande distribution étendue : point de vente à prédominance alimentaire d'une surface supérieure à
   120 m2, hors hard discount.
   - Autres formes de vente : point de vente hors grande distribution élargie (petits commerces, hard
   discount, etc.).
                                                                        Part dans la consommation des ménages (%)
    Produits de grande consommation                                                                         17,0
    Alimentaire (hors produits frais)                                                                       14,1
     Viandes                                                                                                 4,0
     Boissons                                                                                                2,8
     Autres produits alimentaires (pain et céréales, produits laitiers,                                      7,3
    produits transformés,...)
    Produits d'entretien, hygiène-beauté                                                                     2,9
     Articles de ménage non durables (non publié)                                                            0,9
     Articles et produits pour soins personnels (non publié)                                                 2,0
Source : Insee - Département des Prix à la Consommation, des Ressources et des Conditions de vie des ménages.
                                                      Grande distribution
                                          
      

Repost 0
Published by valenton rouge - dans France
commenter cet article
17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 09:02
                                                     INSEE CONJONCTURE
Informations Rapides
    ISSN 0151-1475                                                                                                               16 décembre 2008 - n° 337
                                                                                                                                                         ©INSEE 2008
    Indice des prix à la consommation - Novembre 2008
Thème «Prix»
      En novembre 2008, l'indice des prix à la consommation (IPC)                  Indice des prix des carburants et cours du pétrole brut
de l'ensemble des ménages diminue de 0,5 %. Il augmentait de (Rotterdam, en $ le baril ; moyenne mensuelle) depuis 2000
0,5 % en novembre 2007. Sur un an, il s'accroît de 1,6 % (+2,7 % le
                                                                                   150                                                                            200
mois précédent). L'indice hors tabac baisse également de 0,5 % et
                                                                                   140
augmente de 1,6 % sur un an. L'indicateur d'inflation sous-jacente
(indice hors tarifs publics et produits à prix volatils, corrigé des               130
mesures fiscales, CVS) s'accroît de 0,1 % (+0,2 % au mois                          120                                                                            180
d'octobre). Son glissement annuel est de +1,9 % en novembre                        110
                                                                                                             Indice des prix des carburants
(+2,1 % le mois précédent).                                                        100
      La forte baisse de l'indice des prix à la consommation en                     90                                                                            160
                                                                                                                                                                      cours en dollars
                                                                                                                                                                      indice base 100 en 1998
novembre reflète essentiellement celle des prix de l'énergie. Sur un                80
an, le ralentissement des prix est d'autant plus important que ceux                 70
de l'énergie étaient en forte hausse en novembre 2007. En outre,                    60                                                                            140
les prix des produits frais sont en baisse, ainsi que, dans une
                                                                                    50
moindre mesure, ceux des services de transports et de
                                                                                    40
communications, des autres services et des produits de santé. Les
prix de l'alimentation hors produits frais, des autres produits                     30                                                                            120
                                                                                                                                   Cours du pétrole brut
manufacturés, des loyers, de l'eau et des services d'enlèvement des                 20
ordures ménagères et des services de santé s'accroissent                            10
légèrement. Les prix de l'habillement - chaussures sont stables.                     0                                                                            100
                                                                                        2000         2002             2004                2006             2008
      L'indice corrigé des variations saisonnières baisse de 0,4 %
(-0,1 % en octobre). L'IPCH, l'indice des prix à la consommation
harmonisé au niveau européen, baisse de 0,5 % (+1,9 % sur un an).
                                                                                                                       Variations (en %) au cours
 Indice des prix à la consommation, France entière
                                                                                                                       du dernier                 des 12
                                                                         Pondérations Indices pour le mois
 Base 100 : année 1998
                                                                                                                            mois              derniers mois
                                                                             2008           de novembre 2008
    00 E ENSEMBLE                                                               10000                     119,17                     -0,5                     1,6
    00 C Ensemble CVS                                                           10000                     119,23                     -0,4                     1,6
  4018 E ENSEMBLE HORS TABAC                                                      9817                    117,92                     -0,5                     1,6
  4022 S ENSEMBLE "sous-jacent"                                                   6139                    116,05                      0,1                     1,9
 Regroupements conjoncturels
  4000 E ALIMENTATION                                                             1643                    123,50                     -0,2                     3,8
  4001 E Produits frais                                                             209                   124,52                     -2,8                   -1,9
  4002 E Alimentation hors produits frais                                         1434                    123,32                      0,2                     4,7
  4034 E TABAC                                                                      183                   191,10                      0,0                     0,6
  4003 E PRODUITS MANUFACTURES                                                    3158                    101,31                      0,1                     0,3
  4004 E Habillement et chaussures                                                  494                   105,39                      0,0                     0,5
  4005 E Produits de santé                                                          486                    89,74                     -0,1                   -1,6
  4006 E Autres produits manufacturés                                             2178                    102,87                      0,1                     0,6
  4007 E ENERGIE                                                                    787                   146,68                     -5,5                   -1,0
  4008 E dont Produits pétroliers                                                   495                   168,15                     -8,8                   -5,4
  4009 E SERVICES                                                                 4229                    123,98                     -0,1                     2,3
  4010 E Loyers,eau et enlèvement des ordures ménagères                             736                   128,15                      0,1                     2,5
  4011 E Services de santé                                                          510                   117,22                      0,1                     0,8
  4012 E Transports et communications                                               533                   102,53                     -0,3                     1,6
  4013 E Autres services                                                          2450                    128,78                     -0,1                     2,7
          ENSEMBLE Ménages urbains dont le chef est ouvrier ou
    00 D                                                                        10000                     119,73                     -0,4                     1,7
          employé
          ENSEMBLE HORS TABAC Ménages urbains dont le chef
  4018 D                                                                          9737                    117,90                     -0,4                     1,7
          est ouvrier ou employé
                                                                                10000                     106,79                     -0,5                     1,9
    00 H Ensemble IPCH
                   Institut National de la Statistique et des Études Économiques - Direction générale 18, bd A. Pinard 75675 Paris Cedex 14
                   Directeur de la publication : Jean-Philippe COTIS
                   Adresse Internet : http://www.insee.fr
           INDICE MENSUEL DES PRIX À LA CONSOMMATION DE L'ENSEMBLE DES MENAGES BASE 100 = 1998
                                                   Mois de novembre 2008 : -0,5 %
        Alimentation : -0,2 %
Les prix de l'alimentation diminuent de 0,2 % en novembre 2008 (+3,8 % sur un an), après une hausse de 0,5 % en octobre.
Cette diminution provient essentiellement des prix des produits frais : -2,8 %, après une hausse de 3,6 % en octobre (sur un an, la
baisse est de 1,9 %). Les baisses sont sensibles sur les prix des légumes frais notamment (-4,6 % ; -5,1 % sur un an), mais
également sur ceux des fruits frais (-1,7 % ; +0,7 % sur un an) et ceux des poissons et crustacés frais (-1,3 % ; -0,9 % sur un an).
Les prix de l'alimentation hors produits frais s'accroissent légèrement (+0,2 %), traduisant de nombreuses petites hausses de prix.
Le glissement annuel reste élevé (+4,7 %, contre +2,2 % en novembre 2007). Les prix du pain et des céréales continuent de
progresser (+0,2 % ; +5,2 % sur un an). Les prix des viandes enregistrent une légère augmentation globale (+0,1 %) : hausses
pour la viande de veau (+0,8 %) et la viande de porc et les charcuteries (+0,3 %), baisses pour la volaille (-0,3 %) et les autres
viandes et plats cuisinés à base de viande (-0,2 %) et stabilité pour la viande de bœuf. Les prix des produits laitiers repartent à la
hausse, notamment les yaourts et desserts lactés (+0,4 % ; +6,1 % sur un an) et les fromages (+0,3 % ; +8,2 % sur un an), alors
que les prix des beurres baissent (-0,4 % ; +4,5 % sur un an). Les prix des produits transformés s'accroissent de nouveau : les
fruits préparés (+0,8 % ; +5,2 % sur un an), les légumes préparés (+0,6 % ; +5,3 % sur un an), les condiments et assaisonnements
(+0,6 % ; +6,7 % sur un an) et les produits à base de sucre (+0,2 % ; +3,9 % sur un an). Les prix des produits à base de chocolat
s'accroissent également (+0,2 % ; +3,3 % sur un an), tout comme ceux des poissons et crustacés préparés (+0,3 % ; +3,9 % sur
un an). Les prix des vins augmentent toujours (+0,6 % ; +5,7 % sur un an), alors que diminuent les prix des bières (-0,3 % ; +1,8 %
sur un an) et des eaux minérales et de source (-0,2 % ; +4,1 % sur un an). Renchérissent également les huiles et margarines
(+0,6 % ; +11,4 % sur un an), les cafés (+0,6 % ; +3 ,1 % sur un an) et les produits chocolatés (+0,2 % ; +3,1 % sur un an).
        Produits manufacturés : +0,1 %
Les prix des produits manufacturés s'accroissent légèrement (+0,1 % après une stabilité en octobre ; +0,3 % sur un an).
Les prix de l'habillement - chaussures sont stables (-0,1 % en novembre 2007 ; +0,5 % sur un an) : les promotions sur les
vêtements de dessus pour femmes (-0,5 % pour ce poste) étant contrebalancées par des fins de promotions sur la lingerie,
bonneterie pour femmes (+0,4 % pour ce poste).
L'indice des prix des produits de santé enregistre une légère baisse de 0,1 % (-1,6 % sur un an).
L'indice des prix des autres produits manufacturés s'accroît de 0,1 % (+0,4 % en novembre 2007 ; +0,6 % sur un an). Ce mois-ci,
les fins de promotions l'emportent de peu sur les nouvelles promotions. Alors que celles-ci font reculer les prix du mobilier de
cuisine et de salle de bains (-1,0 %), du mobilier de chambre (-0,8 %), du mobilier de séjour (-0,4 %), des fauteuils et canapés
(-0,3 %) et des autres articles textiles (-1,2 %), celles-là accroissent les prix des articles pour literie (+0,2 %), de l'horlogerie,
bijouterie, joaillerie (+0,6 %) et de la parfumerie et des produits de beauté (+0,6 %). De façon saisonnière, les prix des fleurs et
plantes grimpent (+4,7 %) et ceux des jeux et jouets sont en baisse (-1,3 %). Des fins de promotions, ainsi que des modèles
restylisés sont à l'origine de la hausse des prix des automobiles neuves (+0,7 % ; +1,2 % sur un an). Les prix des pneumatiques
s'accroissent de nouveau (+0,5 % ; +2,9 % sur un an), tout comme ceux des autres pièces de rechange et accessoires pour
véhicules (+0,3 % ; +5,5 % sur un an). Alors que la baisse s'accentue sur les prix des équipements photo et cinéma, instruments
d'optique (-4,3 % ; -1,1 % en octobre), elle est moins prononcée sur les prix des équipements audio-visuels (-1,6 % ; -1,8 % en
octobre), de l'équipement de téléphone et de télécopie (-1,4 % ; -3,5 % en octobre) et des matériels de traitement de l'information,
y compris micro-ordinateurs (-1,1 % ; -2,1 % en octobre).
        Énergie : -5,5 %
En novembre, les prix de l'énergie continuent de reculer (-5,5 %, après une baisse de 3,7 % en octobre ; -1,0 % sur un an). La
chute des cours du pétrole brut se poursuit et elle est à l'origine de la nouvelle baisse des prix des produits pétroliers (-8,8 %,
après une diminution de 5,9 % en octobre ; -5,4 % sur un an) : les prix des carburants sont en baisse de -8,6 % (-5,6 % en
octobre ; -5,7 % sur un an) et ceux des combustibles liquides de -12,0 % (-8,7 % en octobre ; -7,9 % sur un an). Les prix des gaz
liquéfiés sont de nouveau en hausse (+0,7 % ; +0,2 % en octobre ; +13,7 % sur un an).
        Services : -0,1 %
L'indice des prix des services diminue de 0,1 % (+0,1 % en novembre 2007). Sur un an, il augmente de 2,3 %.
L'indice des loyers, eau et enlèvement des ordures ménagères progresse de 0,1 % (+0,2 % en novembre 2007 ; +2,5 % sur un
an). La hausse des prix des loyers des résidences principales est de 0,2 % (+1,9 % sur un an).
L'indice des prix des services de santé s'accroît légèrement (+0,1 % ; +0,3 % en novembre 2007 ; +0,8 % sur un an).
L'indice des prix des services de transports et de communications décroît de 0,3 % (+1,6 % sur un an), reflétant principalement la
baisse des prix des transports aériens (-1,8 % ; +7,9 % sur un an), liée à la baisse de la surcharge « carburants ». Les prix des
services de télécommunications diminuent légèrement (-0,1 % ; -0,2 % sur un an).
L'indice des prix des autres services est en légère baisse (-0,1 % ; stabilité en novembre 2007 ; +2,7 % sur un an). De façon
saisonnière, diminuent le prix des voyages touristiques tout compris (-5,9 % ; +7,1 % sur un an), l'hôtellerie y compris pension
(-1,3 % ; +4,7 % sur un an), alors qu'augmentent ceux des hébergements de vacances (+0,3 % ; +4,5 % sur un an) et des services
récréatifs (+0,2 % ; +2,1 % sur un an). Les prix des services de la restauration continuent d'augmenter (+0,1 % ; +3,5 % sur un an),
tout comme ceux des services d'entretien et de réparation de véhicules personnels (+0,3 % ; +5,8 % sur un an). Les prix des
abonnements télévision augmentent (+1,3 % ; +1,5 % sur un an), alors que l'assurance-santé baisse ses tarifs (-1,5 % ; -3,2 % sur
un an).
Source : Insee - Département des Prix à la consommation, des Ressources et des conditions de vie des ménages.
En raison d'un mouvement social, cette Informations Rapides est diffusée sans toutes ses rubriques
habituelles. Les données complémentaires seront disponibles sur le site de l'Insee dès que possible. L'Insee
présente ses excuses à ses lecteurs.
                                                          Informations Rapides

et ses excuses aux grévistes JAMAIS

Repost 0
Published by valenton rouge - dans France
commenter cet article
17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 08:52
Repost 0
Published by valenton rouge - dans France
commenter cet article
16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 23:48
Par Maud PIERRON (avec Reuters)
leJDD.fr >> Les lycéens ne désarment pas. Malgré l'annonce, lundi par Xavier Darcos, d'un report d'un an de la réforme dans les lycées, la mobilisation, loin de faiblir, s'amplifie. Les manifestants réclament "le retrait pur et simple du texte. Le ministre de l'Education nationale s'est pourtant dit prêt aujourd'hui à repartir "de zéro" avec "la jeunesse". Laquelle a déjà prévue une nouvelle journée de maobilisation jeudi.

A Paris comme ailleurs, des milliers de manifestants ont réclamé le retrait du texte. (Reuters)
A Paris comme ailleurs, des milliers de manifestants ont réclamé le retrait du texte. (Reuters)
Après avoir arraché une première bataille, le report de la réforme, les lycéens veulent l'emporter totalement, et réclament "le retrait pur et simple" du texte. Au lendemain de l'annonce de Xavier Darcos de reculer d'un an son projet de loi sur le lycée, la mobilisation s'est amplifiée dans la rue. Des centaines d'établissements étaient perturbés ou occupés et les défilés ont été bien suivis partout en France. Selon la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl), près de 7000 jeunes ont manifesté à Bordeaux, 2000 au Mans, 3500 à Brest et un millier à Paris. Ils étaient environ 2500 manifestants à Montpellier, selon l'Union nationale lycéenne (UNL). A Toulouse, 2500 étudiants selon les organisateurs, 1500 selon la police, ont défilé.

"Nous ne voulons pas du report pour un an de cette loi Darcos, nous exigeons son abrogation pure et simple", a expliqué à l'agence de presse Reuters Laura Kurzac, élève de première et porte-parole du Comité Lycéen de Toulouse (CLT). Dans le grand Ouest, d'où la mobilisation est partie la semaine dernière, les manifestants ont battu le pavé des principales villes. Notamment à Rennes où ils étaient 6000 selon la police. Mais aussi à Nantes, Lorient, Quimper ou Cherbourg. Le nord de la France n'était pas en reste, à Lille et Amiens, par exemple.

"La stratégie de Darcos est de reculer pour mieux nous arnaquer"

Pourtant, Xavier Darcos, qui se montrait inflexible voire hautain - "Je ne serais pas le ministre de l'hésitation nationale", disait-il - a changé de ton. Le ministre de l'Education s'est montré conciliant à l'Assemblée nationale, mardi. "Nous allons repartir à zéro, parler avec nos enseignants, parler avec la jeunesse. Je ferai la réforme avec les jeunes et avec la jeunesse, parce que on ne peut pas penser le futur sans eux, et non pas en les poussant à la rue, non pas en les poussant à prendre des risques (...) mais en venant parler calmement, objectivement, des besoins de réforme", a-t-il expliqué, pour éloigner encore un peu plus le "syndrome grec". Selon le ministère de l'Education, Xavier Darcos "va rencontrer les organisations syndicales à partir de janvier" pour "rouvrir le dialogue" sur la réforme, qui doit être appliquée à partir de la rentrée 2010.

Toutefois, les jeunes sont plus que jamais déterminés. Les organisations lycéennes elles-mêmes ont été surprises par la spontanéité du mouvement, qui a débuté d'emblée par des blocages d'établissement. Aujourd'hui, la Fidl assure ne pas vouloir "tomber dans le piège des annonces du ministre", et réclame le "retrait pur et simple" de la réforme. "Les lycéens n'ont pas été dupes, ils savent que la stratégie de Darcos est de reculer pour mieux nous arnaquer plus tard", a lancé Alix Nicolet, présidente du syndicat. "Le ministre doit entendre que nous ne nous arrêterons pas pour un simple changement de date. Si le ministre de l'Education nationale n'accepte toujours pas les garanties exigées, l'hiver sera chaud!", explique l'UNL, l'autre syndicat lycéen. Même tonalité du côté des étudiants des Instituts universitaires de technologie (IUT) et du syndicat Unef qui ont également manifesté mardi un peu partout en France. Et une nouvelle journée de mobilisation est déjà prévue jeudi, sous l'impulsion de la Fidl et de l'UNL.

Le dossier est jugé explosif à l'Elysée, tant est si bien qu'il a fait reculer Nicolas Sarkozy. Lequel garde un oeil attentif sur la situation. "Je suivrai moi-même personnellement cette réforme", a assuré le chef de l'Etat. "Cette réforme des lycées, je la soutiens et elle se fera, mais il faut prendre le temps de l'écoute et de la concertation", a-t-il continué. Dommage de ne pas l'avoir fait avant.
Repost 0
Published by valenton rouge - dans France
commenter cet article
16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 21:54

Affaire Madoff : la liste
des victimes s'allonge toujours

Après Santander, HSBC ou Natixis, la banque privée autrichienne Medici est touchée à hauteur de 2 milliards de dollars dans la gigantesque fraude du gérant de fonds new-yorkais.

Bernard Madoff (c) Sipa Bernard Madoff Articles liés La liste des victimes de la gigantesque fraude du gérant de fonds new-yorkais Bernard Madoff continue de s'allonger mardi 16 décembre, notamment en Europe. 
L'escroquerie "pyramidale" de l'ancien président du Nasdaq totaliserait 50 milliards de dollars, selon un principe simple: payer les intérêts des clients existants grâce au capital apporté par les nouveaux.
Dernière victime en date, la banque privée autrichienne Medici qui est impliquée à hauteur de 2,1 milliards de dollars d'investissements dans deux fonds internationaux frappés par la fraude présumée.
Un peu plus tôt, le Crédit Mutuel-CIC a indiqué pouvoir perdre jusqu'à 90 millions d'euros dans l'affaire.
L'assureur helvétique Swiss Life a lui aussi annoncé mardi avoir une exposition indirecte de 90 millions de francs suisses (57,2 millions d'euros).
Quant à BES, deuxième banque du secteur privé au Portugal, elle a reconnu une exposition indirecte de 15 millions d'euros aux fonds de Bernard Madoff.

Discrétion des établissements financiers américains

Sur la liste des établissements touchés, on compte aussi l'espagnole Santander, jusqu'à présent la plus affectée avec 2,33 milliards d'euros de pertes possibles, mais aussi BBVA (Espagne) et les français Natixis, BNP Paribas. Axa et Groupama, la banque franco-belge Dexia, la Société Générale, le Crédit Agricole y figurent également pour des montants moindres. HSBC, troisième banque mondiale, a une exposition de 1 milliard de dollars, Royal Bank of Scotland (RBS) de 600 millions de dollars et le fonds d'investissement Man Group de 360 millions de dollars.
En Suisse, plusieurs petites banques privées sont touchées.
Aucun grand établissement bancaire américain n'a fait état de pertes à ce jour.
Plusieurs célébrités ont en outre été citées par la presse au nombre des victimes.
Des fondations comme celle du prix Nobel Elie Wiesel ou du cinéaste Steven Spielberg figurent parmi les perdants de cette escroquerie, mais les montants n'ont pas été divulgués.

La SEC montrée du doigt

La SEC (Securities and Exchange Commission), gendarme américain des marchés, est désormais montrée du doigt. Lundi, un ancien grand patron confiait ainsi à Challenges.fr, sous couvert d'anonymat: "Je me demande s'il n'y a pas eu des connivences, notamment de la part de la SEC, car Bernard Madoff était un personnage public."
Le patron du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a lui aussi mis en cause les autorités de régulations américaines: "la surprise n'est pas qu'il y ait des voleurs" mais "la question est: que fait la police?", a-t-il estimé lors d'une conférence de presse lundi. Le président de l'Autorité française des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, a abondé en ce sens, estimant que la réglementation américaine était fautive.
Bernard Madoff, âgé de 70 ans, encourt 20 ans de prison et une amende pouvant atteindre 5 millions de dollars.
Repost 0
Published by valenton rouge - dans Monde
commenter cet article