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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 11:11

Capitulation sans conditions

La reddition de l'Allemagne hitlérienne a été signée ce matin à Reims
Gloire à nos soldats et à notre Résistance !
Gloire aux peuples insurgés pour la liberté !
Gloire aux armées de nos vaillants alliés !
Gloire à l'Armée Rouge et à son chef le Maréchal STALINE !

A 2 h. 41, ce matin, dans une école de Reims où est installé le Quartier Général d'Eisenhower, et en présence d'un général représentant l'état-major soviétique, le chef d'état-major allemand, Gustav Jodl, a signé la capitulation sans conditions, qui sera effective dans la journée de demain.

La guerre s'achève. Le cauchemar sanglant qui pèse sur les peuples épris de liberté depuis plus de douze ans, depuis l'arrivée de Hitler au pouvoir, prend fin.

Le dernier acte de la tragédie allait rapidement à son terme, depuis que Berlin était tombé aux mains de l'Armée Rouge, qui avait à Stalingrad, il y a deux ans et demi, renversé le cours de la guerre et remporté une série de foudroyantes victoires.

Voilà vaincu le nazisme criminel. Le talon des soldats alliés a écrasé et dispersé les dernières braises au foyer d'agression que fut l'Allemagne.

Pas de défaite plus complète et plus écrasante dans tout le cours de l'histoire. Pas d'événement militaire qui ait comporté des conséquences plus considérables pour la vie de la France et la vie des peuples.

L'Etat hitlérien s'effondre, et l'univers retentit des acclamations des peuples délivrés, en l'honneur des armées victorieuses des Etats démocratiques, en premier lieu en l'honneur de l'armée soviétique couronnée d'une gloire immortelle.

Mais si l'Etat hitlérien s'effondre, sachons cependant que notre tâche est loin d'être terminée, à nous, patriotes républicains et antifascistes de France.

Cette guerre contre l'Allemagne hitlérienne dont nous fêtons l'heureux achèvement militaire, nous l'aurions tout de même perdue, le sang des héros aurait tout de même été versé en vain, si nous laissions subsister en Europe et en France les résidus et les prolongements du fascisme, si nous consentions à laisser des refuges à la tyrannie terroriste et à ses chefs, et à permettre aux trusts sans patrie qui l'ont soutenue de susciter quelque nouveau gendarme de la réaction internationale, quelque nouveau boucher des peuples.

A l'œuvre, donc, pour extirper de la France tout ce qui reste du vichysme.

Pour châtier les traîtres, et en tête Pétain et Laval.

Pour nationaliser les entreprises des trusts, saboteurs de la défense nationale, complices de Hitler, et aujourd'hui saboteurs de la renaissance française.

Pour faire une grande armée nationale et démocratique apte à protéger la République.

Pour restaurer par le travail l'économie française et établir par l'union des antifascistes une véritable démocratie.

Ainsi seulement nous accomplirons le testament des morts, et nous ouvrirons les portes de l'avenir.


Georges COGNIOT


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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 21:59
selon la rumeur il aurait été vu un sarkosyen de chez Maurice qui tenterait de se fondre dans la population valentonnaise en pratiquant un sévère entrainement d'acclimatation à notre ville.
Selon certains témoins le suspect aurait contracté un tic le rendant rapidement identifiable.

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 20:26

INTERVENTION D'ESTEBAN LAZO HERNÁNDEZ, VICE-PRÉSIDENT DU CONSEIL D'ETAT DE LA RÉPUBLIQUE DE CUBA, AU SOMMET PRÉSIDENTIEL : « SOUVERAINETÉ ET SÉCURITÉ ALIMENTAIRE. ALIMENTS POUR LA VIE », TENU LE MERCREDI 7 MAI 2008 À MANAGUA (NICARAGUA)

Publié 7 mai 2008 Economie , Les laboratoires du changement social , Tiers-monde

 

Cher comandante Daniel Ortega, président du Nicaragua ;

Honorables présidents et hauts représentants,

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En 2005, nous payions la tonne de riz 250 dollars ; aujourd'hui, nous la payons 1 050, le quadruple. Nous payions la tonne de blé 132 dollars ; aujourd'hui, nous la payons 330, deux fois et demie plus. Nous payions la tonne de maïs 82 dollars ; aujourd'hui, nous la payons 230, quasiment le triple. Nous payions la tonne de lait en poudre 2 200 dollars ; aujourd'hui, nous la payons 4 800, presque le double. C'est là une situation perverse et intenable.

Cette réalité a des retombées internes sur les marchés de la plupart des pays de notre région et du monde, touchant directement la populaire, en particulier les plus pauvres, et poussant à l'indigence des millions de personnes. Certains pays, voilà à peine quelques décennies, se suffisaient à eux-mêmes en riz et en maïs, mais les  recettes néolibérales du FMI les ont incités à libéraliser leur marché et à importer des USA et d'Europe des céréales subventionnées, ce qui a abouti à la suppression de la production nationale. Compte tenu de la flambée des cours susmentionnée, toujours plus de personne ne peuvent plus se nourrir de ces aliments de base. Il n'est donc pas surprenant qu'elles protestent, qu'elles descendent dans la rue afin de trouver le moyen de donner à manger à leurs enfants.

Dès 1996, au Sommet mondial de l'alimentation, Fidel avait lancé un cri d'alerte : « La faim, compagne inséparable des pauvres, est la fille de la distribution inégale des richesses et des injustices dans le monde. Les riches ne connaissent pas la faim. [...] Des millions de personnes sont mortes dans le monde en luttant contre la faim et l'injustice. »

La crise alimentaire qui nous convoque aujourd'hui est aggravée par les cours élevés du pétrole sur lesquels influe l'aventure militaire en Iraq et par leurs retombées sur la production et le transport des aliments ; par les changements climatiques ; par le fait que les USA et l'Union européenne consacrent toujours plus de grains et de céréales à la production de biocarburants ; et par les pratiques spéculatives du grand capital international qui mise sur les stocks d'aliments sans s'inquiéter de la faim des pauvres.

Mais l'essence même de cette crise ne gît pas dans ces phénomènes récents : elle se trouve dans la distribution inégale et injuste des richesses mondiales et dans le modèle économique néolibéral insoutenable imposé ces vingt dernières années au monde avec un fanatisme irresponsable.

Les pays pauvres qui dépendent des importations d'aliments ne sont pas en mesure de supporter ce coup. Leurs populations n'ont aucune protection. Et le fameux marché n'a, bien entendu, ni la capacité ni le sens des responsabilités nécessaires pour la leur procurer. Nous ne sommes pas face à un problème de nature économique, mais devant un drame humanitaire aux conséquences incalculables qui met même en danger la sécurité nationale de nos pays.

Faire retomber la crise sur une consommation accrue d'importants secteurs de la population dans des pays en développement à croissance économique accélérée, telles la Chine et l'Inde, constitue non seulement une prise de position insuffisamment fondée, mais encore une vision raciste et discriminatoire dans la mesure où elle considère comme un problème que  des millions de personnes puissent accéder pour la première fois à une alimentation décente et saine !

Le problème, tel qu'il se traduit dans notre région, est lié essentiellement à la situation précaire des petits agriculteurs et de la population rurale dans les pays sous-développés, ainsi qu'au rôle oligopolistique des grandes sociétés transnationales de l'industrie agro-alimentaire.

Celles-ci contrôlent les cours, les technologies, les normes, les certifications, les réseaux de distribution et les sources de financement de la production alimentaire dans le monde. Elles contrôlent aussi le transport, la recherche scientifique, les fonds génétiques, l'industrie de fertilisants et de pesticides. Leurs gouvernements, en Europe, en Amérique du Nord et ailleurs, imposent les règles internationales qui régissent le commerce des aliments, ainsi que celui des technologies et des intrants permettant de les produire.

Les subventions agricoles aux USA et en Union européenne ne font pas qu'enchérir les aliments que vendent ces pays ; elles imposent en plus un obstacle infranchissable à la vente sur leurs marchés des produits des pays en développement, ce qui a une incidence directe sur la situation de l'agriculture et des producteurs du Sud.

Il s'agit bel et bien d'un problème structurel de l'0rdre économique international en place, non d'une crise conjoncturelle qui peut se régler par des palliatifs ou des mesures d'urgence. La récente promesse de la Banque mondiale d'allouer 500 millions de dollars dévalués pour faire face à cette situation n'est pas seulement ridicule : c'est une plaisanterie de mauvais goût.

Pour s'attaquer à ce problème dans son essence et ses causes mêmes, il faut analyser et transformer les règles écrites et non écrites, les règles accordées et les règles imposées qui régissent auj0urd'hui l'ordre économique mondial, ainsi que la création et la distribution des richesses, notamment en ce qui concerne la production et la distribution d'aliments.

Ce qui est décisif aujourd'hui, c'est envisager un changement profond et structurel de l'0rdre économique et politique international en vigueur, parce qu'antidémocratique, injuste, exclusif et intenable. Un ordre prédateur, responsable de situations telles que celles que Fidel dénonçait voilà douze ans : « Les eaux se polluent, l'atmosphère s'empoisonne, la nature se détruit. Ce n'est pas seulement la rareté des investissements, le manque d'éducation et de technologies, la croissance démographique accélérée, c'est aussi que l'environnement se dégrade et que l'avenir est toujours plus hypothéqué. »

Par ailleurs, la coopération internationale nécessaire pour faire face à ce moment de crise s'avère indispensable. Des mesures d'urgence doivent permettre d'alléger rapidement la situation des pays où des émeutes sociales ont déjà éclaté. Il faut aussi promouvoir sur le moyen terme des plans de coopération et d'échanges, accompagnés d'investissements conjoints qui accéléreront dans notre région la production agricole et la distribution d'aliments, et assortis d'un engagement résolu et d'une forte participation de l'Etat.  Cuba est disposée à contribuer modestement à un effort de ce genre.

Le Programme que nous propose aujourd'hui le compañero Daniel en vue de concerter les efforts, les volontés et les ressources des membres de l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA) et des pays centraméricains et caribéens mérite tout notre appui. Il présuppose que nous comprenions clairement que la situation alimentaire mondiale n'est pas une opportunité, comme le pensent certains, mais une crise très dangereuse. Il implique que nous reconnaissions expressément que nous devons orienter nos efforts à la défense du droit à l'alimentation pour tous et à une vie digne pour les millions de familles paysannes jusqu'ici spoliées, et non que nous saisissions l'occasion pour favoriser des intérêts corporatifs ou de mesquines opportunités commerciales.

Nous avons longuement discuté ce point. Il nous faut maintenant agir unis, avec audace, en faisant preuve de solidarité et d'esprit pratique.

Si tel est l'0bjectif commun, alors on peut compter sur Cuba.

Je conclus en rappelant les paroles prévoyantes de Fidel en 1996, toujours aussi actuelles par leur profondeur : « Les cloches qui sonnent aujourd'hui le glas pour ceux qui meurent de faim tous les jours sonneront demain pour l'humanité entière si celle-ci ne veut pas, ou ne sait pas ou ne peut pas être assez sage pour se sauver elle-même. »

Je vous remercie.

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 16:51

700 milliards de dollars partis en fumée à cause des subprimes

Danielle Bleitrach


Publié 7 mai 2008 Economie
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C'est le contenu d'un rapport Boston Consulting group qui annonce que la crise dites des subprimes a coûté 700 milliards de dollars aux banques, la question est qui va payer la note? Et au-delà qui va enrayer la machine folle? Parce que certains diront que ce n'est que de l'économie virtuelle, que cet argent n'a jamais existé. C'était le discours que l'on nous tenait en août dernier. A cette époque là j'ai répondu c'est une crise systémique.  Nous y sommes. C'est-à-dire qu'il n'y a pas un facteur mais une convergence de facteurs avec en leur centre la spéculation devenu le moteur et le cancer de l'accumulation. Du diagnostic comme toujours dépend la nature du remède. Alors que l'on parle de la crise des subprimes depuis des mois, il est toujours difficile, vu de France, de se rendre compte de son importance. Cette récente étude du Boston Consulting Group sur les banques, parue en mars, et relevée mercredi 7 mai 2008 par l'AFP, permet de quantifier l'ampleur du phénomène. Mais comme beaucoup de quantifications elle peut créer des illusions et nécessite un pondération des éléments, leur définition. 1-Une dépêche de l'AFP  fait état d'un rapport du boston Consulting group sur les banques. La situation montre à quel point "le marché", le capitalisme à son stade néo-libéral oblige selon le mot de john Lipsky (directeur adjoint du FMI) à penser l'impensable, le retournement en son contraire, retournement dont le symptôme est la recapitalisation des banques avec l'argent public. Qui dit argent public dit : "qui va payer?" Un chiffre à retenir: 695 milliards de dollars. Soit le montant de la baisse de capitalisation boursière des banques européennes et américaines en 2007. La capitalisation boursière est -on le rappelle- la valeur des entreprises cotées, qu'on obtient en multipliant le cours de l'action par le nombre de titres émis. Cette baisse veut dire que, aux yeux des investisseurs, la valeur des banques de ces deux continents, a baissé de 700 milliards. C'est un chiffre qui traduit et résume la perte de confiance sur les marchés. Alors il s'agit de l' économie virtuelle et il  n'est parti en fumée que du papier? Quel est le lien par exemple avec la hausse terrible de l'énergie et des aliments. Pas évident. 2- La Chine, encore elle, passe devant... Autre enseignement de cette étude, avec les subprimes, les banques chinoises passent devant les banques américaines. Le classement des capitalisations boursières a été chamboulé suite à la crise financière. Citigroup, premier établissement en 2006, a baissé de cinq places et a laissé sa place à ICBC (L'Industrial and Commercial Bank of China), introduite en bourse en 2006 (il s'agissait alors de la plus grosse mise sur le marché jamais réalisée). ICBC (photo) a une capitalisation boursière de 340 milliards de dollars. Voici le classement 2007 des dix premiers établissements: 1. ICBC (n°2 en 2006)
2. China Construction Bank (n°7 en 2006)
3. HSBC (n°4 en 2006)
4. Bank of China (n°6 en 2006)
5. Bank of America (n°3 en 2006)
6. Citigroup (n°1 en 2006)
7. JPMorganChase (n°5 en 2006)
8. Banco Santander (n°12 en 2006)
9. Unicredit (n°15 en 2006)
10. Mitsubishi UFJ (n°8 en 2006) (1)
Cette étude n'a pas provoqué énormément de réaction. Pourtant, la perte de 700 milliards et l'intronisation d'ICBC comme leader, pourraient augurer d'une réorganisation profonde de la finance mondiale dans lequel les subprimes n'auraient été qu'un élément accélérateur, à savoir la prise de pouvoir de la finance chinoise". conclut la dépêche d'agence. Et voilà éclairé tout à coup la folie des jeux olympiques, le concurrent qui a perdu est mécontent. Pour le moment rien de bien grave une crise financière cela profite aux uns et cela nuit aux autres... Oui mais voilà, cette montée en puissance  de la Chine n'est pas seulement financière. Souvenez vous de cet article d'Albert Montero, un économiste espagnol, paru dans Rebelion du 20 avril 2008, dans lequel il commentait un rapport paru la veille de l'Organisations mondiale du Commerce  sur l'évolution du commerce international en 2007 ..  Voici la manière dont Albert Montero résumait ce rapport: a) Pour la première fois, la Chine dépasse les Etats-Unis comme exportateur mondial de marchandises et s'approche de plus en plus rapidement de l'Allemagne, le principal exportateur de marchandises du monde. b) Pour la première fois, la Chine se substitue au Canada comme principal pourvoyeur des Etats-Unis. Les importations en provenance de Chine ont augmenté de 12%, plus du double des importations totales et ceci malgré la chute de la demande interne étasunienne. c) Pour la première fois, le volume du commerce chinois (exportations et importations) a dépassé le volume du commerce du japon et de la répûblique de Corée réunis, second et troisième plus importants marchés d'Asie. d) Depuis 2001, année où a été approuvée la candidature olympique pour Pekin et la Chine a adhéré à l'OMC, ses exportations et importations ont augmenté en moyenne annuellement de 25%, le double du commerce mondial. Depuis 2004, le commerce de marchandises de Chine (exportations et importations) a dépassé le japon et en 2007, comme nous l'avons dit, il a dépassé les Etats-Unis. Peut-être faudra-t-il bien s'interroger sur la manière dont la propriété étatique, la planification sont désormais non seulement la voie du développement pour bien des économies du Tiers-monde, mais apparaissent de plus en plus comme apportant des résultats qu'un occident sur le déclin n'assure plus qu'à coup de crises répétées, de violences et même de remise en cause de son modèle démocratique.  Alors si non seulement la Chine paraît comme d'autres pays émergents être le grand bénéficiaire "financier" de la crise dite des subprimes et si de surcroit son économie résiste à la crise qui au contraire frappe les Etats-Unis et même l'Europe, ne serait-il pas temps de considérer pour une fois ce qu'un contrôle étatique, voir un capitalisme d'Etat (je ne parle pas de socialisme) apporte de solutions au développement, à l'économie? Il serait temps non pas de retrouver le modèle, mais de considérer la Chine autrement qu'à travers la manière où la publicité négative de concurrents mécontents la dépeint. Ainsi nous avons droit non seulement aux droits de l'homme, à la critique systématique de la production chinoise, de ses conditions de travail, de son non respect de l'environnement, toutes choses qui ne sont jamais reprochées aux autres pays asiatiques en voie de développement, ni surtout aux multinationales occidentales qui en sont pourtant l'origine de ces formes d'exploitation. Les rébelions ouvrières qui sont sans doute une chance pour ce pays sont mises en relation avec le gouvernement et jamais les conditions imposées par les multinationales. Aujourd'hui face aux émeutes de la faim la même publicité négative attribue à la Chine et à l'Inde  le renchérissement du prix de la nourriture. Voir des  émeutes de la faim ? Cet argument est largement répandu et dans l'antipathie récente à l'égard de la Chine, il y a y compris à gauche cette idée que la Chine, sa croissance, son appetit, bref son "matérialisme" consumériste serait à l'origine de la crise. Il y a ceux qui cèdent à la propagande du type c'est la faute à la consommation chinoise ou indienne. c'est pour cela que j'ai placé les deux textes sur l'Inde et sur la Chine. Non seulement, la Chine assure de fait à 95% sa consommation céréalière mais elle n'est pas l'origine première de cette hausse des prix. Quant à l'Inde le ministre des finances de ce pays vient d'annoncer qu'il veut exclure les produits alimentaires du mécanisme spéculatif sur les produits dérivés. Il estime à juste raison que tout le monde mesure bien que ces titrisations spéculatives sont à l'origine de la montée des prix alimentaires et des émeutes de la faim. Il faut également lier bien sûr nos propres subventions agricoles dans les pays du nord et la manière dont ont été ruinés les économies agricoles du tiers-monde. On ne peut pas isoler un facteur fut-il aussi important que les bioénergies.  Fidel a eu raison de dénoncer le problème, mais il y a des flatteurs qui se contentent de répéter cela en évacuant ce qui me parait être également un problème essentiel , celui des "produits dérivés" et du fait que la spéculation sur les céréales et sur les matières premières bat son plein. Tant que l'on voit pas l'imbrication des facteurs et leurs liens avec les produits dérivés sur le marché, on ne mesure pas l'ampleur de la la crise et la nature des solutions. Le fond de cet article est d'insister sur le fait que pris isolément chacun des phénomènes paraît pouvoir être surmonté, un peu comme l'origine des "subprimes", mais que c'est l'accumulation et l'imbrication des facteurs qui exige des mesures radicales. Que s'est-il passé depuis la crise de cet été dit crise des subprimes? Essentiellement le rôle des banques centrales qui ont injecté plusieurs centaines de milliards de dollars entre août 2007 et février 2008 sur les marchés d'argent à court terme pour inciter à prêter de l'argent. Chaque injection n'a eu qu'un effet temporaire. Et comme la FEd privilégiait la lutte contre la récession tandis que la BCE se protégeait de l'inflation, cela a accéléré la chute du dollar devenue de plus en plus une monnaie de singe. Il ne reste plus qu'une solution c'est que la FED rachète les crédits risqués, bref que selon le modèle anglais il y ait consolidation des banques avec l'argent public, des nationalisations des pertes. Les banques en question à la recherche de fronts propres ont fait appel aux fonds souverains en particulier chinois. ils en ont besoin mais ils ont peur, ce sont des fonds étatiques, l'économie chinoise est bien dirigiste, serait-elle restée un peu socialiste? Les banques sont nationalisées, la propriété collective demeure première comme la planification... Va-t-elle aller vers la liberté, le capitalisme, celle du libre renard dans le poulailler ou faut-il s'en méfier? Les fonds souverains des émirats du golfe ne font pas peur, ceux de la Chine oui ? 2- La négation de la négation, mais pas de dépassement A ce moment historique rien n'est tranché. Le mouvement général va vers le contraire du néo-libéralisme à l'oeuvre depuis un vingtaine d'années, cette dialectique, ce moment de négation de la négation, devrait réjouir Hegel et les marxistes si ce n'est que vu la manière dont cela risque d'être fait les coûts budgétaires, donc pour nous braves lampistes, peuvent être énormes: des exemples récents permettent de mesurer ces coûts: en 1990, les crises de ces années là se sont traduites par une pression par exemple  de 5% du produit intérieur brut (PIB) en Suède à plus de 20% au japon. La socialisation des pertes sera alors l'occasion d'un nouveau démantélement des droits sociaux. Comme durant le même temps, il y a une hausse dramatique des frais quotidiens des ménages, on conçoit bien à quel point le problème de trouver des mesures politiques anti-démocratiques, de limiter les choix citoyens est une urgence pour imposer la survie du capital financier. On ne voit vraiment pas pourquoi le capital irait vers plus de démocratie, plus de droits sociaux tant au plan interne qu'externe. Que ce soit aux etats-Unis ou ici, entre des conservateurs modérés et un vrai conservateur d'extrême-droite, le système de propagande, la machine électorale financiarisée n'hésitera pas face à la montée des tensions sociales. Suffit-il d'envisager une régulation étatique, une meilleure surveillance de la discipline du marché? Tout ce qui est proposé demeure de l'ordre du superficiel (menaces sur les agences de notation, encadrement possible du crédit immobilier), le terme magique de régulation ne sont pas à la hauteur de la crise et de la multiplicité des facteurs qui la développent. Quelques remarques sur la période: aucun parti de gauche n'est crédible s'il ne se situe pas dans cette perspective, par exemple s'il ne pose pas la question des nationalisations dans d'autres termes que celles qui vont probablement fondre sur nous (y compris durant la présidence européenne de Sarkozy ce qui n'a rien de rassurant). Un parti communiste voir anti-capitaliste qui ne poserait pas la question des MOYENS de la transformation sociale n'aurait aucun intérêt, et ces moyens sont économiques autant qu'institutionnels. Arrêtons de rêver à un programme communiste auquel il ne manquerait pas un bouton de guètre et enclanchons la dynamique de vraies nationalisations. Il ne suffit pas de dire que l'Europe serait en situation de prendre le relais des Etats-Unis à condition de pratiquer une vigoureuse politique de relance (la position de DSK), il faut les moyens d'une relance qui ne débouche pas sur la spéculation où chaque acteur augmente sa marge comme nous l'avons vu et en continuant toujours plus à faire pression sur les salaires. Actuellement en Europe, en France singulièrement il n'y a pas une force de gauche, pas un parti communiste pour oser penser autrement les nationalisations. Aucun parti ne s'interroge sur les moyens d'une transformation de la société, de la fin du marché, des spéculations financières, la reprise en main par la nation et par les travailleurs de "la régulation financière" que tout le monde prône y compris les capitalistes eux-mêmes, sans parler des institutions financières. Et deuxièmement nul ne s'interroge réellement sur l'évolution de la mondialisation dont témoigne ce rapport avec le rôle nouveau là encore du contrôle étatique ou celui des collectivités sur les secteurs financiers, comme ceux des matières premières. Est-ce que la situation ne pose pas plus que jamais des interventions en faveur d'un nouvel ordre international basé sur la justices, des SOLIDARITES ACTIVES, au lieu des stupidités droitsde l'hommistes qui accompagnent les interventions impérialistes? 3- Ils ne peuvent plus diriger mais ne cèdent sur rienanger, en pratique les prix se sont alourdis de 10%. La spéculation est contagieuse, elle est un système qui engendre le fait que chacun cherche de nouvelles marges. Cette étude permet d'apprécier les divers facteurs de hausse des prix par exemple le prix du maïs en Europe est dépendant de deux facteurs les bioénergies et les nouveaux besoins de l'Asie (inde et Chine) en matière de consommation de viande blanche (élevée au maïs), il a augmenté de 28%  entre février 2007 et 2008). C'est une hausse limitée par rapport à celle de blé (+ 84%) : en ce qui concerne cette dernière hausse les deux facteurs déterminants sont la médiocre récolte européenne liée à des facteurs climatiques (pour la première l'Europe a importé du blé), et surtout la spéculation  sur les céréales sur les Bourses d'échange comme celle de Chicago. Le riz et le blé sont thésauriées par les spéculateurs qui espèrent des bénéfices et surtout face à la crise financière, celle du dollar cherchent dans les produits alimentaires et les matières premières des valeurs refuges. Les echos. lundi 28 avril 2008, p.8 (3) Cf. article de Ria novosti du 5 mai 2008. Quant à la Chine dans une série d'article du quotidien du peuple de cette semaine (première semaine de mai 200  elle explique qu'elle est autosuffisante en matière céréalière et que donc non seulement elle ne pèse pas sur la hausse des céréales mais sa propre population n'a pas grand chose à craindre. (4) Entre autres les Etats-Unis perdront leur privilège exhorbitant de bénéficier des rendements plus élevés de leurs avoirs étrangers que les taux payés aux étrangers qui s'investissent chez eux. (5)C'est la question posée par le politologue Parag Khanna dans le new York Times sous le titre "la guerre des trois pôles" traduit pour le courrier international n°910 du 10 au 16 avril 2008.
L'inquiétude dépasse les rangs des révolutionnaires, les bases du rassemblement s'élargissent mais cela ne signifie pas au contraire une baisse des exigences. Il s'agit de repenser la question de l'impérialisme. Aux Etats-Unis des voix s'élèvent pour un changement radical de politique étasunienne, elles ont peu de chances hélas d'être entendues. Actuellement non seulement l'économie nord-américaine est entrée en récession mais le dollar est menacé, cette monnaie qui devient de plus en plus de singe, ce qui contribue largement à la montée des prix des matières premières et des produits alimentaires, provoquant de surcroît des vaugues de spéculation, en chaîne (2). Bush qui n'en est pas à un ridicule prêt a accusé les classes moyennes indiennes d'être à l'origine du déséquilibre alimentaire, ce qui a provoqué la colère des Indiens qui se sont contentés de comparer les 44,5 kilos de viande de volaille consommés annuellement par un nord-américain alors qu'un indien en consomme 23 fois moins.Les Indiens ont dénoncé les bioénergies (3). Mais il est évident que la faiblesse du dollar, le fait que la monnaie d'échange planétaire perde sa valeur impose à terme des mesures drastiques y compris l'abandon du dollar. Si cette monnaie était abandonnée les conséquences seraient dramatiques sur l'économie nord-américaine (4)et aboutirait à la perte d'influence des Etats-Unis sur les institutions financières. Donc toute la question pour les Etats-Unis est comment maintenir une situation de suprêmatie? peut-on ignorer ce contexte qui est celui de l'agravation du danger de la plus grande puissance, le bras armé de la finance internationale entrée dans une crise profonde. Déjà, le monde celui de la finance, comme celui des marchés de matière première production est en train de s'organiser face à une telle éventualité. Aujourd'hui c'est l'effondrement du dollar et le déclin de la base industrielle, mais c'est aussi la chute continue même si elle est plus lente dans l'enseignement scientifique, les soins de santé. Des économistes posent le problème: "comment faire pour que l'économie mondiale continue à rouler pour les Etats-Unis? "(5) L'exemple de ce qu'a été le plan Marshall en son temps peut-il être étendu aujourd'hui pour sauver le dollar? Au lendemain de la deuxième guerre mondiale le plan marshall a créé un  marché pour les exportations américaines. Aujourd'hui sauver l'Amérique c'est continuer à entretenir sa principale force l'innovation technologique, celle-ci étant aujourd'hui trés dépendante de l'industrie militaire, il faudrait en outre accepter les capitaux internationaux en particulier asiatiques pour que l'innovation nord-américaine reste à la pointe. Est-ce que vous mesurez la contradiction ? Pour que les capitaux viennent, pour les accepter, pour que la mondialisation continue à bénéficier aux nord-américains, il faudrait une politique de détente y compris avec des pays comme le venezuela, l'iran, et surtout la Chine, mais dans le même temps l'économie nord-américaine est complètement subordonnée au "complexe-militaro-industriel" et va vers toujours plus d'agressivité.  D'où l'aspect totalement chaotique de la politique nord-américaine et le fait que l'hypothèse d'un véritable conservateur d'extrême-droite comme Mac Cain soit la solution la plus "rationnelle" du système. Après de nombreuses années où l'on nous a raconté que le marché certes accroissait les inégalités mais qu'il assurait le développement général et la paix, là encore nous aboutissons à son contraire, le marché est devenue une machine folle qui non seulement creuse les inégalités mais débouche sur les émeutes de la faim . Danielle bleitrach (1)Pour les banques françaises, deux établissements font partie du classement : BNP Paribas, 12e (13e en 2006), et Société générale, 25e (position inchangée). (2) La commission européenne dans une étude récente a montré que "quand le prix des matières premières s'accroît toute la chaîne en profite pour améliorer ses marges". Ainsi la hausse de 84% du cours du blé aurait dû se traduire par une augmentation de 3% chez le boul


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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 16:29

bonne raison pour nationaliser

 

 

Grâce à la flambée du brut, Total se porte bien. Le groupe pétrolier français a annoncé, mercredi 7 mai, un bénéfice net ajusté en hausse de 9 %, au premier trimestre, à 3,254 milliards d'euros. En dollars, le résultat progresse même de 24 %. Le chiffre d'affaires sur la même période progresse de 19 %, à 44,213 milliards d'euros.

Société
TOTAL 17:13 - 07/05/2008
54,27 EUR -0,44%
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Dans un contexte de hausse des prix des hydrocarbures (+ 67 % pour le baril de brent au premier trimestre), de marges de raffinage "relativement faibles" et de la dépréciation continue du dollar par rapport à l'euro, cette "performance a été principalement portée par l'amont du groupe", explique le directeur général, Christophe de Margerie.

FORTE HAUSSE DE L'ACTIVITÉ EXPLORATION-PRODUCTION

En l'occurrence, le résultat opérationnel net ajusté est en hausse de 9 %, à 3,2 milliards d'euros, en hausse de 39 % dans l'amont (exploration-production), mais en chute de 56 % dans l'aval (raffinage, marketing) et de 43 % dans la chimie.

Dans l'amont, le résultat opérationnel net ajusté est tiré par "les bénéfices de la hausse du prix de vente des hydrocarbures" et "la croissance sous-jacente" de la production. Dans l'aval, le résultat opérationnel net ajusté chute à 311 millions d'euros. Il est pénalisé par "l'érosion des marges de raffinage", suite notamment à une "dégradation des marges essences, liée à la baisse de la demande américaine", par la dépréciation du dollar et par "le pincement des marges marketing à la fin du trimestre". Les volumes raffinés sont en baisse de 1 %
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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 10:21

Sans-papiers : Amara est en accord avec Hortefeux

NOUVELOBS.COM | 07.05.2008 | 10:43 Réagissez à l'article 8 réactions

La secrétaire d'Etat à la Ville dit vouloir "la régularisation des travailleurs qui sont là depuis longtemps et au cas par cas". 14 salariés ont obtenu des papiers dans les Hauts-de-Seine.

Fadela Amara (Sipa)

Fadela Amara (Sipa)

Fadela Amara, la secrétaire d'Etat à la Ville, a déclaré mardi 6 mai qu'elle était en faveur d'une "régularisation au cas par cas des salariés sans-papiers" installés "depuis longtemps" affirmant s'inscrire "exactement" dans la ligne de Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale.
Interrogée par la presse en marge d'un déplacement effectué auprès d'une association d'Aulnay-sous-Bois s'occupant du placement de jeunes en difficultés d'insertion, Fadela Amara a déclaré: "Il faut faire exactement ce que fait Brice Hortefeux régulariser au cas par cas" car "cela correspond réellement à un besoin".
"Depuis toujours, je suis pour la régularisation des travailleurs qui sont là depuis longtemps et au cas par cas", a-t-elle ajouté en refusant une logique de régularisation massive. "Longtemps, c'est à dire 5 ans", a-t-elle précisé alors que de nouvelles régularisations sont intervenues dans les Hauts-de-Seine.

14 nouvelles régularisations

La préfecture a délivré mardi après-midi quatorze nouveaux récépissés de demandes de cartes de séjour à des salariés sans-papiers, qui étaient pourtant repartis sans ce document la veille ou le matin même, a-t-on appris de sources concordantes.
Ces 14 régularisations portent à 17 le nombre de salariés régularisés dans les Hauts-de-Seine depuis le début du mouvement.
Lundi, douze salariés sans-papiers, dont sept du Café de la Jatte à Neuilly-sur-Seine et cinq d'US Passion Traiteur à Colombes, avaient été reçus par la préfecture et s'étaient vu seulement accorder une nouvelle autorisation de circuler et de travailler sur le territoire national jusqu'au 13 mai.
Finalement, neuf d'entre eux ont reçu mardi après-midi un récépissé, document préalable à la confection d'un titre de séjour, a-t-on appris de la CGT et de la préfecture des Hauts-de-Seine. Les trois restants devraient être convoqués dans les jours à venir.
Cinq autres salariés d'US Passion Traiteur, repartis mardi matin avec une nouvelle autorisation de circuler et de travailler, ont été rappelés pour se voir délivrer un récépissé dans l'après-midi.
"Ils étaient en train de rentrer en bus quand leur patron, qui avait été appelé par la préfecture, leur a dit d'y retourner. Tout cela est assez étrange", a commenté Véronique Valentin, membre de l'union départementale CGT des Hauts-de-Seine.

Embarras du gouvernement

"Ces régularisations interviennent alors que la préfecture, entre hier (lundi) et ce matin, n'avait délivré qu'une autorisation provisoire de séjour aux 14. Cette volte-face soudaine retranscrit le gros embarras du gouvernement autour de ce mouvement, partagé qu'il est entre les gages à donner à une frange de son électorat et sa grande inquiétude de voir s'amplifier les grèves, s'il ne fait pas état de sa volonté de régulariser largement", estime dans un communiqué l'association Droits devant!!.
"Ces premières régularisations, aussi positives soient-elles, doivent être l'avant-garde de celles des travailleur(e)s sans-papiers en grève et, plus largement, de la régularisation globale de tou(te)s les travailleur(e)s sans-papiers", selon l'association, qui soutient avec la CGT le mouvement depuis trois semaines.
Lundi, la préfecture avait expliqué qu'un "petit bug informatique" avait empêché de traiter les dossiers et que les salariés seraient à nouveau reçus les 13 et 14 mai.
Au total, la CGT et Droits devant ont "parrainé" un peu moins de 1.000 demandes de régularisations déposées dans cinq préfectures d'Ile-de-France (Paris, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne) depuis le 15 avril, avec le soutien de certains patrons des entreprises concernées.
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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 23:08

Nouvel appel à témoins pour arrêter un pédophile

NOUVELOBS.COM | 06.05.2008 | 15:32

Interpol cherche à identifier "un homme photographié en train de commettre des abus sexuels sur des enfants", apparemment en Asie du Sud-Est. C'est la deuxième fois que la police internationale utilise l'appel à témoins pour ce genre d'affaires.

Montage des photos du suspect mises en ligne sur le site d'Interpol (DR)

Montage des photos du suspect mises en ligne sur le site d'Interpol (DR)

Interpol a lancé mardi 6 mai un appel à témoins pour "identifier un homme photographié en train de commettre des abus sexuels sur des enfants" apparaissant sur des clichés diffusés sur l'Internet et apparemment pris en Asie du Sud-Est.
"L'homme, dont on ignore le nom, la nationalité et le lieu de séjour, apparaît sur une centaine de photos dans une série qui en compte environ 800 (...) sur lesquelles on le voit commettre des abus sexuels sur au moins trois garçons âgés de six à dix ans", précise dans un communiqué la police internationale basée à Lyon.

Un formulaire à remplir

Les premières images de cet homme ont été découvertes par la police norvégienne en mars 2006 dans l'ordinateur d'un pédophile ayant déjà été condamné. "Même si ces photos n'ont été découvertes qu'il y a deux ans, nous pensons qu'elles ont été prises entre avril 2000 et mai 2001. L'homme est donc manifestement plus vieux aujourd'hui que sur les images en question", explique le secrétaire général d'Interpol, Ronald Noble, dans ce communiqué.
Interpol invite "toute personne en possession d'informations sur cet homme et sur son lieu de séjour" à se manifester en contactant la police ou le Bureau central national d'Interpol de son pays. Des photos de l'homme ainsi qu'un formulaire pour la transmission des informations aux officiers spécialisés sont également disponibles sur le site Internet de l'organisation.

Arrestation d'un pédophile en Thaïlande

Selon Ronald Noble, le suspect, qualifié de "prédateur", "représente un réel danger pour les jeunes enfants".
A l'automne dernier, un appel à témoins de ce type avait permis l'arrestation en Thaïlande de Christopher Neil, un Canadien soupçonné de pédophilie. La chasse à l'homme avait débuté en 2004 après la découverte par la police allemande de quelque 200 photos en ligne d'un homme, le visage flouté, qui aurait abusé sexuellement d'enfants cambodgiens, vietnamiens et thaïlandais.
En janvier, Christopher Neil a plaidé non coupable d'abus sur mineurs en Thaïlande. (avec AP)
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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 22:39
Fajardie est mort BERNIER Aurélien  

Fajardie est mort. Pour un révolutionnaire comme lui, casser sa pipe un premier mai est un sacré pied de nez. A soixante ans, pourtant, la nouvelle n'a rien de drôle, et les dizaines de bouquins qu'il laisse ne font pas oublier ceux qu'il aurait encore du écrire.

Fajardie est mort en même temps que Lucien Jeunesse, et depuis quelques heures, les grands médias servent à tour de bras les citations du célèbre présentateur de jeu. Mais citer Fajardie ne leur viendrait évidemment pas à l'idée. Peut-être daigneront-ils commenter rapidement le personnage, puisqu'ils ne savent faire que ça : commenter. Pour mieux faire l'impasse sur les idées, subversives et donc gênantes.

Pendant que les mêmes commémorent à leur façon un mai 68 qu'ils travestissent, dénigrent, caricaturent à souhait, il faut lire ou relire ce bouquin au titre sublime, « Jeunes femmes rouges toujours plus belles ». Le mai 68 de Fajardie. Celui des militants obscurs, qui voulaient vraiment la révolution, tandis que les leaders préparaient déjà la suite de leur carrière politique en bradant l'espoir d'un mouvement.

Pendant que les usines ferment et que l'écologie devient libérale et cotée en bourse, il faut lire ou relire « Metaleurop, paroles ouvrières ». Dans ces entretiens avec les salariés licenciés de Noyelles-Godault, Fajardie montre la mondialisation dans ce qu'elle a de plus abject, quand la recherche de profit brise des vies et que tous les arguments sont bons, y compris celui de préserver l'environnement, pour atteindre l'objectif (1). En 2008, cinq ans après Metaleurop, c'est au tour d'Arcelor-Mittal de se « restructurer » pour aller chercher ailleurs des salaires de misère et la contrainte environnementale la plus légère possible. En attendant bien-sûr le prochain. Cinq ans après, l'Agence Nationale Pour l'Emploi publie en France une « offre » de niveau bac+2, pour un poste à Pondichéry payé entre 160 et 320 euros par mois. Les journaux parlent de polémique, mais commentent encore une fois sans jamais expliquer qu'au petit jeu de la compétitivité il y aura toujours pire à quelques heures d'avion... Cinq ans après, rien n'a changé, sauf la vitesse à laquelle les libéraux nous conduisent dans le mur.

Fajardie a traduit cela mieux que bien des experts, quand il écrivait dans ce livre : « Il ne suffit pas au capitalisme international de bouleverser l'infrastructure économique, ni de modifier à son avantage le mode de production : il veut davantage, s'attaquer à la superstructure, changer l'homme, la société, la vie, le quotidien et les valeurs, tout ce qui tendait à la solidarité, au collectif, au bien commun. »

Pour ceux qui, comme moi, ne supportent pas les nécrologies et les hommages posthumes, il ne reste plus qu'à lire, relire et faire lire Frédéric Fajardie.

(1) Lire « Quand l'écologie devient anti-sociale »,
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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 10:27
Atlas Alternatif
Ouvrage Collectif
Essai - Actualité internationale - Histoire Contemporaine
ISBN : 2-84109-532-0 - 372 pages - Format : 150 x 240
Paru le 22-05-2006 - Disponible
20 €
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Au cours des quinze dernières années, la violence de l'exploitation capitaliste n'a cessé de se développer de par le monde, encouragée par des structures étatiques nationales ou multinationales. Cette violence s'est accompagnée, sur le plan politique, d'une forme de néo-colonialisme généralisé. Privé des alibis de la guerre froide, l'impérialisme politique et militaire occidental s'est abrité sous les oripeaux médiatiques de la défense des droits de l'homme pour renforcer l'hégémonisme de la superpuissance américaine et de ses alliés.
Afin de contribuer à l'information des opinions publiques façonnées par le point de vue unilatéral des grands groupes médiatiques, et à la mobilisation des forces de résistance, il nous est apparu nécessaire de publier un ouvrage qui présente, sans ethnocentrisme, une vision objective et factuelle de l'état de la domination occidentale dans le monde et des méfaits qu'elle occasionne.
Pour ce faire, nous avons réuni une équipe de 42 contributeurs (journalistes, universitaires, militants) issus d'horizons culturels très variés. Situé résolument à gauche, l'éventail des contributeurs reflète la diversité du courant progressiste (socialisme libertaire, communisme(s), altermondialisme...)
On peut ainsi espérer que cet ouvrage, comme instrument de connaissance et de luttes, contribuera à renforcer l'opposition aux technostructures dominantes, dans la poursuite d'un idéal d'émancipation des peuples.

Ouvrage collectif dirigé par Frédéric Delorca - Préface de Jean Bricmont
avec Amady Aly Dieng, Samir Amin, Nils Andersson, Dennis Arnold, Nicolas Bárdos-Féltoronyi, Bert de Belder, Wim Benda, Georges Berghezan, Chris Black, André Bourgeot, Wim De Ceukelaire, Frédéric Delorca, Bruno Drweski, Jean Duval, Alvise Forcellini, Bernard Founou, François Gobbe, Claudio Gramizzi, Antoine Hermant, Rémy Herrera, Henri Houben, Raoul Marc Jennar, Diana Johnstone, Georges Labica, Karim Lakjaa, Rubén Laufer, Ivan Lavallée, Lauren Leve, Mwadhini O. Myanza, Kim Petersen, Vijay Prashad, André Prenant, Mario Rapoport, Emir Sader, Aasim Sajjad Akhtar, Riza Saygili, Morad Shirin, Julien Thorez, Pierre Thorez, Pol de Vos, Raúl Zibechi, Felix Zorba Castillo.
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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 09:56
Roger Karoutchi a tiré le 29 mars dernier la sonnette d'alarme à propos de l'hémorragie de militants qui touche l'UMP. Selon le ministre, seulement 10% des Jeunes Populaires, le mouvement des sarkozystes de moins de 30 ans, ont repris leur carte d'adhérent en 2008. C'était au siège de l'UMP, rue de la Boétie à Paris, lors d'un débat sur l'engagement des jeunes en politique. Une centaine de personnes assistaient à cette rencontre. Karoutchi, qui brigue la présidence du Conseil régional d'Ile-de-France, tente tant bien que mal de remobiliser les troupes.
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