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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 21:01

GEORGE_KOUKIS-002--469x239.jpg

http://www.presseurop.eu/fr/content/blog/1203071-les-riches-grecs-plaident-non-coupable

 


Les riches grecs plaident “non coupable”

23 novembre 2011

Se sent-on coupable quand on est riche et Grec en 2011 demande Le Temps à un millionnaire exilé en Suisse et qui paie ses impôts rubis sur l'ongle à Genève ? Pas le moins du monde, répond sans complexe George Koukis, 58e fortune grecque : 

La Grèce a apporté au monde les lumières de la civilisation, elle a développé le concept de philosophie, Platon et Aristote sont toujours étudiés dans les universités… et maintenant elle s se met à mendier pour permettre à certains de maintenir leur style de vie? Je ne leur donnerai pas un centime. Parce qu’il serait volé ou en tout cas mal utilisé. Même si tous les Latsis, Niarchos et autres Koukis du monde pouvaient régler la dette, cela ne changerait rien: 12 mois plus tard, l’ornière serait la même. Le problème de la Grèce, c’est que quatre ou cinq familles se sont succédé à sa tête. Conservatrices ou socialistes, elles ont siphonné des sommes énormes de son économie. Si les leaders n’ont pas de vision à long terme ni d’éthique, ils ne prennent que des décisions qui les feront réélire. 

Pourquoi les Grecs ne paient pas leurs impôts ? : "Parce qu’ils ne font pas confiance au gouvernement".

Les Grecs ne pourraient-ils pas s’inspirer de Warren Buffett, qui demande lui-même à être plus sévèrement taxé, interroge le quotidien suisse :

J’admirais Warren Buffett jusqu’à ce que je me rende compte qu’il possède une partie de Moody’s et de Goldman Sachs ! C’est une hypocrisie totale: c’est sa compagnie qui dégrade les notes des économies et permet à des gens de se faire de l’argent en spéculant! Qui plus est, ceux qui sont en charge en Grèce et en Europe sont souvent des anciens de Goldman Sachs. Le premier ministre grec actuel, Lucas Papadémos, était en charge de la banque centrale à l’époque où Goldman Sachs s’est entendu avec les autorités du pays pour falsifier les comptes. C’est une trahison !

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 20:56

barberousse-revolution-Egypte-revolution-egypte3.jpgJe voudrais, avant de commencer ce post, faire un appel à ses lecteurs. Comme vous le savez, ce blog comme de nombreuses publications sur ce site ne sont possibles que parce que « Le Monde diplomatique » existe et finance ces activités. Comme tous les ans, nous faisons appel aux dons des lecteurs pour aider et consolider notre indépendance. Je vous invite à y participer, dans la mesure de vos moyens, et à relayer cet appel autour de vous.

 


Les prévisions les plus pessimistes étaient devenues monnaie courante. Après le printemps venait l’automne arabe, la contre-révolution était en marche, et, pour certains, la révolution n’avait même pas eu lieu. Ce sentiment était sans doute d’autant plus prégnant que le renversement des régimes tunisien et égyptien s’était opéré avec une apparente facilité, créant l’illusion que les transformations seraient simples. Dès que le processus sembla ralenti, les augures annoncèrent que la révolution avait perdu. Pourtant, toute l’histoire des révolutions, de la révolution anglaise à la révolution française, de la révolution bolchevik à la révolution algérienne, prouve que les transformations nécessitent du temps, de l’énergie, souvent des affrontements violents. Rarement les classes dominantes cèdent sans combattre. Mais si la contre-révolution est une réalité, rien n’indique qu’elle doive nécessairement l’emporter.

La chute du président Hosni Moubarak n’avait été qu’une première étape, suivie de la nomination d’un nouveau gouvernement, puis de l’arrestation du président et de membres de sa famille et du début de leur procès, dont le conseil suprême des forces armées (CSFA) ne voulait pas. D’autres mesures avaient été imposées par la rue, notamment la dissolution du Parti national démocratique (PND, le parti de Moubarak), puis la nomination d’une direction provisoire au syndicat officiel.

Mais, partout, les responsables de l’ancien régime luttaient pied à pied pour maintenir leurs privilèges. L’exemple le plus frappant était celui des médias d’Etat, presse officielle et télévision. Malgré quelques petits changements, ces médias diffusaient le point de vue du CSFA, n’hésitant pas à user du mensonge et de la calomnie, comme du temps de l’ancien président. Dans chaque entreprise, dans chaque université, dans chaque administration, se maintenaient aussi des « petits Moubarak » qui avaient participé aux malversations de l’ancien régime. Et partout des grèves et des luttes se multipliaient pour obtenir à la fois le changement de direction et une amélioration des conditions de vie des salariés. D’autant que les mobilisations ouvrières avaient préparé l’actuelle révolution (lire Raphaël Kempf, « Racines ouvrières du soulèvement égyptien », Le Monde diplomatique, mars 2011).

Parallèlement, les élections dans divers syndicats professionnels amenaient de profonds changements dans des organisations qui ont un poids réel dans la société. D’abord le syndicat des médecins : les Frères musulmans, tout en gardant la majorité au niveau national, perdaient le contrôle de la majorité des sections régionales. Ils emportaient les élections du syndicat des enseignants (je n’ai pas pu obtenir les résultats exacts), mais perdaient aussi la présidence du syndicat des journalistes, et surtout celle du puissant syndicat des avocats. Plus que les revers (parfois relatifs) des Frères, c’était la forte participation à tous ces scrutins qui indiquait la volonté des adhérents de voir ces organisations jouer un rôle combatif.

Cette activité, comme les grèves et les mobilisations locales contre la corruption ou contre des dirigeants de l’ancien régime encore en place n’étaient pas spectaculaires, et se trouvaient en partie dissimulées par le jeu des appareils politiques, les interminables discussions entre les partis et les forces armées sur le calendrier électoral, le futur contenu de la Constitution, etc.

Plus que tout autre chose, ce qui va perdre le CSFA — qui disposait, au moins au début d’une certaine crédibilité —, c’est le maintien de sa politique répressive à l’égard de tous les opposants, et plus largement de l’ensemble de la population : mêmes arrestations arbitraires, mauvais traitements, tortures... ; usage des tribunaux militaires pour juger des civils ; refus d’enquêter sur les cas de torture voire de mort dans les prisons. La poursuite de ces pratiques a discrédité l’armée non seulement auprès de la jeunesse intellectuelle mobilisée depuis le 25 janvier, mais également dans toutes les couches populaires. La participation active aux affrontements des ultras, ces groupes de supporteurs des clubs de football, dont la haine des forces de l’ordre n’est pas sans rappeler la haine de la jeunesse des banlieues françaises pour les brigades anti-criminalité (BAC), témoigne du ras-le-bol général face à l’autoritarisme et l’arbitraire (lire Claire Talon, « Egypte : génération ultra », LeMonde.fr, 17 octobre 2011). Le cas du blogueur Alaa Abdel Fattah, arrêté pour des motifs absurdes, a d’autant plus ému l’opinion que la lettre qu’il a envoyée de prison a mis en lumière les conditions de détention de ses compagnons de cellule et la situation de dizaines de milliers de jeunes, souvent issus des milieux populaires et ne disposant pas de connexions pour les protéger. Cet arbitraire et la violence inouïe de chaque répression — contre la manifestation des coptes, en octobre, comme contre les manifestants de Tahrir, le vendredi 18 novembre et les jours qui ont suivi — ont été l’élément essentiel de l’extension des manifestations. Rappelons-nous que le mot d’ordre de « dignité » (karama) a été le ciment de toutes les couches de la société, en Egypte comme dans le reste du monde arabe.

D’autre part, l’adoption d’un document « supra-constitutionnel », visant à fixer des limites strictes au futur Parlement chargé d’écrire la Constitution, a soulevé nombre d’oppositions, notamment celle des Frères musulmans qui y voyaient un outil pour les écarter de tout exercice réel du pouvoir. En effet, ce texte donnait à l’armée la possibilité de refuser toute décision du futur Parlement, voire même de le dissoudre. C’était le « modèle turc » — mais pas l’actuel : celui d’il y a trente ans, quand l’armée « veillait » sur le pouvoir civil... un droit qui lui a été ôté par les réformes des dix dernières années.

Le CSFA faisait ainsi basculer les Frères musulmans dans une opposition ouverte et ils appelaient, avec d’autres forces, à une manifestation d’un million de personnes le vendredi 18 novembre : pour la première fois depuis le printemps 2011, les Frères descendaient dans la rue. L’ampleur de la manifestation puis sa répression violente ont enclenché les événements actuels — et une remobilisation qui a largement dépassé le cadre du Caire et d’Alexandrie. Le refus des Frères musulmans de participer aux nouvelles mobilisations — malgré leur dénonciation claire de la répression —, confirment qu’ils ont du mal à s’adapter à la nouvelle donne de l’après–Moubarak, ce qui n’est pas sans créer des divisions chez eux (Hany ElWaziry et Ghada Sherief, « Discord within Brotherhood for not participating in demo », Al-Masry Al-Youm in English, 22 novembre). Il est vrai que leur objectif à court terme est la tenue des élections le 28 novembre, qui leur garantiront un nombre élevé de députés.

Il est encore difficile de savoir comment se développera cette étape (lire Isandr El Amrani, « Tahrir : What next ? », The Arabist, 22 novembre). Ce qui est sûr, c’est que les Egyptiens ne cherchent pas, comme l’affirme de manière méprisante l’éditorial du Figaro du 23 novembre, leur « nouveau pharaon ». Le CSFA a fait le 22 au soir quelques concessions : démission du gouvernement, promesse que l’élection présidentielle aura lieu avant la fin juin 2012 et que le pouvoir passera alors aux civils, ouverture d’enquêtes sur la répression. Mais il semble que c’est trop peu, trop tard... Les manifestations se poursuivent, la mobilisation s’étend — on a ainsi vu, fait sans précédent, 250 diplomates en poste demander le retour du pouvoir aux civils. La révolution continue.

 

 

http://blog.mondediplo.net/2011-11-23-Revolution-egyptienne-acte-II

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 20:45

marketing-professionnel-dossier-sante.jpgLe 18 novembre 2011, l’Institut Montparnasse a présenté les travaux de recherche menés à son initiative. Deux conclusions émergent particulièrement qui battent en brèche certaines idées reçues sur la protection sociale solidaire et la santé :

  • La hausse des dépenses de santé n’est que très peu la conséquence du vieillissement de la population, et bien davantage des changements de pratiques médicales.
  • La santé « rapporte » à l’économie : sa valeur ajoutée dans le PIB est supérieure à celles de l’hôtellerie-restauration et du BTP.

« Pour un 21e siècle solidaire »

Créé en 2009 à l’initiative de la MGEN, l’Institut Montparnasse a pour ambition d’apporter un nouveau regard sur la Sécurité sociale, pour contribuer à en renforcer le caractère solidaire. Elle veut bousculer les idées reçues par des analyses et réflexions nouvelles sur quatre grandes thématiques :

  • « perspectives de l’Assurance-maladie »,
  • « financement et contribution de la Sécurité sociale à l’économie »,
  •  « assurance et société »,
  • « solidarité et société ».


Les travaux de chaque thématique sont respectivement placés sous la responsabilité de Didier Tabuteau (directeur de la chaire santé de Sciences-Po), Jean-Hervé Lorenzi (directeur de la chaire Transitions démographiques, transitions économiques de l’Université Paris-Dauphine, président du Cercle des économistes), François Ewald (Professeur au CNAM, Directeur de l’Ecole nationale d’assurance), Michel Wieviorka (directeur d’étude à l’EHESS, directeur de la Fondation Maison des sciences de l’homme).

L’institut a initié une première série d’études dont les orientations et certaines conclusions ont été présentées lors de son colloque du 18 novembre 2011. Ces études seront achevées et publiées à la fin de l’année.

Vieillissement de la population : un facteur minime d’augmentation des dépenses de santé

L’étude sur les déterminants des dépenses de santé dirigée par Brigitte Dormont (chaire santé de Paris-Dauphine) contredit l’idée répandue selon laquelle les dépenses de santé augmentent du fait du vieillissement de la population.

Cette idée repose sur deux constats :

  • la proportion des plus de 65 ans dans la population augmente fortement (autour de 17% actuellement et 27% en 2050),
  • les dépenses de santé moyennes des personnes âgées sont supérieures à celles des autres tranches d’âges (en 2000 : 1100€ par an à 30 ans, 3600€ à 70 ans).


Pourtant, l’essentiel de l’augmentation des dépenses provient de la dynamique du progrès médical.

Entre 2000 et 2008, les dépenses ont ainsi cru de 20,5% dont 3,8% liés aux vieillissement et 12,4% aux changements de pratiques. Dans la hausse très importante des dépenses de médicaments  (+57,6%), le vieillissement compte pour 4,8% et les changements de pratiques pour 36%.

Un double processus est à l’œuvre : la médecine innove avec de nouveaux traitements (pratiques médicales, médicaments) et ces innovations sont diffusées largement. Par exemple, l’angioplastie est plus performante et moins onéreuse que le pontage. De ce fait, cette pratique a été récemment généralisée, ce qui induit au final, une dépense plus forte à l’échelle nationale.

L’enquête apporte ainsi la preuve que la hausse des dépenses n’est pas un phénomène naturel, non-maîtrisable, mais le résultat d’une évolution collectivement souhaitée. Maîtriser les dépenses implique alors de s’assurer que les nouvelles pratiques apportent de réels progrès pour les patients.

Dépenses de santé : un investissement bénéfique à la croissance économique

 

Une équipe de l’EN3S (étude Fargeon, Brunat, Euzéby) confirme que la hausse des dépenses contribue positivement au développement économique.

Dans le PIB (en 2005), la valeur ajoutée de la santé est de 9,3%, soit plus que le BTP (5,8%) et l’hôtellerie-restauration (2,3%) réunis.

L’assurance-santé contribue également fortement au niveau de vie des ménages, et donc à la consommation. En 2003, la santé représentait 41,3% des transferts sociaux en nature, soit 3843 € (revenus primaires moyens : 45015 €).

Ces transferts permettent, par ailleurs, de réduire les inégalités sociales : les 20% des ménages ayant les revenus primaires les plus faibles percevant davantage (3945 €) que les 20% ayant les revenus les plus élevés (3550 €).

L’étude prouve ainsi que l’investissement dans la santé profite à l’économie dans son ensemble. Il s’agit d’une conclusion très importante alors que la santé publique, à travers l’Assurance-maladie et l’hôpital, est de plus en plus présentée comme un coût et que la légitimité des dépenses sociales comme levier de performance économique est mise en cause.

Financement d’une protection sociale durable, prédiction en assurance-santé : de nouvelles études en préparation

Plusieurs scénarios de financement de la Sécurité sociale seront prochainement proposés par une étude spécifique (Université Dauphine, direction Jean-Hervé Lorenzi). Avec l’augmentation à venir de la proportion de retraités par rapport aux actifs, le creusement des déficits est en effet inéluctable si le financement actuel, qui repose uniquement le travail, n’est pas modifié en profondeur. L’étude ébauche plusieurs scénarios et étudie l’impact d’éventuels nouveaux prélèvements obligatoires (CSG, TVA sociale, taxation des échanges financiers…) sur l’économie. Cette modélisation sera une aide à la décision publique.

François Ewald a initié une seconde étude sur l’impact de l’émergence du « big data ». Les technologies numériques permettant la collecte de données en quantités exponentielles, leur exploitation ouvre des perspectives en matière de prédiction d’événements. En santé, cela pourrait influencer la prévention et l’assurance. Face aux nombreuses réticences que la gestion de données personnelles suscite légitimement, cette étude analyse les risques et les opportunités.

 

http://www.miroirsocial.com/actualite/la-sante-rapporte-plus-a-l-economie-plus-que-l-hotellerie-restauration-et-le-btp

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 20:42

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http://www.lecourrier.ch/ciudad_caribia_la_socialiste

 

 

VENEZUELA • Elle vient de sortir de terre et devrait compter jusqu’à cent mille habitants d’ici à 2018.


La nouvelle ville de Ciudad Caribia se veut la vitrine de la révolution bolivarienne. Reportage.

SÉBASTIEN RISSO


Rodrigo Rivera, les pieds dans les gravas des restes d’une maison qui s’est effondrée, regarde avec envie une ville en construction sur une colline au loin: Ciudad Caribia. Cette cité en construction devrait, selon les prévisions gouvernementales, compter environ cent mille habitants en 2018. Six cent deux premières familles s’y sont installées fin août.

Rodrigo Rivera, 22 ans à peine, est porte-parole d’un camp de réfugiés comptant encore plus de deux mille personnes. Fin novembre 2010, une cinquantaine de maisons de son quartier ont été emportées par des coulées de boue dues à de fortes pluies. Comme cent trente mille de ses compatriotes, il s’est retrouvé du jour au lendemain sans toit1. Beaucoup d’entre eux demeurent encore dans des centres d’hébergements improvisés.

Rodrigo a suivi jour après jour l’avancée de la construction de la ville, menée par des ingénieurs vénézueliens, cubains et iraniens: «Ils ont tout là-bas: il y a même des parcs pour enfants.» Certains de ses amis du camp ont pu s’y installer: «Le gouvernement, avec notre aide, a privilégié les femmes seules, les personnes sans emploi», raconte-t-il. Lui ne compte pas y vivre: «J’ai lutté ici, je reste ici», dit-il. Casquette soigneusement vissée sur le crâne, il part rendre visite à ses anciens voisins de dortoir.

A trois stations de métro du centre de Caracas, des camionnettes 4x4 roulant au gaz attendent patiemment des passagers. Pour 2 bolivars (environ 40 centimes de franc suisse), elles amènent leurs clients à Ciudad Caribia en empruntant l’autoroute en direction de la côte caribéenne et de l’aéroport. Une vingtaine de minutes plus tard, le véhicule serpente dans les montagnes: au sommet, les cimes ont été rasées, des camions s’agitent, une dizaine d’immeubles de quatre et cinq étages apparaissent. Voici Ciudad Caribia, la vitrine de la «mission logement» lancée en avril. En vue des présidentielles d’octobre 2012, Hugo Chávez compte remédier à la faible quantité de logements construits et porte les projecteurs vers cette ville dont les premiers travaux ont débuté en 2007.

«Un peu de vie privée»
Greily Arana, 29 ans et mère célibataire de deux filles dont l’aînée est âgée de 15 ans, est fière de montrer son nouvel appartement de 72 m2: une cuisine équipée d’un four et de plaques, un frigo et une machine à laver de marque chinoise donnent sur un salon modestement meublé de canapés et d’une petite table. L’appartement compte deux chambres et deux salles de bain. «Dans le camp, les femmes dormaient toutes dans la même pièce. Cela fait du bien de retrouver un peu de vie privée», explique-t-elle.

Les anciens sinistrés ne savent pas s’ils devront payer pour ces logements. A la mission logement, on indique que «le budget a été dépassé. Les sinistrés devront participer modestement», sans spécifier le montant exact. La participation des autres habitants, pour la plupart issus des barrios – les quartiers pauvres souvent construits dans des zones à risques –, sera plus importante. Ils rembourseront 290 000 bolivars (environ 49 000 euros) sur les 570 000 bolivars (environ 97 000 euros) de la valeur des appartements estimée par le gouvernement.

Au sommet de sa colline avec la mer pour horizon, Ciudad Caribia n’est pas seulement une vitrine de la mission logement, elle est aussi celle du pouvoir. Les habitants ont déjà des porte-parole par bâtiment, en attendant la mise sur pied des conseils communaux, ces instances de pouvoir locales menées par des assemblées d’habitants.

Education et soins
Des affiches collées aux vitres annoncent ici la très prochaine présence de la mission Ribas (une formation pour décrocher le bac), là ce sera la mission Robinson – un programme de lutte contre l’analphabétisme. Greily Arana vient d’amener sa fille se faire ausculter gratuitement par un médecin cubain dans un dispensaire de la mission Barrio Adentro, mission qui délivre des soins élémentaires.

Ana Caravallo, 33 ans, mère célibataire, est elle soulagée par la présence d’un Mercal, une supérette qui vend des produits subventionnés. Sur les étals fraîchement remplis, on y trouve de la farine, du sucre, de l’huile... «Deux fois moins cher qu’ailleurs!» s’exclame Ana.

Spectre d’une ville dortoir
Le directeur de l’école d’architecture de l’université centrale du Venezuela, Gustavo Izaguirre, doute, lui, de la pérennité du projet. Il pointe du doigt «l’éloignement» de la capitale. Greily Arana assure de son côté qu’elle met trente minutes pour rejoindre son poste de secrétaire au Ministère de l’éducation dans le centre de Caracas. Pour le gouvernement, l’objectif de Ciudad Caribia est de ne pas dépendre de la capitale, mais de créer ses propres sources d’emplois. Dans le bâtiment principal de la ville, tout proche du Mercal qui sera géré par les habitants, tout comme la cafétéria, une vingtaine de machines à coudre attendent d’être utilisées. Une entreprise de textile dépendant de l’Etat devrait bientôt fonctionner.

Pour Gustavo Izaguirre, cela ne suffira pas. La petite route partant de l’autoroute peut refroidir la venue des entreprises, la ville risque de se convertir «en ville dortoir malgré toutes les bonnes volontés». Surtout, il souligne les coûts élevés de la construction d’une ville de cette importance. Il aurait préféré que les villes moyennes soient agrandies.

L’urbaniste César Garmendia, lui, ne décolère pas. Avec d’autres spécialistes, il était chargé de trouver un lieu adéquat pour la future cité. «Nous avions bien localisé cet axe entre l’aéroport et la capitale, mais l’endroit choisi ne correspond pas à ceux que nous avions désignés» dit-il. Selon lui, les «risques sismiques sont importants dans cette zone» et la nature du sol faciliterait les glissements de terrain.

Greily Arana et Ana Caravallo croient, elles, en l’avenir de leur ville, une ville socialiste «où c’est à nous de fabriquer du rêve», dit Greily, «où il n’y aura pas de centres commerciaux» mais des magasins mis en place par et pour les habitants. Pour Ana, Ciudad Caribia c’est «savoir vivre ensemble», «la sécurité», «la propreté». Ciudad Caribia porte un espoir. Il faudra attendre quelques années pour savoir si le rêve a été concrétisé.

 

1) Le Courrier du 16 juillet, «La révolution des quartiers populaires»

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 19:49

arton15148-c4633.jpgSilence du Parti Communiste Français face à la mort d’Alfonso Cano, Commandant en chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC)



« L’autophobie se manifeste aussi dans les rangs de ceux qui, tout en continuant à se déclarer communistes, se montrent obsédés par le souci de réaffirmer qu’ils n’ont absolument rien à voir avec un passé qu’ils considèrent, eux comme leur adversaires politiques, comme tout simplement synonymes d’abjection. Au narcissisme hautain des vainqueurs, qui transfigurent leur propre histoire, correspond l’autoflagellation des vaincus » affirmait le philosophe italien Domenico Losurdo [1]. Avertissement au mouvement communiste européen face au reniement de son passé pro-soviétique.

Bon élève, le Parti Communiste Français s’est dévêtu de ses habits marxiste-léninistes, a abandonné la « dictature du prolétariat » et caché sa faucille et son marteau. Malgré de fortes résistances internes, le parti de Thorez a, à l’instar de plusieurs partis communistes d’Europe de l’Ouest, entamé le virage du XXI°siècle aseptisé de sa “matrice bolchévique” [2]. Il en ressort un éloignement avec des forces révolutionnaires qui, jadis, lui auraient été proches.

La mort d’Alfonso Cano, abattu par l’armée colombienne le 4 novembre 2011, a provoqué la réaction de nombreux partis communistes qui ont tous rendu hommage au chef guérillero. « Honneur et gloire au commandant Alfonso Cano ! » a annoncé le Parti Communiste du Vénézuéla dans un communiqué de presse [3]. « Alfonso Cano a été sans l’ombre d’un doute un révolutionnaire exemplaire (...) Hasta siempre Comandante Alfonso Cano ! » écrit le Parti Communiste du Méxique [4]. Quant aux communistes chiliens ils expriment leurs « profondes condoléances pour la mort du compagnon Alfonso Cano, premier commandant des FARC-EP aux mains de l’armée colombienne, soutenue financièrement et techniquement par l’appareil militaire de l’impérialisme américain » [5].

En Europe les voix de protestation suite à l’offensive militaire de Bogota se font plus rares. Le Parti Communiste Grec (KKE) est l’un des seuls à s’être prononcé sur le sujet en publiant un communiqué adressé directement aux membres du Comité Central des FARC-EP les qualifiant de « Chers camarades » : « Le camarade Cano tient une place d’honneur au milieu des milliers de combattants, syndicalistes, dirigeants politiques, ouvriers, paysans et jeunes qui ont donné leur vie ces dernières années pour la nouvelle Colombie (...) Le Parti Communiste de Grèce est solidaire (...) nous soutenons la lutte pour que les FARC-EP soient reconnues comme force belligérante et sortent immédiatement de la liste des groupes terroristes de l’Union Européenne » [6]. En Espagne, de par la proximité historique qui lie le pays au continent sud-américain, on était en mesure d’attendre une réaction du Parti communiste... aucune. Il faut se tourner vers le PCPE (Parti Communiste des peuples d’Espagne) pour lire dans une note : « Les communistes pleurons aujourd’hui la mort d’Alfonso Cano qui fait désormais partie de notre histoire libératrice, appartenant aux peuples et les peuples sont invincibles, nous rendons hommage à un révolutionnaire avec la certitude d’atteindre la victoire » [7].

Du côté de la Place du Colonel Fabien aucun communiqué n’a été rendu officiel autour de cet événement. Le quotidien L’Humanité s’est contenté de traiter cette information dans une brève, un “point chaud”, de quelques lignes dans son numéro du lundi 7 novembre 2011 [8]. C’est l’hebdomadaire L’Humanité Dimanche (HD) qui consacrera une place conséquente à l’affaire, le jeudi 10 novembre, sous la plume de l’historien et ancien journaliste Jean Ortiz [9].

Il est vrai que la Colombie c’est bien loin de la France et que les liens entre les révolutionnaires des deux pays n’ont pas eu de grandes occasions de se resserrer dans l’histoire récente. Le PCF n’ayant eu, à ce que je sache, presque aucun contact avec la guérilla paysanne du pays andin. La secrétaire nationale, Marie-George Buffet, s’était pourtant prononcée sur la libération de l’ex-otage Ingrid Betancourt en été 2008 parlant de « l’immense joie » qu’elle ressentait à l’annonce de la nouvelle. Le PCF avait publié une déclaration dans laquelle il affirmait partager la joie de la famille Betancourt tout en considérant que « l’exigence d’une libération unilatérale de la part des FARC s’impose » [10]. Ainsi le Parti s’autorisait à l’époque à “exiger” à la guérilla une démarche qui « serait un geste politique significatif en faveur de la paix » sans même parler des prisonniers politiques emprisonnés par Bogota et que réclame le groupe armé. A en croire ce communiqué c’est aux insurgés de faire un geste en direction d’une négociation pacifiée alors que ceux-ci ne cessent de défendre que c’est l’agression étatique qui les a obligé à prendre les armes.

Le silence du PCF à la mort de Cano serait-il un simple oubli ? Il est évident que non et que cela relève bien plus d’une décision politique bien réfléchie. Comment pourrait un parti légal, qui participe au modèle démocratique d’un état-nation comme la France, qui en reconnait les institutions, se faire solidaire d’une organisation rebelle qualifiée de “terroriste” par l’Union Européenne ? Pourtant, Carlos Medina Gallego, chercheur à l’Université Nationale à Bogota, le dit : « Les FARC-EP n’ont eu de cesse de chercher à obtenir auprès de la communauté internationale la reconnaissance de “force belligérante” et non pas de terroristes, dans la mesure où cette identification rend impossible toute sortie politique et négociée du conflit » [11].

Ce n’est pas le seul cas dans lequel le Parti Communiste Français se détourne de personnes se définissant comme “communiste” par crainte d’être éclaboussé par l’idéologie dominante. Julien Salingue est professeur à l’Université Paris VIII Saint Denis ayant orienté ses recherches sur le conflit israélo-palestinien. En septembre 2002 il s’entretient avec le dirigeant marxiste-léniniste du FPLP (Front populaire de libération de la Palestine), Ahmed Saadat, alors mis en détention par les Autorités palestiniennes, sous la pression des Etats Unis et d’Israël, pour l’assassinat du ministre israélien Rehaman Zeevi en 2001. Voici un extrait de l’interview : « (J.S.) Il y a quelques jours a débuté le procès de M.Barghouti, qui a été fortement médiatisé. Pourquoi, selon vous, alors que l’on a beaucoup parlé de lui, garde-t-on le silence sur vous et vos camarades ? (A.S.) Je tiens tout d’abord à préciser que c’est important que l’on parle de Barghouti (...) Quant au silence nous concernant, la première responsabilité, vous vous en doutez, incombe à l’Autorité Palestinienne elle-même, ainsi qu’aux ONG qui lui sont liées. Ils ont choisi de mettre l’accent sur ceux qui sont en Israël car pour eux notre cas est assez gênant (...)Tout ce qu’ils ont réussi à faire, c’est à aider les Israéliens qui demandaient depuis un certain temps à ce que le FPLP soit sur la liste des organisations terroristes établie par l’Union Européenne. Depuis, c’est chose faite. Déjà, avant, de nombreux PC refusaient de nous rencontrer, et c’est encore pire depuis. Le PCF, par exemple, qui était venu pour rencontrer la « gauche palestinienne », a refusé de nous rencontrer officiellement. Idem pour le PC de Chypre. Et pour d’autres. Cela participe également au silence nous concernant » [12]. Fortement impliqué pour les libérations de Marwan Barghouti (bien que non-communiste) et celle du jeune franco-algérien Salah Hammouri comme l’a démontré le tragique épisode au stade de France le 11 novembre dernier [13], le MJCF (Mouvement Jeunes Communistes de France) n’a pas su encore intégrer la libération du communiste Ahmed Saadat dans ses revendications. Ce dernier semble rester un oublié au sein de l’organisation de jeunesse et dans celle du PCF.

Les combattants armés sont ils des camarades gênants ? Il est vrai que même Hugo Chavez s’est résigné à livrer aux autorités colombiennes des combattants de la guérilla sous peine de voir tomber sur lui les foudres de la propagande médiatique l’accusant d’être complice de redoutables terroristes. Il a de son propre aveu expliqué que la mise en détention de l’opposant colombien Joaquin Becerra était nécessaire afin de ne pas tomber dans un piège voulant l’emmener sur un terrain publicitaire défavorable. Entre la légalité internationale et les camarades il a tranché [14]. Le PCF, pourtant, a lui également déjà eu recours à la lutte armée par le passé. Dans des conditions particulières certes (l’occupation d’une armée étrangère). Faut il analyser la situation colombienne et tenter de comprendre si l’action de la guérilla se justifie ou s’avère être contre-productive ? De par sa proximité historique, idéologique et géographique avec les FARC, le Parti Communiste Colombien pourrait être logiquement amené à utiliser des pincettes à l’heure de se prononcer sur Cano, souffrant déjà hautement de l’amalgame entre ses militants et les guérilleros. On peut comprendre l’importance pour ces acteurs politiques légaux de peser chaque mot à l’heure de traiter d’un sujet si délicat dans un pays majoritairement hostile aux guérilleros. Cela n’empêche pas le directeur de l’hebdomadaire VOZ (journal communiste) d’affirmer : « Le Parti Communiste Colombien ne rejoins pas la choeur joyeux qui englobe le gouvernement national, les cercles militaires et les représentants de l’extrême droite et les partisans de la guerre en Colombie pour la mort d’Alfonso Cano, principal dirigeant de la guérilla des FARC. Nous sommes des humanistes et pour cette raison nous est douloureuse la mort de nos compatriotes. Plus encore lorsqu’il s’agit d’un combattant révolutionnaire » [15]. Une déclaration sans ambiguité du dirigeant communiste qui reconnaît au guérillero le statut de “révolutionnaire” et l’accepte ainsi à part entière au sein de cette famille politique. A cela s’ajoute un article dans VOZ, d’Armando Orozco Tovar, dont le titre résume le parti pris : « Le visage du héros » [16].

En France est-il donc si délicat pour le PCF de reconnaître Alfonso Cano comme un “camarade” ? Pour les médias il serait évidemment facile de faire couler de l’encre sur la solidarité exprimée par un parti politique envers un “narco-terroriste”. Le choix de s’en distancier peut donc aisément être entendu comme une attitude pragmatique et raisonnable à laquelle personne n’aurait rien à redire. Il me semble juste dommage que le parti qui siège Place du Colonel Fabien ne présente aucune condoléance, aucune marque de respect, pour la mort, à des milliers de kilomètres, dans les montagnes d’Amérique du Sud, d’un homme qui, lui, se serait reconnu dans un Pierre Georges.

Loïc Ramirez

[1] Fuir l’Histoire, la révolution russe et la révolution chinoise aujourd’hui, D.Losurdo, éditions Delga, 2007, page 7

[2] http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/12/09/robert-hue-fait-un-premier-pas-vers-la-creation-d-un-nouveau-parti_1128691_823448.html

[3] http://www.tribuna-popular.org/index.php?option=com_content&view=article&id=141:video-pcv-ihonor-y-gloria-al-comandante-alfonso-cano-de-las-farc-ep&catid=16:comite-central&Itemid=2

[4] http://www.comunistas-mexicanos.org/index.php?option=com_content&view=article&id=798:ihasta-siempre-comandante-alfonso-cano&catid=1

[5] http://www.abpnoticias.com/index.php?option=com_k2&view=item&id=1186:el-pc-de-chile-por-asesinato-del-comandante-alfonso-cano&Itemid=69

[6] http://es.kke.gr/news/news2011/2011-11-08-farc-ep

[7] http://pcpe.es/internacional/item/743-ante-el-asesinato-del-comandante-alfonso-cano.html

[8] L’Humanité, lundi 7 novembre 2011, page 15

[9] L’Humanité Dimanche, semaine du10 au 16 novembre, page 65

[10] http://www.pcf.fr/sujets/211

[11] FARC-EP, temas y problemas nacionales 1958-2008, C.M.Gallego, Universidad Nacional de Colombia

[12] http://www.juliensalingue.fr/pages/2002_septembre_Entretien_avec_Ahmed_Saadat_Secretaire_general_du_FPLP-430688.html

[13] Agression physique des militants du MJCF suite au déploiement d’une banderole en faveur de la Palestine lors du match France-USA, voir http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/72955/date/2011-11-14/article/banderole-palestine-stade-de-france/

[14] Voir l’article à ce sujet sur http://www.legrandsoir.info/L-heure-des-bons-et-des-mauvais-choix.html

[15] http://carloslozanoguillen.blogspot.com/2011/11/declaracion-de-carlos-lozano-guillen_09.html

[16] Journal VOZ, n°2615, semaine du 9 au 15 novembre, pag.9

 

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 12:15

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http://www.lemonde.fr/m/article/2011/11/18/javier-bardem-l-infant-terrible_1605157_1575563.html

 

 

Spécial Espagne. – En Espagne, le nom de Bardem était connu bien avant que Javier ne devienne une star internationale. Sa mère, son oncle, son frère sont des artistes, et des figures de la gauche radicale. Dans un pays où les clivages politiques restent très marqués, le clan fascine mais agace aussi. De la lutte contre le franquisme à la cérémonie des Oscars, histoire d'une tribu hors-norme. Par Sandrine Morel

 


"Maman, [cet oscar] est pour toi, il est pour tes grands-parents, pour tes parents, Rafael et Mathilde, il est pour les comédiens d'Espagne qui ont apporté, comme toi, la dignité et la fierté dans notre profession." Ces mots, Javier Bardem les prononçait le 24 février 2008, en brandissant bien haut la statue de l'Oscar du meilleur second rôle masculin qu'il venait de remporter pour son impressionnante interprétation dans le film des frères Coen No Country for Old Men.

Devant des millions de téléspectateurs et surtout devant le Tout-Hollywwod, le plus célèbre des acteurs espagnols rendait hommage aux siens. A sa famille. A son clan. En quelques phrases, il résumait la saga des Bardem, une véritable tribu de comédiens et de cinéastes qui anime depuis près de cinquante ans la vie culturelle, mais aussi la vie politique espagnole. Pour les cinéphiles, le nom de Bardem évoque Javier, l'acteur devenu par la grâce de Woody Allen, des frères Coen et d'Alejandro Iñárritu, une des étoiles du cinéma indépendant américain et donc l'un des comédiens les plus respectés au monde. Mais les Espagnols, eux, n'ont pas attendu Javier pour connaître ce nom. D'ailleurs il sonne différemment à leurs oreilles selon le prénom qui le précède. Et surtout le préfixe qu'on lui accole. Les Bardem, c'est une histoire espagnole...

Comme dans toutes les familles, les présentations commen-cent chez eux par la mère, Pilar. Pour les Espagnols, c'est "la Bardem". Cheveux blonds courts, voix grave et verbe haut, cette actrice de théâtre, de télévision et de cinéma, présidente de la société des acteurs (AISGE), est la chef du clan. Ses coups de gueule, ses prises de positions politiques radicales et certains excès de langage proférés souvent sous le coup de la colère lui ont valu tout au long de sa carrière autant d'amis que d'ennemis. Dans une Espagne très divisée politiquement, la droite la plus conservatrice ne lui a jamais pardonné, par exemple, sa position contre l'engagement espagnol dans la guerre en Irak. C'était en 2003. Au printemps dernier, elle en payait encore les frais : le nouveau maire de Séville, le conservateur Juan Ignacio Zoido, affirmait son intention de débaptiser une rue de la ville qui portait son nom car, disait-il, "son unique mérite est d'avoir insulté tout le monde, y compris le chef du gouvernement".

Entre-temps, cet ancien mannequin chez Balenciaga et Loewe, deux grandes maisons de mode espagnoles, devenue une pasionaria de la gauche la plus engagée, a participé à une multitude de manifestations et lancé de nombreuses campagnes de protestation. Dans le tableau de chasse de ses engagements, on trouve, entre autres, la défense des droits du peuple sahraoui, la mobilisation contre les violences faites aux femmes ou le soutien au juge Garzón, suspendu de ses fonctions pour avoir voulu enquêter sur les crimes du franquisme... Il est rare que "la Bardem" ne s'invite pas dans le débat public. Femme à poigne, elle a dû élever seule ses trois enfants après s'être séparée tôt de son mari, dans une Espagne qui n'autorisait pas encore le divorce. Pilar est "une combattante née", soutient Miguel Bardem, son neveu, cinéaste. "Elle a repris le flambeau à la mort de mon père. "

Le père de Miguel, Juan Antonio Bardem, est donc le frère de Pilar et l'oncle de Javier. Pour tous, il est le patriarche du clan. C'est aussi l'un des plus grands réalisateurs du cinéma espagnol des années 1950 : il formait, avec Luis Berlanga et Luis Buñuel, le groupe des " trois B, " comme on surnommait ici les trois cinéastes antifranquistes. Avec sa moustache fournie et ses lunettes carrées, il fut membre du Parti communiste espagnol (PCE) de ses 20 ans jusqu'à sa mort, en octobre 2002. Militant véhément, "indigné" de la première heure, il a fréquenté plus d'une fois les geôles de la dictature. "Comme il était impossible de faire un cinéma politique sous Franco, Juan Antonio Bardem faisait des films avec une critique morale, qui dénonçaient le système capitaliste, l'hypocrisie et la mesquinerie de la bourgeoisie, l'Espagne machiste, conservatrice et catholique", explique Roman Guber, historien du cinéma espagnol.

Dans Cómicos (1953), il rendait hommage à ses parents et notamment à son père, Rafael Bardem, acteur barcelonais de théâtre et de cinéma, qui dirigeait sa propre troupe dans les années 1940. Mais aussi à sa mère, Mathilde Muñoz, actrice madrilène, elle aussi issue d'une famille d'artistes. Tandis que dans ses films Grand-rue (1956) et Mort d'un cycliste (1955), il brossait des tableaux sans concession de l'Espagne franquiste. Puis il présidera l'Uninci, une boîte de production contrôlée par le PCE, qui produira Viridiana (1961) de Buñuel avant de s'attirer les foudres du régime et de subir la censure. Pour nourrir ses quatre enfants, il accepta alors des films de comman-de, qui eurent raison de son talent. Mais fidèle à lui-même, le "clan" et l'engagement sont restés les deux piliers de la vie de cet "ouvrier du cinéma", comme il se définissait.

C'EST DONC TOUT NATURELLEMENT DEBOUT, LE POING LEVÉ et en chantant l'Internationale que, en novembre 2002, ses proches ont dit adieu au patriarche, dont le cercueil était recouvert des drapeaux communiste et républicain et exposé sur la scène du Cine Doré, la cinémathèque espagnole. "Dans la famille, nous partageons tous l'esprit de lutte pour la justice et les valeurs de la République. Et nous avons tous un côté bagarreur dès qu'il s'agit de défendre les idées auxquelles nous croyons", souligne Miguel, son fils. Affable et souriant, il porte sur son visage les traits des Bardem : un visage long et brut, comme taillé dans la pierre, mais aussi des yeux plissés et brillants, prêts à rire. Réalisateur d'une adaptation de la bande dessinée espagnole Mortadelo y Filemón, Miguel prépare aujourd'hui un film politique... Mais il n'en dira pas plus : "C'est encore secret." Pas de secret en revanche pour Carlos, le frère aîné de Javier. Aux prochaines élections, l'écrivain et comédien votera à coup sûr pour les écolo-communistes de Izquierda Unida (IU, Gauche unie). Très engagé, il ne manque pas une occasion d'affirmer son adhésion aux idées du parti et il est même apparu dans une vidéo de campagne. Nominé en 2010 pour le Goya du meilleur acteur dans un second rôle pour le film Cellule 211, de Daniel Monzón, il poursuit doucement mais sûrement sa carrière. Et se fait un nom, ou plutôt un prénom, à l'ombre de son frère.

Tous les membres de la famille ne sont pas des artistes... Mais ceux qui ne le sont pas mettent à profit d'une manière ou d'une autre leur appartenance au clan. Ainsi, Monica, la soeur de Javier et Carlos, tient à Madrid, dans le quartier de Chueca, un restaurant au nom évocateur, La Bardemcilla. C'est un véritable temple dédié à la familla : les plats portent des titres de films et les murs des portraits de famille. Au menú, on trouve notamment les "croquettes Jamón, Jamón", en référence au film de Bigas Luna qui a marqué le début de la carrière de Javier.

Voici donc le tour de Javier, le fils prodigue... En Espagne, "Bardem" suffit. Marié en juillet 2010 à l'actrice Penélope Cruz, qui est depuis longtemps installée à Hollywood, et désormais au faîte de la gloire et de la célébrité sur papier glacé, Bardem met un point d'honneur à ne pas oublier d'où il vient : la famille, comme une mêlée de rugby, ce sport que Javier pratiqua dans sa jeunesse ; l'engagement comme philosophie de jeu. Ainsi, après le succès de Jambon, Jambon, qui fit de lui une icône de la virilité, puis d'En chair et en os, de Pedro Almodovar, Hollywood lui proposa soit des rôles de latin lover, soit des rôles de narcotrafiquant latino que l'acteur refusa. A l'époque, Juan Antonio, son oncle, déclarait dans la presse : "Ce qui me remplit de fierté, c'est qu'il ne s'est pas laissé corrompre par l'industrie américaine. A Hollywood, ils sont restés stupéfaits de voir qu'il refusait des offres. Javier sait que, s'il rentre dans ce système, il ira mal."

 

 

Prompt à défendre ses idées et ses idéaux, tout en refusant d'adhérer à un parti, il choisit ses rôles avec soin et pose volontiers en acteur-citoyen. Incarnant un poète cubain malade du sida dans Avant la nuit de Julian Schnable ; un chômeur dans une ville industrielle victime de la fermeture de ses chantiers navals dans Les Lundis au soleil de Fernando León ; un marin devenu tétraplégique qui, après trente ans passés allongé dans un lit, demande le droit de mourir dignement, dans Mar adentro d'Alejandro Amenabar ou, plus récemment, un père de famille en quête de rédemption dans le drame social Biutiful d'Alejandro Gonzalez Iñarritu. Mais toute règle a ses exceptions et on a pu le voir l'année dernière dans l'oubliable Mange, prie, aime avec Julia Roberts. Il se prépare aussi à jouer le rôle du méchant dans le prochain James Bond. Hollywood aurait-il eu raison des convictions de la star rebelle du cinéma indépendant ? Aussitôt, Bardem s'applique à démentir les soupçons tout juste naissants.

Costume-cravate noir, lunettes fines sur le bout de son nez cassé et regard inquiet, il a pris la parole, le 4 octobre dernier, à la tribune du comité de la décolonisation de l'ONU à New York. "En tant que citoyen", précise-t-il. Son combat n'est ni glamour ni politiquement correct. Il ne venait pas parler, comme tant de stars de cinéma avant lui, de la faim en Afrique ou de la déforestation en Amazonie. Il défendait une cause dont il a fait un de ses chevaux de bataille : le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui au Sahara occidental, annexé par le Maroc après la décolonisation espagnole. Il dénonce les camps de réfugiés où vivent des gens "oubliés depuis des décennies". Et s'en prend aux gouvernements marocain, espagnol, français et américain qui font la sourde oreille à leurs revendications. Ainsi, il travaille depuis deux ans à un documentaire portant sur le conflit du Sahara occidental, Hijos de las nubes ("Enfants des nuages"). Et il est apparu ce jour-là, aux yeux du monde, en acteur engagé. Mais en Espagne, cette facette est au moins aussi connue que celle de comédien.

LORS DE LA CÉRÉMONIE DES GOYAS 2003, il profite déjà des minutes de gloire que lui confère le Prix du meilleur acteur pour son rôle dans Les Lundis au soleil pour s'adresser au gouvernement de José Maria Aznar : "Gagner les élections ne vous donne pas un chèque en blanc pour faire tout ce que vous voulez. Vous avez l'obligation d'écouter le peuple. Nous sommes la majorité et nous vous disons : Non à la guerre." L'acteur devient alors l'un des fers de lance du mouvement d'opposition à la guerre en Irak. Et sa mère prend la présidence de la plate-forme "La culture contre la guerre."

En 2007, Javier Bardem devient ambassadeur de Médecins sans frontières, ONG avec laquelle il produit des courts-métrages pour dénoncer les conflits et les " épidémies invisibles " qui frappent le tiers-monde. En juin 2010, alors que Pilar, sa mère, s'est enfermée dans une faculté avec Pedro Almodovar, Almudena Grandes et d'autres artistes pour défendre le travail du juge Garzón, Javier Bardem apparaît dans une vidéo contre la loi d'impunité de 1977, qui empêche toute enquête sur les crimes du franquisme.

Son mariage avec Penélope Cruz et sa reconnaissance internationale auraient pu faire de lui une star consensuelle, et même un héros national dans une Espagne en crise qui a perdu confiance en elle. Cruz et Bardem avaient tout pour devenir des équivalents ibériques des "Brangelina" (le couple Brad Pitt et Angelina Jolie) et susciter l'admiration et la fierté du pays qui les a vus naître. Mais le comédien, dont personne ne nie le talent, agace, voire divise. Il est autant aimé qu'il est détesté. Et il ne se prive pas de critiquer son pays – qui le lui rend bien. Une page Facebook a même été créée par ses détracteurs. Un site Internet "Tu blog de cine" l'a classé en deux-ième position des acteurs les plus haïs d'Espagne pour ses prises de positions politiques et le secret dont il entoure sa vie privée, une pudeur mal perçue dans un pays où la "presse rose" et les "programmes du cœur" battent des records d'audience. Alors qu'il joue sans doute davantage le jeu avec la presse populaire américaine...

"Les Bardem forment une tribu clairement à gauche. Or, dans ce pays qui n'a pas su régler les divisions idéologiques passées, le secteur le plus conservateur de la société les considère comme des rouges dangereux", avance l'historien du cinéma Roman Guber. Dans ses Mémoires, publiés en 2005, Pilar Bardem avoue qu'elle a pleuré, en février 2003, quand elle a vu son fils, manifestant contre la guerre en Irak, faire la une du journal conservateur La Razón qui accusait le jeune acteur de ne pas faire preuve d'autant de zèle pour dénoncer les attentats terroristes du groupe séparatiste basque ETA. "Pourquoi, entre tous ceux qui étaient là, avaient-ils choisi mon fils, le criminalisant ? J'ai beaucoup pleuré. J'ai parlé avec ma mère et je me suis souvenue de l'arrestation de mon frère... " " Javier représente un modèle, un idéal à l'extérieur. Mais pas ici, à cause d'une fracture de notre société qui vient de très loin", conclut le cousin Miguel.

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 12:07

941467-1117263.jpgDes documents internes à Europe-Ecologie-Les Verts que Marianne s'est procurés, révèlent que le parti était au bord de la faillite au moment où ses responsables négociaient avec François Hollande. Explications.



Ah ! si François Hollande avait eu connaissances de la situation financière d’Europe-Ecologie-Les Verts que nous publions ci-contre. Il aurait su qu’il disposait d’une carte maîtresse, l’argent, pour maîtriser l’intransigeance de ses partenaires sur le nucléaire. Il aurait compris qu’il pouvait tendre à l’extrême les négociations sans risquer la rupture finale, sans se soucier des menaces et des ultimatums lancés par Eva Joly. Il se serait ainsi épargné les conséquences politiques désastreuses des bricolages de textes d’après signature de l’accord. Car pour sauver leur organisation de la débâcle financière et pour soutenir la campagne de leur candidate Eva Joly, EELV a besoin d’un accord électoral avec le PS qui leur garantisse un nombre de voix important et un groupe parlementaire.

En effet, les finances d’Europe Ecologie les Verts (ELV) sont au plus mal. « La faillite menace même si un plan d’apurement des dettes n’est pas mis en place d’urgence. » C’est en substance le discours qu’a tenu la trésorière nationale, Eva Sas aux membres du conseil fédéral présents le 17 septembre dernier à Paris. Elue à ce poste à la mi-juin après que son prédécesseur a jeté l’éponge sur un constat de cessation de paiement, elle a mis quelques semaines à bâtir un plan d’attaque. Les salaires de juin n’ont pas été payés à temps. Ceux de juillet non plus, car la banque du parti, le Crédit Coopératif, s’est fait tirer l’oreille. Il avait pourtant promis un prêt de 1,5 millions d’euros quelques mois auparavant. Oralement. Mais devant la gravité de la situation, il a exigé… de la rigueur. Il a obtenu trois hypothèques sur les locaux de la fédération du Nord Pas-de-Calais et sur ceux de l’Ile-de-France, puis a imposé que les régions contribuent à renflouer les finances nationales en avançant 400.000 euros.

Pour la trésorière, l’urgence est donc d’augmenter les capacités d’autofinancement. Or, dans un parti, une part essentielle des recettes provient de la République qui accorde environ 1,70 euro pour chaque voix gagnée lors des élections législatives. Et, si le-dit parti parvient à constituer un groupe parlementaire rassemblant au minimum 15 députés, il dispose de moyens supplémentaires.

La « motion d'urgence-finances »

C’est ainsi qu’à EELV, les finances ont rattrapé la politique. Marianne s’est procuré « la motion d’urgence finances » présentée les 17 et 18 septembre dernier au conseil fédéral. Impossible, selon les calculs d’Eva Sas, de retrouver une autonomie financière en quatre ans sans un minimum de 1,5 million de voix aux législatives de 2012 rassemblées grâce à un score moyen de 6%. Le plus confortable (hypothèse considérée comme moyenne) étant d’atteindre 1,8 millions de voix qui permettrait, d’honorer les échéances bancaires (près de 400.000 euros), tout en dégageant 1,3 millions d’euros par an. Mais pour atteindre l’idéal, « il nous faut, explique la trésorière, 80 circonscriptions réservées dans lesquelles un score moyen de 35% doit être réalisé, à quoi s’ajoute un score moyen de 5% dans les circonscription autonomes », celles dans lesquelles un autre candidat PS se présentera. Elle conclue : « ces projections ne pourront être valablement étayées qu’après signature de l’accord législatif. » Quelques jours plus tôt, elle était allée s’expliquer devant ses camarades du Pas-de-Calais, sévèrement mis à contribution sous la pression du banquier (hypothèque de locaux, avance de trésorerie sous forme d’un prêt) : « Un budget a été fait pour les trois ans à venir, qui n’est pas encore affiné car il dépendra beaucoup de l’accord des législatives (on récupérera toutes les voies des circonscriptions réservées) » peut-on lire dans le compte-rendu de la réunion. Sans accord, point de salut. Et sans le soutien opérationnel du PS, la charge des dettes étranglera le parti. Comme elle étrangle les Etats, cruel clin d’œil à l’actualité…

Michel Sapin ignorait tout de la situation financière d'EELV 

Que valent dès lors les professions de foi d’Eva Joly « Nous ne sommes pas prêts à brader nos idées pour quelques dizaines de circonscriptions » ? Michel Sapin, chef de fil des négociateurs pour le PS, nous a assuré « qu’il ignorait tout de la situation financière de ses partenaires ». Dont acte. Mais de l’autre côté de la table, les comptes étaient dans toutes les têtes. François Hollande n’a rien cédé sur l’EPR mais il a réservé à ses partenaires verts 60 circonscriptions, gagnables à coups sûrs – un peu moins que l’idéal calculé par la trésorière - leur garantissant « 25 à 30 députés » en cas de victoire de la gauche à la présidentielle et « 15 en cas de défaite », soit l’assurance d’un groupe parlementaire. Ainsi, le trou financier du parti pourra être comblé. Mais surtout, la campagne d’Eva Joly - qui semble « prendre de la hauteur » sauf dans les sondages - pourra être financée. Et même, comme le prévoit le budget prévisionnel en notre possession, digéré par le parti en cas de score inférieur à 5%. Si la candidate Eva Joly n’atteignait pas ce niveau, elle serait en effet privée du remboursement de ses frais de campagne par l’Etat. Selon la trésorière, le dispositif de campagne présidentielle sera forcement marqué par la sobriété. Il en coûtera néanmoins entre 1,7 millions d’euros et 4 millions selon le nombre de meetings tenus (entre 3 et 8 selon les hypothèses), et le nombre de sondages réalisés (entre 75000 euros et 150.000 euros). Ce qui n’est pas le moindre des paradoxes pour un parti qui se fait le chantre de la critique de la politique sondagière.
A lire ce budget prévisionnel de campagne que nous publions (voir ci-dessous), il apparaît une fois encore, que l’hypothèse basse, conséquence probable d’une absence d’accord avec le PS, contribuera à tirer le score de la candidate vers le bas tout en creusant le déficit. Comment en effet espérer franchir le seuil des 5% des voix déclenchant automatiquement le remboursement des frais de campagne en ne tenant que trois grands meetings, en se contentant d’un minium d’affiches et de tracs et en limitant les déplacements ? Réponse samedi 19 novembre, quand l’accord de mardi dernier sera présenté aux responsables d’EELV. S’il le refuse, les pires projections financières deviendront réalité. 
Signe que, décidément l'heure est aux économies de bout de chandelle: lors de son voyage éclair au Japon pour visiter le site de Fukushima, la candidate a dû se contenter d'un fauteuil de classe économique. Selon son entourage, elle en est revenu épuisée. L'inconfort du siège s'ajoutant aux conséquences du décalage horaire.

 

 

http://www.marianne2.fr/Exclusif-la-face-cachee-de-l-accord-Hollande-Duflot_a212590.html

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 11:45

mellonchon-election.jpgAprès avoir étrillé dimanche , Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche (FG) en 2012, a clarifié vendredi, après une mise au point du Parti communiste, son rapport au candidat PS : un "concurrent" à gauche mais pas un adversaire.
Dans le train vers Paris, après une visite en compagnie de Marie-George Buffet (PCF) aux ouvriers de l'usine Still dans l'Oise, menacée de fermeture, Jean-Luc Mélenchon, téléphone à la main, claironne.


Sourire aux lèvres, il lit un sms reçu à l'instant d'un conseiller régional communiste du centre de la France, qui selon lui le soutient complètement après ses propos de dimanche sur François Hollande qualifié de "capitaine de pédalo" dans la tempête.
Mais à la direction du PCF, ces attaques ne plaisent pas à tout le monde. Dans un entretien à L'Humanité jeudi, Pierre Laurent, numéro un du parti, soulignait comme un rappel à l'ordre pour le député européen que seul le débat "(pouvait) permettre à la gauche d'éviter le piège de la division". Le FG n'a "qu'un adversaire : la droite et sa politique au service des marchés financiers".
Démentant tout problème avec le parti, M. Mélenchon a lancé : "si vous voulez, je vous fais une liste des gens au PCF qui me trouvent trop modéré ! Vous savez, il y a des avis complètement différents au PCF...".
Et le candidat du "bruit et la fureur" d'assurer : "Je suis absolument d'accord" avec Pierre Laurent, "le seul adversaire c'est la droite et l'extrême droite, François Hollande est un concurrent".
"Nous sommes en compétition pour prendre la tête de la gauche" affirme-t-il. Il rappelle qu'il a fait une offre publique de débat au candidat PS, qui n'a pas relevé le gant. A ce titre, M. Mélenchon estime n'avoir "aucun devoir de déférence" envers le PS.
Il s'offusque des propos de la première secrétaire du PS, , qui à cause des "propos peu amènes" de M. Mélenchon a dit ne plus vouloir rencontrer le FG sur les discussions électorales. En aucun cas le Front de gauche ne "fait partie des satellites" du PS, dit M. Mélenchon. "Ils nous prennent pour des Verts ou des PRG?", raille-t-il.
Seule concession de Martine Aubry, l'engagement que Verts et PS ne présentent pas de listes communes face aux candidats PCF sortants.
Mais M. Mélenchon, qui veut emmener aux scrutins de 2012 un FG "libre et indépendant", nie toute négociation : "Nous ne réclamons rien! Le PCF a toujours présenté ses candidats au 1er tour. Si (les socialistes) pouvaient s'abstenir de dire qu'ils nous ont impliqué dans leur discussion... Qu'ils ne nous mêlent pas à leur ragoût!" s'est-il exclamé.
Selon lui, la seule discussion, qui a "déjà commencé", concerne les circonscriptions dans lesquelles le poids du FN est tel que la gauche risquerait l'élimination du second tour au profit d'un duel droite-FN.
Au PG, le staff de Jean-Luc Mélenchon a expliqué que "tout était quasiment réglé" concernant la répartition des circonscriptions pour les législatives.
Eric Coquerel, secrétaire national du parti, a affirmé auprès de l'AFP qu'"à 95%" le PG est "tombé d'accord avec le PCF". "Autour de 100" circonscriptions pour le PG, "un peu moins de 400" pour le PCF... "un beau résultat", d'après lui.
PG et PCF n'ont pas réussi à s'accorder dans seulement une poignée de circonscriptions (Strasbourg, Haute-Marne et 1ère circonscription du Cantal). "Le jour où je n'aurais plus que ça comme problème, tout ira bien!", s'est satisfait Jean-Luc Mélenchon.

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 11:42

Communiqué du Parti communiste syrien (unifié)



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le gouvernement Syrien et le comité de l'initiative Arabe, formé par la Ligue arabe, ont signé un accord sur la crise Syrienne le 2 novembre dernier après modification de la proposition qui avait déjà présentée au gouvernement Syrien.

 

Le nouvel accord stipule les éléments suivants :

 

  • Mettre fin à tous les actes de violence de toutes les parties afin de protéger les citoyens Syriens ;

 

  • Libérer toutes les personnes arrêtées durant les incidents ;

 

  • Libérer toutes les villes et les quartiers résidentielle de toute présence armée ;

 

  • Donner la possibilité aux organisations de la Ligue arabe chargées de la question, et aux médias Arabes et internationaux de se déplacer librement en Syrie, et de collecter des informations sur l'état réel de la situation, et de pouvoir observer les événements qui se produisent ;

 

Les deux camps sont aussi tombés d'accord sur le fait que le comité ministériel Arabe contactera le gouvernement Syrien et tous les camps de l'opposition Syrienne afin de se préparer à l'organisation d'une conférence de dialogue national d'ici deux semaines.

 

Cette initiative sera sujette à diverses tentatives d'explication et d'interprétation, car elle ne contient pas de procédures pratiques visant à mettre en œuvre certaines de ces dispositions. Elle ne définit pas non plus un lieu pour l'organisation de la conférence de dialogue national, et elle ne contient aucun appel à mettre fin aux campagnes de désinformation. Même si cette initiative a répandu un climat d'optimisme au sein du peuple Syrien et des forces patriotiques, pour les raisons suivantes :

 

1 – Elle se donne une chance d'arrêter les violences et le bain de sang en Syrie, laisse la situation politique l'emporter sur la question sécuritaire, et contribue à retrouver la stabilité et le calme dans les rues des villes Syriennes, en particulier si elle s'accompagne de la libération des prisonniers politiques ;

 

2 – Elle bloque la voie aux interventions étrangères, que les forces de l'Occident impérialiste menacent de lancer contre la Syrie ;

 

3 – Elle confirme le principe du dialogue national comme unique moyen de gérer la crise en lieu et place du langage des armes, ce qui accélérera le processus de réformes démocratiques et sociales en Syrie ;

 

Il n'y a aucun doute que la mise en place de cet accord sera confrontée à des obstacles importants. Ces obstacles sont :

 

  • La position des troupes armées, qui refusent fondamentalement le principe du dialogue ;

 

  • L'opposition à l'étranger qui a commencé à avancer l'idée d'un appel aux forces étrangères sous différentes formes, alors que le camp de l'opposition patriotique Syrienne se félicite de cet accord ;

 

La position adoptée par les États-Unis, provocatrice et éhontée, est tout sauf une surprise. Elle incite les troupes armées à continuer à lutter contre l’État, et refuse leur désarmement comme contre-partie aux engagements du gouvernement Syrien, tandis qu'elle pousse les pays Arabes à boycotter la Syrie politiquement, diplomatiquement et économiquement.

 

Cette position est une nouvelle affirmation de l'implication de l'administration Américaine dans l'exploitation des incidents qui se déroulent actuellement en Syrie, pour mener à bien le projet Américano-sioniste, qui vise à fragmenter notre région, et à la dominer.

 

Le Parti communiste syrien (unifié) et le peuple Syrien, y compris toutes les forces patriotiques, soutiennent tout effort Arabe pour mettre un terme au bain de sang Syrien, pour réaffirmer le principe du dialogue national, et ils ne souhaitent pas faire obstacle à cette initiative, afin de priver un appel à une intervention étrangère de tout prétexte, ce à quoi le peuple Syrien s'opposera par tous les moyens à sa disposition.

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 11:37

chavez_figuera.jpgTraduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le Parti communiste du Vénézuéla (PCV), rejoint l'affirmation du président Chavez la semaine dernière lorsqu'il déclare: « Qu'il ne peut y avoir de révolution sans Parti révolutionnaire », soulignant combien celui-ci correspond historiquement au Parti marxiste-léniniste qu'est le PCV.



« Nous souhaitons également mentionner, pour les saluer et en les trouvant très positives, les récentes déclarations du citoyen Président de la République qui dit, je cite, 'Que l'on ne peut faire de révolution sans parti révolutionnaire, en réalité, vraiment, nous nous en félicitons », a souligné Oscar Figuera en conférence de presse.



Figuera a salué le Président pour ces déclarations qu'il juge « si justes, tellement exactes par rapport aux processus de transformation sociale »ajoutant que « sans un instrument révolutionnaire, forgé par des révolutionnaires, il est impossible de faire une révolution. »



Le dirigeant communiste a affirmé que « Avec des réformistes, il n'y a pas de révolution, avec des réformistes, il n'y a que réformisme et maintien du système capitaliste, domination sur les travailleurs et les travailleurs ; il y n'a que conservation d'un système oppressif ».



Pour le PCV, avec les réformistes continue d'exister à un extrême l'accumulation de capital, tandis qu'à un autre continue de se répandre la misère.



« Nous saluons cette expression du Président Chavez, qu'il a complété par ailleurs par une phrase historique de Vladimir Ilich Lénine, d'où découle notre parti-pris de parti marxiste-léniniste, qui affirme que 'Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire »,a déclaré Figuera.



Figuera a rappelé qu'en mars 2007, le Parti communiste du Vénézuéla a réalisé son XIIIème Congrès extraordinaire autour de l'appel lancé par le Président à dissoudre les partis politiques pour rejoindre le Parti socialiste unifié du Vénézuela (PSUV)



« Lors de ce congrès, le Parti communiste a exposé les Thèses sur la nécessité de forger le Parti de la Révolution, un document que nous avons fait parvenir au citoyen Président et aux partis alliés », a rappelé Figuera.



Soulignant que « en vertu de ce que nous déclarons vouloir construire, nous avons convenu qu'il (le PSUV) ne s'agissait pas du Parti de la Révolution, le Parti communiste a décidé de ne pas se dissoudre car il conserve toujours sa raison d'être ».



Vidéo de la conférence de presse en question : http://www.youtube.com/watch?v=tH809jexDPE

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