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 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 17:49

Étranges échanges avec le MEDEF attribués à François Chérèque

Cet article nous a été signalé par Michel Gourmel

LA CFDT ET M. CHÉRÈQUE, EN PRIVÉ.
Extrait du livre de Jacques Cotta, « Riches et presque décomplexés » (Fayard), p 125.   Eclairage, pour tous ceux qui se font encore des illusions sur la CFDT.  Envoi de Bernadette L. http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74011. ou encore : http://www.collectifdu29mai.org/Un-doc-choc-sur-une-conference-de.html
Source :


Compte rendu de la rencontre organisée le 27 mars 2007, entre leader de la centrale et le cercle patronal « ETHIC », dirigé par Mme Sophie de Menthon.
Extrait du livre de Jacques Cotta, « Riches et presque décomplexés » (Fayard), p 125.


Quelques jours après le petit-déjeuner en compagnie de deux cents membres d'Ethic et de François Bayrou, mon téléphone sonnait. On me demandait si je désirais participer à un remake, cette fois-ci au Cercle interallié et en compagnie de François Chérèque. Le leader de la CFDT face à des patrons déterminés à la veille de la présidentielle sur des thèmes sociaux, politiques et économiques ne pouvait laisser indifférent. Mais une mauvaise surprise m'attendait, la veille dudit petit-déjeuner: un contrordre fut donné dans des termes qui ne pouvaient qu'aiguiser ma curiosité:
- Sophie de Menthon vous fait dire que si cela ne tenait qu'à elle il n'y aurait pas de problème, mais c'est M. Chérèque qui pose comme condition l'absence de tout journaliste.
- Même en demeurant discret?
- Même, nous sommes désolés. Il nous a dit que c'était une condition absolue à sa venue.


Le lendemain matin, je décide de passer outre. Je gravis les marches du Cercle interallié, passe le petit perron de l'entrée surmonté d'une imposante et néanmoins gracieuse marquise, ignore un valet de pied en jaquette noire et gilet rouge et pénètre dans le petit salon réservé pour le leader de la CFDT. Étonnement de la secrétaire d'Ethic préposée aux badges, air confus de ma part, incompréhension feinte pour obtenir enfin l'autorisation de m'installer dans un coin de la salle avec engagement strict de ne pas piper mot.


Devant une assistance très réduite comparée à celle venue assister à la prestation du leader de l'UDF, Sophie de Menthon accueille l'invité:
- Cher François Chérèque, c'est un grand plaisir. Mais laissez-moi vous dire, à vous qui avez eu par le passé le courage de soutenir des réformes difficiles, que je déplore l'absence de la presse. Vous auriez dû au contraire médiatiser au maximum cet événement, vu l'importance de votre discours.
- Merci de m'accueillir. Et commençons donc par la presse. J'ai demandé à ce qu'elle ne soit pas présente car j'ai décidé de vous parler franchement, sans détour, directement. Entre nous, sans journalistes, ce sera plus simple!
- Pour nous confier des secrets? plaisante la salle.


Je connaissais la connivence qui peut exister entre les partenaires sociaux. «Les réunions à répétition rapprochent», dit-on. Mais là, il s'agit de tout autre chose. François Chérèque promet le discours de la vérité comme s'il se trouvait dans une réunion de famille qu'il ne faudrait pas perturber.


Durant une heure, je vais de surprise en surprise. Le leader de la CFDT réserve à ses hôtes très satisfaits un discours des plus politiques. «L'économie est poussive» et «le premier des problèmes concerne l'investissement» car nous «n'avons pas décliné les objectifs de Lisbonne».
- Plus clairement? demande Sophie de Menthon.
- Les réformes de la recherche, des régimes sociaux, des retraites, de l'assurance-maladie, de la santé, des hôpitaux n'ont pas été accomplies.


En une phrase, François Chérèque fait siennes l'ensemble des mesures qui ont pesé dans le vote négatif du peuple français le 29 mai 2005. Mais qu'importe, la salle communie.
Il aborde ensuite «l'organisation du marché du travail», «l'existence de la précarité», mais aussi d'une «trop grande rigidité pour les entreprises». Il dénonce le développement de la sous-traitance comme «facteur d'augmentation des inégalités».
- D'inégalité pour qui? demande un curieux dans la salle.


J'attends une réponse syndicale. Surprise!
- Pour les petites entreprises, répond du tac au tac le leader de la CFDT.Je me tourne vers mon voisin de table:
- Je croyais qu'il parlait des employés. Pour un syndicaliste il est assez ouvert, non?
- Oui, mais si les entreprises ne vont pas bien, les employés non plus. Ce qui compte, c'est l'entreprise, et lui, il a compris!


Au micro, François Chérèque en est à la dénonciation de «la culture du conflit», condamne «la CGT qui pousse à la grève dans les ports de Marseille», ou «FO qui fait la loi chez les communaux», «la nécessité d'y imposer une CFDT qui aujourd'hui y a des problèmes».
- Comment? questionne Sophie de Menthon.
- Par tous les moyens!
- Je suis troublée, vous reprenez nos positions, que nous exprimons publiquement, intervient la présidente d'Ethic.


Galvanisé, Chérèque annonce la nécessité de «faire évoluer le contrat de travail», de ne «pas opposer la flexibilité à la rigidité», de réaffirmer «l'attachement à l'Europe» alors que «nous avons mis le drapeau bleu blanc rouge le jour anniversaire du traité de Rome, ce qui était lamentable».
- Reste la méthode? demande Sophie de Menthon.


Alors le président de la CFDT parle de «représentativité». Il a déjà rencontré à plusieurs reprises «les conseillers de Sarkozy et le candidat lui-même» avec qui ils sont «plutôt tombés d'accord». Il faut «reconnaître les syndicats dans les entreprises», et non plus au niveau national indépendamment des élections à la base.
- Atomiser l'interlocuteur, c'est ça qu'il faut, me glisse à l'oreille mon voisin attentif.


François Chérèque, comme s'il lui répondait en écho, développe l'exemple de Renault. «S'il n'y a pas de licenciement», c'est uniquement parce que «les ouvriers prennent aujourd'hui les jours qui correspondent aux 35 heures de 2008». À l'inverse, à Sandouville, «la production est à flux tendu», donc «ils font 42 heures par semaine».
- En discutant à la base, la flexibilité s'organise et s'impose d'elle-même.
- Pourquoi, avec ce discours, êtes-vous au premier rang dans les manifestations?
- J'ai manifesté contre le CPE car le ministre avait été ridicule dans la forme. Mais sur le fond, nous sommes bien sûr d'accord pour revoir le contrat de travail.

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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 11:24
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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 11:20
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 19:48

Une enquête annuelle sur les soins de santé en Europe a placé la France "juste au-dessus de la moyenne", alors qu'elle était en tête en 2006.

Le système de soins en France jugé moins satisfaisant (Sipa)

Le système de soins en France jugé moins satisfaisant (Sipa)

L'Indice européen 2008 des consommateurs de soins de santé a révélé, jeudi 13 novembre, la chute de la France dans le classement. Montrée en exemple en Europe il y a encore deux ans, la France détenait la première place en 2006. Elle se retrouve aujourd'hui à la 10ème place parmi les systèmes nationaux des 31 pays examinés, à cause de nouvelles entraves à l'accès aux spécialistes. Dans six catégories comportant 34 indicateurs de performance, la France affiche un score de 695 points sur 1000, loin derrière les 839 points attribués aux Pays-Bas, premier du classement 2008. La Lettonie est dernière avec 449 points.

Inefficacité du filtrage de l'accès aux spécialistes


"La France est en train de développer assez rapidement un problème de délais d'attente. La fonction de filtres, récemment introduite, devrait être abolie avant de créer de sérieux problèmes", a averti dans un communiqué le Docteur Arne Björnberg, directeur de recherche pour l'Indice.
En règle générale, les patients français doivent être envoyés chez un spécialiste par leur médecin généraliste, faute de quoi ils ne seront pas remboursés.
"Rien ne prouve que le filtrage de l'accès aux soins primaires permette de faire des économies. Restreindre l'accès aux soins des spécialistes est probablement une solution inappropriée", a-t-il estimé.
La France est par ailleurs dénoncée pour être "un des six Etats d'Europe dans lesquels se pose le problème des dessous-de-table versés aux médecins", souligne l'organisme d'analyse et d'information Health Consumer Powerhouse, qui réalise cet indice.
Le classement annuel évalue six domaines: les droits et l'information des patients, la santé électronique, les délais d'attente de traitements, les résultats, l'étendue et la portée des services fournis, les produits pharmaceutiques.
Publié pour la première fois en 2005, cet indice est élaboré à partir de statistiques publiques et de recherches indépendantes. (AFP)
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 19:41

Ce qui manque aux statuts, aux pratiques formelles du PCF, contrib GQ

Pourquoi nous autres communistes sommes si naïfs ! Pour modifier les statuts pour le prochain congrès, et en finir avec la cooptation des responsables dans le PCF.


Je ne suis pas juriste et je ne propose pas ici des amendements rédigés aux statuts. Je précise aussi avant de commencer, pour lever toute ambigüité, ou toute exploitation de ce texte au rebours de mes intentions, que les statuts modifiés par un congrès doivent s'appliquer au congrès suivant.

Mais je pense, avec le philosophe communiste italien Domenico Losurdo (Fuir L'histoire, éditions Delga), que les catégories du droit sont négligées dans le marxisme et dans sa mise en pratique révolutionnaire. On peut analyser les déboires de l'URSS et du socialisme réel aussi comme ça : dans la faiblesse de la théorisation juridique du socialisme.  J'ai toujours trouvé qu'il manquait chez Marx (lacune déjà moins marquante chez Lénine) une réflexion sur la nature de l'État censé régner pendant la période de transition, entre la révolution et le communisme. C'est là que prennent racine la dérive autoritaire du socialisme et l'état d'exception permanent qui caractérisent la période stalinienne, qui n'était autre que celle de l'application fidèle et résolue du programme marxiste de dictature du prolétariat, dans ce cadre juridique à peine embryonnaire où la répression se déchaine à intervalle régulier contre la bureaucratie faute de pouvoir en contrôler autrement la prolifération. La thèse trotskyste d'une confiscation violente du pouvoir prolétarien par la bureaucratie est le contraire de la réalité de l'URSS. La violence stalinienne est une continuation de la violence révolutionnaire, renforcée par les moyens de l'État, dans une configuration très semblable à celle de la période de la Terreur, pendant la Révolution Française, et pour des raisons comparables. Si la thèse de la Révolution confisquée était juste, elle le serait dès 1917, et il n'y aurait jamais eu de société socialiste en URSS. On comprend d'ailleurs  avec ce type de raisonnement qui caractérise les milieux ultragauchistes, on dérive rapidement vers le révisionnisme historique sous toutes ses formes.

Ma thèse est que le « stalinisme » ainsi défini par une incapacité à stabiliser juridiquement l'État socialiste, et ces « quasi-États » que sont les partis puissants comme le PCF ou le PCI, ne consiste pas en une série de prises de positions pour la personnalité de Staline, pour la défense inconditionnelle de l'URSS,  d'évaluations positives des réalisations socialistes, et inversement la « déstalinisation » ne consiste pas en l'inversion de ces positions, souvent de manière intempestive (voir le suivisme derrière le Dalaï Lama), en condamnations vertueuses, morales ou pragmatiques des excès de la dictature, en conversion aux règles de la démocratie libérale ; le stalinisme était (et il survit partiellement en cela) un mode de fonctionnement des partis communistes où les règles sont perpétuellement modifiables par le sommet. C'est la pratique stalinienne, qui s'est développée durant les Années Trente dans le but d'empêcher artificiellement la droitisation que devait produire forcément la période de rattrapage des forces productives (comme c'est le cas en Chine depuis 1976) qui a produit ces habitudes de gestion du pouvoir par en haut.  Mais avec une modification de taille : lorsque l'état d'esprit révolutionnaire s'affaiblit, l'appareil utilise ces pratiques pour se mettre lui même à l'abri de toute remise en cause trop pressante. Toutes les déstalinisations idéologiques laissent intact ce noyau d'arbitraire. L'exemple le plus connu dans l'histoire du PCF fut l'abandon de la dictature du prolétariat en 1976, au moment du 22ème congrès, ce dont les participants furent informés par la radio. La liquidation du PCI en Italie en est un autre.

Venons en au fait : dans notre parti il subsiste bien quelques restes très atténués de « stalinisme » mais ils ne sont pas du tout situés où un observateur naïf, par exemple un lecteur de la presse bourgeoise aimerait les trouver, chez ceux qui sont caricaturés comme "orthodoxes". Ils se trouvent dans les habitudes qui permettent aux directions à tous les niveaux de se désigner elles-mêmes et dans certains cas de fuir leurs responsabilités. Il y a deux manières de désigner les dirigeants d'une organisation politique : par en bas ou par en haut, élection ou cooptation, avec toute une série de cas intermédiaires entre ces deux logiques, chez nous c'est 90% de cooptation et 10% d'élection où le recours au suffrage ne sert en fait qu'à la légitimation a posteriori des choix d'appareil. Notez que l'appareil, c'est pas mal de monde, d'une certaine manière les membres de bureaux de section, de comités de section c'est déjà de l'appareil, et vu comme ça, c'est presque la moitié du parti actif. Ce qui signifie que la cooptation est souvent vécue par « la base », qui est en fait la base de l'appareil, comme un système harmonieux qui permet de tenir compte des différences et de laisser leurs places à des « sensibilités » voire à des minorités. Dans les faits ce n'est pas très convainquant. En effet, quelque soit la qualité du panachage et la sensibilité des secrétaires dans l'évaluation du rapport de force, les responsables ont toute latitude pour esquiver la nécessité de rendre des comptes. Et ce mode de fonctionnement est loin d'avoir empêché l'éloignement du parti des classes populaires et des quartiers. Le « parti réel » doit pouvoir s'élargir potentiellement à toute l'étendue des classes exploitées, et non représenter ceux qui sont en place.

La cooptation, c'est ce qui convient à un parti d'avant garde, à un parti de lutte armée, d'action clandestine, de résistance. Mais dans une organisation de masse c'est le suffrage universel qui  est nécessaire. Le maintien de la cooptation y aboutit à des effets pervers dont le moins étonnant n'est pas que l'appareil impose des choix contrerévolutionnaire à l'ensemble des communistes, voire le postcommunisme, comme en Italie en 1991. Il faut remarquer que le vote secret n'est pas suffisant pour créer de conditions équitables (et il n'est pas toujours la condition nécessaire). Bien plus important, il faut pouvoir faire campagne, les débats ne doivent pas être canalisés par une « base commune » officielle, les options doivent être présentées sur un pied d'égalité, et les candidats doivent se déclarer eux-mêmes (ne pas être parrainés).

En conséquence, je propose de simplifier et d'éclaircir radicalement le mode de désignation des directions, et d'adopter le système de l'élection avec choix entre plusieurs listes qui ont fait campagne interne sur leurs options, qui ont bénéficié d'un droit d'accès égal à la presse communiste (il faut d'ailleurs que l'Huma abandonne son statut ambigu de journal « à moitié communiste »), avec liste de candidats déposés longtemps à l'avance. Le mode exact d'élection,  les propositions doivent également être déposés par avance. Il ne s'agit pas d'un système de tendances, puisque dans le cas d'existence de tendances, il se forme de manière permanente des « partis dans le parti » avec leurs propres directions, recrutements, financements (et cela existe d'ailleurs déjà dans le PCF, mais c'est un autre problème). Recourir à l'élection pluraliste systématiquement permet d'exprimer la contradiction sans qu'elle se développe de manière antagonique, sans qu'elle soit vécue comme souffrance psychologique comme c'est encore trop souvent le cas.  De plus la fixation d'une règle du jeu connue de tous, simple, évite les manœuvres et le gâchis d'énergie militante qui caractérise les congrès. Pour le moment nos dirigeants sont en train de se prendre les cheveux pour savoir non pas seulement qui sera à l'exécutif, mais quelle sera la règle pour le former. Le choc des ambitions est une réalité de la politique qu'aucune disposition statutaire ne saura empêcher, mais la manipulation permanente des règles du jeu, ce n'est pas normal. A ceux qui pensent qu'on irait se perdre dans des querelles de personnes avec ce système, je répondrais qu'il n'y pas de différence entre choisir des hommes et choisir des idées parce que les idées sont mises en pratique par des hommes. Pas de mannequins dans le parti, disait Maurice Thorez.

Je sais que le système que je préconise a des inconvénients. Mais celui que nous avons maintenant est très mauvais, complètement inefficace, et il ne remplit plus sa fonction minimale, avec la disparition de la formation marxiste, et le changement de la société française : il ne sait plus former une direction d'origine populaire pour un parti qui représente effectivement les classes populaires.


GQ, 19 octobre 2008
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 14:40

Le PS ou la lutte des place par BENITO PEREZ :

Publié 15 novembre 2008 La France

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j'ajouterai à cette analyse en forme de questionnement sans réponse, un commentaire personnel. Ce que ne dit pas ce texte c'est par rapport à quoi et par rapport à qui devraient se situer les enjeux.C'est d'ailleurs le propre de la plupart des discours d'analyse politique, ils fonctionnent d'une manière interne, en décrivant des sortes de jeux de rôles, mais sans rapport réel avec les préoccupations de ceux qui n'appartiennent pas au politico-médiatique. ce que le texte esquisse d'ailleurs à la fois en parlant de lutte des places à quoi se résume querelles internes et échiquiers politiques, et en soulignant qu'il n'y a plus de dimension "programmatique". C'est bien là le problème basique, cet autoentretien du politico-médiatique.


bv000004 Il y a une droite qui est loi d'être la plus bête du monde est qui est en train d'occuper le terrain de la réforme morale du capitalisme, d'un internationalisme offensif sur le mode gaullien, et qui enprofite pour servir à grosses louches ses amis capitalistes et nous faire payer leur crise. De cela il n'est pas question sinon pour dire d'un trait de plume une évidence dont l'auteur ne tire aucune conclusion: le capitalisme est en crise. le fait est que pas plus que le monde politique de gauche, il n'en tire de conséquence et repart dans les délices de la description des luttes internes. C'est assez symptômatique et cela permet effectivement de construire l'idée que le PCf est mourant, un receptacle vide dont la seule capacité serait de s'ouvrir à tous les vents de ces courants internes à la dérive.


Oui le parti communiste comme le dit l'article est exsangue, le régime que lui font vivre depuis des années des dirigeants qui ne connaissent rien d'autre que la soumission au PS, a été terrible, et pourtant il conserve un portentiel militant révolutionnaire, sur le terrain, qu'aucune autre force de gauche ne possède. Il jouit encore d'une mémoire historique que les autres n'ont pas, et comme l'ont montré les historiens, la mémoire politique est trés longue et se joue sur plusieurs générations. Parti du peuple, on serait surpris sans doute de voir à quel point le souvenir de G.Marchais et de sa capacité à dire leur fait aux puissants, un tribun issu des classes populaires et les représentants, reste fort dans la mémoire du peuple: "il n'y a plus personne comme lui aujourd'hui! on ne comprend rien à ce que disent les autres, ils se vallent tous!" Voilà ce que j'entend.

Cette capacité est justement ce qui nié par le discours politicien ordinaire, fut-il comme cet article en sympathie avec la gauche et le fait d'oublier cette dimension, d'enfermer le politique dans les enjeux internes du politco-médiatique biaise tout. Mais le capital lui ne l'ignore pas, et ce n'est pas un hasard si la droite et la classe capitaliste offrent un boulevard médiatique à celui qui prétend achever le PCF. Il y a dans les compte-rendus des médias sur le politique un mélange de volonté de complaire à ceux qui les payent et une véritable auto-intoxication.

Donc il faut mesurer les faiblesses, la stratégie  de la direction du PCF qui pour une large part ne cesse de se conformer à ce jeu médiatique, et pour une autre part attend du PS des strapontins, le tout aboutissant au suivisme de ce social libéralisme totalement "assumé", celui du PS, qui nous a conduit là. Ne jamais oublier la manière dont fut sanctionné le bilan de la gauche plurielle: Jospin non présent au second tour, et le PCF perdant 35 villes. Est-ce que cela ne voudrait rien dire? Est-ce que cela ne mérite pas autocritique, est-ce que si la gauche et le PCf n'osent plus parler de nationalisations, c'est à cause de l'ex-URSS ou à cause de l'expérience nationalisations- privatisations, licenciements massifs et enrichissement d'une nouvelle vague de milliardaire de l'ère Mitterrand-Jospin ?

C'est pourquoi  il faut  que le PCF reprenne son autonomie et à partir de là reconstruire, intégrer ceux qui l'ont quitté, s'ouvrir à des forces nouvelles en proposant le combat de notre temps contre le capitalisme en crise, pour la transformation de la société, pour en finir avec l'exploitation, le profit à n'importe quel prix, la destruction de l'humanité, les être humains et l'environnement. Et enfin construire avec d'autres forces, représentant d'autres couches d'une société en crise, reconstruire l'architecture d'une gauche offensive et de tout ceux qui veulent l'indépendance de la France. Il faut retrouver une dimension programmatique simple et claire, concrète, compréhensible, que les autres forces de gauche, satellisées autour d'un PS à la dérive n'ont pas. OUI le PCF a de l'avenir comme le dit André gérin, il doit pour cela agir dans la clarté et le respect de ses militants qui sont sa garantie d'être proche du peuple français et des couches populaires, Comme le disait Robespierre, le peuple est notre boussole à nous révolutionnaires. Danielle Bleitrach

Le PS ou la lutte des places

On savait le discours sur la «rénovation» du Parti socialiste français (PS) un peu vain. Mais à ce point... Le vote préalable au Congrès de Reims a vu les quatre cinquièmes des militants à la rose apporter leur suffrage à l'une des trois écuries officielles -Ségolène Royal (29%), Bertrand Delanoë (25%) et Martine Aubry (25%)- installées dans les starting-blocks de la présidentielle de 2012. Jusque dans le spectacle des disputes personnelles, ce résultat est un formidable gage de continuité. La campagne l'avait laissé présager: à aucun moment l'enjeu programmatique n'a surgi. Alors que le capitalisme tremble sur ses bases, les trois motions socialistes convergent tranquillement dans la voie d'un social-libéralisme de plus en plus assumé. Du coup, le détail du programme importe peu; la présidentielle est encore loin, l'air du temps changeant. Les enquêtes d'opinion se chargeront de définir le plan socialiste à l'horizon 2011-2012. Ce qui compte vraiment, c'est de choisir la figure capable de battre Sarkozy et de ramener le PS au pouvoir. Barack Delanoë ou Hillary Royal?

Le casting du premier rôle demeure incertain. Et il ne sera pas aisé de trancher, le principal clivage étant d'ordre purement stratégique: avec qui reconquérir le gouvernement? Seuls? Avec les partis de gauche? Avec tous ceux qui le veulent bien? Il en est un qui ne participera pas à cette lutte des places. Trublion du PS français, Jean-Luc Mélenchon a jeté l'éponge, hier, en annonçant, au côté du député nordiste Marc Dolez, son intention de créer un nouveau parti à la gauche du PS. Les deux francs-tireurs étaient de longue date marginalisés au sein de leur propre formation. Leur départ aujourd'hui laisse surtout entendre que les préparatifs de cette nouvelle force politique sont en bonne voie. Qui rejoindra l'attelage? Si l'influence de Marc Dolez sur la base nordiste pourrait tailler quelque peu dans les effectifs du PS, le gros des bataillons attendus devrait venir des collectifs antilibéraux, ex-collectifs du «non» à la Constitution européenne. Au bord de l'implosion, le Parti communiste perdra sans doute une part de ses militants. Le rêve esquissé hier par le sénateur Mélenchon de créer un mouvement tel que Die Linke -coalition d'ex-communistes et d'ex-sociaux-démocrates devenue incontournable en Allemagne- risque toutefois de buter sur un panorama politique rigoureusement différent. La France compte déjà une multitude de groupes assez importants situés à la gauche du PS. Et ce malgré des élections tenues au scrutin majoritaire défavorable aux petits partis. Reste qu'avec ce PS plus pâle que jamais, il sera intéressant de voir l'effet de cette arrivée de sang frais sur la gauche radicale. Le «nouveau parti anticapitaliste» d'Olivier Besancenot peut-il s'ouvrir aux réformistes de gauche? Que fera le PC exsangue? Quelle sera l'attitude des Verts, après l'absorption de José Bové? Et surtout: la gauche du PS saura-t-elle, pour sa part, éviter la désunion pour cause de casting présidentiel... comme en 2007?

Paru le Samedi 08 Novembre 2008

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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 14:08

A PROPOS DU LIVRE LA PAZ EN COLOMBIA, DE FIDEL CASTRO

Responsabilité éthique et engagement révolutionnaire

Pedro de la Hoz

LORS des derniers mois plusieurs événements sur la situation en Colombie ont été commentés par le camarade Fidel dans ses habituelles Réflexions publiées dans la presse cubaine. L'opération humanitaire sous les auspices du président vénézuélien Hugo Chavez qui s'est terminé le 10 janvier par la remise en liberté de Clara Rojas et Consuelo Gonzalez, détenues par la guérilla ; l'incursion militaire du 1er mars, avec l'aide nord-américaine, qui a débouché sur le massacre en territoire équatorien de combattants des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et de jeunes d'autres nationalités, dans ce qui constitue une flagrante violation de la souveraineté d'un pays étranger, condamnée quelques jours après lors de la réunion du Groupe de Rio dans la capitale dominicaine ; et la libération de l'ex-candidate à la présidence Ingrid Betancourt et de quatorze autres personnes lors d'une action qui a bénéficié du soutien logistique et des services de renseignements des Etats-Unis, ont suscité une série d'observations de la part du leader de la Révolution cubaine sur la connotation des faits et sur leurs implications politiques et éthiques dans le contexte latino-américain et caribéen.  

A partir d'une question qu'il se pose lui-même - « Ai-je été objectif et juste dans mon analyse sur Marulanda et le Parti communiste colombien dans les Réflexions publiées le 5 juillet 2008 ? » -, Fidel a entrepris l'écriture de La paz en Colombia, un titre évocateur publié par Editora Politica, et qui lui a valu 400 heures, longues et ardues, de documentation, d'analyse et de rédaction.      

Tout au long du livre, Fidel développe trois idées-force : l'une concerne la description et le développement de la personnalité du chef des FARC, aujourd'hui décédé, l'évolution de la guérilla et son rôle dans le cadre politique complexe et confus de la Colombie ; l'autre porte sur l'incidence du pouvoir oligarchique, ses instruments d'exploitation et de répression, et son alliance avec l'impérialisme nord-américain dans la genèse et l'exercice permanent de la violence ; et en troisième lieu, sur la véritable nature des liens de Cuba avec les mouvements révolutionnaires d'Amérique latine et sa longue et constante contribution pour la recherche d'une solution juste, réaliste et humanitaire au conflit armé qui ensanglante la Colombie.

Ce pays, andin et caribéen à la fois, est une longue et vieille blessure envenimée sur le corps du continent. Bien avant que Jorge Eliécer Gaitan ne meure assassiné dans une rue de Bogota le 9 avril 1948, une date à partir de laquelle la spirale de la violence n'a cessé de monter jusqu'à aujourd'hui, la nation avait vécu de nombreuses pages de terreur. Dans une autre de ses Réflexions (17 juillet 2008), Fidel, qui se trouvait en Colombie durant les événements tragiques connus comme El Bogotazo, se souvient d'avoir lu « des informations sur des massacres qui étaient perpétrés dans la campagne sous le gouvernement conservateur de Ospina Pérez. Elles annonçaient communément la mort de dizaines de paysans à ce moment-là ». 

La paz en Colombia n'est pas un essai spéculatif, mais un témoignage qui colle à l'objectivité des faits. Fidel privilégie le mode documentaire, depuis les premiers chapitres - dans lesquels il commente la Première et la Seconde Déclaration de La Havane (1960 et 1962), indispensables pour comprendre la réponse du gouvernement et du peuple cubains devant le harcèlement de l'empire et de ses laquais latino-américains, jusqu'au dernier, où il confronte les mémoires de l'ex président colombien Andrés Pastrana avec ses propres souvenirs sur les sujets abordés dans ses conversations avec celui-ci. Les déclarations de Pastrana concernant «  la transparence, la sincérité, la loyauté et l'amitié envers la Colombie » du leader cubain sont publiées.

Ainsi, le chef historique des Forces armées révolutionnaires de Colombie - les FARC - ( de son vrai nom Pedro Antonio Marin) est vu à travers les excellents témoignages de l'écrivain Arturo Alape et il se présente lui-même dans les Cahiers de Marulanda. Un témoin clé pour comprendre la difficulté des conversations de paix à l'époque de Pastrana, est largement cité dans le livre : José Arbesu, fonctionnaire du Comité central du Parti communiste de Cuba qui assista aux négociations de Caiguan en janvier 2001 et qui eut ensuite des entretiens avec Marulanda.

De plus, les renseignements apportés par Jacobo Arenas (nom de guerre de Luis Morantes), auteur du Journal de la résistance de Marquetalia (1972), militant communiste qui rejoignit les FARC et contribua à la formation idéologique de la guérilla, sont d'un intérêt majeur. Arenas est décédé en 1990, après avoir été un des principaux artisans du mouvement Union patriotique, autour duquel les FARC et d'autres forces se sont regroupés pour participer à la vie politique publique. Pendant le gouvernement de Belisario Betancour, deux candidats présidentiels, 8 membres du Congrès, 13 députés, 70 conseillers, 11 maires et des milliers de ses militants ont été assassinés par des groupes paramilitaires, les forces de sécurité et autres tueurs à gages du narcotrafic.

 Le livre révèle également l'intervention décisive de Cuba dans la libération en 1996 de Juan Carlos Gaviria, séquestré par le mouvement Dignité pour la Colombie -, un épisode de nature si rocambolesque que Fidel, en l'abordant, le place dans un chapitre appelé « Evénements de fiction », de même qu'auparavant, la médiation de Cuba dans la solution pacifique de la crise provoquée par l'occupation et par la prise d'otages, le 27 février 1980, à l'ambassade de la République dominicaine à Bogota.

La transcription de longs fragments de la conversation de Fidel avec des commandants guérilleros de la Coordination Simon Bolivar à La Havane en 1991 met en évidence le respect avec lequel le leader de la Révolution cubaine a traité le thème délicat de l'insurrection dans ce pays latino-américain.

Pour avoir une idée plus précise du contexte dans lequel se sont déroulées dans les décennies précédentes les luttes populaires sur le continent contre l'ingérence et les crimes de l'empire, Fidel rapporte dans son exposé des détails de la concertation internationaliste qui contribua à la victoire du sandinisme sur la dictature de Somoza en 1979, et de la brutale agression yankee contre la Grenade en 1983 qui coûta la vie à plusieurs coopérants cubains qui se trouvaient dans cette île pour accomplir une noble mission d'ordre civil.

Avec une franchise totale et une transparence absolue, Fidel qualifie Marulanda de leader qui « comprend les réalités de son pays et de l'époque qu'il lui a été donnée de vivre. Il était loin d'être le bandit et le trafiquant de drogue que ses ennemis ont cherché à présenter ». A un autre moment de l'ouvrage il signale : « Il a fait des choses extraordinaires avec les unités de guérilleros qui, placées sous son commandement, pénétraient dans les profondeurs du territoire ennemi. Lorsque quelqu'un échouait dans une de ces missions, il était toujours prêt à prouver que c'était possible ».

Mais aussi, en toute honnêteté et en toute connaissance de cause, Fidel fait remarquer dès le début : « Mon désaccord avec la conception de Marulanda repose sur l'expérience que j'ai vécue, non pas comme théoricien mais comme politicien qui a été confronté et a dû résoudre des problèmes très similaires en tant que citoyen et guérillero, mais il se trouve que les siens ont été beaucoup plus complexes et difficiles ». Et vers la fin il précise : « Je n'étais pas d'accord avec le chef des FARC en ce qui concerne le rythme qu'il attribuait au processus révolutionnaire en Colombie. Il avait une conception trop longue de la guerre. (...) Tout le monde connaît mon aversion concernant la capture de prisonniers de guerre, et au recours à des politiques visant à les humilier ou à les soumettre aux terribles conditions de la jungle. En procédant de la sorte jamais ils ne déposeraient les armes, même si le combat était perdu pour eux. Je n'étais pas d'accord non plus sur la capture et la détention de civils qui n'ont rien à voir avec la guerre ».

En ce qui concerne le Parti communiste colombien, Fidel décrit comment, à l'instar d'autres formations politiques semblables en Amérique latine, « ils furent des membres disciplinés de l'Internationale tant que celle-ci exista formellement » dans la ligne du Parti communiste de l'URSS. Dans le cas de Cuba, non sans qu'il y ait eu des contradictions et des tensions, l'unité entre les forces révolutionnaires a prévalu. Les divergences programmatiques et tactiques entre le Parti colombien et les mouvements insurrectionnels à diverses étapes de l'histoire de ce pays ne saurait être perçue comme une dévaluation de ses militants dévoués ».

Parmi les conclusions que l'on peut tirer de la lecture de cet ouvrage, il y en a deux qui méritent d'être relevées : l'action intéressée et pernicieuse de l'impérialisme US dans le conflit colombien d'un côté, et la valeur des principes révolutionnaires, de l'autre.

Un livre comme celui-ci ne peut être conçu qu'à partir d'un profond engagement envers la vérité, la justice, le destin des peuples et la foi martiste dans l'amélioration humaine.

 Une contribution de cette portée à la compréhension des avatars de l'histoire colombienne tout au long des six dernières décennies est possible grâce à la culture politique, à la lucidité analytique et au sens de l'éthique d'un homme dont le Colombien illustre Gabriel Garcia Marquez a écrit :   « Sa vision de l'Amérique latine dans l'avenir est la même que celle de Bolivar et de Marti, une communauté intégrale et autonome capable de faire bouger les destinées du monde ».
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 14:00

Le démantèlement de Fortis coûte 24,6 milliards d'euros

Le démantèlement involontaire du groupe Fortis a coûté 24,6 milliards d'euros de moins-values à la société mère belge, selon un document se trouvant sur le site web de Fortis, mis en ligne à l'occasion de l'assemblée générale des 1er et 2 décembre.

A la suite de cette perte, les actifs nets ont diminué à 3,5 milliards d'euros, moins de la moitié du capital social de 10,8 milliards d'euros. Les actionnaires, comme cela est prévu par la loi, devront voter la poursuite des activités. A la suite de la scission des activités belges et néerlandaises, Fortis nv/sa, la société mère belge, a réalisé des moins-values de 24,6 milliards d'euros.

Selon le conseil d'administration de Fortis, il reste des raisons valables de poursuivre les activités. Fortis attend en effet une plus-value de 630 millions d'euros provenant de la vente de Fortis Insurance Belgium à BNP Paribas. La société pense pouvoir aussi maximaliser la valeur de Fortis Insurance International et prévoit une réduction de dette, une réduction du personnel et des économies. (belga/th) 15/11/08 11h42
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 13:58

Dexia perd 3 millards, l'Etat se porte garant, moins d'argent communal et quid des employés ? L'explication

Dexia a perdu 1,5 milliards au 3ème trimestre. Une partie de sa filiale américaine FSA, en cause dans cette perte, a donc été vendue ... causant une perte supplémentaire d'1,5 milliards au 4ème trimestre. Aucune perte d'emploi n'est prévue chez nous, pour le moment.

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Economie - Belgique

Pourquoi fallait-il vendre cette filiale, même à perte ? Car si vendre FSA coûte cher, conserver cette filiale aurait pu coûter encore plus cher. Cependant, ce ne sont pas les produits à risque qui ont été vendus. Pour ceux-là, ce sont les Etats belge et français qui ont apporté une garantie.

Dexia l'a annoncé ce vendredi : la banque accuse une perte historique et colossale au troisième trimestre 2008, d'1,544 milliard d'euros. Cette perte est bien entendu la conséquence de la crise financière : elle a eu un impact négatif de 2,191 milliard d'euros, et la filiale américaine FSA est en cause à hauteur de 460 millions d'euros.

Comme l'a expliqué Pierre Mariani, le nouvel administrateur délégué de Dexia, vendre une partie de cette filiale était un "premier pas nécessaire" pour se prémunir de ces risques américains.

Dexia a donc vendu une partie de FSA à Assured Guaranty pour 361 millions de dollars en cash et 44,6 millions en nouvelles actions. Basée sur le cours de clôture de la bourse de jeudi d'Assured Guaranty, la transaction se monte finalement à 722 millions de dollars. Dexia détient en outre une part de 24,7% dans Assured Guaranty.

Mais ce ne sont pas les produits « à risque » qui ont été vendus. Les activités Financial Products de FSA, ces produits à risques donc, sont restés en dehors de la transaction et appartiennent donc toujours à Dexia. Ce portefeuille de Financial Products se monte lui à 16,5 milliards de dollars. Un nouveau risque colossal, mais qui a été limité par une garantie d'Etat couverte par les autorités belges et françaises à hauteur de 16,7 milliards de dollars, dont les 2/3 sont assurés par l'Etat belge

Il n'empêche, la banque franco-belge va enregistrer une perte d'"environ 1,5 milliard d'euros" liée à la vente de FSA, a indiqué Pierre Mariani. Cette nouvelle perte de 1,5 milliard d'euros correspond à l'écart entre la valeur de FSA inscrite au bilan de Dexia et son prix de vente, aussi appelé moins-value de cession. En termes plus simples : il s'agit d'une vente à perte. Et si elle ne sera comptabilisée que dans les résultats du quatrième trimestre, c'est parce que l'accord de vente ayant été conclu ce vendredi.
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 12:28

Le VIH vaincu par la génétique?

Canoë
Par Bernard Plante
14 novembre 2008

Le VIH vaincu par la génétique? La nouvelle semble incroyable. Un patient atteint de leucémie et qui avait été diagnostiqué séropositif il y a dix ans aurait été guéri à la suite d'une transplantation de moelle osseuse destinée à le rétablir de son cancer. Depuis la greffe, le virus du sida reste indétectable.

Une équipe de l'Hôpital de la Charité de Berlin a utilisé des cellules souches réputées pour résister au virus pour effectuer la greffe. Près de deux après l'opération, l'infection au VIH n'est toujours pas détectable. Les tests restent négatifs. «Aujourd'hui, 20 mois après la greffe, le VIH est indétectable chez le patient», déclare l'Hôpital de la Charité de Berlin dans un communiqué d'abord repris par la presse allemande.

L'équipe de l'hématologue Eckhard Thiel ne peut cependant exclure que le virus soit toujours présent. Il pourrait s'être dissimulé dans la rate ou dans des tissus lymphatiques susceptibles de le rendre indétectable.

Le gène mutant (CCR-5), qui a été identifié comme étant résistant au VIH, n'est présent que chez 3 % de la population. Est-ce un miracle, un cas isolé ou une grande piste ouvrant la porte à la génétique pour soigner les personnes séropositives?

L'opération a également permis à l'homme, un Américain de 42 ans qui vit en Allemagne, de se débarrasser de sa leucémie!
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