Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

0
parti.jpg 
thumbnail-copie-3.jpeg
4cb23c12e9-copie-1.jpg8071d6d8-f802-11df-a4d8-fa25b9579a36-copie-2.jpg 
Capture-du-2012-05-09-21-11-58.png
0
saint-communiste.jpg
00
0
soviet_propaganda.png

 vps-final.jpg

 

BDS-boycott-produits-israel.jpg

  

Recherche

lp.jpg

Léonard PELTIER 

 

arton1476.jpg

Archives

 free-the-miami-5-logo-colour.jpg

 

 rubon1-54e3a.jpgcuba-si.jpg

 

c.jpg

France  Cuba

cuba-si-3.jpg 

cuba_linda.jpg 

 

 

 

motocollant 2010 small

 

 

Thierry-copie-2.jpgHommage à

Thierry MENGUY

 


index.jpg 

une avocate

au service

du salarié

 

Maître

  Verrier Ouahmane Aicha

 

1 RESIDENCE DU PARC
  94430 Chennevières-sur-marne
 Téléphone : 01.49.62.04.45
 Fax : 01.45.76.13.17
 verrier.ouahmane@wanadoo.fr





Articles Récents

  • POUR LES FEMME D'ESPAGNE EN 2014 La nuit, la Résistance ... reprise d'un texte de 2009 Alain Girard Je hais les coups d’état, je hais la violence aveugle d’hommes de pouvoir quant ils ne sont pas de simples nervis, ceux là sont sans doute les pires. Je...
  • Obsèques d'Henri Alleg
    Sa famille, ses amis, ses camarades lui rendront un hommage fraternel le lundi 29 juillet à 10h30, au crématorium du Père Lachaise, salle de la Coupole. Le même jour, à 16 h, une courte cérémonie d'inhumation aura lieu au cimetière de Palaiseau (Esso...
  • Décès d'Henri Alleg
    Les communistes sont en deuil, les communistes valentonnais bien plus encore. Henri Alleg, Henri l'infatiguable du combat anticolonialiste, de celui pour un Etat palestinien, de celui pour une société à laquelle il donnait un nom: socialiste. Henri, ce...
  • METROPOLES
    METROPOLES Déclaration de l’ANECR Assemblée Nationale Affirmation des métropoles : discuter en 3 jours d’un remodelage profond de la République est un scandale ! Les amendements gouvernementaux adoptés par la commission des lois de l’Assemblée Nationale...
  • Un nouveau club politique prend racine | Aisne Nouvelle
    www.aisnenouvelle.fr CHAUNY - Le club Nouveau siècle verra le jour en septembre. Ou plutôt son antenne régionale. Une réunion d’information s’est tenue samedi matin. Objectif : réfléchir sur la société actuelle.
  • Il n'y a plus rien Ferré
    merci tovaritchi mais l'"vènement cd'est le rassemblemnt réusii des communistes azinbt quentinnois, aussi fort que Léo www.youtube.com Une œuvre magistrale, qui présente notre temps alors qu'elle le précède. Merci Léo, tu nous a marqué à jamais et ce...
  • Alain Girard shared Le libre service de la...
    Alain Girard shared Le libre service de la solidarité's photo.
  • Le candidat rouge sera Olivier Tournay | Aisne Nouvelle
    www.aisnenouvelle.fr SAINT-QUENTIN - Le militant Olivier Tournay a profité de la Fête des libertés ce dimanche au stade Bienfait pour annoncer sa candidature aux municipales 2014.
  • Alain Girard shared Sinn Féin shop's photo.
  • Alain Girard shared LE MONDE DE SAN-ANTONIO's...
    Alain Girard shared LE MONDE DE SAN-ANTONIO's photo.

 

Découvrez la playlist valentonrouge avec Francesca Solleville

Red_Cavalry_Riding.jpg
La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
sainr-just.jpg
   

A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

KM.jpg


9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 15:34

Trente ans de discours ethnique sur l'immigration

Le ciment médiatique de « l'identité nationale »

Depuis le début des années 1980, les rôles sont assignés : vus du Figaro, les immigrés constituent un repoussoir « ethnique », vus de Libération, ils sont la source d'indignations vertueuses. Dans les deux cas, ils rassurent les lecteurs sur eux-mêmes. En éludant l'essentiel : les travailleurs français et immigrés ont tous intérêt à fesser Jacques Attali et ses amis patrons.

Rue du Bon Pasteur, à Marseille, le spectacle est devenu routine : les forces de police font irruption par les deux extrémités, verrouillent toutes les issues latérales et contrôlent un à un tous ceux qui n'ont pas une peau laiteuse. Les étrangers dépourvus de papiers en règle sont embarqués au centre de rétention aux fins de reconduite à la frontière. Les préfectures ne font pas de détail : les objectifs assignés au colonel Hortefeux, en charge de l'Identité nationale (25 000 expulsions en 2007), ne tolèrent aucun atermoiement, la notation du ministre en dépend. Ici, une grand-mère centrafricaine est arrêtée chez sa fille alors qu'elle prenait son bain, là, un avocat malien spécialisé en droit des étrangers est prié  lui-même de faire ses valises alors qu'il vit en France depuis 1962.


Couverture choisie
À Libération, on se frotte les mains. Les histoires qui émeuvent sont aussi celles qui font vendre. En 1998, Jacques Julliard bavait d'admiration devant l'habileté de Laurent Joffrin qui avait transformé le mouvement contre les lois Debré en promontoire commercial pour Libération : « Il a fait de la fameuse pétition des cinéastes une affaire personnelle - une bonne affaire - transformant pendant quelques jours son quotidien en bulletin paroissial de Saint-Germain-des-Prés. »
Avec la célébration du « pouvoir d'achat » et la déploration des frasques présidentielles, le sort du sans-papiers constitue, par son absurdité même, l'un des axes possibles de rebuffade médiatique contre le pouvoir. De plus en plus honteux de leur servilité, les journalistes « de gauche » se rachètent en pleurnichant sur les cas les plus extrêmes, mais sans entamer les présupposés sur lesquels repose la catapulte préfectorale.
« Personne ne nie qu'il faille reconduire certaines personnes à la frontière », argumente dans Charlie Hebdo l'humaniste Philippe Val, dont la compassion pour les immigrés raflés en pleine rue est étroitement indexée sur leurs états de service : « Lorsqu'on expulse des personnes qui travaillent, qui vivent et qui ont une famille en France, les gens qui aiment le droit républicain ont honte » (16.1.08). L'étranger célibataire ou au chômage prendra l'avion. Claude Imbert, éditorialiste un peu moins à gauche que Philippe Val, donne néanmoins raison à son confrère : « De même que le trop d'assistance décourage le travail, de même la pléthore et, plus encore, son anarchie ont fini par dénaturer une immigration par ailleurs fatale et nécessaire. [...] Que le pouvoir après une si longue défaite s'avise enfin, par l'"immigration choisie", de mettre de la raison dans un tel fatras, c'est un progrès » (Le Point, 11.5.06). Une immigration choisie par Jacques Attali pour faire baisser les salaires dans les secteurs où le patronat ne peut plus mettre cent candidats en concurrence pour un poste.
Opposer travailleurs français et étrangers pour vendre des journaux, la technique est vieille comme Jean Daniel. En un quart de siècle, elle a rendu les cerveaux largement disponibles à la politique des quotas et insensibles à la nécessité d'un front commun. Comme le montre l'historien Gérard Noiriel dans un livre auquel le Plan B emprunte la plupart des références qui suivent(1), les échauffourées survenues à l'été 1981 aux Minguettes, dans la banlieue lyonnaise, ont servi à affiner le gibier de potence : le jeune de banlieue arabe ou noir remplaçait le travailleur immigré dans l'imaginaire médiatique. Le Figaro donne le ton sur lequel s'accordent la plupart des gazettes : « Dans les quartiers à forte densité maghrébine, la situation devient explosive [...]. Le gouvernement, en supprimant les expulsions d'individus douteux, encourage donc les dévoyés » (7.7.81). L'équivalence implicite entre « individus douteux », « Maghrébins » et « dévoyés » popularise une rhétorique jusqu'alors réservée à la presse d'extrême droite.
Quelques semaines plus tard, le quotidien tire une nouvelle salve moustachue : un article intitulé « Les Maghrébins et les autres » affirme qu'en régularisant les clandestins le gouvernement socialiste a « ouvert en grand la porte de notre pays à l'invasion et à l'aventure » (22.9.81). Les élections municipales du printemps 1983 inspirent à nouveau les poètes du Figaro (23.3.83), , qui publient une série d'articles aux titres éloquents : « Aux Minguettes, la loi des immigrés » (22.3.83), « Aux Minguettes, des policiers écœurés »« Les Minguettes au seuil de l'explosion » (25.3.83), « Les Maghrébins en France : le seuil critique » (28-31.3.83). Au cours des années 1980, le discours sur l'immigration prend un tournant ethnique : ce ne sont plus les étrangers qui posent problème, c'est leur origine.
La figure du jeune de banlieue ne suffisant pas à cristalliser les peurs autour des musulmans, les médias fabriquent un deuxième épouvantail dont les contours sont modelés par des événements de politique internationale. La révolution iranienne de 1979 abreuve les télévisions d'images spectaculaires sur le danger islamiste. L'art du commentaire journalistique consistant à relier entre eux des événements qui n'ont aucun rapport, les médias se mettent à dénoncer le caractère religieux des grèves de l'industrie automobile (1981-1984). Pendant que le magazine Minute dénonce « l'islam rouge », LeFigaro évoque les « risques d'utiliser politiquement les immigrés. Les grèves d'Aulnay, pour ne citer que ce cas, ont montré qu'habilement manipulée par la CGT et le parti communiste, la main-d'œuvre étrangère, quand elle domine un secteur industriel, peut servir des intérêts sans rapport avec l'activité syndicale traditionnelle » (1.9.83).
Paris Match publie une photo d'un ouvrier musulman, drapeau CGT au poing, avec un commentaire mentionnant la « grève sainte » (20.1.84). En juin 1936, le Parti de la presse et de l'argent (PPA) avait imputé les grèves à de prétendues directives venues de Moscou, accusation aussitôt démentie par Léon Blum, le président du Conseil. Cinquante ans plus tard, la gauche a capitulé et Pierre Mauroy reprend à son compte les arguments du camp adverse. En affirmant que les ouvriers de l'automobile sont « agités par des groupes religieux et politiques dont les mobiles ont peu à voir avec les réalités sociales françaises (2) », le Premier ministre de François Mitterrand fait preuve d'un « courage politique » que Le Figaro applaudit ardemment.


La république en danger
Gérard Noiriel interprète ces grèves comme une rupture : la figure du « travailleur immigré », à travers les questions du logement, du racisme et du travail à la chaîne, fit les beaux jours de la presse de gauche dans les années 1970 ; elle disparaît dans  les années 1980 au profit de la « deuxième génération » et de son « intégration ». En 1983, un journaliste du Figaro estime à 5 millions le nombre d'immigrés mais « tout laisse prévoir qu'en raison du taux de natalité dans le milieu immigré leur nombre s'élèvera à 25 % en l'an 2000 (3). La France risque alors de se trouver confrontée aux problèmes d'une société multiraciale et multiculturelle [...]. Les plus optimistes comptent sur les facultés d'assimilation des populations étrangères, comme cela s'est produit dans le passé avec les colonies italienne et polonaise. Mais l'exemple n'est hélas plus valable. L'origine culturelle de la nouvelle immigration constitue un obstacle difficile à surmonter, comme le prouvent les conflits de plus en plus graves dans les banlieues concentrationnaires » (1.9.83).
Parce qu'ils ne vont pas à l'église le dimanche, les nouveaux immigrés, musulmans, constituent un péril pour la France. Ce thème, mis en circulation par la presse d'extrême droite, est abondamment repris : Minute, dans son numéro du 16 juillet 1983, publie en couverture une caricature de Marianne en tchador. Dans un dossier « Serons-nous encore français dans trente ans ? », le prophétique Figaro magazine reproduit ce fantasme (26.10.86). Tout comme Le Nouvel Observateur (5.10.89), dont Laurent Joffrin vient de prendre la direction éditoriale. Pour Le Point aussi, ce ne sont pas les immigrés eux-mêmes mais « l'origine de cette population », composée surtout de « Maghrébins » et d'« Africains », qui menace l'identité nationale. Et l'hebdomadaire d'ajouter : « Moins que leurs prédécesseurs, ces nouveaux immigrants ont le goût de s'intégrer, et davantage qu'eux la détermination de conserver leur identité culturelle » (11.7.83). Les pleureuses de « l'intégration » sont lâchées, les luttes des travailleurs immigrés enterrées. Dorénavant, le thème de l'incompatibilité intrinsèque entre immigrés musulmans et « pays d'accueil » ne ...   ... cessera plus d'irriguer la veine des éditorialistes. « Deux millions de musulmans en France, ce sont deux millions d'intégristes potentiels », frémit l'intellectuel « de gauche » Pierre-André Taguieff en 1997 au micro de France Inter (4).
Meilleurs alliés du journaliste qui veut imposer une « question de société », les sondeurs vont multiplier les enquêtes d'opinion sur les étrangers, avec des questions délicates : « Est-il normal que les immigrés aient accès gratuitement à l'école ? » « Accepteriez-vous un Premier ministre ou un président d'origine maghrébine ? » En 1974, un institut de sondage avait demandé à des individus de nationalité française : « Vos rapports avec les immigrés sont-ils bons ou mauvais ? » 43 % des personnes importunées avaient opté pour la réponse « ni bons ni mauvais », montrant le peu d'intérêt qu'ils accordaient à cette question. Dix ans plus tard, l'indifférence à l'égard de ce qui préoccupe les journalistes est interdite : la même question est posée, mais la case « ni bons ni mauvais » n'apparaît plus.


L'amour de l'exotisme
La riposte de la presse « de gauche » à l'offensive contre les Maghrébins est calamiteuse. Libération, dirigé par Serge July, choisit d'abandonner la question sociale pour se tourner vers un militantisme culturel mou (MCM) destiné à valoriser les « beurs », le « métissage », le « multiculturalisme » aux dépens des ouvriers de Talbot qui luttent pour leurs droits et ceux de leurs enfants. Les slogans publicitaires remplacent les enquêtes sociales : « Happy beur day », souhaite Libération aux manifestants de la Marche pour l'égalité et contre le racisme, indûment rebaptisée « Marche des beurs » (3-4.12.83). Dans un article intitulé « Beur is beautiful », Globe, la serpillière mensuelle mitterrandolâtre de Georges-Marc Benamou (5), livre une information qui renouvelle la sociologie de l'immigration : « Dans un Hexagone voué de plus en plus au ringardisme lepénien, ils créent : des robes, des livres, des chansons, des comédies, des entreprises. » Marie Claire se joint à la chorale en consacrant un dossier de quatre pages à « la crème des beurs » : « C'est beau et beur à la fois. Vive le look beur », s'extasie en 1984 l'organe central des manucures.
En délaissant le social au profit du culturel, la « gauche » s'est encore pliée aux injonctions du PPA. Comme l'écrit Gérard Noiriel, « la stratégie prônée par Serge July et Libération au début des années 1980 visant à lutter contre l'image négative des immigrés en pariant sur les ‘‘beurs'' a échoué, parce qu'elle était fondée sur l'occultation de l'appartenance sociale des personnes concernées [...]. Lorsque la dimension sociale est oubliée, les stéréotypes peuvent fonctionner quasiment tout seuls car les problèmes qui sont dus à la misère, au chômage, etc., sont attribués à l'origine, à la religion, à la nationalité .(6) »
Dès lors, le discours stigmatisant peut s'afficher avec ostentation. L'affaire du foulard en 1989 et la guerre du Golfe achèveront de décomplexer les journalistes. Les images assimilant islam et fanatisme se multiplient : Le Nouvel Observateur dédie sa couverture à une femme en tchador et titre « Fanatisme : la menace religieuse » (5.10.89). Le Point s'interroge : « Faut-il laisser entrer l'islam à l'école ? », tandis qu'un dessin de Konk, dans Le Figaro, représente une enseignante questionnant une élève voilée : « Dis-moi quelle est la date de la victoire... euh ! je veux dire de la défaite de Poitiers » (2.11.89).
En 1991, l'imminence de l'attaque en Irak fait trembler les rédactions, qui craignent, bien avant Jacques Marseille, le déclenchement d'une guerre civile en France : « En cas de guerre, de quel côté seront-ils ? [...] Quoi qu'on fasse, quoi qu'on dise, le beur de Saint-Denis se sentira toujours plus proche de ses frères qui conspuent la France dans les rues d'Alger et de Tunis » (Le Figaro, 25.1.91). La même rhétorique de suspicion se répand dans les articles du Monde, qui considère que les « beurs » sont partagés « entre la fierté et la crainte » et que Saddam Hussein peut incarner, pour eux, une revanche « contre les humiliations subies depuis plusieurs années » (17.1.91). Sur TF1, Charles Villeneuve analyse : « C'est la guerre du monde civilisé contre les Arabes (7). » Quelques années plus tard, évoquant le traitement de la Guerre du Golfe par sa chaîne, un ancien rédacteur en chef de TF1 se souviendra : « Tous les courants de pensée qui traversent cette rédaction se sont retrouvés d'accord sur la façon d'agir avec Mougeotte [le directeur d'antenne], qui, lui, pourtant, parlait de "bougnoules" et de "ratons" (8). »  Preuve que le langage des élites s'est démocratisé : en 2008, les troupes du ministère de l'Identité nationale parlent le Mougeotte en pleine rue.

 

Notes :
(1) Gérard Noiriel, Immigration, antisémitisme et racisme en France (XIXe-XXe siècle). Discours publics, humiliations privées, Fayard, 2007.
(2) Pierre Mauroy, cité dans Gérard Noiriel, op. cit., 2007, p. 613.
(3) En 2004, on compte 4,9 millions d'immigrés en France, soit 8,1 % de la population totale. Insee Première, n° 1098, août 2006.
(4) Cité par Pierre Tévanian et Sylvie Tissot, Dictionnaire de la lepénisation des esprits, Dagorno, 2002.
(5) Voir Le Plan B n° 10, octobre 2007.
(6) Gérard Noiriel, op. cit., 2007, p. 656.
(7) Cité par Serge Halimi, Les Nouveaux Chiens de garde, Raisons d'agir, 1997, réed. 2005.
(8) Cité par Christophe Nick et Pierre Péan, TF1, un pouvoir, Fayard, 1997.

Le Plan B n°12 (février-mars 2008)

Repost 0
Published by valenton rouge - dans France
commenter cet article
9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 14:08
La cuisine de Tricatel inscrite au patrimoine mondial de l?humanité ? Vous recevez ce mail car vous vous êtes abonné à la newsletter du blog pcf-paris14.over-blog.org

Quand il s'agit de faire diversion, Sarkozy n'est jamais en panne d'idées.
Lors du dernier salon de l'agriculture, il a ainsi annoncé sa volonté
de faire inscrire la gastronomie française comme
"patrimoine mondial de l'humanité" par l'UNESCO.
Enfin une mesure qui ne coûte rien à personne et qui fait plaisir à tout le monde !
Le hic, c'est que depuis le ministre De Robien, le contenu des formations
du CAP cuisine a été considérablement tiré vers le bas, suivant les
injonctions des grands « marchands de soupe » -c'est le cas de le dire-
tels que Sodexho et autres dignes successeurs de Jacques Borel.
La maîtrise de techniques de cuisine élémentaires telles que le détaillage
des poissons, l'ouverture des huîtres, le débarbage des moules, le
désossage, le pochage des quenelles, etc. ne sont plus requises à
l'examen. Par contre, sont évaluées les techniques de réchauffage des
produits surgelés, l'utilisation de produits semi-élaborés, la remise
en température de légumes, viandes et poissons surgelés... On en passe et
des pires !
La gastronomie est un patrimoine vivant. Une formation exigeante pour les
professionnels de la restauration est indispensable pour assurer la
préservation et le développement de cette richesse culturelle majeure
pour notre pays. Avec ou sans « label UNESCO », les millions de
touristes (et les autochtones! ) n'affluent pas chaque année dans les
restaurants français pour se voir servir des cordons bleus Findus
agrémentés de fond de sauce Vivagel !
Pour revaloriser les métiers manuels, mieux vaut compter sur les enseignants
et les élèves des lycées professionnels en lutte contre le
démantèlement du Bac Pro que sur la politique de Sarkozy qui s'applique
à casser les diplômes et les savoir faire.


Repost 0
Published by valenton rouge - dans Parti Communiste Français
commenter cet article
9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 12:24

au Conseil National du 25 avril 2008

L'intervention d'Yves Dimicoli (extraits):

"...Saisissons-nous de la situation pour organiser l'action en ne perdant pas de vue la crise systémique, au-delà de la crise financière, le besoin d'issue globale, du local au mondial en passant par les niveaux nationaux et européen, et donc la nécessité d'une cohérence de transformation révolutionnaire entre objectifs sociaux, moyens financiers et pouvoirs...c'est ce niveau d'ambition et de cohérence révolutionnaires qu'il faut tenir face à un double défi :

  • L' accélération des réformes réactionnaires cohérentes de Sarkozy qu'il affirme « sans alternative possible » ;

  • Les « 21 principes du PS » enterrant toute référence à la lutte des classes et à la révolution, désormais assimilée à la violence, pour ne plus proposer, de façon contre-révolutionnaire en réalité, que de « réguler » le capitalisme, le « moraliser », le corriger à la marge, sans surtout toucher à sa logique, ses critères de gestion et son système de pouvoirs.

Face à ce double défi, il nous faut nous transformer nous-mêmes sans nous diluer dans une formation hétéroclite. Le travail nécessaire sur le projet ne saurait se conduire sans un effort effectif et tenace de novation du PCF et sans chercher à développer des luttes nouvelles avec des propositions radicales et opérationnelles articulant objectifs sociaux transformateurs, pouvoirs nouveaux des travailleurs et moyens financiers. L'appel pour une dilution-dissolution du PCF dans une autre formation que Jean-Claude Gayssot a rendu public dans « Le Monde » du 19 avril dernier mènerait les communistes et tous les progressistes de gauche dans une impasse noire."  Le texte complet: YD_interv_CN_250408

L'intervention de Nicolas Marchand (extraits):

"...Une campagne très active pour la dilution du Parti dans une « nouvelle force » a été relancée...Mais du côté du groupe dirigeant, on dit qu'il faut parler moins de la question de l'existence ou pas du parti...On aurait trop parlé du Parti? Je rappelle que le débat n'est pas parti des camarades attachés à la novation du PCF et opposés à sa dilution. Le projet de création d'une « nouvelle force », avec une révision « réaliste » du projet, a été relancé l'an dernier par le livre de P.Cohen-Seat publié à l'occasion de la fête de l'Huma, et par des déclarations de quelques uns des principaux dirigeants du Parti...Pourquoi maintenant chercher à enterrer ce débat après l'avoir lancé? Pourquoi après avoir encouragé à douter de tout et surtout du parti, après avoir dramatisé le débat de l'assemblée extraordinaire pour maintenir les hypothèses ouvertes, faire comme si la question était réglée alors qu'elle ne l'est pas?

Il y a besoin d'une décision claire au Congrès. C'est la décision la plus importante qu'il ait à prendre. Et donc il faut organiser le débat, et non pas le contourner par le biais de l'élaboration d'un projet « de gauche » pouvant parfaitement devenir le projet fondateur de la fameuse « nouvelle force politique », avec, comme étape préalable, une liste de type « arc-en-ciel » aux élections européennes..."                                     Le texte complet : NM_interv_cn_25_4_08

L'intervention de Jean-Marc Durand (extraits)

"La situation, et cela sans forcer le trait, est aujourd'hui particulièrement grave. Les signes de récession sont visibles, le capitalisme est de plus en plus arrogant, les difficultés quotidiennes touchent un nombre croissant de nos compatriotes dont certains souffrent de la faim.

Et j'ai une drôle d'impression, le sentiment que face à cette dégradation historique, nous sommes parfois tétanisés, comme paralysés par les enjeux alors qu'au contraire, il y a un besoin fort et urgent que le parti communiste se fasse entendre, qu'il occupe la place politique qui lui revient. Face à l'entreprise de régression généralisée pilotée pare Sarkozy et Fillon et réaffirmée hier soir par le Président en personne, le PCF doit plus que jamais être à l'initiative de mobilisations et d'actions rassembleuses.

Car le parti communiste est toujours un parti qui compte pour les gens, un parti dont notre peuple attend qu'il s'exprime, qu'il propose, qu'il agisse, qu'il donne le La de la rébellion. Cela, les électeurs l'ont rappelé en mars dernier. De ce point de vue, le petit jeu qui consiste à tordre nos résultats pour en inverser le sens et la signification frise l'insupportable.

Je disais au début de mon propos que la situation était grave. Je vais tenter de la caractériser par un exemple, celui de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques)..."  le texte complet: JMD_intervCN_250408

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Parti Communiste Français
commenter cet article
9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 12:11

ils ne peuvent pas nous prendre pour exemple

Publié 8 mai 2008 1 , Les laboratoires du changement social

méditation sur l'arrivée de la flamme olympique au sommet de l'Everest (à la frontière du Népal et de la Chine dans le Tibet)

La flamme des Jeux olympiques de Beijing est arrivée au sommet du mont Qomolangma (mont Everest) à 09H18 (heure de Beijing) jeudi. C'est une femme, Cering Wangmo qui a hissé la flamme sur le toit du monde. Dois-je dire que je me réjouis de ce fait? La Chine fut un lieu d'oppression pour les femmes, les petites filles soumises à l'infanticide, et on se souvient de cette étrange mutilation des pieds qui confondait beauté et infirmité. Le relais sur le mont Qomolangma a été entamé par une autre femme alpiniste GyiGyi. Une douzaine d'Alpinistes mêlant Chinois han et Tibétains ont fait la fête à 8.844 mètres en tendant le drapeau Chinois, le drapeau des Jeux Olympiques de Beijing et le drapeau olympique formé de cinq anneaux. « Vive Beijing » ont crié les alpinistes. La flamme principale les attend dans la zone méridionale de Canton.
Propagande me répondra-t-on?  Peut-être mais à choisir je préfère cette image d'une femme chinoise à l'assaut du toit du monde dans le vrai Tibet à celle abominable de Paris, celle d'une autre femme chinoise, une handicapée, subissant les sévices d'une horde de barbares et de crétins inventant un Tibet d'opérette. Car la campagne anti-chinoise en France est savamment orchestrée par notre système de propagande et elle n'a d'effets que parce que nous sommes manipulés par notre propre stupidité faites d'ignorance et de projection de désirs illusoires. Comme le dit le philosophe  Zizek " L'occident fait du Tibet une entité mythique sur lequel il projette ses fantasmes new age: ce que l'on veut d'eux c'est qu'ils soient authentiquement spirituels pour nous à notre place, afin que nous puissions continuer notre jeu consumériste effréné". (1)

Prendre l'autre dans son propre rêve, ne pas lui laisser d'espace pour évoluer, pour agir, pour transformer sa vie est prétendre lui imposer une regression, sa propre régression. Quelque chose de comparable à la mutilation des pieds des chinoises de jadis. Ce rêve là est totalement réactionnaire, il ne cherche pas à résoudre les problèmes vrais ou supposés, il est l'expression d'un droit patrimonial que l'occident prétend avoir sur la planète et ses habitants. Et la plupart des causes que nous embrassons désormais sont  ainsi le fruit d'un marketing, d'un spectacle qui coûte trés cher, avec effets spéciaux destinés à provoquer des sentiments primaires comme à Guignol, nos propres politiciens ne réagissent qu'à partir de ce qu'ils pensent être le dégré zéro ud politique auquel nous sommes réduits. Delanoé le maire de paris fait citoyen d'honneur le dalaï Lama pour se positionner face à l'actuel président, et face à sa rivale Ségolène Royal. Sur le fond tout le monde se moque parfaitement de ce qui arrive aux Tibétains. 

Que savons-nous de cette immense Chine ? Rien qui nous permette en tout cas de manifester!

Je ne sais pas ce qu'il adviendra de la Chine, de son choix de société mais je sais que tout un peuple a accompli un effort phénoménal vers la sortie du sous développement et qu'ils l'ont fait en redistribuant autour d'eux le fruit de leurs efforts, de leur croissance, sans songer à envahir, à piller comme les Européens et leur rejeton sanglant les Etats-Unis n'ont cessé de le faire. Le parti communiste Chinois a conduit cet effort d'une nation, il a acquis de ce fait une autorité morale. Il a pris en pays en proie à la guerre civile, épuisé, humilié par l'ouverture forcé à l'étranger et il a refondé une nation.

Qui se souvient de l'atrocité de la guerre de l'opium, et même plus proche de nous qui sait qu'il a fallu attendre 1971 pour que presque un milliard d'êtres humains soit reconnus par les institutions internationales, qu'il a été organisé autour d'eux un blocus, qu'ils se sont débattus pour vaincre cet ostracisme, erreurs, grand et petits bonds en avant, il y a eu la querelle sino-soviétique mais pendant plus de 20 ans l'URSS a été leur seul poumon. Alors quand je vois cette femme au sommet de l'Everest les larmes me viennent en pensant au peuple chinois, à cette esclade dans un air rarefié. Ceux qui ont vanté les pires moments de cette marche parce qu'elle était l'occasion d'attaquer l'URSS sont la plupart du temps (pas tous) en train de cracher sur cet héroïsme. Il faut prendre la Chine dans la projection de leur désir, dans leur ignorance, dans leur goût des révolutions par procuration.

 Sur un forum, celui du Nouvel observateur, un doctorant en sociologie (il se présentait ainsi ce jeune cuistre) se moquait des Chinois en expliquait que leur grande référence l'empire Qin (l'empereur avec la tombe pleine de soldats de terre cuite) avait duré 15 ans. Comme les Chinois étaient stupides, rendez-vous compte, leur idéal avait duré 15 ans et c'était un empire monstrueux d'autorité.

Je lui ai fait remarquer que cette référence avait un parallèle dans la tradition grecque (le berceau de la démocratie) avec la naissance du politique, de l'Etat, il s'agissait de Dracon au VII e siècle avant J.C.  Dracon - nous avons hérité du mot draconien- est d'un point de vue mythique l'inventeur de la loi de la cité, un peu comme l'empire Qin est l'inventeur de la Chine et de l'administration impériale. Dracon produit une législation d'une dureté extrême, elle a été nécessaire pour s'imposer à la vendetta, aux luttes continuelles de familles nobles, à l'arbitraire sur le peuple. C'est le monopole de la violence légitime dirait Max Weber. Les Chinois ne cessent de méditer là-dessus comme nous méditons sur le prince de Machiavel, comment fonde-t-on un collectif politique capable de résister à l'envahisseur ? Dans quelle force un peuple puisse-t-il sa résistance, sa manière d'assurer sa propre survie ? Mon interlocuteur  m'a  accusé de suivre Jullien, le sinologue et de défendre l'irréductible altérité, en me demandant pourquoi alors j'étais contre le nazisme en tant qu'altérité culturelle si je demandais du temps pour la démocratie chinoise ?

Même si j'accepte l'absurdité évidente de comparer la Chine au nazisme, sans doute selon le concept creux de totalitarisme qui mêle deux contraires communisme et fascisme, même si j'acceptais cette ignoble identification, il resterait le fond de la différence. Les Chinois  tentent leur propre marche en avant, lui ai-je répondu. Est-il si facile de percevoir cette évidence : ce qui a toujours caractérisé le colonialisme, l'impérialisme sous toutes ses formes c'est sa propension à imposer aux autres ses diktats. Comparons simplement l'attitude des Etats-Unis, et la notre à nous Français avec celle des Chinois et nous avons la réponse. Qu'il s'agisse du pillage colonial ou du devoir d'ingérence nous sommes toujours devant la même attitude celle de l'hypothèse sans cesse démentie par les faits de la suprêmatie de notre être, de notre civilisation sur toutes les autres.

Le temps où nous étions le centre du monde est révolu et nous semblons l'ignorer.

 François  Jullien, le sinologue,  nous aide effectivement à comprendre la Chine, ne pose pas l'altérité a priori, il ne donne jamais dans « le relativisme culturel », il construit cette altérité  celle de la Chine et ce faisant il nous révèle notre altérité à nous même. Il tente de traduire ce que dit le chinois et pour ce faire il s'interroge: comment des civilisations qui se sont construites à l'écart les unes des autres, puis se sont rencontrées dans la violence  peuvent-elles avoir des points de capiton dans ce qui est dit par l'une et l'autre? Si les termes sont différents, il y a au départ des questions communes. Par exemple pour comprendre l'importance de l'empire Qin autoritaire, d'une durée courte et le rôle jouée, il faut comprendre la nécessité de la violence légitime de l'Etat, du politique pour en finir avec l'arbitraire de la société civile, la bête sauvage disait Hegel déchirée, affaiblie par les intérêts particuliers. Quand un immense pays encore sous développé comme la Chine doit nourrir un milliards trois millions d' individus, comment doit s'exercer le pouvoir, l'organisation? Je l'ignore. Je sais qu'en ce moment la Chine est tout entière tendue vers l'autosuffisance céréalière, qu'elle constitue des réserves, déplace du nord au sud des quantités de nourriture, qu'elle envoie des ingénieurs agronomes, des aides aux pays dont l'agriculmture a été détruite par les produits subventionnés du nord. Je sais que notre ministre  kouchner voue aux gémonies la Birmanie et en appelle à "une intervention", son fameux devoir d'ingérence, fait des effets de manche contre la junte alors qu'en d'autre temps il se fit payer grassement un rapport par le trust pétrolier TOTAL qui blanchissait la junte et le pétrolier d'utiliser des esclaves. Pendant que le même Kouchner dénonce la Birmanie, la Chine apporte du secours efficace. La Chine est devenue pratiquement un des pays dont l'aide humanitaire est la plus élevée, la plus effective. Quel type de pouvoir peut accomplir cela dans un pays lui-même encore sous développé?
 Machiavel à propos du prince dont il rêve qu'il fasse l'unité italienne parle de la nécessité d'un pouvoir "cruel", la crainte qu'il inspire est la garantie qu'il s'imposera aux nobles, aux princes querelleurs comme à la papauté (le principal facteur de division italienne selon lui) .  Ce n'est pas la démocratie et pourtant c'est la fondation de l'Etat non religieux, dont le soubassement est la revendication du droit à l'insurrection populaire qu'il partage avec Spinoza, parce que le fondement n'est plus dieu mais le peuple et sa révolte contre l'arbitraire. Donc il y a cette question commune de la fondation d'une République, mais il y a peut-être un plus dont il faudra bien tenir compte, c'est qu'il n'y a pas évolution vers nous, que nous ne sommes pas un exemple.

 Et si la Chine comme le reste de ce qu'on appelle le tiers-monde, ou encore pays émergents, avait besoin de temps pour ne pas recopier le modèle occidental. Ce modèle occidental a montré ce dont il était porteur et aujourd'hui a sans doute atteint ses limites, un modèle occidental en lutte contre son propre déclin et qui en tout cas s'avère incapable désormais d'assurer un développement à l'immense majorité des habitants de la planète parce que sa croissance est poussive, destructrice, meurtrière, basée sur le développement militaire, inégalitaire, et donc ne peut qu'aller vers un conservatisme fascisant et basé sur la seule puissance de l'argent. Un modèle dont il suffit de voir qu'il engendre des Georges.W.Bush, des Sarkozy et autres Berlusconi.

Un modèle qui n'est plus attractif, mais répulsif.  Le philosophe Slavoj Zizek dans le même article  note  la défiance croissante dans les pays postcommunistes d'Europe de l'Est à l'égard de la démocratie. La protection sociale et la sécurité socialiste, limitées mais réelles devant être démantelées. Il faudrait encore ajouter l'humiliation qu'a été pour l'ex-URSS l'ouverture sur un occident qui l'a dépecée  avec l'assentiment d'un ivrogne, un véritable ilote que les Etats-Unis et les puissances occidentales encourageaient à se montrer  toujours plus pitre, toujours plus servile. Le spectacle de l'effondrement de l'ex-URSS a donné au monde un exemple saisissant de ce que l'occident avait à proposer aux peuples se ralliant de gré ou de force à sa « démocratie ». L'irak a été un autre exemple comme l'ex-Yougoslavie, des dirigeants assassinés comme le fut en son temps Allende, le monde était devenue une gigantesque Amérique latine, l'arrière cour du monstre. Le temps du monde unipolaire sous toute puissance étasunienne a été relativement court, une quinzaine d'années, il fut sinistre, chaotique... L'endiguement a commencé.
Les peuples tentent de s'unir pour se protéger de cette étreinte « démocratique », et il n'y a pas que la Chine, les peuples veulent inventer leurs solutions, ils ne veulent plus de modèles, ni de notre charité. Regardez l'Inde qui refuse au moment- du Tsunami l'aide de l'occident. Ou encore aujourd'hui la même Inde qui choisit de refuser que les aliments entrent désormais dans la spéculation boursière.

Ne pas chercher de modèle mais confronter des expériences.
Peut-être qu'il faut réfléchir tous ensemble, sans chercher de modèle mais en se posant les bonnes questions, en tenant compte des expériences diverses aux grandes tâches qui sont devant nous, nous c'est-à-dire l'humanité. Il n'y a pas que la Chine, j'ai voulu que ce blog ne soit pas le blog de danielle Bleitrach, mais celui du « changement social », un laboratoire.  C'est ce que nous avons fait à propos de Cuba dans notre livre (2), et pour nous communistes réfléchir sur une des expérience du socialisme, ses difficultés, ses erreurs, ses rectifications. Rarement une société a approché de plus près ce que peut être une société juste et pourtant elle a été accablée, elle n'a reçu aucune aide, enfin pas à la mesure de l'immense générosité déployée par cette île.
Il se passe d'autres expériences de par le monde (3), elles sont en gestation. Souvenez-vous de ce texte de Fidel Castro que nous citons en couverture de notre livre : « le socialisme est tout à fait nouveau, à peine sorti de l'œuf. Les bases et l'essence du capitalisme remontent à des milliers d'années. Par exemple, la propriété privée. Sauf que durant des milliers d'années, ce n'étaient pas seulement les choses, mais aussi les personnes qui étaient l'objet de propriété. Dans ce sens, Athènes ne s'avère trop symbolique que comme expérience historique ou du fait d'une juste admiration de l'art qu'elle a été capable de développer, parce que c'était une société esclavagiste. Quatre pelés et un tondus se réunissaient sur une place et affirmaient : »Voilà la démocratie ». le reste des citoyens n'avait pas de droits et l'immense majorité était des esclaves... Même les philosophes, qui étaient des sages et se croyaient justes, avaient un tas d'esclaves. Nous ne pouvons pas prendre pour exemple ce genre de démocratie.
Le capitalisme vient de l'époque d'Homère, voire d'avant Homère, ses bases remontent à des milliers d'années. Le socialisme remonte à peine à des dizaines d'années, il est encore dans les langes. Le socialisme pourrait-on dire, en est à cette étape qu'on appelle périnatale, dans les maternités, les six ou sept premiers jours de la vie de l'enfant qui sont les plus dangereux, et il faut donner des soins spéciaux... Il est donc logique que le socialisme, la plus juste de toutes les idées, traverse des périodes difficiles.
» 26 juillet 1991

Danielle Bleitrach

(1) Slavoj Zizek, le Tibet pris dans le rêve de l'autre, Le Monde Diplomatique, mai 2008,p,32
(2) Danielle Bleitrach et Jacques.François. Bonaldi, avec la collaboration de Nicole Amphoux.Cuba, Fidel et le Che ou l'aventure du socialisme, le temps des cerises, 2008. A ce propos je tiens à vous signaler dans le Monde Diplomatique de ce mois-ci une note de lecture. La compagnie est bonne puisque sur la même page sous le chapitre Amérique latine on trouve deux livres excellents Bush versus Chavez de Eva Golinger et Colombie derrière le rideau de fumée d'Hernando Calvo Ospina également au temps des cerises.
(3) A lire Alvaro Garcia Linera, pour une politique de l'égalité, communauté et autonomie dans la Bolivie contemporaine, les prairies ordinaires, 2008. Pouvez vous m'expliquer pourquoi sinon parce que l'impérialisme, sa presse, ses valets y mettent le paquet on pousse les Français à pleurnicher sur des  tibétains théocratiques et féodaux et dans le même temps on fait le silence sur cette expérience étonnante de la reconquête du droit politique avec son apport spécifique de l'Indien , cette articulation entre nationalisations pour reprendre les ressources aux multinationales et pouvoirs communautaires pour dépasser l'aliénation, une dynamique contradictoire, hasardeuse ?

Repost 0
Published by valenton rouge - dans France
commenter cet article
9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 07:42

Sous commandant Marcos : le premier territoire libre d'Amérique

Publié 8 mai 2008 Amérique latine

Dans les Caraïbes s'étend sous le soleil, pareillement à un caïman
vert, une île toute en longueur. « Cuba », c'est le nom que porte ce
territoire, dont les habitants s'appellent les « Cubains ».

Semblable en cela à celle de tous les peuples de l'Amérique, leur
histoire est une longue chaîne de douleur et de dignité.

Il y a cependant quelque chose qui fait que le sol de ce territoire
brille.

On dit, non sans raison, que c'est le premier territoire libre d'Amérique.

Durant près d'un demi-siècle, ce peuple a relevé un défi quasi
colossal, celui de construire son propre destin comme nation.

« Le socialisme », c'est le nom qu'a donné ce peuple à son chemin et à
son moteur. Il existe, il est réel, on peut le mesurer en terme de
statistiques, de pourcentages, d'espérance de vie, d'accès aux soins
sanitaires, à l'éducation, au logement, à l'alimentation, au
développement scientifique et technologique. Autrement dit, on peut le
voir, l'entendre, le renifler, le goûter, le toucher, le penser et le
sentir.

Son impertinente rébellion lui a valu de souffrir de blocus
économique, d'invasions militaires, de sabotage industriel et
climatique, de tentative d'assassinat contre ses dirigeants, de
calomnies, de mensonges et de la plus grande campagne médiatique de
discrédit qui ait jamais existé.

Toutes ses attaques provenaient d'un seul centre, du pouvoir
nord-américain.

La résistance du peuple cubain ne se nourrissait pas uniquement de
connaissance et d'analyses, mais aussi de respect et de soutien.

Aujourd'hui qu'il est tant question de décès, il conviendrait de se
rappeler qu'il y a quarante ans que l'on tente d'enterrer Che Guevara
; que Fidel Castro a été déclaré mort plusieurs fois ; que la
révolution cubaine a été signalée, en vain jusqu'ici, dans des
dizaines de calendriers d'extinction ; que, sur les cartes
géographiques tracées par les stratégies actuelles du capitalisme
sauvage, Cuba n'apparaît pas, en dépit de tous leurs efforts.

Non pas comme véritable aide effective, mais plutôt en guise de
reconnaissance, de respect et d'admiration, les communautés indigènes
zapatistes y ont envoyé un peu de maïs non transgénique et un peu
d'essence. Pour nous tous et nous toutes, c'était là une manière de
faire savoir au peuple cubain que nous n'ignorions pas que les plus
dures difficultés qu'il traverse proviennent d'un même centre
émetteur, le gouvernement des États-Unis d'Amérique.

En tant que zapatistes, nous pensons que notre regard, notre écoute et
notre cœur doivent être tendus vers ce peuple.

Il ne manquerait plus que l'on dise, comme c'est le cas pour nous, que
notre mouvement est très important et essentiel et « bla, bla, bla »,
mais que quand nous subissons une attaque, comme c'est le cas
aujourd'hui, pas une ligne, pas une déclaration ou un signe de
protestation n'apparaisse nulle part.

Cuba est quelque chose de plus que ce caïman allongé et vert des Caraïbes.

C'est une référence dont l'expérience sera vitale pour les peuples en
lutte, surtout par les temps d'obscurantisme que nous vivons
aujourd'hui et qui vont durer encore un certain temps.

Contre les calendriers et les atlas de la destruction, à Cuba existe
un calendrier et une géographie de l'espoir.

C'est pourquoi nous sommes quelques-uns à dire, sans exagération, non
pas comme une consigne mais avec sentiment : Vive Cuba !

Merci beaucoup.

Sous-commandant insurgé Marcos.
San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, Mexique.
Décembre 2007.
------------

CUBA SOLIDARITY PROJECT
http://vdedaj.club.fr/spip/

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Cuba socialiste
commenter cet article
8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 20:40

Un appel-pétition "Pour un référendum sur le projet constitutionnel" vient d'être lancé sur internet. En voici le contenu :

L'été prochain le Congrès des parlementaires se réunit à Versailles pour modifier notre Constitution. Cette révision a pour objectif officiel de moderniser et rééquilibrer les pouvoirs au sein de la 5ème République.

Basée sur les 77 propositions du rapport Balladur, nous considérons au contraire que la nouvelle mouture constitutionnelle accorderait d'avantage de pouvoirs au Président de la République, continuerait à mépriser l'Assemblée Nationale devenue simple chambre d'enregistrement et transformerait le gouvernement en un vulgaire staff présidentiel.

Pourtant, la Vème République, définie sur mesure pour un seul homme, a déjà un demi siècle. Le temps est venu d'adopter une nouvelle organisation adaptée aux réalités du XXI me siècle (sociologiques, politiques, écologiques, démocratique, laïque...)

Cette « V ème bis » ne prévoit aucune refondation permettant de :

  • Restaurer un parlement plus fort et représentatif des courants d'opinions,
    Supprimer le vote bloqué et l'article 49.3
    Elire les sénateurs aux suffrages directs à un scrutin proportionnel, et au moins introduire la proportionnelle dans l'élection des députés
    Fixer une règle sur le cumul des mandats pour voir des parlementaires et des ministres à 100% dans leurs missions,
    Créer un «statut de l'élu»,
    Garantir une totale indépendance du CSA,
    Mettre en place un nouvel outil participatif en faveur des citoyens (conseil de la société civil )
    En finir avec l'impunité politique du chef de l'Etat

La 5ème République a 50 ans, cette 24ème révision doit être tranchée par référendum.

Une fois de plus, Nicolas Sarkozy, qui connaît une impopularité historique décide de contourner le vote du peuple le privant de participer à un grand débat sur l'avenir de notre démocratie et de sujets qui ont une influence sur la vie de chacun.

Nous souhaitons une large mobilisation des citoyens et des élus de sensibilités diverses (progressistes, républicains et démocrates) attachés à la souveraineté populaire pour signer et défendre ce mouvement afin de convaincre les députés et sénateurs d'imposer un référendum en votant contre cette révision.

Signez la pétition

Repost 0
Published by valenton rouge - dans France
commenter cet article
8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 20:36

Retraites : l'allongement des cotisations confirmée

NOUVELOBS.COM | 07.05.2008 |

confirmé en conseil des ministre "l'augmentation progressive de la durée de cotisation, qui atteindra 41 ans en 2012".

sauf que nous n'avons pas dit notre dernier mot, accochez-vous l'UMP la France se lève !

Nicolas Sarkozy le 5 mai 2008 (Reuters)

Nicolas Sarkozy le 5 mai 2008 (Reuters)

L'allongement de la durée de cotisation à 41 ans a été confirmé, mercredi 7 mai, en conseil des ministres à l'occasion d'une communication du ministre du Travail Xavier Bertrand sur le "rendez-vous 2008" sur les retraites".
"L'application de la loi du 21 août 2003 a été confirmée, qu'il s'agisse de l'augmentation progressive de la durée de cotisation, qui atteindra 41 ans en 2012", de la prolongation du dispositif de départ anticipé pour carrières longues "ou encore des redéploiements à opérer au sein de la protection sociale pour conforter le financement des retraites", rapporte le compte-rendu du conseil des ministres.

Les consultations

"Les partenaires sociaux seront consultés sur l'ensemble des textes réglementaires et des dispositions législatives, ces dernières ayant vocation à figurer dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale et le projet de loi de finances pour 2009", ajoute le compte-rendu.
Lundi, le ministre du Travail avait précisé qu'il n'y avait pas de "décret nécessaire" pour porter la durée de cotisation à 41 ans "car la décision a été prise en 2003".
Les syndicats sont tous opposés à l'allongement de la durée de cotisation et ont appelé à une journée de mobilisation pour le 22 mai. (AP)
Repost 0
Published by valenton rouge - dans France
commenter cet article
8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 19:50

8 MAI 1945

Le 8 MAI 1945 est fondamentalement le jour de la capitulation sans conditions de l'Allemagne nazie d'Adolf Hitler. C'est bien parce qu'il s'agit d'une victoire des peuples sur la barbarie nazie et en aucun cas d'une victoire sur le peuple allemand que cette date est aujourd'hui, plus que jamais, riche d'un message de fraternité, de liberté et de paix.

Toute tentative d'en déformer le sens ne peut que susciter l'indignation des membres de la Résistance, de tous ceux qui sont attachés à cette leçon majeure de l'Histoire comtemporaine.

Aucune ambiguité ne doit dénaturer le sens du 8 MAI 1945. La paix n'est pas un acquis définitif. Parce qu'il en a besoin pour encore exister sur la scène médiatique, les propos récents réitérés par le hideux Le Pen, remettant en cause l'existence des chambres à gaz dans les camps de concentration nazis que l'odieux personnage considère comme un "détail" de l'histoire de la seconde Guerre mondiale sont là pour nous le rappeler.

C'est pourquoi, nous devons nous tourner vers l'histoire pour en tirer les leçons, conscients que la barbarie peut sans cesse resurgir et que tous doivent savoir afin de prévoir et de réagir en conséquence sans béat fatalisme.

Plus l'Humanité s'éloigne de la seconde Guerre mondiale, plus son interprétation dans les ouvrages historiques, les émissions télévisées et les écrits par la presse acquiert de l'importance. Les récits subjectifs ou délibérément altérés des faits causent un préjudice énorme à l'éducation des jeunes générations.

Si le 8 MAI 1945, tous les combats sont terminés sur le front de l'Ouest, ils continuent dans le Pacifique. La capitulation des forces japonaises, sera signée le 2 septembre 1945.

                                                                                     BILAN DE LA GUERRE

Soixante-et-un états, les trois quarts de l'humanité ont été engagés dans la seconde Guerre mondiale : cent dix millions d'hommes ont été appelés sous les armes.

Les sacrifices consentis par les peuples furent énormes. Les pertes humaines (uniquement les morts) ont été de :

                                                                         - Plus de 2O.OOO.OOO pour l'U.R.S.S

                                                                         - 6.000.000 pour la Pologne
                                                                         - 1.706.000 pour la Yougoslavie
                                                                         - 605.000 pour la France
                                                                         - 405.000 pour les Etats-Unis
                                                                         - 357.000 pour la Grande-Bretagne

Cette guerre déclenchée par les nazis, a coûté à l'Allemagne 13.600.000 morts, blessés et disparus. Le Japon a perdu 1.500.000 soldats, 140.000 civils à Hiroshima le 6 AOUT 1945, 74.000 à Nagasaki le 9 AOUT 1945.

La France a eu 200.000 soldats tués au combat, 240.000 prisonniers de guerre et déportés ont péri en Allemagne. Les déportés dans les camps de la mort environ au nombre de 235.000, il y eut 38.000 rescapés. 600.000 autres jeunes Français furent victimes de la déportation du travail. 60.000 Français périrent en pays ennemi, dont 15.000 fusillés, pendus ou décapités pour faits de résistance.

La France perdit également 160.000 victimes civiles, 20.000 fusillés comme résistants ou en réprésailles.

Le prix payé par les peuples est incommensurable : 54.800.000 soldats et civils tués, 90.000.0000 de blessés.

Les leçons de la seconde Guerre mondiale ne doivent pas être oubliées, ni par les générations actuelles, ni par celles à venir.

Ce 8 MAI, Nicolas Sarkozy, président de la République va commémorer le 63 ème anniversaire de la fin de cette terrible tragédie. Puisses-t-il se faire le porteur de la voix de la Raison, de la Sagesse et de la Paix. Nicolas Sarkozy qui, en toute modestie, vient de fêter ses 1 an de pouvoir fascisant et dont l'attitude belliciste envers les nations qu'à ses yeux, il considère comme " rebelles" font craindre le pire sachant qu'il est désormais le plus zélé des alliés de Georges Bush, ce grand criminel de guerre.

Nicolas Sarkozy ferait bien de s'inspirer des propos de l'ancien déporté-résistant et fils de résistant mort sous la torture, Henri Krasucki : "Nous n'avions pas de vanité. Nous avions fait notre devoir. C'est tout ".

"L'humanité a acquis des connaissances, des savoir-faire qui lui donnent des potentialités vertigineuses, mais ne les lui garantissent pas. On voit à quel usage dévoyé et à quelles catastrophes  ils peuvent conduire !  Mais comment ne pas songer à ce que pourrait devenir la planète des hommes, dès lors qu'une volonté transformatrice, lucide, massive, des rapports sociaux, des rapports entre les peuples, imposerait des voies nouvelles, vraiment démocratiques, vraiment coopératives et solidaires? Il y a un fantastique défi à relever, et des motifs de mobilisation, d'invention, d'initiative, de combativité et de création pour maintenant et les temps qui viennent. L'espèce humaine a su faire ou subir des tragédies, mais aussi accomplir des exploits admirables. Ce fut vrai, il y cinquante ans. Pour quelles raisons les générations actuelles ne sauraient-elles pas répondre à leur époque"?

Comme l'a écrit Jacques Duclos :  C'est comme un cri d'espoir et de confiance, destiné à chacun de ceux qui ont fait le sacrifice suprême pour délivrer la France de l'oppression nazie, que lançait Paul Eluard en des vers inoubliables, exaltant la liberté : 

                                                                               Sur les marches de la mort 
                                                                                J'écris ton nom.


Et ce combat pour la liberté, pour la patrie qui fut celui de tant de morts glorieux, est aujourd'hui, dans d'autres conditions, le combat de millions de Français et de Françaises, c'est le combat d'un grand peuple héritier de glorieuses traditions, d'un peuple pour qui le poête semble avoir écrit ces mots évocateurs et lourds de signification :

                                                                                     Je suis né pour te connaître
                                                                                      Pour te nommer
                                                                                      Liberté.

 

Jacques Tourtaux

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Parti Communiste Français
commenter cet article
8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 19:30
LA UNITED FRUIT COMPANY

Cuando sono la trompeta
Estuvo todo preparado en la tierra
Y jehova repartio el mundo
a Coca Cola Inc anaconda
Ford Motors y otras entidades
La compania frutera Inc
Se reservo lo mas jugoso
La costa central de mi tierra
La dulce cintura de America
Bautizo de nuevo sus tierras
Como Republicas bananas

Y sobre los muertos dormidos
Sobre los heroes inquietos
Que conquistaron la grandeza
La libertad y las banderas
Establecio la opera bufa
Enajeno los albedrios
Regalo coronas de Cesar
Desenvaino la envidia
Atrajo la dictadura de las moscas.

Moscas Trujillo, moscas Tachos,
Moscas Carias, moscas Martinez
Moscas Ubico, Moscas humedas
de sangre humilde y mermelada
Moscas borrachas que zumban
sobre las tumbas populares
moscas de circo, sabias moscas
entendidas en tirania.

Entre las moscas sanguinarias
La frutera desembarca
Arrasando el cafe y las frutas
En sus barcos que deslizaron
Como bandejas el tesoro
De nuestras tierras sumergidas.

Mientras tanto por los abismos
Azucarados de los puertos
Cain indios sepultados
En el vapor de la manana ;
Un cuerpo, rueda, una cosa
sin nombre, un numero caido
Un racimo de fruta muerta
Derramada en el pudridero.
LA UNITED FRUIT COMPANY

Lorsque la trompette sonna
tout était déjà prêt sur terre.
Jéhovah répartit le monde
Entre Coca Cola, Anaconda,
Ford Motors et autres cartels :
La Compania Frutera
Se réserva le plus juteux,
Le centre côtier de ma terre,
La douce hanche américaine.
Elle rebaptisa ses terres
En "Républiques bananières"

Et sur les morts en leur sommeil,
Sur les héros pleins d'inquiétude
Qui avaient conquis la grandeur,
La liberté et les drapeaux,
Elle instaura l'opéra bouffe :
Elle aliéna l'initiative,
Offrit des trônes de Césars,
Dégaina l'envie attira
La dictature des diptères,

Mouches Trujillo et Tachos
Mouches Carias et Martinez,
Mouches Ubico, mouches humides
D'humble sang et de confiture,
Mouches soûlardes qui bourdonnent
Sur les tombes du peuple, mouches
De chapiteau, mouches savantes,
Mouches expertes en tyrannie .

Parmi les mouches sanguinaires
La frutera jette son ancre,
Amoncelant fruits et café
Dans des bateaux qui glissent tels
Des plateaux portant le trésor
De nos campagnes submergées.

Pendant ce temps, dans les abîmes
Sucrés des ports,
Des Indiens tombaient enterrés
Dans la vapeur du petit jour :
Un corps qui roule, un petit rien
Sans nom, un numéro à terre,
Une grappe de fruit sans vie
Répandue dans le pourrissoir.
ALGUNAS BESTIAS

Era el crepusculo de la iguana.
Desde la arcoirisada cresteria
su lengua como un dardo
se hundia en la verdura,
el hormiguero monacal pisaba
con melodioso pie la selva,
el guanaco fino como el oxigeno
en las anchas alturas pardas
iba calzando botas de oro
mientras la llama abria candidos ojos
en la delicadeza del mundo lleno de rocio.
Los monos trenzaban un hilo
interminablemente erotico
en las riberas de l'aurora,
derribando muros de polen
y espantando el vuelo violeta
de las mariposas de Muzo.

Era la noche de los caimanes,
la noche pura y pululante
de hocicos saliendo del legamo,
y de las cienagas sonolientas
un ruido opaco de armaduras
volvia al origen terrestre.
El jaguar tocaba las hojas
con su ausencia fosforescente,
el puma corre en el ramaje
como el fuego devorador,
mientras arden en el
los ojos alcoholicos de la selva.

Los tejones rascan los pies del rio,
husmean el nido
cuya delicia palpitante
atacaran con dientes rojos.
Y en el fondo del agua magna
como el circulo de la tierra,
esta la gigante anaconda
cubierta de barros rituales,
devoradora y religiosa
QUELQUES ANIMAUX

C'était le crépuscule de l'iguane.
De sa crête arc en ciel
Sa langue tel un dard
S'enfonçait dans la verdure,
Le moine fourmilier foulait
D'un pied mélodieux la forêt,
Le guanaco fin comme l'oxygène
Dans les hauts espaces grisâtres
Chaussait des bottes d'or
Tandis que le lama ouvrait des yeux candides
Sur la délicatesse du monde couvert de rosée.
Les singes tressaient un fil érotique
Interminable
Sur les rivages de l'aurore,
Abattant des murs de pollen
Et effrayant le vol violet
des papillons de Boyaca.

C'était la nuit des caïmans,
La nuit limpide où pullulaient
Les mâchoires hors de la vase,
Et du sommeil des marécages
Refluait un bruit sourd d'armures
Vers l'origine de la terre.
Le jaguar effleure les feuilles
De son absence phosphorescente,
Le puma court dans les branchages
Comme le feu dévorateur,
Dans ses yeux flambe
L'alcoolisme de la forêt.

Les blaireaux grattent les pieds du fleuve,
Ils hument, reniflent le nid
Et son délice palpitant
Que leurs dents rouges attaqueront.
Et au fond de l'eau majestueuse,
voici le cercle de la terre,
l'anaconda géant
tout écaillé de boues rituelles,
dévorateur et religieux.
VEGETACIONES

A las tierras sin nombres y sin números
bajaba el viento desde otros dominios,
traía la lluvia hilos celestes
y el Dios de los altares impregnados
de volvía las flores y las vidas.
En la fertilidad, crecía el tiempo.
El jacarandá elevaba espuma
Hecha de resplandores transmarinos.
La araucaria de lanzas erizadas
Era la magnitud contra la nieve.
El primordial árbol caoba,
desde su copa destilaba sangre;
Y al sur de los alerces,
El árbol trueno, el árbol rojo,
el árbol de la espina,
El árbol madre, el ceibo bermellón,
El árbol caucho,
Eran volumen terrenal, sonido,
Eran territoriales existencias.
Un nuevo aroma propagado
Llenaba, por los intersticios de la tierra,
Las respiraciones convertidas
en humo y fragancia:
El tabaco silvestre alzaba su rosal
de aire imaginario.
A las tierras sin nombres...
VEGETATIONS

Sur les terres sans noms et sans chiffres
le vent d'autres domaines descendait,
la pluie apportait des cordons célestes
et le dieu des autels spongieux
restituait les fleurs et les vies.
Dans la fertilité, le temps croissait.
Le jacaranda s'élevait en une écume
de chatoiements bleu marine.
L'araucaria et ses lances hérissées
était la majesté contre la neige.
L'arbre primordial : l'acajou,
distillait du sang du haut de ses branches ;
Et au Sud des mélèzes,
l'arbre tonnerre, l'arbre rouge,
l'arbre épineux,
l'arbre matrice, le flamboyant vermillon,
l'arbre à caoutchouc,
étaient volume terrestre, étaient son,
existences territoriales.
Un nouveau parfum propagé
emplissait, par les interstices de la terre,
haleines et souffles mués
en arôme et fumée :
le tabac sauvage dressait son rosier
d'air imaginaire.
Sur les terres sans noms...
A MI PARTIDO

Me has dado la fraternidad
hacia el que no conozco.
Me has agregado la fuerza
de todos los que viven.
Me has vuelto a dar la patria
como en un nacimiento.
Me has dado la libertad
que no tiene el solitario.
Me enseñaste a encender la bondad,
como el fuego.
Me diste la rectitud que necesita el árbol.
Me enseñaste a ver la unidad
y la diferencia de los hombres.
Me mostraste cómo el dolor de un ser
ha muerto en la victoria de todos.
Me enseñaste a dormir en las camas duras
de mis hermanos.
Me hiciste construir sobre la realidad
como sobre una roca.

Me hiciste adversario del malvado
y muro del frenético.
Me has hecho ver la claridad del mundo
y la posibilidad de la alegría.
Me has hecho indestructible
porque contigo no termino en mí mismo.
A MON PARTI

Tu m'as donné la fraternité
envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps
la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie
comme par une autre naissance.
Tu m'as donné la liberté
que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer,
comme un feu, la bonté
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité
et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur
de l'individu meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits
de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité
comme on construit sur une roche.

Tu m'as fait l'adversaire du méchant,
tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde
et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi
je ne finis plus avec moi.
LOS LIBERTADORES

Aquí viene el árbol, el árbol
de la tormenta, el árbol del pueblo.
De la tierra suben sus heroes
como las hojas por la savia,
y el viento estrella los follajes
de muchedumbre rumorosa,
hasta que cae la semilla
del pan otra vez a la tierra.
Aquí viene el árbol, el árbol
nutrido por muertos desnudos,
muertos azotados y heridos,
muertos de rostros imposibles,
empalados sobre una lanza,
desmenuzados en la hoguera,
decapitados por el hacha,
descuartizados a caballo,
crucificados en la iglesia.

Aquí viene el árbol, el árbol
cuyas raíces están vivas,
sacó salitre del martirio,
sus raíces comieron sangre
y extrajo lágrimas del suelo :
las elevó por sus ramajes
las repartió en su arquitectura.
Fueron flores invisibles
a veces, flores interradas,
otras veces iluminaron
sus pétalos, como planetas.
Y el hombre recogió en las ramas
las corolas endurecidas,
las entregó de mano en mano
como magnolias o granadas
y de pronto, abrieron la tierra,
crecieron hasta las estrellas.
Este es el árbol de los libres,
el árbol tierra, el árbol nube
el árbol pan, el árbol flecha,
el árbol puño, el árbol fuego ;
lo ahoga el agua tormentosa
de nuestra época nocturna,
pero su mástil balancea
el ruedo de su poderio.

Otras veces de nuevo caen
las ramas rotas por la cólera,
y una ceniza amenazante
cubre su antigua majestad :
Así pasó desde otros tiempos,
así salió de la agonía,
hasta que una mano secreta,
unos brazos innumerables,
el pueblo, guardó los fragmentos,
escondió troncos invariables,
y sus labios eran las hojas
del inmenso árbol repartido,
diseminado en todas partes,
caminando con sus raíces.
Este es el árbol, el árbol
del pueblo, de todos los pueblos
de la libertad, de la lucha.

Asomate a su cabellera.
Toca sus rayos renovados ;
hunde la mano en las usinas
donde su fruto palpitante
propaga su luz cada día.
Levanta esta tierra en tus manos,
participa de este esplendor,
toma tu pan y tu manzana,
tu corazón y tu caballo
y monta guardia en la frontera,
en el límite de sus hojas.
Defiende el fín de sus corolas,
comparte las noches hostiles
vigila el ciclo de la aurora,
respira la altura estrellada,
sosteniendo el árbol
que crece en medio de la tierra.
LES LIBERATEURS

Voici venir l'arbre, c'est l'arbre
de l'orage, l'arbre du peuple.
Ses héros montent de la terre
comme les feuilles par la sève,
et le vent casse les feuillages
de la multitude grondante,
alors la semence du pain
retombe enfin dans le sillon.
Voici venir l'arbre, c'est l'arbre
nourri par des cadavres nus,
des morts fouettés et estropiés,
des morts aux visages troublants
empalés au bout d'une lance,
recroquevillés dans les flammes,
décapités à coups de hache,
écartelés par les chevaux
ou crucifiés dans les églises.

Voici venir l'arbre, c'est l'arbre
dont les racines sont vivantes,
il a pris l'engrais du martyre,
ses racines ont bu du sang,
au sol il a puisé des larmes
qui par ses branches sont montées
parsemant son architecture.
Elles furent fleurs, quelquefois
invisibles, fleurs enterrées,
d'autres fois elles allumèrent
leurs pétales, comme des planètes.
Et l'homme cueillit sur les branches
les corolles aux parois durcies,
il les tendit de main en main
tels des magnolias, des grenades,
et brusquement, ouvrant la terre,
elles grandirent jusqu'au ciel.
C'est lui, l'arbre des hommes libres.
L'arbre terre, l'arbre nuage.
L'arbre pain, l'arbre sarbacane,
l'arbre poing, l'arbre feu ardent.
Inondé par l'eau tempétueuse
de notre époque de ténèbres,
son mât décrit dans le roulis
les arènes de sa puissance.

D'autres fois la colère brise
les branches qui tombent à nouveau
et une cendre menaçante
couvre sa vieille majesté :
ainsi franchit-il d'autres temps
et sortit-il de l'agonie,
jusqu'au moment où une main
secrète, des bras innombrables,
le peuple, en garda les fragments
et cacha des troncs immuables.
Ses lèvres étaient alors les feuilles
de l'immense arbre réparti,
disséminé de tous côtés,
qui marchait avec ses racines.
Voici venir l'arbre, c'est lui
l'arbre du peuple, tous les peuples
de la liberté, de la lutte.

Montre-toi dans sa chevelure :
palpe ses rayons restitués,
plonge la main dans les usines,
là même où son fruit palpitant
chaque jour répand sa lumière.
Lève dans tes mains cette terre,
unis-toi à cette splendeur,
emporte ton pain et ta pomme,
ton coeur aussi et ton cheval
et monte la garde aux frontières,
aux confins de sa frondaison.
Défends le but de ses corolles,
partage les nuits ennemies
veillant au cycle de l'aurore,
respire la cime étoilée,
en protégeant l'arbre, cet arbre
qui pousse au milieu de la terre.
A EMILIANO ZAPATA

Cuando arreciaron los dolores
en la tierra, y los espinares desolados
fueron la herencia de los campesinos,
y como antaño, las rapaces
barbas ceremoniales, y los látigos,
entonces, flor y fuego galopado...
Borrachita, me voy
hacia la capital
Zapata entonces fué tierra y aurora.
En todo el horizonte aparecía
la multitud de su semilla armada.
En un ataque de aguas y fronteras
el férreo manantial de Coahuila,
las estelares piedras de Sonora :
todo vino a su paso adelantado,
a su agraria tormenta de herraduras.
que si se va del rancho
muy pronto volverá
... cintitas pa tu pelo,
no llores por tu Pancho.
... Borrachita me voy para olvidarte...
Pedimos patria para el humillado.
Levántate y galopa con Zapata.
México, huraña agricultura, amada
tierra entre los oscuros repartida :
de las espadas del maíz salieron
al sol tus centuriones sudorosos.
De la nieve del Sur vengo a cantarte.
Déjame galopar en tu destino
y llenarme de pólvora y arados.
...Que si habrá de llorar
pa qué volver...
A EMILIANO ZAPATA

Lorsque les douleurs redoublèrent
sur la terre, et que les épines désolées
furent le bien des paysans,
lorsqu'il y eut, comme autrefois, rapaces,
les barbes rituelles, et les fouets,
alors, fleur et feu au galop...
Ma grisette, je vais
jusqu'à la capitale
Zapata fut alors terre et aurore.
Partout,à l'horizon, apparaissait
la foule de son grain avec des armes.
Dans une attaque d'eaux et de frontières
la dure source de Coahuila,
les pierres stellaires de Sonora :
tout vint, tout s'avança sur son passage,
vers sa tempête agraire de chevaux.
s'il quitte le rancho
il reviendra bientôt
... de beaux rubans pour tes cheveux
ne pleure pas pour ton Pancho...
... ma grisette, je vais je voudrais t'oublier...
Nous demandons une patrie pour l'humilié.
Révolte-toi et galope avec Zapata.
Mexique, hargneuse agriculture, terre
aimée répartie entre les obscurs :
depuis les épées du maïs tes centurions
en sueur ont surgi dans le plein soleil.
De la neige du Sud je viens pour te chanter.
Laisse-moi galoper dans ton destin
et me couvrir de poudre et de charrues.
... Si nous devons pleurer
à quoi bon revenir...
AMERICA INSURRECTA

Nuestra tierra, ancha tierra, soledades,
se pobló de rumores, brazos, bocas;
Una callada sílaba iba ardiendo,
congregando la rosa clandestina,
hasta que las praderas trepidaron
cubiertas de metales y galopes.
Fue dura la verdad como un arado.

Rompió la tierra, estableció el deseo.
hundió sus propagandas germinales
y nació en la secreta primavera.
Fue callada su flor,
fue rechazada su reunión de luz,
fue combatida la levadura colectiva,
el beso de las banderas escondidas,
pero surgió rompiendo las paredes,
apartando las cárceles del suelo.

El pueblo oscuro fue su copa,
recibió la substancia rechazada,
la propagó en los límites marítimos,
la machacó en morteros indomables.
Y salió con las páginas golpeadas
y con la primavera en el camino.
Hora de ayer, hora de mediodía,
hora de hoy otra vez, hora esperada
entre el minuto muerto y el que nace,
en la erizada edad de la mentira.

Patria, naciste de los leñadores,
de hijos sin bautizar, de carpinteros,
de los que dieron como un ave extraña
una gota de sangre voladora,
y hoy nacerás de nuevo duramente,
desde donde el traidor y el carcelero
te creen para siempre sumergida.

Hoy nacerás del pueblo como entonces.
Hoy saldrás del carbón y del rocío
Hoy llegarás a sacudir las puertas
con manos maltratadas, con pedazos
de alma sobreviviente, con racimos
de miradas que no extinguió la muerte,
con herramientas hurañas
armadas bajo los harapos.
L'AMERIQUE INSURGEE

Notre terre, vaste terre, solitudes,
se peupla de rumeurs, de bras, de bouches.
Une syllabe muette qui brûlait
y rassemblait la rose clandestine,
jusqu'au jour où les prairies trépidèrent,
couvertes de métaux et de galops.
La vérité fut dure comme une charrue.

Elle rompit la terre, établit le désir,
enfouit ses propagandes germinales
et naquit durant le printemps secret.
Sa fleur fut silencieuse ;
repoussée sa gerbe de lumière,
combattus le levain collectif,
le baiser des drapeaux cachés,
mais elle surgit, lézardant les murs,
écartant les geôles du sol.

Et le peuple obscur fut sa coupe,
il reçut la substance refoulée,
la propagea jusqu'aux limites de la mer,
il la pila dans des mortiers irréductibles.
Et il sortit avec ses pages martelées
et avec le printemps sur le chemin.
Heure d'hier, heure méridienne,
heure à nouveau d'aujourd'hui,
heure attendue entre la minute morte
et celle qui naît à l'âge hérissé du mensonge.

Patrie, tu fus engendrée par les bûcherons,
par les enfants non baptisés, les charpentiers,
par ceux-là qui donnèrent,
tel un oiseau étrange, une goutte de sang ailé,
et aujourd'hui tu vas renaître durement,
de ce lieu où le renégat et le geôlier
te croient à jamais submergée.

Aujourd'hui comme alors, tu vas renaître du peuple.
Tu vas sortir du charbon, de la rosée.
Tu vas venir secouer les portes
avec de mains meurtries,
des bribes d'âme survivante,
des grappes de regards
que la mort n'a pas éteintes, avec aussi de durs outils
armés sous les haillons.


el canto general (extraits)
Pablo Néruda

Repost 0
Published by valenton rouge - dans le coin du poête
commenter cet article
8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 11:19

VOICI DONC LE MODELE DE DEMOCRATIE PRONE PAR NOTRE GAUCHE ET EXTREME GOGOCHE FRANCAISE

 DE GUANTANAMO EN IRAK,DE PHILADELPHIE A LOS ANGELES C'EST TOUJOURS LA FORCE DES ZELES SERVITEURS DE LA BOURGEOISIE QUI DOMINE.

LES JEUNES DES CITES POPULAIRES S'ETAIENT INSURGES CONTRE CETTE SOCIETE DEMOCRATIQUE ET FAUT IL VRAIMENT SOUHAITER AU TIBETAINS, AUX CUBAINS DE SE RETROUVER DANS UN TEL BONHEUR ?

AH SI CES FLICS AVAIENT PORTE L'UNIFORME CUBAIN, J'IMAGINE MGB ET OLIVIER TREPIGNANT DEVANT LE MICRO TENDU DE R. MENARD.

 

 

 

 

Six officiers de police de Philadephie ont été suspendus, mercredi, après qu'une arrestation particulièrement brutale a été filmée par une chaîne de télévision locale et largement diffusée sur Internet. L'incident a eu lieu lundi soir lors de l'interpellation de trois suspects dans un quartier nord de la ville. Les trois hommes ont été sortis de leur voiture puis violemment passés à tabac par une douzaine de policiers. Depuis un hélicoptère, la chaîne WTXF-TV, une antenne locale du réseau FOX, a filmé la scène.

Tout en concédant que l'attitude des officiers ne pouvait pas être justifiée, le commissaire de police de la ville, Charles H. Ramsey, a estimé que la police était "à cran" depuis la mort d'un sergent, tué par balle samedi. Le maire de Philadephie, Michael Nutter, qui s'est donné pour mission de faire diminuer le taux de criminalité de sa ville, a indiqué qu'il soutenait la police. La vidéo va maintenant être transmise au bureau du procureur de district qui décidera s'il engage des poursuites.

 

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Monde
commenter cet article