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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 12:41
sinistra-arcobaleno-200x199.jpgPCF : Italie, une bon exemple de ce qu’il ne faut pas faire en France...
de caius gracchus fecit

En Italie, la faucille et le marteau vont-ils disparaitre?

Le débat sur la "Cosa rossa" (allusion transparente à la "Cosa" nom dont on affublait le déjà ex Pci lors du processus d’abandon de la référence au communisme par les dirigeants du PCI et la création du PDS...) s’est accéléré.

La direction du PRC (Partito della Rifondazione Comunista) sous l’impulsion de son secrétaire Giordano, et du président de la Chambre Fausto Bertinotti annonce la création de la fédération "Arc en ciel" avec les Vert, le PDCI, les Démocrates de Gauche.

Aux prochaines élections régionales, les candidats du PRC devraient se présenter non plus sous le symbole du parti (drapeaux rouges et faucille et marteau) mais sous celui de "L’arc en ciel"

Il ne s’agit évidemment pas du seul abandon d’un symbole (mais justement le PRC s’était formé aussi sur le refus de l’abandon des symbole : drapeaux rouge et faucille et marteau...) mais bien d’un abandon en cours de sinon de toute référence au communisme, du moins de l’existence d’un courant communiste autonome.

Ces évolutions n’arrivent pas dans n’importe quel contexte : celui d’un gouvernement de "centre-gauche" dont la politique est de plus en plus de droite, avec les lois sur le Welfare, sur les retraites, sur les immigrés (le décret anti rom, décret implicitement raciste, dont même un Hortefeux ne saurait rêver en France...) et de parti de gauche (PRC, mais aussi PDCI et vert...) qui crient, qui protestent...mais qui finissent par voter. Le PRC est devenue la risée de toute la presse italienne... et la sortie bien peu institutionnelle du président de la Chambre, Fausto Bertinotti, qui met en garde le gouvernement Prodi, n’y changera rien... Le PRC se soumettra...

Alors de nombreux députés et quelques sénateurs du PRC refusent de voter la confiance à Prodi. Pour certains les mêmes qui protestent contre l’abandon de la référence au communisme...

Et quand le projet est sale autant le faire salement : de peur de plus être majoritaire (comme cela est prévisible) la direction du PRC décide de repousser d’un an le congrès qui était prévu en mars 2008 !

Voilà de quoi réfléchir et discuter das les sections du PCF aprée l’ANE de ce week end à la Défense...

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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 11:10

pcf.jpg je vous livre la totale



La riposte au capitalisme, à la politique de Nicolas Sarkozy et la construction d’un rassemblement qui ouvre au plus vite une alternative de changement ont été au cœur des débats de l’Assemblée nationale extraordinaire du PCF. Les premiers mouvements sociaux engagés contre cette politique, comme l’état de la gauche, ont souligné l’urgence de la reprise d’initiative politique des communistes pour amplifier les résistances qui se manifestent déjà, et ouvrir de nouvelles perspectives.

Le débat est ouvert. L’assemblée des 8 et 9 décembre est une première étape dans un processus extraordinaire de préparation de notre congrès de fin 2008. Ce processus, qui aura donc duré plus d’un an, permettra ainsi de produire tous ensemble l’immense effort d’élaboration et de création théorique, politique et organisationnelle indispensable pour redonner un véritable élan à notre combat pour l’émancipation humaine.

Les communistes sont conscients de l’importance historique de l’enjeu. Mondialisé, financiarisé, militarisé et productiviste, le capitalisme creuse au sein de chaque peuple, et entre eux, des fractures très dangereuses. Il met en péril l’équilibre écologique global. En quelques décennies, il a profondément transformé le monde, nos modes de vie, de communication et nos cultures, aggravé les inégalités sociales, attisé toutes les concurrences et les tensions. Nicolas Sarkozy veut insérer à marche forcée notre pays dans le dispositif de combat de ces forces capitalistes mondialisées.

Résister à ses projets, battre sa politique, dépasser ce système est plus nécessaire que jamais. Il s’agit pour nous de hisser notre combat révolutionnaire à la hauteur de cette situation inédite pour notre peuple comme pour l’ensemble des forces de la transformation sociale ! C’est un véritable défi politique, qui nécessite que nous tirions toutes les leçons des échecs, que nous transformions en profondeur nos conceptions, notre organisation et nos pratiques pour les porter au niveau de ces nouveaux enjeux. Nous voulons en finir avec les injustices, les violences, l’exploitation et les dominations ; redonner un espoir à nos concitoyen-ne-s. Nous voulons devenir la grande force politique de gauche de demain qui le permettra !

A l’étape actuelle, les débats font ressortir l’idée que les exigences de la lutte de classes dans les conditions de notre époque actualisent la notion de communisme, et qu’il est nécessaire pour mener cette lutte que vive et rayonne un parti qui s’y réfère explicitement. Au fil de nos congrès, nous avons tiré des leçons sur la façon dont le communisme a été incarné dans l’expérience dite du socialisme réel et des partis communistes au XXe siècle, des apports et des échecs qui s’en sont suivi. Aux yeux des communistes, elles n’invalident pas le fait que dans l’affrontement actuel entre le capitalisme mondialisé et les peuples, le communisme reste une visée et un projet de notre temps. Dans les discussions, les communistes sont conscients que « nous ne pouvons pas continuer comme ça ». Nous sommes devant un défi existentiel, à un moment charnière de notre histoire mais également de celle d’une gauche de véritable transformation sociale dans la France d’aujourd’hui. Il est un devoir d’invention à faire sous peine de disparaître et, avec nous, la possibilité d’œuvrer à une voie révolutionnaire. C’est à cet objectif que doit travailler le PCF avec la force que constitue son collectif militant mais également avec toutes celles et tous ceux qui partagent notre volonté de travailler à de nouveaux chemins du développement, de la démocratie et de l’émancipation humaine.

Les discussions explorent toutes les opinions en présence. Des avis et des prises de position multiples existent. Chacun exprime à la fois des convictions et de très nombreuses questions, et veut du temps pour se construire son opinion. Les discussions mettent en débat les nombreuses exigences de renouvellement du combat communiste et de l’organisation pour le mener efficacement. Chacun-e cherche et structure son point de vue au fil des échanges.

Les discussions expriment très largement l’attachement politique des communistes au PCF, la nécessité de faire vivre et se développer leur parti pendant l’année 2008. Ils souhaitent que des efforts importants soient consacrés, notamment par la direction nationale, à impulser son activité et son renforcement.

Le débat du congrès de 2008 devra confronter toutes les opinions sans en exclure aucune a priori. Nos statuts garantissent cette confrontation démocratique pluraliste. Les communistes veulent aller ensemble au bout de la confrontation d’idées qu’ils ont engagé, le faire dans l’action et le débat, en travaillant toutes les pistes de manière ouverte et innovante. Toutes les questions qui traversent le PCF sont appréhendées dans un esprit d’ouverture et de construction partagée, avec la volonté fermement exprimée que les militants communistes maîtrisent de bout en bout les décisions qui seront prises. Cette volonté restera première tout au long de nos travaux.

La volonté s’exprime fortement d’« un bilan critique, constructif et créatif » de la période passée. Nous devons procéder aux indispensables ruptures pour construire dans les conditions d’aujourd’hui une nouvelle cohérence de notre combat : travailler à donner un sens actuel à une visée d’émancipation humaine que nous appelons communisme, construire un projet politique tourné vers l’avenir, inventer les formes de rassemblements adaptés aux réalités françaises, européennes et mondiales d’aujourd’hui, travailler aux transformations profondes de notre organisation et de son fonctionnement pour le porter.

 Décisions de l’Assemblée nationale des 8 et 9 décembre :

1/ Le débat des communistes quant à l’avenir doit continuer à être mené de manière transparente et pluraliste. A partir de l’Assemblée extraordinaire, est engagée la préparation du Congrès de 2008. Il ne s’agit d’exclure aucune hypothèse concernant le Parti ou sa stratégie, ni de prendre d’avance une orientation que les communistes choisiront à leur congrès. Au terme de cette phase de réflexion, de débat et d’action, qui pourra se poursuivre jusqu’à l’été, la procédure statutaire permettra aux communistes de faire démocratiquement leurs choix. La préparation du 34e Congrès doit être un processus ouvert et créatif, maîtrisé de bout en bout par les militantes et les militants communistes. Elle doit permettre de comprendre toutes les raisons de notre perte d’influence et de redonner un élan à notre combat émancipateur. Nous devons pour cela donner un sens nouveau et clair à ce que nous appelons communisme dans les conditions de notre temps. Cela nous engage à approfondir notre compréhension des transformations du capitalisme, de toutes les dominations comme des contradictions et des potentialités qu’elles génèrent. Il nous faut aussi approfondir les conditions politiques contemporaines de la transformation sociale en France et en Europe et travailler à une transformation profonde des conceptions et pratiques de la politique. C’est ainsi que nous pourrons dégager des convergences, construire un projet politique et travailler à une nouvelle conscience de classe indispensable au combat émancipateur.

2/ La question du projet, du sens de notre combat est apparue centrale dans le débat des communistes. L’absence de projet de transformation progressiste de la société contribue à gauche, à la prépondérance de l’idée qu’il faut s’adapter au capitalisme. C’est un immense chantier qui s’ouvre devant nous. Un dispositif exceptionnel est nécessaire permettant de répondre aux quelques grandes questions posées au monde d’aujourd’hui. Quel changement dans la mondialisation ? Comment reconstruire l’unité du salariat (salariés, précaires, exclus du travail) ? Est-il possible de changer la société à l’échelle de la nation ? Comment agir sur la crise du politique, de la démocratie ? Quel type de développement pour affronter le défi d’une révolution écologique ? Quelle est notre conception du changement et de la transformation sociale, de la réforme et de la révolution, de la démocratie comme but et comme moyen de ce processus ? Sur toutes ces questions, le Conseil national mettra en place un groupe d’animation afin de développer le travail de réflexion théorique et politique nécessaire avec l’apport de tous les communistes et, au-delà des personnes, des forces souhaitant y être associées. Cela donnera lieu à des ateliers ainsi qu’à la tenue de conférences nationales sur ces questions.

3/ Face à l’urgence sociale et aux contre-réformes du gouvernement, nous voulons que se développent les rassemblements les plus larges possible pour riposter et faire grandir une alternative politique à gauche. Cela est vrai pour les élections municipales, avec les cantonales, qui en mars prochain, vont constituer un grand moment de lutte et le premier test électoral contre de la droite au pouvoir : nous voulons les réussir et appelons à créer dès le premier tour de ces élections les conditions du plus large rassemblement à gauche. C’est est aussi le cas sur la question référendaire. Pour y aider l’assemblée décide notamment d’engager quatre campagnes populaires :
1) Pour de nouvelles solidarités basées sur une juste répartition des richesses, contre le démantèlement des retraites et de la protection sociale.
2) Pour une Europe démocratisée, sociale, écologique, d’égalité, de paix et de liberté, contre le « nouveau traité européen ».
3) Pour une sécurisation des parcours professionnels et l’augmentation des salaires et des minima sociaux, contre l’action gouvernementale sur les questions de travail, emploi, service public et pouvoir d’achat.
4) Pour la construction d’une 6e République laïque, démocratique et citoyenne, contre la réforme constitutionnelle en cours, pour une réelle information des citoyens et pour le pluralisme des médias.
De même nous sommes disponibles pour participer et assurer la réussite de toutes les mobilisations qui participent à la lutte et à la résistance contre les politiques de la droite et du Medef, s’inscrivent dans une perspective de développement social et humain.

4/ Le Conseil national prendra les initiatives nécessaires pour assurer tout au long de l’année 2008 la présence du PCF, son rayonnement, son développement dans le combat politique, les débats d’idées et également pour faire vivre façon nouvelle notre visée et projet communiste dans la société. Le parti donnera une priorité à l’implantation et à l’activité sur les lieux de travail. Le parti travaillera à la multiplication des efforts de formation et d’éducation populaire. De même, nous devons reprendre l’initiative dans les quartiers populaires. Le Conseil national devra également créer les conditions d’un débat, d’une évaluation de notre fonctionnement, de celui des directions, pour nous permettre d’avancer plus efficacement sur les choix à faire lors de notre congrès.

5/ Durant l’année 2008, le Conseil national explorera dans l’autonomie de notre Parti, les possibilités et les formes nouvelles de rassemblements pour combattre le capitalisme. Dans une construction partagée avec les hommes et les femmes, les forces qui ont cet objectif d’émancipation humaine, nous voulons ainsi développer et expérimenter des convergences, des coopérations originales, des « fronts » d’idées et d’actions nouvelles dynamiques politiques et citoyennes à vocation majoritaire.

6/ Face au capitalisme mondialisé, nous avons besoin d’imaginer un nouvel internationalisme. Notre engagement européen et international doit franchir une nouvelle étape. Cela appelle dès 2008 la construction d’une initiative internationale donnant corps à cette ambition et, face aux enjeux européens, une coopération renforcée, pour l’élaboration de projets communs et pour l’action, avec le PGE et toutes les forces favorables à une refondation de l’Union européenne.

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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 00:52
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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 23:24
 la stupidité d'un jour lui a échappé donc camarade vous offre une séance de rattapage avec Tartinemolles futur ex dirigeant du PCF.

Dartigolles : « [Nous devons] approfondir les conditions politiques contemporaines de la transformation sociale et travailler à une transformation profonde des conceptions et pratiques de la politique. Cela nous demande d’agir sur la crise du politique, de la démocratie ».

dans le genre tartignole il assure le Darty-goal







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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 23:05
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Le mandat adopté par l'Assemblée des délégués de section prend acte du fait que les communistes « expriment largement l'attachement politique des communistes au PCF, la nécessité de faire vivre et développer ce parti dans l'année 2008. » Cet amendement, longtemps refusé catégoriquement par le groupe dirigeant du Parti, a une histoire instructive, utile à connaître pour la suite. Par Nicolas Marchand membre du Conseil National du PCF

L'incompétente Marie Pierre Vieu (Huiste) celle qui a dissout l'UNEF-SE et qui veut faire la même chose avec le PCF
L'incompétente Marie Pierre Vieu (Huiste) celle qui a dissout l'UNEF-SE et qui veut faire la même chose avec le PCF
 
EPISODE I : à la Commission de préparation de l'Assemblée extraordinaire

toute référence à cet aspect important du débat étant absente du projet rédigé par Marie-Pierre Vieu, je demande qu'on ait pour règle un travail à partir des compte-rendus de discussion des sections ; j'indique, les ayant lus, qu'ils font ressortir de façon incontestable un refus de la dissolution du Parti dans une autre formation politique, et la volonté des communistes de le continuer et pour cela de le transformer ; je présente l'amendement suivant : « est aussi largement exprimé l'attachement des communistes à l'existence du PCF, inséparablement de l'exigence de sa transformation radicale ».

Dans la discussion qui s'ensuit, mon analyse des débats des communistes est niée (« on ne peut pas dire que les communistes disent qu'ils veulent garder le PCF. Ce n'est pas vrai que les communistes ne sont pas ouverts à la création d'une autre force politique » affirme par exemple la secrétaire fédérale du Rhône) ; mon amendement est ignoré, puis, représenté une 2ème fois, refusé, notamment par O. Dartigolles, P. Cohen-Seat, M.P. Vieu et E. Gauthier, au motif que cela reviendrait à trancher le débat des communistes. (à signaler le fait que dans la 2ème rédaction présentée par Marie-Pierre Vieu, toute référence au « PCF » avait même disparu du texte !!!)

Lors de la dernière réunion avant celle du CN, mon insistance conduit des membres de la Commission à me reprocher de perturber le travail de la Commission et l'esprit de fraternité qui y règne. La situation est inconfortable, mais je ne m'excuse pas.

EPISODE II : au Conseil National du 4 décembre 2007

Lors de la réunion du CN, au bout d'une discussion où s'affirme fortement la réalité, jusque là contestée dans la Commission, celle de débats montrant justement un très fort attachement à l'existence du PCF, avec sa transformation, Olivier Dartigolles fait une concession, avec une proposition nouvelle : « Les discussions qui expriment l'attachement des communistes à leur organisation portent aussi l'exigence du renouvellement du combat communiste et de l'organisation... ». Actant cette ouverture, je fais une proposition d'amélioration, avec une formule plus précise : « l'attachement des communistes à l'existence du PCF... ». C'est refusé, sans débat, mais le texte publié le surlendemain dans Communistes a encore un peu évolué : « organisation » a été remplacé par « parti ».

EPISODE III : à la commission du « mandat », samedi soir 8 décembre

A nouveau la discussion pousse fort les exigences des communistes. On se sépare sur la formule suivante, proposée par Patrice Bessac : « l'attachement politique des communistes au PCF. »

Mais Dimanche matin, surprise : Marie-Pierre Vieu est passée par là, et la nouvelle formule a disparu. On est revenu à l'attachement, seulement sentimental.

EPISODE IV : dimanche matin en séance plénière

Ca pousse encore dans l'Assemblée. Plusieurs intervenants font remarquer le fossé entre les positions des représentants de sections et les pressions des dirigeants contre la reconnaissance précise des exigences pour l'avenir du PCF et les transformations à y opérer. La formule retenue en Commission est enfin reprise, face aux résistances des partisans d'un processus conduisant à la dissolution ou à la dilution du PCF. Sur ce point, les délégués des sections ont bousculé les résistances des dirigeants qui entendent travailler à une dissolution du PCF.

Ils en auraient probablement bousculé d'autres si Marie-George Buffet n'avait pas alors précipité la conclusion du débat.

Et il en reste de sérieuses, résistances, à bousculer, pour ne pas se trouver pris dans l'engrenage d'une dissolution dont les communistes ne veulent pas : au lendemain de l'Assemblée, O. Dartigolles, porte-parole du Parti, et MP Vieu continuent de stigmatiser, l'un, « la tentative des orthodoxes de fermer le débat. », l'autre « une offensive identitaire qui aurait pu aboutir à un repli mortifère du parti sur lui-même ». Manière de dire, jusque par la caricature méprisante des positions, quoi que pensent les communistes, on continue...

Nicolas Marchand, membre de la Commission de préparation de l'assemblée extraordinaire des délégués de section
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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 22:27

Romance somnambule

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Fédérico Garcia Lorca






Vert et je te veux vert.

Vent vert. Vertes branches.
Le bateau sur la mer,
le cheval dans la montagne.
L'ombre autour de la ceinture,
elle rêve à son balcon,
chair verte, verts cheveux
avec des yeux d'argent froid.
Vert et je te veux vert.
Dessous la lune gitane,
toutes les choses la regardent
mais elle ne peut pas les voir.


Vert et je te veux vert.
De grandes étoiles de givre
suivent le poisson de l'ombre
qui trace à l'aube son chemin.
Le figuier frotte le vent
à la grille de ses branches
et la montagne, chat rôdeur,
hérisse ses durs agaves.
Mais qui peut venir? Et par où?
Elle est là sur son balcon,
chair verte, cheveux verts,
rêvant à la mer amère.


L'ami, je voudrais changer
mon cheval pour ta maison,
mon harnais pour ton miroir,
mon couteau pour ta couverture.
L'ami, voilà que je saigne
depuis les cols de Cabra.
Si je le pouvais, petit,
l'affaire serait déjà faite.
Mais moi je ne suis plus moi
et ma maison n'est plus la mienne.


L'ami, je voudrais mourir dans
mon lit, comme tout le monde.
Un lit d'acier, si possible,
avec des draps de hollande.
Vois-tu cette plaie qui va
de ma poitrine à ma gorge?
Il y a trois cents roses brunes
sur le blanc de ta chemise.
Ton sang fume goutte à goutte
aux flanelles de ta ceinture.
Mais moi je ne suis plus moi et
ma maison n'est plus la mienne.
Laissez-moi monter au moins
jusqu'aux balustrades hautes.
De grâce, laissez-moi monter
jusqu'aux vertes balustrades.
Jusqu'aux balcons de la lune
là-bas où résonne l'eau.


Ils montent déjà, tous les deux,
vers les balustrades hautes.
Laissant un sentier de sang.
Laissant un sentier de larmes.
Sur les toitures tremblaient
des lanternes de fer-blanc.
Mille tambourins de verre
déchiraient le petit jour.


Vert et je te veux vert,
vent vert, vertes branches.
Ils ont monté, tous les deux.
Le vent laissait dans la bouche
un étrange goût de fiel,
de basilic et de menthe.
L'ami, dis-moi, où est-elle?
Où est-elle, ta fille amère?
Que de fois elle t'attendait!
Que de fois elle a pu t'attendre,
frais visage, cheveux noirs,
à la balustrade verte!


Sur le ciel de la citerne
la gitane se berçait.
Chair verte, cheveux verts
avec ses yeux d'argent froid.
Un petit glaçon de lune
la soutient par-dessus l'eau.
La nuit devint toute menue,
intime comme une place.
Des gardes civils ivres morts
donnaient des coups dans la porte.
Vert et je te veux vert.
Vent vert. Vertes branches.
Le bateau sur la mer,
le cheval dans la montagne.



Ces poèmes sont extraits de Romancero gitan,
Poème du chant profond
Traduction de Claude Esteban

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 21:30
figaro.jpgvLe PS travaille à la création d’un grand parti de gauche...

de Nicolas Barotte

François Hollande a évoqué l’hypothèse d’une fédération ou d’une confédération.

À moyen ou à long terme, il n’en restera peut-être qu’un. Rue de Solferino, on croit savoir de qui il s’agit : du PS. À gauche, les socialistes, quelles que soient leurs difficultés, sont aujourd’hui plus que dominants. L’élection présidentielle a marginalisé les Verts, les communistes ou les radicaux de gauche, qui n’avaient même pas présenté de candidat. Il n’en faut pas plus pour faire ressurgir dans les esprits l’idée d’un « grand parti de toute la gauche ».

Le temps est venu « d’un congrès de Tours à l’envers », disent des responsables comme Vincent Peillon ou Jean-Christophe Cambadélis. En 1920, socialistes et communistes avaient choisi de prendre des chemins séparés... « Nos partenaires doivent-ils rester à 1 % ou 2 % du corps électoral et ne peser sur aucun événement, gaspillant l’énergie militante à sauver un appareil, ou exister réellement dans un ensemble déterminant ? », s’est interrogé le strauss-kahnien Cambadélis, théoricien de l’ancienne gauche plurielle.

Pour rivaliser électoralement avec l’UMP, qui a réuni plusieurs sensibilités de la droite, le PS s’est fixé comme objectif de représenter « 30 % à 35 % de l’électorat ». C’est-à-dire, à peu de chose près, le total des voix de gauche au premier tour de la présidentielle. Pour le premier secrétaire François Hollande, le PS « doit occuper tout l’espace » politique possible. Les sceptiques font quand même remarquer que le PS, même en représentant un tiers de l’électorat, n’en demeure pas moins minoritaire. C’est pourquoi les partisans de Ségolène Royal préfèrent fixer comme objectif la constitution d’une « majorité arc-en-ciel » à l’italienne, qui rassemblerait du centre à la gauche de la gauche.

Mais pour quelques mois encore, François Hollande a la main. Avant d’abandonner son poste de premier secrétaire, il voudrait avoir engagé un processus de rassemblement de la gauche. Sans chercher le spectaculaire, son plan est de procéder par étapes. Tout d’abord, mettre en place une structure de « travail en commun » dans le cadre du groupe de liaison, puis constituer « des listes communes » aux élections. Dans un troisième temps, aboutir « peut-être à une forme de fédération ou de confédération de toute la gauche ». « Et puis après, le temps fera son œuvre », expliquait-il la semaine dernière prudemment.

Résistance à l’uniformisation

Mais aujourd’hui, il est encore « trop tôt » pour avancer sur une « proposition plus fonctionnelle, plus organisationnelle » qui respecte les identités de chacun, explique le bras droit de Hollande, Stéphane Le Foll.

Personne n’en voudrait de toute façon. « Il y a encore du travail à faire », commente un membre de la direction : la culture de gauche est rétive à l’uniformisation. Si la question d’un rapprochement entre le PS et telle ou telle organisation – le PRG notamment – a déjà été soulevée, la réponse a jusqu’à présent toujours été non. L’état actuel du PS ne conduit pas à changer d’avis. « Si le PS devient écolo, la question va se poser. Mais si nous ne sommes pas d’accord sur l’Europe ou sur les OGM, ce ne sera pas le cas » , prévient-on chez les Verts. Au sein du PS, les partisans de Laurent Fabius ne sont pas certains non plus de l’intérêt d’une candidature unique de toute la gauche à la présidentielle, qui priverait de réserves de voix au second tour. Cependant, c’est bien l’objectif : l’organisation éventuelle de primaires à l’italienne pour désigner le candidat de toute la gauche en 2012. Une idée qui fait son chemin.

http://www.lefigaro.fr/politique/20...

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 21:26
pcf.jpgde Olivier, délégué de la section du 12ème arrondissement de Paris.

Les premiers mots du texte ont été changé après le vote et après l’assemblée ! Le texte issu des travaux de la Commission des mandats et remis aux délégués le dimanche matin commençait par "la riposte à la politique de Nicolas Sarkozy". L’amendement que j’ai proposé, puis que Marie-George Buffet a soutenu et mis au voix et qui a été adopté par les délégués, proposait de commencer par "Le combat contre le capitalisme mondialisé, la riposte à la politique de Nicolas Sarkozy, etc."

Ceux qui ont mis au propre la version finale (est-ce toujours Marie-Pierre Vieu, qui a contrôlé ce processus du début à la fin ?), ont préféré, pour une raison que j’ignore, remplacer "le combat contre le capitalisme" par "la riposte au capitalisme". Il me semble que cela affaiblit le sens du texte et rend l’énumération un peu bancale. Et surtout je ne vois pas de quel droit on remplace un mot par un autre après la fin des débats et le vote du texte.

Il reste une trace indiscutable de la version de l’amendement adopté par les délégués : en page 2 de l’Humanité de lundi, on lit bien, dans les extraits du mandat cité par le journal : "le combat contre le capitalisme mondialisé".

Faut-il faire quelque chose pour rétablir le texte tel qu’il a été voté, ou n’est-ce qu’un détail sans importance ? Et s’il faut faire quelque chose, qu’est-ce qui est possible ? À qui puis-je m’adresser ?

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 21:22
pcf.jpg

"J’étais déléguée de l’ANE du 8 et 9 décembre, mandatée par le XXe arrondissement, ainsi que Martine Cotten , ex secrétaire de section, et Amar Bellal, fraichement élu pour succéder à Martine. Je ferai un compte-rendu qui se voudra le plus fidèle possible à ce qu’il s’est passé de ce qui s’est passé, mais aussi, évoquant ce que j’ai ressenti.

1- Premier jour.

Les délégués des sections et les invités étaient attendus pour midi. Ambiance conviviale malgré la pluie et le vent glacial. Au bout d’une heure environ, les délégués se sont installés dans la grande salle où se déroulaient les débats, pour participer à la "séance plénière". Après un rapport introductif de Dartiguolles, rapport qui en disait long sur la volonté dans finir avec un PCF chargé d’une "lourde histoire", et ramenant l’attachement politique des communistes à leur parti, à un attachement purement sentimental, quasi infantile... Les délégués voulant intervenir ont du s’inscrire sur papier et déposer leur "demande d’intervention" à un au bureau composé de deux camarades, qui ramassaient lesdits demandes d’intervention papiers. J’ai demandé à l’ un de ces camarades comment se déroulait la procédure d’intervention, en bref, je lui demandé s’il y avait une quelconque sélection des interventions, et si oui, sur quels critères. Il m’a répondu d’un air gêné que c’était très compliqué de donner la parole à 1500 personnes, et qu"ils" feraient de leur mieux pour laisser s’exprimer le maximum de délégués. Soit. Sauf que dans la réalité, seuls 350 délégués des sections ont pu déposer leur intervention, et sur ces 350, seuls 44 ont été sélectionnés (sur quelle base? par qui?). Plusieurs d’entre nous ont vainement attendu toute la journée de prendre la parole. Pour ma part, je n’osais à peine me lever pour aller boire un café, de peur de louper mon tour. Je n’ai finalement pas été appelée à intervenir, ainsi que Martine Cotten. Amar Bellal n’est pas intervenu non plus, sauf que lui, il était à la tribune, et de ce fait devait faire partie du bureau chargé de sélectionner les demandes d’intervention (ce n’est qu’une supposition, puisqu’on ne sait absolument rien sur l’organisation de ce bureau !). Je tiens à préciser que sur ces 44 personnes, environ la moitié étaient membres du CN : Patrice Bessac, Pierre Laurent, Gérard Pellois, Daniel Cirera, Roger Martelli, Sara Jane Mellor, Yves Dimicoli, Alain Hayot, Lionel Chabert, et d’autres, dont je n’ai pas retenu les noms. Et parmi ces intervenant s du CN, certains n’étaient absolument pas délégués. Pourtant, ils sont passé prioritairement. Je suis tout de même allér voir un camarade du CN, en lui faisant part de mon incompréhension. Il m’a répondu qu’il ne fallait pas que je m’inquiète, que je pourrai intervenir le lendemain, ainsi que Martine. Ce qui n’a pas été le cas.

Le soir était consacré à des travaux en ruches, autour de différents thèmes : "développement durable", "riposte à Sarkozy", "projet", "bases sociales pour la transformation", "rassemblement/parti", "Europe", "le capitalisme à l’ère et l’ère de la mondialisation est-il dépassable?". Je me suis inscrite dans la ruche rassemblement /parti, et c’était, comme chacun peut s’en douter, la ruche où les petites abeilles se sont massivement précipitées. Je suis tombée sur une ruche assez peu encline à mettre les cartes sur table, les délégués de ma ruche préférant en grande majorité rester dans le flou, et employer un vocabulaire s’apparentant à la langue de bois et ne " fermer aucune porte". Le responsable de ruche, qui prenait des notes et distribuait le temps de parole (sans jamais le compter !) était Gilles Garnier, membre du CN...Nous étions plus que prévu (12 au lieu de 10). Le rapporteur de la table et le rapporteur du mandat n’ont pas été élus, mais désignés. G.Garnier a demandé à la table si le choix des délégués convenait à tous, personne n’a contesté. Les tours de parole se faisaient de façon anarchique, sans limitation de temps. La conversation s’est tout de suite orientée sur le rassemblement, faisant l’impasse sur la question du parti. j’ai levé la main et fait remarqué qu’il fallait prendre les choses dans l’ordre, avec un minimum de rigueur, et qu’avant tout, il valait mieux aborder la question de la rénovation du PCF avant celle des rassemblements. J’ai précisé que mon mandat portait la volonté, pour l’immense majorité des adhérents du XXe, de conserver " l’outil PCF", rénové et démocratisé dans son organisation. Mais lorsque j’ai dit qu’il faudrait acter le fait qu’une majorité de communistes tenaient au PCF en tant qu’outil (je n’ai fait que reprendre ce qui était écrit dans les PV), on m’a rétorqué assez sèchement que ce n’était que des suppositions de ma part, que ce préalable était tout à fait faux. A partir de ce moment- là j’ai eu beaucoup de mal à prendre la parole. J’étais systématiquement coupée, et ceux qui défendaient les mêmes positions que moi étaient minoritaire. Finalement, au bout de presque 2 heures de discussion souvent stérile, puisqu’il ressortait qu’il ne fallait "rien décider, rien trancher", nous n’avions plus que 6 minutes pour amender l’avant-projet de mandat du CN. Bien sûr, en 6 minutes, c’est quasiment impossible de faire un travail sérieux. J’ai quand même réorienté la discussion sur le devenir du parti et les questions du rassemblement, soulevant le fait que la phrase " nous voulons que se développent les rassemblements les plus larges à gauche pour riposter et faire grandir une alternative politique" n’était pas claire. J’ai insisté pour que le mandat soit clair sur la question des partenaires lors d’éventuels rassemblements. Gilles Garnier m’a répondu que la question ne se posait pas avant 2008, et que les partenaires, étaient évidemment à gauche. Fin de la discussion. Nous n’avons pas eu le temps d’amender le paragraphe 5 qui cristallisait autour de lui le plus de critiques : le fameux paragraphe 5, qui traitait des "expérimentations sur la façon dont ces rassemblements peuvent s’élargir, s’approfondir et construire ainsi durablement des rapports de force favorables à l’émancipation humaine". En somme, une phrase qui, sans le dire explicitement, permettrait de retourner dans l’impasse des collectifs...

2- Deuxième jour

Le deuxième jour a été le plus crucial : c’est là que le texte final a été voté, rédigé d’après les amendements des ruches pendant la nuit par la commission des mandats. Il avait été précisé que seuls les délégués pourraient rédiger le projet de mandat. Pourtant, des délégués faisant partie de la commission ont annoncé au micro que des membres du CN on participé à cette rédaction. Avant le débat pour l’adoption du mandat donné à la direction nationale, a eu lieu le CR des synthèses thématiques. Chaque rapporteur de ruche a fait la synthèse des travaux, par thématique. Avec stupeur, je me suis vite aperçue, ainsi que d’autres camarades, que les synthèses ne reflétaient pas ce qui avait été dit lors des travaux. On avait l’impression d’une sorte de copier-coller grossier du verbiage d’un tract du CN. En aucun cas ce n’était l’expression fidèle des travaux des délégués. Certains camarades avaient l’air affligés car ils ne reconnaissaient absolument pas ce qu’il s’était dit dans leur ruche ! Après cette belle démonstration de langue de bois, on a eu droit au rapport de Patrice Bessac sur la "commission d’animation et d’impulsion". C’est alors qu’il a tenté de réintroduire la phrase qui avait été supprimée par les délégués de la commission, la fameuse phrase sur "l’expérimentation..." (cf plus haut). Il a fait le coup du TCE : on garde le même texte, mais on déplace les phrases pour créer l’illusion que ce n’est plus le même texte. Ca a été le tollé dans la salle. Les délégués se sont alors précipités au micro pour proposer des amendements. Presque tous ont insisté pour que la phrase ne soit pas réintroduite dans le point 1. Alors MGBuffet a dû intervenir et proposer de retirer le mot expérimentation, tout en gardant la phrase "il ne s’agit d’exclure aucune hypothèse concernant le parti ou sa stratégie". Le bureau (si on peut appeler ça un bureau) perdait complètement pied, Marie-Pierre Vieu n’arrivait plus à tenir la salle. C’est alors qu’un délégué de Vénissieux est intervenu en réclamant la démission collective de la direction nationale. MGBuffet est alors intervenue en jouant le numéro de la Secrétaire-Nationale-en-colère-qui-tient-à-l’unité-des-communistes, rétablissant l’ordre dans la salle, et provoquant les applaudissements de l’assemblée. Elle a réussi un coup magistral, celui d’étouffer toute velléité de rébellion de la part des délégués...C’est elle qui a soumis aux votes les amendements, alors qu’en même temps, certains délégués attendaient toujours derrière les micros de proposer leurs amendements. Mais, qu’à cela ne tienne, MG Buffet a décidé de passer en force, elle a soumis au vote les amendements qu’elle jugeait les plus intéressants, et a passé à la trappe ceux qui pouvaient causer du souci à la direction.

Le texte a été voté à 70%, 20% contre et 10% d’abstention. Mais il faut savoir que nos avons été sommés de nous dépêcher de voter à toute vitesse. J’ai pour ma part voté contre, estimant que ce texte ne reflétait en rien les mandats des communistes. De plus, il s’agit d’un mandat trop flou et trop consensuel pour servir de feuille de route au 34e congrès. Après le vote, une partie des délégués a quitté la salle, visiblement écoeurés. Michel Laurent est intervenu pour annoncer qu’ils devraient écourter la séance, et au lieu de s’achever à 16h30, les délégués ont été priés de partir à 14h, après l’intervention de Chassaigne en tant que président de l’ANR, et au final, le superbe discours de MG Buffet, Internationale à l’appui, a clos la mascarade qu’a été cette ANE.

En conclusion : on a décidé de ne rien décider. On va perdre un an à réfléchir sur notre statut (PCF ou pas PCF, communistes, ou pas communistes) mais on va laisser du temps à la direction qui a mandat de faire ce que bon lui semble pendant tout ce temps...

Astrée Questiaux, Déléguée section XXème Responsable UEC Sorbonne"

Paru sur le Réveil communiste le 11 décembre 2007

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 23:21
Camarade vous offre en exclusive exclusivité le nouveau logo du machin, du truc bidule   qui doit  succéder  au ringard Parti Communiste Français.
Ce logo reprend symboliquement  ce qui fonde la modernité du  combat de la gauche qui en veut, qui en a, qui est de gauche,  qui est toujours là où les travailleurs ne l'attendent pas et jamais là quant ils l'attendent.
Camarade a l'honneur de vous présenter  le logo du MO.B qui met fin à 87 années stériles de PCF.
Le MO.B est né des initiatives con jointes de Madame Vieux, de messieurs Bartignolles,Cohen-frites, Marthellelit, Peureux et Baisesaque.
Le MOuvement des Branquignols tiendra son premier et dernier congrès en janvier 2008 car il devrait se dissoudre au moment de la paie si de fait les militants n'ont pas suivi pour assurer la gamelle.
Le MO.B est un mouvement en 2 temps. Le premier il inspire, le second: il expire.
Le MO.B se donne pour premier objectif de nourrir ses fondateurs  jusquà  fin de carrières car un mouvement sans fondateurs et un mouvement sans fondations.
Le MO.B est résolument tourné vers une gauche de progrès et se dote d'un journal quotidien: la Bourse c'est Ma vie en Well.
Le MO.B peut pour des besoins locaux modifier son intitulé ainsi , si utile, il peut se dénommer  le MOuvement des Brûlés, le MOuvement des Bobos, le MOuvement des Bâtisseurs de cathédrales, le MOuvement des Bonsaïs mais
De par la volonté génèrale, commune et partagée le MO.B a vocation de devenir le
MO.MO, le MOuvement pour, vers , avec, à côté, dessus, dessous, ensemble, le MOuvement.

VIVE LE MO.MO
VIVE NOTRE CHEF MO.MO LE GENIALISSIME TARTIGNOLLES
VIVE LE MOUVEMENT POUR LE MOUVEMENT
LONGUE VIE A MO.MO ET TARTINEMOLLES




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