Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

0
parti.jpg 
thumbnail-copie-3.jpeg
4cb23c12e9-copie-1.jpg8071d6d8-f802-11df-a4d8-fa25b9579a36-copie-2.jpg 
Capture-du-2012-05-09-21-11-58.png
0
saint-communiste.jpg
00
0
soviet_propaganda.png

 vps-final.jpg

 

BDS-boycott-produits-israel.jpg

  

Recherche

lp.jpg

Léonard PELTIER 

 

arton1476.jpg

Archives

 free-the-miami-5-logo-colour.jpg

 

 rubon1-54e3a.jpgcuba-si.jpg

 

c.jpg

France  Cuba

cuba-si-3.jpg 

cuba_linda.jpg 

 

 

 

motocollant 2010 small

 

 

Thierry-copie-2.jpgHommage à

Thierry MENGUY

 


index.jpg 

une avocate

au service

du salarié

 

Maître

  Verrier Ouahmane Aicha

 

1 RESIDENCE DU PARC
  94430 Chennevières-sur-marne
 Téléphone : 01.49.62.04.45
 Fax : 01.45.76.13.17
 verrier.ouahmane@wanadoo.fr





Articles Récents

  • POUR LES FEMME D'ESPAGNE EN 2014 La nuit, la Résistance ... reprise d'un texte de 2009 Alain Girard Je hais les coups d’état, je hais la violence aveugle d’hommes de pouvoir quant ils ne sont pas de simples nervis, ceux là sont sans doute les pires. Je...
  • Obsèques d'Henri Alleg
    Sa famille, ses amis, ses camarades lui rendront un hommage fraternel le lundi 29 juillet à 10h30, au crématorium du Père Lachaise, salle de la Coupole. Le même jour, à 16 h, une courte cérémonie d'inhumation aura lieu au cimetière de Palaiseau (Esso...
  • Décès d'Henri Alleg
    Les communistes sont en deuil, les communistes valentonnais bien plus encore. Henri Alleg, Henri l'infatiguable du combat anticolonialiste, de celui pour un Etat palestinien, de celui pour une société à laquelle il donnait un nom: socialiste. Henri, ce...
  • METROPOLES
    METROPOLES Déclaration de l’ANECR Assemblée Nationale Affirmation des métropoles : discuter en 3 jours d’un remodelage profond de la République est un scandale ! Les amendements gouvernementaux adoptés par la commission des lois de l’Assemblée Nationale...
  • Un nouveau club politique prend racine | Aisne Nouvelle
    www.aisnenouvelle.fr CHAUNY - Le club Nouveau siècle verra le jour en septembre. Ou plutôt son antenne régionale. Une réunion d’information s’est tenue samedi matin. Objectif : réfléchir sur la société actuelle.
  • Il n'y a plus rien Ferré
    merci tovaritchi mais l'"vènement cd'est le rassemblemnt réusii des communistes azinbt quentinnois, aussi fort que Léo www.youtube.com Une œuvre magistrale, qui présente notre temps alors qu'elle le précède. Merci Léo, tu nous a marqué à jamais et ce...
  • Alain Girard shared Le libre service de la...
    Alain Girard shared Le libre service de la solidarité's photo.
  • Le candidat rouge sera Olivier Tournay | Aisne Nouvelle
    www.aisnenouvelle.fr SAINT-QUENTIN - Le militant Olivier Tournay a profité de la Fête des libertés ce dimanche au stade Bienfait pour annoncer sa candidature aux municipales 2014.
  • Alain Girard shared Sinn Féin shop's photo.
  • Alain Girard shared LE MONDE DE SAN-ANTONIO's...
    Alain Girard shared LE MONDE DE SAN-ANTONIO's photo.

 

Découvrez la playlist valentonrouge avec Francesca Solleville

Red_Cavalry_Riding.jpg
La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
sainr-just.jpg
   

A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

KM.jpg


2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 23:16

CGT-RATP-220x294.jpgL’autre volet du processus de liquidation du PCF.

 

Par Stéphane Auriol, membre du Conseil national, secrétaire du Collectif-PCF-RATP-Bus

 

A l’approche de l’assemblée "extraordinaire" des délégués de sections du PCF les 8 et 9 décembre, je voudrais attirer l’attention sur la lutte pour la défense des régimes "spéciaux". Elle se poursuit même si la grève est suspendue. Cette bataille illustre la gravité pour l’avenir du Parti, comme pour le pays de la ligne d’effacement que la direction du PCF tente de continuer à imposer et la nécessité de ne pas laisser faire.

  Pour Sarkozy et le MEDEF, la casse des régimes spéciaux de retraite est la "mère de toutes les (contre)-réformes".

 

  C’est en effet le verrou à faire sauter pour engager la suite du démantèlement de l’ensemble du système de retraite solidaire conquis à la Libération, pour mettre en concurrence et privatiser le service public de la SNCF et de la RATP. Il s’agit aussi pour le pouvoir de mettre au pas les salariés qui ont montré la plus forte capacité de mobilisation et de résistance à sa politique.

 

  Autant dire que c’est une bataille politique capitale aussi bien pour Sarkozy que pour nous.

 

  Les responsabilités du PCF sont très importantes. Il a été à l’origine de ces conquêtes sociales et qu’il continue à représenter un point de repère important dans ces entreprises publiques, SNCF, RATP, EDF et GDF. Malgré la casse des cellules d’entreprise, il reste aussi des milliers de communistes salariés de ces services publics qui pourraient constituer une force considérable pour mener la contre-offensive idéologique.

 

  Les responsabilités du PCF sont d’autant plus grandes que, sur ce sujet comme sur toutes les luttes cruciales du moment, le PS a choisi son camp et ne s’oppose pas à Sarkozy. L’absence de perspective d’alternative politique « à gauche » pèse très lourdement sur la lutte.

 

  C’est peu de dire que la direction du PCF n’est pas à la hauteur. Si les milliers de grévistes ne remarquent pas l’existence du PCF, des dirigeants du PCF, ce n’est pas seulement de la faute des media. Ils n’ont pas choisi de s’engager dans cette lutte, comme ils ont choisit d’abandonner le terrain de la lutte des classes en général.

 

  A l’été, à l’automne 2006, avec quelques autres camarades, nous n’avons cessé d’intervenir au Conseil national pour que le Parti engage nationalement une grande campagne contre la privatisation de GDF et nous avons alerté sur la privatisation rampante de la RATP. Nous l’avons informé de l’activité de notre collectif pour la combattre. Le sujet de préoccupation quasi-unique de la direction était alors la constitution des « collectifs antilibéraux pour les candidatures aux élections ».

 

  A plusieurs reprises, face aux attaques du gouvernement, j’ai insisté sur l’enjeu politique primordial que constitue la question des retraites des entreprises publiques. La seule réponse que j’ai obtenue a été de m’expliquer de façon agressive que je faisais du syndicalisme « bis » et qu’il était plus important de constituer un « collectif antilibéral » large. Si large qu’il incluait des responsables des syndicats partisans des décrets que nous combattons et que l’on a vu le résultat électoral en terme de rassemblement ! La défense des régimes spécifiques a été absente de la campagne de Marie-George Buffet alors que leur remise en cause était un thème récurrent de la campagne des principaux candidats.

 

  Depuis l’élection de Sarkozy, notamment à la Fête de l’Huma, la direction du PCF persévère et s’englue délibérément dans la constitution de « comités de riposte » avec le PS. Comment pourrait-on riposter ensemble sur la question des régimes spéciaux ? Tous les leaders du PS, même ceux qui jouent à en être l’aile « gauche », Emmanuelli et Fabius, approuvent une remise en cause des régimes « spéciaux » et l’allongement de la durée de cotisation.

 

  On ne doit pas s’étonner après cela que le PCF soit ignoré sinon disqualifié dans le mouvement. Depuis le déclenchement du mouvement, la direction du Parti refuse toujours d’en faire une lutte majeure dans les entreprises et dans le pays. Juste quelques expressions superficielles, sur des positions imprécises. Défendre les régimes « spéciaux » en expliquant que c’est une question marginale ou bien qu’ils ne se fondent uniquement sur la pénibilité, ce n’est pas souligner les enjeux majeurs qui sont autant de points de convergence. Où est la bataille nationale du PCF pour le retour aux 37,5 annuités pour tous ?

 

  C’est bien de dire aux travailleurs qu’on est « à leurs côtés » mais les communistes n’ont pas à être « aux côtés » de ceux qui luttent, mais parmi ceux qui luttent. Ce n’est pas qu’une question de mots.

 

  Mener la bataille politique à l’entreprise, ce n’est pas non plus s’aligner sur les positions des appareils syndicaux, comme se borne à le faire la direction. Il est pleinement justifié que chacun soit à sa place. L’enjeu politique exige une position politique.

 

  La direction fait le choix lourd de conséquences de laisser le champ libre à d’autres organisations politiques qui ne veulent pas ou sont incapables de mener la bataille « anticapitaliste » nécessaire et dont la préoccupation historique a été de combattre et d’affaiblir le PCF.

 

  Ce n’est pas aujourd’hui que je découvre la stratégie de mutation-liquidation du Parti qu’illustre la situation actuelle. Elle présente deux aspects : d’un côté laisser dépérir le parti à la base, en supprimant les cellules, en privant d’impulsion les sections, en abandonnant le terrain de lutte et le point de vue de classe ; de l’autre côté préparer au sommet la recomposition politique et la disparition du Parti.

 

  Notre riposte doit s’effectuer, de façon indissociable, sur ces deux plans.

 

  A la RATP, notre collectif PCF-RATP-BUS, qui existe depuis 2003, a pris l’initiative depuis 8 mois d’une large pétition pour le maintien de notre régime de retraite et pour l’abrogation des décrets qui « l’adossent » au régime général. Avec 4000 signatures dans l’entreprise, nous avons contribué à préparer le mouvement actuel sur un plan politique. Evidemment nous sommes au cœur de la lutte dans nos dépôts et ateliers. Nous faisons regagner de l’influence au Parti dépôt par dépôt sur la seule base utile pour les agents qui se battent : la lutte des classes.

 

  De l’autre côté, notre collectif s’exprime et s’associe aux initiatives visant à faire apparaître largement la perspective d’un maintien du PCF et d’un retour à sa raison d’être. Les termes du débat se sont encore clarifiés depuis les présidentielles. Ceux qui ont mis en œuvre la stratégie qui a mené au naufrage ne cachent plus leur volonté de faire disparaître le Parti lui-même. Ils ont fixé le congrès de 2008 comme date butoir et l’assemblée extraordinaire des 8 et 9 décembre comme étape. Nous devons faire capoter cet ordre du jour et finir de disqualifier la direction liquidatrice. Communistes de la RATP, nous y contribuerons.

Plus que jamais, remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes !

 

Repost 0
Published by valenton rouge
commenter cet article
2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 21:02
palestine-enfant.jpgComme convenu les villeneuvois font face aux valentonnais. L'affrontement aura t'il lieu dans les secondes, dans le couloir, allez savoir la guerre règne entre les quartiers dixit un candidat aux élections municipales à Valenton.

le temps passe, il y même des embrassades et toujours pas de sang dans le caniveau, non soyons sérieux, la cause qui réunit en toute fraternité villeneuvois et valentonnais et autres d'ailleurs tient de la solidarité, de la fraternité, du combat pour les droits humains et précisément cet après-midi ceux du peuple palestinien.
une salle où le micro circule. 40 personnes  puis plus encore écoutent en silence le témoignage de  ces deux palestiniens venus à notre rencontre. Le film  "le mur de fer" vient d'être projeté et même quant on sait on en reste sonné. Le racisme sioniste sous perfusion de l'impérialisme américain étrangle, pille, spolie, réduit à néant le peuple palestinien, chrétiens et musulmans confondus et reste dans la mémoire ce tag sur un mur de l'envahisseur:

la chambre à gaz pour les arabes.
Comment peut on écrire cela après l'Holocauste et même s'il n'avait eu lieu, comment peut on nier à ce point tout un peuple , vouloir l'exterminer, le rayer de la terre comme les envahisseurs le tentèrent avec les Nations Indiennes.

le débat dure, à peine interrompu de danses, il  passionne, enflamme son monde, la haine n'a pourtant pas de prise ici seule domine l'intime conviction  du devoir de solidarité envers un peuple chassé de chez lui.

Palestine ton nom résonne dans le coeur des présents.

Au bout de cette longue nuit il y a la Liberté

Ce soir nous avons la Palestine au coeur.

2007-1121afps0108-copie-1.JPG2007-1121afps0098.JPG2007-1121afps0099.JPG2007-1121afps0102.JPG2007-1121afps0103.JPG2007-1121afps0125.JPG2007-1121afps0107.JPG2007-1121afps0116.JPG2007-1121afps0112.JPG2007-1121afps0110.JPG2007-1121afps0097.JPG2007-1121afps0076.JPG2007-1121afps0091.JPG2007-1121afps0092.JPG2007-1121afps0095.JPG2007-1121afps0096.JPG2007-1121afps0061.JPG2007-1121afps0088-copie-1.JPG2007-1121afps0060.JPG2007-1121afps0059.JPG2007-1121afps0058.JPG2007-1121mache2511070007.JPG2007-1121afps0070.JPG2007-1121afps0088.JPG2007-1121afps0126.JPG
Repost 0
Published by valenton rouge
commenter cet article
30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 21:58
DSC00061.JPG



Contribution d’Alain Girard

Cellule Fidel Castro

Section de Valenton 94

 

 

   Conférence nationale du

Parti Communiste Français

 

 

Le parti communiste devait tenir un congrès extraordinaire en décembre 2007. la mobilisation des communistes sincères, le succès éclatant de la fête de l’Huma…ont fait que ! Le relatif échec des mutants, rénovateurs et autres fossoyeurs est patent. En lieu et place aura lieu une rencontre des sections communistes et en tant que militant j’apporte ici ma modeste contribution à cette dernière.

 

Tous les communistes en et hors du PCF tendent l’oreille lorsque le parti tient congrès ou conférence pour une raison essentielle :

 

- il en va de la mise à mort du parti héritier de Spartacus, de Gracchus Babeuf, des Communeux de 1871.

 

- il en va de la mise à mort du parti des mutins de la Mer Noire, des congressistes de Tours en 1920, des glorieux combattants des Brigades Internationales, des héros de la Résistance, des fondateurs de la Sécu, du statut de la fonction publique…

 

- ll en va de la mise à mort du parti des luttes anticoloniales : contre la guerre du RIF dès 1921, contre la répression à Madagascar en 1947, contre le massacre du peuple algérien, aux côtés de nos frères de classe du vietminh et du vietcong, de Fidel et du Che  pour la libération de leurs patries respectives…

 

- Il en va de la mise à mort du parti qui à l’issue de la boucherie de 14-18 vit naître dans le monde et sur notre sol, cette volonté de paix, de société sans classes antagonistes, de socialisme.

 

- Il en va de la mise à mort d’un parti qui a pour raison d’être d’ impulser aussi bien les luttes progressistes au quotidien que celles qui dégagent l’horizon politique  avec un projet politique de société libérée du capitalisme et de toutes les formes d’exploitation et d’aliénation. Ce parti d’avant-garde organisateur, formateur et éducateur du prolétariat révolutionnaire.

 

 

C’est en  octobre 1917 sous la direction de Lénine et du parti des bolcheviks , enseignés par        K. Marx et F. Engels que les peuples, de ce qui allait devenir, pour longtemps et légitimement,    notre seconde patrie, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques allumaient le phare du socialisme qui désormais  éclairerait pendant des décennies les peuples en recherche d’émancipation.

 

Le mot communisme est apparu juste après la Révolution française  à travers les Amis de l’Egalité  et Gracchus Babeuf qui s’inspiraient du courant philosophique des Lumières et en particulier de la reconnaissance  de cette idée essentielle : tous les humains sont égaux en dignité et en valeur. Depuis 1789 donc le mot communisme a été façonné par des générations de travailleurs, et nul parti ne peut prétendre à effacer ou modifier le sens de ces  3 siècles.

Le mot même de communisme est propriété collective de notre peuple.

 

 

 

1) la société dans laquelle nous vivons est une société bourgeoise. Depuis le coup d’état de du 27 juillet 1794 (9 Thermidor An 2) la grande bourgeoisie amasse sa richesse  en ponctionnant  des biens sur le produit du travail (classe parasitaire elle ne travaille pas elle-même) et en ne laissant aux travailleurs qu’à peine de quoi subsister au jour le jour. Cette richesse elle se l’accapare par la plus-value générée par le travail à la matière et aux objets auxquels  il est appliqué, en réalisant cette plus-value au moyen de la vente du produit du travail.

 

Cependant au fil du temps la bourgeoisie manufacturière est devenue industrielle, l’artisanat a été écrasé, la pression est devenue incessante sur les salaires pour les diminuer et  le maintien au chômage d’un grand nombre de travailleurs garantie d’une armée de réserve, cela aboutissant à l’immense enrichissement  de la grande bourgeoisie. La bourgeoisie a développé un marché aux capitaux très actif qui est devenu le cœur de leur système, ce marché demeure le seul qui agrée à ces messieurs.

 

La grande bourgeoisie s’est sentie à l’étroit pour mener ses affaires et les entreprises se sont regroupées en trusts capitalistes, des guerres ont été menées en ce seul sens, le colonialisme s’est développé, cela dans le cadre de la nouvelle organisation du monde voulue par le Capital. Cette organisation est impérialiste et la mondialisation n’est qu’un mot plus civilisé pour dissimuler l’horreur d’un tel système.

 

Le capitalisme n’a pas changé, il croit toujours sur l’exploitation du travail, donc des hommes, il pille et asservit des nations entières, il ravage la planète, il interdit le bonheur.

 

L’impérialisme n’a fait que mondialiser la cause de toutes les guerres et de toutes les misères.

 

Il ne peut donc s’agir de dépasser le capitalisme mais bien de l’abolir.

 

 

2) depuis que la mutation s’est emparée des dirigeants du PCF notre parti n’apporte plus à notre peuple aucune analyse de classe du monde, que cela soit sur les plans théorique, pratique, analyse pourtant indispensable à notre peuple pour lutter pour son émancipation.

La classe ouvrière est toujours là même si le patronat a su créer les conditions pour détruire les bases  de l’organisation ouvrière tant syndicale que politique. Les délocalisations nous obligent ou devraient nous obliger à développer un nouvel internationalisme de classe pour faire face aux besoins d’actions convergentes des peuples soumis à la férule capitalistique.

 

Le glissement à droite sans cesse évoqué, jamais prouvé de la société française masque de fait une politique d’accompagnement, de la part de la gauche,de la politique de la grande bourgeoisie et de ses objectifs. Il existe une nécessité absolue  d’organiser la solidarité de classe  entre ceux qui travaillent face à ceux qui exploitent et de faire grandir l’idée de la Révolution, qui seule peut garantir au peuple la conquête du pouvoir politique, économique sans pour autant qu’il faille en brandir les armes et même si cela devait être ...la bourgeoisie nous montre quotidiennement qu’elle n’a pas renoncé à la Réaction armée.

 

La France subit de plein fouet   l’aggravation de l’exploitation capitaliste et cette aggravation tient à la progression  de la mondialisation du système capitaliste, donc de l’impérialisme, ce notoirement par le biais de l’extension étatique  de ses institutions européennes que doit accélérer et renforcer le mini traité (mais qui fait le maximum) du mini président Sarkosy.

 

Le parti communiste doit démontrer à celles et ceux qui souffrent les origines du mal : l’appropriation privative du profit par la bourgeoisie monopoliste qui l’intègre à sa propriété privée , le capital.

 

3) Certains membres de la direction du PCF accordent la priorité du paraître sur l’être et refusent de mettre en rapport critique le communisme et l’histoire de l’URSS et des pays socialistes, histoire qui malgré des erreurs, des errements, des fautes parfois marquée, et ce avant tout, par  des progrès humains, sociaux, politiques sans précédent et je laisse la parole à Fidel pour en quelques mots nous en donner le sens :

 

 « Le socialisme est tout à fait nouveau, à peine sorti de l’œuf. Les bases et l’essence du capitalisme remontent à des milliers d’années. Par exemple, la propriété privée.  Sauf que, durant des milliers d’années, ce n’était pas seulement les choses, mais aussi les personnes qui étaient un objet de propriété. Depuis la fameuse Grèce. Dans ce sens, Athènes ne s’avère trop symbolique que comme expérience historique ou du fait d’une juste admiration de l’art qu’elle a été capable de développer, parce que c’était une société esclavagiste. Quatre pelés et un tondu se réunissaient sur une place et affirmaient : “Voilà la démocratie”. Le reste des citoyens n’avait pas de droits et l’immense majorité était des esclaves… Même les philosophes, qui étaient des sages et se croyaient justes, avaient un tas d’esclaves. Nous ne pouvons donc pas prendre pour exemple ce genre de démocratie.« Le capitalisme vient de l’époque d’Homère, voire d’avant Homère, ses bases remontent à des milliers d’années. Le socialisme remonte à peine à des dizaines d’années, il est encore dans les langes. Le socialisme, pourrait-on dire, en est à cette étape qu’on appelle périnatale dans les maternités, les six ou sept premiers jours de vie de l’enfant, qui sont les plus dangereux, et il faut donner des soins spéciaux…

Il est donc logique que le socialisme, la plus juste de toutes les idées, traverse des périodes difficiles. » (Fidel Castro, 26 juillet 1991.)

Il n’est pas plus juste  de condamner sans examen lucide, marxiste, les causes que de refuser l’analyse elle-même de l’événement. Etre communiste c’est chercher la vérité et la dire, c’est user de la critique marxiste par la mise en rapport du réel  avec nos théories car l’événement réel détermine la valeur de notre théorie. La direction du parti a préféré se livrer à une condamnation sans vergogne des pays socialistes, après la réussite de la contre révolution à l’Est, plutôt qu’à la nécessaire et indispensable solidarité due à nos camarades qui eux n’en ont que très rarement manqué à notre égard. Joignant leurs voix au concert anti-soviétique certains dirigeants du PCF rejoignirent dans l’amalgame, les trotskystes et autres sociaux démocrates acquis par nature à l’anti-communisme le plus farouche et le plus exalté.

L’absence aujourd’hui du contre poids des pays socialistes face à l’impérialisme se fait redoutablement sentir et  les peuples de Yougoslavie, d’Irak ne démentiront certainement pas.

Le mouvement communiste international doit renaître et se « mondialiser », c’est urgent et incontournable.

 

 

 

3) Certains proposent de « dépasser le capitalisme », d’autres ou les mêmes  de « dépasser le potentiel communiste » décidemment le spectre du communisme continue de les hanter !

Ces penseurs de tout acabit sortent  de tous les trous mais aucun d’entre eux de l‘entreprise.

Ceux-là qui nous « vendaient » l’Union Soviétique comme modèle nous racontent désormais n’avoir rien  de commun avec l’URSS, ils n’hésiteront pas dans quelques temps à nous démontrer que l’Union Soviétique n’a jamais existé.

C’est ainsi qu’ils procèdent pour dénaturer le parti communiste en France, pour le vider de toute velléité révolutionnaire, pour le transformer en une gauche molle aussi flasque que le contenu du programme avancé si je peux user de ce terme tant le vide est abyssal.

Ces dirigeants ont, au nom de la modernité d’abord, de l’urgence ensuite, précipité le parti dans une mutation qui a eu pour conséquence de vider la politique du  parti de tout contenu de classe, il a fallu faire avec les gens, les riches, les pauvres, les exploiteurs, les exploités ramenés à cette étrange notion : les gens. C’est à cette époque que Francette Lazare annoncera à la tribune d’un congrès que le PCF  ne déterminera plus sa politique en fonction de la classe ouvrière.

450 000 communistes quitteront leur parti, usés, écoeurés parfois même virés.

La bourgeoisie ne s’y trompera pas et plutôt que d’achever le parti elle choisira de l’emmailloter dans la gauche plurielle de Jospin, cet ardent pourfendeur du parti communiste et ce zélé serviteur de la bourgeoisie. Ce dernier marquera son début de règne par la fermeture de Renault Vilvoorde en Belgique.

Accompagnement du Capital dans son redéploiement, loi de 35h qui se révèlera un véritable piège pour les salariés, privatisations qui iront à un niveau jamais atteint par la droite, casse des retraites à Barcelone le bilan de la gauche plurielle n’est pas mauvais pour le Medef.

Ralliés au parti socialiste et à sa politique, le parti prend des coups terribles et les cellules d’entreprises meurent, les syndicalistes fuient leur parti, Hue et Gayssot plastronnent dans les médias people, ils mutent génétiquement.

Nul besoin de s’étendre sur l’épisode des collectifs anti-libéraux qui devaient mettre sur pied la nébuleuse en charge d’en finir avec le parti des communistes. La faillite évidente du processus obligea les dirigeants à organiser Bercy où soudainement il ne fut plus question de collectifs anti-libéraux mais de parti communiste et notre G Moquet  reprit sa place. Sentant venir le boulet électoral la tentative de faire porter l’échec de M-G Buffet fut tentée mais avec cette conséquence imprévue, les militants communistes avaient répondu à l’appel de la bataille électorale mais ils n’entendaient pas rester muets. Et le congrès extraordinaire fit pschittt.

De nouvelles visions  sont portées, mais avec moins de vigueur, par ceux-là même qui voulaient diluer le parti dans une « chose », un « bidule » antilibéral. Il s’agit désormais de créer un « bidule », une « chose » mais plus avec les collectifs non désormais avec les individus, les gens si cela vous rappelle des souvenirs…

Un amalgame de tendances, de nombrils parfois, de personnalités, de chefs auto proclamés évidemment non tenus de rendre des comptes, une orientation politique fluctuante au contenu de classe réduit à sa plus simple expression, un projet de société ramené au thème de « changer » mais pour aller où et avec qui et pour quoi faire, cela ne serait  pas de notre ressort car il n’ y a pas d’organisation, donc pas de dirigeants élus ou si peu et donc pas de mot à dire.

L’organisation est sans nul doute ce qui caractérise au mieux un parti communiste. Organisation, projet de société , fonctionnement démocratique par le biais d’un centralisme qui l’est tout autant, cela constitue la garantie de résistance d’un parti communiste dans le combat. Sans cela comment abattre un adversaire de cette puissance qui dispose de tels moyens, financiers, idéologiques, qui s’appuie sur l’Etat et tous ses moyens,(le Capitalisme Monopoliste d ‘Etat) un adversaire qui lui-même est organisé pour nous écraser ainsi que le mouvement ouvrier.

La place d’un parti communiste en France n’est pas pérenne si ce dernier renonce à son rôle historique, être et demeurer le parti de la classe ouvrière indépendante, la classe ouvrière qui n’a  de compte à rendre qu’à elle-même. Le parti communiste est un outil précieux , il reste fondamentalement le seul dont dispose à la fois le mouvement ouvrier et les communistes. Le condamner n’aurait que d’autre issue que de voir le capital triomphant et à terme notre planète…

Et pourquoi ne pas tenir ce serment fait par les communistes français en hommage à Maurice Thorez :

« Le flambeau  du  communisme  que  Maurice  Thorez  a levé  si  haut, nous  faisons le  serment  de  le  porter  à la  Victoire »

forgeons-copie-1.jpgIl est temps


Repost 0
Published by valenton rouge
commenter cet article
29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 22:52
huma.jpgLe quotidien L'Humanité a vendu son siège à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour 15 millions d'euros à la SARL immobilière Paris Saint Denis, affirme jeudi 29 novembre la lettre spécialisée Presse News.
La direction de L'Humanité n'était pas joignable pour confirmer ou démentir l'information.
Selon Presse News, L'Humanité et les autres titres liés à la holding l'Agora des médias alternatifs et pluralistes (Pif gadget, La Terre), déménageront "fin février 2008" et seront réunis dans un même immeuble, toujours situé à Saint-Denis.
Le directeur de L'Humanité, Patrick Le Hyaric, avait indiqué en octobre que cette vente allait permettre "à la fois d'apurer la totalité du passif (du journal) et de (lui) donner les moyens d'une stratégie nouvelle de pérennisation et de développement".
L'Humanité a terminé 2006 avec un déficit de 0,9 million d'euros, après un déficit de 3,1 M EUR en 2005.
Selon Presse News, L'Humanité serait endetté "à hauteur de 7 millions d'euros environ".
Repost 0
Published by valenton rouge
commenter cet article
29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 22:13
 entre amis, en camarades, finir l'année comme on l'a commencée, dans la lutte, la résistance, la fraternité.

se retrouver autour de notre ami camarade et maire Daniel Toussaint
se retrouver pour creuser le sillon de l'à venir à Valenton
se retrouver pour inventer l'avenir ici et partout


se découvrir des voisins que l'on ne soupçonnait pas si ...
se découvrir des envies de festoyades
se découvrir gourmand


se sentir chez soi
se sentir bien tout simplement
se sentir entouré des siens


se donner les moyens de vivre
se donner les moyens de lutter
se donner tout simplement


s'abandonner aux doux nectars d'un rouge seyant
s'abandonner à un foie gras salivant
s'abandonner à un orchestre chavirant


se lever le verre de l'amitié
se lever le poing de la rage retrouvée
se lever
tous ensemble,
tous ensemble,
tous ensemble



pour
Valenton
Repost 0
Published by valenton rouge
commenter cet article
29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 20:25

MGB

MGB.jpg

Chers amis, chers camarades,
Elle ne vous rappelle rien cette salle ? On y était venus parler d’Europe, au moment où la campagne contre le projet de constitution européenne commençait à prendre de l’ampleur. Nous étions déjà tous là et pour la première fois avait flotté un air de victoire ! Pour la première fois nous avions senti qu’une mobilisation se levait et qu’un immense vent d’espoir était entrain de naître dans notre peuple.

Eh bien c’est avec cette même volonté de réussite que nous sommes là ce soir.

C’est avec cette même détermination parce que oui, oui il faut un référendum. Il faut un référendum parce que, sur ce nouveau traité comme sur tout le reste, on ne peut pas accepter que le passage en force systématique, la désinformation méthodique, que tout cela devienne un véritable système de gouvernement.

C’est ce même mélange d’autoritarisme et de mensonge qu’ils ont voulu imposer sur la réforme des régimes spéciaux, avant que le mouvement social, le combat mené par beaucoup à gauche les pousse à enfin reconnaître la légitimité des inquiétudes des personnels concernés. C’est ce même cocktail de suffisance et de fables qu’ils ont voulu nous resservir sur l’université, l’emploi dans la fonction publique et demain sur le pouvoir d’achat.

Aujourd’hui, en demandant un référendum, c’est aussi à cet autoritarisme que nous voulons dire NON.

La démocratie, ce n’est pas un vote un dimanche et tous aux ordres pendant cinq ans.

Aussi, c’est aussi au mouvement social, aux revendications légitimes émises par les cheminots, les traminots, les fonctionnaires, les étudiants et tous les autres que nous voulons dire oui.

En disant oui à leurs revendications, je veux redire qu’en faisant cotiser les revenus financiers au même titre que les salaires, je veux redire qu’en modulant l’assiette des cotisations sociales pour pénaliser les entreprises qui font le choix de la finance contre celui du travail, en augmentant la masse salariale, en faisant reculer la précarité et le chômage, on trouvera les financements nécessaires pour assurer une protection sociale de qualité.

Avec une telle réforme, il sera possible d’assurer une bonne pension de retraite pour tous les salariés, dès 60 ans et plus tôt pour toutes les professions dont la pénibilité aura été reconnue, une pension permettant que la retraite ne soit pas une fin de vie, mais bien le moment d’une nouvelle vie.

En disant oui à leurs revendications, je veux redire qu’avec une vraie réforme de la fiscalité, on pourra créer les postes nécessaires dans la fonction publique. Et ainsi, les enseignants auront le temps et les moyens de mieux s’occuper de chaque élève, les infirmières de chaque patient, la justice de chaque plaignant ! En disant oui à ces revendications, je veux dire qu’avec un peu de volonté, on peut parfaitement augmenter le pouvoir d’achat. Nicolas Sarkozy, je sais pas si vous avez vu, est un homme de défi. Il chercherait à augmenter le pouvoir d’achat sans augmenter les salaires. D’autres ont essayé avant lui, par exemple tous ces enchanteurs qui pensaient changer le plomb en or. Et on attend toujours...

Aussi, je ferais plus appel aujourd’hui à la volonté qu’à la magie ! Avec un peu de volonté on peut taxer les profits pétroliers de Total, 12 milliards d’euros encore cette année, et ainsi baisser la TIPP et le prix de l’essence. Avec un peu de volonté on peut bloquer l’augmentation des loyers.

Avec un peu de volonté on peut acter la mort du CNE, en profiter pour enfin pénaliser la précarité, et le temps partiel imposé surtout aux femmes, et ainsi avancer vers la sécurisation de l’emploi.

Et avec un peu de volonté toujours, l’Etat peut augmenter le SMIC, les salaires des fonctionnaires et par exemple contraindre le patronat à négocier, branche après branche, pour refondre toutes les grilles de salaire dans le privé ! L’augmentation des salaires, les profits des entreprises le permettent, c’est un impératif, c’est incontournable, ce doit être tout de suite !

Et devant toutes ces attentes que le gouvernement n’entend pas, permettons que la voix du peuple se fasse entendre ! Et parce que tout est bloqué à Paris comme à Bruxelles, alors oui : exigeons un référendum !

Il faut un référendum sur ce nouveau traité parce que notre avenir à tous et toutes, de Talinn à Lisbonne, est aussi écrit dans les lignes tortueuses de ce traité Sarkozy.

Il faut un référendum parce que lorsqu’on se prétend démocrate, on ne décide pas de ce que sera l’avenir commun des peuples en conclave ou en congrès. A les entendre, l’urgence serait de relancer l’Europe, et pour cela d’adopter ce traité dont l’objectif serait de permettre à l’Europe de repartir.

Alors ce traité, ce ne serait donc quelques amendements pour faciliter le fonctionnement de l’Union. Ce serait un simple règlement intérieur.

Déjà, le projet défunt de constitution européenne, ils nous le vendaient comme un acte banal selon les uns, la solution à tous nos problèmes selon les autres. En fait, comme en 2005, ils cherchent donc à nous cacher que le but de ce traité est de soumettre nos vies et notre quotidien aux désirs des politiques libérales. Leur but n’est pas de débloquer l’Europe. Il n’y a donc aucune urgence à adopter ce traité qui n’est que le petit frère de la constitution européenne. La preuve, Giscard ne cesse d’en réclamer la paternité !

L’urgence est, au contraire de regarder pourquoi leur Europe est en panne et pourquoi, aujourd’hui, cette grande idée ne fait plus rêver personne.

Comment cett idéal de paix entre les Nations s’est métamorphosé en guerre permanente contre les salariés.

Directive après directive, l’Europe s’est construite pour remettre en cause toutes les victoires et les droits acquis par les luttes sociales et populaires des salariés européens. Et c’est partout en Europe, d’Allemagne en Hongrie, du Portugal en Slovénie que la contestation monte contre ces politiques faites en permanence contre les peuples.

L’urgence est de regarder pourquoi les peuples n’ont plus aucune confiance en Bruxelles et même souvent rejettent ce qui s’y décide.

Comment s’en étonner quand on compare leurs discours sur la démocratie et les droits de l’homme et la réalité d’un pouvoir renfermé sur lui-même, dogmatique comme jamais, insensible à toute la contestation qui monte en Europe contre les privatisations de services publics, la remise en cause des droits, les atteintes aux libertés individuelles.

L’urgence est de regarder pourquoi la promesse d’une Europe qui serait le contrepoids humaniste à la puissance américaine s’est muée jusqu’à faire de l’Union le premier de la classe, un peu fayot, de l’atlantisme. Le premier prix zélé du néolibéralisme.

Alors que l’Europe pourrait être la référence de tous les combattants de la liberté et de la justice sociale de par le monde !

Devant ce triste bilan, il ne peut être question de repartir avec un attelage impopulaire, dangereux et poussif. Et cet attelage, cette Europe là, c’est bien entendu celle du traité Sarkozy !

Cette Europe-là, notre peuple n’en veut pas. Et beaucoup de peuples d’Europe n’en veulent pas.

Ils ne veulent pas de l’Europe de la concurrence libre et non faussée, du moins disant social et de la démolition des services publics. Ils ne veulent pas de cette Europe mesquine qui à l’instar de Jean-Claude Trichet à la Banque centrale européenne, dorlote les banques, les marchés et les multinationales pour mieux maltraiter les salaires, l’investissement, et tout ce qui pourrait faire notre avenir. Cette Europe là, notre peuple l’a rejeté. Il l’a fait démocratiquement au terme d’un immense débat populaire. Et le peuple néerlandais a fait de même. Le non l’a emporté avec plus de 54% en France, 60% au Pays-Bas. Alors ils n’ont pas le droit de l’imposer au forceps ou de nous forcer la main avec ce traité Sarkozy. Ils n’ont pas droit d’imposer au peuple ce qu’il a lui même rejeté.

Et partout en Europe, toutes les études d’opinion le démontrent, les peuples veulent décider et refusent à leurs gouvernements le droit de parler en leur nom.

Ils nous disent que c’est le meilleur compromis possible.

Mais un compromis où les chefs d’Etat et de gouvernement décident à la place de leurs peuples ce qui serait bon pour eux n’est pas un compromis. C’est une atteinte aux droits des peuples.

Un compromis ne proposant pas la moindre inflexion des politiques économiques et sociales de l’Union, pas le moindre bougé de ses orientations diplomatiques, commerciales et militaires n’est pas un compromis. C’est une impardonnable fuite en avant !

Aussi, je veux le dire clairement. La gauche en France ne peut pas cautionner ce viol de la parole souveraine des Français.

La gauche ne peut pas laisser construire l’Europe sans les peuples qui la composent, contre les peuples qui la composent.

Alors oui, tous et toutes ensemble à gauche, exigeons un référendum ! Ce référendum, ces référendums partout en Europe, ils doivent être le moyen de bousculer tous ceux qui aujourd’hui font l’Europe leur chasse gardée avec la morgue indécente de ceux qui croient la posséder.

Ces référendums, ils doivent permettre de bousculer tous ceux qui cachent derrière leur froide assurance leur soutien total à une Europe qui ne serait plus un idéal de paix et d’entraide entre les peuples, mais bien le terrain d’une concurrence sauvage tout entière au bénéfice des plus forts.

Dans leur Europe, la guerre des tranchées laisse sa place à la guerre économique. On ne tue plus ses voisins mais on les jette au chômage. Et cette Europe serait la seule possible ? Elle le sera tant que les gouvernements sauront éloigner les peuples des décisions qu’ils prennent à Bruxelles. Elle le sera tant que les peuples n’interviendront pas directement dans les affaires européennes.

Aussi, en exigeant un référendum, on ne demande pas simplement de faire avaliser ou rejeter le traité Sarkozy ! Nous avons l’opportunité de favoriser l’intrusion, enfin, des aspirations populaires au coeur de l’Union européenne. Nous avons l’occasion, en laissant exprimer toutes ces attentes, de faire éclater, publiquement, l’exigence d’une autre Europe. Et c’est en avançant sur l’idée qu’une Europe démocratique, sociale, écologique, pacifiste est nécessaire que nous pourrons la rendre possible !

Alors oui, nous demandons un référendum ! Nous voulons un référendum accompagné, comme en 2005, d’un immense et large débat populaire ! Nous demandons un référendum, en France comme dans les 26 autres pays membres de l’Union pour saisir, tous et toutes ensemble, cette chance d’imposer d’autres priorités à l’Europe telle que la rêve Nicolas Sarkozy !

Nous voulons un référendum pour que les peuples imposent à l’Europe de s’engager plus pour la paix au Proche-Orient que pour le laisser-faire à l’OMC. Nous voulons un référendum pour que les peuples imposent à l’Europe d’enclencher la conversion écologique de notre économie plutôt que de la laisser continuer à soumettre l’énergie, le ferroviaire et l’agriculture aux logiques du tout marchand.

Nous voulons un référendum pour que les peuples imposent à l’Europe d’harmoniser enfin les droits humains et sociaux par le haut plutôt que d’encourager toujours le moins disant social et démocratique.

Et comme nous l’avons fait en 2005, les communistes seront au premier rang pour mener cette bataille du référendum. Comme en 2005, nous allons informer sur la réalité d’un traité dont les Françaises et les Français ne savent rien d’autre que les mensonges qu’en dit Nicolas Sarkozy et ses amis.

Et comme en 2005, face à ce traité Sarkozy qu’ils décrivent comme mini, mais qui est surtout minimaliste en matière de droit et de progrès social, nous démontrerons qu’avec un peu de volonté politique, l’Europe pourrait rapidement changer de visage !

L’Europe pourrait, en effet, prendre à bras le corps la question de l’argent, de son utilisation, de sa maîtrise par et pour les peuples. Et pour désarmer les fonds de pension et les marchés financiers, il faudra bien investir la mère de toutes les banques, cette BCE, afin que ce soit vous qui lui donniez sa feuille de route !

Et le rapport de force populaire pourra nous permettre de mettre l’argent au service des salaires, de la recherche, de la formation, de l’emploi, plutôt qu’au service des marchés financiers.

L’Europe pourrait mettre au coeur de son projet la coopération en matière de recherche, de partage des coûts, de modernisation de l’industrie et des services, et ce notamment pour la gestion de ce qui est notre bien commun.

L’intervention populaire dans le débat pourra faire avancer notre exigence de services publics pour l’énergie, les transports, l’eau, les communications, le logement…

Seule l’intervention populaire pourra garantir leur accessibilité à tous les citoyens et citoyennes, leur contribution positive à la protection de l’environnement, leur caractère décisif pour assurer l’épanouissement de chacun et de chacune, et ce partout en Europe !

L’Europe pourrait enfin, à l’instar de la bataille engagée par Gisèle Halimi pour imposer la clause de l’Européenne la plus favorisée, s’engager vraiment dans le progrès de notre civilisation.

Il s’agirait de prendre dans le droit de chaque Etat membre les dispositions les plus favorables aux femmes, aux salariés, aux jeunes pour en faire un socle du droit européen, un objectif à atteindre rapidement par les Etats !

Oui ce ne peut être que par l’intervention populaire que l’Europe pourra enfin passer de la marche arrière à la marche avant !

Alors oui, pour toutes ces raisons, oui il faut un référendum !

Et nous allons mener campagne ensemble pour l’obtenir !

En lien avec les luttes sociales et démocratiques, en phase avec les aspirations populaires, nous allons toutes et tous ensemble faire grandir l’exigence d’une autre Europe, d’une politique en France, et pour cela d’un autre ordre mondial afin, tout simplement que dans ce monde si riche, chacune et chacun est le droit au bien être et à la réussite.


De : Marie-George Buffet
jeudi 29 novembre 2007
Repost 0
Published by valenton rouge
commenter cet article
29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 20:07
Result2-copie-13.jpg
Repost 0
Published by valenton rouge
commenter cet article
28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 21:46

images-copie-1.jpg Jimmy Massey : « J’étais un assassin psychopathe »

 

Pendant près de douze ans, le sergent Jimmy Massey a été un US Marine aux nerfs d’acier et au cœur de pierre. Il a servi en Irak où il a participé à des atrocités, avant d’ouvrir les yeux et de lutter contre la politique belliciste de son pays. Il anime aujourd’hui l’association des vétérans d’Irak contre la guerre. Au Salon du livre de Caracas, où il a présenté son témoignage Cowboys del infierno, il a répondu aux questions de la journaliste cubaine Rosa Miriam Elizalde, de Cubadebate.

 

« J’ai 32 ans et je suis un assassin psychopathe bien entraîné. Tout ce que je sais faire dans la vie, c’est vendre aux jeunes l’idée de s’enrôler dans les Marines et de tuer. Je suis incapable de conserver un travail. Pour moi, les civils sont des êtres méprisables, des arriérés mentaux, des faibles, un troupeau de brebis. Et moi, je suis le chien de berger. Le déprédateur. Dans l’Armée, on m’appelait « Jimmy le Requin ».

 

Ceci est le deuxième paragraphe du livre écrit il y a trois ans par Jimmy Massey avec l’aide de la journaliste Natasha Saulnier. Kill ! Kill ! Kill ! a été présenté au Salon du livre de Caracas ; il s’agit du témoignage le plus violent jamais écrit par un ex-membre du corps des marines, arrivé en Irak avec les troupes d’invasion en 2003. Il a décidé de raconter aussi souvent qu’il le faudra comment il a pu jouer pendant douze ans le rôle d’un Marine impitoyable et pourquoi cette guerre l’a changé.

 

Jimmy a participé au principal débat du Salon du livre, dont le titre était pour le moins polémique : « Une révolution est-elle possible aux États-Unis ? », et son témoignage est sans doute celui qui a le plus impressionné le public. Il a les cheveux courts (coupe militaire), des lunettes noires, une démarche martiale et les bras couverts de tatouages. Il a l’air, très exactement, de ce qu’il était : un Marine. Quand il parle, c’est autre chose : il est profondément marqué par une expérience hallucinante qu’il voudrait épargner à d’autres jeunes gens naïfs. Comme il le dit dans son livre, il n’est pas le seul à avoir tué en Irak : l’exercice était quotidien pour ses compagnons aussi. Quatre ans après avoir quitté le théâtre des opérations, ses cauchemars le poursuivent encore.

 

Rosa Miriam Elizalde : Que signifient tous ces tatouages ?

 

Jimmy Massey : J’en ai beaucoup. Je me les suis fait faire à l’armée. Sur la main (il montre la zone comprise entre le pouce et l’annulaire), le symbole de Blackwater, une armée de mercenaires qui s’est constituée là où je suis né, en Caroline du Nord. Je me le suis fait faire par esprit de contestation, parce qu’il est interdit aux Marines de se tatouer les poignets et les mains. Un jour, avec les membres de mon peloton, on s’est tous saoulés et on s’est tous fait faire le même tatouage : un cow-boy aux yeux injectés de sang sur plusieurs as, l’image de la mort. Oui, cela veut dire exactement ce que tu penses : « tu as tué quelqu’un ». Sur le bras droit, le symbole des marines, le drapeau des États-Unis et celui du Texas, où je me suis enrôlé. Sur la poitrine, du côté gauche, un dragon chinois qui déchire la peau et signifie que la douleur est la faiblesse qui s’échappe du corps. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts.

 

Rosa Miriam Elizalde : Pourquoi dites-vous avoir trouvé chez les Marines les les pires individus que vous ayez jamais rencontrées ?

 

Jimmy Massey : Les États-Unis utilisent leurs Marines de deux façons : soit dans l’humanitaire, soit pour assassiner. J’ai passé douze ans dans le Corps des Marines des États-Unis et je ne suis jamais parti en mission humanitaire.

 

Rosa Miriam Elizalde : Avant de partir pour l’Irak, vous recrutiez des jeunes pour l’armée ? Qu’est-ce que cela représente d’être recruteur aux États-Unis ?

 

Jimmy Massey : Pour recruter il faut mentir. L’administration Bush a forcé la jeunesse étasunienne à s’enrôler dans l’armée. De quelle manière ? En usant d’un procédé qui était aussi le mien : des offres économiques. En trois ans, j’en ai recruté soixante-quatorze, aucun ne m’a dit qu’il voulait entrer dans l’armée pour défendre son pays, aucun n’avait de motivation d’ordre patriotique. Ils voulaient de l’argent pour entrer à l’Université ou pour avoir une couverture de santé. Je commençais par leur parler de tous ces avantages, et seulement à la fin, je leur faisais valoir qu’ils allaient servir la cause de la patrie. Jamais je n’ai pu recruter un seul fils de riche. Pour garder son travail quand on est recruteur, il ne faut pas s’embarrasser de scrupules.

 

Rosa Miriam Elizalde : Le Pentagone a revu à la baisse les conditions requises pour entrer dans l’armée. Qu’est-ce que cela signifie ?

 

Jimmy Massey : Les standards du recrutement ont beaucoup baissé, parce que presque personne ne veut s’enrôler. Avoir des problèmes de santé mentale ou un casier judiciaire ne constitue plus un obstacle. Des personnes ayant commis des actes qui leur ont valu plus d’un an de prison, des délits considérés comme sérieux, peuvent entrer dans l’armée, de même que des jeunes qui n’ont pas fini leurs études secondaires. S’ils réussissent le test mental, ils sont admis.

 

Rosa Miriam Elizalde : Vous avez changé après la guerre, mais quels étaient vos sentiments avant ?

 

Jimmy Massey : J’étais un troufion quelconque, qui gobait tout ce qu’on lui disait. C’est quand je suis devenu recruteur que j’ai commencé à ressentir un malaise : il fallait tout le temps que je mente.

 

Rosa Miriam Elizalde : Pourtant, vous étiez convaincu que votre pays s’engageait dans une guerre juste contre l’Irak.

 

Jimmy Massey : Oui, les rapports que nous recevions indiquaient que Saddam possédait des armes de destruction massive. Ce n’est que plus tard que nous avons appris que c’était pur mensonge.

 

Rosa Miriam Elizalde : Quand l’avez-vous appris ?

 

Jimmy Massey : En Irak, où je suis arrivé en mars 2003. Mon peloton a été envoyé sur les lieux qui avaient été ceux de l’armée irakienne, et nous y avons trouvé des milliers et des milliers de munitions dans des caisses étiquetées aux États-Unis : elles s’y trouvaient depuis que les États-Unis avaient décidé de soutenir le gouvernement de Saddam dans sa guerre contre l’Iran. J’ai vu des caisses avec le drapeau nord-américain et même des chars nord-américains. Mes Marines —j’étais sergent de catégorie E6, un grade supérieur à celui de simple sergent, et je commandais 45 Marines—, mes hommes me demandaient pourquoi il y avait des munitions des États-Unis en Irak. Ils ne comprenaient pas. Les rapports de la CIA nous avaient convaincus que Salmon Pac était un camp de terroristes et que nous allions trouver des armes chimiques et biologiques. Or, nous n’avons rien trouvé de tout ça. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à soupçonner que le contenu de notre mission était le pétrole.

 

Rosa Miriam Elizalde : Les passages les plus terribles de votre livre sont ceux où vous reconnaissez que vous êtes alors un assassin psychopathe. Pouvez-vous expliquer pourquoi vous le dites ?

 

Jimmy Massey : Je suis devenu un assassin psychopathe parce que j’ai été entraîné à tuer. Je ne suis pas né avec cette mentalité. C’est le Corps d’infanterie de Marine qui a fait de moi un gangster au service des grandes multinationales étasuniennes, un vulgaire délinquant. J’ai été entraîné pour exécuter aveuglément les ordres du président des États-Unis et rapporter au pays ce qu’il avait demandé, hors de toute espèce de considération morale. J’étais un psychopathe parce que j’ai appris à tirer d’abord et à interroger après, comme un malade et non comme un soldat professionnel qui ne doit affronter qu’un autre soldat. Or, s’il fallait tuer des femmes et des enfants, nous le faisions. Par conséquent nous n’étions plus des soldats, mais des mercenaires.

 

Rosa Miriam Elizalde : Comment êtes-vous parvenu à cette conclusion ?

 

Jimmy Massey : À la suite de plusieurs expériences. Notre travail consistait à entrer dans des quartiers urbains déterminés et à nous occuper de la sécurité des routes. Il y a eu un incident, parmi tant d’autres, qui m’a mis au bord du précipice : une voiture qui transportait des civils irakiens. Tous les rapports des services secrets qui nous tombaient entre les mains disaient que les voitures étaient chargées de bombes et d’explosifs. Nous ne recevions pas d’autre information. Les voitures arrivaient et nous tirions quelques salves d’avertissement ; si elles ne ralentissaient pas pour rouler à la vitesse que nous indiquions, nous tirions sans hésiter.

 

Rosa Miriam Elizalde : Avec des mitraillettes ?

 

Jimmy Massey : Oui, et nous attendions des explosions puisque les véhicules étaient criblés de balles. Il n’y a jamais eu d’explosion. Après, on ouvrait la voiture, et que trouvait-on ? Des morts et des blessés, mais pas une seule arme, aucune propagande d’Al Qaeda, rien. Des civils arrivés au mauvais endroit et au mauvais moment.

 

Rosa Miriam Elizalde : Vous racontez aussi que votre peloton a mitraillé une manifestation pacifique. Comment cela s’est-il passé ?

 

Jimmy Massey : C’était aux abords du complexe militaire de Rasheed, au sud de Bagdad, près du Tigre. Il y avait des manifestants au bout de la rue. C’étaient des jeunes, et ils n’avaient pas d’armes. Nous avons avancé et nous avons vu un char stationné sur un côté de la rue. Le conducteur du char nous a dit qu’il s’agissait de manifestants pacifiques. Si les Irakiens avaient voulu faire quelque chose, ils auraient pu faire sauter le char, mais ils ne l’ont pas fait. Nous étions tranquilles, nous pensions : « s ‘ils avaient eu envie de tirer, ils l’auraient déjà fait ». Ils étaient à environ deux cents mètres...

 

Rosa Miriam Elizalde : Et qui a donné l’ordre de mitrailler les manifestants ?

 

Jimmy Massey : Le haut commandement nous a indiqué de ne pas perdre de vue les civils, parce que pas mal de feddayins de la Garde républicaine retiraient leur uniforme et s’habillaient en civil pour lancer des attaques terroristes contre les soldats étasuniens. Les rapports de renseignement étaient connus de chacun des membres de la chaîne de commandement. Tous les Marines avaient une idée très claire de la structure de la chaîne de commandement organisée en Irak. Je crois que l’ordre de tirer provenait des hauts fonctionnaires de l’Administration, tant des centres de renseignement militaire que gouvernemental.

 

Rosa Miriam Elizalde : Qu’avez-vous fait ?

 

Jimmy Massey : J’ai regagné mon véhicule, un humvee (une jeep fortement équipée) et j’ai senti passer une balle au-dessus de ma tête. Les Marines ont commencé à tirer et moi aussi. Il n’y a pas eu de riposte de la part des manifestants. J’avais tiré douze fois, et pas une riposte… J’ai voulu m’assurer que nous avions tué selon les normes de combat de la Convention de Genève et les procédés réglementaires des opérations. J’ai essayé d’oublier leurs visages et je me suis mis à chercher leurs armes, mais il n’y en avait pas une seule.

 

Rosa Miriam Elizalde : Comment ont réagi vos supérieurs ?

 

Jimmy Massey : Ils m’ont dit : « Ça arrive de merder ».

 

Rosa Miriam Elizalde : Quand vos camarades ont appris qu’ils avaient été trompés, comment ont-ils réagi ?

 

Jimmy Massey : J’étais chef en second. Mes Marines me demandaient pourquoi on tuait tant de civils. « Tu ne peux pas parler au lieutenant ? » me disaient-ils. « Dis-leur qu’il nous faut un matériel adapté ». La réponse a été : « Non ! » Quand mes Marines se sont rendus compte qu’il s’agissait d’un grand mensonge, ils sont devenus comme fous. Notre première mission en Irak n’avait pas pour objectif d’apporter une aide alimentaire, comme le disaient pourtant les médias, mais d’assurer le contrôle des exploitations pétrolières de Bassora. Dans la ville de Karbala nous avons utilisé notre artillerie vingt-quatre heures d’affilée. C’est la première ville que nous avons attaquée. Moi, je croyais que nous devions apporter de l’aide médicale et alimentaire à la population. Non. Nous avons suivi notre chemin jusqu’aux exploitations pétrolières. Avant l’Irak, nous étions allés au Koweït.

 

Nous sommes arrivés en janvier 2003. Nos véhicules étaient pleins de vivres et de médicaments. J’ai demandé au lieutenant ce que nous allions en faire, parce qu’avec tout ce matériel à bord il n’y avait presque plus de place pour nous. Il m’a répondu que son capitaine lui avait donné l’ordre de tout laisser au Koweït. Peu après, nous avons été chargés de tout brûler : toutes les vivres et tout le matériel médical humanitaire.

 

Rosa Miriam Elizalde : Vous avez aussi dénoncé l’usage d’uranium appauvri...

 

Jimmy Massey : J’ai 35 ans et ma capacité pulmonaire a été réduite de 20 %. Selon les médecins, je souffre d’une maladie dégénérative de la colonne vertébrale qui s’accompagne de fatigue chronique et de douleurs dans les tendons. Autrefois, je courais tous les jours dix kilomètres pour le plaisir, et maintenant j’arrive tout juste à marcher sur cinq ou six kilomètres. J’ai même peur d’avoir des enfants. J’ai des inflammations du visage. Regarde cette photo (il me montre celle qui apparaît sur son badge du Salon du livre), elle a été prise peu après mon retour d’Irak. Je ressemble à une créature de Frankenstein et cela, je le dois à l’uranium appauvri. Imagine un peu ce que les Irakiens ont dû endurer...

 

Rosa Miriam Elizalde : Que s’est-il passé à votre retour aux États-Unis ?

 

Jimmy Massey : Je passais pour un fou, un lâche, un traître.

 

Rosa Miriam Elizalde : Vos supérieurs disent que tout ce que vous dites n’est que mensonge.

 

Jimmy Massey : Mais les preuves contre eux sont accablantes. L’armée nord-américaine est épuisée. Plus cette guerre durera, plus ma vérité aura de chances de se faire jour.

 

Rosa Miriam Elizalde : Le livre que vous avez présenté au Venezuela existe en espagnol et en français. Pourquoi n’a–t-il pas été publié aux États-Unis ?

 

Jimmy Massey : Les éditeurs ont exigé que les noms des personnes impliquées soient retirés et que la guerre en Irak soit présentée dans une sorte de brouillard, de manière moins crûe. Or, je n’y suis pas disposé. Des maisons d’édition comme New Press, censées être de gauche, ont refusé de me publier de crainte des poursuites judiciaires, les gens concernés par le livre pouvant porter plainte.

 

Rosa Miriam Elizalde : Pourquoi des médias comme le New York Times et le Washington Post ne reproduisent-ils pas votre témoignage ?

 

Jimmy Massey : Je ne répétais pas l’histoire officielle, selon laquelle les troupes étaient en Irak pour aider le peuple, je ne disais pas non plus que les civils meurent accidentellement. Je refuse de le dire. Je n’ai jamais vu de tir accidentel contre des Irakiens et je refuse de mentir.

 

Rosa Miriam Elizalde : Cette attitude a-t-elle changé ?

 

Jimmy Massey : Non, ils ont ouvert leurs pages à l’objection de conscience : les opinions et les livres de personnes qui sont contre la guerre mais qui n’ont pas vécu ce genre d’expérience. Ils ne veulent toujours pas regarder la réalité en face.

 

Rosa Miriam Elizalde : Avez-vous des photographies ou d’autres documents qui prouvent ce que vous racontez ?

 

Jimmy Massey : Non. Tout ce qui m’appartenait m’a été retiré quand j’ai reçu l’ordre de rentrer aux États-Unis. Je suis revenu d’Irak avec deux armes : ma tête et un couteau.

 

Rosa Miriam Elizalde : Y a-t-il une issue à la guerre, à court terme ?

 

Jimmy Massey : Non, ce que je constate, c’est que républicains et démocrates sont d’accord sur cette politique. La guerre est une grande affaire pour les deux partis, qui dépendent du complexe militaro-industriel. Il nous faudrait un troisième parti.

 

Rosa Miriam Elizalde : Lequel ?

 

Jimmy Massey : Celui du socialisme.

 

Rosa Miriam Elizalde : Vous avez participé à un débat qui s’intitulait : « États-Unis : la révolution est possible ». Y croyez-vous vraiment ?

 

Jimmy Massey : Elle a commencé. Dans le Sud, où je suis né.

 

Rosa Miriam Elizalde : Mais le Sud est, traditionnellement, la région la plus conservatrice du pays.

 

Jimmy Massey : Après l’ouragan Katrina, les choses ont changé. La Nouvelle-Orléans ressemble à Bagdad. Les gens du Sud s’indignent et se demandent tous les jours comment il est possible qu’on investisse des fortunes dans une guerre inutile à Bagdad et qu’on ait pas un sou pour la Nouvelle Orléans. Rappelez-vous que c’est dans le Sud qu’a commencé la plus grande rébellion du pays

 

Rosa Miriam Elizalde : Iriez-vous à Cuba ?

 

Jimmy Massey : J’ai beaucoup d’admiration pour Fidel Castro et pour le peuple de Cuba. Si je suis invité, bien sûr que j’irai. Je me fiche de ce que dit mon gouvernement. Personne ne décide où je peux ou ne peux pas aller.

 

Rosa Miriam Elizalde : Savez-vous que le symbole du mépris impérial envers notre nation est une photographie de Marines en train d’uriner sur la statue de José Marti, le Héros de notre indépendance ?

 

Jimmy Massey : Bien sûr. Lorsque j’étais au Corps des Marines on nous parlait de Cuba comme s’il s’agissait d’une colonie des États-Unis et on nous enseignait un peu d’histoire. Un Marine est censé apprendre des choses sur le pays qu’il va envahir, comme dit la chanson…

 

Rosa Miriam Elizalde : La chanson des Marines ?

 

Jimmy Massey : (Il chante) « From the halls of Montezuma, to the shores of Tripoli… » (Depuis les salons de Montezuma jusqu’aux plages de Tripoli...)

 

Rosa Miriam Elizalde : Autrement dit, le monde entier...

 

Jimmy Massey : Le rêve est effectivement de dominer le monde... même si pour le réaliser nous devons tous devenir des assassins.

 

Rosa Miriam Elizalde Periodista cubana.

 

http://www.voltairenet.org/article153248.html

 

Le livre Cowboys del infierno dans sa version espagnole, présenté au Salon du livre de Caracas (FILVEN 2007) en présence de Jimmy Massey. Vous pouvez acquérir cet ouvrage en vous adressant directement aux éditions Timeli (mail@timeli.ch).

 

Une édition française est parue sous le titre : Kill, Kill, Kill. La version originale en anglais n’a toujours pas été publiée faute d’éditeur anglo-saxon prêt à en prendre le risque politique.



De : Rosa Miriam Elizalde
Repost 0
Published by valenton rouge
commenter cet article
28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 20:17
article-SGE.MZA44.130607173724.photo00.photo.default-512x388.jpgSégolène Royal publiera donc le 3 décembre un nouveau livre intitulé Ma plus belle histoire, C'EST VOUS (notez les lettres capitales) aux éditions Grasset.

Selon nos informations, Mme Royal y révèle notamment le dialogue qu'elle a entretenu avec François Bayrou entre les deux tours. Elle se serait même rendue chez M. Bayrou, avant le face à face Sarkozy-Royal, et lui aurait proposé d'être son Premier Ministre. Elle aurait demandé à M. Bayrou s'il acceptait le poste afin qu'elle puisse l'annoncer lors du face à face. Mme Royal aurait donc dit face à Sarkozy : "J'ai proposé à François Bayrou d'être mon Premier Ministre et il a accepté le poste". Selon Mme Royal, cette annonce aurait changé le cours du face-à-face et aurait pu lui permettre de gagner les points qui lui manquaient pour battre Nicolas Sarkozy.

M. Bayrou a refusé qu'elle fasse cette annonce.

Selon Mme Royal, c'est Fred Vargas, une amie personnelle de M. Bayrou et d'elle-même, qui aurait organisé l'entretien chez François Bayrou.

François Bayrou vient de confirmer l'information de nonfiction.fr sur le site de l'hebdomadaire Marianne. Il a déclaré à nos confrères : "Il est exact qu'elle m'a demandé si elle pouvait l'annoncer lors de notre débat. J'ai dit "non ce n'est pas sérieux, ce ne sont pas des choses qu'on fait". La première raison pour laquelle j'y étais opposé est évidente : je n'ai jamais cru qu'elle pourrait être élue. Cette proposition n'avait donc pas de sens à mes yeux."
Repost 0
Published by valenton rouge
commenter cet article
28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 00:10

784023-959730.jpgLe Parti Communiste progresse à l'élection cantonale partielle du 25 novembre au Luc en Provence (Var)

 
Présidentielles 2007 (Marie George Buffet) : 230 voix 1,9%
Législatives 2007 (Helene Blanc) : 251 voix 2,7%
Cantonales 25 Nov 2007 (Pierre Bedrane) : 472 voix soit 7,63 %

Dans le Var une élection cantonale partielle s'est déroulée ce dimanche. Dans ce canton (Le Luc – Vidauban) où le PCF n'était plus présent depuis plus de 10 ans, nous avons présenté un candidat jeune (25ans) face à 5 candidats dont 3 maires.

Malgré une campagne très brève mais où le PCF s'est clairement affiché avec un discours véritablement communiste, le candidat a progressé de plus de 5% et a doublé le nombre de voix par rapport aux élections présidentielles.

On peut noter que le score de 12,41% sur la commune du Luc est considérable. Que dire des résultats des deux bureaux les plus populaires 19,64% et 17,41%. Nous sommes fiers de notre camarade Pierre Bedrane, fiers d'être communisteS.

Le déclin communiste n'est pas inscrit dans la nature des choses.
Repost 0
Published by valenton rouge
commenter cet article