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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 13:29

RSF

rsf-vivas--2.jpg24 décembre 2007.

 

Agacé par le contenu du livre « La face cachée de Reporters sans frontières. De la CIA aux Faucons du Pentagone », Editions Aden (livre sélectionné par 17 médias pour le prix « Lire la politique »), Robert Ménard a exigé un droit de réponse dans le quotidien suisse « La Liberté » qui l’avait chroniqué.

Morceaux choisis de la prose ménardienne : « Nous avons toujours hésité à poursuivre en diffamation ce genre de propos. Se pose aujourd’hui la question d’y répondre autrement, vu la persistance de ces attaques… Suite à des propos à un tel point calomnieux, nous avons attaqué en justice un journal marocain. Mais certains n’attendent qu’une seule chose : c’est qu’on leur offre une tribune. Maxime Vivas, dont j’ai lu les articles sur Internet, n’étaye ses accusations avec aucun exemple. Un débat avec lui ? Comment discuter avec quelqu’un affirmant des choses à ce point mensongères ? »

Ainsi diffamé et menacé, j’ai demandé à mon tour un droit de réponse (pour la réfutation complète des bobards de Ménard, voir le livre).

 

Monsieur le rédacteur en chef de La Liberté,

Monsieur Baeriswyl, journaliste.

Dans une interview donnée à votre journal à propos de mon livre sur RSF, Robert Ménard, dit que je suis lié « au Gouvernement cubain » mais ne pas croire que je suis « stipendié » par Cuba (ce qui est une manière de lancer l’insinuation) ; il évoque en termes voilés la possibilité de poursuites judiciaires.

Diffamé et menacé, je vous saurais gré de porter à la connaissance de vos lecteurs ce droit de réponse

Avec mes remerciements :

Maxime Vivas, écrivain uniquement sponsorisé par sa conscience.

 

Contre mes arguments, les menaces de RSF.

Le 15 décembre 2007, vous avez rendu compte de ma causerie sur mon livre « La face cachée de Reporters sans frontières » à l’Université de Fribourg. En réponse, à ce travail étayé par des journalistes de nombreux pays, Robert Ménard, secrétaire général de RSF, fait allusion dans vos colonnes du 22 décembre à un procès possible contre moi. Etonnante réplique de la part du chef d’une ONG qui fait profession de pourfendre les prédateurs de la liberté d’expression !

En août 2006, j’ai écrit à Robert Ménard après une première menace de procès. Il m’a fait répondre par un de ses collaborateurs. Dès novembre 2007, j’ai accepté un débat contradictoire pour la soirée de Fribourg : RSF s’est désistée alors que la date était fixée, mon agenda bloqué, la salle retenue. Aujourd’hui, Ménard se dit prêt à débattre, tout en ne le pouvant, tant je mens ! Nous avons là une démonstration de sa méthode : tout est son contraire, distorsion entre le « dire » et le « faire ».

Ménard dit : « Tout est publié sur notre site. Si cela n’est pas suffisant, nos livres de comptes sont ouverts à n’importe qui ». Bref, tout est sur le site, sauf ce qui n’y est pas ! "Quand nous touchons de l’argent des gouvernements français, suédois ou suisse, personne ne dit que nous sommes liés à leur politique". Hélas, l’argent suisse et suédois semble avoir été inventé pour vos lecteurs : il n’existe pas dans les comptes publiés sur le site de RSF. Site où l’on cherchera vainement les détails sur son budget (France et étranger), sur les dépenses de fonctionnement, les sommes versées en aide aux journalistes. Rien sur les salaires octroyés aux dirigeants de RSF, les subventions par mécènes, ainsi que sur le contenu des contrats signés aux USA et sur les noms des jurés du « Classement mondial de la liberté de la presse ».

Contrairement à ce qu’insinue Ménard, je n’ai pas écrit un livre sur « RSF et Cuba » (cela a déjà été fait par d’autres), mais sur « RSF et la presse ». J’y consacre plus de place au Venezuela et à l’Irak qu’à tout autre pays. J’y traite aussi de la France, de l’ex-Yougoslavie, des USA, d’Haïti, de l’Afghanistan, de la Côte-d’Ivoire, etc. L’île des Caraïbes n’arrive qu’au chapitre XXIV (page 153) non pas pour promouvoir sa politique, mais pour conter la mésaventure tropicale de Ménard déguisé en « Notre agent à La Havane ».

Pour Ménard, rien ne permet de dire que la CIA est derrière ses sponsors US comme la NED (la Nacional Endowment for Democracy). Laissons des Etats-uniens bien informés le contredire :

- «  Beaucoup de ce que nous faisons maintenant a été fait en secret par la CIA il y a 25 ans ». Allen Weinstein, co-rédacteur des statuts de la NED (Le Washington Post, 22 septembre 1991).

- «  La NED a été créée il y a 15 ans pour réaliser publiquement ce que la CIA a fait subrepticement durant des décennies ». (John M. Broder, Le New York Times, 31 mars 1997).

Des dirigeants de la NED ont occupé de hautes fonctions à la CIA, tel John Negroponte qui fut jusqu’en 2007 le patron de l’ensemble des services secrets des USA. Evoquant en mai 2004 les ONG utiles aux USA, Colin Powell n’en cite qu’une : RSF. (www.state.gov/documents/organization/32334.pdf).

Le lien entre la politique extérieure nord-américaine et certaines actions de RSF est de plus en plus documenté. Un universitaire australien, vient de publier une enquête sur la NED et RSF (http://www.zmag.org).

Maxime Vivas, le 24 décembre 2007.

 

 

 

Le livre est arrivé : La face cachée de Reporters sans frontières (De la CIA aux Faucons du pentagone), par Maxime Vivas.

 

 

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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 20:59

http://zfacts.com/p/447.html
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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 18:55
Paul Eluard
Novembre 1936

Regardez travailler les bâtisseurs de ruines
Ils sont riches patients ordonnés noirs et bêtes
Mais ils font de leur mieux pour être seuls sur cette terre
Ils sont au bord de l'homme et le comblent d'ordures
Ils plient au ras du sol des palais sans cervelle.


                                       *


On s'habitue à tout
Sauf à ces oiseaux de plomb
Sauf à leur haine de ce qui brille
Sauf à leur céder la place.


                                       *


Parlez du ciel le ciel se vide
L'automne nous importe peu
Nos maîtres ont tapé du pied
Nous avons oublié l'automne
Et nous oublierons nos maîtres...


                                       *


Ville en baisse océan fait d'une goutte d'eau sauvée
D'un seul diamant cultivé au grand jour
Madrid ville habituelle à ceux qui ont souffert
De cet épouvantable bien qui nie être en exemple
Qui ont souffert
De la misère indispensable à l'éclat de ce bien


                                       *


Que la bouche remonte vers sa vérité
Souffle rare sourire comme une chaîne brisée
Que l'homme délivré de son passé absurde
Dresse devant son frère un visage semblable
Et donne à la raison des ailes vagabondes.
                                       (Cours Naturel) (N.R.F.)



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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 12:10
Les pouvoirs des huissiers vont être renforcés extension de leurs moyens d’action !!!!!

Réorganisation territoriale de la profession d’huissier et extension de leurs moyens d’action

- A l’occasion du 23ème Forum de la Chambre nationale des huissiers de Justice, Rachida Dati, la Garde des Sceaux, a rappelé le rôle essentiel des huissiers dans le fonctionnement de la Justice et fait le point sur les projets en cours. Dans son discours, la ministre de la Justice a aussi souligné sa volonté de "dynamiser l’organisation territoriale de la profession d’huissier", et évoqué les pistes des prochaines reformes.

- "L’organisation territoriale actuelle n’est pas satisfaisante, le cadre du tribunal d’instance est trop restreint, il représente un frein au développement" a-t-elle estimé. Dans ces conditions, le décret (n°2007-813) du 11 mai 2007 qui étend la compétence des huissiers au niveau du TGI sera bien applicable au 1er janvier 2009 (actualité du 15/05/07), a précisé Rachida Dati avant d’ajouter que "la réforme de la carte judiciaire s’inscrira dans la même logique".

- "Cette extension de votre champ de compétence facilitera le regroupement de votre activité, nécessaire à la pérennité de vos études" a-t-elle considéré, soulignant que les huissiers pourront déposer dès 2008 leur demande de regroupement auprès des procureurs et que les arrêtés de nominations seront publiés à partir du 1er janvier 2009.

- Cette réforme s’accompagne aussi de la revalorisation des tarifs, l’augmentation des indemnités versées aux huissiers audienciers pour les audiences pénales, et la prise en compte des situations particulières pour les huissiers qui seront affectés par la réforme de la carte judiciaire. De plus, les huissiers pourront bientôt transmettre grâce à la dématérialisation, certaines pièces des dossiers aux tribunaux sans avoir besoin de se déplacer.

- Afin de faciliter l’exercice de leurs missions, Rachida Dati propose également d’augmenter la valeur de leurs constats.

"Vos constatations judiciaires n’ont actuellement qu’une valeur de renseignement. Mais, étant donné que les procès verbaux que vous dressez ont en pratique valeur de preuve devant les tribunaux, je veux mettre le droit en conformité avec la pratique" a-t-elle expliqué.

- En outre, "nous réfléchissons à une disposition législative qui autoriserait le syndic à vous communiquer le code d’accès à un hall d’immeuble et à vous fournir un pass afin que vous accédiez aux boîtes aux lettres et qu’ainsi vous puissiez exercer au mieux votre mission de signification" a-t-elle ajouté.

- Afin de faciliter la recherche d’informations, les huissiers devraient "avoir accès à tous les renseignements utiles" afin de ne plus avoir à passer par le procureur de la République

- "Je veux que vous soyez autorisés à interroger directement certaines personnes publiques afin d’obtenir l’adresse d’un débiteur, celle de son employeur, ou celle de la banque où il a ouvert un compte" a expliqué Rachida Dati.

- Enfin, alors que la formation continue est une nécessité dans chaque profession, la ministre a indiqué qu’elle mettra en oeuvre une formation continue obligatoire pour les huissiers et qu’elle installera le 14 janvier 2008, un groupe de travail sur la réforme des contentieux et des périmètres des contentieux auxquelles les huissiers seront associés.

par David Castel

Voir en ligne : Intime Conviction

- http://www.betapolitique.fr/+Les-po...

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 21:01
 undefinedMme Liliane Caillaud-Croizat
 6, rue sainte Catherine
 58330 Saint Saulge

A l’attention de Monsieur Bernard GEORGE Réalisateur du documentaire « la Sécurité Sociale » (diffusé le 10/12/07 à 21h35 sur France 5)

Saint Saulge, le 20/12/2007

 

Monsieur,

 

J’ai suivi avec beaucoup d’attention votre documentaire sur France 5 le 10/12/07. Sous l’appellation de la rubrique « les grandes batailles de la République », il allait être question d’un domaine qui m’est particulièrement cher, la Sécurité Sociale. J’ai bien aimé le début. On remontait loin dans le temps, celui de Révolution Française, pendant lequel a germé l’idée d’une prise en charge sociale de l’individu, autre que celle de la charité organisée et contrôlée par le Clergé, et destinée à soulager les lourdes consciences des nantis de l’époque.

 

Puis la chronologie nous amène au XIXè siècle et à la période de l’industrialisation. Il y est question de l’aspect paternaliste du grand patronat et de l’esprit mutualiste, qui sont présentés comme les points de départ à une organisation formelle de protection collective du risque, ne pouvant en bénéficier que ceux faisant partie d’une grande entreprise industrielle, ou par appartenance à une corporation organisée. Mais il ne ressort à aucun moment la création des caisses de secours ou caisses de résistance, qui sont les premières formes structurées d’entraide et de solidarité entre les travailleurs. Celles-ci sont organisées et gérées par eux-mêmes, et les hommes qui en sont à l’origine sont des anarcho-syndicalistes, ceux qui commencent à véhiculer et propager l’esprit des idéaux socialistes. Ils subiront une répression féroce, car ils agissent à l’insu des règles fixées par le patronat, et en dehors de la loi. Mais il s’agit peut-être de ce que vous avez appelé pudiquement dans le documentaire « l’esprit mutualiste ».

 

Côté patronat, on y présente les réalisations sociales des grandes entreprises industrielles, mises à la disposition de leurs salariés, écoles, crèches, centres d’apprentissage et même un rutilant hôpital. Il n’est pas expliqué, et c’est dommage, comment le personnel est pris en charge dans cet ambitieux et avant-gardiste établissement, car si ce n’est pas gratuit ou abordable, c’est habilement joué. Je reprends d’une main ce que j’ai donné dans l’autre. La précision aurait eu le mérite de la clarté, car une présentation tronquée laisse libre cours aux esprits chagrins qui se méfient de la générosité naturelle des institutions patronales. Une autre époque que vous relatez dans votre documentaire, et à laquelle j’ai été particulièrement attentive, est celle de la Libération.

 

Il y est question du CNR, et du modèle Beveridge dont il va s’inspirer pour la mise en place d’un système complet de protection sociale. J’ai relevé un commentaire qui est présenté comme un détail, celui de la gestion du système, qui d’un côté est contrôlée par l’administration et de l’autre, par les assurés eux-mêmes. Si on y ajoute l’esprit du système par répartition, ce détail devient ce qu’on appelle le modèle social français. Quant au modèle Beveridge, qui servira de base à la mise en place d’un système de protection sociale outre-Manche et outre-Atlantique selon vos explications, il ne fera pas que des envieux au regard de la qualité de la prise en charge sociale dans les pays où il sert de référence organisationnelle. Mais en revanche, il fait les beaux jours des assurances privées, quand les heureux bénéficiaires peuvent se le permettre.

 

On apprend ensuite que l’acteur principal, dans la réalisation et la mise en place en France de ce qui va s’appeler la Sécurité Sociale, est Pierre Laroque. Il est expliqué brièvement son parcours et sa fonction. C’est un haut fonctionnaire du Ministère du Travail. On le voit en gros plan sur une photo, assis et attablé, et sur sa droite à l’écran, dans l’ombre, on voit un homme debout et en train de prononcer un discours. Un œil averti peut reconnaître son ministre de tutelle. Mais celui-ci sait-il seulement ce que prépare son singulier et facétieux collaborateur ? Habituellement, les hauts fonctionnaires des Ministères s’appliquent à mettre en œuvre les directives et orientations que leur ministre leur donne. Mais dans le cas précis, ce n’est pas l’éclairage que vous en faites.

 

On voit tout de suite après dans votre documentaire, des panneaux d’exposition mettant en valeur la réalisation de la Sécurité Sociale et expliquant son fonctionnement et ses bienfaits. Je connais bien cet extrait video muet datant de 1947. Il est en ligne sur le site Internet de L’INA, et s’appelle « Monsieur Ambroise Croizat à la foire de Paris ». Tout utilisateur d’une connexion Internet peut le visionner en tapant Croizat dans le moteur de recherche du site. Mais dans la diffusion de cet extrait, on ne voit que des panneaux de présentation, le personnage central du reportage n’apparaît à aucun moment. Si la manœuvre était d’escamoter le rôle et la personnalité de M. Croizat, le ministre de tutelle de M. Laroque, l’opération est réussie.

 

Mais là, je m’interroge sur le sérieux et l’honnêteté intellectuelle de la présentation de l’événement historique qui est traité.

 

Prenons l’exemple du SAMU social. Le personnage de référence de cet ouvrage est l’ancien ministre Xavier Emmanuelli. Imaginez que dans soixante ans on reparle de cette création, et qu’on présente un reportage sur le chauffeur du véhicule Samu, et qu’il y soit identifié comme l’homme à qui l’on doit toute la grandeur de cette réalisation, vous conviendrez qu’il y a tromperie sur la marchandise. Ceci est un exemple caricatural et il ne remet nullement en cause mon estime pour M. Laroque, le sérieux, la qualité du travail et l’investissement personnel de celui-ci dans ce projet. Mais quand il s’agit de la Sécurité Sociale, il est incontournable d’y faire mention du premier rôle qu’y a joué M. Croizat, celui qui sera appelé, en raison de sa popularité, « le ministre des travailleurs ».

 

C’est lui qui porte le projet, suivant les recommandations du CNR, et soutenu par des millions de français. Parmi eux, les militants de la CGT et du parti communiste, qui vont donner le meilleur d’eux-mêmes pour y parvenir, et qui auront un rôle déterminant dans la construction de cet édifice de progrès et de grande portée humaniste.

 

J’ai d’ailleurs été surprise de ne pas voir représentée une de ces tendances, ou les deux, car cela aurait pu apporter un autre éclairage, ou un peu de contradiction aux explications des participants à votre documentaire. Certains d’entre eux m’ont laissée stupéfaite. J’ai entendu Monsieur Seillières vanter les mérites et faire l’apologie de la période de la Libération, à la manière d’une grande fête foraine où tous les manèges étaient gratuits.

 

Ce n’était pourtant pas une période très faste pour le patronat français. Dans sa majorité, il s’était gravement compromis en se vautrant outrancièrement dans la collaboration, au service de Vichy et de l’Allemagne nazie. Son choix politique d’avant guerre, « plutôt Hitler que le Front Populaire », le rendait responsable des malheurs de presque six années de guerre.

 

Monsieur Seillières, digne héritier du Comité des Forges, ce patronat arrogant, vénal et avide, ne peut ignorer cet aspect, mais a la décence de ne pas en faire étalage. Quand à Monsieur Jeanneney, gentil papy qu’on aimerait aider à traverser la rue, il ne laissera pas le souvenir dans l’Histoire d’un grand bienfaiteur. Il ne fait que défendre les objectifs de la grande bourgeoisie, et du patronat qui vingt deux ans après la création de la Sécu, a repris du poil de la bête et est bien déterminé à remettre de l’ordre dans tout ça. Fidèle et docile serviteur des intérêts qu’il représente, Monsieur Jeanneney va lancer une charge contre la noble institution et lui imposer un recul notoire avec ses Ordonnances.

 

Je suppose que Monsieur Chérèque participait, parce que c’est le seul dangereux gauchiste que vous connaissiez. Sans déroger à ses habitudes, il s’est montré très consensuel, et discret sur la part prise par les syndicats à la réalisation de la Sécu.

 

En conclusion, je déplore que ce documentaire puisse servir de référence à un thème aussi important de notre Histoire. Cette utilisation des médias à des fins partisanes n’est pas digne d’une émission à caractère historique, et la manière d’opérer, par dissimulation ou par omission, conduit inévitablement à une forme de révisionnisme.

 

Dans mon entourage, beaucoup de personnes sont indignées et je tenais à vous faire connaître notre point de vue, si vous prenez le temps de lire ce courrier.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

Liliane Caillaud-Croizat

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 20:49

undefined Une dimension nouvelle susceptible d’ébranler en profondeur le système capitaliste occidental voit le jour, celle qui résulte de l’intervention des « fonds souverains » qui ont la capacité littéralement de « racheter » une partie du patrimoine occidental dont une caractéristique essentielle est de ne pas avoir de masse d’épargne en réserve, tandis que les pays émergents, dont la Chine , possèdent cette réserve..

 

1 - LA PREMIERE DIMENSION DEJA PERCUE avait fait l’objet de l’un de mes commentaires du 16 août 2007 et concernait LA VRAIE QUESTION DES « LIQUIDITES »
(A propos de « l’effort » des Banques Centrales pour « soutenir les marchés » dans la crise actuelle) . Il me semblait alors important de rappeler l’évolution en deux phases : La première occultée était celle de la crise sociale avec des « perdants » anonymes ; la deuxième était celle de la faillite d’institutions artificiellement soutenues par les banques centrales, mais au risque d’une dérive inflationniste majeure…Pour rappel un extrait de ce commentaire:

 

« L’origine des “liquidités injectées” est une vraie question de première importance…(qui permet) la détection des vrais bénéficiaires et des vrais perdants de cette opération : On peut distinguer pour faire simple, deux phases :

 

La première a précédé la crise :
- Une première catégorie de perdants, parfaitement identifiée déjà est représentée par les millions d’emprunteurs US qui ont cru dans ces fameux crédits … Le citoyen devenu insuffisamment solvable passe du stade de nouveau pauvre au stade de grand précaire expulsé de son domicile…Notons que, à ce stade la crise boursière n’est pas encore entamée, c’est au contraire la prospérité des banques de prêt qui domine ! La vraie crise ouverte est SOCIALE, mais moins médiatisée, car il ne s’agit que de l’extension de la précarité dont se soucient peu les commentateurs économiques lorsque prospèrent les revenus du marché… !
- La «crise » pour les prêteurs débute lorsque le «marché de l’immobilier » s’effondre et lorsque même les biens saisis à l’occasion des hypothèques ne se «revendent plus assez bien » par défaut de solvabilité des mal logés qui sont pourtant très nombreux ;.c’est là que commence la «perte de confiance » et les faillites de quelques requins d’hier qui voient poindre le risque de s’envoler la poule aux œufs d’or de l’exploitation des pauvres…

 

La seconde est celle dont nous entendons désormais parler et dans laquelle interviennent les banques centrales, avec cette fameuse «origine des liquidités » :
- Soit les banques injectent dans le marché leurs «RESERVES », accumulées par les effets de «l’économie réelle » dans sa phase de prospérité. Il s’agit alors bien des richesses produites «par le travail » et par lui seul, NOS RICHESSES § …Il n’est pas abusif de dire qu’il s’agit d’un gigantesque hold-up sur les fruits du travail qui ont été soustraits de la création de richesses et non distribués en salaires ; …il s’agit d’un véritable «abus de bien social » planétaire, de la part des banques centrales. Ces banques ne sont soumises à aucun contrôle démocratique, droite et gauche ont accepté la logique non évidente initialement, de leur «indépendance » ; et CES BANQUES NE SONT QUE DES OUTILS DE REGULATION DU CAPITALISME MONDIALISE… quel que soit le coût social de leurs décisions, le but étant clairement l’équilibre et la prospérité des «marchés », y compris les plus spéculatifs et les plus éloignés de l’économie «réelle »…
- Soit les banques décident de «CREER DES LIQUIDITES», c’est à dire de créer de la monnaie ! Il s’agissait jadis de la prérogative des états, qui au nom du credo libéral se sont démunis de cet outil essentiel de la vie économique, se privant par-là même de la capacité d’élaborer un «contrat social » dans lequel la valeur le la monnaie serait garantie par l’état. Le résultat de cette création de monnaie est clairement mystificateur et catastrophique. Lorsque la masse monétaire augmente artificiellement, de façon DECONNECTEE D’UNE VRAIE CREATION DE RICHESSE, C’EST LA VALEUR DE LA MONNAIE TOUT ENTIERE QUI EST «relativement » DEVALUEE ! …Dans ce processus, C’EST CHAQUE CITOYEN , DONT LE SALAIRE RESTE INCHANGE EN VALEUR APPARENTE, QUI SE TROUVE APPAUVRI DE FAIT, car le retentissement sur le pouvoir d’achat apparaîtra inévitablement, lorsque la hausse des prix compensera l’introduction («l’injection » !) de cette «masse monétaire » sans aucun support dans l’économie réelle. Chaque salarié, sans le savoir encore, se trouve pour une part payé par cette «vraie fausse monnaie » qui aura servi à, nous dit-on aujourd’hui, «rétablir la confiance » ! Mais quelle confiance ? ….
Il n’est pas de question économique qui ne soit d’abord une question politique !… »

 

2 - LA NOUVELLE DIMENSION PREPARE UNE GUERRE SANS MERCI . Cette guerre commence déjà à opposer les pays émergents disposant de réserves et parfois de richesses stratégiques considérables, en particulier énergétiques et l’ordre capitaliste occidental ancien, qui se croyait durablement hégémonique.

 

Les questions induites sont multiples :
- Cette emprise conjoncturelle de fonds « étrangers » sur les firmes que les occidentaux croyaient devoir toujours posséder est –elle un épisode ou un processus destiné à s’amplifier ? Les allemands commencent à s’en inquiéter, comme certaines banques et groupements d’investisseurs US…La France se déclare encore « à l’abris », comme elle l’était du nuage de Tchernobyl, mais le Crédit Agricole ne peut plus cacher ses inquiétudes sur sa propre fragilité…
- Cette emprise de « fonds souverains » respectera peut-elle durablement respecter les équilibres politiques ? Ou au contraire viendra le jour de la pression sur des choix politiques , particulièrement ceux des USA, visant à infléchir leurs orientations ou briser leurs prétentions ?
- La perte de maîtrise prévisible de secteurs financiers et industriels considérables, réduits à accepter ces « sauvetages » pourrait-elle ne pas avoir d’incidence sur l’économie réelle , les emplois et les capacités d’investissement des firmes concernées ? Déjà l’inflation s’installe, même si les « politiques » évitent à l’unisson de faire le lien entre cette dérive qui induit l’appauvrissement collectif et les manœuvres bancaires dont le seul but est de « sauver le soldat Capital ». Demain sûrement les firmes des pays émergents qui voyaient leur capacité de développement mondial bridée par des relations nord-sud inéquitables, encadrées par l’OMC et le FMI au profit principal des multinationales du nord ; ces firmes seront tentées de saisir comme une aubaine inespérée la crise qui trouve ses origines dans le capitalisme US lui-même, réduit à « acheter la corde qui pourrait bien servir à le pendre »…
- Cet emballement prévisible et cette déstabilisation des règles jusque là admises des relations économiques mondiales peut-elle rester sans incidence sur les choix politiques de l’Empire ? Peut-on craindre une fuite en avant guerrière pour masquer l’échec intérieur et relancer artificiellement l’illusion d’une hégémonie mondiale ?

 

Pour conclure , Ces questions et d’autres peuvent se résumer en une double certitude : La première est celle d’un coût social prévisible déjà très élevé d’une crise qui ne fait que commencer ; la seconde est la redistribution des cartes mondiales par un effet d’aubaine visiblement non anticipé par les « bolchéviques du marché » (comme disait Joseph Stiglitz).

 

D’autres conséquences sont plus aléatoires : L’insécurité qui s’annonce ne restera probablement pas seulement économique, mais peut relancer un cycle de violences mondiales sans précédent dans lequel le capitalisme occidental joue tout simplement sa survie. Aucun de ses adversaires déguisés temporairement en bienfaiteurs ne songe à contester le « modèle » capitaliste, mais seulement à prendre la place du meneur de jeu…

 

Dans ce contexte les pays du sud les plus avancés dans la voie du renouveau démocratique, ceux-là même qui viennent de créer la « banque du sud » pour s’affranchir des diktat du Fond Monétaire International (FMI), trouveront-ils l’occasion inespérée de redéfinir aussi les règles du partage des richesses produites et des choix d’investissements dont aucune société ne peut s’affranchir totalement ? Trouveront-ils la force et l’inspiration de s’affranchir des règles perverses de la financiarisation de l’économie ?

 

Il se peut que le siècle nouveau soit aussi celui de l’ébranlement des bases mêmes du capitalisme, mais il ne suffit pas de laisser les experts de la finance redresser la barre et conserver la maîtrise du bateau jusqu’au prochain naufrage, c’est un équipage de cinq milliards d’hommes et de femmes tenus en dehors de la redistribution de la prospérité issue de leur labeur qui doit monter sur le pont et initier la mutinerie du XXIme siècle. Nos partis, notre « gauche » se situent où ? Sur le carré des officiers ou du côté de l’équipage dans les ponts subalternes ?
Jacques Richaud

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 20:42
Sous l'étoile trop pure
Du grand ciel froid
La toile de la tente
Au vent qui tourmente
Claque - et c'est la voile
Des galères d'autrefois.

Oppressés, compressés
Les prisonniers s'irritent
Des toux rocailleuses
Et des voix pleureuses
Des mourants qui s'agitent.

Le projecteur est dur
La sentinelle boit
Je ferme mes gerçures
Et mes lèvres sans joie.

Le projecteur est dur
La sentinelle boit
J'étire mes jointures
Et fais craquer le bois

Ovida Delect, Neuengamme janvier 1945
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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 17:42

A nouveau l'occasion de constater la situation parallèle, malgré la persistance de différences historiques, vécue par les communistes de plusieurs partis de pays d'Europe, confrontés à des directions, qui ont fait le choix, sous l'égide du PGE, de la disparition des partis communistes, malgré les adhérents, malgré la nécessité historique. Merci à L.A. S. pour la traduction. 


" Nous adressons, donc, à tous les camarades dans les sections, un appel vibrant à ne pas abandonner leur engagement, à participer à la manifestation du 20 octobre et au prochain Congrès, pour contrer et battre les tentatives de liquidation de notre Parti, dont l’autonomie et l’initiative sont aujourd’hui plus encore que par le passé utiles à la société italienne. "


Appel de 125 militants et dirigeants des sections du Parti de la Refondation communiste (PRC) de Florence , automne 2007

Nous sommes des camarades de Rifondazione Comunista. Nous avons défendu diverses motions au Congrès de Venise. Nous adressons un appel pressant pour que la préparation du Congrès dans les prochains mois favorise la participation et garantisse la souveraineté de toutes et de tous les camarades. Il en va de l’avenir du Parti.

 

Seul un débat transparent et démocratique, portant sur des propositions politiques précises, même différentes voire alternatives, un débat qui, loin de les dissimuler, mette en évidence les options existant aujourd’hui au sein du Parti, jusque dans son groupe dirigeant, sur les questions capitales qui se posent à nous, seul ce débat pourra aboutir à des choix clairs et à des synthèses fécondes pour relancer, consolider et unir le Parti, ce que nous souhaitons tous.

 

Nous sommes très inquiets devant l’actualité politique et le recul de la démocratie dans le Parti ces derniers mois.

 

Contrairement à ce qu’a indiqué la Conférence d’organisation, l’état actuel du Parti se caractérise par une chute du nombre des militants, une division des groupes dirigeants, un déficit de démocratie, une tendance à en rabattre dans les institutions au nom de la « gouvernabilité », comme en témoigne notre entrée récente dans l’exécutif régional de Toscane, en milieu de mandature et sans le moindre programme commun.

 

Les résultats des dernières élections administratives, l’échec de la manifestation du 9 juin sur la piazza del Popolo à Rome, la critique diffuse à l’égard de la classe politique, le mécontentement sur les lieux de travail attestent incontestablement de la montée de la désillusion populaire vis-à-vis du gouvernement Prodi. Ils laissent voir un risque de divorce entre, d’un côté, les organisations politiques de gauche et de l’autre, la société et les luttes les plus significatives qui se sont développées dans notre pays depuis le sommet du G8 de Gênes en 2001.

Dans la suite de la dérive centriste de la politique du gouvernement Prodi, les derniers événements (des accords sur les retraites et les dépenses sociales jusqu’aux orientations autoritaires et racistes sur le thème de la sécurité) marquent une véritable déchirure avec les positions fondamentales de notre Parti et de la gauche alternative.

 

Les problèmes ont commencé dès le début au sein du gouvernement Prodi. Nos efforts, nos dénonciations n’ont pas réussi à neutraliser la forte pression que la Confindustria [le MEDEF italien] et les puissances d’argent ont exercé sur le budget 2007, pas plus qu’à inverser la tendance à la perte de pouvoir d’achat des salariés et retraités. Elle nourrit la montée de la pauvreté et de l’insécurité sociale, face à des fortunes de plus en plus grandes et insolentes.

Nous avons également échoué à bloquer l’accord inacceptable sur les retraites, qui était en violation flagrante avec le programme électoral exigeant l’abrogation du « scalone Maroni » [loi votée sous Berlusconi] frappant tous les travailleurs et les segments les plus vulnérables de la société.

 

Immédiatement après cela, nous avons dû subir – en dehors de tout procédure de concertation – l’accord sur les dépenses publiques, qui renforce les dispositions de la loi 30 [sur l’emploi et les contrats de travail] au lieu de les dépasser ainsi qu’il était prévu dans le programme de l’Union de Prodi.

Nous n’avons pu obtenir ni la réduction des dépenses militaires, ni la fin de la participation italienne à la guerre d’Afghanistan, pas plus que la conférence de paix qui avait été promise.

Nous avons subi la décision du gouvernement – jamais soumise au Parlement – de collaborer avec les États-Unis au bouclier antimissile et à la construction d’une nouvelle base militaire étasunienne à Vicence, malgré l’imposante manifestation populaire du 17 février 2007. Nous n’avons pas pu, non plus, arrêter le projet de TGV Lyon-Turin, l’établissement d’incinérateurs, ni faire approuver la loi sur les unions civiles, fût-ce dans la version édulcorée des « DICO », en raison de l’obéissance évidente du pouvoir au Vatican. Quant à l’école, les déclarations du ministre Fioroni ne sont guère rassurantes. Pour ne pas parler de la dernière campagne sur le thème de la sécurité, aux relents racistes, qui a eu pour protagonistes le ministre Amato et deux importants maires du Partito Democratico naissant, à savoir Domenici [Florence] et Cofferati [Bologne].

 

Pour l’essentiel, notre gouvernement a paru et paraît davantage soumis aux puissants (Confindustria, Etats-Unis, Union européenne, Vatican) qu’attentif aux mouvements de lutte et aux intérêts populaires.

De là une crise dans la coalition qui profite dangereusement à la droite fasciste, raciste, à la Ligue du Nord et qui nourrit le résignation et la crise de la politique elle-même. Ainsi, le bilan de plus d’une année de participation au gouvernement est globalement négatif. Puisque pour nous, à la différence d’autres, le gouvernement est un moyen et non une fin en soi, nous estimons que la participation du PRC à cet exécutif ne peut qu’être subordonnée à l’obtention, maintenant et dans les prochains mois, d’un tournant réel dans les contenus de la politique du gouvernement, à partir d’objectifs et de mesures définis précisément.

Pour rendre possible ce changement, une nouvelle saison de luttes est nécessaire dans la suite de la manifestation du 20 octobre, de luttes qui portent la critique sociale – ô combien nécessaire – des éléments qui dominent au gouvernement, telle qu’elle s’est exprimée, de façon emblématique, lors du vote négatif, si important, émis sur les accords de juillet par la FIOM [Fédération de la métallurgie]. Nous exprimons à ces travailleurs toute notre solidarité en nous engageant concrètement à leurs côtés ainsi que dans la société pour dire notre retentissant NON à ces accords sur les retraites, sur la précarité et sur les dépenses sociales.

 

Mais si un tel tournant n’était pas pris, nous demandons au Congrès et à tout le Parti d’en tirer les conséquences, pour que le délitement social produit par les politiques libérales n’emporte pas également Rifondazione Comunista et les autres forces de la gauche.

 

À cette fin, il ne suffit pas de construire un regroupement de gauche plus large, pour contrebalancer la poussée vers le centre entraînée par la naissance du Partito Democratico. Il est indispensable de retrouver la pleine autonomie politique et organisationnelle du Parti pour reprendre l’initiative sociale et renouer avec le mouvement des luttes.

 

Contrairement à ceux qui entendent aller « au delà », dépasser Rifondazione Comunista ou proposer des « raccourcis » [scorciatoie] organisationnels et de dangereuses limitations de souveraineté – tels que des listes électorales uniques sans notre symbole ou bien une nouvelle chose politique confédérée – nous croyons que le rôle d’un Parti Communiste refondé est encore plus irremplaçable aujourd’hui qu’autrefois. Ce n’est pas le choix de l’autarcie, mais celui du moteur indispensable pour un rassemblement large et diversifié de la gauche anticapitaliste.

 

En particulier les sections [cercles], instances de base du Parti, doivent retrouver leur capacité d’initiative même au-delà de la dimension locale, faire entendre leur voix ainsi qu’il est arrivé à Florence et ailleurs.

Voilà pourquoi nous avons besoin d’une pleine autonomie politique et d’organisation, la seule à même de bâtir une véritable unité d’action des différents courants politiques et sociaux de la gauche (même au niveau électoral), de dépasser les différences par le développement de l’action sociale et de favoriser la reprise des mouvements de lutte.

Nous adressons, donc, à tous les camarades dans les sections, un appel vibrant à ne pas abandonner leur engagement, à participer à la manifestation du 20 octobre et au prochain Congrès, pour contrer et battre les tentatives de liquidation de notre Parti, dont l’autonomie et l’initiative sont aujourd’hui plus encore que par le passé utiles à la société italienne.

 

(traduction pour PCF Paris 15 par L.A. S.)

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 11:56

 

 

 

Décembre 2007.

 

La biographie d’Álvaro Uribe Vélez, pas du genre autorisée, avait été complètement passée sous silence par la presse francophone. Elle était pourtant écrite par deux journalistes issus de l’un des piliers culturel de l’empire, le magazine Newsweek.

"’El señor de las sombras" de Joseph Contreras et Fernando Gavarito, livre paru en 2002, n’a bien entendu jamais été traduit en français, malgré le grand intérêt que suscite la Colombie.
Cet ouvrage est disponible gratuitement en espagnol sur le site d’ARLAC :
www.arlac.be/2007/biografia_auv.pdf

On pouvait dès 2002 savoir qu’Álvaro Uribe Vélez était le représentant de la néobourgeoisie issue du narcotrafic et du paramilitarisme. Mais toutes ces informations, disponibles en anglais et en espagnol, étaient soigneusement cachées par le dispositif culturel dominant habituellement si tapageux sur ces questions. Cette biographie n’est visiblement pas écrite par des sympathisants de la guérilla, ni même par des personnes de gauche. Ce sont simplement des journalistes qui sont confrontés à des faits et en rendent compte avec une relative honnêteté, même s’ils les mêlent de commentaires et d’analyses qui sont les plus naturelles à leur milieu.

Les officiels états-uniens étaient les mieux placés pour savoir que Joseph Contreras et Fernando Gavarito disaient vrai. En effet, deux ans plus tard, on été rendus publics, dans un geste d’une sournoise transparence, les documents officiels qui signalaient l’historique d’Álvaro Uribe Vélez, classé Numéro 82 sur une liste de 200 Colombiens considérés ennemis des États-Unis parce que impliqués dans le narcotrafic.

Gageons sans risque que les mêmes milieux médiatico-culturels qui couvrent aujourd’hui Álvaro Uribe Vélez l’accableront impitoyablement dès que le signal sera donné par l’Empire, dès qu’il sera complètement discrédité, dès qu’il sera jugé inutile aux desseins de Washington. Et cela ne saurait tarder, si on en juge à son comportement brouillon et ses stratégies inefficientes quand il est bousculé par les initiatives de la Nouvelle Amérique latine.

M Poggi Numancia

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 10:57
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la vérité enfin, si  des photographes ont essuyé les tirs de sommation  égyptiens il s'agit là en fait d'une véritable duperie....
La réalité  nous est livrée par le Nouvel Obs , oui Al Qaida a frappé et deux braves tourtereaux frenchies, Nicolas et Carla  étaient les cibles réelles des tirs, non pas de sommation, mais bien de destruction  .
L'histoire nous démontrera un jour comment la grippe aviaire fut inoculée à nos deux pigeons par cette filiale de la CIA  il n'en demeure pas moins que les tirs essuyés visaient bien à protéger la population de la contagion malheureusement il semble que suite à des accords internationaux, nos deux volatiles devraient rentrer en France mettant ainsi la population  en danger. Une quarantaine est envisagée pour les 60 millions d'habitants qui présentent un danger certain pour les deux contaminés.


Agence France Presseauxordres



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