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 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 09:44

« Nous avons une stratégie de paix pour le Proche-Orient »

Entretien . Président de la plate-forme des ONG pour la Palestine, Bernard Ravenel explique les raisons de l'initiative du 17 mai, événement pour les droits du peuple palestinien.

Le 17 mai est une étape importante pour la paix au Proche-Orient et les droits du peuple palestinien (1). Comment entendez-vous parler des soixante ans de la création d'Israël, qui va dominer médiatiquement, mais qui est en fait réducteur ?

Bernard Ravenel. Parler des soixante ans d'Israël c'est, en même temps, parler de ce qui a accompagné cette création, c'est-à-dire l'expulsion de la majorité des Palestiniens de leur pays. Il y a là une situation que nous ne pouvons pas esquiver étant donné que, pendant cette période qui s'ouvre, on va surtout parler de la création de l'État d'Israël et que pour la Palestine il n'y aura pas grand-chose qui sera dit par les institutions officielles. Donc, l'enjeu est de parler de la Palestine et d'évoquer cette histoire tragique longtemps niée. C'est un des objectifs de notre réunion du 17 mai : donner la parole aux nouveaux historiens israéliens qui, en quelque sorte, montreront la réalité historique et non pas la réalité mythique de la création de l'État d'Israël. Ceci est aussi un enjeu très important.

Comment aujourd'hui peut-on encore être optimiste concernant cette région du monde quand on voit ce qui s'y passe au quotidien ?

Bernard Ravenel. C'est évident qu'aujourd'hui les aspects de lumière ne sont pas très nombreux et que les aspects sombres l'emportent largement. C'est bien ça aussi qui nous oblige à interpeller encore davantage l'opinion politique française et européenne, pour qu'enfin les responsabilités soient prises. Il faut tenir compte de ce qu'attendent les Palestiniens et de ce qui n'est pas réalisé, c'est-à-dire la question d'un État palestinien qui est posée depuis soixante ans. Or, il y a eu cette conférence à Annapolis et un processus dont on dit officiellement qu'il devrait aboutir à la création de l'État palestinien d'ici à la fin de l'année. Tout le monde sait que ce ne sera pas le cas. Ce qui pose une question dramatique, parce que tout le monde sait aussi que la non-création de l'État palestinien cette année sera peut-être l'acte de décès définitif de cet État tel qu'il est annoncé, demandé par les résolutions de l'ONU à côté de l'État d'Israël. C'est pourquoi nous devons nous demander, étant donné que nous ne croyons pas à une situation militaire, quels types d'initiatives internationales peuvent être lancés pour mettre fin aux souffrances et aux agressions dont sont victimes les Palestiniens.

Quel type d'initiative internationale ?

Bernard Ravenel. Étant donné qu'Annapolis sera une occasion manquée, le problème est de savoir comment proposer une autre initiative. À mon sens, ça ne peut être que l'Europe, au niveau de l'Union européenne, qui puisse avoir la parole sur cette question, si on prend en compte l'échec américain et l'échec arabe. La question est donc de savoir ce qu'on propose, comment, avec qui on veut réaliser cette initiative internationale qui soit fondée bien sûr sur l'application du droit international. Sinon, on va vers une guerre régionale, parce que là aussi il ne faut pas oublier que désormais le conflit israélo-palestinien s'imbrique dans les autres conflits régionaux et qu'il n'y a pas de solution partielle. Il y a besoin d'une grande initiative, d'un grand dessein de compromis régional global, à partir de la question palestinienne, mais sans s'y limiter. La situation historique n'a jamais été aussi grave depuis très longtemps. Au minimum, nous devons interpeller ce que j'appelle l'opinion politique - les élus, le pouvoir - pour qu'ils prennent leurs responsabilités. Il y a un retard terrible à rattraper après l'échec prévisible d'Annapolis.

Où en êtes-vous sur l'interpellation des politiques ?

Bernard Ravenel. Le 17 mai, nous organisons un débat consacré aux perspectives européennes. Parce que nous pensons que c'est au niveau de l'Europe que se situent un certain nombre d'enjeux. Et comme la France prend la présidence de l'UE au mois de juillet, elle a la responsabilité principale. De ce point de vue, en même temps que nous préparons cette initiative, nous demandons le soutien de nombreux députés et sénateurs. Nous avons déjà le soutien, bien sûr, des parlementaires communistes, mais aussi de nombreux socialistes et nous avons quelques soutiens de députés UMP. D'ailleurs, Étienne Pinte, ancien membre de la commission des Affaires étrangères, a accepté de participer au débat sur l'Europe avec Leïla Shahid.

Sur quel point particulier allez-vous insister ?

Bernard Ravenel. La problématique pour nous est de mettre à l'ordre du jour un agenda politique sur la nécessité d'une initiative internationale comme je l'ai évoquée. Désormais ne sont plus négociables ni le contenu ni le temps. Nous voulons que dès maintenant démarrent les négociations sur le statut définitif de la Palestine et qu'il n'y ait pas de tergiversations utilisées par Israël pour poursuivre la colonisation comme ce fut le cas après Oslo. Il ne faut plus un processus de paix, il faut un accord de paix. Pour cela, il faut une intervention tierce, qui ne peut-être que l'Europe, même si les modifications de politique internationale de M. Sarkozy ne sont pas sans poser des problèmes. Ce qui nous oblige à élever le niveau de notre mobilisation, de présence politique et citoyenne en France. C'est le sens du 17 mai. La mobilisation grandit pour sa réussite. Face à la stratégie de guerre qui est celle d'Israël et des États-Unis, nous avons une stratégie de paix.

(1) Samedi 17 mai, porte de Versailles à Paris, de 16 heures à 23 heures, concerts, débats... Voir le site www.paixcommepalestine.org.

Entretien réalisé par Pierre Barbancey

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 08:49
sur ROUGEMIDI

mardi 6 mai 2008
par Pierre Alain Millet

Certains proposent pour dépasser la domination du capital sur le travail, de créer un "revenu d'existence", accordé à tout être humain sans contrepartie. Il viendrait "libérer" les prolétaires de la soumission au capital en les rendant plus "libres" dans leur rapport de forces avec les patrons.

La question est (surtout si ce revenu n'est pas au niveau du RMI, donc de la misère) : d'où vient l'argent... De fait, ce serait l'état qui accorde et finance ce revenu d'existence. Mais l'essentiel des ressources de l'état proviennent des impôts directs ou indirects qui pèsent d'abord sur les salariés. Ainsi le revenu d'existence serait une forme de répartition entre salariés de la part des richesses produites consacrée au salaire.

Est-ce que cela pèserait sur les rapports de forces pour déterminer le partage entre profits et salaires dans l'entreprise ? On peut en douter... l'invention de l'impôt négatif, du RMI, du RSA.. n'a en rien pesé sur les entreprises qui en redemandent au contraire. Et c'est la colère populaire qui fait redémarrer les luttes pour les salaires... de ceux qui en ont un !

A l'opposé, avec les retraites, les indemnités maladie, le conseil national de la résistance a ouvert depuis 1945 un espace de libération du travail par un salaire socialisé. On peut "toucher du salaire sans travailler". Ce n'est pas de la solidarité prélevée sur l'impôt, mais bien du salaire prélevé sur les richesses produites ! A court terme, cela représente un rééquilibrage du partage entre salaires et profits dans le capitalisme, et comme en 1968, cela peut donc être récupéré par le capital. Mais, au-delà, il s'agit de libérer de la logique de l'accumulation la part la plus grande possible des richesses produites, d'ou l'importance de la gestion de la SECU par les salariés le plus directement possible !

Plutôt que de parler de revenu d'existence, il faut donc proposer une généralisation du salaire, depuis le salaire étudiant jusqu'à la retraite, salaire financé par les cotisations des entreprises en fonction de la richesse produite, richesse répartie ainsi directement et "libérée" de la spéculation financière.

Non seulement, il ne faut pas dire "un revenu pour tous", mais il faut réclamer "un salaire pour tous" ! et un bon salaire de surcroit..
- salaire étudiant à partir de 18 ans au niveau du SMIC
- SMIC à 1500€ net tout de suite
- suppression du RMI, et RSA et maintien sans limitations d'une indemnité chômage non décroissante et avec un minimum garanti au SMIC

 
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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 08:42

par Hassinamechai


Tout cela avait commencé par un simple jogging :celui de Sarkozy siglé NYPD (Police de New York) accompagné de son ministre Kouchner avec un tee-shirt "Gare au gorille", suant et s'époumonant dans les allées de Central Park, en septembre 2007. Ils étalaient alors leurs muscles, ces coureurs, et annonçaient la couleur géopolitique future. Ils semblaient alors se poser en brave petit « cops » et en « gorille » de l'ordre américain, supplétif discipliné en Ray Ban de la police planétaire et garde du corps rachitique d'un empire en pleine déliquescence.

 

Et là vraiment, on s'est dit que non, la France n'allait pas encore une fois être à contre-courant historique. L'Empire américain craque de partout mais il se trouverait quand même trouvé deux factotum disciplinés, tout gonflés d'importance d'avoir été adoubés par l'Empire décrépi ?

Et la suite des évènements nous appris que cette course échevelée de nos deux responsables illustrait à merveille l'alignement stratégique de la France sous la bannière étoilée des Etats-unis. Dorénavant, France runs for America...

« Punir la France »

Pourtant, rappelez-vous... A la suite de l'opposition de la France chiraquienne, de la Russie et de l'Allemagne à la sanglante invasion de l'Irak de 2003, Condoléance (la bien-nommée) Rice avait froidement développé ce que serait la future stratégie des Etats-unis face à ces Etats récalcitrants : il fallait dorénavant « Punir la France, pardonner à la Russie et ignorer l'Allemagne ».

La Russie fut d'autant plus aisément pardonnée que le front afghan ne permettait pas aux Etats-Unis de trop se fâcher avec cet Etat limitrophe. La Russie accepta cette impériale mansuétude avec d'autant plus de souplesse que sa guerre en Tchéchénie pouvait, dés lors plus facilement recevoir l'estampille commode, comme pour l'Irak, de « lutte contre le terrorisme ».

L'Allemagne fut d'autant plus aisément ignorée que ce pays n'affichait pas une politique internationale volontariste mais s'était simplement rangé sous l'égide d'une Union européenne menée par la rebelle France, seul véritable trublion face à la volonté des Etats-Unis.

Punir la France ? Anecdotiquement, on assista alors à un « french bashing », avec son boycott des produits français, et sa montée en puissance dans le cinéma hollywoodien du "french bad guy" ,veule et lâche (après le Japonais fourbe, le Russe impavide, l'Arabe éructant et le Latino narco-traficant) . D'un point de vue politique, la France s'est vue sérieusement menacée dans « sa chasse-gardée » stratégique que constituent, à ses yeux, ses ex-colonies africaines. Pour exemple, jamais on n'avait vu autant de compagnies américaines investir le sud algérien et permettre ainsi au boudeur et sourcilleux Etat algérien de jouer rudement avec les nerfs énergétiques de la France.

« Pardonner à la France de Sarkozy »

Pourtant, les choses semblent avoir changé depuis l‘élection de Nicolas Sarkozy . Dorénavant, il faut « Pardonner à la France, punir la Russie et toujours ignorer l'Allemagne ».

Punir la Russie ? Disons d'abord la brider dans ses ambitions de renouveau impérial, dompter également son défensif courroux de voir les ex pays satellites d'Europe de l'Est tomber les uns après les autres dans l'escarcelle OTAN. De plus l'opposition frontale de la Russie à une attaque nette et sans fioriture de l'Iran, décrété nouvelle obsession impériale, n'arrange en rien ses rapports avec le gouvernement américain.

Mais pourquoi pardonner à la France ? Parce que les dirigeants américains ont vite compris que, à l'avenir, la France serait bien utile : Etat fondateur de l'Europe comme entité économique, elle en est également l'Etat-pivot, d'un point de vue stratégique. Que le couple franco-allemand soit au beau fixe, solide et entreprenant, et voilà que c'est toute l'Europe qui risque de se doter d'une volonté stratégique ; alliée certes des Etats-Unis, mais aspirant à l'autonomie de sa volonté . Mais si la France se tourne résolument vers la Grande-Bretagne, l'allié inoxydable d'Oncle Sam, se dessine alors la perspective d'une Europe inféodée, sans volonté propre, géant économique mais nain stratégique...

Avec Sarkozy, la France regarde résolument vers l'Ouest, structurant l'Europe politique par un couple franco-anglais énamouré tandis que le couple franco-allemand bat de l'aile.

Plusieurs signes ont attesté de ce plongeon de la France dans le giron impérial. Cela avait commencé par la phrase martiale lancée avec aplomb par Bernard Kouchner . Que les Etats-Unis songent à se livrer à un festin iranien, après l'orgie sanglante irakienne, cela n'est un secret pour personne. Seulement, Kouchner avait pensé servir le repas, pourtant en ébauche, un peu vite en annonçant l'inéluctabilité d'une guerre contre la bombe nucléaire perse. Le politologue proche des néo-conservateurs, Robert Kagan, l'avait ironiquement annoncé : "America makes the dinner and Europe does the dishes ». Ou plus prosaïquement, les Etats-unis font la guerre, se gavent, tandis que les Européens font, avant et après, le service. En maître-queux trop empressé, Kouchner n'avait pas compris qu'il n'est chargé que de la vaisselle.

Tout autant pressé de plaire, Nicolas Sarkozy a annoncé, depuis Londres, l'envoi d'un contingent militaire de 1000 hommes en Afghanistan, guerre impériale, s‘il en est. Cela, contrairement à ses promesses d'avant élection.

Le pardon miséricordieux de l'Empire américain s'est traduit également par le fait qu‘EADS, entreprise européenne emblématique, a remporté la première phase d‘appel d‘offres d‘un contrat pour des avions de ravitaillement avec le Pentagone et la Royal Air Force. Ces contrats, au delà du symbole (L'Europe "ravitaille" l'Empire en guerre) illustre une plus étroite coopération technique militaire entre l‘Europe et les Etats-Unis.

Avec Berlusconi en Italie, la France aux commandes de l'Europe pour six mois, et avec toujours la suiviste Allemagne et la fidèle Grande-Bretagne, les Etats-Unis ont bien maté l'idée même d'Europe de la défense.

L'Europe, Saint-Christophe des Etats-Unis

Et c'est là que Sarkozy nous étonne. Homme prosaïque selon lui, homme de la rupture, toujours selon lui, pourquoi ne saisit-il pas le sens de l'Histoire ?

Emmanuel « Cassandre » Todd, l'avait analysé il y peu : les Etats-Unis donnent tous les signaux objectifs d'un empire crépusculaire ; même son agitation mondiale dans la démonstration de sa puissance ne serait que théâtralité, fumigènes sanglants et tentative désespérée de s'assurer des points de présence et de futurs tributs impériaux dans un monde changeant.

« Tout empire périra » et là, c'est tout l'Empire américain qui périclite. L' « Hyper-puissance », selon le mot de Védrine, n'est plus ; Place à l‘« hypo-puissance », laquelle enrage de la montée de la Chine, du regain impérial de la Russie et de la bonne santé économique de l'Europe.

L‘Europe va-t-elle devenir le Saint-Christophe des Etats-Unis ? Selon la légende, c'était un brave géant un peu niais qui voulait servir le plus puissant roi de la terre et s'est retrouvé à faire traverser une rivière à un frêle enfant qui s'avérera être le Christ. L'Europe, hyper puissance économique devra-telle offrir ses épaules robustes à des Etats-Unis capricieux et vacillants, en perte de légitimité, pour traverser la rivière turbulente des changements internationaux et lui assurer encore l‘illusion de la grandeur tout en lui gardant les pieds au sec ?

Et l'Europe acceptera-t-elle éternellement d'avoir les pieds dans l'eau, comme c'est le cas en ce moment même avec le problème de la Chine et du Tibet ? En effet, loin du concert de nos « mutins » de Panurge médiatiques, dans un contexte d'une Chine en pleine émergence et désignée par les stratèges américains comme futur grand « Empire du mal », la France avait-elle intérêt à se montrer si peu diplomate avec ce pays ? Aujourd'hui, un mandarin « french bashing » menace les intérêts économiques de la France en Chine. Quid des intérêts américains en Chine ?

Plus largement, allons nous vers la constitution d'un camp occidental liant définitivement les Etats-Unis et l'Europe et dont le bras armé serait l'OTAN élargie, future police planétaire ? Allons-nous vers cette « civilisation occidentale » chérie par Huntington ? Selon cet auteur, dont le livre est devenu la bible terrifiante des néo-conservateurs, « Il est (...) de la responsabilité des dirigeants occidentaux (...)de préserver, de protéger et de revigorer les qualités uniques de la civilisation occidentale. Parce qu'il s'agit du plus puissant des Etats, cette responsabilité écrasante incombe d'abords aux Etats-Unis ». Il ajoute : « La survie de l'Occident dépend de la réaffirmation par les Américains de leur identité occidentale ».

Et pourtant, si c'était l'inverse ? Et si « la survie des Etats-Unis comme Empire dépend de la réaffirmation par les Européens de leur identité occidentale » ?

Et c'est cela qui se profile derrière l'alignement de l'Europe, menée par la France, sur les Etats-Unis valétudinaires. Nicolas Sarkozy s'inscrit ainsi dans un futur choc des civilisations appelé de leurs voeux par ceux qui, à Washington, se sont auto-proclamés les « Vulcains », du nom de ce dieu difforme qui forgeait des armes dans le secret de l‘Etna.

Et c'est en cela que Nicolas Sarkozy manque de vision politique, tout esbaudi qu'il est d'avoir Bush Jr pour ami, lequel d'ailleurs n'hésite pas à le comparer à Elvis (sic !). Sarkozy semble encore vivre, géopolitiquement parlant, dans le monde des années 50, où les Etats-Unis cumulaient les prestiges économique, militaire et moral.

Les Etats-Unis, « éléphant blanc du Siam » d'un monde exangue

On raconte que le Roi de Siam, quand il voulait dompter un opposant, lui offrait un éléphant blanc, animal sacré et gardien de la prospérité. Sa sacralité empêchait de le faire travailler et son entretien dispendieux suffisait à ruiner un homme.

Pour le monde, les Etats-Unis sont devenus comme cet éléphant ; ils sont censés être les gardiens de la paix du monde et sont dans les faits, les principaux propagateurs de la guerre. Les responsables des Etats-Unis multiplient les interventions fertiles en guerres futures, pyromane-pompier qui crée les conditions de sa prétendue nécessité, narcissique héraut de sa « destinée" qui n'est "manifeste" que pour lui seul.

Et le monde s'en rend de plus en plus compte. Des sondages mondiaux ont montré que le pays « dont l'influence dans le monde est plus largement perçue comme positive » est la France, suivie de l'Europe en général et de la Chine, tandis que « les pays dont l'influence est la plus largement jugée négative sont les Etats-Unis et la Russie ». (Cité dans Les Etats manqués, Noam Chomsky, fayard, 2006, p15).

Le monde s'en rend compte certes...mais pas Nicolas Sarkozy.

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 08:38

POUR BENJAMIN NETANYAHU, LES ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE C'EST TOUT BÉNEF POUR ISRAËL C'est probablement pour cela que la police a arrété, le 11 septembre 2001, au pied des tours en feu, un groupe d'agents du Mossad entrain de faire la fête...En 1933 les Nazis montraient des caricatures du "Juif international" se frottant les mains devant les montagnes de cadavres de la guerre, aujourd'hui Netanyahu donne chair à cette caricature. Les familles des victimes apprécieront...

De là à penser que...

[Hichem Benabli - IES News Service - 16/04/2008 - Trad. Grégoire Seither]

Selon le quotidien israélien Ma'ariv, Benjamin Netanyahu, leader du parti d'extrème droite israélien Likud, aurait déclaré lors d'une conférence à l'université de Bar Ilan, que les attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-unis ainsi que la guerre en Irak ont été une bonne chose pour Israël.

"Nous profitons d'une chose, ce sont les attaques contre les Twin Towers et le Pentagone, ainsi que les combats américains en Irak". Selon Ma'ariv, l'ancien premier ministre israélien aurait déclaré que ces évenements ont "retourné l'opinion publique américaine en notre faveur"

http://www.haaretz.com/hasen/spages/975574.html

Pour la journaliste Larisa Alexandrovna, ces propos sont

un véritable scandale. A travers le monde, les antisémites de tout poil ont utilisé la tragédie du 9/11 pour leurs opérations de propagande, affirmant qu'Israël est l'instigateur des attaques du 11 septembre... et voilà que Netanyahu leur apporte publiquement la confirmation de leurs théories.

De plus, Benny est totalement à coté de la vérité quand il pense que le 11 septembre a profité à Israël et que l'opinion publique étatsunienne soutient Israël. La politique inepte des Etats-unis et d'Israël sont responsables d'une augmentation sans précédent de l'antisémitisme à travers le monde, il est difficile de voir en quoi cela peut "profiter" aux juifs en général et à Israël en particulier.

Par ailleurs, les juifs américains sont entrain de se distancer avec Israël, en grande partie à cause de l'extrémisme du Likoud et sa relation symbiotique avec des gens comme Dick Cheney. Prenez le cas de Joe Lieberman, qui était candidat à la vice-présidence avec 9/11 et qui se retrouve aujourd'hui au placard politique, précisément à cause de son association étroire avec le Likud et Cheney.

C'est la responsabilité des leaders d'opinion juifs dans nos deux pays d'arracher notre religion des mains de ces parasites politiques, car si nous ne le faisons pas, leur petite combine va finir par créer un type d'antisémitisme que ce pays n'a pas vu depuis la 2è guerre mondiale. Depuis que cette extrémise d'extrème droite et moralement répugnant a réussi son "coup d'état larvé" et pris le pouvoir politique tant en Israël qu'aux Etats-unis, l'antisémitisme a atteint des sommets.

Et si les citoyens israéliens ne modèrent pas leurs dirigeants, alors les juifs à travers le monde devront se poser la question cruciale : qu'est ce qui est plus important ? Le pays que l'on nomme Israël ou la nation juive dans son ensemble ?

http://www.atlargely.com/2008/04/netanyahu-sprea.html


Vendredi 18 Avril 2008

http://libertesinternets.wordpress http://libertesinternets.wordpress

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 08:30

La décision de financer le Revenu de solidarité active en puisant dans les financements prévus pour la Prime pour l'emploi illustre parfaitement la stratégie sociale du gouvernement. Un point de vue de Patrick Savidan, Président de l'Observatoire des inégalités.

Selon Nicolas Sarkozy, le Revenu de solidarité active « se fera en en maîtrisant les coûts parce qu'on va redéployer une partie de la Prime pour l'emploi ». La formule est lapidaire et inquiétante. Ce qui se présente comme une simple manipulation comptable aurait en fait, si le projet devait être réalisé, des répercussions sociales majeures et ferait un peu plus éclater au grand jour la logique de l'action du chef de l'Etat : soulager les couches favorisées, offrir une maigre compensation aux plus démunis en prélevant sur les classes moyennes.

Cette proposition doit être mise en perspective. Elle s'inscrit dans un contexte social que contribuent à définir deux faits majeurs : Le premier concerne les bénéficiaires de la réforme fiscale voulue par Nicolas Sarkozy. Hormis la défiscalisation des heures supplémentaires qui, en principe, peut bénéficier à tous les salariés, le paquet fiscal voté durant l'été 2007 aura surtout pour effet de soustraire encore davantage à l'impôt les foyers les plus privilégiés [1]. D'un intérêt économique discutable - depuis 2000, on ne cesse, en France, de baisser les impôts sans que cela n'ait eu d'effet positif notable sur la croissance -, cette réforme représente, en année pleine, un coût pour la collectivité évalué à 11,6 milliards d'euros (soit plus d'un demi point de PIB). Sur cette dépense fiscale, 1,3 milliards est destiné à financer l'exonération d'Impôt sur la fortune ; 600 millions couvriront la baisse du bouclier fiscal ; 2,2 milliards financeront les mesures sur les donations et les successions [2]. Autant de données qui permettent de lever toute ambiguïté sur l'identité sociale des principaux bénéficiaires de ce paquet fiscal.

Le deuxième fait majeur concerne, de façon plus générale, la manière de plus en plus polarisée dont se répartissent, en France, les fruits de la redistribution [3]. Les transferts de revenus des foyers les plus aisés vers les plus modestes entraînent certes un resserrement de l'échelle des niveaux de vie moyen, mais les bénéfices de ce resserrement sont fort inégalement répartis. Si, après prélèvements et prestations, le revenu annuel moyen des 20% de foyers les plus défavorisés connaît une augmentation de 40% (passant, selon l'INSEE, de 6980 à 9760 euros par adulte), tandis que pour les 20% de foyers les plus aisés, les prélèvements et prestations ont pour effet de réduire leur niveau de vie moyen de 22% (passant de 44 270 à 34 540 euros par adulte), il reste que ces transferts ont aussi pour singulière particularité de ne pas bénéficier aux foyers qui se situent au cœur de l'échelle des niveaux de vie. Bien plus encore, l'étude de la période qui s'étend de 1996 à 2006 montre que ces foyers sont même des contributeurs nets du système de redistribution. Les 20% de foyers qui se situent juste au-dessus des plus défavorisés (le 2ème quintile) enregistrent, après transferts, une baisse de niveau de vie moyen de 0,4%. Le troisième quintile voit son niveau de vie moyen diminuer de 8,4% et le quatrième quintile de 13,3%.

Ces chiffres [4] posent un problème dont on aurait tort de sous-estimer l'importance sociale et politique. Le deuxième quintile correspond en effet à la situation d'individus dont le revenu moyen avant redistribution s'élève, sur une année, à 13 570 euros, soit 1 130 euros par mois. Quant au troisième quintile, il vise un revenu avant redistribution de 18 500 euros (1 541 euros). Bref, d'un point de vue monétaire, la principale caractéristique de notre système redistributif est bien de concentrer ses effets sur les 20% de foyers les plus défavorisés et d'oublier au passage les véritables classes moyennes.

C'est dans ce contexte qu'il faut replacer la proposition récente de Nicolas Sarkozy de financer en partie le Revenu de solidarité active par le redéploiement de ressources destinées à la Prime pour l'emploi. Cela constitue à la fois une nouvelle faute politique majeure et un profond révélateur du sens de son action.

Si des critiques ont légitiment mis en question la capacité de la PPE à accroître l'emploi ou à assurer significativement une fonction redistributive, il demeure qu'elle a entraîné un gain de pouvoir d'achat pour des personnes aux revenus moyens dont, pour une part notable d'entre elles, nous savons qu'elles ne bénéficient globalement pas du système redistributif. Restreindre l'accès à la PPE, en abaissant les seuils d'éligibilité, reviendrait à les fragiliser plus encore et à alimenter un sentiment de frustration qui, nous le voyons, n'est pas sans fondement objectif. Car de qui parlons-nous lorsque nous évoquons cette PPE ? En 2007, 8,6 millions de foyers ont bénéficié de la Prime pour l'emploi pour un montant moyen d'environ 450 euros [5]. L'analyse de cette politique montre qu'il s'agit, pour l'essentiel de foyers d'ouvriers, d'employés et, pour un tiers, d'actifs de moins de trente ans. Ces personnes ne sont évidemment pas « privilégiées » ; leurs revenus nets d'activité professionnelle mensualisés se situent quelque part entre 300 euros et 1400 euros. Nous aurions en outre tort de considérer que, pour cette population, la PPE se soit constituée comme une sorte de rente. D'une année sur l'autre, on observe en effet un fort renouvellement des foyers bénéficiaires de la mesure (pour un tiers environ).

Le dispositif de la Prime pour l'emploi est sans doute imparfait, comme l'est d'ailleurs probablement aussi le Revenu de solidarité active [6]. Nous savons bien en effet - et le Grenelle de l'insertion a permis de le rappeler - que nous ne pouvons pas seulement compter sur des formes monétaires de redistribution. La santé, l'éducation et la formation, les transports, etc., sont des chantiers collectifs fondamentaux qu'il faut aussi financer de manière adéquate. En tout état de cause, choisir de renforcer les effets insuffisamment redistributifs du système social français, en invitant les actifs les plus modestes à financer l'effort nécessaire de solidarité, alors que, dans le même temps, le paquet fiscal va rapporter aux seuls foyers les plus aisés près de 4,5 milliards d'euros, c'est affirmer, de manière claire et nette, une préférence résolue pour les inégalités à laquelle - si la solidarité doit conserver un quelconque sens - on ne peut décidément pas s'associer.

Voir aussi notre article "A qui profitent les mesures fiscales ?"1] Cette mesure vient ainsi renforcer les effets de la réforme précédente qui, pour 2007, conduit déjà, selon l'Observatoire français des conjonctures économiques, à reverser aux 20% des foyers imposables les plus riches 70% des 3,6 milliards de la baisse d'impôt prévue [[Cyrille Hagneré, Mathieu Plane et Henri Sterdyniak, « Réforme fiscale 2007 : un pas de côté... », Lettre de l'OFCE, n° 267, 20 octobre 2005

[2] Éric Heyer, Mathieu Plane et Xavier Timbeau, « Le "choc" fiscal tiendra-t-il ses promesses ? », Lettre de l'OFCE, n°288, 26 juillet 2007.

[3] Élise Amar, Nadine Laïb, François Marical, Benoît Mirouse, « 1996-2006 : 10 ans de réformes du système de redistribution », France portait social, INSSE, Édition 2007, pp.81-97.

[4] Il faut garder à l'esprit que ces chiffres, qui ne tiennent compte que des transferts monétaires, ne prennent pas en considération l'indéniable effet redistributif associé au fonctionnement des services publics.

[5] Pour 2005, le nombre de bénéficiaires s'élevait à 9,1 millions, pour une prime moyenne de 300 euros. Voir « Analyse de l'évolution des bénéficiaires de la PPE », Diagnostics Prévisions et Analyses Économiques, Direction Générale du Trésor et de la Politique Économique, N° 109 - Mai 2006.

[6] Voir sur le site internet de La Vie des idées, la discussion par Dominique Méda, « Le revenu de solidarité active en question », basée sur les travaux présentés dans la récente livraison de la revue Recherches et prévisions, n°91, « Minima sociaux. Diversités des logiques d'action et des publics », mars 2008.



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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 08:25
Commercialisation du jeu vidéo « Mercenaries-2 » : lettre ouverte à la Commissaire Européenne Cercle Bolivarien

Madame Viviane Reding
Commissaire européenne
Responsable de la société de l'information et des médias
VM :2 - 7/45
B-1049 Bruxelle

LETTRE OUVERTE

Madame la Commissaire,

Objet : Commercialisation du jeu vidéo « Mercenaries-2 » sur le sol européen !

"Welcome to Venezuela", sont les premiers mots de la bande annonce du jeu vidéo Mercenaries-2 (1). Les images, rythmées au son de musique « métal » et de fusillades d'armes de guerre, progressent en plein coeur de la jungle vénézuélienne ou au pied d'immeubles de Caracas en feu. « Ce jeu d'action, d'un réalisme ahurissant, dont la sortie est prévue le 5 septembre 2008, proposera au joueur-mercenaire de s'engager à son propre compte pour diverses missions, alors que le monde, pris en otage par un tyran (ndlr : Hugo Chávez) qui lorgne sur les puits de pétrole vénézuéliens, s'embourbe dans une crise internationale sans précédent ».

Outre la violence extrême véhiculée par ce jeu, l'incitation à la haine envers une nation s'y perçoit de façon honteusement ostensible. Car il ne s'agit pas, comme généralement dans ce genre de jeux, d'attaquer des monstres venus d'une autre planète ou de s'emparer d'un pays fictif. Non, le but du jeu est d'envahir et de mettre à feu et à sang un peuple existant : le Venezuela.

L'Union européenne et ses institutions s'engagent à défendre les droits fondamentaux et à lutter contre le racisme et la xénophobie. Maintes démarches et initiatives reflètent cette volonté :

- création en 2007 de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne (2) à Vienne dont la mission est de collecter et d'échanger des informations et de données statistiques dans les pays membres de l'Union européenne dans le domaine du racisme, de la xénophobie et de l'antisémitisme ;

- mise en place de la norme de régulation des jeux vidéo PEGI ;

- le traité de Lisbonne contient dans l'article sur les droits fondamentaux une mention de la Charte des droits fondamentaux (3) à laquelle il confèrera une valeur juridiquement contraignante ;

- refus d'enregistrer des marques « qui sont contraires à l'ordre public ou aux bonnes moeurs » par l'OHMI (Office de l'Harmonisation dans le Marché intérieur), organe de l'Union européenne (4) ;

- Dans son arrêt C-377/98 (5), la Cour de justice des Communautés européennes rappelle qu'il lui appartient, dans son contrôle de la conformité des actes des institutions aux principes généraux du droit communautaire, de veiller au respect du droit fondamental à la dignité humaine et à l'intégrité de la personne ;

- lancement du mandat d'arrêt européen et de l'Action commune contre le racisme et la xénophobie (6) ;

Ainsi, le point 3 de l'Action commune contre le racisme et la xénophobie précise qu'un comportement d'incitation publique à la discrimination, à la violence ou la haine raciale à l'égard d'un groupe de personnes, ou d'un membre d'un tel groupe défini par référence à l'origine nationale est passible de sanctions pénales dans les pays membres de l'Union européenne. Dès lors, les producteurs de Mercenaries-2 devraient faire l'objet d'une sanction !

Mais, bien sûr, le délit qui nous occupe n'est pas commis par un citoyen lambda ... La société qui l'a édité est un géant étasunien, Electronic Arts (7) - ayant à son actif des jeux aussi populaires que Sims-city, Harry Potter ou les Simpson. Qui plus est, Mercenaries-2 est développé par un autre géant, Pandemic/Bioware (8). Pour la petite histoire, Bono, le chanteur du groupe U2, qui prétend se battre contre la faim dans le monde et le SIDA, est l'un des six fondateurs d'Elevation Partners (9), une société qui, non seulement a investi 300 millions de dollars dans Pandemic/Bioware en 2005, mais qui vient d'acquérir en janvier 2008, en partenariat avec Electronic Arts, le holding Pandemic/Bioware (10).

Des intérêts financiers plantureux sont donc en jeu. Il se trouve que le marché de la distribution des jeux vidéo représente 20 milliards de dollars, hors vente de consoles et qu'il dépasse celui du cinéma et de la musique.

Les membres du Cercle bolivarien Luxembourg-Venezuela sont convaincus que le respect des droits de l'homme et la lutte contre le racisme sont des priorités absolues pour l'Union européenne.

Nous sommes donc persuadés que vous ne tolérerez pas que les profits escomptés, aussi colossaux soient-ils, puissent primer sur les valeurs éthiques et morales telles que la dignité humaine.

Aussi, nous vous demandons de mettre tout en oeuvre pour faire interdire la commercialisation et la diffusion du jeu Mercenaries-2 sur le territoire européen.

Vous remerciant de l'intérêt que vous porterez à notre requête, nous vous prions de recevoir, Madame la Commissaire, l'expression de nos salutations distinguées.

Pour le Cercle,

Mail : cblvenezuela@yahoo.fr

Web site : http://de.geocities.com/cbluxv

1 Voir bande annonce : http://youtube.com/watch?v=bR3XgsDj...

2 Voir http://www.eumc.at/fra/index.php

3 Voir http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ...

4 Article 7.1.f - Motifs absolus de refus - Règlement (CE) N° 40/94 du Conseil sur la marque communautaire

5 Texte de l'arrêt, voir : http://curia.europa.eu/jurisp/cgi-b...

6 Voir http://europa.eu/scadplus/leg/fr/lv...

7 Voir http://www.electronicarts.fr/games/...

8 Voir http://www.pandemicstudios.com/

9 Voir http://www.elevation.com/EP_IT.asp?...

10 Voir http://www.elevation.com/EP_port_it...

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 08:17

RÉFLEXIONS DU COMPAÑERO FIDEL

D  Bleitrach
Publié 6 mai 2008 1

LA RÉPONSE YANKEE AU SOUS-CONTINENT :
LA IVe FLOTTE D'INTERVENTION

Elle avait vu le jour en 1943, en pleine Deuxième Guerre mondiale, pour lutter contre les sous-marins nazis et protéger la navigation. Devenue inutile, elle avait été éliminée en 1950, dans la mesure où le Commandement Sud suffisait largement aux visées hégémoniques des Etats-Unis dans notre région. Elle vient de renaître néanmoins ces derniers jours, quarante-huit ans après. Il semble oiseux de prouver que ses objectifs sont l'intervention, puisque les chefs militaires l'affirment naturellement, spontanément ou discrètement dans leurs déclarations. Et ce, alors qu'en Amérique latine, les problèmes écrasants du cours des aliments, de l'énergie, de l'échange inégal, de la récession économique sur le marché le plus important pour ses produits, de l'inflation, des changements climatiques et des investissements nécessaires à leurs rêve de consommation suffisent à occuper le temps et les énergies de dirigeants et dirigés.

Le fait est que la décision de restaurer la IVe Flotte a été annoncée dans la première semaine d'avril, presque un mois après que le territoire équatorien a été victime d'une attaque lancée avec des bombes et de la technologie étasuniennes et sur les pressions de Washington, et ayant causé la mort de citoyens de plusieurs pays, une action qui a été censurée avec indignation par les dirigeants latino-américains du Groupe de Rio réunis à leur Sommet dans la capitale de la République dominicaine. Pis encore : cette résurrection  se produit alors que le rejet de la désintégration de la Bolivie fomentée par les Etats-Unis est quasi unanime.

Les chefs militaires expliquent qu'ils auront sous leur responsabilité plus de trente pays, soit 15,6 millions de milles carrés d'eaux adjacentes en Amérique du Sud et centrale, dans la mer des Caraïbes et ses douze îles, le Mexique et les territoire européens de ce côtéci de l'Atlantique.

Les Etats-Unis possèdent dix porte-avions du type Nimitz, dont les paramètres plus ou moins similaires sont généralement les suivants : un déplacement de 101 000 à 114 000 tonnes ; longueur : 333 mètres ; largeur du pont d'envol : 76,8 mètres ; deux réacteurs nucléaires ; vitesse maximale : 35 nœuds ; 90 avions de guerre.  Le dernier en date porte le nom de George H. W. Bush, celui du père du président actuel : il a déjà été baptisé au champagne par papa en personne et il doit être prêt à rejoindre les autres bâtiments dans les mois prochains.

Aucun pays au monde ne possède une flotte semblable, équipée d'armes atomiques de pointe et pouvant s'approcher à quelques milles à peine des côtes de nos pays. Le prochain porte-avions, le Gerald Ford, sera d'un nouveau type : technologie « furtive » invisible aux radars et armes électromagnétiques. Le plus gros constructeur, d'un type ou d'un autre, est Northtrop Grumann, dont le président fait aussi partie du conseil d'administration de la société pétrolière étasunienne, Chevron-Texaco. Le dernier Nimitz a coûté six milliards de dollars, non compris les avions, les projectiles et les frais d'opération qui peuvent se chiffrer à leur tour à des milliards de dollars. On dirait un roman de science-fiction. Avec des sommes pareilles, on aurait pu sauver les vies de millions d'enfants.

Quel est l'objectif avoué de la IVe Flotte ? « Combattre le terrorisme et les activités illicites telles que le trafic de drogues », mais aussi adresser un message au Venezuela et au reste de la région. Elle sera opérationnelle le 1er juillet prochain.

Selon le chef du Commandement Sud étasunien, l'amiral James Starvrides, son pays doit travailler plus sur « le marché des idées pour gagner les cœurs et les esprits » de la population dans la région.

Les USA comptent déjà les IIe  (Atlantique-Ouest), IIIe (Pacifique-Est), Ve (Moyen-Orient), VIe (Méditerranée) et VIIe (Pacifique-Ouest/Oceán Indien) Flottes. Il ne manquait plus que la IVe pour surveiller toutes les mers de la planète. Total : neuf porte-avions Nimitz, déjà opérationnels et en pleine disposition de combat ou tout près de l'être comme le George H. W. Bush. Les USA disposent d'une réserve suffisante pour tripler ou quadrupler la puissance de n'importe laquelle de leurs flottes sur un théâtre d'opérations donné.

Les porte-avions et les bombes atomiques dont on menace nos pays servent à semer la terreur et la mort, non à combattre le terrorisme et les activités illicites.

Ils devraient aussi servir à faire rougir de honte les complices de l'Empire et à multiplier la solidarité entre les peuples.

Fidel Castro Ruz
4 mai 2008
20 h 46

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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 21:06
  Le Sociologue suisse Jean Ziegler a proposé, ce 28 avril 2008, un moratoire de cinq ans sur les biocarburants. Il faut, selon lui, briser la spéculation afin de maîtriser l'envolée des prix des produits alimentaires.

Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l'alimentation, Jean Ziegler précise que dans l'espace d'un an, le prix du blé a augmenté de 130%, le prix du riz de 74%, le prix du soja de 87%, et celui du maïs de 53%.

La transformation massive d'aliments en biocarburants est la principale cause de cette crise alimentaire qui frappe notamment les pays en développement, estime Ziegler.

« Sur 2 milliards de tonnes de céréales produites, 500 millions sont contrôlées totalement par Cargill », souligne-t-il.

« 2,2 milliards de personnes, soit le tiers de l'humanité, vivent dans l'extrême pauvreté ou en-dessous du minimum vital, et ne peuvent pas payer ces prix sur le long terme », dénonce Jean Ziegler.

Le Sociologue suisse assimile à du « terrorisme l'application dans les pays pauvres, par les institutions financières internationales, du Programme d'ajustement structurel (PAS).

Il a vertement critiqué le Fond monétaire international (FMI), qui a imposé la « plantation » de produits destinés à l'exportation, précipitant ainsi le déclin de l'agriculture de subsistance.

« La création de plantations pour la production de biocarburants est susceptible de créer de nouveaux emplois dans les zones rurales, essentiellement pour les travailleurs agricoles peu qualifiés, de plus en plus employés à titre saisonnier ou journalier », a souligné récemment l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO).

La Fao a toutefois insisté sur la nécessité d'approfondir les recherches et les données sur les effets socio-économiques de la production de biocarburants liquides sur les hommes et les femmes.

Par ailleurs, Jean Ziegler souhaite, dans le cadre de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, l'application des mesures antipollution plus draconiennes à l'encontre des fabricants de voiture.

alterpresse.org

 Crise alimentaire : Jean Ziegler plaide pour un moratoire sur les biocarburants
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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 21:02


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 Initiateur de la pétition contre les franchises médicales, Christian Lehmann, médecin et écrivain, dénonce la manipulation des mots dans un livre qui sort le 7 mai en librairie.

Comme écrivain et comme médecin, Christian Lehmann pense que les mots ont un sens. Quel sens ont ceux de Nicolas Sarkozy ? Discours officiels, confrontations sur le terrain avec des salariés, interviews de journalistes... Christian Lehmann analyse donc ces mots du président de la République depuis son élection, il y a tout juste un an, ces mots quotidiennement entendus à la radio ou à la télévision, lus dans les journaux. Il analyse aussi ceux de la campagne présidentielle, qui l'ont porté à l'Élysée, cette sarkolangue aujourd'hui adoptée par les membres du gouvernement et dans les sphères du pouvoir. Il en résulte un livre qui aide à comprendre les raisons de ce 22 avril 2007 - « un désastre », estime Christian Lehmann -, un livre qui aide à comprendre et à surmonter le malaise qui, trop souvent, étreint à l'écoute du président, de ses conseillers ou de ses ministres.

Incohérences, perte de sens, brouillage des repères, volte-face, manipulations, rétropédalages, reniements, instrumentalisation, Christian Lehmann revient avec précision sur des événements qui ont marqué cette première année du quinquennat : voyage de Kadhafi, lecture de la lettre de Guy Môquet, discours de Dakar..., à chaque fois, il rappelle le contexte, cite le président. Et il démontre ce que cette sarkolangue peut avoir de cynique. L'argumentaire qui a accompagné la mise en place des franchises médicales en est un exemple particulièrement frappant. L'auteur, par ailleurs l'un des initiateurs de la pétition contre les franchises médicales, dénonce l'instrumentalisation par le président de la République lui-même de la maladie d'Alzheimer et de la dépendance des personnes âgées pour justifier, tout à la fois, les franchises et l'entrée des assurances privées dans le champ de la santé. « Mais Sarkozy sait-il ce qu'est la décence ? » interroge Christian Lehmann, qui cite une phrase attribuée à Abraham Lincoln : « On peut mentir à tout le monde un certain temps, on peut mentir à certaines personnes tout le temps, mais on ne peut pas mentir à tout le monde tout le temps. »

Jacqueline Sellem

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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 20:57


Face à un gouvernement décidé à imposer les quarante et un ans de cotisation sans discussion, et rejetant toutes leurs revendications, l'ensemble des syndicats appellent à la mobilisation le 22 mai.

Le rendez-vous 2008 sur les retraites vient tout juste de démarrer et le gouvernement encaisse déjà son premier échec. Lundi, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, avait annoncé aux syndicats ses intentions : décision, ne souffrant selon lui aucune discussion, d'un nouvel allongement de la durée de cotisation à quarante et un ans d'ici à 2012 ; rejet, sans plus de débat, de toutes les demandes syndicales touchant au niveau des pensions ; ignorance de toutes leurs propositions tendant à garantir le financement de la retraite sans passer par des sacrifices pour les assurés... Un seul point était offert à la « concertation » : les mesures pour relever le taux d'emploi des seniors. Fort, hélas ! de l'expérience de 2003 - où François Fillon avait pu jouer de la division syndicale pour imposer sa réforme -, Xavier Bertrand pensait pouvoir à nouveau compter sur les divergences, réelles, entre confédérations pour réaliser son plan. Celles-ci lui ont infligé, mardi, un premier démenti : après deux heures de discussion entre leurs responsables retraite, la CGT, la CFDT, la CFTC, la CGC et FO ont décidé d'appeler à une journée nationale interprofessionnelle d'action et de manifestations le 22 mai « pour la défense de la retraite solidaire ».

Les cinq syndicats sont parvenus à surmonter leurs désaccords portant tant sur la forme de la mobilisation que sur le fond du dossier. On sait, s'agissant de la durée de cotisation, que FO, comme l'a rappelé Jean-Claude Mailly, revendique « le blocage des compteurs à quarante ans », alors que la CFDT n'est pas hostile au principe d'un nouvel allongement mais le juge inacceptable en l'état actuel de l'emploi. Qui peut le plus peut le moins : c'est bien contre le choix gouvernemental du passage aux quarante et un ans d'ici à 2012 que les cinq organisations engagent une mobilisation commune. Au-delà, ce qui les unit, c'est la condamnation du « blocage » par le gouvernement de l'ensemble de leurs propositions sur le dossier. Du niveau des pensions aux ressources financières des régimes, en passant par la reconnaissance de la pénibilité, les « cinq » ont en effet avancé nombre de pistes de réforme, pour beaucoup convergentes, qui ont été sèchement recalées par Xavier Bertrand.

Mardi soir, à l'issue de la réunion intersyndicale, Jean-Christophe Le Duigou (CGT) soulignait : « Cette mobilisation du 22 mai est pour la CGT essentielle dans la constitution d'un rapport de forces vis-à-vis d'un gouvernement qui croyait pouvoir passer cette échéance sans avoir à affronter les revendications des salariés. » « Il croyait jouer sur la division, ajoutait-il. On se retrouve sur des objectifs essentiels qui recueillent un large assentiment des salariés. » Jean-Louis Malys, de la CFDT, rappelait : « On sait pertinemment que, les uns et les autres, nous avons une appréciation différente sur le dossier des retraites. Ce qui est important, c'est qu'on a trouvé un certain nombre de priorités convergentes. » Et d'insister : « Il y a des divergences qui sont réelles, mais on peut vivre avec, et même se battre. »

L'unité a pu se faire aussi sur la date de l'action. Au motif de ne pas mélanger les revendications, la CFDT avait refusé la proposition initiale de FO de greffer les retraites sur la journée d'action du 15 mai, déjà décidée dans la fonction publique contre les suppressions d'emplois. Le choix de la date du jeudi 22 mai pour la défense des retraites a finalement fait l'unanimité. Mercredi, trois autres syndicats, la FSU, l'Unsa et Solidaires, ont fait savoir qu'ils se joignaient à cette mobilisation, qui se traduira par des manifestations mais aussi, selon les décisions prises à l'échelle des départements, des branches et des entreprises, par des arrêts de travail. Seul le Medef se retrouve aujourd'hui, sans surprise, derrière le gouvernement pour approuver le passage aux quarante et un ans, Mme Parisot réclamant même le report de l'âge légal de départ à soixante-deux ans pour, dit-elle, « commencer à rééquilibrer » les retraites. Traduire : pour empêcher le prélèvement sur les profits du moindre fifrelin supplémentaire afin de financer cet acquis social. Syndicats unis contre gouvernement et Medef main dans la main, la bataille est bien lancée.

Yves Housson

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