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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 21:28
(JPEG) Jean Ziegler est rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation. Ce sociologue suisse est l'auteur de L'empire de la honte (Livre de poche, 2008). Le 14 avril 2008, il répond aux questions sur les émeutes de la faim.

Les « émeutes de la faim » sont-elles un facteur d'instabilité planétaire ?

Oui, parce qu'elles ne sont pas conjoncturelles, mais structurelles. Elles ne sont pas directement liées à des phénomènes climatiques (sécheresse en Australie) ou de développement (nouvelles classes consommatrices en Inde ou en Chine). Quand le prix du riz flambe de 52% en deux mois, celui des céréales de 84% en quatre mois, et quand le prix du fret explose avec celui du pétrole,

on précipite 2 milliards de personnes sous le seuil de pauvreté.

Quelles peuvent être les conséquences ?

On en voit les prémices aujourd'hui, avec les champs de riz gardés par l'armée en Thaïlande, la bataille pour le pain en Egypte, les morts par balles à Haïti. On va vers une très longue période d'émeutes, de conflits, des vagues de déstabilisation régionale incontrôlable, marquée au fer rouge du désespoir des populations les plus vulnérables. Avant la flambée des prix déjà, un enfant de moins de 10 ans mourait toutes les 5 secondes, 854 millions de personnes étaient gravement sous-alimentées !

C'est une hécatombe annoncée.

Les ménages consacrent de 10 à 20% de leur budget dans l'alimentation en Occident, et de 60 à 90 % dans les pays les plus pauvres : c'est une question de survie.

Où sont les responsabilités ?

Principalement dans l'indifférence des maîtres du monde, pays riches ou grands émergents. Les opinions publiques s'offusquent-elles de la famine dans le nord de l'Inde, comme il y a deux ans, ou des populations du Darfour ? Quand on lance, aux Etats-Unis, grâce à 6 milliards de subventions, une politique de biocarburant qui draine 138 millions de tonnes de maïs hors du marché alimentaire,

on jette les bases d'un crime contre l'humanité pour sa propre soif de carburant...

On peut comprendre le souhait du gouvernement Bush de se libérer de l'emprise des énergies fossiles importées, mais c'est déstabilisant pour le reste du monde. Et quand l'Union européenne décide de faire passer la part des biocarburants à 10 % en 2020, elle reporte le fardeau sur les petites paysanneries africaines...

Les biocarburants ne sont pas seuls responsables ?

Les pays les plus pauvres paient leur quittance au FMI. Malgré les allégements de dette, 122 pays avaient une ardoise de 2 100 milliards de dollars de dettes cumulées en 2007. Les plans d'ajustement structurels du FMI imposent toujours des plantations d'exportation qui doivent servir à produire des devises et permettre aux pays du Sud de payer les intérêts de la dette aux banques du Nord. Ajoutez à cela les subventions agricoles à l'exportation qui laminent les marchés agricoles locaux, et vous arrivez à une situation explosive. »

C.LO.

Source : Libération

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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 19:07

ça va mieux quand on le dit !

NOUVELOBS.COM | 29.04.2008 | 17:44 Réagissez à l'article

L'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, qui a remis un rapport au gouvernement, note que les difficultés des plus pauvres se sont accrues entre 2002 et 2005 tandis que les revenus des ménages les plus riches n'ont cessé d'augmenter.

(Reuters)

(Reuters)

Des pauvres de plus en plus pauvres et des riches de plus en plus riches. C'est l'un des constats dressés par l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale dans un rapport remis mardi 29 avril au gouvernement. L'ONPES note en effet qu'entre 2002 et 2005 les difficultés des plus pauvres se sont accrues tandis que les revenus des ménages les plus riches n'ont cessé d'augmenter.
Le rapport note également que la baisse du chômage s'est accompagnée d'une hausse du nombre de travailleurs pauvres et du nombre de demandeurs d'emploi non indemnisés.
"En 2005, une personne pauvre sur deux avait un niveau de vie inférieur à 669 euros par mois", pour un seuil de pauvreté fixé à 817 euros, selon ce rapport remis à la ministre du Logement Christine Boutin et au Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté Martin Hirsch.

Forte hausse des revenus de patrimoine


Selon l'ONPES, l'indicateur d'intensité de la pauvreté (c'est-à-dire le revenu moyen des personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté) n'avait cessé de baisser entre 1996 et 2002, "associé à une conjoncture favorable (...) traduisant une certaine amélioration de la situation des ménages pauvres".
Mais depuis 2002, "l'évolution s'est inversée, avec une augmentation continue de 16,3% en 2002 à 18,2% en 2005". Résultat, "les inégalités ont fortement augmenté entre les très hauts revenus (...) et le reste de la population".
Calculé sur sept ans (1998-2005), le revenu des personnes disposant de plus de 201.423 euros par an a enregistré une augmentation de 19,4%. "Cette évolution", relève le rapport, "est encore plus nette lorsqu'on considère le revenu réel des 0,01% de foyers les plus riches: entre 1998 et 2005, il a augmenté de 42,6% contre une augmentation de 4,6% pour les 90% de foyers les moins riches".
Selon l'ONPES, "cette divergence s'explique par la forte croissance des revenus du patrimoine (+31% en huit ans pour les capitaux mobiliers), qui composent une part importante des revenus les plus élevés, mais aussi par une croissance plus forte qu'auparavant des inégalités de salaire". Sur cette période, les salaires les plus élevés ont en effet connu une progression de 14%, contre 4% pour les salaires les plus bas.

"6 demandeurs d'emploi sur 10 indemnisés"


Par ailleurs, l'ONPES souligne que "le taux de demandeurs d'emploi non indemnisés augmente dans un contexte de baisse des demandeurs d'emploi". "Ce taux connaît une augmentation marquée de 2,6 points au cours de la période récente (de 37,7% en 2004 à 40,3% en 2006), dans un contexte global de baisse du nombre de demandeurs d'emploi et de développement de l'emploi précaire".
"Seuls six demandeurs d'emploi sur dix sont indemnisés", souligne l'Observatoire. "Parmi eux, la part des bénéficiaires du régime d'assurance-chômage géré par l'Unedic a diminué. Les réformes intervenues en 2004 et 2006 ont en effet restreint les conditions d'accès et limité les durées d'indemnisation".
L'ONPES relève également une hausse du nombre de travailleurs pauvres dans une fourchette de 30.000 à 100.000 personnes entre 2004 et 2005.
"La grande majorité d'entre eux (78%) occupent un emploi toute l'année. Toutefois, 21% d'entre eux occupent principalement un emploi à temps partiel", précise le rapport selon lequel "ce n'est le cas que pour 14% de l'ensemble des travailleurs".
Concernant leur salaire, "les travailleurs pauvres ont perçu 775 euros par mois en 2005 au titre de leur activité, soit environ la moitié des revenus d'activité moyens de l'ensemble des travailleurs". (avec AP)
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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 19:00
transmis par Danielle Bleitrach

Le Président de Reporters sans frontières et le sénateur de l'Essonne sont à couteaux tirés depuis que Jean-Luc Mélenchon a accusé RSF d'être à la solde des Etats-Unis. Taxé de «petit politicien franchouillard», «ami de la Chine», Mélenchon répond.

Rien ne va plus entre Robert Ménard et Jean-Luc Mélenchon (si tant est que les choses allaient mieux avant). Depuis lundi, on sent une nette détérioration de leurs rapports : dans un entretien à Lepost, Robert Ménard a réglé quelques comptes, notamment vis à vis du sénateur de l'Essonne qui accuse son organisation d'être à la solde des Etats-Unis. Et Jean-Luc Mélenchon.... répond ici.

Marianne2.fr : Robert Ménard vous taxe de «petit politicien franchouillard».

Jean-Luc Mélenchon : Robert Ménard perd son sang-froid. Je mesure un mètre soixante-quinze, pourquo «petit» ? Pourquoi «politicien» et surtout pourquoi «franchouillard» ? Si cela signifie que j'aime mon pays, c'est acquis. Mais je me suis un peu aéré : j'ai traversé trente-deux fois l'Atlantique, visité neuf pays d'Amérique latine, dix pays d'Afrique, j'ai été trois fois en Chine, dans l'ex-URSS, en Russie, dans une dizaine de pays d'Europe... Or, moi, je ne voyage pas grâce à l'argent des subventions mais avec mon argent personnel. Et comme je ne passe pas mon temps dans les cocktails mondains ou au bar des hôtels chics, je suis capable de distinguer le régime vénézuélien - qui a remporté sept élections démocratiques - du régime chinois. Monsieur Ménard n'a pas l'air capable de faire cette distinction, et c'est bien son problème : il ne fait pas la différence entre le rose, le rouge et le blanc. et je ne parle pas de son Martini-rondelle. Le monsieur a les nerfs parce que sa cape d'invisibilité est cassée. Alors il se montre tel qu'il est. «Je suis autoritaire. Je ne sais pas discuter et j'aime décider seul» a-t-il déclaré au journal Le Monde (21 janvier 2005) Et il s'en vante !

Vous avez pris une position peu ocuménique sur le Tibet. Etes-vous un «ami de la Chine» ?

J-L M.Oui, j'aime la Chine. Pour ses trois mille ans d'histoire. Et je refuse de payer la cotisation préalable de critique du gouvernement chinois qu'on me demande pour avoir le droit de dire que je suis contre l'amputation du quart de son territoire et le déplacement de plusieurs dizaines de millions de personnes comme le souhaite le Dalaï-Lama. De plus, je défends la laïcité partout et pour tous. Je refuse le mélange du religieux et du politique. Or ceux qui réclament l'indépendance du Tibet (sous couvert de ne réclamer que son autonomie) sont des religieux. Ce n'est donc pas parce que j'ai un rapport critique au parti communiste de la Chine que je vais m'avaler le Dalaï-lama et sa théocratie. Ce n'est pas parce qu'on était contre la dictature du Shah d'Iran qu'on devait obligatoirement être pour Khomeiny ! Les élus qui partent en croisade pour le Tibet, tels Lionnel Luca, sont viscéralement anti-communistes. Eh bien, moi je n'ai pas peur de dire, s'il faut choisir, que je préférais Babrak Karmal (chef du Parti communiste puis président d'Afghanistan en 1965, ndlr) aux Talibans et à Al Qaeda.

Robert Ménard vous accuse d'être «fasciné par les régimes autoritaires»...

J-L M : Il est mal renseigné : j'ai participé à toutes les luttes pour la démocratie dans les pays de l'Est à une époque où c'était fort peu confortable, et à beaucoup en Amérique latine. Je subis aujourd'hui les foudres du régime iranien. Mais Monsieur Ménard est hors de ses gonds : dans la même interview, il dit aussi qu'Eric Zemmour fait du «journalisme à la Wikipédia». Il y a une dimension mégalo chez cet homme. D'où tire-t-il son autorité professionnelle pour donner des leçons de journalisme à Zemmour ? De sa préparation approfondie en journalisme, acquise lors de son passé professionnel d'apiculteur, d'assureur et de manouvre, ou de son bref passage à Radio France Hérault, d'où il s'est catapulté dans RSF? De sa capacité à avoir fait partir Rony Brauman et Jean-Claude Guillebaud, fondateurs de cette association ? De quel genre d'éthique peut-il se réclamer, lui qui a refusé de suivre ces fondateurs dans la critique de l'information spectacle «parce que ce faisant nous risquons de mécontenter certains journalistes, de nous mettre à dos les grands patrons de presse et de braquer le pouvoir économique ; alors que pour nous médiatiser nous avons besoin de la complicité des journalistes du soutien des patrons de presse et de l'argent du pouvoir économique» (je cite son livre : Ces journalistes que l'on veut faire taire, Albin Michel)

Vous avez dit que «RSF est une organisation alignée sur les combats du gouvernement des Etats-Unis d'Amérique». Vous maintenez ces accusations ?

J-L M :Tout à fait. Ménard et RSF ne défendent pas «les journaliste dans le monde», ils défendent les journalistes sur un certain nombre de cibles. Il faut lire le livre de Maxime Vivas, La Face cachée de Reporters sans Frontières - De la CIA aux Faucons du pentagone (Aden éditions) : RSF accompagne les journalistes sur le terrain médiatique des Etats-Unis d'Amérique. Ménard ment quand il dit qu'il défend la liberté «partout et de la même façon». Pour comprendre qui Ménard veut mordre il faut regarder à l'autre bout de la laisse qu'il a autour cou.


Mardi 29 Avril 2008 - 09:48
Anna Borrel
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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 14:54

Jean-Pierre Elkabbach est mort




Le journaliste français s'est éteint ce matin dans sa résidence parisienne dans des circonstances mystérieuses.

Son parcours exceptionnel de journaliste, qui l'a mené de l'ORTF à Antenne 2, en passant par la direction de France Télévisons puis celle d'Europe 1, restera marqué par son goût pour la liberté et sa lutte constante contre l'idéologie socialiste.

Au-delà de ces interviews virulentes de cette vieille raclure stalinienne de Georges Marchais ("Taisez-vous Elkabbach !"), son premier coup d'éclat sera sa démission d'Antenne 2 après l'arrivée au pouvoir de François Mitterand. Un acte de courage politique, qui marquait son indépendance d'esprit. Une liberté de penser qui l'avait poussé en tant que directeur de l'information d'Antenne 2 en octobre 1979, à censurer Claude Sérillon qui tenait absolument à évoquer l'anecdotique affaire des diamants de Bokassa.
Cet être épris de liberté n'avait pas hésiter à commenter le couronnement de ce même Bokassa Ier en Centrafrique en Décembre 1977.

Son passage à la présidence de France Télévisions va permettre à Jean-Pierre Elkabbach de moderniser le service public et d'appliquer dans le secteur de l'audiovisuel un principe fondateur de la politique libérale qu'il défendit toute sa vie. A savoir l'enrichissement de quelques-uns par les fonds publics. Ainsi, le service public va contribuer à promouvoir le système des animateurs producteurs, en aidant de jeunes talents (Nagui, Delarue, Arthur) à monter leurs boîtes de production et en achetant au prix fort les programmes (de qualité) qu'ils produisaient. Cette externalisation de la production ne sera pas du goût de ce petit milieu gangréné par la canaille marxiste, et notre héros se verra contraint de quitter son poste. France Télévisions venait de rater le tournant du 20ème siècle.

Heureusement sa gestion sobre des fonds publics lui permettra de retrouver un poste de président de la chaîne Public Sénat.

Depuis 2005, Jean-Pierre Elkabbach était le président d'Europe 1. Il avait continué son combat pour la liberté (il avait notamment demandé conseil à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, pour le recrutement d'un journaliste) en faisant de l'antenne d'Europe 1 une plate-forme de lutte pour la conquête du pouvoir par son ami Nicolas Sarkozy. Et le 6 Mai 2007, le triomphe du nouveau président était un peu le sien.


J.P Elkabbach maîtrisait parfaitement l'art de l'interview politique



La fin de sa carrière sera marquée par sa lutte contre internet et plus particulièrement la propagation de fausses nouvelles et la manque de déontologie sur la toile. Il venait d'annoncer la création d'un comité d'éthique au sein de sa station. Certains racontent qu'il en est mort....de rire.


Publié par Monsieur Bernard à 00:27:00

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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 14:52

Des mandats d'arrêt contre des membres de la famille du président Ben Ali

Justice / mardi 29 avril par Xavier Monnier 
Voilà un sujet de discussion que Nicolas Sarkozy, en visite d'État en Tunisie, pourrait aborder avec le président Ben Ali. Deux neveux de la Première dame tunisienne font en effet l'objet de mandats d'arrêts lancés par la France. Plusieurs yachts appartenant à des huiles françaises avaient été chapardés par cette jeunesse dorée de Tunis...

En visite officielle durant trois jours à Tunis, Nicolas Sarkozy aura tout loisir de découvrir les délices du royaume du jasmin. Une petite croisière en yacht, façon séjour offert par Bolloré, aurait pu être une idée, histoire de sceller un peu plus l'amitié franco-tunisienne.

Malheureusement, la famille régnante en Tunisie ne dispose plus d'aucun rafiot de luxe pour transporter l'auguste personnage présidentiel. En mai 2006, pourtant, un superbe monstre marin a mouillé dans les eaux de Sidi Bou Saïd, le petit port de plaisance où se repait la Tunisie aisée. A son bord, un capitaine de choix, Imed Trabelsi en personne, le neveu préféré de Leila Ben Ali Trabelsi, la gourmande Première dame du pays. Le jet-setteur du clan Trabelsi était tout fiérot de parader sur le pont de son Beru Ma V58 Princess, dont la valeur estimée dépasse le million d'euros. D'autant que le bateau était devenu l'attraction majeure du port, une étape obligée des sorties familiales.

JPG - 39.1 ko Ben Ali et la justice © Khalid

Le singulier trajet du « Beruma »

Las, trois fois las, le joujou lui a été vite confisqué. Dès le 26 mai 2006 de méchants scellés ont été posés sur le navire ; ordre de la justice française. Avant que celui-ci ne soit rapatrié vers la France... pour le plus grand désespoir d'Imed, qui avait fait la promesse de brûler le bateau plutôt que de la voir s'éloigner la prunelle de ses yeux. Promesse d'amoureux épris d'un bien qui n'est pas le sien.

Le « Beruma » a en effet suivi un singulier trajet avant de se retrouver entre les mains de l'ami Imed, trajet sur lequel se sont largement penchés les gendarmes toulonnais et corse, saisis d'une plainte pour « vol en bande organisée, vol, faux administratif, faux et usage de faux », par... le vrai propriétaire du bateau, Bruno Roger, l'éminent patron de la banque d'affaire Lazard frères.

Comme l'avait déjà raconté Bakchich, le sieur Roger a eu le déplaisir d'apprendre que son bateau avait disparu du port de Bonifacio, où il mouillait, le 5 mai 2006. Moins de 8 jours plus tard, à en croire les documents que Bakchich a pu consulter, les pandores se mettent en action. En parallèle, la boite d'assurances Generali, assureur du bateau, lance également l'un de ses limiers dans le sillage du Beruma.

Du travail fort efficace. Fin mai 2006, le bateau est donc repéré en Tunis et rapatrié. Et dès le 10 septembre suivant, l'enquête sinon bouclée, du moins sa trame bien dessinée.

Les chapardeurs en profitent pour falsifier les papiers du bateau

Après avoir été dérobé du côté de la Corse, le rafiot s'en est allé faire escale en Sardaigne et plus précisément à Cagliari où suite « à une panne, il séjourne plusieurs jours ». Escale fort opportune puisque les chapardeurs en profitent pour falsifier les papiers du bateau. Puis le navire « sera découvert à Sidi Bousaïd par la société d'assurances Generali », reconnaissent les pandores. Eux s'évertuent à remonter la chaîne de « commande ».

Au sommet, donc le gentil Imed Trabelsi. Dans le rôle de l'intermédiaire avec les monte-en-l'air maritimes, un certain Azzedine Kelaiaia, qui est interpellé le 6 septembre 2006. Et dans le rôle des petits mains chargées d'exécuter le fric-frac et d'acheminer le bateau, trois associés d'une société varoise, Nautis Mer, en liquidation judiciaire. « Ces difficultés financières expliquent sans doute les motivations des uns et des autres à participer au vol », notent, presque compréhensifs, les gendarmes. Les trois loustics, Cédric Sermand, Olivier Buffe et Xavier Rico, sont eux interpellés le 5 septembre 2006.

Un autre neveu avait passé commande

Et ce ne sont pas un mais trois chapardages qu'ils confirment alors aux enquêteurs. Avant le « Beruma », le « Blue Dolphin IV » dérobé en janvier 2006 à Cannes et le « Sando », exfiltré du Lavandou dans le Var en décembre 2005 sont allés se balader du côté de la Tunisie. Une commande d'un autre neveu de Leila Trabelsi, la Première dame tunisienne, le plus méconnu Moaz.

Un amour des navires qui a sans doute excité la jalousie d'Imed. Voire blessé son ego de jet-setter sans yacht. Au moins désormais les deux garçons sont à égalité : tous deux visés par un mandat d'arrêt international émis depuis le 3 mai 2007 par la justice française.

Sans effet jusque là. Peut-être Nicolas Sarkozy pensera-t-il à glisser un mot à Ben Ali sur le sujet... D'autant que comme l'a révélé Mediapart, le ministre de l'Intérieur Sarkozy Nicolas, avait multiplié les coups de fils vers la Tunisie pour retrouver le bateau à ce moment-là.

Pour relire le dossier concocté par Bakchich à propos de la visite d'État de Nicolas Sarkozy en Tunisie :

Tunisie : Nicolas Sarkozy au royaume d'Ubu Alors que Nicolas Sarkozy déclarait dimanche qu'il se rendait en Tunisie, afin d'exprimer son « estime » et son « soutien » à son homologue tunisien, « Bakchich » a enquêté sur ce pays gangrené par une corruption généralisée et totalement verrouillé, sur (...)
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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 10:01
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                            TRAVAILLEURS DE TOUS LES PAYS UNISSEZ-VOUS

En 1884, le 4ème Congrès syndical des Travailleurs américains qui se tenait à Chicago et qui comprenait les principaux syndicats des Etats-Unis a décidé qu'à partir du Premier Mai 1886, la journée normale de travail serait de 8 heures. Le Premier Mai 1886, 5.000 grèves éclatent avec une participation de 340.000 grévistes.

La combativité du prolétariat américain est particulièrement élevée  à Chicago, mais, souvent teintée d'anarchisme. Face à ce prolétariat, un patronat de combat. Les industriels, inquiets de la puissance du mouvement ouvrier usent de la force et de la provocation en lock-outant des travailleurs remplacés par des "jaunes".

Le 3 mai, près de 8.000 grévistes venus conspuer les "jaunes" à la sortie de l'usine Mac Cormick sont accueillis par des coups de feu. 6 morts, 50 blessés.

Un grand meeting de protestation est organisé, auquel va répondre une provocation : une bombe est lancée sur les policiers qui s'apprêtaient à disperser par la force 1500 manifestants grévistes. La police ouvre aussitôt le feu sur la foule, faisant de nombreuses victimes dont on ne connaîtra jamais le chiffre exact.

Les dirigeants ouvriers locaux sont arrêtés. Un simulacre de procès et 8 ouvriers sont pendus. Le Premier Mai est né. C'est une date historique. Le prolétariat se mettra en mouvement le même jour, sur tout le globe. C'est la mise en action du mot d'ordre lancé par Marx et Engels.
                
                        "PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS UNISSEZ-VOUS"

Le Premier Mai 1890 jouera un rôle essentiel dans l'histoire du mouvement ouvrier international. En France, la seule préparation du Premier Mai provoque un vent de panique dans la bourgeoisie.

Le gouvernement ignorant volontairement le caractère pacifique donné à la manifestation, se prépare comme s'il allait avoir à écraser une insurrection.

Malgré ce message d'intimidation, malgré la trahison des éléments opportunistes, la manifestation se déroule avec succès dans près de 150 villes. Et dans le monde, partout où le prolétariat est déjà concentré et organisé, le Premier Mai est marqué par des grèves, des manifestations. Jules Guesde a salué l'entrée en ligne, le même jour, avec les mêmes revendications, de 2 millions de travailleurs de tous les pays, se proclamant frères par dessus les frontières et frères d'armes dans la guerre à mort déclarée à la société capitaliste épouvantée. 

Le succès de cette manifestation du Premier Mai 1890 a posé la question de son renouvellement en 1891. Plusieurs congrès ouvriers de la planète se sont prononcés en ce sens. 

En février 1891, le Parti Ouvrier Français et la Fédération Nationale des Syndicats lancent un manifeste commun. Cette mobilisation prolétarienne entraîne une nouvelle grande peur de la bourgeoisie.  Le gouvernement met en état de siège les centres industriels, en mobilisant gendarmes, policiers et armée. Constans, ministre de l'Intérieur, entend justifier sa réputation d'homme à poigne : après s'être posé en sauveur de la République bourgeoise face au boulangisme, il voudrait apparaître comme le triomphateur du péril rouge. Effectivement, tous les incidents que le Premier Mai 1891 connaîtra sont dûs à la répression plus ou moins brutale des forces dites de l'ordre : à Roanne, Charleville, le Communard Jean-Baptiste Clément, l'auteur du Temps des Cerises, est condamné à deux ans de prison. 

Le couronnement de la peur et de la haine bourgeoise, c'est le massacre de Fourmies, petite ville du département du Nord.

Mise à part une importante verrerie (390 ouvriers), Fourmies est avant tout un centre lainier. Les bourgades proches forment une véritable banlieue industrielle de Fourmies. Depuis 1890, l'industrie connaît une période de marasme et le patronat entend que les ouvriers paient les frais de la crise. Le patronat fourmisien est un patronat de combat. Comme tout patronat de combat, celui de Fourmies tente de camoufler son exploitation et de détourner les ouvriers de la lutte en pratiquant le paternalisme. Le niveau de vie des ouvriers y est très peu élevé. Dans la plupart des foyers, on ne mange comme viande que le pot-au-feu du dimanche. 

Cette misère va amener le développement de la conscience de classe et un début d'organisation ouvrière.

En 1891, celle-ci est encore faible. Un seul syndicat existe chez les verriers depuis le 1er janvier 1891. Les ouvriers du textile ne sont pas organisés. Leur esprit de lutte grandit rapidement. De nombreuses grèves éclatent en 1890/1891, plusieurs sont victorieuses. La pénétration du socialisme va être ainsi facilitée. C'est Hippolyte Culine qui sera à Fourmies l'animateur du jeune Parti Ouvrier guesdiste. Originaire de Sedan, il s'installe à Fourmies comme représentant de commerce, ce qui facilite son travail de propagande. En avril, Paul Lafargue, gendre de Karl Marx est envoyé dans le Nord. Le 12 avril, il parle à Fourmies devant 700 personnes. Après avoir montré les progrès du socialisme dans la région, Lafargue dénonce les tentatives de l'église catholique pour détouner les ouvriers de la lutte nécessaire. Après avoir démontré  que la République bourgeoise n'a rien fait pour améliorer le sort des travailleurs, Lafague conclut que la seule solution aux problèmes sociaux est le collectivisme. Ces conférences remuent profondément la population ouvrière. Un large retentissement est assuré à l'appel du Parti Ouvrier pour le Premier Mai. A 10 heures, les délégués désignés en assemblée générale des travailleurs se rendront à la mairie pour y exposer cinq revendications parmi lesquelles :
la journée de 8 heures; la création d'une Bourse du Travail; la fixation de la paie tous les 8 jours.

Le programme de la journée du Premier Mai n'inquiètait pas le préfet. "La gendarmerie suffira  à assurer l'ordre".

Mais, les patrons montent une véritable provocation. Un avis placardé dans toutes les usines précise qu'un mouvement de grève le Premier Mai serait "sévèrement réprimé". 

Le patronat cherchant visiblement l'épreuve de force, fait appel à son Etat de classe. La municipalité est sa "propriété". Les patrons opportunistes et cléricaux se mettent facilement d'accord pour lutter contre le danger ouvrier. Sur demande du maire et des industriels, le sous-préfet d'Avesnes envoie deux compagnies d'infanterie équipées d'un nouveau fusil : le Lebel.

                                                  LA FUSILLADE DE FOURMIES

Le mot d'ordre de grève du Premier Mai est assez largement suivi. Le premier incident éclate devant la filature Jacquot. Le maire demande à la gendarmerie d'intervenir contre les manifestants évalués à 1500, qui essayent de persuader les fileurs de se joindre à eux. Un lieutenant de gendarmerie accompagné de cinq gendarmes à cheval fait charger la foule, sabre au clair : des femmes sont renversées, des personnes contusionnées. Trois arrestations. La nouvelle de cette charge se répand comme une traînée de poudre. Trois nouvelles compagnies d'infanterie se dirigent de toute urgence sur Fourmies. La foule massée devant la mairie réclame en chantant la journée de 8 heures. Sur le même air est exigé la libération des trois prisonniers.

Des délégués exposent au maire les revendications ouvrières. Le commissaire de police procède à de nouvelles arrestations après bousculades et coups de révolver en l'air. 

Vers 15 heures, la foule des manifestants exige la libération des prisonniers. Les pierres commencent à tomber sur les gendarmes courageusement cachés derrière un cordon de troupes. Vers 16 heures, le commissaire, ceint de son écharpe ordonne à la foule de se disperser. En vain. Il fait alors intervenir la gendarmerie à cheval, qui dégage la place avec brutalité. Sabre en main, les gendarmes frappent de tous côtés; des femmes, des enfants, desvieillards sont renversés, foulés aux pieds des chevaux. 

Les manifestants ripostent en lançant des pierres. La place est alors occupée militairement par deux compagnie de soldats d'infanterie. La gendarmerie se tient toujours prudemment derrière la troupe. Devant la perspective d'une nouvelle charge de gendarmerie, une quinzaîne de manifestants s'arment au passage de bâtons. D'autres ramassent des pierres. Les manifestants se heurtent aux militaires qui semblent fléchir sous le choc. Sans la moindre sommation, un officier ordonne alors d'ouvrir le feu. Certains soldats, conscients du rôle qu'on leur faisait jouer auraient tiré en l'air, mais les autres ont obéi à l'ordre criminel : la fusillade qui a duré à peine quatre minutes a tué et blessé des manifestants et des clients attablés dans les cafés proches. 9 tués et plus de 30 blessés. L'une des victimes, Marie Blondeau. Cette jeune fille brandissait contre les soldats une arme redoutable : une branche de mai fleuri que son fiancé  lui avait donné le matin même, selon l'usage. Un bel exploît militaire!

Le patronat fourmissien, inquiet de la montée du mouvement ouvrier, entendait stopper net la lutte des travailleurs contre leur féroce exploîtation. L'épreuve de force était à ses yeux, le plus sûr moyen d'atteindre ce but. Le manifeste patronal et l'appel des troupes constituent objectivement une véritable provocation. Cette responsabilité première du patronat fourmissien est dénoncée par les policiers enquêteurs eux-mêmes. Ainsi, le commissaire Walter, dans une note du 21 mai écrit : "Toutes les personnes impartiales, les autorités (même militaires) s'accordent à dire que la conduite des patrons a été et est encore inqualifiable".

Responsabilité en second lieu de l'appareil d'Etat, qui se met tout naturellement à la disposition des industriels.

Cette double responsabilité, patronale et gouvernementale, est rapidement comprise par de larges masses populaires, conpréhension qui explique pour une large part l'immense retentissement du massacre de Fourmies.

Dans toute la France, en tout cas dans les centres industriels, l'écho de Fourmies retentit profondément.


Certaines forces rétrogrades essayent d'utiliser les morts de Fourmies à des fins fort intérressées, notamment l'église. Un "catholicisme social" tente de diviser le mouvement ouvrier. Le pape Léon XIII condamne tout d'abord le socialisme. Il nie l'antagonisme des classes bourgeoise et ouvrière. Léon XIII prêche la patience aux prolétaires mais, en même temps, il donne des conseils aux patrons. Léon XIII conclut que "la religion seule est capable de détruire le mal dans la racine".

Si l'émotion provoquée par la fusillade est grande dans toute la France, que dire de celle qui bouleverse la région de Fourmies. L'opinion publique ouvrière dénonce les responsables. L'état de siège est instauré, aggravant le mécontentement. Les raisons inavouées de l'état de siège sont qu'il s'agit d'empêcher les habitants de Fourmies de transformer les funérailles des victimes, qui doivent avoir lieu le 4 mai, en acte d'accusation solennelle contre les responsables du massacre.  Il s'agit aussi de surveiller cette région où le mouvement ouvrier a brusquement grandi, comme le témoignent les grèves qui éclatent partout au lendemain du Premier Mai. 

Le 4 mai ont lieu les obsèques des fusillés du Premier Mai. De toutes les communes environnantes affluent les ouvriers en tenue de travail, avec cravates rouges. Un cortège long de deux kilomètres, calme et digne, se dirige vers le cimetière. Hippolyte Culine, l'animateur du Parti Ouvrier guesdiste à Fourmies porte un drapeau rouge, voilé de crêpe. Celui-ci et Lafargue sont arrêtés, jugés et condamnés. La demande d'amnistie est rejetée. Culine sera libéré le 9 novembre 1892. Non seulement le procès de Douai n'a nullement persuadé l'opinion de la culpabilité de Lafargue et Culine, mais les efforts déployés, pour dénoncer les vrais responsables du massacre, pour révéler le sens des condamnation de Lafargue et Culine, ces efforts ont abouti. 

Le sens de classe de la population  ouvrière du Nord s'est si bien développé que, la première ville industrielle de France a brisé l'écluse qui contenait la marée rouge.

Jacques Tourtaux   




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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 22:29

Dit de la Force et de l'Amour

Entre tous mes tourments
entre la mort et moi
Entre mon désespoir et la raison de vivre
Il y a l'injustice
et ce malheur des hommes
Que je ne peux admettre
il y a ma colère

Il y a les maquis couleur de sang d'Espagne
Il y a les maquis couleur du ciel de Grèce
Le pain le sang le ciel
et le droit à l'espoir
Pour tous les innocents qui haïssent le mal
La lumière toujours est tout près de s'éteindre
La vie toujours s'apprête à devenir fumier
Mais le printemps renaît qui n'en a pas fini
Un bourgeon sort du noir et la chaleur s'installe
Et la chaleur aura raison des égoïstes
Leurs sens atrophiés n'y résisteront pas
J'entends le feu parler en riant de tiédeur
J'entends un homme dire qu'il n'a pas souffert

Toi qui fus de ma chair la conscience sensible
Toi que j'aime à jamais
toi qui m'as inventé
Tu ne supportais pas l'oppression ni l'injure
Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre
Tu rêvais d'être libre
et je te continue

Paul Eluard

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 19:04

Le plan gouvernemental sur les retraites transmis dimanche soir aux partenaires sociaux propose de passer à 41 ans la durée de cotisations pour ouvrir le droit à la retraite

  Nicolas Sarkozy prétend que l'allongement de l'espérance de vie impose pour seule et unique solution d'allonger la durée de cotisation. Derrière une apparence bêtement logique se cache une dramatique impasse. 50% des retraités touchent une pensions inférieure au SMIC, les salariés ont de plus en plus de mal à atteindre le nombre d'années de cotisations et enfin, l'espérance de vie d'un cadre est supérieure à celle d'un ouvrier.

Ces statistiques démontrent que le gouvernement conduit la France vers la fin pure et simple du régime de retraite.

Pour le Parti communiste français, il existe une réponse évidente à la question du financement : faire cotiser au même niveau que les salaires, les revenus financiers. Cela permettrait de répondre à l'ensemble des besoins et même au-delà. Ensuite, parler de réforme des retraites sans aborder la question de l'emploi est irresponsable.
Là encore, les statistiques démontrent l'échec de la politique du gouvernement : un tiers des emplois créées sont précaires, et la chasse aux chômeurs contribuent pour beaucoup à faire disparaître les chômeurs des chiffres sans pour autant les conduire à l'emploi. Il faut au contraire instaurer un système de sécurité de l'emploi et de la formation permettant d'assurer à chacun une emploi en rapport avec ses qualifications à un bon salaire.

La réforme des retraites proposée par le gouvernement est dans la droite ligne des précédentes, c'est une machine infernale qui n'a qu'un objectif : abolir le droit à la retraite.

Parti communiste français
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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 17:49

Nicolas Sarkozy

NOUVELOBS.COM | 28.04.2008 | 17:42 

Avec 64% d'opinions négatives, jamais un président de la République n'avait enregistré un taux de mécontentement aussi fort depuis la création du baromètre BVA, en 1981. Le Premier ministre François Fillon baisse également, avec 43% de satisfaits (-8) contre 46% de mécontents (+10). Le sondage a été réalisé avant l'interview télévisée du chef de l'Etat.

Nicolas Sarkozy

(c) ReutersNicolas Sarkozy établit un record d'impopularité dans le baromètre BVA-L'Express, rendu public lundi 28 avril sur le site de l'hebdomadaire. Il perd 8 points de popularité en un mois, à seulement 32% de bonnes opinions, selon ce sondage réalisé avant l'interview télévisée du chef de l'Etat.
Le président réunit en avril 64% de mauvaises opinions (+9), selon cette enquête. 4% des personnes interrogées ne se prononcent pas.
Selon le directeur de BVA Opinion, Jérôme Sainte-Marie, ce taux de mauvaises opinions est "le plus élevé jamais enregistré" par son institut depuis la création de son baromètre de l'exécutif en 1981. En revanche le faible taux de bonnes opinions (32%) s'est déjà rencontré (Jacques Chirac en novembre 1995, et même 31% pour François Mitterrand en mars 1992).
La popularité de François Fillon baisse elle aussi fortement. Le Premier ministre inspire désormais une majorité de mécontents: 46% (+ 10) contre 43% de satisfaits (-8 points). 11% ne se prononcent pas.

Delanoë reste devant Royal

Du côté de l'opposition, le sondage BVA montre par ailleurs un resserrement de l'écart de popularité entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal. 49% des Français souhaitent que le maire de Paris "ait davantage d'influence dans la vie politique française", en baisse de 2 points, contre 43% pour la présidente de Poitou-Charentes (+2 points). Ségolène Royal devance cependant Bertrand Delanoë parmi les sympathisants de gauche: 71% contre 64%.
Derrière les deux socialistes, les Français placent en troisième position le centriste François Bayrou (42%, -3 points), puis le trotskiste Olivier Besancenot (41%, en baisse de 2 points).

65 % favorables au mouvement lycéen

Parmi les ministres, Jean-Louis Borloo arrive en tête avec 39% (-5 points), devant Michèle Alliot-Marie (37%, -4). La secrétaire d'Etat à l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, qui s'est illustrée pour avoir accusé Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé de "lâcheté", fait son entrée dans le baromètre avec 23% des sondés qui souhaitent lui voir jouer un rôle plus grand à l'avenir.
En outre, 65 % des sondés se disent "plutôt favorables" au mouvement lycéen pour la défense du service public d'éducation, contre 30% qui y sont opposés et 5% qui n'ont pas d'opinion.

- Sondage réalisé en face à face du 22 au 24 avril (l'émission télévisée de Nicolas Sarkozy ayant eu lieu le 24 au soir) auprès d'un échantillon national représentatif de 994 personnes de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des sondages.
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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 14:51

 

Commémoration de la libération des camps

de la mort

Dimanche 27 avril 2008

Allocution de

Françoise Baud*




Monsieur le président du Comité d'entente des anciens combattants,

Mesdames et Messieurs les représentants d'associations,

Mesdames et messieurs les porte-drapeaux,

Mesdames et Messieurs les élu(e)s,

Mesdames et messieurs, Cher(e)s ami(e)s,


Je voudrais tout d'abord excuser Daniel Toussaint qui se repose après une petite intervention chirurgicale. Vous voudrez bien excuser également Françoise Labat.


Permettez-moi de placer ce 63ème anniversaire du souvenir de la déportation sous le signe de l'espoir. La libération des camps de la mort, en avril 1945, a marqué en effet la fin de crimes indicibles qui ont souillé non seulement le XXème siècle, mais toute l'histoire de l'humanité.


Les camps de la mort - la mort lente, pour certains, ou la mort expéditive des chambres à gaz, pour d'autres- ne doivent jamais s'effacer des mémoires. Bien au contraire, leur historique doit être rappelé : les camps nazis, ces machines d'anéantissement à grande échelle ne sont pas surgis du néant, un matin noir.


Trouvant leur terreau dans une idéologie haineuse et nauséabonde, ils ont d'abord été créés à petite échelle, et à usage interne, puisqu'ils étaient initialement destinés aux adversaires politiques du régime nazi, au premier rang desquels les communistes allemands. Progressivement, y furent envoyés tous ceux qui étaient considérés comme déviants : les homosexuels, les prétendus « asociaux », les délinquants récidivistes, les témoins de Jéhova, les tziganes et les juifs.


Ce n'est que plus tard, progressivement, et toujours guidée par l'idéologie, que la machine à exterminer se mit en route, provoquant la mort de millions d'êtres humains. Pour prolonger les paroles de notre amie Sylvaine Galéa, permettez-moi de citer le témoignage de survivants du camp de Dora qui avait la particularité d'être totalement souterrain, car c'est là que les nazis fabriquaient leurs bombes volantes. Son histoire est édifiante à plus d'un titre, je cite :


« Transportés depuis Buchenwald, entassés dans des camions et des remorques, obligés à coups de bâton de voyager accroupis pour éviter de chavirer, les premiers d'entre nous pénétrèrent dans le tunnel de Dora début 1943. Les conditions de vie étaient épouvantables. Nous dormions dans une galerie à même le sol, dans une ambiance continuelle de chantier où le bruit et la poussière étaient permanents. N'ayant pas d'eau, nous ne pouvions nous laver et conservions sur nous notre unique vêtement. Pour ne pas avoir froid, nous devions dormir recroquevillés à deux ou trois jusqu'au réveil à 4 heures du matin. Un seul repas par jour était distribué : une soupe d'eau et un morceau de pain moisi. Distribution qui se faisait à grands coups de bâton ».


L'enfer de Dora, où l'espérance de vie était de 6 à 8 semaines au grand maximum, devait durer plus d'un an et demi, jusqu'à l'arrivée des soldats américains en avril 1945. Mais même alors, l'idéologie prit le pas sur le reste.


En effet, lorsqu'elles arrivèrent à Dora, les troupes américaines découvrirent avec horreur l'état des survivants... et ils découvrirent aussi les fusées qui étaient entreposées dans l'usine souterraine ! Un général américain rédigea alors un rapport, mais de ce rapport ce ne fut pas la description du cauchemar qui fut retenue. Immédiatement, toute une équipe spécialisée se mit à rechercher les savants allemands que les Etats-Unis comptaient utiliser à leur profit. C'est ainsi que le général Dornberger, l'inventeur Von Braun et cinq autres ingénieurs de très haut niveau furent emmenés aux Etats-Unis avec 500 techniciens, une centaine de fusées et 14 tonnes de plans. Dans ces conditions, personne n'avait intérêt à parler de Dora, où les tortionnaires nazis avaient fait germer la future conquête de l'espace sur les cadavres de milliers de bagnards dont il valait mieux ne pas parler... L'idéologie commandait encore le silence.


Cependant, l'espoir -qui avait soutenu les détenus de Buchenwald et des camps décentralisés comme celui de Dora- restait plus vivace que jamais parmi les survivants, et huit jours après leur libération, ils prêtèrent serment sur l'avenir. Ce serment, que Sylvaine Galéa vient de nous lire, je veux juste en rappeler les derniers mots pleins d'espérance : « Notre idéal est la construction d'un monde nouveau dans la paix et la liberté ».


Dans la France de l'après-guerre, c'est cet espoir, cet idéal, cette volonté qui ont guidé nos aînés et leur ont permis, dans un pays dévasté, d'y faire des choses formidables. Des choses aussi formidables que la Sécurité sociale, ou la création des grandes sociétés nationalisées comme la SNCF, EDF et GDF.


C'est cet idéal de paix et de liberté qui a permis, au prix de longs efforts, de mettre un terme aux guerres coloniales d'Indochine et d'Afrique du Nord.


Et une génération plus tard, c'est ce même idéal d'un monde nouveau, cet espoir d'un monde de justice et de bonheur partagé, qui inspirait les jeunes et les moins jeunes dans les grandes conquêtes sociales de mai 68.


Aujourd'hui, ce sont toutes ces conquêtes sociales de la deuxième moitié du XXème siècle qui sont remises en cause. Le président Sarkozy l'a encore confirmé jeudi soir dans son interview télévisée : les Français doivent travailler plus, plus longtemps et plus dur. Rien de nouveau sur le pouvoir d'achat, et pas un mot sur les immenses profits réalisés par les grandes entreprises du CAC 40. Pas un mot non plus sur le « paquet fiscal » et sur les somptueux cadeaux financiers octroyés aux plus riches des plus riches.


Le président de la République a beau rester sourd au mécontentement des Françaises et des Français qui se lèvent tôt, travaillent dur et s'inquiètent de leur avenir et de celui de leurs enfants, je vois un puissant signe d'espoir dans les résultats des sondages qui indiquent que, moins d'un an après son élection, il bat tous les records d'impopularité avec 72 % de la population qui contestent sa politique !


Sur la chasse aux sans-papiers, le président de la République n'a pas eu un mot non plus pour désavouer son ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux. Même s'il a du reculer et concéder des régularisations « au cas par cas » (400 dossiers ont été déposés à la Préfecture de Créteil), celui-ci continue d'afficher une fermeté de façade face aux critiques de plus en plus nombreuses de la part des communistes, de la CGT, du syndicat des avocats de France, et de multiples associations comme « Droits devant » ou « France Terre d'Asile », et même de certains députés UMP !.


Si la grève des travailleurs et travailleuses sans-papiers embarrasse tant le gouvernement, c'est qu'elle a un caractère hautement symbolique. Pensez que les dix salariés du restaurant de la Jatte, à Neuilly-sur-Seine, ont trimé dans l'ombre pour servir le maire de Neuilly et ses amis ! Eh bien, dans cette grève je vois un signe d'espoir supplémentaire. Car ce mouvement courageux n'est pas sans faire résonner en nous les mots de tout à l'heure sur « un monde nouveau dans la paix et la liberté ». Il contribue aussi à ébranler la stratégie de l'étranger, « bouc émissaire » des souffrances sociales engendrées par la politique de la droite et du Medef. Il contribue enfin à poser ouvertement la question des bas salaires et de l'exploitation forcenée de quelques-uns pour contraindre tous les autres à la résignation.


Oui, dans ce combat qui fait honneur à la France, dans cette action qui rassemble, dans cette prise de conscience naissante, je vois à la fois la continuité du combat des générations qui nous ont précédés, et un signe d'espoir pour demain.


J'avais prévu de terminer mon discours ainsi, mais l'actualité ne me le permet pas.


En effet, ce signe d'espoir dont je vous parlais à l'instant ne peut être entaché par les propos nauséabonds et abjects du leader du Front National, Jean-Marie Le Pen, qui a osé, cette semaine, réitérer son déni de l'Histoire en déclarant une nouvelle fois que « les chambres à gaz ne sont qu'un détail de l'Histoire ».


De tels propos ont encouragé, la nuit dernière, des individus à passer à l'acte en profanant un cimetière, un monument aux morts et des bâtiments publics en les recouvrant de croix gammées. En accord avec Daniel Toussaint, je vais dès demain interpeller les pouvoirs publics pour qu'ils poursuivent Jean-Marie Le Pen en justice, afin qu'il soit condamné à la hauteur de cette abjection.


Je vous remercie.


*Maire adjointe de Valenton

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