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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 12:21


Alors que la majorité UMP s'est montrée fort poreuse aux lobbies au point de vider tout le projet de loi OGM de son sens, malgré les belles promesses présidentielles, il reste néanmoins quelques régions de France se battant farouchement contre le maïs génétiquement modifié. Parmi elles, on compte... les Hauts-de-Seine, département d'origine de Nicolas Sarkozy, André Santini, Frédéric Lefebvre et les autres. Ainsi, le président du conseil général le plus riche de France, qui n'est autre que Patrick Devedjian (également secrétaire général de l'UMP), a demandé l'interdiction absolue des OGM dans les cantines des collèges du département.

C'est la revue L'Écologiste qui a levé le lièvre avec cet extrait du cahier des clauses techniques particulières pour appel d'offre concernant l'alimentation dans les collèges du Conseil général des Hauts-de-Seine, avril 2008 :

« Organismes génétiquement modifiés et substances à fort potentiel allergisant-

Le Département exige du prestataire (...) l'exclusion systématique des denrées alimentaires ou ingrédients étiquetés avec une présence d'OGM. Il doit apporter la garantie d'absence d'OGM dans les produits livrés ».

On ne souvient pourtant pas que le député UMP Devedjian ait mené la fronde contre le projet de loi OGM, qui a été retoqué par surprise mardi 13 mai grâce à une motion adoptée par 136 voix contre 135 lors d'un vote solennel, en raison d'une présence insuffisante des députés UMP dans l'hémicycle et de l'abstention de deux membres de la majorité. Cohérence gouvernementale, qu'y disent...

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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 07:35
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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 10:23
700 milliards de dollars partis en fumée à cause des subprimes. Qui va payer ? Le marché ou le paroxysme de la contradiction impérialiste HOAREAU Charles, BLEITRACH Danielle   La crise dite des subprimes a coûté 700 milliards de dollars aux banques, la question est qui va payer la note ? Et au-delà qui va enrayer la machine folle ?

Alors que l'on parle de la crise des subprimes depuis des mois, il est toujours difficile, vu de France, de se rendre compte de son importance. Une récente étude du Boston Consulting Group sur les banques, parue en mars, et relevée mercredi 7 mai 2008 par l'AFP, permet de quantifier l'ampleur du phénomène. Nous prétendons que l'analyse de la situation actuelle impose plus que jamais un choix communiste de nationalisations qui ne soit pas ce vers quoi nous conduit le capital, à savoir la socialisation des pertes et la privatisation des profits.

1 - Le rapport du Boston Consulting Group sur les banques.

L'AFP a rendu public un rapport de cet organisme. La situation montre à quel point "le marché", le capitalisme à son stade néo-libéral oblige - selon le mot de John Lipsky (directeur adjoint du FMI) - à penser l'impensable, le retournement en son contraire dont le symptôme est la recapitalisation des banques avec l'argent public. Mais il en est de même avec toutes les institutions dont on nous disait qu'elles accompagnaient le "marché". La seule vraie question est "qui va payer ?"

"Un chiffre à retenir : 695 milliards de dollars. Soit le montant de la baisse de capitalisation boursière des banques européennes et américaines en 2007. La capitalisation boursière est -on le rappelle- la valeur des entreprises cotées, qu'on obtient en multipliant le cours de l'action par le nombre de titres émis. Cette baisse veut dire que, aux yeux des investisseurs, la valeur des banques de ces deux continents, a baissé de 700 milliards. C'est un chiffre qui traduit et résume la perte de confiance sur les marchés."

"Autre enseignement de cette étude, avec les subprimes, les banques chinoises passent devant les banques américaines. Le classement des capitalisations boursières a été chamboulé suite à la crise financière. Citigroup, premier établissement en 2006, a baissé de cinq places et a laissé sa place à ICBC (L'Industrial and Commercial Bank of China), introduite en bourse en 2006 (il s'agissait alors de la plus grosse mise sur le marché jamais réalisée). ICBC a une capitalisation boursière de 340 milliards de dollars. Voici le classement 2007 des dix premiers établissements :

1. ICBC (n°2 en 2006)
2. China Construction Bank (n°7 en 2006)
3. HSBC (n°4 en 2006)
4. Bank of China (n°6 en 2006)
5. Bank of America (n°3 en 2006)
6. Citigroup (n°1 en 2006)
7. JPMorganChase (n°5 en 2006)
8. Banco Santander (n°12 en 2006)
9. Unicredit (n°15 en 2006)
10. Mitsubishi UFJ (n°8 en 2006) [1]

Cette étude n'a pas provoqué énormément de réaction. Pourtant, la perte de 700 milliards et l'intronisation d'ICBC comme leader, pourraient augurer d'une réorganisation profonde de la finance mondiale dans lequel les subprimes n'auraient été qu'un élément accélérateur, à savoir la prise de pouvoir de la finance chinois" conclut la dépêche d'agence. Et voilà éclairé tout à coup la folie des jeux olympiques, le crédit accordé à cet histrion de Ménard...

Que s'est-il passé depuis la crise de cet été, dite crise des subprimes ? Essentiellement, les banques centrales ont injecté plusieurs centaines de milliards de dollars entre août 2007 et février 2008 sur les marchés d'argent à court terme pour inciter à prêter de l'argent. Chaque injection n'a eu qu'un effet temporaire. Et comme la FED privilégiait la lutte contre la récession tandis que la BCE se protégeait de l'inflation, cela a accéléré la chute du dollar.

Il ne reste plus qu'une solution, c'est que la FED rachète les crédits risqués. Bref, que selon le modèle anglais il y ait consolidation des banques avec l'argent public, c'est à dire la nationalisation des pertes. Les banques en question, à la recherche de fonds propres, ont fait appel aux fonds souverains - en particulier chinois. Ils en ont besoin mais ils ont peur car ce sont des fonds étatiques. L'économie chinoise est bien dirigiste, serait-elle restée un peu socialiste ? En Chine, les banques sont nationalisées et la propriété collective demeure première comme la planification... Va-t-elle aller vers le capitalisme, la liberté, celle du renard libre dans le poulailler libre, ou faut-il s'en méfier ? Les fonds souverains des émirats du Golfe ne font pas peur mais ceux de la Chine oui !

2 - La Chine n'est pas un modèle mais on peut interroger son expérience de croissance

Car cette montée en puissance de la Chine n'est pas seulement financière. Albert Montero, un économiste espagnol, dans un article (Rebelion du 20 avril 2008), résumait un rapport paru le 19 avril 2008 de l'Organisations Mondiale du Commerce sur l'évolution du commerce international en 2007...

a) Pour la première fois, la Chine dépasse les Etats-Unis comme exportateur mondial de marchandises et s'approche de plus en plus rapidement de l'Allemagne, le principal exportateur de marchandises du monde.

b) Pour la première fois, la Chine se substitue au Canada comme principal pourvoyeur des Etats-Unis. Les importations en provenance de Chine ont augmenté de 12%, plus du double des importations totales et ceci malgré la chute de la demande interne étasunienne.

c) Pour la première fois, le volume du commerce chinois (exportations et importations) a dépassé le volume du commerce du Japon et de la République de Corée réunis, second et troisième plus importants marchés d'Asie.

d) Depuis 2001, année où a été approuvée la candidature olympique pour Pekin et où la Chine a adhéré à l'OMC, ses exportations et importations ont augmenté en moyenne annuellement de 25% (le double du commerce mondial).

Peut-être faudra-t-il sur la manière dont la propriété étatique et la planification sont désormais non seulement la voie du développement pour bien des économies du Tiers-Monde, mais apparaissent aussi de plus en plus comme apportant des résultats qu'un Occident sur le déclin n'assure plus qu'à coup de crises répétées, de violences et même de remises en cause de son modèle dit démocratique.

Alors si non seulement la Chine paraît comme d'autres pays émergents être le grand bénéficiaire "financier" de la crise dite des subprimes et si de surcroît son économie résiste à la crise qui au contraire frappe les Etats-Unis et même l'Europe, ne serait-il pas temps de considérer pour une fois ce qu'un contrôle étatique, voir un capitalisme d'Etat (je ne parle pas de socialisme) apporte de solutions au développement, à l'économie ? Il serait temps non pas de retrouver le modèle, mais de considérer la Chine autrement qu'à travers la manière où la publicité négative de concurrents mécontents la dépeint.

Ainsi nous avons droit non seulement aux droits de l'homme, à la critique systématique de la production chinoise, de ses conditions de travail, de son non respect de l'environnement, toutes choses qui ne sont jamais reprochées aux autres pays asiatiques en voie de développement, ni surtout aux multinationales occidentales qui en sont pourtant l'origine de ces formes d'exploitation. Les rébellions ouvrières, qui sont sans doute une chance pour ce pays, sont mises en relation avec le gouvernement et jamais les conditions imposées par les multinationales.

Aujourd'hui, face aux émeutes de la faim, la même publicité négative attribue à la Chine et à l'Inde le renchérissement du prix de la nourriture. Cet argument est largement répandu et dans l'antipathie récente à l'égard de la Chine, il y a, y compris à gauche, cette idée que la Chine, sa croissance, son appétit, bref son "matérialisme" consumériste serait à l'origine de la crise. Il y a ceux qui cèdent à la propagande du type "c'est la faute à la consommation chinoise ou indienne". Non seulement la Chine assure de fait à 95% sa consommation céréalière mais elle n'est pas l'origine première de cette hausse des prix.

Quant à l'Inde, le ministre des finances de ce pays vient d'annoncer qu'il veut exclure les produits alimentaires du mécanisme spéculatif sur les produits dérivés. Il estime à juste raison que tout le monde mesure bien que ces titrisations spéculatives sont à l'origine de la montée des prix alimentaires et des émeutes de la faim.

Il faut également lier bien sûr nos propres subventions agricoles dans les pays du nord et la manière dont ont été ruinés les économies agricoles du tiers-monde. On ne peut pas isoler un facteur fut-il aussi important que les bioénergies. C'est tout l'ordre international injuste qu'il faut dénoncer, comme l'a dit Cuba à la rencontre de Managua et à la réunion de l'OMC. Cette prise de position est d'autant plus importante qu'elle est de plus en plus entendue par les pays du sud qui sont en train de chercher un autre mode de développement qui peut aller jusqu'à l'endiguement de l'impérialisme US et de leurs alliés.

3 - Ils ne peuvent plus diriger mais ne cèdent sur rien

L'inquiétude dépasse les rangs des révolutionnaires. Les bases du rassemblement s'élargissent mais cela ne signifie pas, au contraire, une baisse des exigences. Il s'agit de repenser la question de l'impérialisme. Aux Etats-Unis, des voix s'élèvent pour un changement radical de politique étasunienne mais elles ont peu de chances hélas d'être entendues. Actuellement, non seulement l'économie nord-américaine est entrée en récession mais en plus le dollar est menacé. Cette monnaie devenant de plus en plus monnaie de singe, elle contribue largement à la montée des prix des matières premières et des produits alimentaires, provoquant de surcroît des vagues de spéculation en chaîne [2].

Bush, qui n'en est pas à un ridicule près, a accusé les classes moyennes indiennes d'être à l'origine du déséquilibre alimentaire, ce qui a provoqué la colère des Indiens qui se sont contentés de comparer les 44,5 kilos de viande de volaille consommés annuellement par un nord-américain alors qu'un indien en consomme 23 fois moins. Les Indiens ont dénoncé les bioénergies [3]. Mais il est évident que la faiblesse du dollar, le fait que la monnaie d'échange planétaire perde sa valeur impose à terme des mesures drastiques y compris l'abandon du dollar. Si cette monnaie était abandonnée les conséquences seraient dramatiques sur l'économie nord-américaine [4] et aboutirait à la perte d'influence des Etats-Unis sur les institutions financières. Donc, toute la question pour les Etats-Unis est : comment maintenir une situation de suprématie ? Peut-on ignorer ce contexte qui est celui de l'aggravation du danger de l'entrée de la plus grande puissance, (bras armé de la finance internationale) dans une crise profonde ?

Déjà le monde - celui de la finance comme celui des marchés de production de matières premières - est en train de s'organiser face à une telle éventualité. Aujourd'hui, non seulement c'est l'effondrement du dollar et le déclin de la base industrielle, mais c'est aussi la chute continue, même si elle est plus lente, dans l'enseignement scientifique et la santé...

Des économistes posent le problème : "comment faire pour que l'économie mondiale continue à rouler pour les Etats-Unis ?" [5] L'exemple de ce qu'a été le plan Marshall en son temps peut-il être étendu aujourd'hui pour sauver le dollar ? Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, le plan Marshall a créé un marché pour les exportations américaines. Aujourd'hui, sauver l'Amérique c'est continuer à entretenir sa principale force, l'innovation technologique. Celle-ci étant très dépendante de l'industrie militaire, il faudrait en outre accepter les capitaux internationaux, en particulier asiatiques, pour que l'innovation nord-américaine reste à la pointe.

Mesure-t-on la contradiction ? Pour que les capitaux viennent, pour que la mondialisation continue à bénéficier aux nord-américains, il faudrait une politique de détente y compris avec des pays comme le Venezuela, l'Iran, et surtout la Chine. Mais dans le même temps, l'économie nord-américaine est complètement subordonnée au "complexe-militaro-industriel" et va vers toujours plus d'agressivité !

D'où l'aspect totalement chaotique de la politique nord-américaine et le fait que l'hypothèse d'un véritable conservateur d'extrême-droite comme Mac Cain soit la solution la plus "rationnelle" du système. Après de nombreuses années où l'on nous a raconté que le marché accroissait les inégalités, certes, mais qu'il assurait néanmoins le développement général et la paix, nous aboutissons là encore au contraire : le marché est devenu une machine folle qui non seulement creuse les inégalités mais débouche sur les émeutes de la faim et ne peut maintenir sa logique que par la guerre généralisée.

N'est-ce pas parce que le "marché" est une fiction sociale, celle d'une égalité fictive entre l'offre et la demande qui nie le rapport social capitaliste d'exploitation et son extension planétaire, l'impérialisme ?

Quand le rapport social a fait son temps et qu'il devient une entrave, nous assistons à un formidable ébranlement avec une résistance à la transformation et une volonté de plus en plus nocive de perpétuation du système.

3- Notre combat ici

A ce moment historique, rien n'est tranché. Le mouvement général va vers le contraire du néo-libéralisme à l'oeuvre depuis un vingtaine d'années. Cette dialectique, ce moment de négation de la négation devrait réjouir Hegel et les marxistes - si ce n'est que, vu la manière dont cela risque d'être fait, les coûts budgétaires (donc pour nous braves lampistes) peuvent être énormes... La socialisation des pertes sera alors l'occasion d'un nouveau démantèlement des droits sociaux. Comme durant le même temps, il y a une hausse dramatique des frais quotidiens des ménages, on conçoit bien à quel point le problème de trouver des mesures politiques anti-démocratiques, de limiter les choix citoyens, est une urgence pour imposer la survie du capital financier. On ne voit vraiment pas pourquoi le capital irait vers plus de démocratie, plus de droits sociaux, tant sur le plan interne qu'externe. Que ce soit aux Etats-Unis ou ici, entre des conservateurs modérés et un vrai conservateur d'extrême-droite, le système de propagande - la machine électorale financiarisée - n'hésitera pas face à la montée des tensions sociales.

Aucun parti de gauche n'est crédible s'il ne se situe pas dans cette perspective. Par exemple, s'il ne pose pas la question des nationalisations dans d'autres termes que celles qui vont probablement fondre sur nous (y compris durant la présidence européenne de Sarkozy ce qui n'a rien de rassurant). Un parti communiste, voire anti-capitaliste, qui ne poserait pas la question des MOYENS de la transformation sociale n'aurait aucun intérêt. Et ces moyens sont économiques autant qu'institutionnels. Arrêtons de rêver à un programme communiste auquel il ne manquerait pas un bouton de guêtre et enclenchons la dynamique de vraies nationalisations.

Actuellement en Europe, en France singulièrement, il n'y a pas une force de gauche, pas un parti communiste, pour oser penser autrement les nationalisations. Aucun parti ne s'interroge sur les moyens d'une transformation de la société, de la fin du marché, des spéculations financières, de la reprise en main par la nation et par les travailleurs de "la régulation financière" (que tout le monde prône, y compris les capitalistes eux-mêmes, sans parler des institutions financières).

Encuite, nul ne s'interroge réellement sur l'évolution de la mondialisation dont témoigne ce rapport avec le rôle nouveau du contrôle étatique ou celui des collectivités sur les secteurs financiers, comme ceux des matières premières. Est-ce que la situation ne pose pas plus que jamais des interventions en faveur d'un nouvel ordre international basé sur la justice, des SOLIDARITES ACTIVES, au lieu des campagnes menées soi disant au nom des droits de l'homme et qui ne sont en fait que des prétextes aux interventions impérialistes ?

A l'instar de Lazo Hernandez, le vice président cubain à Managua, déclarons que "Ce qui est décisif aujourd'hui, c'est envisager un changement profond et structurel de l'0rdre économique et politique international en vigueur, parce qu'antidémocratique, injuste, exclusif et intenable."

Danielle Bleitrach et Charles Hoareau

[1] Pour les banques françaises, deux établissements font partie du classement : BNP Paribas, 12e (13e en 2006), et Société générale, 25e (position inchangée).

[2] La commission européenne dans une étude récente a montré que "quand le prix des matières premières s'accroît toute la chaîne en profite pour améliorer ses marges". Ainsi la hausse de 84% du cours du blé aurait dû se traduire par une augmentation de 3% chez le boulanger. En pratique les prix se sont alourdis de 10%. La spéculation est contagieuse. Elle est un système qui engendre le fait que chacun cherche de nouvelles marges. Cette étude permet d'apprécier les divers facteurs de hausse des prix. Par exemple, le prix du maïs en Europe est dépendant de deux facteurs : les bioénergies et les nouveaux besoins de l'Asie (Inde et Chine) en matière de consommation de viande blanche (élevée au maïs) ; il a augmenté de 28% entre février 2007 et 2008). C'est une hausse limitée par rapport à celle de blé (+ 84%). En ce qui concerne cette dernière hausse, les deux facteurs déterminants sont la médiocre récolte européenne liée à des facteurs climatiques (pour la première fois l'Europe a importé du blé), et surtout la spéculation sur les céréales sur les Bourses d'échange comme celle de Chicago. Le riz et le blé sont thésaurisées par les spéculateurs qui espèrent des bénéfices et surtout, face à la crise financière, cherchent dans les produits alimentaires et les matières premières des valeurs refuges. Les Echos. lundi 28 avril 2008, p.8

[3] Cf. article de Ria Novosti du 5 mai 2008. http://www.legrandsoir.info/spip.ph...

[4] Entre autres, les Etats-Unis perdraient le privilège exhorbitant de pouvoir bénéficier de rendements plus élevés de leurs avoirs étrangers que les taux payés aux étrangers qui s'investissent chez eux.

[5] C'est la question posée par le politologue Parag Khanna dans le New York Times sous le titre "la guerre des trois pôles" traduit pour le Courrier International n°910 du 10 au 16 avril 2008. Il propose une solution d'entente qui paraît d'ailleurs parfaitement utopique, mais on peut toujours espérer.

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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 09:57


NOUVELOBS.COM |

16% seulement des Français voient dans Mai 68 une période de déclin, selon un sondage CSA. Par ailleurs, pour 62% des personnes interrogées, un mouvement social du même type pourrait se reproduire aujourd'hui.

Des étudiants en mai 1968 (Sipa)

Des étudiants en mai 1968 (Sipa)

78% des Français estiment que la période de mai 68 a été pour la société française une période de progrès social, contre 16% qui y voient une période de déclin, selon un sondage CSA publié mardi 13 mai dans L'Humanité. Ce score monte à 90% pour les moins de 30 ans.
Pour 62% des Français, un mouvement social du même type pourrait se reproduire aujourd'hui, 36% étant d'un avis contraire et 2% ne se prononçant pas. D'ailleurs une majorité d'ouvriers (58%) et d'employés (53%) le souhaitent, même si une majorité de Français sont contre (57%).

Egalité hommes-femmes

Parmi les sujets sur lesquels mai 68 a permis d'avancer dans le bon sens, les Français citent en premier l'égalité hommes-femmes (86%), la protection sociale (78%), le droit syndical (74%), les relations au sein de la famille et la qualité de vie (69%), la place des jeunes dans la société (68%) et les mœurs (61%).
A propos des déclarations de Nicolas Sarkozy en avril 2007 sur la "liquidation" de l'héritage de mai 68, 46% des personnes interrogées estiment qu'il visait en priorité l'héritage social, contre 36% l'héritage politique et 27% l'héritage culturel. 16% ne se prononcent pas.


- Ce sondage a été réalisé par téléphone les 6 et 7 mai auprès d'un échantillon représentatif de 1.006 personnes de 18 ans et plus constitué selon la méthode des quotas.
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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 08:29


Concert événement au parc des expo - porte de Versailles de 16h à 23h
  Le 17 mai, de 16 à 23 heures, un événement rassemblera un large public autour de nombreux artistes, personnalités, historiens et responsables politiques français, palestiniens et israéliens. Il s'agit de manifester une volonté commune de contribuer à l'établissement d'une paix juste au Proche- Orient et de rappeler la nécessité d'une action politique déterminée et équilibrée. Sous le titre « Paix comme Palestine : 60 ans après, la paix par le droit », cette manifestation dont vous trouverez tous les détails matériels (organisation, appels, cars de province etc.) en bas de cet article, proposera durant sept heures :

Des CONCERTS avec la participation de :

-  Alibi Montana
-  Canta u populu Corsu
-  La Caution
-  Cheikh Sidi Bémol
-  Diwane de Bechar
-  Tarace Boulba
-  Le Trio Joubran
-  Les Wriggles

Des DEBATS avec la participation de :

-  Ziad Abu Amar, ancien ministre des affaires étrangères du gouvernement d'union nationale palestinien
-  Véronique De Keyser, Députée européenne-Belgique
-  Etienne Pinte, député des Yvelines, viceprésident du Groupe d'études à vocation internationale sur les Territoires autonomes palestiniens
-  Leila Shahid, Déléguée générale de Palestine auprès de l'Union européenne
-  Elias Sanbar, Observateur permanent de la Palestine à l'UNESCO
-  Avi Shlaim, Historien israélien
-  Denis Sieffert, Rédacteur en chef de Politis
-  Dominique Vidal, Journaliste, historien

Des INTERVENTIONS PUBLIQUES avec la participation de :

-  Hind Khoury, Déléguée générale de Palestine en France
-  Abdallah Abu Rahma du Comité populaire de Bil'in - Palestine
-  Leila Al Ali, Directrice de l'association Najdeh
-  Monique Chemillier-Gendreau, Professeur de droit international
-  Khaled Hroub, Journaliste, écrivain palestinien
-  Béatrice Patrie, députée européenne française, présidente du groupe Maghreb Machreq du Parlement européen
-  Bernard Ravenel, Président de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine et de l'Association France Palestine Solidarité
-  Issa Saba, Directeur de l'Institut Cana'an - Palestine
-  Keren Shayo, Anarchistes contre le Mur - Israël
-  Raji Sourani, Directeur du Palestinian Centre for Human Rights - Bande de Gaza
-  Michel Warschawski, Président de l'Alternative Information Center - Israël
-  Francis Wurtz, député européen - France

Cette journée sera aussi ponctuée d'expositions de photographes et de peintres, dont celle du collectif Territoires de fictions qui aménagera spécialement le Parc des Expositions autour de deux thèmes : l'enfermement et l'effacement. Le cinéma Les 3 Luxembourg organisera une projection de films courts, sélectionnés pour l'occasion. Enfin une librairie et plusieurs stands seront mis à la disposition du public

Flyers, Affiches, Autocollants, Bons de soutien, Billets :

pour en savoir plus cliquer ici

Organisations, Personnalités et Elus : les appels et les signataires

pour en savoir plus cliquer ici

Des cars de Province :

pour en savoir plus cliquer ici


Plateforme des ONG françaises pour la Palestine - mars 2008

-  le site de la campagne www.paixcommepalestine.org

-  le site de la Plateforme www.plateforme-palestine.org

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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 08:25

Comment sortir de l'enfermement institutionnel ?
avec Anicet Le Pors
conseiller d'État, ancien ministre, ancien membre du Comité central du PCF

samedi 17 mai 2008 de 14h à 17h30
à la Mairie du IIe arrondissement de Paris (8 rue de la Banque, Métro Bourse, Bus 29, 20, 39, 74 85, Voir plan ci-dessous)

Considérant que la période lui est favorable, le Capital a entrepris la démolition systématique de tous les acquis sociaux et démocratiques que notre peuple a conquis au cours de ses luttes. Nombreux sont les militants, divers, qui sont exaspérés par cette situation et qui cherchent les moyens de riposter efficacement.

Contribuer à la redéfinition d'un ensemble de repères idéologiques fondamentaux, constitutifs d'un authentique point de vue révolutionnaire de notre époque, tel est un des objectifs prioritaires de notre association.

Contrecarrer les offensives idéologiques des serviteurs du Capital est, pour nous une nécessité immédiate, aussi importante que la riposte au coup par coup.

Au-delà des expressions " ROUGES VIFS " sur les questions d'actualité, notre association a décidé d'organiser plusieurs débats sur des questions fondamentales permettant d'appréhender les véritables enjeux posés dans l'affrontement Capital/Travail d'aujourd'hui.

Une première initiative s'est tenue sur la question du " salaire socialisé " avec Bernard Friot, qui a suscité beaucoup d'intérêt. Une synthèse des échanges est en cours d'élaboration. Le compte-rendu intégral du débat est en ligne, téléchargeable et imprimable sur notre site web, http://www.rougesvifs.org. Nous pouvons envoyer ce texte à ceux qui n'ont pas accès à Internet, contre une participation aux frais d'impression et de port (voir au dos). Nous avons également édité un DVD vidéo qui sera proposé le 17 mai, ou peut nous être commandé.

Nous voulons désormais ouvrir un autre chantier de réflexion : la question des pouvoirs du monde du travail dans les institutions actuelles, de leur exclusion organisée et des objectifs politiques pour changer cela que nous pourrions nous fixer.

Nous voulons partir de la caractéristique essentielle de la situation : le sentiment d'impuissance à peser sur les décisions politiques qui font perdre de vue la nécessité de combattre le capitalisme en tant que système.

La désespérance politique, manifestée par l'abstention massive ou la manifestation de votes " tactiques ", nécessite de réfléchir à des perspectives pour sortir du carcan institutionnel qui nous est imposé.

L'impuissance politique est manifeste d'abord dans les entreprises, dans les quartiers populaires pour trouver son apogée au niveau national dans les institutions.

Partir de cette privation de pouvoir pour définir des objectifs de luttes politiques immédiats nous paraît le meilleur point de départ pour répondre à la question : Quelle constitution pour garantir le pouvoir au peuple à celles et ceux qui sont les seuls créateurs de richesses ?

C'est parce que nous ne nous résignons pas à cet état de fait que nous organisons cette rencontre-débat, avec un orateur qui nous semble particulièrement bien placé pour nous faire avancer sur cette question.

Anicet Le Pors, météorologiste et économiste de formation, a adhéré au PCF en 1958. Il est devenu sénateur des Hauts de Seine en 1978, et membre du Comité central en 1979, avant d'être en juin 1981, à la Fonction publique, un des quatre ministres communistes des gouvernements Mauroy. Dans cette fonction, il a en particulier été le père du statut de la Fonction publique territoriale, avant d'être confronté aux conséquences de la politique de la rigueur, qui tournait le dos aux engagements pris. L'incapacité du PCF à tirer les conséquences de cet échec l'a conduit à le quitter en 1994, au terme d'un long processus de rupture qu'il raconte dans son livre Pendant la mue le serpent est aveugle. Peu de temps avant, il avait été le responsable et le rédacteur principal pour le PCF d'un projet de constitution auquel il ne fut donné aucune suite. Il a depuis écrit plusieurs livres, en particulier Le nouvel âge de la citoyenneté (1997), Éloge de l'échec (2001) et L'Appropriation sociale (2002, en collaboration). Il a publié ces dernières années plusieurs textes essentiels dans la presse, sur les institutions, sur la propriété, sur le service public et le statut de fonctionnaire et donné de nombreuses conférences sur le sujet. Ses interventions récentes sont publiées sur son blog http://anicetlepors.blog.lemonde.fr/

Voulant être utile, notre association " Rouges Vifs Ile de France " vous accueillera avec plaisir à cette initiative en ayant pour seul objectif de servir à celles et ceux qui cherchent des outils pour être quotidiennement plus efficaces dans leur riposte.

Fraternellement.

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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 08:17

 

Café politique

de la section du XXème arrondissement de Paris

du

Parti communiste français au "Gobe Lune"

rue de Bagnolet Paris XXème, métro Alexandre Dumas,

samedi 17 mai à 14H30.

Les Jeux Olympiques en Chine, scandale ou chance de progrès démocratiques? Le boycott peut-il aider les opposants Chinois, sinon à quoi sert-il?

Le Parti communiste français, tout en réaffirmant son soutien aux défenseurs des Droits de l'Homme partout dans le monde, a pris position contre le boycott des JO. Les groupes qui mènent campagne contre la Chine dans les médias procèdent à des amalgames et des simplifications à la limite de la désinformation. Ces campagnes empêchent de comprendre la situation chinoise dans sa complexité. Pour faire le point, la section du PCF du XXème arrondissement organise un café politique sur ce thème.


Invités : André Ciccodiccola, journaliste à l'Humanité, Serge Senez, libraire spécialisé sur l'Asie, Jean Paul Desimpelaere, (collaborateur d'Elisabeth Martens, historiens et ethnologues spécialistes du Tibet), Café politique animé par Gilles Questiaux et Pasquale Noizet militants PCF

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 22:10



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PREMIERS MOTS


1996 : Keny Arkana commence à rapper pour ses camarades de foyer. Du mal à parler des choses qui font mal, alors Keny les rappe, tout simplement. 2006 : Elle met la touche finale à son premier album, le très attendu « Entre Ciment Et Belle Etoile ». Entre-temps ? De nombreux voyages improvisés, pour découvrir le monde par elle-même, plutôt que dans les livres. Des rencontres aussi, avec des personnes qui partageaient la même soif de liberté et le même refus de voir l'économie prendre le pas sur les valeurs humaines. Et puis, toujours, l'écriture et la musique pour exprimer ses utopies, ses convictions, sa colère, et puis ses doutes.

« Je viens de l'incendie, regarde les brûlures de mon âme ; Marquée au fer rouge, comment faire, ma mémoire me condamne : des douleurs intérieures, lancinantes, impérissables me bouffent jour et nuit... Comment soigner l'inguérissable ? »
(« Je Viens de L'Incendie » )

Dans « Entre Ciment Et Belle Etoile », toute rage est constructive, la lutte n'est jamais une fin en soi, et la contestation est inséparable de l'introspection. Dès « Le Missile Suit Sa Lancée », suivi de l'effréné « Je Viens De l'Incendie », le ton est donné. Ecorchée vive, Keny rappe ses plaies avec fougue et conviction. Comme enfermée trop longtemps, elle lâche tout ce qui lui pèse, impose son rythme à la musique et entraîne l'auditeur dans sa course, sans s'attarder sur son propre sort. Elle sait qu'elle n'est pas la seule à avoir connu les « violences du système », et le récit de son propre parcours nourrit une parole qui ne sombre jamais dans l'abstraction.

Ainsi est l'album. Que Keny évoque une prise de conscience collective (« Jeunesse du Monde »), déplore l'absence d'une contrée du globe épargnée par les dérives de notre époque (« Sans Terre d'Asile »), ou appelle à une remise en question individuelle (« Cueille Ta Vie »), son discours ne se charge jamais d'idéologie et demeure résolument humain. Keny multiplie les points de vue, varie les échelles et dresse le portrait d'un monde en mouvement qui n'épargne personne. Elle se met dans la peau d'une adolescente vivant en Argentine (« Victoria », avec Claudio Ernesto Gonzalez), incarne la rue pour dénoncer la glorification dont celle-ci est l'objet (« La Mère des Enfants Perdus »), raille le double discours des hommes politiques (« Nettoyage au Kärcher ») ou met en scène une galerie de personnages qui se croisent un matin face à un arrêt de bus (à nouveau « Cueille Ta Vie »). Et quand son propos se fait virulent, à l'image de « La Rage », premier extrait de l'album, ce n'est pas à la légère, mais bel et bien dicté par l'urgence d'une situation mondiale qui rend impossible tout épanouissement personnel.

Porté par l'aspiration d'un changement global, « Entre Ciment Et Belle Etoile » renferme également les questionnements de son auteur. Car, comme elle le chante dans « Clouée Au Sol », « changer le monde commence par se changer soi-même ». Mais l'harmonie intérieure est souvent difficile à atteindre, alors Keny se livre, avec retenue, mais bien décidée à faire la paix avec ses tourments. Dans le triptyque « Entre Les Lignes » (« Clouée Au Sol », « Une Goutte de Plus », « Prière »), elle expose ses failles, explore ses doutes et nuance ses affirmations, cristallisant ce balancement permanent entre la poursuite d'une aventure collective et celle d'un parcours personnel, la force de ses convictions et sa crainte de l'avenir, alors que sa foi apparaît comme un pilier inébranlable. L'expression de ses tiraillements culmine avec le déchirant « Je Suis La Solitaire », marqué par cette confession : « La vie m'a jetée dans la nuit, puis m'a laissée seule ; je suis la solitaire même avec le cœur rempli de frères et sœurs ». La tristesse perce, comme trop longtemps contenue, et c'est apaisée que Keny délivre une ultime « Prière ».

Tout au long de l'album, la richesse des textes est mise en valeur par les compositions soignées d'une palette étendue de producteurs (Enterprise, Karl Colson, Kilomaître...), à laquelle s'ajoute la contribution de Keny pour le titre final. N'hésitant pas à sortir des barrières du rap, les musiques s'enrichissent d'instruments et se font souvent organiques, comme lors de l'acoustique « Clouée Au Sol », basé sur une composition originale de Vgtah, durant lequel Keny est accompagnée à la guitare par DJ Truk. Et, régulièrement au cours de l'album, les quelques mots qu'elle chantonne pendant un refrain ou en conclusion d'un titre amènent une touche mélodique qui vient désamorcer la tension, ouvrir la porte à l'émotion et laisser croire au meilleur. Keny nous livre ainsi avec « Entre Ciment Et Belle Etoile » un disque à son image : les pieds sur terre, et les yeux vers le ciel.


Yacine BADDAY
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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 22:05

Un vent noir souffle sur l'Italie...

Quand la défaite est consommée alors sonne l'heure de la déroute.
La victoire écrasante de Silvio Berlusconi aux élections législatives n'avait pas suffit. Veltroni et les autres dirigeants du PD, se réjouissaient presque d'un résultat qui les laissait comme seul à gauche. Mais le souffle mortel a entrainé la ville symbole, celle dont Veltroni était le maire sortant, celle ou l'autre leader du PD, Rutelli, l'ancien radical laïc passé au génuflexion catholique, le prédécesseur de Veltroni au Capitole, était candidat; Rome est passée à droite. Et pas n'importe qu'elle droite. Le nouveau maire Gianni Alemano, "post" fasciste, gendre du fasciste historique Pino Rauti, condamné il y a quelques années à plusieurs mois de prison pour "squadrisme" (une attaque contre une permanence communiste). Les skinheads , les fascistes non repentis, si visibles à Rome, le disent : c'est un des leurs qui a gagné. Sans doute Alemano s'est-il assagi, est il devenu plus respectable, même s'il reste farouchement anti communiste. Et le peu de "welfare state" qui existe au niveau de la municipalité risque d'être liquidé.
Les héritiers des fascistes historiques gagnent à Rome et, dans le Nord, les nouveaux "fascistes" de la ligues du Nord, qui ont préféré teindre en vert des chemises que d'autres portaient noires, triomphent. Et là encore les fascistes pensent avoir gagnés. Et c'est à Vérone, ville gérés par la ligue, ou le maire Flavio Tosi cultive les provocations contres la Résistance, contres les immigrés, contre tous ce qui n'entre pas dans le moule, à la fin de la manifestation du1er mai, que 5 skinheads ont battu à mort un un jeune homme de 29 ans, Nicola Tommasoli, militant de gauche qu'ils avaient suivis depuis la fin de la manifestation.
Et alors que le viol d'une jeune touriste à Rome, sert d'argument électoral contre les immigrés, la droite minimise cet acte qui est loin d 'être isolé. cette agression intervient après une série d'attaques qui témoignent d'une véritable recrudescence des violences de groupuscules d'extrême droite dans tous le pays, que ce soit contre des immigrés, des jeunes des centres sociaux ou des cercles homosexuels.
Et que dit le nouveau président de la Chambre , le post Fasciste Gianfranco Fini? Pour lui "les contestations de la gauche radicale au salon du livre de Turin sont beaucoup plus graves que ce qui est arrivé à Vérone" Il fait référence à la campagne contre la présence d'Israel au salon du livre. En effet pour le troisième personnage de l'Etat, si l'agression de Vérone n'a pas de base idéologique, à Turin les franges de la gauche radicale "cherchent d'une certaine façon à justifier sous couvert d'anti sionisme un authentique anti sémitisme".
Si le président de la Chambre le dit....


 

sur le site de CAIUS GRACCHU

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 07:53
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