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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 16:53

Nouvelle baisse de la cote de confiance de Sarkozy à 36% (-4), selon LH2

Le président Nicolas Sarkozy le 30 avril 3008 à Tunis

Christophe Ena AFP/Archives ¦ Le président Nicolas Sarkozy le 30 avril 3008 à Tunis

 

La cote de confiance de Nicolas Sarkozy enregistre une nouvelle baisse de 4 points pour s'établir à 36%, selon un sondage LH2 - nouvelObs.com rendu public lundi, le plus bas niveau enregistré par cet institut depuis l'élection du président le 6 mai 2007.

53% (-1) des personnes interrogées disent avoir une opinion négative sur Nicolas Sarkozy en tant que chef de l'Etat.

François Fillon perd également 4 points avec 46% de Français exprimant une opinion positive sur son action, contre 41% qui ont un avis inverse (42% fin mars).

Selon ce sondage, les avis formulés par les Français sur le bilan de Nicolas Sarkozy sont négatifs dans presque tous les domaines. Seule sa politique européenne est considérée comme "plutôt un succès" par une courte majorité de sondés: 43% contre 37%.

A l'inverse, les opinions négatives l'emportent quand il s'agit du rôle de la France dans le monde (43% contre 38%), l'environnement (44% contre 36%), l'emploi (60% contre 25%), la fiscalité (60% contre 22%), la croissance économique (72% contre 13%).

En matière de pouvoir d'achat, 85% considèrent que l'action de Nicolas Sarkozy a été un échec, contre 5% seulement qui y voient un succès. Selon LH2, cette opinion est également largement partagée par les sympathisants de droite: 73% contre 12%.

A gauche, Dominique Strauss-Kahn est le "meilleur leader de la gauche pour les années à venir" pour 25% (+2) des personnes interrogées. 15% (+1) citent Ségolène Royal et 13% (-2) Bertrand Delanoë.

Mais, au sein des sympathisants socialistes, Mme Royal arrive en tête comme "meilleur leader de la gauche" (25%, +6) devant MM. Strauss-Kahn (19, +1) et Delanoë (17%, -8).

Pour diriger le PS, M. Delanoë a la faveur du plus grand nombre de Français (17%), mais Mme Royal est la mieux placée parmi les sympathisants PS (26%).

Enfin, si le second tour de l'élection présidentielle se rejouait aujourd'hui, Mme Royal l'emporterait avec 53% des voix contre 47% à M. Sarkozy.

Sondage réalisé les 2 et 3 mai par téléphone auprès d'un échantillon de 1.004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée à la Commission des sondages.

Christophe Ena AFP/Archives ¦ Le président Nicolas Sarkozy le 30 avril 3008 à Tunis

 


© 2008 AFP

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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 16:43

Le cyclone Nargis a fait au moins 10.000 morts

NOUVELOBS.COM | 05.05.2008 | 17:35 Réagissez à l'article 1 réaction

Il s'agit du bilan officiel donné par le ministre birman des Affaires étrangères qui a précisé que ces chiffres n'étaient néanmoins pas définitifs car plusieurs milliers de personnes sont encore portées disparues. Les autorités ont demandé une aide humanitaire internationale.

Yangon, le 4 mai 2008, ancienne capitale du Myanmar dévastée par le typhon Nargis qui a fait au moins 243 morts dans la région du delta d'Irrawaddy. (Reuters)

Yangon, le 4 mai 2008, ancienne capitale du Myanmar dévastée par le typhon Nargis qui a fait au moins 243 morts dans la région du delta d'Irrawaddy. (Reuters)

Le cyclone Nargis qui a ravagé ce week-end plusieurs régions de Birmanie a fait plus de 10.000 morts, a annoncé, lundi 5 mai à la télévision d'Etat, le ministre birman des Affaires étrangères, Nyan Win. Des centaines de milliers d'habitants sont en outre sinistrés. "Selon les dernières informations, plus de 10.000 personnes ont été tuées", a déclaré le ministre à la télévision d'Etat à l'issue d'une réunion avec des diplomates étrangers.
"Nous sommes toujours en train de recueillir les informations, et il pourrait y avoir davantage de victimes", a-t-il ajouté.
Le ministre a également salué la promesse d'aide en médicaments et nourriture du voisin thaïlandais en se déclarant favorable à une aide émanant d'autres pays.
Les autorités birmanes ont demandé une aide humanitaire internationale, pour fournir notamment des bâches, des tentes, des médicaments, des comprimés de purification de l'eau, des couvertures et des moustiquaires, toujours d'après les diplomates étrangers.

Sans abri ni eau potable


Richard Horsey, porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies, basé en Thaïlande, a déclaré que des centaines de milliers de Birmans se retrouvaient sans abri ni eau potable.
Rangoon était privée d'électricité, à part là où des générateurs à gaz étaient disponibles. De nombreuses routes restaient ensevelies sous les débris.
La situation dans les campagnes restait difficile à évaluer étant donné l'état des communications et des routes. "Nous ne savons pas si nous avons affaire à une très grave situation. L'étendue totale de l'impact et des besoins devront faire l'objet d'une évaluation extensive sur le terrain", a-t-il expliqué. "Ce qui est clair pour le moment est qu'il y a des centaines de milliers de personnes qui ont désespérément besoin d'un abri et d'eau potable. Le système onusien prépare le nécessaire pour fournir ce qu'il faut." (avec AP)
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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 16:36
porte parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre : « A Gandrange la preuve est faite qu'il y a une place pour le volontarisme économique et que c'est à ce prix que l'on peut sauver notre industrie. C'est une bonne nouvelle pour la Lorraine mais plus largement pour l'industrialisation de notre pays. C'est aussi la démonstration de la détermination du Président de la République à tenir ses engagements. »


DMC: le groupe textile placé en redressemnt judiciaire

AP | 05.05.2008 | 16:01

Le groupe textile DMC a été placé en redressement judiciaire lundi après-midi par le tribunal de commerce de Paris, comme le souhaitait la direction, qui avait déposé mercredi dernier une procédure de cessation de paiement dont découle le dépôt de bilan, a-t-on appris auprès des syndicats.

Sont concernés les trois entités DMC fils (fils à broder) qui compte 450 salariés, DMC tissus (Velours Velcorex et tissus sportswear) avec 320 salariés, et l'ensemble des magasins Loisirs et Créations, 240 salariés pour 20 boutiques dans toute la France.

Le tribunal a placé en période d'observation de six mois DMC fils, trois mois DMC Tissus en grande difficulté, et deux mois les magasins que le groupe envisagerait de vendre le plus rapidement possible.

La secrétaire du comité d'entreprise de DMC fils et déléguée CFTC, Graziella Stefana, qui a assisté à l'audience, se dit "satisfaite: cela va être une bouffée d'oxygène. La direction va pouvoir faire un projet".

Deux administrateurs judiciaires ont été désignés pour les deux sites alsaciens d'Illzach (Haut-Rhin), DMC fils et DMC tissus. Un autre a été commis pour les magasins Loisirs et Créations.

Fondé il y a 250 ans, Dollfus Mieg et Cie connaît des problèmes grandissant depuis une dizaine d'années. Les restructurations n'ont pas suffi à redresser la barre, notamment celle du 15 janvier dernier. La direction a annoncé il y a une quinzaine de jours que des mesures drastiques devront être prises, en particulier, à cause de la concurrence asiatique et de la faiblesse du dollar. La cotation en bourse a même été interrompue. AP

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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 15:35

Réflexions entre eurocrates.

Le peuple irlandais sera le seul à pouvoir se prononcer sur la ratification du nouveau traité de l'UE, cette copie quasiment conforme de la « constitution » rejetée en France en 2005. La constitution nationale irlandaise l'impose. Le vote aura lieu le 12 juin prochain.

Ce pays de 4 millions d'habitants devient l'objet de toutes les sollicitudes des eurocrates. Angela Merkel et José-Manuel Barroso sont déjà venus soutenir le premier ministre Bertie Ahern et vanter le texte sur lequel ils ne veulent pas que leurs propres peuples votent. C'est la face publique, habituelle, de leur propagande concertée.

Une fuite, un « courriel » mal adressé, publié par le quotidien Irish Daily Mail, en a révélé la face cachée. Il s'agit d'un compte-rendu, rédigé par une diplomate britannique, d'une réunion au ministère des affaires étrangères irlandais regroupant des eurocrates de plusieurs de pays de l'UE. A l'ordre du jour : comment  favroriser le vote Oui?

La diplomate relate comment la vice-présidente de la Commission européenne Wallström s'est ainsi engagée à reporter des projets qui ne seraient pas « favorables » à l'adoption du traité.

La diplomate explique que le gouvernement irlandais compte que les électeurs n'auront pas le temps d'étudier le texte et se laisseront influencer par les politiciens à qui ils font confiance, qu'il cherche éviter que la campagne ne porte sur le Traité lui-même mais sur les bienfaits supposés de l'UE.

Elle donne aussi la justification du choix de la date du référendum : juin plutôt qu'octobre parce que Sarkozy serait « complètement imprévisible » et que la présidence française de l'UE à compter du 1er juillet présenterait un « risque d'évolutions » préjudiciables, surtout en matière de politique de défense commune.

Doublement inquiétant ! Pour la démocratie et sur les perspectives internationales !

Le gouvernement irlandais craindrait aussi les accords de l'OMC.

Le texte dévoilé par l'Irish Daily Mail a suscité la colère des partisans du NON et d'une grande partie de la population devant le mépris que la classe politique dirigeante lui porte.

Pour l'instant, les sondages sont indécis. Mais certaines réalités pourraient prévaloir ici comme ailleurs.

L'Irlande est souvent citée comme 1ère bénéficiaire de l'intégration européenne. Quelle illusion ! La forte croissance de son PIB depuis le milieu des années 80 est loin d'avoir correspondu à une amélioration correspondante du niveau de vie. Le pays a en fait servi de tête de pont aux multinationales américaines en Europe. Mais les taux d'imposition très bas ont privé l'Irlande de la majeure partie des rentrées envidageables en même temps qu'ils ont tiré vers le bas les politiques publiques des autres pays. Maintenant, les gouvernements des nouveaux entrants des pays de l'est concurrencent à leur tour l'Irlande sur le terrain du moins-disant fiscal et menace son « modèle ».

En 2000, les Irlandais avaient déjà voté contre le traité de Nice. Ils avaient été rappelés aux urnes ensuite. Cette fois-ci ils ne seront pas seuls. Les Néerlandais et les Français les auront précédés.

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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 15:30

Polémique autour d'un essai sur les racines de l'Europe

 | LE FIL IDéES

Dans son livre "Aristote au Mont Saint-Michel", l'universitaire Sylvain Gouguenheim nie l'apport des intellectuels arabes dans la transmission du savoir grec à l'Europe au Moyen-Age. Islamophobie ? De nombreux spécialistes - notamment Alain de Libera, dont nous publions la tribune - s'insurgent contre la thèse contenue dans cet ouvrage.

Une statue du philosophe Averroès (1126-1198) à Cordoue

Qu'un essayiste aligne les approximations sur les Arabes et sur l'Islam comme on enfile des perles, n'a malheureusement rien de très original. C'est même plutôt conforme à l'air du temps, tant il est facile de se bâtir une fulgurante renommée médiatique en sortant quelques propos islamophobes, présentés comme du « politiquement incorrect ». Les exemples pullulent. En revanche qu'un médiéviste reconnu comme Sylvain Gouguenheim, professeur à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon, se laisse aller au pamphlet et reprenne des inepties comme « La curiosité envers l'autre est une attitude typiquement européenne, rare hors d'Europe, et exceptionnelle en Islam »« On ne peut à la fois suivre Jésus et Mahomet (...) L'altérité conflictuelle entre chrétiens et musulmans pose le problème des identités respectives des deux civilisations » (p .168), voilà qui intrigue.

Ces deux exemples, parmi d'autres, sont extraits d' Aristote au Mont Saint-Michel de Sylvain Gouguenheim. Un livre qui ne cesse de faire des vagues depuis qu'un article de Roger Pol-Droit dans Le Monde a braqué, de manière flatteuse, le projecteur sur cet essai. Qu'affirme en substance Gouguenheim ? Il dénie le rôle qu'on accorde généralement aux Arabes dans la transmission, au Moyen Age, du savoir grec à l'Europe. Il met en avant l'apport des Chrétiens d'Orient et considère que la civilisation islamique se serait avérée quasiment incapable d'assimiler l'héritage grec. Bref, si l'Europe chrétienne a renoué au Moyen Age avec ses racines helleniques, elle le devrait davantage à Jacques de Venise, un grand traducteur d'Aristote, et aux moines de l'abbaye du Mont-Saint-Michel, qu'aux grands intellectuels Arabes musulmans de « l'lslam des Lumières ».

Plus vite qu'un cheval au galop et que la marée montante du Mont Saint-Michel, le livre est devenu, en quelques semaines, un phénomène. Il est aujourd'hui quasiment introuvable (4 000 exemplaires ont été mis en librairie, d'après Le Seuil) et en réimpression. Les pétitions d'historiens et d'universitaires s'amoncellent. Pour les médiévistes Gabriel Martinez-Gros et Julien Loiseau, ce livre « nie obstinément ce qu'un siècle et demi de recherche a patiemment établi ». Quant au très respecté Alain de Libera, professeur à l'université de Genève et Directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, il fulmine (lire texte ci-dessous) mais n'a pas perdu son sens de l'humour : « L'hypothèse du Mont-saint-Michel, chaînon manquant dans l'histoire du passage de la philosophie aristotélicienne du monde grec au monde latin hâtivement célébrée par l'islamophobie ordinaire, a autant d'importance que la réévaluation du rôle de l'authentique Mère Poulard dans l'histoire de l'omelette ». Et de conclure : « Cette Europe-là n'est pas la mienne. Je la laisse au ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale et aux caves du Vatican. »

Comment une prestigieuse maison d'édition comme Le Seuil, a-t-elle pu accueillir dans « L'univers historique », l'une des ses collections de référence, un essai aussi approximatif, déclenchant la colère légitime des spécialistes ? « Je n'ai pas à me justifier ! On n'est pas au temps de l'inquisition ! » rétorque Laurence Devillairs, la directrice de collection, qui s'insurge contre les universitaires pétitionnaires dont certains « ont eu le culot de signer sans lire le livre... pour ensuite me demander l'ouvrage ! ». Plus sérieusement, l'éditrice défend ce « livre pamphlétaire » dont elle savait bien « qu'il allait faire débat » : « Je ne suis pas allée chercher un inconnu. Sylvain Gouguenheim est un médiéviste reconnu. Je souhaitais ouvrir le débat sur cette intéressante question des racines grecques de l'Europe. Les universitaires nous répondent aujourd'hui par l'anathème, évoquent la récupération du livre par des sites islamophobes, au lieu d'engager le débat sur le fond. Je ne dis pas que ce livre est parfait - quel ouvrage peut l'être ? - et je ne suis pas là pour imposer je ne sais quelle école de pensée . Si demain, on me présente un autre manuscrit intéressant, un livre avançant des thèses tout à fait différentes, je suis toute disposée à le publier... » Certes. Mais pourquoi avoir légitimé dans cette collection de référence une thèse qui nourrit - même si Gouguenheim, s'en défend - le choc des civilisations ?
(citation empruntée à l'universitaire Rémi Brague, p. 167) ou encore, à l'emporte-pièce :

Thierry Leclère

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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 15:24

2 morts lors d'une violente manifestation à Mogadiscio

NOUVELOBS.COM | 05.05.2008 | 15:44

Lors d'une violente manifestation contre le prix élevé des denrées alimentaires, des soldats somaliens ont ouvert le feu et fait au moins deux morts dans la capitale.

Près du marché Bakara à Mogadiscio, le 5 mai 2008. (Reuters)

Près du marché Bakara à Mogadiscio, le 5 mai 2008. (Reuters)

Des soldats somaliens ont ouvert le feu et fait au moins deux morts lundi 5 mai à Mogadiscio lors d'une violente manifestation contre les prix élevés des denrées alimentaires, ont rapporté des témoins.
Un journaliste de l'Associated Press présent sur place avait un peu plus tôt déclaré que plusieurs personnes avaient été blessées dans cette émeute. Les émeutiers parmi lesquels se trouvaient des femmes et des enfants ont lancé des pierres, brisant les vitres des voitures et des autobus. Ils ont ensuite dirigé leur colère contre les commerçants, notamment sur le marché Bakara, le principal marché de la capitale.Des centaines d'échoppes et de restaurants du sud de Mogadiscio ont baissé leurs rideaux par crainte de dégâts et de pillages. (Avec AP)
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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 22:06
Camarade libéré
Article de Philippe Plassant paru dans le n° 1427 du Nouvel Economiste du 10 au 16
avril 2008
Après son éloge de Castro, André Gérin pourrait passer pour un archéo. Total quiproquo: en
réalité, le « coco » de Vénissieux a viré sa cuti stalinienne. A faire passer Besancenot pour un
rigolo.
Lorsque l'on se rend à un rendez-vous avec André Gerin, pour comprendre comment en 2008 ce député communiste a pu prendre sa plume pour adresser une lettre de félicitations à Fidel Castro sur le départ, on s'attend à se retrouver avec le dernier des Mohicans de l'assemblée. Impression renforcée au premier contact par la façon un brin soupçonneuse avec laquelle il dévisage son interlocuteur, comme pour cerner ses arrière pensées forcément malveillantes. Erreur: l'homme qui a à son actif sa réélection à la mairie de Vénissieux dès le premier tour (avec 53% des votants) est tout sauf un communiste primaire et affiche en réalité un positionnement sans complexe. «Ma lettre à Castro est un coup de sang. Je ne pouvais pas laisser sans répondre Bush, le président de Guatanamo, zone de total non-droit, critiquer Cuba. Ce régime n'est pas exempt de critiques, je me rends a la Havane au printemps pour me faire mon opinion.» Un camarade libéré.

Communiste et le « culte » du résultat

«D'abord je suis très fier d'avoir été pendant 21 ans ouvrier chez Berliet. J'y ai contracté le
virus de la politique aux côtés de la génération qui avait fait la Résistance et la
reconstruction et en même temps, c'est là que j'ai appris «l'obligation de résultat». Mes
camarades d'atelier me lançaient: « Si tu veux progresser, montre-nous ce que tu sais faire.»
Aujourd'hui, je tiens le même discours aux fonctionnaires de la ville. J'ai appris aux
techniciens les ratios économiques.
Pour-moi, un sou est un sou, qu'il soit public ou privé. Quand une entreprise de ma ville, une
PME ou un artisan, est capable d'apporter la même réponse technique moins chère, je prends le privé sans état d'âme car j'ai la responsabilité du bon usage de l'argent. J'ai appris surtout à défendre l'intérêt général, sans esprit de boutique, ni partisan », explique André Gerin. Ce n'est pas la seule entorse à la doxa du Parti. Il n'a pas hésité à ouvrir certains services publics le samedi et même, comble du comble, le dimanche "tout simplement pour mettre en adéquation les services avec les besoins et attentes de la population".
Innovation encore avec la création originale d'une ligne d'appel fonctionnant nuit et jour tout
au long de l'année - le TOP pour "office public de la tranquillité" De même fut-il pionnier
dans les délégations de quartier mises en place il y a près de 20 ans. Sa conviction: « Les
services publics comme on les concevait dans les années 70 doivent évoluer en fonction des
besoins. On ne peut plus être au four et au moulin. Ce que nous devons créer c'est avant tout
du lien social et de la citoyenneté. »
De beaux discours car le maire traîne derrière lui une réputation d'autoritarisme. "Je ne me
laisse pas marcher dessus, c'est évident. Mais je tiens le même discours à tout le monde. Et si mettre les devoirs au même niveau que les droits, si expliquer aux jeunes que ce n'est pas
parce qu'ils sont dans la «merde» qu'ils peuvent tout se permettre, alors oui je suis
autoritaire, mais je n'ai aucun problème là-dessus. La dissolution de l'autorité à tous les
étages de la société a été une catastrophe. Je suis pour que l'on remette la question des
limites et du respect au centre." André Gerin assume.

Pour un capitalisme des métiers

Un homme de gauche assumant un tel discours est déjà assez rare. Mais André Gerin réserve des surprises encore plus grandes quand il développe ses conceptions économiques et sociales. « Aujourd'hui, je considère que les capitaines d'industrie sont nos alliés. Sur
Vénissieux et autour de la ville, nous travaillons main dans la main avec les patrons de PME
et avec la chambre de commerce et d'industrie. J'ai des relations étroites avec le représentant du patronat Rhône-Alpes, avec l'UIMM, le conseil économique régional, la CGPME... des relations de travail. Sur la ZUP qui est une zone franche Juppé, une quarantaine de petites sociétés sont installées. C'est notre manière de remettre l'emploi au coeur de la cité. »
Le maire voit bien plus large et théorise: « Avec moi, quand on parle industrie il n'y a aucun
problème, ni blocage, ni a priori idéologique. Je défends un capitalisme des métiers, des
savoir-faire et des produits. Il y a des PME qui réussissent en France, des entreprises
industrielles capitalistiques que je suis prêt à défendre, car elles sont de ce point de vue
utiles. Je dis cela sans état d'âme. De même doit-on désormais raisonner bassin d'emploi et
plus forcément entreprise. Le discours de la gauche sur le partage de la richesse, c'est du blabla si on ne se demande pas d'abord comment la créer. Or la valeur ajoutée est dans
l'industrie. En moyenne, un salarié dans l'industrie crée 30% de plus de valeur ajoutée qu'un
employé dans les services ».
Comment mener ce combat? « A mes yeux, il ne peut être gagné qu'en associant les salariés,
en particulier les ingénieurs, cadres et techniciens, aux choix stratégiques. Aujourd'hui la
plupart des grandes sociétés sont dirigées par une poignée de quatre ou cinq managers et les cadres n'ont plus voix au chapitre. »
Une réinvention de l'utopie autogestionnaire? « Je ne jette pas le masque sur les problèmes.
Mais je pose la question de la finalité qui doit combiner résultats financiers et promotion des
hommes. »

Nécessaire révolution culturelle

"Je veux que le PC retrouve son identité et son originalité comme dans les années 30 ou 50,
lorsqu'il s'appuyait sur ce que l'on appelait l'aristocratie ouvrière. S'il ne renoue pas avec les
milieux populaires et le monde du travail, le PC est condamné. Après que bon nombre de nos
électeurs ont rejoint le FN - je fus l'un des premiers à admettre cette réalité taboue - je
constate aujourd'hui qu'ils désertent les urnes. Dans certaines villes populaires, le taux
d'abstention est de 50% et monte jusqu'à 60 voire 70%. C'est très inquiétant. Aujourd'hui
dans certains de ces quartiers, les petites bandes de mafia régnent. L'effet boomerang risque
un jour d'être terrible. Le PC s'en sortira - mais ce n'est pas gagné - s'il est capable d'aller à
la conquête des ingénieurs, cadres et techniciens, s'il est capable d'avoir un discours crédible
et sérieux et s'il ne cherche pas à leur expliquer comment il faut faire. Une place est à
prendre. Les cocos doivent virer leur cuti vis-à-vis du pouvoir. Il ne s'agit plus de tenir un
discours contestataire en permanence, il faut mettre les mains dans le cambouis. Ce n'est pas sale. Il faut faire des compromis avec la réalité, j'ose même dire que c'est ce qui est le plus intéressant. Il faut casser les modes anciens de pensée. Sur la question du pouvoir, le PC doit faire sa révolution culturelle. Moi je l'ai faite et j'assume.»

Depuis qu'il a déclaré sa candidature au poste de secrétaire général à la place de Marie-George Buffet, André Gerin est devenu l'homme quasi invisible dans les pages de l'Humanité.
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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 22:03

Entretien avec André GERIN - Reportage de réveil communiste


GERIN ANDRE Partie 1
envoyé par gillesquestiaux



ANDRE GERIN 2ème partie
envoyé par gillesquestiaux

Rencontre de camarades de Réveil communiste avec André GERIN membre du CN du PCF, Député maire de Vénissieux et candidat au poste de secrétaire national du PCF.

 

Astrée et moi sommes allées à Vénissieux pour une interview auprès d'André GERIN qui malgré un emploi du temps chargé a accepté de nous recevoir. Bien sûr, nous avions préalablement pris rendez-vous auprès de sa chargée de communication. C'était jeudi 10 avril, à 15 heures dans son bureau à la mairie de Vénissieux.

 

Nous proposons donc une vidéo en deux parties : la première d'une durée de 15 minutes et la seconde d'une durée de 13 minutes.

 

N'hésitez pas à réagir aux propos d'André GERIN. ll s'agit d'ouvrir le débat préparant le prochain congrès, sans tabou, avec créativité et audace. Nous continuons d'interroger nos camarades, d'entendre leurs propositions pour préserver et développer un parti communiste debout sur se deux pieds, qui utilise toutes ses cellules grises pour innover sans pour autant scier la branche sur lequel il est assis, un parti qui donne le désir de militer, qui soit fier d'être communiste.

 

Pasquale Noizet (12 avril 2008)

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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 21:58

Le rapport Silicani, négation d'une fonction publique républicaine


Anicet LEPORS


Vous êtes le "père "du statut , comment voyez-vous le livre blanc ?

Ce rapport s'inscrit dans une offensive amorcée de longue date pour remettre en cause le statut général des fonctionnaires élaboré entre 1981 et 1984 avec le concours des organisations syndicales de fonctionnaires et sur la base d'une concertation sans précédent, non seulement sur les principes mais aussi sur les projets de loi eux-mêmes. Je veux rappeler notamment la loi Galland du 13 juillet 1987 qui a réintroduit dans la fonction publique territoriale le système de la liste d'aptitude (« recus-collés »), remplacé les corps par des cadres d'emplois, encouragé le recours aux contractuels, développé les emplois fonctionnels, dénaturé le fonctionnement des organismes paritaires, etc. Puis il y a eu en 1990 la mise à l'écart progressive de la fonction publique de La Poste et de France Télécom, suivis de bien d'autres services ou établissements administratifs; le rapport Hoëffel de 1994 prolongeant la déstabilisation ; le rapport annuel du Conseil d'État de 2003 tentant une théorisation d'un autre modèle de fonction publique érigeant, par exemple, le contrat en « source autonome du droit de la fonction publique » ; la loi dite de « modernisation » de la fonction publique du 2 février 2007 tentant par diverses mesures de gommer l'interface entre la fonction publique et le privé ; la loi sur la « mobilité » actuellement en discussion au Parlement qui dans une grande confusion développe la précarité de l'emploi public et crée les condition d'un clientélisme étendu. Ces dernières initiatives peuvent être analysées comme des entreprises de déstabilisation avant la mise sur pied d'une tout autre fonction publique, alignée sur la conception libérale européenne dominante, copiée sur le modèle de l'entreprise privée. C'est ce qu'annonce Le livre blanc rédigé par Jean-Ludovic Silicani dernier avatar d'une offensive régressive pour ne pas dire réactionnaire.

On retrouve dans ce rapport tous les ingrédients d'une dénaturation de la fonction publique que nous avions élaborée en 1983-1984 en la fondant sur des principes républicains que j'ai maintes fois développés, notamment dans ces colonnes. Le principe d'égalité, par référence à l'article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, dont nous avons déduit que c'est par concours que l'on accède aux emplois publics. Le principe d'indépendance, séparant le grade de l'emploi, caractéristique du système dit « de la carrière » afin de soustraire le fonctionnaire à l'arbitraire administratif et aux pressions politiques ou financières. Le principe de la responsabilité, ayant sa source dans l'article 15 de la Déclaration des droits de 1789, et faisant du fonctionnaire un citoyen à part entière. C'est en vertu de ces principes que le fonctionnaire est, par nature, dans une position statutaire et non contractuelle. C'est dans cette conception qu'a été construite la fonction publique actuelle « à trois versants », affirmant à la fois l'unité et la diversité de la fonction publique. C'est l'ensemble de cette conception républicaine qui est remise en cause par le rapport Silicani.

Je relève tout d'abord que le livre blanc n'hésite pas à se prévaloir des turpitudes de ses commanditaires pour justifier les orientations proposées : développement anarchique des corps, maquis les primes, désordres indiciaires, suppression des correspondances entre fonctions publiques, etc. Ensuite, l'exemplarité de la gouvernance privée est promue contre toute réflexion approfondie sur l'articulation : intérêt général-service public-fonction publique, jusqu'au vocabulaire managérial puisé dans l'air du temps et un bavardage démagogique sur les valeurs sans portée concrète. Enfin, c'est une réduction du champ de l'intervention de l'État et des collectivités publiques qui est mise en perspective dans un but évident de réduction de la dépense publique et d'accentuation de l'austérité sociale.

Le fond du problème est que l'existence en France (c'est une exception) de 5,3 millions d'agents de la fonction publique et de plusieurs centaines de milliers de travailleurs sous statut des entreprises publiques (soit au total plus du quart de la population active), constitue un môle de résistance à la logique dévastatrice d' « une économie de marché ouverte où la concurrence est libre et non faussée », ce qui est jugé inadmissible par les autorités libérales qui ont fait de la concurrence et de la sélection leur credo.

Quelles critiques faites-vous aux principales orientations du livre blanc ?

Ces orientations sont directement inspirées du discours du Président de la République, Nicolas Sarkozy, à Nantes, le 19 Septembre 2007. Le rapport Silicani oppose le contrat au statut, le métier à la fonction, la performance individuelle à la recherche de l'efficacité sociale en contradiction frontale avec les principes que je viens d'évoquer.

* Le contrat opposé au statut - Je veux tout d'abord rappeler que les réformes proposées s'inscrivent dans un contexte de déréglementation et de privatisation beaucoup plus générale engagées depuis plusieurs années. Pourquoi le fonctionnaire a-t-il été placé par la loi vis-à-vis de l'administration dans une situation statutaire et réglementaire et non contractuelle ( art. 4 Titre 1er) ? et pourquoi les emplois permanents des collectivités publiques doivent-ils être occupés par des fonctionnaires (art. 3) ? Parce que le fonctionnaire est au service de l'intérêt général, responsable devant la nation, à l'inverse du salarié de l'entreprise privée lié à son employeur par un contrat qui fait la loi des parties (art. 1134 du Code Civil). Remettre en cause cette spécificité c'est déconnecter le fonctionnaire de l'intérêt général pour le renvoyer vers des intérêts particuliers, le sien ou celui de clients ou d'usagers.

Le choix à l'entrée entre le statut et un contrat de droit privé conclu de gré à gré, proposé par le livre blanc, tourne ainsi le dos au principe d'égalité. En réalité on voit clairement ce qui découle de l'alternative ainsi proposée : la mise en extinction voire la suppression du statut général par recrutement parallèle et de manière croissante de personnels contractuels, le cas échéant bénéficiant de conditions avantageuses ce qui conduira à élever leur proportion comme le mouvement en est d'ailleurs amorcé, jusqu'à ce qu'ils deviennent plus nombreux que les fonctionnaires eux-mêmes. Il y a des précédents : le pdg de La Poste Jean-Paul Bailly n'a-t-il pas annoncé (Le Figaro, 25 octobre 2007) qu'en 2012 il y aurait autant de salariés de droit privé que de fonctionnaires à La Poste ? Or on sait que le statut général qui n'écarte pas, par dérogation au principe, le recrutement de contractuels, en circonscrit strictement les motifs (art. 4 Titre II pour la fonction publique de l'État). Le rapport n'hésite pas, d'ailleurs, à évoquer l'hypothèse (pour l'écarter dans l'immédiat, bien sûr) d'un basculement de 4, 6 millions de fonctionnaires vers le contrat.

* Le métier opposé à la fonction - La façon dont on appréhende la notion de fonction publique dépend du niveau où l'on souhaite situer les activités qu'elle regroupe. Pour ma part je déclarais le 15 décembre 1983 : « Dans le système dit de la carrière, propre à la conception française, on ne sert pas l'État comme on sert une société privée. C'est une fonction sociale qui s'apparente aussi bien à la magistrature, au sens donné à ce mot dans l'ancienne Rome, qu'au service public moderne dans toute la gamme des technicités requises pour la mise en œuvre des fonctions collectives d'une société développée comme la société française ». On retiendra de cette quasi-définition du fonctionnaire, la référence de la fonction publique à une magistrature et sa conception globale : le système de la carrière considère des travailleurs collectifs dont l'activité est nécessairement gérée sur l'ensemble d'une vie professionnelle.

Aujourd'hui, le rapport Silicani propose le métier comme concept de référence. C'est celui du secteur privé et assez largement celui de la fonction publique territoriale avant la réforme de 1983-84. Je ne considère pas la notion de métier comme péjorative dans la fonction publique ; elle peut avoir une utilité pour analyser les fonctions, et synthétiser un ensemble d'activités élémentaires, mais son usage n'est pas neutre selon qu'il s'agit d'activités régies par le marché ou relevant d'une fonction publique. Dans le premier cas c'est la donnée de base des activités participant à la production de biens ou de services. Dans le second cas c'est l'éclatement des fonctions en composantes parcellaires qui ne peuvent prendre sens que par rapport aux fonctions publiques intégrées, elles-mêmes ordonnées par rapport à l'intérêt général. Ainsi la substitution du concept de métier à celui de fonction vise à rien moins que de substituer la logique du marché à celle du service public, une fonction publique d'emploi à une fonction publique de carrière. Elle est accordée à la substitution du contrat à la loi, du contrat au statut. Elle touche donc au cœur la conception française de fonction publique en remettant en cause le principe d'indépendance.

* L'individualisation de la performance opposée à la recherche de l'efficacité sociale - Dans le rapport, le mérite est avancé pour mettre en accusation les pratiques actuelles. Personne n'a jamais contesté que le mérite doive être pris en considération pour rémunérer les fonctionnaires. On ne trouvera aucune déclaration de ma part prônant un égalitarisme généralisé ; j'ai toujours affirmé le contraire, c'est-à-dire que le fonctionnaire qui travaille mal ne doit pas être rémunéré comme celui qui travaille bien. Le statut le permet, ce qui manque c'est le courage. En réalité, l'évocation du mérite et le thème de l'individualisation des rémunérations recouvre une remise en cause de l'ensemble des caractéristiques de la conception française de la fonction publique.

D'abord la notion de corps, c'est-à-dire de ces ensembles fonctionnels, regroupant le cas échéant plusieurs métiers dans une structure hiérarchique, organisés pour assumer certaines fonctions publiques spécifiques participant de fonctions publiques plus globales. On en critique le nombre en avançant des chiffres fantaisistes. Selon la DGAFP il n'y a aujourd'hui que 300 à 500 corps et il ne faut jamais perdre de vue que 2 % des corps regroupent 70 % des fonctionnaires. Si la pratique n'est pas satisfaisante, les possibilités statutaires de mobilité existent par la voie du détachement, de la mise à disposition et ce n'est pas ceux qui, par la loi Galland du 13 juillet 1987 ont supprimé la comparabilité entre la fonction publique de l'État et la fonction publique territoriale de se plaindre du défaut de mobilité, pas davantage ceux qui ont pratiqué d'année en année le gel indiciaire pour critiquer ensuite la rigidité des carrières.

Ensuite, les modalités de rémunérations. J'ai connu le temps où des négociations salariales actives bien que conflictuelles avaient lieu chaque année. Elles ont disparu et le système a été profondément dénaturé par la confusion sciemment entretenue entre les différentes composantes de la rémunération : rémunération indiciaire, GVT, primes, bonifications, etc. Le rapport préconise de pousser plus loi la confusion par l'individualisation, vraisemblablement sur le modèle que suggérait le rapport 2003 du Conseil d'État (p.360) : une rémunération en trois parties dépendant respectivement : de l'indice, de la fonction, de la performance. La part discrétionnaire pourrait dans ces conditions croître considérablement, en dehors de tout contrôle.

Enfin, cette atomisation salariale, s'ajoutant l'atomisation fonctionnelle et contractuelle, m'apparaît dangereuse en tant qu'elle isole le fonctionnaire des travailleurs collectifs auxquels il appartient dans l'organisation statutaire. Elle le rend par là plus vulnérable dans un contexte qui tendra à devenir plus clientéliste, plus sensible aux pressions administratives, politiques ou économiques. C'est au bout du compte l'intégrité de la fonction publique qui risque d'être mise en cause, le principe de responsabilité et, au-delà, la pleine citoyenneté du fonctionnaire.

Ne fallait-t-il pas réformer pour répondre aux besoins de l'administration ?

Bien sûr, mais dans quel sens ? Là est la question. Le statut général des fonctionnaires, si important soit-il, et si fondée soit notre attachement à la conception française de la fonction publique et à l'école française du service public, n'est pas un texte sacré, il est l'œuvre des citoyennes et des citoyens de notre pays ; c'est un produit de notre histoire. Par ailleurs, un texte qui ne s'adapterait pas constamment pour tenir compte de l'évolution des besoins de la société, des progrès technologiques, de la multiplication des interdépendances nationales et mondiales se scléroserait. D'ailleurs, il y a peu de textes de l'ampleur du statut général qui aient autant changé, en bien ou en mal, sur une si longue période. Il faut donc s'interroger constamment sur les réformes nécessaires, mais dans le respect de nos traditions démocratiques et la volonté de les promouvoir dans les temps nouveaux.

Les chantiers ne manquent pas. Citons à titre indicatif : la remise en ordre des classements indiciaires et statutaires ; une gestion prévisionnelle des effectifs et des compétence (en lieu et place de cet aveugle non remplacement de la moitié des départs en retraite) ; la mise en œuvre de la double carrière (sur la base, par exemple, du rapport de Serge Vallemont) ce qui nécessiterait une politique de formation sans commune mesure avec ce qui existe ou ce qui est envisagé ; la révision des conditions d'affectation, de détachement et plus généralement de mobilité ; l'amélioration de l'égal accès des femmes et des hommes aux emplois supérieurs de la fonction publique ; la résorption de la précarité et la titularisation des contractuels indûment recrutés sur des emplois permanents ; l'instauration de modalités sérieuses de négociation et de dialogue social ; le développement de l'évaluation des politiques publiques, etc.

On peut encore relever que ce rapport s'inscrit dans un contexte plus général d'abandon aux lois du marché de la régulation des politiques publiques. La rationalité tend à être chassée de la conduite de ces politiques finalisées par l'intérêt général. C'est ainsi que, là aussi sous couvert de modernisation, le Conseil de modernisation des politiques publiques qui s'est tenu le 12 décembre 2007 a, parmi les 96 mesures de réforme de l'État qu'il a retenues, prévu : la suppression du Haut conseil du secteur public, du Comité d'enquête sur les coûts et les rendements des services publics, du Conseil national de l'évaluation, du Haut Conseil à la coopération internationale, de huit des neuf centres interministériels de renseignements administratifs (CIRA) ; le transfert de la direction générale de l'administration et de la fonction publique au ministère du Budget. Ces suppressions venant après l'intégration de la direction de la Prévision dans la Direction générale du Trésor et de la politique économique et surtout l'emblématique disparition du Commissariat général du Plan créé au lendemain de la Libération. Le nouveau Conseil tenu le 4 avril a, par 166 mesures disparates, mis l'accent, en dehors de toute problématique d'efficacité sociale et de service public, sur la réduction de la dépense publique recherchée à travers le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ; l'autre moitié provenant de la révision des politiques d'intervention concernant notamment le logement, l'emploi, la formation professionnelle, la santé et la sécurité.

Dans ces conditions, que restera-t-il du statut ?

Je ne suis évidemment pas en mesure de le dire, mais il n'y a aucune fatalité en la matière. Je pense même qu'il y a de bonnes raisons de prévoir que l'offensive libérale actuelle peut être mise en échec.

Parce que notre monde est celui d'une prise de conscience de l'unité de destin du genre humain en raison de la finitude de la planète. L'exigence montera de mises en commun des ressources du sol et du sous-sol, du développement des relations et des solidarités entre les hommes, de l'émergence de valeurs universelles. Le XXI° siècle pourrait, dans ces conditions, être « l'âge d'or » des services publics et la France serait en mesure de lui apporter une contribution éminente, notamment dans le domaine de la fonction publique. La mondialisation n'est pas seulement celle du capital. Ce n'est pas sans ridicule que le rapport Silicani tente de récupérer au service de sa mauvaise cause, un philosophe comme Marcel Gauchet dont l'enseignement n'a absolument rien à voir avec l'idéologie managériale du livre blanc.

Les fonctionnaires, qui subissent depuis tant d'années une politique de régression de leur pouvoir d'achat, de réduction des effectifs, de dégradations de leurs conditions matérielles et morales de travail, sont partagés entre la résignation et la révolte. Mais ils disposent aussi, traditionnellement, d'organisations syndicales compétentes et influentes, même si le mouvement syndical des fonctionnaires subit, comme l'ensemble de la société, une perte de repères qui ne favorise pas l'action. Quoi qu'il en soit, il y a dans les fonctions publiques un potentiel de refus des dérives mercantiles qui reste disponible pour contester les réformes que le gouvernement actuel entend traduire en projet de loi pour 2009. Les fonctionnaires ont en main leur destin et leur responsabilité dépasse largement le cadre de la fonction publique.

Et puis, il y a dans la société française une conception de l'intérêt général qui ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers, mais constitue une catégorie éminente ; qui correspond à un attachement profond au service public et à ses principes (égalité, continuité, adaptabilité) fondés sur une distinction franche public-privé. Face à la remise en cause de ce patrimoine par des opérations telles que le rapport Silicani, il importe que se lèvent dans l'opinion publique toutes les voix qui refusent la régression promise. Tel est le sens de l'appel « Le service public est une richesse » récemment lancé par une soixantaine de personnalités parmi lesquelles, des syndicalistes, des dirigeants d'associations, des élus, des hauts fonctionnaires, d'anciens ministres et des dirigeants de services ou d'entreprises publiques, des responsables de la culture (1), etc.

Tant il est vrai qu'il n'y a que les batailles que l'on ne mène pas que l'on est sûr de perdre.

 

(1) http://www.service-public-notre-richesse.fr

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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 21:56


Article 36. Pouvoir législatif. « Tout pouvoir législatif et autorité réside dans l'Assemblée tibétaine. Les décisions de celles-ci requièrent l'approbation de Sa Sainteté le Dalaï Lama pour devenir des lois »
Article 19. Pouvoir exécutif  «
Le pouvoir exécutif de l'administration tibétaine sont dévolus à Sa Sainteté le Dalaï Lama, et doit être exercé par lui, soit directement ou par l'intermédiaire d'officiers qui lui sont subordonnés, conformément aux dispositions de la présente Charte. En particulier, Sa Sainteté le Dalaï Lama est habilité à exécuter les pouvoirs ci-en tant que chef de la direction du peuple tibétain :
(a) approuver et promulguer les projets de loi et des règlements prescrits par l'Assemblée tibétaine;
(b) promulguer des lois et ordonnances qui ont force de loi.
(c) conférer les honneurs et les brevets de mérite;
(d) convoquer, ajourner, reporter et prolonger l'Assemblée tibétaine;
(e) envoyer des messages et adresses à l'Assemblée tibétaine chaque fois que nécessaire;
(f) suspendre ou dissoudre l'Assemblée tibétaine;
(g) dissoudre le Kashag (gouvernement) ou destituer un Kalon (ministre).
(h) décréter l'urgence et convoquer des réunions spéciales de grande importance.
j) autoriser les référendums dans les cas impliquant des grandes questions en suspens conformément à la présente charte

Source : « tibet.com »

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