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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 09:58
tri.jpeg*un commentaire personnel sur la conférence du PCF de La Défense.
la présidence de la réunion avait fait adopter la décision d'une intervention d'1 membre du conseil national pour 4 délégués des sections....le pointage effectué par notre camarade emmanuel de Paris 15 lui-même membre du C.N ne laisse aucun doute sur les pratiques de la direction nationale et MG Buffet ne peut pas dire qu'elle ne reconnaissait pas les membres du C.N qui prenaient la parole en tant que délégués de sections. Il est d'ailleurs probable que d'autres mesures d'urgence aient été prises par la Direction car les urnes destinées à recueillir le vote secret des sections sont demeurées désepérement vides bien que gardées en permanence le dimanche.
J'ai constaté de visu qu'une table de 10 camarades devant moi qui votaient oui au texte étaient devenus par la magie comptable: 20 oui. Profitant de la lassitude MG Buffet a elle-même proposé d'une façon ironique de compter les votes pour tous les amendements et s'est bien gardée de le faire et à ma grande surprise un amendement de Paul Boccara fut adopté alors que moins d'un quart de la salle avait levé la main, tant mieux pour nous mais étonnant .
La secrétaire nationale a enfin laché le morceau et beaucoup en sont tombés sur le c.. de ces camarades qui croyaient voir en elle l'incarnation de cette résistance. Rappelons au passage l'article du Monde nous racontant les malheurs de Marie George fidèle au PCF mais harcelée par les mutants, Tartignolles, Cohen-Seat etc... Tellement harcelée d'ailleurs que ces 2 derniers sont ses plus proches conseils....
Les collectifs anti-libéraux ne sont donc pas une péripétie de notre histoire mais il s'agisssait bien là de la plus forte tentative de dilution du Parti.**
Je suis de plus en plus convaincu que la direction sortante veut en finir avec le PCF mais je suis tout aussi convaincu que la résistance est extraordinaire malgré les pressions et le déluge mutatif du journal l'Humanité.
Ramener notre parti sur les rails de la lutte de classe est possible, cela est notre devoir pour la France, le monde du travail.Un communiste ne renonce pas.


le journal l'Humanité donne ce résultat singulier:
1500 délégués
1179 votants sur le texte final
1178 votes au total le vote manquant provenant sans doute d'un camarade manchot pas pris en compte.
Donc récapitulons: 1500 moins 852 pour le texte il reste donc 648 pas pour.Nuance.

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 09:47

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forgeons.jpgMOTION ADOPTEE PAR LA FEDERATION DU PCF DU PAS DE CALAIS  

Depuis des années, nous déplorons les choix stratégiques de la direction du Parti en alertant, à chaque Congrès, les communistes sur les conséquences catastrophiques.

 

L’assemblée des 8 et 9 décembre prochain ne nous semble pas être la solution pour remobiliser le Parti. La démocratie aurait au moins voulu que le projet de mandat qui sera présenté aux délégués de section ait été discuté dans le Parti, par les communistes. Ce ne sera pas le cas, puisqu’il ne sera élaboré par le CN que quatre jours avant l’assemblée.

 

 

 

1-    La première de ces exigences c’est un bilan autocritique.

 

Si le Parti n’a pas besoin de se flageller sans cesse, un bilan doit être fait de la période 1995-2007. En particuliers de la « mutation » ; la participation au gouvernement Jospin ; la stratégie électorale adoptée à l’occasion des régionales de 2004 (où nous sommes partis, à deux exceptions près, sur des listes menées par le PS dès le premier tour) ; le rassemblement dans les collectifs anti-libéraux pour une candidature unique à la présidentielle de 2007. Incontestablement, le renoncement à un positionnement communiste parfaitement identifié a contribué à accélérer le recul de notre Parti. L’électorat populaire ne nous suit plus et s’égare dans le vote « utile » pour le PS, le vote protestataire pour les gauchistes, voire le vote en faveur de la droite et de l’extrême droite. Nous n’avons pas su tirer profit des rares expériences positives, comme par exemple, celle de la liste communiste menée aux régionales de 2004 par Alain Bocquet en Nord-Pas-de-Calais, ou celle de la campagne contre le Traité Constitutionnel Européen.

 

 

 

2-    La seconde exigence : pas de dissolution du PCF comme Parti politique.

 

 

 

On ne nous fera renoncer ni au communisme ni au Parti Communiste Français. Il s’agit de travailler à un redressement du Parti Communiste Français, pas de s’engager dans un processus de dissolution, ou de dilution comme composante d’une « nouvelle formation politique de gauche », un autre parti fédérant ou fusionnant des communistes, des socialistes, des gauchistes. L’action d’un PCF développant son apport original est nécessaire pour les luttes, et pour construire un rassemblement transformateur du peuple. Le dialogue indispensable avec les autres forces de gauche doit être conduit pour construire un rassemblement populaire majoritaire, pas pour construire un nouveau parti, type « Links Partei ». Il faut également en finir avec les « tendances »  qui nous minent de l’intérieur ! Comment peut-on être encore dirigeant ou élu du Parti, après avoir appelé à voter, voire dirigé, la campagne de José Bové ?!! A tous les échelons, il faut également revisiter notre pratique politique, des cellules au Conseil National.

 

 

 

3-La troisième exigence, c’est l’affirmation de notre choix de société : la construction du socialisme du XXI ème siècle.

 

 

 

Nous devons affirmer un choix de société qui doit s’appuyer sur une conception marxiste, marquée par le progrès social, l’humanisme, l’écologie, le féminisme, la paix et la justice. Socialisme et communisme sont l’avenir du monde. Loin de l’image ringardisée véhiculée par la pensée dominante, ils sont la solution aux contradictions que le capitalisme, à bout de souffle, ne peut plus résoudre. Il faut que le prochain Congrès pousse l’analyse du système capitaliste et éclaire sur ses ravages, à l’échelle nationale et internationale. Il est aujourd’hui confronté à ses contradictions : baisse du niveau de vie des salariés, délocalisation des entreprises, mise en concurrence des travailleurs… etc. Il faut que le prochain Congrès précise notre projet pour la France et notre solidarité avec tous ceux qui, dans le monde, partagent ce combat.

 

 

 

4-La quatrième exigence, c’est celle de l’action !

 

 

 

Notre Parti n’est pas un club de discussion dont la fonction essentielle serait d’organiser des forum, des assises pour faire vivre des concepts attrape-tout de « gauche », qu’elle soit « plurielle », « anti-libérale » ou autre… C’est d’abord un Parti d’action qui organise les solidarités avec les travailleurs en lutte.

 

La préparation du Congrès 2008, doit se faire dans l’action. Il ne s’agit pas seulement de suivre les syndicats en apportant un soutien au mouvement social. Il s’agit aussi d’organiser la riposte des travailleurs contre les agressions de la droite et du MEDEF, dans des champs d’intervention qui permettent de dépasser les clivages corporatistes. Manifestations nationales, campagnes nationales d’affiches, comme celle engagée actuellement en faveur du référendum.

 

Le Parti a besoin d’exister nationalement et de démontrer son utilité. La réussite de telles campagnes passe par un travail d’organisation renforcé aux entreprises, le rétablissement de liens privilégiés avec le monde ouvrier et ses responsables syndicaux. Notre avenir passe également par le rétablissement du contact avec la jeunesse dans sa diversité. Des quartiers populaires à l’université, nombreux sont les jeunes qui rejettent les effets dévastateurs du capitalisme. Aidons-les à s’organiser à la Jeunesse Communiste et à s’armer idéologiquement pour donner de l’efficacité à leurs luttes.

 

 

 

Ces quatre points devraient être une base de travail pour préparer le Congrès 2008 mais aussi pour faire vivre le Parti, sans attendre.

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 09:16
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Le général Yaalon est attendu à Paris demain 10 décembre pour parler de la paix dans un colloque parisien , à la Maison du Barreau de Paris. Nous rappelons que Général Yaalon fait l’objet d’un dépôt de plainte par le Centre Palestinien pour les Droits Humains ( PCHR) pour crime de guerre qui n’a pu encore aboutir.

Chef d’état major de Juillet 2002 à Juin 2005 nommé par Ariel Sharon et sous les ordres duquel l’armée d’occupation israélienne a commis des violations graves de la IVe convention de Genève, il a lui-même ordonné, entre autres, le bombardement en 2002 d’une maison dans la Bande de Gaza où plus de 15 personnes périrent, sans oublier les assassinats ciblés perpétrés sous ses ordres.

De nombreux généraux israéliens, responsables de crime de guerre, au sens de la 4e Convention de Genève, ont renoncé à atterrir à Londres ou à Bruxelles par crainte d’y être arrêtés.

Mais Paris et la France les accueille, préférant oublier les engagements de l’Etat Fançais qui l’obligent à respecter le droit humanitaire international.

On apprend dans le même temps qu’à Paris serait à nouveau organisé un gala de soutien au "Magav", la police israélienne des frontières et des check points responsables d’innombrables crimes et violations des droits humains dénoncés par les associations des droits de l’homme israéliennes.

La France est ainsi le seul pays d’Europe à accueillir des galas pour financer une armée qui viole en permanence le droit international et humanitaire ainsi que les résolutions de l’ONU.
Or, nous le savons, c’est la totale impunité dont bénéficient l’Etat d’Israël et son armée criminelle qui leur permet d’aller toujours plus loin dans les violations des normes impératives du droit international et du droit humanitaire, violations dont les Palestiniens paient quotidiennement le prix.

Le bureau national de l’UJFP, réuni le 9 décembre à Paris, demande solennellement au Président de la République, au gouvernement et au ministère des affaires étrangères de respecter ses obligations et de ne pas faire que la France devienne une terre d’asile pour les criminels de guerre.

Paris, 9 décembre 2007

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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 20:07
eluard.jpgLa mort l'amour la vie
(Derniers poèmes d'amour)  Paul ELUARD

J'ai cru pouvoir briser la profondeur l'immensité
Par mon chagrin tout nu sans contact sans écho
Je me suis étendu dans ma prison aux portes vierges
Comme un mort raisonnable qui a su mourir
Un mort non couronné sinon de son néant
Je me suis étendu sur les vagues absurdes
Du poison absorbé par amour de la cendre
La solitude m'a semblé plus vive que le sang
Je voulais désunir la vie
Je voulais partager la mort avec la mort
Rendre mon cœur au vide et le vide à la vie
Tout effacer qu'il n'y ait rien ni vitre ni buée
Ni rien devant ni rien derrière rien entier
J'avais éliminé l'hivernale ossature
Du vœu de vivre qui s'annule.

Tu es venue le feu s'est alors ranimé
L'ombre a cédé le froid d'en bas s'est étoile
Et la terre s'est recouverte
De ta chair claire et je me suis senti léger
Tu es venue la solitude était vaincue
J'avais un guide sur la terre je savais
Me diriger je me savais démesuré
J'avançais je gagnais de l'espace et du temps
J'allais vers toi j'allais sans fin vers la lumière
Là vie avait un corps l'espoir tendait sa voile
Le sommeil ruisselait de rêves et la nuit
Promettait à l'aurore des regards confiants
Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard
Ta bouche était mouillée des premières rosées
Le repos ébloui remplaçait la fatigue
Et j'adorais l'amour comme à mes premiers jours.

Les champs sont labourés les usines rayonnent
Et le blé fait son nid dans une boule énorme
La moisson la vendange ont des témoins sans nombre
Rien n'est simple ni singulier
La mer est dans les yeux du ciel ou de la nuit
La forêt donne aux arbres la sécurité
Et les murs des maisons ont une peau commune
Et les routes toujours se croisent.
Les hommes sont faits pour s'entendre
Pour se comprendre pour s'aimer
Ont des enfants qui deviendront pères des hommes
Ont des enfants sans feu ni lieu
Qui réinventeront les hommes
Et la nature et leur patrie
Celle de tous les hommes
Celle de tous les temps.





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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 19:49

bv000025.jpgPremières analyses en vrac par la délégation de la section du PCF Paris 15 :

 

La direction n’est pas arrivée à étouffer ce qui s’est exprimé massivement dans le Parti, dans les assemblée : le refus de la disparition du PCF.

 

Mais elle s’est donnée tous les moyens pour le minimiser à cette assemblée dont l’organisation a été imaginée à cet effet.

 

Le débat général a duré moins de trois heures samedi. Sur 350 camarades inscrits pour parler, le plus souvent mandatés par leur section, seuls 44 ont eu le droit à la parole suivant une sélection à la discrétion de la tribune. Sur ces 44, une vingtaine de membres du CN…

Des débats de diversions, même s’ils pouvaient porter sur des sujets certes importants, ont occupé les camarades en soirée. L’organisation en « ruches », c'est-à-dire en petits comités, traduit une conception bien connue de la démocratie : « cause toujours ».

 

Malgré cela, la volonté très largement majoritaire dans le Parti de préserver l’outil politique que représente le PCF s’est exprimée nettement dans le débat général comme dans les mini-discussions.

 

La direction avait édulcoré son projet de texte par rapport à l’analyse et l’ordre du jour initialement fixés au CN de juin par MG. Buffet puis à celui d’octobre. Plus question dans le texte de déclin « inéluctable », de boulet de « l’histoire du communisme », d’option visant à se débarrasser du nom PCF, à faire « émerger un nouveau parti ». Plus question de mettre à l’ordre du jour explicitement le « dépassement du Parti communiste voire de la forme parti ».

 

Donc au résultat un texte vague, sans relief apparent.

 

Ce « mandat » est resté opposé aux nécessités que nous avions pointées dans assemblée de section : - faire le bilan de la stratégie de la direction dans la dernière période et depuis le début de la Mutation, - engager la rupture avec cette stratégie, après notamment le 1,9% de Buffet candidate antilibérale, motif de la convocation de l’assemblée...

 

La direction a visiblement cherché à anesthésier les communistes après cet échec flagrant pour continuer dans la mauvaise voie.

 

Son objectif de liquidation n’a pas changé. C’est apparu de façon manifeste à l’assemblée au moins à deux occasions.

 

Porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles est convaincu de la nécessité de la disparition. Il l’a dit au Monde. C’est lui qui a fait le rapport d’introduction. Sourd comme quelqu’un qui ne veut pas entendre, il a consciencieusement rabaissé l’expression des communistes à celui d’un attachement, sentimental, au PCF. Il est revenu lourdement sur le « poids de l’histoire », a esquivé tout autocritique… pour aboutir à la nécessité de ces « expérimentations nouvelles » qui ne sont autres que la poursuite de l’effacement du Parti et du reniements de ses positions.

 

Après avoir laissé passer l’orage, la direction n’a pas pu s’empêcher de repartir à la charge dimanche. Pourtant dans la nuit de samedi à dimanche lors de la réunion, à laquelle l’un d’entre nous participait, censée intégrer les résultats des premières discussions, le besoin de marquer dans le texte la nécessité de l’existence du parti avait été soulignée par une majorité des « délégués des ruches ».

 

Représentant la commission du mandat, l’autre porte-parole Patrice Bessac rapportait dimanche matin. Il a sorti de sa capuche une nouvelle formule toute différente de qui avait été décidée par la réunion de la nuit, suscitant un beau tollé chez les délégués.

 

De nouveau, la direction a tenté de se faire octroyer dans le texte un blanc-seing pour poursuivre ses «expérimentations », dans la suite, comme nous l’avons dénoncé, des « collectifs anti-libéraux », de la destruction des cellules du Parti, de la « gauche plurielle »…  

 

Bessac a précisément tenté de réintroduire la phrase éliminée la veille : « Il ne s’agir d’exclure aucune hypothèse concernant le Parti ou sa stratégie…. Il s’agit de permettre le réflexion et l’expérimentation sur la façon dont ces rassemblements peuvent s’élargir, s’approfondir et construire ainsi durablement … ». Les délégués ont bien compris qu’il s’agissait de continuer à aller vers une nouvelle organisation politique, coalition ou recomposition à l’allemande ou l’italienne. Buffet a dû finalement désavouer Bessac en faisant voter la suppression de la deuxième partie de la phrase.

 

On est donc revenu, dans le brouhaha et la confusion, au texte passe-partout qui laisse « ouvert tous les possibles », surtout ce que les communistes ne veulent pas et ce dont le monde du travail et le pays n’ont pas besoin. Dans le plus grand désordre, le texte a été officiellement adopté à 72% contre 18 et 10 d’abstention.

 

L’inconsistance du texte, la volonté de montrer une unité ont certainement motivé beaucoup.

 

Pour notre part, nous avons voté contre parce que l’unité des communistes, le regain de confiance des communistes et d’efficacité de leur organisation dans les luttes ne pourront pas se faire sur ces bases et avec ce mandat à cette direction.

 

Plusieurs intervenants ont souligné ce problème majeur: le maintien en place d’ici le congrès de 2008, de la même direction ! Des mêmes qui sont responsables de l’échec, qui ne veulent pas l’assumer devant les communistes et dont certains des principaux d’entre eux proclament qu’ils veulent continuer dans la même voie meurtrière, envers et contre les communistes. Des mêmes qui sont incapables et/ou ne veulent pas animer la riposte, en toute indépendance du PS, sur des positions fermes de lutte à la politique de Sarkozy.  

 

Pour autant, cette assemblée « extraordinaire » n’a pas servi à rien.

A plusieurs dizaines de milliers, les communistes ont fait la démonstration depuis plusieurs mois qu’ils refusent la perspective de disparition de leur parti et qu’ils ont pris conscience de la stratégie qui y conduit. L’appel « Pas d’avenir sans PCF » dont notre section a fait partie des initiateurs, y a contribué.

Des dizaines d’organisations du Parti, dont la nôtre, ont aussi pris conscience de la nécessité de faire vivre le PCF, outil historique irremplaçable au service des travailleurs dans la lutte des classes : avec, sans ou contre sa direction. 

Anthony CREZEGUT, Emmanuel DANG TRAN

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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 19:35
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Intervention (résumée) d’Emmanuel DANG TRAN, Fédération de Paris

 

Les communistes ont récusé massivement l’ordre du jour de liquidation. Ils veulent que le PCF continue à exister et à jouer son rôle indispensable. Le groupe dirigeant, désavoué, manœuvre en retrait. Quel changement de ton ici ! Finis les discours sur le « déclin inéluctable », le « boulet » de notre histoire, « l’émergence d’un nouveau parti ».

Mais le mandat proposé esquive toujours tout bilan de la stratégie de la direction. Le projet d’en finir avec le PCF demeure en filigrane dans des formulations vagues et ambiguës telles les « visées » « communiste », de « transformation », « d’émancipation humaine ». Conserver le nom de PCF en continuant à le vider de son identité de classe : c’est aussi grave.

On le mesure dans la lutte cruciale pour défendre les régimes « spéciaux » de retraite. La direction du Parti est très effacée nationalement sur cette question de même qu’elle avait refusé de l’intégrer dans la campagne présidentielle.

Les communistes doivent continuer à se réapproprier leur parti. Le « mandat » qu’ils doivent imposer pour le congrès de 2008 mais aussi dès maintenant pour l’action communiste, c’est l’urgence de la rupture avec 15 ans de mutation-liquidation. Recréer des cellules, donner la priorité aux luttes et au rassemblement dans les luttes, affirmer l’indépendance du Parti (remettre en cause la satellisation au PS, ce qui n’est pas forcément contradictoire sur le plan local avec des listes d’union), abandonner les positions réformistes prises depuis la « gauche plurielle » : voilà l’exigence du moment pour les communistes.

Oui, comme l’a dit la camarade du Pas-de-Calais, c’est à perspective du socialisme du 21ème siècle que nous devons travailler.

Une autre rupture s’impose de façon impérative. Des dirigeants du Parti, parmi les principaux, se sont exprimés publiquement. Ils estiment que le PCF n’a plus de raison d’être et souhaitent sa disparition. Les mêmes portent une part écrasante de responsabilité dans le recul du Parti. Ils refusent de l’assumer mais voudraient rester aux commandes, bien que complètement désavoués par les communistes.  Il est inconcevable qu’ils continuent à piloter d’ici le congrès de 2008.

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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 18:37

cooltext68262259.gifLe samedi  après-midi a été consacré aux interventions des délégués de sections venus de toute la France.

Le ton est rapidement donné: Parti Communiste Français doit rester le nom de notre parti et les interventions se succèdent en ce sens, à peine interrompues par quelques liquidateurs.
Plus la discussion progresse, plus s'affinent les arguments, plus les dirigeants se décomposent sur l'estrade. Il y en  a de toutes les couleurs, des roses, des verdâtres, des blafards...

Car derrière le changement de nom se dessine l'abandon même de toute perspective de changement de société, l'abandon de tout combat de classe pour en finir avec le capitalisme.
Ecrasante majorité donc pour le maintien du parti communiste français, écrasante majorité pour le retrait de l'orientation de dilution de notre parti dans un fourre tout stérile.

Le soir se tenaient les ateliers des représentants de sections avec plusieurs thèmes à débattre et peaufiner pour le dimanche.

Dimanche matin, le café avalé, les croissants engloutis et après un passage par la librairie de la Renaissance de Toulouse venue sur place nous lessiver  le chéquier, les bonjour, les tronches en biais de Tartignolles et de la déjà vieille Vieux, les représentants de sections écoutent avec attention les rendus des ateliers du soir.

Globalement cela ronronne, la victoire de la veille assure le lendemain mais cela est sans compter avec l'acharnement thérapeutique qui  s'est emparé de certains éléments de la direction.
Patrick Bessac prend alors la parole pour présenter le compte rendu de mandat  et le coup force apparaît: il est ,grosso et modo, proposé aux militants communistes de préparer le congrès en y intégrant l'idée possible de la dilution du PCF dans un bidule, idée rejetée par plus de 80% des militants la veille..
Bronca autour des tables, Bessac qui n'est pas le pire, blêmit, et poursuit son agression  du haut de la tribune, Tartignolles a ses petits doigts qui font tagadac tagadac  sur la  table, Marie George Buffet est aussi muette qu'à un conseil des ministres de Jospin, Vieux continue de vieillir, les délégués s'entassent derrière les micros pour protester, les amendements pleuvent.


Marie-George s'éveille et pousse un cri, hi, et se met à gérer la situation et que le temps d'intervention et limité à 3 minutes pour tout le monde, non pas pour elle bien sur. Les amendements sont votés à main levée, Marie George fournit les résultats sans qu'aucun compte réel ne soit établi, elle sait tout faire notre patronne !
La cacophonie devient une vraie réjouissance, les militants savent que la Direction est sonnée et qu’ils ont marqué de sacrés points contre la liquidation.

Ce qui devait arriver arrive et les zombis de la tribune lèvent leurs mandats pour voter le texte pourtant contraire à celui qu'ils ont tenté d'imposer depuis des jours, ils votent pour le maintien du nom de notre parti.

 

74%  des délégués se prononcent pour le texte après amendements, 20% le rejettent et le reste s’abstient.   

 

L’ironie réside dans le vote de ce texte par les dirigeants qui le refusaient au départ(un peu comme la droite au Vénézuela qui en acceptant de participer au référendum demandé par Chavez a validé de fait la constitution qu’ils dénonçaient auparavant). Les 2 délégués valentonnais ont voté non essentiellement pour ne pas valider des actes inacceptables et en conformité aux votes exprimés par l’assemblée de section.

 

Des invités sont ensuite appelés à s’exprimer au micro. Le représentant d’Attac  se plaira à souligner qu’il n’est plus communiste ( ce qui le regarde) et nous donnera ses directives  pour notre prochain congrès (ce qui ne le regarde pas). Ce comportement ne soulèvera pas un murmure de la tribune où se caméléonise un peu plus Tartignolles, Bessac s’est éclipsé, Vieux se ride un peu plus, Marie George a le doigt sur la bouche genre James Bond qui va dégainer son cocogadget..

 

La conclusion de Marie George Buffet tient d’un grand numéro de claquettes, il faut continuer tout en se préparant à changer, sans changer en changeant dans le changement qui changera le changement changeant mais pas pareil,  tenant, de plus, à nous faire part de sa perception des choses qui se résume à ce qu’il faut tourner la page du Congrès de Tours…et  se livrant à un chantage pur et simple : vous avez un an pour montrer l’utilité du Parti Communiste Français et ce après s’être laisser allée à une charge inégalée contre les pays du socialisme réel qui chacun le comprendra furent  des  échecs et des pas glop pas glop face au glorieux socialisme jospinien dont Marie-George fut un pilier dont nul ne peut contester le bilan globalement positif pour le Medef et le capital.

 

L’Internationale retentit dans la salle, pas de Marseillaise, des poings se lèvent et c’est fini. Les délégués peuvent rentrer chez eux l’estomac vide car il reste à régler la facture des collectifs anti-libéraux…

 

En résumé, après un second passage à la librairie de la Renaissance de Toulouse qui  finit d’essorer  le chéquier , nos 2 valentonnais retournent à la maison pour raconter et surtout prévenir : le pire  a été évité mais reste à venir.


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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 16:12

Le Parti communiste français doit-il changer de nom ? C'est une des questions que se posent les quelque 1500 délégués du parti, réunis en assemblée extraordinaire ce week-end à Paris. Car selon Olivier Dartigolles, porte-parole du parti, si "le communisme est pour nous un déterminant essentiel", il "renvoie massivement, dans la société, à des expériences historiques qui se sont effondrées et des expériences actuelles qui suscitent débats et critiques". Il faut donc donner "un sens clair et actuel au communisme de notre temps", a-t-il dit, proposant que le débat reste ouvert sur toutes les options, y compris la création d'un nouveau parti. Il faut "écrire une nouvelle page du communisme" en "révolutionnant" le PCF, a estimé la secrétaire nationale du parti, Marie-George Buffet, lors du discours de clôture.

"Nous sommes trop communistes, nous ne le sommes pas assez", a rétorqué Patrice Bessac, patron de la fédération de Paris et proche de Marie-George Buffet. Il propose ainsi "une démocratisation profonde" du PCF, dont "la direction est paralysée par le jeu des tendances". Pierre Laurent, directeur de la rédaction de l'Humanité, refuse lui "la création d'une nouvelle force par constat de faillite". Selon lui, le PCF doit dans l'année à venir prendre "l'initiative" sur le terrain. Une proposition soutenue par Jean-Marc Coppola, patron de la fédération des Bouches-du-Rhône : "la forme et le nom du parti" seront le résultat de ce mouvement qu'il aura su créer.

"Un moment charnière"

A l'opposé, Roger Martelli, chef de file des Refondateurs, proche des antilibéraux, est formel : "si nous donnons l'impression que nous nous contentons de continuer dans la forme actuelle, les mêmes causes produiront les mêmes effets". Partisan d'une nouvelle force politique intégrant une sensibilité communiste, il "propose de prendre le temps de la réflexion sur toutes les options" et de "ne fermer aucune porte dans l'immédiat".

Dimanche, l'assemblée a adopté un texte qui servira de cadre à la rénovation du parti dans la perspective du Congrès de fin 2008, en laissant ouvertes les différentes options allant d'un maintien de l'identité communiste à son dépassement. La mandat, adopté à la majorité, précise notamment qu'il ne faut "exclure aucune hypothèse concernant le parti ou sa stratégie, ni de prendre d'avance une orientation" avant le Congrès de 2008. Il souligne aussi "l'attachement politique des communistes au PCF".

D'après agence
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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 23:31

Sans-titre-3.gifLettres françaises

Pour Georges Marchais

Editorial par Jean Ristat

(…) Je vais, si vous le voulez bien, ouvrir un album de famille et commenter pour vous, brièvement, quelques images, parmi tant d’autres possibles, qui vont se présenter au risque de la mémoire. (…)

Je croisais quelquefois Waldeck Rochet dans le petit escalier tendu de velours rouge qui conduisait à l’appartement d’Aragon - 68 n’est pas loin. Bientôt Waldeck tombera malade et Aragon de s’écrier : « Je lui avais bien dit de ne pas aller à Moscou. Je l’avais prévenu, je savais qu’il n’en reviendrait pas vivant. » Il ne cessera de le répéter y compris à nos camarades dirigeants qui parfois souriaient, sceptiques et amusés par les excès de langage du poète. D’autres, cependant, gardaient le silence, avec gravité. Les propos d’Aragon traduisaient, à tout le moins, une absence totale d’illusions quant aux méthodes des camarades du Kremlin, et il est vrai que, d’une façon ou d’une autre, les « affaires » de Tchécoslovaquie ont tué Waldeck.

Je ne sais plus à quel moment j’ai vu Georges Marchais pour la première fois. Ne l’ai-je pas croisé, une fois encore, dans ce petit escalier tendu de velours rouge, au côté de Waldeck ? Comme on dit, au théâtre, en somme dans la coulisse, avant l’entrée en scène…

L’image suivante montre Aragon malade, livré pendant un mois infernal à des hallucinations auditives et visuelles, en proie aux persécutions fascistes. Juste avant de s’effondrer, il me charge de continuer le travail commencé il y a plusieurs années et qu’il me faut seul mener à son terme. Nous sommes arrivés au tome VII. Naturellement, j’ai informé la direction du Parti dont il est mensonger de prétendre, comme certains ont osé l’écrire, qu’elle a abandonné Aragon. Mais c’est à ce moment que Georges Marchais va jouer un rôle décisif dans la vie du poète en lui annonçant sa venue, un après-midi, rue de Varenne. Nous l’attendions, Armand, son chauffeur, Maria, sa gouvernante et moi, dans la cuisine. Ce qui peut vous surprendre, mais cette pièce était le lieu familial par excellence où nous l’entourions de nos soins et où il se sentait le plus en sécurité. Georges est arrivé tenant dans ses bras une énorme gerbe de fleurs. Il importe peu de savoir ce qui s’est dit précisément. En revanche, la tendresse, l’attention dont il fut l’objet de la part de Georges, eut sur lui l’effet qu’on prête à un électrochoc. Il prit conscience de son état et nous fit connaître ses volontés pour l’organisation de sa vie à venir. De ce jour-là date, pour moi, l’amitié qui me liera à Georges Marchais jusqu’à sa mort. Nous sommes en 1979. Les huit heures d’entretien que je fis avec Aragon pour Antenne 2, réalisées par Raoul Sangla, ont déjà été tournées, et seront diffusées un peu plus tard, non sans mal. Elles feront scandale, en raison du masque que le poète portait dans les trois premières émissions.

Toujours est-il que je découvris alors un autre visage de Georges Marchais, tellement à l’opposé de celui que lui donnaient et qu’il prenait - peut-être à son tour comme un masque - dans les médias : un visage dur, parfois agressif, dont les sourcils épais accentuaient le caractère implacable et, disait-on, sectaire. Il est intéressant d’en parler aujourd’hui, en 2007, alors que la règle de la bienpensance contemporaine veut que dans les débats soit effacée toute différence, par exemple entre la droite et la gauche. Le ventre mou est le choix de beaucoup de nos hommes politiques. Le réformisme est la règle et la Révolution renvoyée à une mythologie désuète. On parle entre soi, gens de bonne compagnie au vocabulaire choisi, sans aspérités. Il n’est pas convenable de hausser le ton.

Il est vrai que le comportement de Georges prêtait parfois à la critique. Par exemple, en 1979, lors de la fameuse réunion des intellectuels à Vitry, où il fustigea sans pitié des intervenants, pas toujours aimables et constructifs certes, et à qui il intima l’ordre de se taire avec une certaine brutalité. Naturellement il est facile de juger de ces choses-là, aujourd’hui, de condamner sans replacer ses propos dans leur contexte politique et social. Je ne dis pas cela pour excuser mais simplement pour inviter à la réflexion et à la compréhension de ce qui me paraît être, probablement, l’une des difficultés voire même l’une de nos erreurs au cours de notre histoire, à savoir un certain ouvriérisme qui nous a conduits à négliger l’alliance nécessaire avec les intellectuels, les artistes, les écrivains. Il me semble que nous avons, plus que jamais, besoin de réflexion, d’idées et d’audace. C’est sans doute l’une des significations du geste d’Aragon, en 1979, lorsqu’il donne la Joconde de Duchamps L.H.O.O.Q au Parti communiste français, représenté alors par Georges Marchais.

Cela dit, pardonnez-moi, une autre image de Georges Marchais se présente : celle de l’homme privé, causeur inlassable, attentif, ouvert à la critique, à la discussion. Nous sommes en banlieue, Liliane et Georges étaient venus dîner à la maison. J’avais invité, pour l’apéritif, des voisins et amis désireux de rencontrer le secrétaire général du Parti. Je n’ai pas la date précise de cette petite réunion. Mais il suffit de savoir que Georges rentrait d’un voyage aux USA. Il a longuement parlé des débats qu’il eut là-bas, des échanges avec des chefs d’entreprise ou des personnalités venues de différents horizons, comme on dit ; il nous a proposé une image nuancée, contrastée des États-Unis qui a bien peu à voir avec le manichéisme qu’on lui prête, qu’on nous prête. Bref, il a charmé tous ceux qui l’entouraient et convaincu ses interlocuteurs, très différents les uns des autres, n’y avait-il pas là, si ma mémoire est bonne, des petits artisans et Antoine Gallimard, entre autres… Certains m’ont avoué plus tard qu’il les avait étonnés par la douceur qui émanait de son visage, de ses yeux dont le bleu évoquait celui des yeux d’Aragon.

Les années passant, nous nous vîmes plus régulièrement, partageant un repas ou un verre avec Ramon Bell-Lloch et Fabienne Pourre. Le Parti avait permis la reparution des Lettres françaises dont quelques-uns ici se souviennent peut-être du numéro

« Porno » qui provoqua alors, un peu partout, un beau tollé. Georges n’en semblait pas particulièrement effarouché ou scandalisé : n’a-t-il pas signé à la Fête de l’Humanité, à qui le lui demandait, la couverture des Lettres, laquelle avait été réalisée, à ma demande, par le peintre Pierre Nivollet. Elle représentait une femme masquée tenant dans la main une verge imposante à laquelle, tout porte à le croire, elle s’apprêtait à rendre hommage. Jean-Louis Martinoty en possède un exemplaire avec la signature de Georges sur l’organe masculin.

Voilà une anecdote qui peut étonner, j’imagine ; comme cette autre image qui me vient à la mémoire : j’avais alors un compagnon que le sida emporta, après vingt ans de vie commune, en 1996. Nous sommes reçus, près d’Avignon, dans la maison de Liliane et de Georges qui nous offrent l’hospitalité en nous laissant leur propre chambre pour la nuit.

Mais remontons un peu le cours du temps ; François Mitterrand fait Aragon chevalier de la Légion d’honneur. Dans le salon de l’Élysée, parmi les cinq récipiendaires, il y a Georges Auric. Tous sont âgés, émus. Mais Aragon est le seul à parler. Il dit à Mitterrand : c’est beaucoup d’honneur. À quoi, le président, saisissant l’ironie, répond : c’est beaucoup d’honneur et c’est bien peu. Bien peu, en effet.

Quelques jours auparavant, je m’étais disputé avec Georges à propos de la liste des invités demandée par l’Élysée et sur laquelle il voulait, légitimement, avoir un droit de regard. Je ne sais plus sur quoi portait le litige mais enfin nous nous accordâmes. Je comprenais bien que Georges ne voulait pas céder à l’hôte de l’Élysée lequel désirait y voir figurer le moins de responsables communistes possible.

Une autre image : après la cérémonie, Mitterrand regagne ses appartements. Il est suivi par Georges qui veut l’entretenir d’un problème sans aucun doute épineux. Georges est en colère, il apostrophe le président, les mots sont peu amènes. Mitterrand, méprisant, poursuit son chemin comme si de rien n’était.

Puis vint cette nuit du 23 au 24 décembre pendant laquelle je fermai les yeux de Louis.

Il fallut ensuite, et pendant de longues années, se battre avec le pouvoir en place pour faire respecter les volontés testamentaires du poète, sauver ses manuscrits qu’il avait donnés à la nation française, créer une fondation, réhabiliter et entretenir le Moulin de Saint-Arnoult.

J’aurais été bien seul si Georges n’avait été constamment à mes côtés, répondant à mes appels au secours ; je pense à ce jour où des nazis étaient entrés par effraction dans le parc de la propriété, alors sans gardien, puisque l’État n’avait pas encore fait connaître sa décision d’accepter ou non le legs d’Aragon. Georges admirait Aragon. Il faudrait dire mieux, il l’aimait en sachant ce que nous lui devons, tous. Ne l’ai-je pas vu pleurer lors d’une de ses visites au fonds Aragon-Triolet dont le CNRS était le dépositaire, en feuilletant les manuscrits qu’on lui présentait ?

Deux images me poursuivent. Je suis à la Conférence fédérale à Vitry en 1996. La discussion est houleuse, parfois violente. Georges se débat au milieu des imprécations, voire des insultes qui fusent de tous côtés. Il vacille mais résiste avec courage à la mise à mort, à sa mise à mort, à laquelle j’assiste, bouleversé.

L’autre, la dernière : je suis venu le voir avec Ramon Bell-Lloch à Champigny. Il est affaibli, amaigri. Il sait bien que la mort peut le saisir à tout moment. Mais il a toujours la même ardeur au combat d’idées. Il n’a renoncé à rien de ce qui fait sa raison de vivre. Communiste, il le restera jusqu’au bout, fidèle et confiant en son Parti tout en sachant qu’il devrait évoluer. Il avait déjà passé le relais mais il était debout, debout désormais face à son destin.

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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 16:00
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Appel du Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens

60 ans après, où est l’Etat Palestinien ?

Il y a 60 ans, le 29 novembre 1947, les Nations Unies décidaient, sans demander leur avis aux Palestiniens, de partager la Palestine entre « un Etat juif et un Etat arabe ». Au terme de la guerre de 1947-1949, Israël s’était emparé de plus de 78% de la Palestine historique. 80% des habitants palestiniens, soit 800 000 personnes, furent chassées de leur terre et devinrent des réfugiés. Et l’Etat de Palestine ne verra pas le jour…

60 ans de ségrégation et de colonisation: la paix ou l’apartheid

Depuis, le peuple palestinien a subi le refus israélien d’appliquer le droit international. Le droit au retour des réfugiés, inscrit dans la résolution 194 de l’ONU a été dénié au nom de la sécurité et de la nécessité de maintenir une majorité juive en Israël. En 1967, il y a plus de 40 ans, Israël s’empare de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza, et annexe Jérusalem-Est. La violence de l’occupation vint ainsi s’ajouter à l’exil forcé des Palestiniens. Terres confisquées, colonisation, répression de toute résistance, châtiments collectifs, discriminations contre les Palestiniens « citoyens d’Israël » et aujourd’hui, construction du Mur et blocus de la bande de Gaza. Au détriment du droit international, Israël met en place un système de ségrégation totale entre les Palestiniens et les Israéliens. L’alternative formulée par l’ancien président des Etats-Unis, Jimmy Carter, est plus que jamais d’actualité : Israël doit choisir entre la paix ou l’apartheid.

60 ans d’injustices : la paix ou l’extension de la guerre

4 guerres israélo-arabes, 2 Intifadas, trop de morts. Israël est l’allié stratégique des Etats-Unis dans la politique de domination du Moyen-Orient, appuyée par cette idéologie guerrière du « Choc des Civilisations » que nous combattons. A l’occupation israélienne en Palestine, s’ajoutent la guerre contre le Liban l’été dernier, l’occupation de l’Irak et les menaces de guerre contre l’Iran, alimentant le cercle infernal de la violence, au risque d’une explosion régionale voire internationale.

Après 60 ans de manque de courage politique, il est temps pour nos dirigeants de prendre conscience de l’urgence d’œuvrer pour qu’Israël se plie enfin aux exigences du droit international. Quels que soient leurs dirigeants, les Palestiniens ont des droits, ils doivent être respectés. Nous soutenons leur résistance légitime contre l’oppression. Si la sécurité est un droit, pour tous, nulle partie n’obtiendra la paix au détriment des droits de l’autre.

Pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens :

-       Application du droit international : droit au retour des réfugiés, retrait israélien de tous les territoires occupés, démantèlement du Mur et des colonies, libération des prisonniers politiques palestiniens, un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale.

-       Des sanctions contre Israël tant qu’Israël viole le droit international : suspension des accords économiques d’association UE / Israël, arrêt de la coopération militaire France / Israël.

 

Organisations signataires :

Alliance for Freedom and Dignity (AFD-France),

Americains Contre la Guerre,

Association France Palestine Solidarité (AFPS),

Association de Jumelages Palestine France (AJPF),

Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF),

Association des Tunisiens en France (ATF),

Collectif Faty Koumba,

Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP),

Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis),

Collectif des Musulmans de France (CMF),

Campagnes Civiles Internationales pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP),

Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR–PO),

Droit-Solidarité,

Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des Deux Rives (FTCR),

Femmes en Noir,

Génération Palestine,

La Courneuve-Palestine,

Les Alternatifs,

Les Verts,

Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR),

Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté - France (WILPF),

Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP),

Organisation de Femmes Egalité,

Palestine Solidarité 18,

Parti Communiste Français (PCF),

Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF),

Participation et Spiritualité Musulmane (PSM),

Pour Jérusalem,

Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS),

Union Juive Française pour la Paix (UJFP).
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