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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 16:15

Dans un livre blanc rédigé par Michèle Alliot-Marie, laquelle vise déjà une baisse drastique des effectifs policiers (suppression en 3 ans de 10.000 fonctionnaires, soit 10% de l'effectif global), notre Ministre de l'intérieur concède: «Le temps est venu de reconnaître la place du secteur privé dans la protection de nos concitoyens.» Dans le même temps, des sociétés privées de surveillance comme Sécuritas, s'associent au Plan Espoir-Banlieues, convention qui vise à faciliter l'accès à l'emploi des jeunes issus des quartiers de la politique de la ville. Quel avenir pour la Sécurité en France ?

Les vigiles, agents de filtrage des aéroports et autres cerbères des sociétés de surveillance reviennent en grâce au ministère de l'Intérieur. «Le temps est venu de reconnaître la place du secteur privé dans la protection de nos concitoyens» , écrit Michèle Alliot-Marie dans un livre blanc sur «la participation de la sécurité privée à la sécurité générale en Europe», qu'elle dévoilera lundi à Paris. Ce document, auquel Le Figaro a eu accès, est préfacé par le président de la République en personne.

On y découvre que la France n'est pas la terre de répression que certains imaginaient. Elle compte ainsi 379 policiers et gendarmes pour 100 000 habitants, contre 360 en moyenne dans l'Union (voir notre infographie). L'Italie, l'Espagne et la Grèce la devancent de loin en termes d'effectifs publics. Et si l'on y additionne les privés, la France recule encore dans le classement, avec 567 agents au total pour 597 en moyenne en Europe. Tandis que la Hongrie devient championne toutes catégories de l'action sécuritaire, avec 1 % de sa population travaillant dans la police ou les sociétés de surveillance.

Fruit de trois mois d'enquête de l'Institut national de hautes études de sécurité (Inhes), épaulé par la Confédération européenne des services de sécurité (Coess) qui regroupe 30 fédérations nationales, ce livre blanc réévalue à la hausse le poids des privés en Europe : 1,7 million de personnes employées par 50 000 entreprises, brassant 15 milliards d'euros de chiffre d'affaires, pour les seules activités de surveillance humaine.

À l'heure où la France s'engage dans une Révision générale des politiques publiques (RGPP) qui devrait lui faire perdre plusieurs milliers de policiers d'ici à 2012, «cette étude ouvre une ère nouvelle dans la relation public-privé», se félicite Claude Tarlet, vice-président du syndicat européen des sociétés de sécurité privée. Nicolas Sarkozy parle même de «coproduction» de sécurité à terme.

Sous sa double casquette de chef de l'État et de président de l'Union, il acte que «la demande et l'offre de sécurité se font plus pressantes et exigeantes, en raison de l'espace laissé par la réduction nécessaire des dépenses des États». L'acteur public n'a donc plus les moyens d'assumer seul sa mission. Mais le renforcement du partenariat avec le privé ne se fera pas à n'importe quel prix.

L'hôte de l'Élysée appelle d'abord à «organiser ce secteur». Selon lui, «l'harmonisation des législations nationales en une législation européenne de la sécurité est indispensable». Et MAM d'en fixer le cadre : «formation» et «déontologie». Car le meilleur côtoie le pire dans la jungle des sociétés de surveillance, certaines se muant en véritables officines, d'autres employant même des vigiles au casier judiciaire bien rempli.

La ministre entend aussi mettre en place un Conseil économique de sécurité, pour l'éclairer sur les risques à couvrir dans les années à venir.

Pierre Monzani, le directeur de l'Inhes, s'est déjà lancé, avec ses équipes, dans le recueil des bonnes pratiques. Entre les excès suédois, où les privés outrepassent parfois leurs pouvoirs en contrôlant l'alcoolémie des passagers sur les ferries, et ceux de la Slovaquie, noyautée par les anciens agents de l'État, la France cherche sa voie.

Dans les dix ans qui viennent, avec 200 000 effectifs au total, le nombre de privés dans l'Hexagone sera équivalent à celui des policiers et des gendarmes réunis. L'insécurité ne connaît pas la crise. (Source: Le Figaro)

_______________________________________________________

Paris, le 27 novembre 2008 - Securitas a signé ce matin, à l'ANPE de Saint-Ouen (93)l'engagement pour l'insertion professionnelle des jeunes des quartiers en présence de Fadala Amara, Secrétaire d'Etat chargée de la Ville et de Laurent Wauquiez, Secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi.

Securitas s'associe au plan « Espoir Banlieues » lancé par le gouvernement en février 2008. En signant cette convention, Securitas affirme sa volonté d'offrir aux jeunes des quartiers de réelles perspectives d'emploi et de développement des compétences.

Securitas s'engage à :

* Informer et promouvoir ses métiers, notamment auprès de l'ANPE.
* Sensibiliser ses équipes pour faciliter la découverte de l'entreprise et de ses métiers pour des jeunes de toutes origines sociales et résidentielles.
* Favoriser la découverte de l'entreprise, notamment par la proposition de stages.
* Faciliter l'accès à l'emploi des jeunes issus des quartiers de la politique de la ville en travaillant avec le service public de l'emploi (SPE).

De son côté, l'Etat s'engage notamment à :

* Informer et sensibiliser les jeunes aux opportunités d'emploi offertes par Securitas.
* Orienter les candidats potentiels et satisfaire les besoins de recrutement de Securitas.

Securitas conforte ainsi sa démarche d'entreprise citoyenne et s'investit pour l'insertion professionnelle durable des jeunes dans l'entreprise. Securitas, leader en France des solutions de sécurité par agents, recrute 4000 agents de sécurité en CDI chaque année dont plus de la moitié sont issus des quartiers classés en zones urbaines sensibles. Ce partenariat va aider Securitas à faire face à ses besoins de recrutement présents et à venir. (source: securitas.com)

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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 13:30

Sidérurgie : sanction record pour une entente sur les prix

MA Delmotte
16/12/2008 | 

Une amende de 575,45 millions d'euros a été infligée par le Conseil français de la concurrence à 11 sociétés sidérurgiques, dont ArcelorMittal. C'est le plus gros montant demandé depuis la création de l'autorité en 1986.

575 millions d'euros. C'est le montant total de l'amende que devront se partager 11 sociétés, suite à une entente sur les prix dans le secteur de la sidérurgie. Parmi les sociétés impliquées, ArcelorMittal devra débourser à elle seule 301,78 millions. Son concurrent KDI devra payer 169,3 millions d'euros. Quant à la société Descours & Cabaud, elle devra mettre 82,55 millions sur la table.

Cette entente, sous couvert d'une activité syndicale, recouvrait l'ensemble du territoire français et avait pour objectif de fixer les conditions commerciales accordées aux clients, de se répartir les marchés et d'empêcher l'entrée sur le marché d'opérateurs compétitifs. Le système était bien rodé et très structuré : des instances de contrôle, un suivi régulier et des sanctions en cas d'« infractions » aux règles fixées par un des membres du cartel étaient même prévues.


Un cartel de 1999 à 2004

Cette structure allait jusqu'à prévoir des dérogations ponctuelles aux règles fixées par le cartel, de façon à s'adapter aux contraintes extérieures et à simuler l'existence d'une réelle concurrence. Ces pratiques ont été jugés «exceptionnellement graves» car elles ont annihilé tout mécanisme concurrentiel dans le secteur sidérurgique. Ainsi, le dommage provoqué sur l'économie est colossal puisque les produits sidérurgiques sont utilisés par de très nombreuses entreprises, il est estimé à plusieurs centaines de millions d'euros.

En mai 2004, le ministre de l'économie avait lancé une enquête administrative après des plaintes émanant de plusieurs entreprises à propos de similitudes suspectes constatées dans les offres faites par les sidérurgistes. Les résultats de cette enquête avaient été transmis en 2005 au Conseil de la concurrence. En 2006, l'une des entreprises mises en cause décida alors de collaborer à l'instruction en apportant des éléments nouveaux. Dès lors, l'enquête permet de mettre à jour l'organisation d'un cartel d'entente sur les prix et de partage de la clientèle d'une grande ampleur qui aurait duré de 1999 à 2004. L'amende demandée est en tout cas d'ampleur. Il s'agit de la plus grosse somme demandée depuis la création du Conseil en 1986.

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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 00:21
La grève au fond du puits
24-11-2008

 


1948, la grande grève des mineurs de France.(Photo Illustration / Frédéric Pauvarel / Pôle historique minier Gréasque)1948, la grande grève des mineurs de France.(Photo Illustration / Frédéric Pauvarel / Pôle historique minier Gréasque)Social. Le 4 octobre 1948, les mineurs de France cessent le travail. Ce mouvement d'ampleur nationale et durement réprimé par des violences policières, va durer neuf semaines.

1948. Depuis le 4 octobre, les mineurs de tous les bassins miniers de France sont en grève. Le 17 novembre, Gabriel Roucaute, député du Gard, monte à la tribune de l'Assemblée Nationale où se déroule un débat sur les mouvements revendicatifs du moment. "Mesdames et Messieurs mon intention, en interpellant le gouvernement, est de démontrer, d'une part, que M. le ministre de l'Intérieur a pris quelques licences avec les faits réels quand il a parlé de soi-disant intervention étrangère dans la grève des mineurs et d'autre part qu'il a de lourdes responsabilités dans les tragiques évènement du mardi 26 octobre à Alès".
    A la tribune du conseil national de son parti, M.Jules Moch avait en effet déclaré "la grève des mineurs a été décidée hors de France, elle est d'origine étrangère et des millions de francs vont à la CGT et au Parti Communiste pour l'entretenir et fomenter des troubles sociaux".
    Cette     dernière affirmation reprise dès le lendemain par une presse aux ordres, n'avait pas d'autre but que de cacher aux Français le sens de la lutte des mineurs et de jeter un voile sur la dureté de leurs conditions de travail. Elle devait également justifier les expéditions punitives, la mise en état de siège des localités minières... ainsi que les fusillades qui coûtèrent la vie à trois ouvriers à Merlebach, à Firminy et à Alès. Alors, comment et pourquoi le gouvernement français s'acharnait-il ainsi sur les mineurs alors que trois ans auparavant il les encensait ?


Les mineurs "au secours" de la France


    Retour en 1945. Cet hiver là, les Français risquent d'avoir froid, les trains de la SNCF de ne plus pouvoir circuler, l'industrie de ne plus fonctionner... Car malgré le dur labeur des mineurs le charbon manque déjà. Alors, dès le 17 mai, Robert Lacoste, ministre de la production industrielle demande aux salariés des bassins miniers d'augmenter encore la production sans quoi il prévient : "nous allons, au chômage généralisé et aux pires épreuves pour les malades, les enfants, les vieillards. Mineurs de France, on a besoin de vous pour que vive la France".
    Les mineurs redoublent donc d'effort. Le gouvernement, dans lequel figuraient des ministres communistes, leur accorde d'importants avantages matériels et institue le "Statut du mineur " et nationalise les mines.
    Mais au printemps suivant, la question du pouvoir d'achat se pose cruellement. L'augmentation des prix a largement dépassé les hausses de salaires. La CGT revendique une augmentation de 25% des revenus et dénonce les profits illicites. La colère gronde et le mouvement s'amplifie. Le 13 novembre 1947, la grève  touche la quasi-totalité des corporations. Plus de trois millions de travailleurs sont en lutte. La France et l'Europe, ruinées par la guerre et l'occupation nazie reçoivent alors l'aide américaine. Le plan Marshall est mis en œuvre de 1948 à 1952. Cette aide se fera moyennant des conditions politiques et des contre-parties économiques. "La guerre froide ayant commencée, la proposition américaine revient à demander à chacun de choisir son camp avec une carotte à l'appui" (1) "L'hégémonie des Etats Unis... qui s'exerça en faveur de la constitution d'un bloc" occidental anti soviétique vise à contenir, voire à "refouler" la contagion révolutionnaire en Europe... Le Plan Marshall encourage la création d'un marché unique du charbon et de l'acier (CECA). Ouvrant ainsi le marché français aux grands cartels monopolistes de l'Allemagne de l'Ouest et à l'importation massive des hydrocarbures qui aboutit à la fermeture de mines françaises. 


Contre la violation des lois
sociales


    Le 4 mai 1947, le socialiste Paul Ramadier, Président du Conseil, exclut du gouvernement, les ministres communistes qui défendent les revendications des travailleurs. Le 19 décembre, Léon Jouhaux quitte la CGT et créer Force Ouvrière. Pendant ce temps, le coût de la vie ne cesse d'augmenter : électricité + 19,5%, gaz +25%, charbon +22,5%... Et cela malgré les promesses faites par le gouvernement de stabiliser les prix. Comptant profiter de la division ouvrière, les gouvernements qui se succèdent, tentent  en vain, d'enrayer le mécontentement populaire. Les luttes des travailleurs gagnent en ampleur tout au long de l'année 1948  jusqu'à la grève nationale des mineurs, des mois d'octobre et novembre.
    La CGT demande alors l'ouverture de négociations. Le ton monte et l'union se réalise à la base. Les responsables syndicaux CGT, FO, CFDT et CGT du bassin houlier de l'Aveyron envisagent tous les moyens d'action "même de la grève générale pour faire aboutir ces légitimes revendications". Mais, le gouvernement se livre à une véritable provocation en prenant des décrets qui portent gravement atteinte au "statut du mineur". Les responsables syndicaux CGT, CFDT et FO de Molières sur Cèze publient alors un document s'élevant contre ces décrets qui constituent "une violation des lois sociales en vigueur (statut du mineur, droit syndical, sécurité sociale,  nationalisations des mines" et demandent l'annulation immédiate. Dans leur ouvrage "Ladrech", Claude Mazauric et Jacques Dartigue, considèrent que ces décrets furent "la première mise en forme de la politique anti-ouvrière qui suivit 1947".
    Au mois de septembre, la CGT lance une consultation nationale des mineurs qui votent à 89%, pour la grève. Le 1er octobre le conseil national de la Fédération Nationale des Travailleurs du Sous Sol, de la CGT, appellent tous les mineurs et similaires à  cesser le travail le lundi 4 octobre. La grève va durer jusqu'au 29 novembre. 


Georges Doumenc

Soixante ans après...
Soixante ans après avoir été licenciés manu militari par leur employeur après des mouvements de grèves massifs, d'anciens employés des Houillères du Nord-Pas-de-Calais s'en sont remis à la justice la semaine dernière  pour obtenir réparation.
Les dix-sept requérants, dont certains, décédés, sont représentés par leur famille, ont demandé au Conseil des prud'hommes de Nanterre de reconnaître le caractère abusif de leur licenciement, intervenu à une époque où le droit de grève était déjà inscrit dans la Constitution. A l'automne 1948, quelque 3.000 licenciements furent prononcés.
Conséquence immédiate pour les ouvriers: la privation de leurs indemnités de logement et de chauffage, alors prévues par la loi. Aujourd'hui, les  requérants, demandent pour chacun 60.000 euros de dommages et intérêts.
Le Conseil des prud'hommes rendra sa décision le 15 décembre prochain.


(1)Le dictionnaire historique et géopolitique du XXe siècle.





   



Après 60 ans, les mineurs au tribunal



Photo : DR

Les anciens mineurs des houillères du Nord-Pas-de-Calais licenciés pour faits de grève en 1948 et 1952 de­vront attendre pour obtenir une éventuelle réparation.

Le conseil des prud'hom­mes de Nanterre a préféré renvoyer au 26 juin 2009, après avoir constaté un désaccord entre ses membres. Un magistrat professionnel sera chargé d'intervenir pour mettre d'accord le juge des employeurs et celui des salariés et de leurs familles.

60 000 euros par employé

 

Dix-sept anciens mineurs - dont certains représentés par leur famille - avaient demandé le 19 novembre devant les prud'hommes de Nanterre, des réparations pour avoir été licenciés, alors qu'une loi de 1946 protégeait normalement le droit de grève. Certains avaient même effectué des mois de prison.

Chacun des anciens em­ployés demande 60 000 eu­ros de dommages et intérêts en réparation du préjudice aux Charbonnages de France et à l'Agence nationale pour la garantie des droits des mi­neurs, l'établissement public créé en 2004 pour prendre en charge les droits sociaux des mineurs lorsque l'activité de leur entreprise a cessé.

L'une des avocates des de­mandeurs, maître Emma­nuelle Boussard-Verrecchia, a trouvé "très regrettable que le conseil des prud'hommes ne soit pas parvenu à une décision qui rende justice aux anciens mineurs et qu'il faille encore attendre six mois".

Mathieu Pagura

Mathieu Pagura
Metrofrance.com, à Lille

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 23:23

Regardez travailler les bâtisseurs de ruines
Ils sont riches patients ordonnés noirs et bêtes
Mais ils font de leur mieux pour être seuls sur cette terre
Ils sont au bord de l'homme et le comblent d'ordures
Ils plient au ras du sol des palais sans cervelle.


                                       *


On s'habitue à tout
Sauf à ces oiseaux de plomb
Sauf à leur haine de ce qui brille
Sauf à leur céder la place.


                                       *


Parlez du ciel le ciel se vide
L'automne nous importe peu
Nos maîtres ont tapé du pied
Nous avons oublié l'automne
Et nous oublierons nos maîtres...


                                       *


Ville en baisse océan fait d'une goutte d'eau sauvée
D'un seul diamant cultivé au grand jour
Madrid ville habituelle à ceux qui ont souffert
De cet épouvantable bien qui nie être en exemple
Qui ont souffert
De la misère indispensable à l'éclat de ce bien


                                       *


Que la bouche remonte vers sa vérité
Souffle rare sourire comme une chaîne brisée
Que l'homme délivré de son passé absurde
Dresse devant son frère un visage semblable
Et donne à la raison des ailes vagabondes.
                                       (Cours Naturel) (N.R.F.)


Paul ELUARD
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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 21:59
alain girard 31 octobre 2008 à 10:05

Pourquoi nous adhérons à la S.F.I.O.

Ligue communiste

Dans la 3° Conférence nationale de la Ligue communiste, les bolcheviks-léninistes de France ont, par l'examen de la situation de la politique française et internationale et de l'état du mouvement ouvrier, raffermi leur conviction que le programme et les méthodes du léninisme qui furent à la base de leur action sont plus nécessaires que jamais au prolétariat pour résister au fascisme, abattre le régime capitaliste et marcher vers la société socialiste.

Les bolcheviks-léninistes constatent que, depuis les événements de février, les deux grandes formations se réclamant de la classe ouvrière ont accepté le mot d'ordre de front unique, pour lequel nous luttons depuis des années, sans lui donner d'ailleurs le caractère actif qu'impose la menace réactionnaire. Toutefois, un regroupement radical et profond de la classe ouvrière en France a commencé, la délimitation politique s'opérant au travers d'un processus d'unification. Les bolcheviks-léninistes veulent prendre part la plus large dans ce regroupement vers un seul parti révolutionnaire du prolétariat qui ne peut s'opérer que dans l'action, dans l'élaboration et la critique de l'action.

Dans les conditions présentes, continuer comme un petit groupe indépendant ne permettrait pas de jouer notre rôle avec l'efficacité que réclame la gravité de la situation. C'est pourquoi nous avons décidé d'entrer, tels que nous sommes, avec notre programme et nos idées, dans le Parti socialiste. Dans les rangs des sections du Parti socialiste, côte à côte avec ses travailleurs révolutionnaires, avec la classe ouvrière de France, nous voulons dans le combat commun contre la bourgeoisie, élaborer avec eux les meilleurs moyens, ma meilleure méthode pour se libérer des chaînes du capitalisme.

Les bolcheviks-léninistes, en entrant dans les rangs du Parti socialiste, ne demandent que le droit de participer à son action, celui de défendre, à l'égal de toute autre tendance, les idées qu'ils se sont forgées dans nos années de lutte ; ils s'engagent à être disciplinés dans l'action révolutionnaire.

Les bolcheviks-léninistes demandent à tous leurs sympathisants de transformer leur sympathie en adhésion, en s'associant à ce pas décisif.

Camarades, joignez-vous à nous dans les rangs du Parti socialiste pour la lutte révolutionnaire du prolétariat !

Sans renoncer à notre passé et à nos idées, mais aussi, sans arrières-pensées quelconques de cercles, en disant ce qui est. Il faut entrer dans le Parti socialiste : nullement pour des exhibitions, nullement pour des expériences, mais pour un sérieux travail révolutionnaire sous le drapeau du marxisme.

La Conférence nationale de la Ligue communiste.

Le 24 août 1934.

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 15:10

Electrolux avertit pour 2008 et supprime 3.000 emplois

Electrolux a meublé des millions de cuisines, aspiré nos moquettes, conservé nos yaourts puis les bouillies des petits et on s'aperçoit comme cela d'un seul coup que le moteur de ces sociétés n'a jamais la satisfaction de nos besoins humains mais seulement un des façons de faire du profit, le saint profit.

Ma génération a connu les licenciements économiques, le patron devait prouver  le déficit, nous avions nos experts pour démontrer la manipulation des bilans, désormais tu es viré pour que Glandu continue à faire coin coin dans sa piscine, à lui les profits à toi les indemnités et c'est ainsi depuis que le monde est...Non c'est justement ainsi depuis que nous avons accepté leurs conditions et cela changera dès lors qu'ensemble nous porterons notre refus.

Que la lutte soit belle

AG




Le suédois Electrolux, deuxième fabricant mondial d'électroménager par le chiffre d'affaires, prévient qu'il n'atteindra pas son objectif 2008 de bénéfice et qu'il va supprimer plus de 3.000 emplois dans le monde en raison du ralentissement brutal de la demande. /Photo prise le 15 décembre 2008/REUTERS/SCANPIX/Janerik Henriksson

Electrolux, deuxième fabricant mondial d'électroménager par le chiffre d'affaires, prévient qu'il n'atteindra pas son objectif 2008 de bénéfice et qu'il va supprimer plus de 3.000 emplois dans le monde en raison du ralentissement brutal de la demande.

Le groupe suédois a expliqué dans un communiqué que la demande sur les marchés européens et nord-américains avait considérablement décliné durant les deux dernières semaines de novembre et continuait ainsi début décembre.

La concurrence est affectée elle aussi par un recul des ventes de bien durables, imputable à la dégradation de la situation économique. L'allemand Robert Bosch, qui fabrique aussi des équipements pour l'automobile, a prévenu vendredi qu'il "raterait de beaucoup" ses objectifs 2008 et qu'il entrevoyait une croissance nulle à l'horizon 2009.

Avant eux, l'américain Whirlpool, numéro un mondial de l'électroménager par le chiffre d'affaires, a révisé en forte baisse fin octobre ses prévisions annuelles et annoncé son intention de réduire de 7% ses effectifs.

Vers 11h40 GMT, l'action du groupe suédois perd 5% à 70,75 couronnes suédoises.

"Encore un pas dans la mauvaise direction", soupire Frans Hoyer, analyste chez Proactive Independent Ideas. "Le groupe a déjà connu un programme de restructuration qui touche à sa fin. Mais ces nouvelles mesures vont au-delà."

"Il est évident que la demande est en berne", ajoute Johan Trocme, analyste chez Nordea.

UN 4E TRIMESTRE RÉDUIT A OCTOBRE

Electrolux, qui commercialise des appareils sous son propre nom ou sous les marques Arthur Martin, AEG-Electrolux, Eureka et Frigidaire, a dégagé sur les onze premiers mois de l'année un bénéfice opérationnel à périmètre comparable d'environ 2,7 milliards de couronnes suédoises (250 millions d'euros).

"En conséquence (...) il n'est plus possible d'atteindre l'objectif d'un bénéfice opérationnel de 3,3 à 3,9 milliards de couronnes en 2008", a-t-il précisé.

Anders Edholm, porte-parole du groupe, a ajouté qu'Electrolux pourrait avoir réalisé en octobre l'essentiel de ses 800 millions de bénéfices affichés depuis le début du quatrième trimestre.

Les ventes de décembre sont relativement faibles, poursuit Electrolux, selon lequel il y a un risque de voir le résultat opérationnel tomber légèrement dans le rouge sur le dernier mois de l'année.

Le groupe compte accentuer les mesures d'économie introduites en 2008 et estime que les nouvelles mesures de réduction d'effectifs lui coûteront environ 1,2 milliard de couronnes, appelés à être provisionnés au quatrième trimestre.

Sur une base annuelle, les économies attendues du programme atteindraient environ 1,1 milliard de couronnes, et le plein effet de ces mesures se fera sentir à partir de 2010.

Au troisième trimestre, Electrolux employait environ 56.000 personnes. Le groupe a déjà annoncé cette année la restructuration de sa base industrielle en Italie, notamment la fermeture de son usine de réfrigérateurs de Scandicci et le regroupement de la production sur le site de Susegana.

Version française Gilles Guillaume

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 13:22

Les huit organisations syndicales réunies à Paris ont appelé lundi à une "journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 29 janvier" avec "dans tout le pays des grèves et des manifestations", selon un communiqué commun.

Cet appel, lancé par la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, la CGT, FO, la FSU, Solidaires et Unsa, s'adresse aux "salariés du privé et du public, aux chômeurs et retraités" indique le texte commun.

Selon les signataires, "surmonter (la) crise implique des mesures urgentes d'une autre nature que celles prises par l'Etat et les entreprises, pour être au service de l'emploi, et des rémunérations".

"Le 29 janvier va permettre de dire très clairement aux pouvoirs publics, au gouvernement et aux employeurs -privés et publics- qu'il n'est pas question de vous (se) servir de la crise comme d'un prétexte" à l'austérité, a déclaré la secrétaire confédérale de la CGT, Maryse Dumas.

Pour Marcel Grignard de la CFDT, "la date du 29 janvier est à la fois très près et très loin". "Cela nous donne le temps de préparer la mobilisation et de regarder ce qui va se passer d'ici là", notamment dans les trois grandes négociations sociales en cours, portant sur l'assurance-chômage, l'indemnisation du chômage partiel et la formation professionnelle.

"Nous sommes sûrs que cette mobilisation sera suivie", a pour sa part estimé Michèle Biaggi de FO.

Les syndicats de fonctionnaires doivent par ailleurs se réunir mercredi pour décider d'une éventuelle action commune le même jour, a-t-on ajouté de source syndicale.

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 08:46

Pub télé : le sauve-qui-peut du gouvernement

Avant le vote de la loi, Patrick de Carolis, PDG de France Télévisions,est prié de renoncer de lui-même à la publicité après 20 h.

Empêtré dans sa réforme de l'audiovisuel public « en urgence », alors que l'opposition a enlisé la discussion, le gouvernement tente de parer au plus pressé : acter la suppression de la publicité après 20 h avant la date fatidique du 5 janvier.

Le Sénat ne pourra examiner le projet de loi qu'à partir du 7 janvier. Il a menacé de ne pas le faire, si le gouvernement décidait de procéder par simple décret, en faisant ainsi échapper au débat parlementaire la mesure emblématique du projet de loi. Le gouvernement courrait le risque de voir sa majorité refuser de voter une autre disposition, la plus contestée, la nomination du patron des télés et radios publiques par le président de la République.

Hier, après un débat sur France  5, où Christine Albanel, ministre de la Culture, n'en avait rien dit, on a appris que le gouvernement avait trouvé une solution pour sortir de cette impasse.

La ministre de tutelle devait envoyer au PDG de France Télévisions une lettre lui demandant de prendre l'initiative d'arrêter la publicité après 20 h, de son propre chef. « Cette décision n'aura pas de conséquence financière pour France Télévision, car 450 millions sont prévus dans le budget 2009 pour compenser la perte de ressources publicitaires. »

La suppression de la pub, votée vendredi par les députés, pourra alors poursuivre son petit bonhomme de chemin au Sénat, à la rentrée de janvier. Mardi, un vote sur l'ensemble du projet de loi est prévu à l'Assemblée nationale.

Pour Patrick de Carolis, le PDG de France Télévision, qui n'est pas favorable à cette réforme, le chemin est étroit : refuser, c'est plonger France Télévision dans une crise financière. Mais aussi longtemps que la loi n'est pas votée, il reste maître de sa décision. Mais de moins en moins de son avenir.

• Sondage : 74 % des Français sont contre la nomination du président de France Télévisions par le président de la République. 65 % sont favorables à la suppression de la publicité après 20 h. (Sondage CSA pour Le Parisien, les 10 et 11 décembre).
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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 08:44

Fraude géante de 50 milliards de dollars : BNP Paribas et Santander exposées

La Tribune.fr - 15/12/2008 à 07:02 - 426 mots


BNP Paribas a annoncé qu'elle pourrait perdre 350 millions d'euros et Santander est exposée à hauteur de 2,3 milliards à la fraude présumée de 50 milliards de dollars, mise en place par le gérant de fonds américain Bernard Madoff.


La gigantesque fraude présumée de Bernard Madoff pourrait coûter cher aux établissements financiers européens. Dimanche soir, la banque BNP Paribas a confirmé dans un communiqué qu'elle pourrait perdre 350 millions d'euros. Elle a précisé ne pas avoir investi directement dans les fonds spéculatifs du gérant, mais être exposée via "ses activités de marchés" et les prêts accordés à certains fonds, qui ont, eux, en revanche investi dans les "hedge funds" de l'Américain.

De son côté, la Société Générale a fait savoir que son exposition à la fraude était "négligeable, inférieure à 10 millions d'euros.

En Espagne, ça va beaucoup plus mal pour la première banque du pays, Santander. Celle-ci a précisé hier que les clients de son fonds spéculatif Optimal étaient exposés à hauteur de 2,33 milliards d'euros à la "fraude Madoff". Elle-même a affirmé avoir investi 17 millions d'euros pour son propre compte dans des produits du gérant de fonds, ex-star de Wall Street. Enfin au Japon, la société financière Nomura annonce une perte de 27,5 milliards de yens (225 millions d'euros), à cause de la fraude présumée.

Jeudi, l'ancien président du conseil d'administration du Nasdaq, la Bourse américaine des valeurs technologiques, a été arrêté, accusé d'avoir monté une gigantesque fraude pyramidale de 50 milliards de dollars. Il utilisait le capital apporté par ses nouveaux clients pour verser les intérêts de ses anciens.

Dimanche, le "Wall Street Journal" a rapporté que l'autorité de régulation des marchés financiers américaine, la SEC, avait déjà enquêté plusieurs fois sur Bernard Madoff, mais toujours sans succès. Dès 1992, elle avait lancé une première investigation. Elle avait ensuite obtenu des informations remettant en cause les rendements extrêmement élevés proposés par Bernard Madoff à ses clients et avait repris son enquête en 2005 et en 2007, mais n'avait encore rien trouvé.

Cette révélation est un nouveau coup porté à la réputation de la SEC, déjà très critiquée pour ses défaillances en matières de maintien de l'ordre sur les marchés et pour son incapacité à empêcher la crise des subprimes de l'été 2007, qui a précipité la finance mondiale dans le rouge. Dimanche, Nicola Horlick, la présidente de la société de gestion Bramdean Alternatives à Londres et cliente de Bernard Madoff, a d'ailleurs dénoncé la "défaillance systémique" des autorités de régulation américaines.

Parmi les clients de Bernard Madoff, on retrouve de grandes banques internationales, mais aussi les plus discrètes banques privées et certains "family offices", ces sociétés chargés de gérer le patrimoine des familles. Les banquiers suisses traditionnels, spécialisés dans la gestion de fortune pourraient ainsi perdre jusqu'à 5 milliards de dollars, selon le journal suisse "Le Temps".

latribune.fr

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 08:41

Buffet réélue à la tête du PCF sur fond de fortes divisions 

Rodolphe Geisler
15/12/2008 |Marie-George Buffet (ici avec Pierre Laurent, directeur de la rédaction du quotidien L'Humanité ) a été reconduite dimanche pour un quatrième mandat avec 67,72 % des voix.
Marie-George Buffet (ici avec Pierre Laurent, directeur de la rédaction du quotidien L'Humanité ) a été reconduite dimanche pour un quatrième mandat avec 67,72 % des voix. Crédits photo : AFP

La secrétaire nationale du parti Marie-George Buffet a été reconduite dans ses fonctions à l'issue d'un congrès où quatre textes s'opposaient.

Les communistes ne sont décidément pas rancuniers envers leurs chefs. Malgré son score de 1,93 % à la présidentielle 2007, les 900 délégués du PCF réunis depuis jeudi à la Défense (Hauts-de-Seine) ont réélu dimanche pour un quatrième mandat Marie-George Buffet à 67,72 % des voix.

«On nous avait promis un congrès à feu et à sang, une oraison funèbre, mais vous avez préféré le débat», a-t-elle lancé à la tribune, sous les applaudissements. Mais si tous les participants se sont retrouvés pour entonner L'Internationale dimanche, les divisions se sont creusées. Et trois textes alternatifs à celui de la direction ont été soumis au vote des cadres. Il y a trois ans, Buffet avait été élue avec plus de 91 % des voix...


«Au lieu de rassembler, Marie-George élague »

Premier «déçu» : le député maire de Vénissieux André Gerin, dont l'offre de figurer sur la liste de Buffet a finalement été rejetée. Du coup, après avoir dénoncé dimanche matin un «coup de Jarnac», il a présenté sa propre liste (10,26 %). «On est pour la lutte des classes, pas des places. On va s'en remettre et organiser la résistance pour la reconquête du PCF», promet-il. Un de ses partisans se dit «dégoûté» que Buffet ait rejeté l'offre des «identitaires». «Le PC devient une secte. Au lieu de rassembler, Marie-George élague», accuse-t-il.

Proche des «orthodoxes», le député du Nord Alain Bocquet assure toutefois qu'il jouera le jeu de la direction. «Je n'ai pas l'âme d'un dissident, mais j'aurais préféré qu'il n'y ait pas quatre listes», dit-il. Conduite par Nicolas Marchand, la seconde liste alternative proche des «orthodoxes» a recueilli 5,62 %.

Côté «unitaires» et anciens «refondateurs», qui prônent la fusion du PCF dans une nouvelle force de gauche, la déception était également grande. Même si peu d'entre eux avaient réellement cru pouvoir faire bouger les lignes à l'occasion de ce congrès. Pour Roger Martelli, historien du parti, les dés étaient de toute façon pipés. «Ce congrès s'est ouvert sur une mise à l'écart des sensibilités», dénonce-t-il.

Ce qui fait dire à l'ancien directeur de cabinet de Robert Hue, Michel Mazo, que «cette nouvelle direction sera impuissante», car, explique-t-il, «la prétendue pluralité du nouveau conseil national, dont parle Marie-George, n'est qu'une juxtaposition de chapelles». L'ex-ministre Jean-Claude Gayssot n'est pas plus tendre. Et parle de «la victoire du pôle des conservateurs sur le pôle des reconstructeurs». «Ma crainte est que l'image qui sorte de ce congrès ne soit pas celle de l'ouverture», redoute-t-il.

Marie-Pierre Vieu, qui conduisait la troisième liste alternative pour les «unitaires» (16,38 %), se veut toutefois moins pessimiste. Et entend «travailler de l'intérieur pour transformer le parti». Selon elle, «les communistes ne pourront créer une véritable unité qu'en discutant ensemble».

Toute la difficulté de la nouvelle direction, qui assure souhaiter «poursuivre le PCF tout en le transformant», sera de mettre d'accord «identitaires» et «refondateurs». Et ce, dès les élections européennes. Buffet propose en effet un «front large» des forces de gauche. Notamment avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, présent samedi au congrès du PC.

Si les «unitaires» et anciens «refondateurs» devraient la suivre, les «identitaires» et les «orthodoxes» grincent déjà des dents. «Le Parti de gauche ne doit pas être le nouveau cheval de Troie d'une nouvelle dissolution  du PC», prévient Nicolas Marchand. Tandis qu'André Gerin préférerait que les communistes partent «sous leurs propres couleurs».

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