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Thierry MENGUY

 


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  Verrier Ouahmane Aicha

 

1 RESIDENCE DU PARC
  94430 Chennevières-sur-marne
 Téléphone : 01.49.62.04.45
 Fax : 01.45.76.13.17
 verrier.ouahmane@wanadoo.fr





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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 18:39
ADOMA.jpgsur ROUGEMIDI


Y a-t-il un donneur d’ordres dans la salle ?
lundi 17 décembre 2007

Jeudi 13 décembre avait lieu, à la demande des salariés, le référé prud’homal sur l’affaire ADOMA [1] pour déterminer quel était l’employeur de ces 37 travailleurs qui depuis le 12 novembre se présentent chaque matin devant leur entreprise et qui ne peuvent y accéder, l’entrée leur étant interdite par une société de gardiennage intervenant à la demande d’ADOMA sans qu’aucun texte ne l’autorise à le faire.
Une occasion de faire un nouveau point sur cette affaire qui met en lumière ce qui pourrait advenir à des milliers de salariés si ce genre de pratiques s’étend comme le laissent redouter les propos tenus par Martin Hirsh récemment.
Entretien avec Charles Hoareau

R.M. Que s’est il passé à l’audience ?

Il faut d’abord dire que c’était une audience qui sortait de l’ordinaire, puisqu’elle a vu intervenir 6 avocats pour une seule affaire avec des plaidoiries qui ont duré au total plus de deux heures trente ce qui est tout à fait exceptionnel en référé. Cette ampleur inhabituelle s’explique par le fait que les salariés et leurs organisations syndicales (CFTC et CGT) avaient assigné les entreprises sortantes (au nombre de trois) qui, ayant perdu le marché ne veulent pas garder les salariés, et les entreprises entrantes, les deux régies de quartier qui ne veulent pas les reprendre arguant du fait que leur statut d’associations ne les oblige pas à le faire.
La CGT était la seule à avoir assigné ADOMA en tant que donneur d’ordre.

On a pu distinguer en gros quatre positions que l’on peut schématiser ainsi :

  La CFTC (représentant 7 salariés) disant qu’il appartenait aux régies à reprendre les salariés
  Les entreprises et les régies se renvoyant la balle en avançant chacune de leur côté, le risque (bien réel) de dépôt de bilan les concernant si elles étaient condamner à garder ou embaucher les salariés
  ADOMA disant le tribunal n’est pas compétent, je n’ai rien à faire là, c’est une affaire qui ne me regarde pas
  La CGT disant au contraire que le premier responsable de cette situation était ADOMA en tant qu’employeur de fait des salariés.

La position de la CGT parait juridiquement plus audacieuse

Je ne sais pas si elle est plus audacieuse mais c’est celle adoptée unanimement par les 30 salariés qui font confiance à la CGT tout simplement parce qu’elle est la plus juste ! Ces salariés dont la moyenne d’ancienneté est de 16ans se considèrent bien plus comme appartenant à l’entreprise ADOMA qu’aux différents sous traitants qui se sont succédés depuis 20 ans en restant au maximum 3 ans. Comme nous l’avons dit à la barre, à l’origine c’est SONACOTRA qui décide d’externaliser son service nettoyage et à partir de là elle choisit de constituer un groupe de fait avec les sociétés sous traitantes. C’est elle qui, au gré des appels d’offres, choisit les entreprises, fixe les conditions et les prix de la tâche exécutée, commande aux employés (et les attestations fournies à l’audience l’ont largement prouvé), ordonne de les sanctionner ou exige leur mutation quand elle estime qu’ils sont en faute etc. On a même pu mettre en lumière les méthodes douteuses pour ne pas dire plus d’ADOMA pour parvenir à ses fins. Ainsi on a pu prouver que pendant que PNS écrivait à ADOMA pour dire qu’à défaut de rentrées supplémentaires elle devrait se retirer, ADOMA non seulement bombardait PNS de pénalités comme les salariés n’en avaient jamais connues ce qui aggravait la situation, mais en plus passait à son insu des bons de commandes à d’autres entreprises concurrentes !! ADOMA a donc sciemment fait partir PNS, pour diviser le marché en 4 lots et le donner temporairement à 4 petites entreprises entièrement dépendantes d’elle.

ADOMA est donc la grande responsable de la situation ?

Il est évident qu’ADOMA, entreprise nationale où l’Etat est l’actionnaire majoritaire, avec un chiffre d’affaire de 266 millions d’euros et un résultat de 12,6 millions d’euros, a des moyens sans aucune mesure avec ceux de ses sous traitants petites entreprises familiales dont la plus importante avait 20 salariés avant la prise de marché. Le président d’audience a d’ailleurs posé une question qui était la clef de ce procès et qui a mis mal à l’aise le défenseur d’ADOMA, il a demandé : « Y a-t-il un donneur d’ordre ? »

Effectivement tout le procès est là. Oui ADOMA est le donneur d’ordre et à ce titre elle ne peut se laver les mains du sort des salariés mais doit répondre à l’obligation de reclassement rappelée de façon constante par les tribunaux.

C’est donc une opération qui vient de loin ?

Oui et c’est assez simple à démontrer. Il y a 20 ans pour des raisons strictement financières ADOMA (à l’époque SONACOTRA) externalise son service qui compte alors 110 salariés. Par les conditions qu’elle impose, les effectifs – et donc le coût - de ce service ne cessent de diminuer et ce jusqu’en 2006 où les salariés à l’issue de 45 jours de conflit imposent une remontée des effectifs pour la première fois depuis 20 ans.
Depuis cette date tout le calcul d’ADOMA sera de remettre en cause cela, ce que d’ailleurs le directeur régional avouera à demi mots le 16 novembre quand il dira lors de la table ronde qu’à Marseille le nettoyage est plus cher qu’ailleurs et qu’il fallait bien trouver une solution ! Pour faire des économies l’idée a germé de créer une entreprise d’insertion. Mais lui faire reprendre le marché dès PNS parti, c’était risqué, la ficelle aurait paru trop grosse et le groupe de fait évident. D’où le passage par les régies de quartier. En ne faisant pas cette fois-ci appel à son entreprise d’insertion [2], la société ADOMA a fait le calcul qu’elle pourrait ainsi éviter d’être dans l’obligation de reclasser les salariés. Le marché étant conclu pour deux ans seulement, l’objectif à terme est de passer par la Société ADOMA INSERTION.
En lieu et place de salariés en CDI on aurait alors des salariés « en insertion », en fait des CDD en emploi aidé payés au SMIC qui se succèderaient sur les postes tous les six mois à deux ans. Quand je dis payés au SMIC encore faut il bien analyser ce que cela signifie dans le cas présent. Il s’agit soit de chômeurs de longue durée pour lesquels l’Etat verse une subvention d’un montant égal à un demi salaire (9000€ par an), soit de rmistes qui, « grâce » au RMA [3]. travaillent pour 350€ par mois ! Autrement dit en plus ici l’Etat récupèrerait d’une main les subventions qu’il a données de l’autre.

Il faut remettre en cause les entreprises d’insertion ?

Quand les entreprises d’insertion [4] se sont créées la CGT a émis des réserves qui se vérifient malheureusement aujourd’hui. A l’origine ces entreprises ont été créées pour permettre à des hommes et des femmes que les circonstances de la vie et le chômage généralisé et durable avaient éloignés de la possibilité d’avoir un emploi stable, de retrouver progressivement le rythme de l’emploi. Ce système, moyennant subventions, prévoyait la création d’associations chargées de mettre en place dans ces entreprises via un encadrement en CDI, un accompagnement social spécifique et une formation. Pour ne pas concurrencer les emplois existants ces entreprises particulières ont fonctionné pendant des années avec le système du conventionnement, notamment, en ce qui concerne les régies de quartier, avec les organismes HLM. La CGT dès le départ avait émis principalement deux réserves : le statut des salariés et les risques de dérive du système. Nous y sommes. Depuis leur création les régies de quartier essaient avec leurs limites et les contradictions du système de créer du lien social dans les quartiers populaires, ont adopté une charte nationale, bref essaient à leur manière de lutter contre la paupérisation. Mais cela est remis en cause aujourd’hui. Le conventionnement a été supprimé et cela oblige les entreprises d’insertion, si elles veulent survivre et ne pas licencier les salariés existants, à se positionner sur les appels d’offre. Le système est alors complètement perverti et ADOMA n’est qu’un des exemples de cette perversion.

Ce système risque de donner des idées à d’autres

Mais c’est déjà fait ! Martin Hirsh a annoncé fièrement [[jeudi sur France InterIl que de grandes entreprises à l’instar d’ADOMA créent ou vont créer leur propre entreprise d’insertion. Si on n’y prend garde il y aura demain Peugeot Insertion ou Mac Do Insertion qui pourront employer une partie de leur personnel sous ce label là ! Avec ce système il n’y a plus besoin de délocaliser pour faire des économies de main d’œuvre ! Le grand patronat a bien compris les avantages qu’il pourrait tirer de ce dispositif. Lui qui crie partout il y a trop d’Etat ne crache pas, loin s’en faut, sur les fonds publics. Ce dispositif va passer directement du social à la surexploitation. A terme c’est la mort des régies de quartiers et une baisse considérable du coût du travail. D’où l’importance qu’ADOMA soit condamnée.

 

[1] voir articles précédents

[2] ADOMA INSERTION entreprise d’insertion créée par ADOMA, voir articles précédents

[3] Dispositif adopté par le conseil général des Bouches du Rhône qui, sous prétexte de faire la chasse aux profiteurs, oblige les rmistes à travailler parfois gratuitement pour ne pas perdre leur allocation. Ces emplois comme ici viennent la plupart du temps concurrencer les emplois à statut avec toutes les conséquences que l’on imagine tant pour les rmistes que pour les salariés. Quant aux bénéfices pour les entreprises n’en parlons pas ! Avec ce système miracle demain étendu et systématisé sous le nom de RSA (Revenu de Solidarité (sic !) Active) le président du Conseil Général, M. Guérini s’est vanté d’avoir radié en un an plus de 14 000 rmistes…

[4] les régies de quartier sont une forme particulière d’entreprise d’insertion

Y a-t-il un donneur d’ordres dans la salle ?
lundi 17 décembre 2007

popularité : 53%

Jeudi 13 décembre avait lieu, à la demande des salariés, le référé prud’homal sur l’affaire ADOMA [1] pour déterminer quel était l’employeur de ces 37 travailleurs qui depuis le 12 novembre se présentent chaque matin devant leur entreprise et qui ne peuvent y accéder, l’entrée leur étant interdite par une société de gardiennage intervenant à la demande d’ADOMA sans qu’aucun texte ne l’autorise à le faire.
Une occasion de faire un nouveau point sur cette affaire qui met en lumière ce qui pourrait advenir à des milliers de salariés si ce genre de pratiques s’étend comme le laissent redouter les propos tenus par Martin Hirsh récemment.
Entretien avec Charles Hoareau

R.M. Que s’est il passé à l’audience ?

Il faut d’abord dire que c’était une audience qui sortait de l’ordinaire, puisqu’elle a vu intervenir 6 avocats pour une seule affaire avec des plaidoiries qui ont duré au total plus de deux heures trente ce qui est tout à fait exceptionnel en référé. Cette ampleur inhabituelle s’explique par le fait que les salariés et leurs organisations syndicales (CFTC et CGT) avaient assigné les entreprises sortantes (au nombre de trois) qui, ayant perdu le marché ne veulent pas garder les salariés, et les entreprises entrantes, les deux régies de quartier qui ne veulent pas les reprendre arguant du fait que leur statut d’associations ne les oblige pas à le faire.
La CGT était la seule à avoir assigné ADOMA en tant que donneur d’ordre.

On a pu distinguer en gros quatre positions que l’on peut schématiser ainsi :

  La CFTC (représentant 7 salariés) disant qu’il appartenait aux régies à reprendre les salariés
  Les entreprises et les régies se renvoyant la balle en avançant chacune de leur côté, le risque (bien réel) de dépôt de bilan les concernant si elles étaient condamner à garder ou embaucher les salariés
  ADOMA disant le tribunal n’est pas compétent, je n’ai rien à faire là, c’est une affaire qui ne me regarde pas
  La CGT disant au contraire que le premier responsable de cette situation était ADOMA en tant qu’employeur de fait des salariés.

La position de la CGT parait juridiquement plus audacieuse

Je ne sais pas si elle est plus audacieuse mais c’est celle adoptée unanimement par les 30 salariés qui font confiance à la CGT tout simplement parce qu’elle est la plus juste ! Ces salariés dont la moyenne d’ancienneté est de 16ans se considèrent bien plus comme appartenant à l’entreprise ADOMA qu’aux différents sous traitants qui se sont succédés depuis 20 ans en restant au maximum 3 ans. Comme nous l’avons dit à la barre, à l’origine c’est SONACOTRA qui décide d’externaliser son service nettoyage et à partir de là elle choisit de constituer un groupe de fait avec les sociétés sous traitantes. C’est elle qui, au gré des appels d’offres, choisit les entreprises, fixe les conditions et les prix de la tâche exécutée, commande aux employés (et les attestations fournies à l’audience l’ont largement prouvé), ordonne de les sanctionner ou exige leur mutation quand elle estime qu’ils sont en faute etc. On a même pu mettre en lumière les méthodes douteuses pour ne pas dire plus d’ADOMA pour parvenir à ses fins. Ainsi on a pu prouver que pendant que PNS écrivait à ADOMA pour dire qu’à défaut de rentrées supplémentaires elle devrait se retirer, ADOMA non seulement bombardait PNS de pénalités comme les salariés n’en avaient jamais connues ce qui aggravait la situation, mais en plus passait à son insu des bons de commandes à d’autres entreprises concurrentes !! ADOMA a donc sciemment fait partir PNS, pour diviser le marché en 4 lots et le donner temporairement à 4 petites entreprises entièrement dépendantes d’elle.

ADOMA est donc la grande responsable de la situation ?

Il est évident qu’ADOMA, entreprise nationale où l’Etat est l’actionnaire majoritaire, avec un chiffre d’affaire de 266 millions d’euros et un résultat de 12,6 millions d’euros, a des moyens sans aucune mesure avec ceux de ses sous traitants petites entreprises familiales dont la plus importante avait 20 salariés avant la prise de marché. Le président d’audience a d’ailleurs posé une question qui était la clef de ce procès et qui a mis mal à l’aise le défenseur d’ADOMA, il a demandé : « Y a-t-il un donneur d’ordre ? »

Effectivement tout le procès est là. Oui ADOMA est le donneur d’ordre et à ce titre elle ne peut se laver les mains du sort des salariés mais doit répondre à l’obligation de reclassement rappelée de façon constante par les tribunaux.

C’est donc une opération qui vient de loin ?

Oui et c’est assez simple à démontrer. Il y a 20 ans pour des raisons strictement financières ADOMA (à l’époque SONACOTRA) externalise son service qui compte alors 110 salariés. Par les conditions qu’elle impose, les effectifs – et donc le coût - de ce service ne cessent de diminuer et ce jusqu’en 2006 où les salariés à l’issue de 45 jours de conflit imposent une remontée des effectifs pour la première fois depuis 20 ans.
Depuis cette date tout le calcul d’ADOMA sera de remettre en cause cela, ce que d’ailleurs le directeur régional avouera à demi mots le 16 novembre quand il dira lors de la table ronde qu’à Marseille le nettoyage est plus cher qu’ailleurs et qu’il fallait bien trouver une solution ! Pour faire des économies l’idée a germé de créer une entreprise d’insertion. Mais lui faire reprendre le marché dès PNS parti, c’était risqué, la ficelle aurait paru trop grosse et le groupe de fait évident. D’où le passage par les régies de quartier. En ne faisant pas cette fois-ci appel à son entreprise d’insertion [2], la société ADOMA a fait le calcul qu’elle pourrait ainsi éviter d’être dans l’obligation de reclasser les salariés. Le marché étant conclu pour deux ans seulement, l’objectif à terme est de passer par la Société ADOMA INSERTION.
En lieu et place de salariés en CDI on aurait alors des salariés « en insertion », en fait des CDD en emploi aidé payés au SMIC qui se succèderaient sur les postes tous les six mois à deux ans. Quand je dis payés au SMIC encore faut il bien analyser ce que cela signifie dans le cas présent. Il s’agit soit de chômeurs de longue durée pour lesquels l’Etat verse une subvention d’un montant égal à un demi salaire (9000€ par an), soit de rmistes qui, « grâce » au RMA [3]. travaillent pour 350€ par mois ! Autrement dit en plus ici l’Etat récupèrerait d’une main les subventions qu’il a données de l’autre.

Il faut remettre en cause les entreprises d’insertion ?

Quand les entreprises d’insertion [4] se sont créées la CGT a émis des réserves qui se vérifient malheureusement aujourd’hui. A l’origine ces entreprises ont été créées pour permettre à des hommes et des femmes que les circonstances de la vie et le chômage généralisé et durable avaient éloignés de la possibilité d’avoir un emploi stable, de retrouver progressivement le rythme de l’emploi. Ce système, moyennant subventions, prévoyait la création d’associations chargées de mettre en place dans ces entreprises via un encadrement en CDI, un accompagnement social spécifique et une formation. Pour ne pas concurrencer les emplois existants ces entreprises particulières ont fonctionné pendant des années avec le système du conventionnement, notamment, en ce qui concerne les régies de quartier, avec les organismes HLM. La CGT dès le départ avait émis principalement deux réserves : le statut des salariés et les risques de dérive du système. Nous y sommes. Depuis leur création les régies de quartier essaient avec leurs limites et les contradictions du système de créer du lien social dans les quartiers populaires, ont adopté une charte nationale, bref essaient à leur manière de lutter contre la paupérisation. Mais cela est remis en cause aujourd’hui. Le conventionnement a été supprimé et cela oblige les entreprises d’insertion, si elles veulent survivre et ne pas licencier les salariés existants, à se positionner sur les appels d’offre. Le système est alors complètement perverti et ADOMA n’est qu’un des exemples de cette perversion.

Ce système risque de donner des idées à d’autres

Mais c’est déjà fait ! Martin Hirsh a annoncé fièrement [[jeudi sur France InterIl que de grandes entreprises à l’instar d’ADOMA créent ou vont créer leur propre entreprise d’insertion. Si on n’y prend garde il y aura demain Peugeot Insertion ou Mac Do Insertion qui pourront employer une partie de leur personnel sous ce label là ! Avec ce système il n’y a plus besoin de délocaliser pour faire des économies de main d’œuvre ! Le grand patronat a bien compris les avantages qu’il pourrait tirer de ce dispositif. Lui qui crie partout il y a trop d’Etat ne crache pas, loin s’en faut, sur les fonds publics. Ce dispositif va passer directement du social à la surexploitation. A terme c’est la mort des régies de quartiers et une baisse considérable du coût du travail. D’où l’importance qu’ADOMA soit condamnée.

 

[1] voir articles précédents

[2] ADOMA INSERTION entreprise d’insertion créée par ADOMA, voir articles précédents

[3] Dispositif adopté par le conseil général des Bouches du Rhône qui, sous prétexte de faire la chasse aux profiteurs, oblige les rmistes à travailler parfois gratuitement pour ne pas perdre leur allocation. Ces emplois comme ici viennent la plupart du temps concurrencer les emplois à statut avec toutes les conséquences que l’on imagine tant pour les rmistes que pour les salariés. Quant aux bénéfices pour les entreprises n’en parlons pas ! Avec ce système miracle demain étendu et systématisé sous le nom de RSA (Revenu de Solidarité (sic !) Active) le président du Conseil Général, M. Guérini s’est vanté d’avoir radié en un an plus de 14 000 rmistes…

[4] les régies de quartier sont une forme particulière d’entreprise d’insertion

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Published by valenton rouge
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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 13:30
2007-1121solidarit--0149-copie-1.JPGsamedi dernier se tenait la journée de solidarité du Conseil Général du 94.

Dans le gymnase  P. Eluard  paré des couleurs de fêtes s'activent   les militants associatifs. Restos du coeur, CGT, Solidarité Palestine, Apeis.Ils sont une quarantaine ainsi à se battre contre la misère et pour  donner autre chose qu'une aumône d'un jour. En y regardant de plus près c'est une trentaine de miltants communistes qui sont là car dans cette ville de Valenton les communistes savent à quel point ce mouvement associatif, syndical aide à la résistance face à la droite, au Medef et à la gauche de compromis.Ils savent également ainsi que le dit notre Maire Daniel Toussaint qu'il ne suffit de déclarer à la population que les communistes sont des gens comme eux, il y a besoin surtout d'être un peu devant pour éclairer le chemin, donner les perspectives...

Donc ce samedi les militants pendant la pause repas se mangent les plateaux généreux préparés par notre ville. Bien évidemment il en reste toujours à la fin et un camarade me propose d'en récupérer   pour en distribuer, chose faite.
Je charge le coffre, croise un militant de la CGT il prend 2 plateaux et il me confie qu'il en a bien besoin, survient un étudiant, militant de la LCR qui tenait le stand de solidarité avec la Palestine  avec nous qui prend ses 2 plateaux, il est blême et ce n'est que plus tard après quelques confidences que j'ai compris.Un loyer de 400 euros, 200 euros d'Apl, 200 euros pour un stage, reste 0 pour manger, boire, s'habiller, sortir,...

Etudier en  2007, en France et crever de faim, vouloir le savoir, la connaissance et crever de faim, vouloir croquer la vie, merde c'est de son âge,non et crever de faim...

Certains chiffres sont accablants: il y aurait ainsi près de 7 millions  d'êtres humains dans cette situation sur notre terre de France.

c'est certain, oui , la révolte doit naître mais après ne s'agit'il pas pour nous communistes de lever le drapeau qui en terminera avec la misère, le drapeau de la Révolution et du Socialisme car il y a bien mieux que la colère, il y a ce parti communiste français nè à Tours qui ne veut et ne peut disparaître pour laisser place au renoncement, à l'accompagnement  de la misère en distrbuant les miettes justes suffisantes à entretenir la force de travail.

Le capitalisme n'est pas différent  de ce qu'il était à sa naissance: prédateur, assassin, mangeur de vies.
Les raisons de l'abattre ne sont donc guère différentes et celles et ceux qui se sont engagés dans ce combat à mort face au capital se nomment communistes et ont un parti.

Pour conclure ce miltant de la Lcr m'assurait de ceci: "on passe à la ligue on meurt au parti" Une sorte de reconnaissance de ce que nous sommes et puis on ne meurt pas seulement au parti, on meurt aussi pour lui mais à tout prendre, nous préférons vivre debout et cela n'est il pas le plus noble des engagements et des devoirs d'un militant du parti communiste français.




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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 13:24

article_sarkobruni2.jpg

Dans le Franceland politico-médiatique, les questions subsidiaires comme le blocage des salaires des fonctionnaires, la prévisible augmentation en janvier du gaz, ou encore l’expulsion des sans abris, sont occultées par la dernière grande nouvelle : le président Sarkozy a une aventure avec un top model et chanteuse. Et pour aller jusqu’au bout du goût qu’il a pour les aspects les plus tartes de la culture nord-américaine l’annonce du «coup» présidentiel s’est fait à Disney Land devant Mickey et le décor patisserie viennoise,chantillyet peluches… Plus kitsch que ça tu meurs, j’allais oublier on a convoqué Match, Closer et  Point de vue.


 L’exhibitionniste compulsif que nous avons désormais pour chef d’Etat vient nous présenter ses bonnes fortunes, “t’as vu je suis petit mais costaud, je me les fait toutes!”   Comme il avait annoncé son divorce le jour de la grève, il annonce qu’il a une nouvelle favorite quand visiblement l’état de grâce est derrière lui, tandis que sa majorité se délite. Comme il n’a toujours pas d’opposition, il se paye le luxe d’aller chercher une « maîtresse d’ouverture ». Carla Bruni en effet a soutenu la campagne de ségolène Royal, elle a manifesté avec détermination son opposition à l’amendement Mariani et aux tests ADN. Elle a signé la pétition de Charlie Hebdo, son nom est inscrit entre celui de pascal Brukner et M.G.Buffet «Touche pas à mon ADN», mais que l’on se rassure le désaccord n’est pas total, elle fait partie des cinquante personnalités qui ont écrit un texte pour Ingrid Betancourt, dans l’édition du magazine Elle : «J’espère que les grands de ce monde viendront vous chercher dans la jungle », écrit-elle. Est-ce qu’elle espère déjà perdre son compagnon président dans la jungle colombienne ? De toute manière, cette politique d’ouverture est d’autant plus aisée que les fréquentations politico-médiatiques de la belle inconstante relèvent du club d’échangisme entre atlantistes forcenés et pro-israëliens. C’est le raout qui monopolise les plateaux de télévision, les maisons d’édition et les “libre opinions” dans la presse pour défendre “la démocratie occidentale” et les horreurs du “populisme”, pas la démagogie de Sarkozy non c’est  la mobilisation populaire qui leur fait peur… Arno Karsfeld, la droite rejoint BHL la gauche… Rama yade ne quitte plus le dit bernard henry levy… Carla Bruni a piqué à la fille de BHL son époux après le père, et juste avant le président… C’est la ronde de Max ophuls… En moins talentueux… Le Président en est-il arrivé à penser  comme Tom Cruse que le plus sûr est d’épouser dans sa secte… Pour l’un l’Eglise de scientologie, pour l’autre les réseaux transversaux entre la droite et la gauche. C’est à se demander par quelle secte Sarkozy a-t-il été promu jusqu’à la présidence de la France ? Pas une secte, un rassemblement celui qui fait un rempart au capital contre “le totalitarisme” des pauvres demandant justice.

Parce que tout ça c’est le petit personnel de ceux qui tiennent les rènes du pouvoir, allez ici écouter la video dans laquelle Annie lacroix Riz parle de la synarchie qui a choisi la défaite devant l’Allemagne nazie… Tous ces agités  y compris notre petit président ne sont là que parce que les véritables maîtres le veulent bien. Gramsci disait à propos de Naples qu’un crottin de cheval nourrissait une volée de moineaux, c’est le système de toutes les mafias, de toutes les sectes, les parrains de la banque distribuent de la richesse de la notoriété, des miettes et des morceaux plus substantiels… Au petit peuple il ne reste plus que le fumet du crottin et la loterie, le ticket que l’on gratte… C’est sur cette distribution pyramidale criminelle et corrompue que survit un système qui ne distille plus que l’ennui, l’absence de perspective et de moyens.

Face à cela il y a dans l’attitude présidentielle des constantes qu’il faut saluer, le choix de la politique spectacle, le Président  se met en scène et après avoir été contraint de jouer les utilités silencieuses lors de la visite de kadhafi, il reprend la main style les feux de l’amour. Il choisit une fois de plus de dire son enthousiasme pour les Etats-Unis, au ras des paquerettes, en farandole avec Mickey, Donald et surtout l’oncle Picsou. La politique et le show biz sont totalement confondus, la réussite c’est paillette et strass sur les podiums. Bref dans ces temps où les Français n’ont plus les moyens de s’assurer le nécessaire on les invite à contempler la vitrine illuminé du grand magasin de l’amour, du pouvoir et de la réussite made in USA. Au jeune qui s’ennuie et que l’on vide de  tout projet, il est offert cette addiction douce et l’espérance  de devenir dealer. Comparez ces destins massacrés avec celui d’une génération de combattants, celle de Niemeyer… Et comprenez que c’est de cela que l’on nous prive en nous expliquant que la révolution est impossible.

Car au-delà de la secte dont nous parlions, le plus fondamental est la base du consensus entre le PS et la droite , ce consensus permet de nommer sans problème des ministres socialistes, d’envoyer DSK au FMI. Pourquoi les dirigeants du PS et même ceux du PCF ne savent-ils que dénoncer”les outrances” du style présidentiel? Sotte question!  Comme le dit ici même Jacques Richaud, cette gauche là est la même que la droite, tout est dit quand on a enfin compris! Curieux discours de tête à claque à la Montbourg ou à la bruno Julliard, déjà vieux comme un jeune giscardien! Rien n’est décisif, c’est creux, ils évacuent le «matériel», le chômage, les difficultés de la vie, l’entreprise qui ferme à la veille de la Noël, rien de ce qui est secondaire ne leur est étranger. Tout tourne autour de leur nombril. Qui peut s’y reconnaitre? Le président en profite pour récupérer l’illumination médiatique, l’univers à la Chantal Goya qui se combine si bien avec l’apologie du père Fouettard. La gauche se contente de trouver  cela un  peu vulgaire. Comme quand le président se décarcasse pour obtenir des contrats et que ces danseurs de claquette  ne parlent que de dictature et de droits de l’homme… En laissant les travailleurs des entreprises que l’on délocalise se battre seuls, en expliquant qu’il est impossible d’augmenter les salaires ou de bloquer les prix, parce que ce serait le socialisme et, comme chacun le sait désormais, le socialisme cela ne marche pas…

Le capitalisme lui ça marche, regardez la belle femme que j’ai à mon bras… dit le président en choisissant soigneusement de poser devant le château de la belle au bois dormant…

Comme pour Berlusconi, pour Bush, il s’agit insidieusement d’approfondir le fossé entre le bon peuple que l’on suppose friand de ce ragout là et une opposition pisse-vinaigre qui dénonce seulement le mauvais goût, la vulgarité du président.

Voyez-les dit le président ils vous méprisent parce que vous aimez Disney land, Gala, moi je suis de votre côté.

Oui je crois en notre président, je l’ai rencontré c’était un lapin bleu avec une grande cape dorée qu’il agitait en répandant du sable doré pour nous endormir… 

 Ne croyez pas que je ris, je tente de nommer l’inommable, la terrible apparence d’une génération-  l’a-t-on appelée génération Mitterrand ?- qui a subi un déséquilibre permanent, une contre-révolution et a abouti à cette conception du politique atroce et stupide. La vie est un non-sens, il n’y a plus de direction que de tourner autour de soi-même. La démocratie est devenue cette caricature, l’Etat-policier s’est inscrit dans les mentalités entre hédonisme et interdiction de pensée.  Enrichissez-vous et jouissez en public de ce que procure réussite et richesse, consommez… Et faites seulement la différence sur le bon et mauvais goût… en fait sur le mépris du petit peuple…

Danielle Bleitrach

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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 21:47

 

 

 

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Guitare En Deuil Majeur

Soldadito de Bolivia

Petit soldat de Bolivie,

Soldadito boliviano

Petit soldat bolivien,

Armado vas con tu rifle

Tu avances armé de ton fusil

Que es un rifle americano

Qui est un fusil américain,

Soldadito de Bolivia

Petit soldat de Bolivie,

Que es un rifle americano

Qui est un fusil américain.

 

 

Te lo entregó un asesino

Un assassin te l'a fourni,

Soldadito boliviano

Petit soldat bolivien,

Regalo de mister dólar

C'est un cadeau de Monsieur Dollar

Para matar a tu hermano

Pour tuer ton frère,

Soldadito de Bolivia

Petit soldat de Bolivie

Para matar a tu hermano

Pour tuer ton frère.

 

 

¿No sabes quien es el muerto,

Tu ne sais pas qui est le mort,

Soldadito boliviano?

Petit soldat bolivien ?

El muerto es el Che Guevara

Le mort c'est Che Guevara,

Que es argentino y cubano

Et il était argentin et cubain,

Soldadito de Bolivia

Petit soldat de Bolivie,

Era argentino y cubano

Et il était argentin et cubain.

 

 

Está mi guitarra entera

Ma guitare entière,

Soldadito boliviano

Petit soldat bolivien,

De luto pero no llora

Est en deuil, mais elle ne pleure pas,

Aunque llorar es humano

Même si pleurer c'est humain,

Soldadito de Bolivia

Petit soldat de Bolivie

Aunque llorar es humano

Même si pleurer c'est humain.

 

 

No llora porque la hora

Elle ne pleure pas parce que l'heure,

Soldadito boliviano

Petit soldat bolivien,

No es de lágrima y pañuelo

N'est pas aux larmes ni aux mouchoirs,

Sino de machete en mano

Mais à la machette à la main,

Soldadito de Bolivia

Petit soldat de Bolivie

Sino de machete en mano

Mais à la machette à la main.

 

 

Con el maney que te paga

C'est avec l'argent qu'il te donne,

Soldadito boliviano

Petit soldat bolivien,

Que te vendes que te compra

Que tu te vends et qu'il t'achète,

Es lo que piensa el tirano

C'est ce que pense le tyran,

Soldadito de Bolivia

Petit soldat de Bolivie

Es lo que piensa el tirano

C'est ce que pense le tyran.

 

 

Despierta que ya es de día

Réveille-toi, c'est déjà le jour,

Soldadito boliviano

Petit soldat bolivien,

Está en pie ya todo el mundo

Tout le monde est déjà debout

Porque el sol salió temprano

Car le soleil s'est levé tôt,

Soldadito de Bolivia

Petit soldat de Bolivie

Porque el sol salió temprano

Car le soleil s'est levé tôt.

 

 

Pero entenderás seguro

Mais tu apprendras certainement,

Soldadito boliviano

Petit soldat bolivien,

Que a un hermano no se vende

Qu'on ne vend pas un frère,

Que no se mata a un hermano

Qu'on ne tue pas un frère,

Soldadito de Bolivia

Petit soldat de Bolivia

Que no se mata a un hermano

Qu'on ne tue pas un frère.

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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 13:54
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A quelques jours de la décision finale de Bruxelles visant à libéraliser en grand dès 2008 le secteur viticole européen, les députés français viennent de voter une résolution déposée par Thierry Mariani, député vauclusien
(voir ici) qui non seulement apporte un soutien au plan d’arrachage de 200 000 ha de vignes, mais demande également d’en accélérer le calendrier en le ramenant de 5 ans à 3 ans, afin « de le rendre plus incitatif et efficace ».
 
Certes, les députés français émettent à juste titre dans cette résolution des réserves sur la suppression des droits de plantation et de la distillation de crise, sur la libéralisation des pratiques œnologiques ou encore sur la remise en question du lien au terroir prévus par la réforme que Bruxelles se prépare à engager dans les semaines qui viennent.
 
Mais soutenir le plan d’arrachage, y compris en en redemandant plus, n’est il pas suicidaire pour l’avenir de la viticulture française ?
 
Car le plan viticole européen que Bruxelles s’apprête à mettre en oeuvre comporte une cohérence et une logique d’ensemble, dont l’arrachage est un des piliers décisifs : abandonner des parts de marché à la concurrence viticole mondiale.
 
Le Modef Paca interpelle les parlementaires français sur la contradiction qu’il y a à dissocier arrachage et libéralisation du secteur viticole.
 
Dans son rapport d’information sur la situation de la viticulture qui a précédé le vote de la résolution, Thierry Mariani lui-même indique que non seulement la demande mondiale en vin poursuit sa progression sur un rythme soutenu, mais également que l’offre mondiale connaît un important déficit pour l’année en cours. Ne doit on pas à réfléchir à d’autres solutions qu’à rendre plus efficace l’arrachage dans un tel contexte ?
 
N’y a-t-il pas par ailleurs une contradiction de taille entre la demande tout à fait fondée qui est faite à Bruxelles par les députés français de débloquer des aides pour promouvoir le vin européen face à la concurrence sur notre propre marché et le principe même de l’arrachage ?
 
L’arrachage va porter essentiellement sur les petits et moyens viticulteurs, sur les appellations ou les communes les moins « prestigieuses » et va remettre en cause la survie de leurs caves viticoles, ces dernières ayant investi des sommes considérables dans la modernisation et la mise aux normes de leur outil de production afin d’être plus compétitifs tout en améliorant la qualité.
 
Il faut arrêter le gâchis. Le plan d’arrachage représente 1,2 milliards d’euro de fonds communautaires, sans compter la participation des Etats. N’y a-t-il pas à réfléchir à utiliser autrement cet argent, au moment même où les trésoreries des viticulteurs et des caves sont exsangues ?
 
N’y a-t-il pas à engager un programme de soutien pour poursuivre résolument la modernisation et l’amélioration de la qualité du secteur viticole français et communautaire ?
 
N’y a-t-il pas à consacrer beaucoup plus de moyens que la très insuffisante enveloppe de 130 millions d’euro prévue par la commission pour la promotion de la qualité des vins européens sur le marché mondial ?
 
Il est indispensable de réagir. Le Modef Paca alerte les vignerons et l’ensemble des organisations professionnelles sur les immenses dangers que fait courir le plan viticole européen et l’arrachage à la profession. Ce n’est pas en s’affaiblissant que l’on regagnera des positions perdues, mais au contraire en s’appuyant sur nos atouts et en les valorisant : Savoir faire viticole et référence mondiale en terme de qualité.
 
La crise qui sévit doit servir de leçon : Plutôt que la fuite en avant éperdue dans la libéralisation des marchés prônée par Bruxelles, il est au contraire déterminant d’engager au plus vite un débat européen et mondial sur la remise en route d’instruments de régulation beaucoup plus performants, à commencer au sein du marché communautaire.
 
              Marianne Bonebeau                                    Daniel Roche                                                      Louis Grena
    Présidente du Modef de Vaucluse                   Président du Modef des Bouches du Rhône                Président du Modef du var
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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 13:42

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507.thumbnail.jpgOscar Niemeyer ne cache pas ses opinions: «Je ne me tairai jamais. Je ne cacherai jamais mes convictions communistes. Et celui qui me contacte en tant qu’architecte connaît mes conceptions idéologiques. (…) Durant mes conférences, j’ai toujours souligné que l’architecture n’était pas l’essentiel. Ce ne sont pas des propos méprisants. Comparez l’architecture avec la vie, l’être humain, la lutte politique, la contribution que nous apportons tous à la société pour nos frères déshérités. Que représente l’architecture par rapport à la lutte pour un monde meilleur, sans classes?»

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L’homme qui dessinait des églises, mais qui n’obtenait pas de visa pour les Etats-Unis, a construit de grands monuments pour des ouvriers en grève, des paysans sans terre. il est adhérent au Parti communiste depuis 1945. En France, Niemeyer a laissé son empreinte en dessinant le siège du Parti communiste français, place du Colonel-Fabien, à Paris, ainsi que le siège du journal l’Humanité, à Saint-Denis (1989). On lui doit également la maison de la culture du Havre et la bourse du travail de Bobigny. Comme le note dans l’article de l’humanité du 14 décembre 2007, Leneide Duarte-Plon, en 1970, il démissionne de l’Académie américaine d’arts et de sciences pour protester contre la guerre du Vietnam. C’est aussi dans les années soixante-dix qu’il ouvre un - cabinet d’architecture aux Champs-Élysées. Le Brésil était gouverné par le général Medici, une des périodes les plus noires de la dictature brésilienne, quand la torture et la répression ont fait un grand nombre de morts et de disparus dans les rangs des opposants. Les résistants et les - guérilleros brésiliens étaient recherchés par la police politique comme des « terroristes » dans des affiches placardées sur tous les murs.

Dans une interview publiée dans les colonnes de l’humanité  en janvier 2007, Niemeyer racontait son séjour prolongé à Paris après le coup d’État qui avait renversé le président João Goulart. « J’étais à l’étranger pour mon travail. Malraux a obtenu de De Gaulle un décret pour que je puisse travailler en France et j’ai trouvé plus raisonnable de prolonger mon séjour à Paris. Quand je suis rentré au Brésil, on ne m’avait pas oublié. Le climat politique était plus calme, mais cela n’a pas empêché que je sois emmené dans les locaux de la police politique à peine débarqué à Rio. Cette époque est révolue. Nous sommes gouvernés par Lula, qui n’est pas communiste, mais qui, heureusement, n’a pas oublié son origine ouvrière et imprègne sa gestion politique d’un sens populaire qui nous plaît, bien que nous ne soyons pas tout à fait satisfaits. Nous continuons de lutter pour une société sans classes comme celle que défendait Marx. »

Oscar Nemeyer le militant communiste est comme le disait Neruda, un homme indivisible, communiste et poète, parce que pour lui l’architecture est poésie. Il est  une des figures emblématiques du renouveau en architecture, créateur des principaux bâtiments de Brasilia, les nombreuses réalisations (plus de 500 projets au total) d’Oscar Niemeyer ont marqué depuis le milieu des années 30 jusqu’à aujourd’hui l’histoire de l’architecture.

Oscar Niemeyer, dont les ancêtres étaient allemands, portugais et arabes, est l’auteur de près de 600 projets architecturaux dans le monde entier en plus de 70 ans de carrière. Ses constructions se distinguent par des lignes courbes, ce qu’il définit lui-même comme étant “un hommage au corps de la femme brésilienne”. A cent ans c’est un jeune marié, veuf, depuis deux ans il a épousé sa principale collaboratrice d’une soixantaine d’année, et son amour des femmes est aussi connu que son engagement politique et son génie architectural.
Niemeyer est d’abord un sculpteur d’espace, qui a rompu avec la contrainte de l’angle droit ; il est aussi celui qui a, en presque soixante-dix ans de carrière, enrichi le monde d’un patrimoine visible du Brésil à la France et à l’Algérie et d’Italie ou d’Allemagne aux Etats-Unis.
Niemeyer a toujours accompagné les métamorphoses de son pays quand elles s’orientaient vers la quête d’une identité aspirant à la modernité et au progrès social. « Je n’ai aucun enthousiasme pour l’architecture rationaliste avec ses limites fonctionnelles, sa rigidité structurelle, ses dogmes et ses théories. L’architecture est faite de songe et de fantaisie, de courbes généreuses et de grands espaces libres - tellement liés à notre architecture coloniale. Je me rappelle comment beaucoup m’accusaient de formalisme, de pénétrer dans les formes gratuites qu’ils craignaient tant. Je ne les ai jamais pris au sérieux. Le béton armé permet à l’architecte qui a le sens de la poésie de s’exprimer. Il faut savoir inventer, en faisant appel à toutes les techniques qui sont à notre disposition. Pourquoi se soumettre à des règles, à des principes intangibles ? »

Aujourd’hui, son cabinet est installé au dernier étage d’un immeuble de la plage de Copacabana, où il dirige une équipe d’architectes de trois générations. Son horizon, c’est l’océan Atlantique.

En 1956, il est chargé par le président Kubitschek d’organiser le concours pour choisir le plan de Brasilia, la nouvelle capitale.

 Brasilia, la ville sorti de nulle part, si ce n’est du béton

« Je voulais, a-t-il écrit, que les futurs visiteurs de la nouvelle capitale aient une sensation de surprise et d’émotion. Je me rappelais de la place Saint-Marc, à Venise, avec le palais des Doges, de la cathédrale de Chartres, des oeuvres qui ont un impact indescriptible par la beauté et l’audace sans que des raisons techniques ou fonctionnelles y soient pour rien. C’est seulement la beauté plastique qui domine comme un message permanent de grâce et de poésie. »

«La visite de Brasilia peut vous inspirer des réactions diverses: beau, laid, bon, mauvais… mais elle ne peut vous laisser indifférent. L’architecture, pour moi, c’est cela». a dit Oscar Niemeyer, architecte de Brasilia, capitale de l’immense Brésil.
Le plan de Brasilia, tracé selon des principes hérités de Le Corbusier, est fondé sur une répartition rationnelle des activités harmoniques. L’ensemble, qui s’organise selon deux axes qui se coupent, a la forme d’un avion ou d’un oiseau géant volant à l’intérieur d’une machine aux transistors à vif.
L’ensemble monumental allie les formes symétriques aux perspectives étudiées. Entre bruit et mélodie, entre rythme et nu-fonction, Brasilia est froid comme la voûte cimenteuse des œuvres post-modernes d’Oscar Niemeyer. Le silence est inclus dans les plans, le minimalisme oppressant et intrigant. On sent le mortier sous les plaines d’imbrications et l’odeur de l’ aggloméré s’engouffre dans la moindre parcelle des visions cubistes qui sommeille dans des structures synthétiques.
Le patrimoine architectural d’Oscar Niemeyer va être numérisé. Des études, croquis et avant-projets de l’architecte brésilien presque centenaire, vont être répertoriés et numérisés par l’entreprise Cobra Tecnologia en collaboration avec la Fondation Niemeyer.
D’après la Fondation Niemeyer, il existe environ 5.000 documents architectoniques du constructeur de Brasilia. Le projet de numérisation comprend la création d’un nouveau site web avec les oeuvres de Niemeyer. Niemeyer a récemment élaboré un projet pour construire d’ici à 2008 un grand complexe touristique baptisé “Chemin Niemeyer” à Niteroi, ville située de l’autre côté de la baie de Rio.
Un budget de 16 millions de reals (5,5 millions d’euros) a été fixé pour la construction de six oeuvres, dont un théâtre populaire, prévu pour le mois de janvier 2006, et un complexe cinématographique en cours. Niteroi possèdera, après Brasilia, le plus grand nombre de bâtiments signés par l’architecte brésilien. d’après rêve d’architecte.

Comme le dit justement l’article pré-cité dans l’humanité du 14 décembre 2007, le Mémorial de l’Amérique latine, conçu et inauguré en 1989, est l’hommage de l’architecte à cette Amérique latine qu’il rêve libre et unie. C’est un des centres culturels les plus modernes de São Paulo. Un complexe exceptionnel d’informations sur la culture en mouvement du continent. La Main, sculpture de Niemeyer, en est le symbole. La carte de l’Amérique latine est peinte en rouge sur la paume, comme un symbole ensanglanté du continent.

Aujourd’hui, Niemeyer voit avec enthousiasme l’avènement de plusieurs gouvernements populaires. Pour le Brésil, il souhaite la réforme agraire qui se fait encore attendre. Il voit s’aggraver les conflits pour la propriété de la terre et s’inquiète des menaces sur la souveraineté de l’Amazonie brésilienne. Il redoute la haine grandissante de la bourgeoisie à l’encontre des habitants des favelas.

L’année dernière, un journal de Rio a demandé à des journalistes et à des intellectuels d’établir un palmarès des cents plus grands Brésiliens. Niemeyer est arrivé en tête. Leonardo Boff, théologien de la libération, a justifié son vote : « Sa créativité est inouïe. Il a une option très nette pour la justice sociale, une grande affirmation pour la vie, pour sa beauté et l’amour des amis. Il se dit athée. Mais sa vraie religion est l’amitié. »

Le Musée national de Brasilia, qui vient d’être construit, est la nouvelle prunelle des yeux de l’architecte. Il y a osé un espace libre de 80 mètres, six fois celui de la coupole de la basilique Saint-Pierre, à Rome. “L’architecture est audace, elle doit créer la surprise, enseigne-t-il.”

Interview :
 
Le 15 décembre exactement, vous fêterez votre 100e anniversaire, après plus de 500 projets et près de 200 réalisations dans le monde entier. C’est considérable. Et ce n’est pas fini!
E n effet. Beaucoup de projets sont lancés et certains chantiers sont en cours, par exemple, à Niteroi, sur l’autre rive de la baie de Rio, où un théâtre populaire, un musée du cinéma et la fondation Oscar Niemeyer viendront s’ajouter au musée d’Art contemporain (en forme de soucoupe volante) et à l’embarcadère pour les ferrys déjà existants. A Brasilia, la construction d’un ouvrage monumental est sur le point d’être lancée. Il s’agit d’une sorte de salle de concert en plein air - mais recouverte d’un toit géant plus grand qu’un terrain de football - destinée à accueillir de 30 000 à 40 000 personnes. A l’étranger, plusieurs projets sont lancés. Notamment en Espagne, avec le centre culturel d’Avilés, un ensemble sinueux lové au bord de la rivière; à La Havane (Cuba), où sera construite une nouvelle ambassade du Brésil; ou encore au Venezuela, où j’ai imaginé pour mon ami Hugo Chavez un monument à la gloire de Simon Bolivar, qui pourrait sortir de terre à Caracas. Sans oublier le Chili, le pays de mes amis Salvador Allende et Pablo Neruda, où l’ancienne prison de Valparaiso sera transformée en centre culturel.

Le président cubain Fidel Castro  a félicité Oscar Niemeyer à l’occasion de son 100e anniversaire, dans une lettre publiée par Juventud Rebelde.
Je te souhaite un très joyeux anniversaire. Que beaucoup de gens vivent et profitent comme toi de leurs 100 ans“, a écrit le dirigeant cubain..

Fidel Castro a affirmé soutenir “pleinement” la bataille de Niemeyer, communiste depuis sa prime jeunesse et qui a fêté ses 100 ans samedi, pour stimuler l’habitude de la lecture. “Tu dis que sans la lecture, un jeune sort de l’école sans connaître la vie”, a souligné M. Castro, à propos du livre “L’être et la vie”, publié récemment par Niemeyer.

Si mes souvenirs sont bons malheureusement Nemeyer n’a qu’un seul problème, il refuse de prendre l’avion et devait se rendre en France en bateau, à Cuba aussi sans doute… Mais on ne peut s’empêcher en voyant des individus si vivant, lui Gabriel garcia marquez, Fidel, de considérer que cette génération a eu la chance de toujours s’oublier dans des combats de Titan, encore aujourd’hui ce dialogue sur la jeunesse, sur la lecture, cette implication dans les luttes d’un continent est la clé de destins, d’oeuvre que l’on ne peut qu’envier. une nouvelle génration apparaît en Amérique latine, Oscar Niemeyer la salue et on se prend à rêver pour nos propres enfants d’Europe de la même chance, participer à un combat collectif qui donne sens à leur vie comme il a donné sens à la vie de Niemeyer et à la notre. Notre génération a frôlé de près cet élan, celle des quadragénaires n’a connu que la trahison, je souhaite aux enfants qui ont aujourd’hui 20 ans de dépasser ces temps maudits de la contre-révolution et de savoir à quel point le bonheur passe par les autres, l’amour, la Révolution et un métier offert à ceux qui réclament un autre monde de justice et de paix. Bon anniversaire camarade et que la vie te soit toujours aussi généreuse. D.B

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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 13:31

Attention poète !


 je n'ai entendu qu'une fois Allain Leprest et  c'était lors d'un congrès de l'Apeis où j'avais été invité par das camarades chômeurs. Vous en connaissez beaucoup vous des chanteurs de gauche qui viennent gratos pour eux ? moi j'ai jamais entendu un Ferrat chanter pour eux ni pour moi, en tout cas gratos. Faut dire que le premier est communiste le second compagnon de route et défenseur des droits d'auteurs.Oui ben quoi je mésdis de Jean Ferrat pourtant j'ai toujours autant de plaisir à entendre certaines de ses oeuvres mais beaucoup plus de mal à recevoir ses leçons de chanteur devenu aisé, bien aisé.
Alors Leprest moi ça me parle et même si j'ai toujours la sainte flemme pour me déplacer  je l'écoute en CD et même que je les achète, chose rare.

Allez l'Huma raconte nous...


Récital . Allain Leprest est au théâtre du Renard, à Paris. Poète, chanteur, il est l’un des plus grands représentants de la chanson de notre temps.

Il est né près de Rouen,

à Mont-Saint-Aignan. Dans une famille d’origine modeste. Il a fréquenté l’école buissonnière, goûté très tôt aux mots en liberté, écrit des poèmes sous forme de vermicelles, quand la soupe, servie, est encore chaude. Il a poussé comme la mauvaise herbe, un brin rebelle, le coeur aux quatre vents, toujours en goguette, jamais au bon endroit. Allain Leprest a pas mal roulé sa bosse, histoire de gagner sa croûte, chopé le virus de la poésie et contre ça, il n’existe encore aucun vaccin. Il écrit des chansons. Et quelles chansons ! Pas des bluettes à trois francs six sous ; pas des-qui-passent-à-la-radio. Ses chansons parlent cru, parlent vrai, mettent de la couleur dans la grisaille de notre quotidien, tressent les mots à l’infini jusqu’à leur redonner leur sens, sans interdits. Elles ont le goût de l’enfance et des embruns de la mer du Nord. Elles résonnent des cris des chalands qui passent et des morsures de l’amour. Elles disent les petites gens et la grande poésie. Elles vont droit au coeur de qui veut bien les entendre. Elles sont libres d’aller et venir, dans nos coeurs et dans nos têtes, mélopées tragi-comiques dépouillées des oripeaux de la bienséance et du bien-pensant.

Allain Leprest est un grand de la chanson, dans le droit fil d’un Ferré, d’un Brel, d’un Maurice Fanon ou d’un François Béranger. Prenez Dans le sac à main d’une putain, Chien d’ivrogne, l’Horloger ou le Ferrailleur : que racontent-elles d’autre que la vie qui passe, avec ses hauts et ses bas, ses larmes de colère qu’on ravale et ses rêves qui nous font tenir debout ? Leprest a les mots justes, lit dans l’intimité des hommes qu’il croise là où ça boit et ça fume, dans des troquets de seconde zone, dans la rue ou dans les squares. Et dresse des portraits d’une rare humanité où chacun a sa place, sa chance. De faits divers aux faits d’Ivry, il croque des personnages d’une plume noire et tourmentée, amicale et complice, dessine une humanité où la générosité et la solidarité ne sont pas vaines. Les laissés-pour-compte, les cassés de la vie, les qui aiment mais n’en peuvent, ce sont ses frères de combat, ses copains de coeur. Là où l’indifférence grignote chaque jour un peu plus nos vies, Leprest traque le regard de l’autre, un sourire esquissé, la silhouette d’une femme qui s’éloigne dans le brouillard. Richard Galliano, Romain Didier, Gérard Pieron ont entre autres composé les musiques de ses chansons avec cette complicité artistique et amicale qui met en relief les mots bruts du chanteur.

Devant son micro, seul en scène simplement éclairé d’un halo de lumière, il ne feint rien, il ressent tout au plus profond de son être, de son corps aujourd’hui rattrapé par la maladie. Qu’importe. Il est debout. La voix, même abîmée, résonne, tonne et gronde et nous bouleverse. Il s’accroche au micro, le corps plie mais ne rompt pas. Son regard nous transperce. Il sourit. Il « vient nous voir », comme dans la chanson, et s’en va, « sur les pointes des pieds ». Et ses mots résonnent dans nos têtes, et on est sonné par sa poésie qui nous émeut, qui nous bouleverse, qui nous donne l’envie d’aimer, encore et toujours, le courage de nous battre, de retourner au chagrin. Accompagné par Nathalie Miravette au piano, doigté aérien qui fait corps avec le chanteur, Allain chante avec cette conviction que la vie vaut d’être vécue.

Allain Leprest au théâtre

du Renard, à Paris,

jusqu’au 21 décembre.

Places disponibles : dimanche, mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi à 21 heures.

A 16 heures le dimanche. Tarifs : 23 euros tarif plein

ou 17,50 euros tarif adhérent. 12, rue du Renard, Paris 4e.

Réservations : 01 42 71 46 50.

En première partie,

Pascal Clément chante François Béranger et c’est

un bonheur de réentendre l’auteur de Département 26. Enfin, un disque rend hommage à Leprest, Chez Leprest (Tacet/L’Autre Distribution), avec la participation d’Higelin,

d’Enzo Enzo, de Loïk Lantoine…

Marie-José Sirach

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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 13:18
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La lecture, dans l’Huma, du point de vue de Gérin sur « la dictature du prolétariat » motive ma réaction, et mérite, selon moi, quelques précisions.

1- Cette manoeuvre idéologique est le résultat de la constatation, faite en 76, par la direction du Parti, que le PS profitait bien plus de la signature du programme commun que nous, et que c’était dangereux pour son application en cas de victoire ! Ce qui était juste.

2- Elle en déduisit que c’était à cause du « retard de 56 » que des électeurs nous quittaient. Ce qui n’était que partiellement vrai puisque tous revenaient vers le Pc pour les élections locales ou pour les 2° tours des législatives. En fait cette attitude était plus tactique qu’idéologique, voter PS ou PC c’était voter pour le même programme, donc on va vers celui qui peut battre la droite. C’est l’effet pervers, et prévu (Voir rapport, non publié, de Marchais au CC de juillet 72) de l’accord de 72.

3- Mais, la direction ne croît pas la base du parti soit capable d’attaquer, sans dommage, le « retard de 56 », c’est à dire le stalinisme, elle se rabat alors sur sur une critique latérale, le concept de Marx de « la dictature du prolétariat ». Elle monte une manip (voir dernier livre de Juquin) pour faire passer cette pilule qui, en définitive, en tendant à faire de Marx le bouc emissaire des crimes staliniens, provoque, sans soigner le mal, une foule de dégats, immédiats et ultérieurs. Les écoles du parti ne résisteront pas à cet abandon. Comment expliquer Marx, le rôle de l’Etat et son dépérissement ultérieur en reniant la « dictature du prolétariat »?

4- A partir de là, et çà Marchais ne l’a pas vu venir, l’unité du parti était menacée, la déviance réformiste peut s’étaler jusqu’au résultat que chacun peut constater aujourd’hui (R Hue utilisant, entre temps, le même procédé contre le « centralisme démocratique » de Lénine).

Sauf que ces calculs primaires se heurtent, en France, à une réalité bien assise : il y a déjà un parti réformiste sur le tarmak, et il occupe tout l’espace ! Tout au plus, peut-on dégager quelques strapontins. Sur lesquels lorgnent, apparemment, MGB et son staff.

Mais la France n’est pas couverte que de réformistes à l’eau tiède, depuis deux siècles, des prolos rebelles regimbent devant la dictature de la bourgeoisie, Babeuf, Blanqui, les communards, la SFIO avant 1914, le PC aprés 1920, ont su les rassembler pour décrocher, sinon la lune, du moins quelques jolies timbales.

C’est là, l’objectif principal du congrés de 2008. Si les révolutionnaires marxistes s’unissent sur un programme simple : Marx, rien que Marx, mais tout Marx, le réformisme passera à la trappe. Mais, disons-le tout net, cette union n’est possible qu’à partir d’une critique impitoyable, et sous tous ces aspects, du stalinisme !

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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 22:12
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LE ” CHICAGO BOY ” VENU DE SARCELLE NOUS DONNE LA REPONSE …

Lorsque Dominique Strauss-Kahn a été coopté par les dirigeants de la finance mondiale avec les soutiens étatiques pour diriger (depuis le premier novembre 2007) le Fond Monétaire International (FMI), chacun a pu s’interroger sur la cause et les effets prévisibles de cette promotion de l’ex-député et ex-ministre, également ex-présidentiable du Parti Socialiste.

LA QUESTION :

Le réformiste social libéral allait-il infléchir la politique de l’institution vers une plus grande prise en compte des attentes sociales ? DSK serait-il une “taupe ” de la pensée de JAURES parvenue au coeur de la “gouvernance ” économique  mondiale ?
Assurément notre président Nicolas S ne craignait pas ce scénario lorsqu’il apporta un soutien sans ambiguïté à cette nomination. Seuls les naïfs n’y ont vu qu’une habile manœuvre pour écarter le possible rival de la prochaine échéance présidentielle en 2012 ; les mêmes sans doute qui croyaient que la nomination d’un autre socialiste, Pascal Lamy, à la tête de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) serait le début d’un “autre monde possible “…

 

LA REPONSE :
Les derniers doutes sont levés à la lecture du RAPPORT de la mission du FMI sur les “perspectives de l’économie mondiale “. qui comporte un chapitre consacré à la “Politique économique française ” et comportant des “préconisations ” du “Fond “, dirigé désormais par la tendance Rose des “Chicago-Boys” qui ont été à l’origine de tous les ravages de l’ultra libéralisme dans les deux dernières décennies, sur l’ensemble de la planète. Les préconisations destinées à la France sont accablantes pour le leader de cette gauche défaite chez nous dans les urnes, mais qui n’a pas renoncé à une future alternance si “le peuple de gauche ” tout entier lui apportait son soutien…Là est bien la question, que la lecture du rapport éclaire sur quelques points fondamentaux :
1/ parlons-nous désormais avec une “gouvernance de gauche ” à la tête du FMI d’une économie mise au service du progrès social ? Non, le seul objectif reste la “croissancee soutenue ” :
” L’élection d’un nouveau président et la nomination d’un gouvernement ouvertement réformateur offrant l’occasion de renouer avec une croissance soutenue “.
2/ parlons-nous des causes structurelles de l’actuelle crise monétaire aux incidences sociales majeures résultant de la crise des “subprimes ” dont les effets atteignent désormais l’Europe sans épargner la France ? Parlons-nous de la détérioration de la situation sociale ? Non, les seules recettes défendues sont celles du libéralisme pur et dur, confirmant que :
“  Les priorités et la méthode du gouvernement, en matière de réformes…(sont) appropriées ” Il est même recommandé d’agir vite pour “tout réformer en même temps “.

Tous ceux qui perçoivent les ravages sociaux aux conséquences prévisibles du démantèlement de la protection sociale, du système de retraite, du code du travail, de l’éducation nationale, de l’accès à une justice équitable et indépendante ; tous ceux là peuvent replier leurs banderoles et écouter l’ex présidentiable du PS nous dire “toutes ces mesures sont appropriées ” !
3/ Peut-on au moins imaginer que “l’homme de Sarcelle “, commune populaire qui lui renouvela si longtemps sa confiance, soit au moins sensible à la situation sociale des plus démunis ? Non, là aussi l’aveu est cinglant, du même ton que celui de Ségolène Royal avouant après son échec qu’elle n’avait jamais approuvé l’idée d’une augmentation du SMIC à 1500 euros par mois. Le rapport en effet :
Se félicite de “la décision de ne pas accorder de coup de pouce au SMIC en 2007 “, il va même plus loin car il suggère que cette décision “soit pérennisée “…!

Le déni de la diminution du pouvoir d’achat s’inscrit dans ce rapport qui note même :
” Une progression substantiellement plus élevée en France que chez ses partenaires de la zone euro depuis 2000 “.

Il en résulte logiquement que c’est :
” Cette augmentation du pouvoir d’achat qui a contribué à aggraver le déficit de croissance ” (!) et aussi la “baisse de la compétitivité “.

Il est même précisé que :
” Mettre l’accent sur la hausse du pouvoir d’achat…détourne l’attention du véritable problème et suscite des attentes irréalistes ” (!) 
4/ Oserait-on penser au moins que DSK infléchirait le FMI pour lui faire entendre que le respect des “droits sociaux ” n’était pas négociable ? Non, au contraire, il est préconisé à propos du Code du Travail :
” Une véritable rupture avec le passé…(et) d’amender les dispositions juridiques régissant actuellement le licenciement économique …(pour) faciliter les ajustements de main d’œuvre sans passer par la solution, coûteuse, du licenciement économique ” ( ! ! !)

Nicolas Sarkozy et Laurence Parisot, la présidente du MEDEF ne disent pas autre chose !

Sur la réforme des retraites, l’allongement de la durée des cotisations et “l’assouplissement ” des 35 heures, le gouvernement est même encouragé à faire preuve “de fermeté “.

Les  “franchises ” sont également soutenues en matière de protection sociale, avec encouragement à leur “extension ” !

Au-delà même du sarkozysme il est préconisé de renoncer à la “cinquième branche dépendance ” de la protection sociale. Non pas pour la conserver dans le régime général et éviter que soit défini un “panier de soin pour vieux ou handicapé ” dont on pourrait craindre l’insuffisance ; mais pour promouvoir que :
” Les mécanismes d’assurance individuelle privée…jouent ici le premier rôle ” (!)
QUEL ECLAIRAGE !
En conclusion de cette désespérante constatation s’éclaircit singulièrement la réponse à un questionnement périodiquement renouvelé et utilisé pour délégitimer les critiques du social libéralisme. Ce débat est au cœur du devenir de “la ” gauche :
Qui peut croire que le parti socialiste est encore un parti de gauche, lorsque celui que beaucoup désignaient comme ” le meilleur d’entre nous ” (pour paraphraser l’appréciation de Jacques Chirac envers Alain Juppé) cautionne un tel rapport ? Il est vrai que le salaire du fonctionnaire international le mieux payé de la planète lui permet sans doute d’oublier un peu la vraie vie de “ceux de Sarcelle ” (420.000 dollars par an, plus dotation de 75.000 dollars non imposables…)
Qui peut encore écarter l’affirmation selon laquelle il existe “deux gauches ” ?
La première qui fut longtemps “de gouvernement ” qui est une gauche de reniement et d’accompagnement du capitalisme ; représentée par les sociolibéraux, ceux qui nous invitaient à approuver le traité constitutionnel européen (TCE) et affichaient pour leur campagne “l’Europe sociale passe par le OUI “, ceux là n’agissaient que pour rendre irréversibles les prétentions du capitalisme triomphant en leur donnant une valeur “constitutionnelle “.
La seconde gauche, la gauche véritable, est actuellement sinistrée pour une part d’ente elle de n’avoir pas plus tôt analysé le péril des alliances mortiféres avec un PS qui a abattu désormais ses derniers masques ; pour une autre part cette gauche peine à démontrer sa crédibilité concernant son aptitude à transformer sa critique radicale en projet de société et en aptitude à gouverner.
Mais qui peut croire qu’un tel questionnement ne soit qu’anecdotique dans la confusion du moment ? Qui ne voit que la victoire idéologique de la droite dépasse ses propres rangs et ne contamine pas seulement ceux qui se sont ouvertement ralliés à “l’ouverture ” proposée par nos pires adversaires ? Qui ne voit que ce ralliement n’est pas même un acte tactique, mais un acte de conviction ? Qui ne voit que le désenchantement du peuple trompé si longtemps est lourd du péril de renforcement de la droite extrême ? Qui ne voit que la droite désormais totalement décomplexée n’hésitera plus à s’attaquer à nos dernières libertés pour conserver son pouvoir ?
EST-IL ENCORE POSSIBLE DE POSER LA QUESTION “QUE FAIRE ?”
Le sursaut nécessaire ne peut se fonder sur la moindre ambiguïté d’une compromission, même “tactique “, avec un social-libéralisme “fmisé ” et “sarkoisé “.
La gauche n’a pas un, mais deux adversaires : Ses ennemis de toujours et ses faux amis qui contribuent à son extinction. Si une différence existe encore, entre ces deux courants défenseurs du capitalisme mondialisé, elle ne porte pas sur l’ordre de l’économique et du social. Peut-être que cette différence existe encore dans le champ des libertés publiques et de l’ordre sécuritaire ? Pouvant justifier ou excuser parfois le choix d’un moindre mal  qui ne sera jamais un choix d’adhésion, mais seulement le choix de l’adversaire qu’il nous restera toujours à combattre, si notre ambition reste de promouvoir une société humaine, solidaire, émancipée et libre de toute exploitation.
UN ESPOIR ?
Dans ce contexte un regard porté sur le seul champ hexagonal serait désespérant, pourtant la planète tout entière est ébranlée par un frémissement de fond. L’Empire US lui-même est ébranlé en son sein par une crise sociale profonde et contesté de l’extérieur dans ses prétentions hégémoniques chaque jour plus criminelles. Surtout un monde “multipolaire ” est en train de naître qui voit émerger des puissances régionales bien décidées à s’affranchir de la dépendance des institutions internationales prédatrices de leurs ressources et de leur destin.

Le socialisme se “réinvente ” autrement que par la reproduction des modèles anciens, intégrant les aspirations légitimes des peuples désormais “instruits ” et bien décidés à ne plus se laisser “déposséder ” de leurs droits et de leur avenir.

Une “Banque du Sud ” vient de naître dont l’ambition est bien de s’affranchir de la “machine FMI ” évoquée ci dessus (http://socio13.wordpress.com/2007/12/10/banque-du-sud/#more-851 ) L’Argentine, Bolivie, Brésil, Equateur, Paraguay, Uruguay, Vénézuela réunis élaborent autour du siège à Caracas un avenir économique continental auquel ils espèrent associer un jour Chili, Pérou et Colombie. Auparavant le Brésil et l’Argentine ont quitté le FMI après avoir soldé leur “dette “. Ils espèrent parvenir à s’émanciper du dollar lui-même pour promouvoir le pesos et le Brésil envisage, comme la Chine, de se doter d’un “fond souverain “. Cette entreprise n’est pas en elle-même une garantie de politique sociale, mais elle comporte au moins l’acquisition d’une indépendance au regard de certains ” bolchéviques du marché ” comme les qualifiait le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz.

Peut-être demain autour de l’organisation de coopération de Shangaï naitra une même contestation de l’hégémonie du FMI (http://socio13.wordpress.com/2007/11/10/lorganisation-de-cooperation-de-shangai-et-la-crise-du-capitalisme/#more-604 )

Il est sur que la crise du FMI ne fait que commencer, certains le voient déjà moribond, mais ce ne sont pas les seuls pays émergents qui doivent contribuer à cette contestation d’une gouvernance économique mondiale devenue inacceptable (http://socio13.wordpress.com/2007/11/03/682/#more-682 )
La prise de conscience de ces données fournit un véritable bain de jouvence pour ” l’hypothèse socialiste “, qui reste la seule permettant d’éviter l’extension de l’exploitation de la misère et de la geuerre ; mais elle ne peut- être celle d’un socialisme de compromission, (http://socio13.wordpress.com/2007/10/30/derive-du-regime-mais-naufrage-de-la-gauche/#more-666 ) ni DSK-compatible, ni Ségo-compatible ; elle se doit de retrouver les fondements permettant à tous les ” dépossédés ” de maitriser enfin leur destin.

Jacques Richaud

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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 00:27
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Voici l’histoire d’une lutte poursuivie avec une détermination incroyable par des salariés, dont Lafarge aurait bien voulu se débarrasser à défaut de mettre au pas et qui sont venus pour se faire entendre, depuis la Corée où ils étaient embauchés, jusqu’à Paris, devant le siège mondial du cimentier...et ils y restent !!

Il y a déjà presque trois mois que trois Coréens sont devant la porte de Lafarge, le cimentier français, au 61, rue des Belles Feuilles dans le 16ième arrondissement de Paris.

Tous les matins, entre 8 et 10 heures, ils manifestent, bandeau rouge sur le front, derrière une banderole proclamant : « Nous ne sommes pas des esclaves, mais des être humains ». Ils distribuent des tracts aux salariés de Lafarge et aux habitants riches du quartier en expliquant pourquoi ils sont venus de la Corée jusqu’en France, où ils ne comprennent rien sans interprète.

Comme Le Monde l’a écrit, cette lutte est un peu l’histoire de Roger and Me, le film où le cinéaste, Michael Moore, tente de rencontrer le patron de General Motors pour qu’il s’explique sur la fermeture des usines de Flint . [1]

Après avoir créé un syndicat chez un sous-traitant de Lafarge-Halla, Woojin Ind., des coréens ont vu leur entreprise fermer en transférant les employés et les matériaux vers deux autres sous-traitants internes, Sehwa Ind. et Daewon Ind. La plupart de syndicalistes y étaient réembauchés à condition qu’ils démissionnent du syndicat. Ayant refusé jusqu’à la fin, trois syndicalistes ont choisi de rester licenciés pour réclamer le droit au syndicat . [2]

Leur lutte a commnencé dans une ville de province coréenne à la fin de mars 2006 et, passant par Séoul, elle continue aujourd’hui à Paris. Les Coréens réclament la réintégration dans leur fonctions, l’amélioration des conditions de travail, la reconnaissance sans réserve du syndicat et de ses activités et le versement des salaires pour toute la période du licenciement. En France, au début, les média ont montré de l’intérêt vis à vis de cet exemple peu banal de la mondialisation des luttes ouvrières : Le Monde, 20 minutes, Libération, L’Humanité, AFP, etc . [3] ont parlé d’eux, mais passé le moment de curiosité ils doivent maintenant lutter contre le silence de l’oubli

La CGT les a rejoint depuis le début de la lutte pour médiatiser la négociation entre Lafarge et les syndicats internationaux, mais la négociation fut délicate, car même la CGT a trouvé que les revendications coréennes étaient trop ambitieuses.

Lafarge, contraint et forcé, a bien fait des propositions mais les Coréens ne pouvaient les accepter. En effet, selon les termes du protocole soumis aux salariés, ils devaient être dispersés chez différents sous-traitants où existait déjà un syndicat. Dans la mesure où en Corée il est interdit d’avoir plus d’un syndicat dans une entreprise (syndicat qui est souvent « jaune »), cela les empêchait de poursuivre leur lutte syndicale pour l’amélioration des conditions de travail.

La situation du mouvement ouvrier coréen semble trop compliquée pour que les camarades français la maitrise parfaitement, alors que Lafarge, qui, lui, la comprenait très bien, a utilisé ses connaissances dans la négociation. C’est pour cette raison que ces trois Coréens très déterminés ne peuvent toujours pas retourner en Corée, alors même que leur représentant syndical les a abandonnés et est rentré au pays.

Aujourd’hui ils se trouvent sans le soutien du syndicat coréen et de la CI à laquelle il est affilié, ce qui a entrainé le retrait officiel de la CGT mais ils continuent à aller devant Lafarge avec quelques soutiens individuels de cégétistes de la construction, de membres du PCF, d’ATTAC, SUD...

 

[1] Le monde le 20 septembre 2007.

[2] Cf. le premier tract de la lutte des coréens, « Chronique de la lutte N°1 », Fédération syndicale coréenne de la chimie et du textile, 13 septembre 2007.

[3] Voir le site de cette lutte coréenne, http://ouvriers.coreens.free.fr

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