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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 19:30

lenin-october-revolution.jpgOctobre vit et vivra



Article de Albano Nunes, membre du secrétariat du Parti communiste portugais (PCP), dans Avante, organe central du PCP à l'occasion du 94ème anniversaire de la Révolution d'Octobre



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Pour les communistes portugais, évoquer le 7 novembre et célébrer la première révolution socialiste victorieuse est un acte de cohérence révolutionnaire et de fidélité aux racines de son parti. Le PCP, tout en étant œuvre de la classe ouvrière portugais et produit du mûrissement du mouvement ouvrier portugais, est né de l'extraordinaire impact mondial de la Révolution d'Octobre et de l'exemple exaltant du parti bolchevique et de Lénine. Cette année où nous célébrons le 90ème anniversaire du Parti, il est particulièrement opportun de souligner que le 6 mars et le 7 novembre sont des moments inséparables de l'histoire de ce parti patriotique et internationaliste,une histoire que, avec ses victoires et ses défaites, ses lumières et ses ombres, le PCP assume fièrement dans son intégralité.



L'évocation du 7 novembre représente la juste valorisation d'une épopée qui, de la conquête du pouvoir par la classe ouvrière à l'entreprise pionnière de construction d'une nouvelle société, a transformé de fond en comble la vieille Russie impériale tsariste, démontrant aux travailleurs et aux peuples du monde entier que leur libération du joug du capital non seulement était possible, mais qu'était possible également la participation engagée et créative des travailleurs sous la direction de son avant-garde révolutionnaire à la construction sur les ruines du vieil ordre d'un nouvel ordre plus libre, plus juste, plus pacifique, plus humain, d'une société réellement supérieure à la société capitaliste.



Aujourd'hui, la lutte contre les campagnes visant à effacer la signification de la Révolution d'Octobre et à ré-écrire l'histoire de façon à priver les exploités et les opprimés de l'espoir et de la confiance dans la possibilité de victoire de leur lutte, occupe une place centrale dans la lutte contre l'idéologie bourgeoise. Et c'est pour cela qu'il est nécessaire de ne pas oublier les grandes avancées libératrices du XXème siècle, à commencer par toute une nouvelle génération de droits sociaux après la défaite du nazisme et du fascisme, sont inséparables de l'action désintéressée et du projet des communistes, et d'insister sur le fait queles défaites du socialisme en URSS et en Europe de l'Est n’annulent en rien ses extraordinaires réalisations, et ne changent rien à la nature exploiteuse, oppressive et agressive du capitalisme.



Vingt ans après la contre-révolution dans la patrie de Lénine et l'explosion triomphaliste d'un capitalisme victorieux du bras de fer de la « guerre froide », ce qui est au premier plan de l'actualité politique, ce sont les brutales manifestations de la crise du capitalisme et la confirmation que le socialisme est plus que jamais nécessaire et urgent. Dans l'époque historique que nous vivons ouverte par la Révolution d'Octobre,la phase de transition du capitalisme au socialisme reste la solution aux graves problèmes que doit affronter le monde actuellement, solution qui ne peut qu'être trouvée dans la voie de profondes transformations économiques et sociales, anti-monopolistes et anti-capitalistes qui dépasse les contradictions qui sont à l'origine de la crise structurelle et systémique dans laquelle est plongée le système capitaliste, à commencer par la contradiction entre le caractère social de la production et son appropriation privée.



Tout comme la Révolution d'Octobre a signifié un gigantesque bond en avant dans l'histoire de l'Humanité.



Mais un tel cap n'est pas inévitable. Il faut lutter sur tous les continents. Au Portugal, animés par les idéaux et les réalisations de la Révolution d'Octobre, nous n'accorderons pas de répit au pacte d'agression et nous continuerons la lutte pour une politique patriotique et de gauche, pour une démocratie avancée, pour le socialisme et le communisme, objectifs suprêmes du PCP.

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 19:24

manu-96ppp.gifLe capitalisme utilise sa propre crise à son profit faute d’organisation révolutionnaire suffisamment forte. Voilà qui se vérifie à nouveau, en Tunisie, en Europe, en France.

La super-austérité sera-t-elle au menu avant ou après les élections de 2012 ? Les deux !

Une deuxième série de mesures antisociales est annoncée pour dans quelques semaines après le plan Fillon de la fin de l’été. Le système prépare le terrain à une nouvelle « cure » au lendemain des élections au nom de la récession prévisible et de la dette publique que cette même politique des gouvernements successifs a creusée. Baisse des salaires, « restructurations » ravageuses, privatisations, le patronat a le pied posé sur l’accélérateur.

Pourtant l’autre constat majeur dans la période, c’est la persistance d’une opposition massive à cette politique. Le rapport de force manifesté l’an dernier pour défendre les retraites ne s’est pas évaporé. La journée d’action du 11 octobre n’a pas été l’échec annoncé. La mobilisation des cheminots, à plusieurs reprises, notamment le mouvement spontané des contrôleurs, montre un point de convergence possible des luttes pour le service public, alors que les premiers trains de voyageurs privés doivent circuler en décembre. Le monde le l’éducation a massivement fait grève le 27 septembre. Dans les raffineries, la métallurgie, l’agro-alimentaire, d’importantes luttes se développent qui posent les questions fondamentales de la politique industrielle.

Mais l’enfermement de la perspective politique sur l’échéance électorale, y compris dans les stratégies syndicales, pèse lourdement et anesthésie le mouvement social, décisif pour tout changement.

Communistes, dans le contexte pré-électoral, dans la campagne pour battre la droite et repousser l’extrême-droite, notre priorité est d’élever le niveau de riposte en partant de ces luttes actuelles, bien réelles, dans la perspective de l’aggravation brutale de l’offensive capitaliste comme celle qui frappe tour à tour les autres pays d’Europe.

Le plus contre-productif pour cela est de s’enfermer de même dans la perspective électorale et de rentrer dans la logique de l’alternance.

Que changerait une alternance avec l’équipe de François Hollande ? Se fera-t-elle dans l’intérêt des travailleurs ou des capitalistes ? Nous devons le dire clairement.

Dans tous les pays d’Europe, quand un gouvernement, usé, n’arrive plus à faire passer sa politique au service du capital, il passe la main à l’équipe de réserve, dans un sens ou dans un autre. En France, cette équipe, c’est le PS et ses satellites, nous en avons une solide expérience depuis 30 ans.

L’entourage de Hollande commence déjà à remettre en cause les minces promesses, faussement présentées comme sociales, de son programme.

La « gauche » se prépare aussi à poursuivre les contre-réformes structurelles, à faire la part du travail que la droite a plus de mal à faire passer. Souvenons-nous que la RGPP appliquée par Sarkozy contre la fonction publique découle de la LOLF (loi organique relative aux lois de finance) adoptée en commun par la droite et la « gauche » en 2000.

Constatons que depuis 2007, le pouvoir sarkozyste a accéléré le processus de marchandisation des services publics et la destruction des statuts des personnels mais a très peu privatisé. SNCF, Poste… : qui va passer à l’étape suivante ? Nous avons l’expérience de 1997/2002. Le choix récent des socialistes à la Région Ile-de-France de mettre en concurrence la RATP sur plusieurs lignes de tramway est indicatif.

La droite a considérablement dégradé les prestations de la Sécurité sociale en continuant la sape de son financement par la cotisation sociale. Le programme du PS, Aubry comme Hollande, prépare, avec un rôle nouveau de la CSG et sa fusion avec l’impôt sur le revenu, une remise en cause complète, gravissime, de ses fondements mêmes.  

Enfin, droite et « gauche » tirent la même conclusion de la crise : ils veulent « plus d’Europe », plus de « gouvernance européenne », c'est-à-dire de mise sous tutelle des démocraties nationales pour imposer le carcan de l’UE du capital.

Il est remarquable que le grand nombre qui veut se débarrasser à tout prix de la droite au pouvoir ne se fait pas non plus d’illusions sur le PS et l’alternance. Nous l’entendons tous les jours dans nos actions. Alors surtout, ce n’est pas au PCF d’en semer !

Le titre de l’Humanité-dimanche du 20 octobre est dramatiquement révélateur. « Hollande/Mélenchon, la véritable primaire commence ». On dénonce le danger du « vote utile » et on démontre l’inutilité du vote Mélenchon ! Celui qui va gagner, pas de doute, c’est Hollande ! Voilà qui confirme combien Mélenchon n’est qu’un rabatteur socialiste et le Front de gauche une force d’appoint de l’alternance.

Dans le détail, sur le même mode, le rapport du CN met en avant les « propositions de loi qu’une majorité de gauche devrait défendre ». C’est prendre les choses complètement à l’envers, placer les institutions avant les luttes, la victoire électorale de la « gauche » comme seul salut.

Pour sortir de cette impasse stratégique, il faudrait que le PCF affirme haut et fort qu’il exclut toute participation gouvernementale si Hollande est élu.   

De la même façon dans les contenus, Mélenchon et le Front de gauche font le complément du PS. Mélenchon peut promettre un peu n’importe quoi « s’il est élu », « s’il arrive en tête de la gauche ». Mais précisément ses quelques propositions s’apparentent à des surenchères sur le programme du PS qui du coup passe pour insuffisant mais allant quand même dans le bon sens. C’est tout le contraire que le PCF devrait produire dans la campagne : battre en brèche le consensus UMP/PS (et FN), porter les propositions de rupture fondamentales.

Il est heureux d’entendre enfin de nouveau le mot « nationalisation » mais soyons précis. Par exemple sur les banques.Un « pôle public financier », avec les institutions qui restent que la gauche plurielle n’a pas privatisées, c’est une belle illusion réformiste. Quand le PS et la droite voient que la recapitalisation des banques va devenir une nécessité pour « sauver l’euro » de la crise, ils préparent l’opinion à un nouveau renflouement, une sorte de nationalisation des pertes. La présence de quelques représentants de l’Etat en contrepartie dans le Conseil d’administration pour « impulser une autre politique du crédit » ne sera qu’un emballage pour faire passer la pilule. La nationalisation que nous voulons, c’est la nationalisation intégrale de chaque banque, sans indemnité aux actionnaires déjà gavés de dividendes (et la réintégration de la Banque Postale dans La Poste).

Le consensus le plus fondamental que le PCF devrait faire exploser, dans la suite de ses positions historiques, c’est le consensus européen. Que le Maastrichien Mélenchon défende l’UE et l’euro au nom d’une « autre Europe », c’est logique. Mais comment Pierre Laurent peut-il s’inquiéter que « l’UE risque de voler en éclats si elle n’est pas refondée » ? Là encore, il faut arrêter de semer des illusions, de chercher par tous les moyens comme le PGE à relégitimer l’UE dont le but est d’écraser les résistances nationales aux politiques du capital. Une bataille pour la rupture avec l’UE du capital et la fin de l’euro, instrument de la politique européenne d’austérité à perpétuité, peut déboucher sur une victoire politique majeure, quand « sauver l’euro » est l’obsession des dirigeants européens et le moyen de saigner les peuples. Le minimum, c’est d’ouvrir le débat dans le Parti, au CN. UE, Monnaie unique : est-ce que tout ce que le PCF a défendu jusqu’aux années 90 est à jeter aux orties ?  

Le malaise est grand dans le Parti. Cela se reflète également au Conseil national. Mélenchon et les prétentions du Parti de gauche passent très mal chez les camarades. Le Front de gauche profite unilatéralement aux « partenaires ». Ils auraient tort de se priver de ce que leur apporte la poursuite de la stratégie d’effacement du Parti.

Des organisations parallèles du Front de gauche se constituent, avec plus ou moins de difficultés, à tous les niveaux, tendant à supplanter celles du Parti. Elles se créent autour notamment de certains qui l’ont quitté, il y a plus ou moins longtemps, sur une base « droitière », contestant la raison d’être de la forme parti communiste, de personnalités d’obédience socialiste… Englober le PCF, en le vidant de sa substance, dans une organisation vaguement à gauche : le but du Front de gauche se confirme.

On ne peut laisser banaliser, aussi au Conseil national, des déclarations politiques aussi lourdes de signification que celles qu’a prononcées Pierre Laurent à la Fête de l’Humanité.

«  Et permettez-moi un mot à l’attention de mes amis socialistes et d’Europe-écologie/les Verts. Ma franchise sera excusée.

Il y a vingt ans, vous nous disiez : soyez démocratiques et nous sommes devenus démocratiques.

Il y a dix ans, vous nous disiez : soyez écologistes et nous sommes devenus écologistes.

Alors aujourd’hui, à vous amis socialistes et écologistes, nous vous disons : soyez de gauche ».

Les socialistes auraient eu raison ! Le modèle politique démocratique, c’est le PS. Ah non alors !

La raison d’être des partis communistes, de leurs fondements théoriques, de leur forme d’organisation spécifique, éprouvés par l’Histoire et une longue réflexion inachevée sur le socialisme et la démocratie, est plus grande que jamais pour les travailleurs dans la lutte des classes.

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 19:17

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« Cet homme ne va jamais se rendre. Si tu avais l’occasion de le voir face à face, tu verrais dans son regard qu’il ne vacillera pas. C’est un ermite, il a tout abandonné pour lutter aujourd’hui dans la jungle, avec 15 000 soldats à ses trousses. Ils ne l’auront pas » m’a confié mon interlocutrice colombienne sur le balcon d’un immeuble, une nuit d’août 2011 à Bogota.

Ce matin du 5 novembre je ne peux m’empêcher de penser à cette militante communiste lorsque j’apprends la mort au combat, survenu la veille, du commandant en chef des FARC. « Echec et mat » titre en une le célèbre hebdomadaire colombien SEMANA [1], affichant comme l’ensemble des grands médias du pays sa satisfaction à l’annonce du décès de l’ennemi n°1. « Je veux féliciter le Ministre de la Défense Juan Carlos Pinzon, l’armée, la Force Aérienne, la Marine Nationale, la police, tous les soldats et policiers de Colombie, car grâce à votre persévérance et à votre courage, ce grand coup, ce coup historique, à été possible » a annoncé Juan Manuel Santos dans une intervention suite à l’annonce du succès de l’opération. Il a également envoyé « un message à tous les membres de cette organisation (les FARC) : démobilisez-vous ! car sinon, comme nous l’avons annoncé et comme nous l’avons démontré, vous finirez dans une cellule ou dans une tombe » [2].

Né en 1948 dans la capitale, Guillermo Leon Saenz de son vrai nom, intègre la guérilla marxiste au début des années 80 Enfant d’une famille de classe moyenne, fils d’une pédagogue et d’un agronome, il étudie l’archéologie à l’Université Nationale de Bogota sans pour autant terminer son cursus. Militant au Parti Communiste Colombien, il se montre très radical dans ses idées et finit par rejoindre les rangs de la guérilla vers l’année 1984. Reconnaissable par sa barbe noire fournie et ses épaisses lunettes, celui qui était considéré comme “l’intellectuel” du groupe insurgé se démarque rapidement au sein du secrétariat comme l’un des plus fidèles bras droit des dirigeants Jacobo Arenas et Manuel Marulanda. A la mort de ce dernier en mars 2008, Cano devient celui chargé de remplacer le chef historique à la tête de la plus vieille guérilla du continent.

Traqué depuis plus de trois ans, le commandant guérillero a vu l’encerclement militaire se renforcer sérieusement ces derniers mois. Le vendredi 4 novembre, à 7 heures du matin, des avions des Forces Aériennes bombardent le campement insurgé localisé près de Suarez, dans le Cauca (Sud Ouest du pays). Suite à la décharge de bombes, une douzaine d’hélicoptères Black Hawk déposent des unités des Forces Spéciales dans la zone afin de poursuivre les opérations au sol. La résistance des combattants des FARC oblige l’armée à renouveler un bombardement afin de faciliter l’avancée des troupes sur terre. Une fois dans le campement, parmi les divers cadavres présents sur place, le corps d’Alfonso Cano est retrouvé. Méconnaissable (il ne portait plus sa barbe ni ses lunettes) il a fallu attendre l’expertise médicale pour identifier le chef rebelle, rapporte en détail le site semana.com [3].

« Les héros de la Colombie » fêtent leur victoire. Acclamées par les grands journaux, les Forces Spéciales de l’armée colombienne se sentent pousser des lauriers autour des oreilles. « A mes enfants je leur dirait que c’est cette équipe de héros qui a réalisé l’une des opérations les plus importantes du pays (...) je suis fier d’avoir fait l’Histoire » témoigne le major Raul Rodriguez, pilote de l’armée de l’air qui a participé à cette action [4]. Sur la chaîne de télévision Radio Caracol Nacional, annonçant la nouvelle, la journaliste rend à son tour hommage aux soldats : « on a parlé ces derniers mois d’une baisse de morale des forces militaires mais cela démontre une nouvelle fois l’appui et l’amour pour le travail des soldats, des policiers qui au quotidien combattent ces groupes guérilleros » [5].

L’Opération “Odyssée” (du nom d’”Odiseo” ou Ulysse selon la Mythologie grecque) met donc un terme à une « partie de chasse de trois ans » qui a « obsédée » les Forces Armées colombiennes, mobilisant 7.000 hommes pour traquer le chef insurgé [6]. Homme de lettres, “Cano” comme l’appellent ses compatriotes, laisse l’image, malgré de récents appels à la négociation, d’un homme intransigeant qui ne craignait pas la guerre contre Bogota. Hector Riveros Serrato, présent lors de négociations avec la guérilla au début des années 90, dit de lui qu’il était « un communiste convaincu, dans le sens le plus classique du terme. Il identifiait le capitalisme comme la racine de tous les maux et ne doutait pas un instant que le système politique n’était rien d’autre qu’une parodie de la démocratie qui se limitait a générer les conditions favorables aux propriétaires des moyens de production pour qu’ils s’approprient la plus-value que générait le travail. L’Orthodoxie pure. Cette croyance lui donnait le sang froid nécessaire pour percevoir l’enlèvement comme une façon de récupérer pour le peuple ce que les riches s’appropriaient injustement (...) Alfonso Cano était un délirant convaincu » [7].

Dès l’annonce de sa mort les observateurs et les spécialistes du conflit se bousculent pour pronostiquer la fin des FARC, maintes fois annoncée auparavant et ce à chaque victoire militaire de Bogota. Dans un communiqué officiel, la guérilla laisse claire que pour elle ce revers ne signifie pas la fin de son combat : « La seule réalité que symbolise la mort au combat du camarade Alfonso Cano, c’est l’immortelle résistance du peuple colombien qui préfère mourir debout plutôt que vivre à genoux en train de mendier (...) Ce n’est pas la première fois que les opprimés et exploités de Colombie pleurent à l’un de ses dirigeants. Non plus la première fois qu’ils le remplaceront avec courage et confiance absolue dans la victoire. La paix en Colombie ne naîtra pas d’une démobilisation, mais de l’abolition définitive des causes qui donnèrent naissance au soulèvement » [8]. La question est désormais de savoir qui est celui qui succédera à Cano et quelle stratégie envisagera de poursuivre le secrétariat des FARC.

En voyage en Colombie lors du mois d’août, je me suis entretenu avec des militantes du parti communiste, des femmes très âgées m’ayant offert l’occasion d’être témoin de leurs souvenirs de militantisme à travers plus d’un demi siècle d’histoire colombienne. Autour d’une table au siège du parti à Bogota, elles me racontent leurs anecdotes sur ces “camaradas del monte” (camarades des montagnes) qui ont choisi le fusil. Elles parlent d’eux comme une grand-mère parle de son petit-fils, avec beaucoup de tendresse et d’inquiétude, et toujours un peu de fierté. Aujourd’hui, alors que la majorité des médias sabrent le champagne à l’idée d’enterrer au plus vite le « terroriste » je sais qu’elles doivent être tristes. Je sais qu’elles pleurent sûrement Alfonso Cano comme on pleure un fils un peu imprudent et dont on savait à quel avenir lui prédestinaient ses choix.


Loïc Ramirez


[1] http://www.semana.com/nacion/cayo-cano/167049-3.aspx

[2] http://www.youtube.com/watch?v=UI0CJzJLsxU

[3] http://www.semana.com/nacion/cayo-cano/167049-3.aspx

[4] http://www.elpais.com.co/elpais/judicial/noticias/asi-son-heroes-dieron-baja-alfonso-cano

[5] http://www.youtube.com/watch?v=RygxwklMeHA

[6] http://www.semana.com/nacion/caceria-tres-anos/167041-3.aspx

[7] http://www.elespectador.com/impreso/temadeldia/articulo-309692-alfonso-cano-delirio-mortal

[8] http://www.farc-ep.co/?p=829

 

http://www.legrandsoir.info/l-odyssee-d-alfonso-cano.html
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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 19:03
annie-marie-costa-a-cote-de-son-avocat-m-e-blindauer-reclam.jpgThionville /
Nicolas Zaugra

La caissière de chez Cora Mondelange de son pseudonyme médiatique ou plutôt Anne-Marie Costa revient sur l’affaire du ticket de caisse qui lui a valu des menaces de licenciement de la part de son employeur. Elle est accusée d’avoir volé un bon de réduction imprimé au dos. Elle revient pour nous en exclusivité sur le buzz de l’année et nous livre sa vérité.

 

LOR’Actu.fr : Rappelez-nous les faits exacts qui vous été reproché par la direction de Cora Mondelange ?

 

Les faits exacts qui me sont reprochés c’est un vol de ticket de caisse. On m’a ensuite convoqué à un entretien préalable de licenciement, après cet entretien je découvre qu’on m’a fait un rappel à la loi, qu’on me reproche de ne pas être à jour dans mes arrêts maladie et on me reproche aussi des lettres d’insultes.

 

Comment avez-vous réagi à l’annonce de votre licenciement ?

 

Quand j’ai reçu ma lettre, ça s’est très mal passé. En fait je réalisais, d’une part qu’ils ont été jusqu’au bout et qu’ils ont porté plainte. C’est la parte de mon travail, je ne savais pas quoi faire. Je dois élever mon fils seul, je suis vraiment écroulée à cet instant.

 

Considérez-vous avoir volé ce ticket de caisse ou qualifieriez-vous ce geste d’anodin ?

 

Je ne pensais pas avoir fait un vol en prenant ce ticket et je l’ai fait ouvertement à ma caisse.

 

Comment ce vol a-t-il été prouvé ?  

 

Je pense que j’ai été surveillée parce qu’il fallait le faire pour, à ce moment-là tomber sur moi alors qu’il n’y avait pas de clients autour. Je suis membre élue au syndicat CGT et depuis l’arrivée de la nouvelle direction on est tous surveillés. S’ils me surveillaient à ce moment-là c’est qu’ils le faisaient depuis un moment et du coup ils m’attendaient pour le ticket. On reçoit aussi beaucoup de lettres recommandées de Cora…

 

Les employés : harcelés par des courriers recommandés

 

 

Crédit Photo : Google Street View 

 

Quel est le contenu de ces lettres recommandées que vous recevez de la part Cora Mondelange ?

 

Pour ma part j’ai reçu une lettre recommandée après avoir effectué une mission de mon mandat syndical, c’est-à-dire que je parlais à une collègue employée, le directeur est venu me dire « Bonjour »… et le lendemain j’ai reçu une lettre recommandée comme quoi je n’avais pas à le faire, que je ne pouvais pas l’interrompre dans son travail. Son courrier était très méchant… Une autre collègue a reçu un courrier car elle a fait ses achats pendant sa pause en laissant son panier derrière sa caisse, elle n’en avait pas le droit d’après Cora. Mon autre collègue André Martz, c’est 35 recommandés depuis l’arrivée de la nouvelle direction. C’est vraiment de la surveillance tout le temps…

 

Ensuite après avoir été accusée de vol par Cora, vous vous rendez au commissariat pour porter plainte contre Cora pour séquestration. Et là vous apprenez que le magasin a porté plainte contre vous pour vol.

 

En allant déposer plainte pour séquestration c’est là que j’ai découvert qu’ils portaient plainte contre moi pour vol. La décision du procureur de Thionville s’est faite sous deux jours. J’ai eu un rappel à la loi… pour un vol de ticket de caisse, c’est bien noté sur le rappel à la loi.

 

Un entretien préalable de licenciement a-t-il eu lieu ?

 

Oui oui… les faits se sont déroulés dans les environs du 24 septembre, j’ai reçu une convocation en octobre et l’entretien était prévu le 7 novembre. Il a été annulé, mais il faut savoir que l’entretien a juste été supprimé mais il faut savoir que ma chef de caisse organise des réunions d’une heure et demie pour rappeler les faits  aux hôtesses de caisse et leur dire que «ce n’est pas tout, elle a du voler autre chose», alors imaginez ce que mes collègues pensent de moi…

 

Aujourd’hui est-ce que vous craignez d’être licenciée par Cora du jour au lendemain ?

 

Oui tout à fait. Je ne pense pas que si je retourne chez Cora, je n’irai pas sans reproches. Je ne suis pas à l’abri d’un licenciement.

 

Quelle est l’ambiance de travail dans votre magasin ?

 

J’ai appelé deux collègues et j’ai été très déçue qu’ils me mettent sur le dos d’autres choses et qu’on dise « qu’Anne-Marie Costa a volé d’autres choses… qu’on me surveille souvent pour ça». L’ambiance est négative, on a l’impression qu’on va perdre notre travail, voilà l’ambiance. On essaye de faire croire que les caissières vont perdre leur travail à cause de la CGT, à cause du bruit qu’à provoqué cette affaire. Le problème c’est que ce n’est pas nous qui avons fait le bruit, ce sont les médias et les internautes. Pour les salariés c’est la CGT.

 

Anne-Marie Costa : «Je subis des pressions indirectes de la part de Cora»

 

 

Anne-Marie Costa lors de son témoignage dans Sept à Huit 

Crédit Photo : TF1 

 

Est-ce que vous subissez des pressions de la part de Cora depuis le buzz provoqué par cette affaire ?

Les pressions ne sont pas directes puisque je n’ai pas de rapport avec Cora. Elles partent par mes collègues. On m’a dit que c’était trop, que les médias en avaient trop faits, c’est là que la pression est.

 

Un buzz énorme provoqué sur les réseaux sociaux en quelques heures seulement. Vous attendiez-vous à un tel retour ?

 

Absolument pas ! J’imaginais que les gens allaient trouver cette affaire aberrante mais je ne pensais pas que ça allait prendre une telle ampleur. Au niveau des radios, des télévisions, absolument pas.

 

Qui a sorti cette affaire dans la presse ? Vous ou bien votre syndicat ?

 

C’est suite à une assemblée générale dans le local de la CGT de Cora Mondelange où cette affaire a été évoquée. Je ne pensais pas que ça allait faire un buzz incroyable comme ça…

 

Regrettez-vous ce buzz ?

 

Je ne peux pas le regretter, ce n’est pas moi qui l’a provoqué. Je ne peux pas me réjouir ou regretter. Si les gens ont autant réagi c’est qu’ils ont besoin de dire que quelque chose ne va pas. Si cette affaire continue à enflammer les réseaux sociaux c’est parce qu’ils comprennent qu’elle n’est pas terminée. C’est de la fumisterie de dire que tout va bien, que je vais être réintégrée. Bien sûr je n’ai pas perdu puisque l’entretien préalable de licenciement  a été annulé mais ça n’efface pas tout le reste.

 

Avez-vous le projet ou en tout cas l’envie de quitter Cora ?

 

On m’a posé plusieurs fois la question (hésitante), mais je ne sais pas, je ne sais plus. Je ne peux pas vous répondre.

 

Allez-vous porter plainte contre Cora suite à cette affaire ?

 

Avec mon avocat, on fera ce qu’il y à faire, oui. Il y a des choses qui ne se font pas et mon avocat fera le nécessaire.

 

Vos collègues de Cora vous soutiennent-ils ? Quelles sont leurs réactions ?

 

J’ai beaucoup de messages de soutien de la part de collègues à l’extérieur, celles en congés maternité par exemple. A l’intérieur du magasin, non, puisqu’elles ont trop peur, trop peur de la perte d’emploi. Elles se font monter contre moi. Je n’ai donc pas beaucoup de soutien de la part de mes collègues.

 

Votre enfant est-il au courant maintenant ?

 

Mon fils est au courant de ce qu’il s’est passé quand j’ai dû aller à la gendarmerie. Je lui ai expliqué que j’avais un petit souci puisqu’il m’attendait. Il est courant également car j’ai appuyé sur le bouton de la télévision et il a bien compris que j’étais à la télé. Mais il ne faut pas trop que je lui en raconte car ce n’est pas trop bon. Son papa étant décédé depuis 3 ans, je ne dois pas trop en faire.

 

Plainte contre Cora : « On ira jusqu’au bout »

 

Etes-vous confiante aujourd’hui ?

 

Je ne sais pas, j’ai vraiment le soutien dont j’ai besoin, on ira jusqu’au bout. Même les gens que je ne connais pas me soutiennent.

 

Le procureur de Thionville n’a pas maintenu votre plainte mais a donné raison à Cora. En voulez-vous à la justice ?

 

Oui ! C’est une plainte pour vol quand même, là on se dit que ce n’est pas possible, qu’on est dans un autre monde parce qu’il y a des choses beaucoup plus importantes. Il ne fait rien pour faire appliquer la loi (ndlr. le procureur de la République de Thionville)

 

Enfin, quand allez-vous reprendre votre poste chez Cora puisque vous êtes actuellement en arrêt maladie ?

 

Je ne sais pas, je ne sais vraiment pas. Je suis toujours sous antidépresseurs, je ne sais pas du tout.

 

Propos recueillis par téléphone le samedi 5 novembre 2011.

http://www.loractu.fr/thionville/825-la-caissiere-chez-cora-suis-labri-licenciement.html

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 18:51

groupemanouchian.jpgLe résistant Henry Karayan, l’un des deux derniers survivants du groupe Manouchian, est mort le 2 novembre à l’âge de 90 ans, a annoncé mardi l’Association nationale des anciens combattants et résistants Arméniens (Anacra).
Né le 3 mai 1921 à Istanbul (Turquie), Henry Karayan arrive en France en 1923. Il rencontre Missak Manouchian en 1942 et participe aux actions armées et aux sabotages menées par les Francs-Tireurs et Partisans - Main d’oeuvre immigrée (FTP-MOI) du groupe en région parisienne.
Responsable de la troisième équipe du groupe, il avait coutume de dire : "Moi, je ne tuais pas des civils, je ne tuais pas des Allemands, je tuais des nazis en uniforme".
Avec Arsène Tchakarian, 94 ans, désormais dernier survivant du groupe Manouchian, il témoignait régulièrement auprès des jeunes et avait aidé Robert Guédiguian pour son film "L’Armée du Crime" sorti en 2009.
Selon l’Anacra, Henry Karayan "a de tout temps souligné la fraternité d’armes entre tous ces immigrés qui dépassait tous les clivages religieux et identitaires" et qui ont fait "l’Europe avant l’heure".
Le Groupe Manouchian fut l’un des mouvements les plus actifs de la Résistance. A Paris, des groupes armés FTP-MOI, communistes, furent constitués dès avril 1942 et d’autres détachements formés en province. Pour toute la France, ils seront moins de 200.
En février 1943, Missak Manouchian rejoint un détachement des FTP-MOI d’une cinquantaine de Juifs roumains et hongrois et d’Arméniens qu’il commande six mois plus tard. Le groupe Manouchian réalisa une trentaine d’opérations de sabotages ou d’exécutions de collaborateurs d’août à mi-novembre 1943.
Vingt-trois membres du groupe sont arrêtés en région parisienne en novembre 1943. Torturés, ils sont livrés à la police militaire allemande et jugés par une cour martiale du tribunal allemand à Paris le 15 février 1944.
Les vingt-deux hommes sont fusillés au Mont-Valérien le 21 février 1944. La seule femme du groupe, Olga Bancic, est décapitée à la prison de Stuttgart le 10 mai 1944.
Au moment du procès, les Allemands impriment et placardent à 15.000 exemplaires une affiche qui présente sur un fond rouge les photos, les noms et les actions de dix résistants du groupe avec le slogan : "Des libérateurs ? La Libération ! Par l’armée du crime" et Manouchian "Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés".
L’affiche devient vite un symbole de la Résistance et des mains anonymes écrivent sur l’affiche "Morts pour la France".
Onze ans après, Aragon écrit un poème sur l’Affiche rouge, mis en musique et chanté quelques années plus tard par Léo Ferré.

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 22:12

12.11.11-RECTO.jpg

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 18:30

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 18:23

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 17:34

mikis-theodorakis-2011-6-8-17-0-11.jpg

 

Alors que la Grèce est placée sous tutelle de la Troïka, que l’Etat réprime les manifestations pour rassurer les marchés et que l’Europe poursuit les renflouements financiers, le compositeur Mikis Theodorakis a appelé les grecs à combattre et mis en garde les peuples d’Europe qu’au rythme où vont les choses les banques ramèneront le fascisme sur le continent.


Interviewé lors d’une émission politique très populaire en Grèce, Mikis Theodorakis, figure emblématique de la résistance à la junte des colonels, a averti que si la Grèce se soumet aux exigences de ses soi-disant "partenaires européens", c’en sera "fini de nous en tant que peuple et que nation". Il a accusé le gouvernement de n’être qu’une "fourmi" face à ses "partenaires", alors que le peuple le voit comme "brutal et offensif". Si cette politique continue, "nous ne pourrons survivre (…) la seule solution est de se lever et de combattre".
Résistant de la première heure contre l’occupation nazie et fasciste, combattant républicain lors de la guerre civile et torturé sous le régime des colonels, Mikis Théodorakis a également adressé une lettre ouverte aux peuples d’Europe, publié dans de nombreux journaux grecs. Extraits :

 
"Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. (…) Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle. Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne. La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elles-mêmes générées sous forme de dettes.
Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire fut le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté  et d’Europe. (…)

Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. (...)  
Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en Tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme."

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 17:29

arton15058-ae6b0.jpg« Il faut prendre l’argent où il se trouve, c’est-à-dire chez les pauvres. D’accord ils ne sont pas riches mais ils sont nombreux. » - Alphonse Allais


Il était une fois la Grèce un petit pays qui fut pour l’Europe la matrice de la civilisation et de la démocratie et qui traverse une période noire. Le plus triste est que des pays qui ont jailli du néant se permettent de faire la leçon. On lit quelques morceaux d’anthologie dans les dépêches main stream sur la morgue envers la Grèce : « A la veille du G20, mercredi soir, lors d’un mini-sommet de crise, la France et l’Allemagne ont posé un ultimatum à la Grèce : un référendum oui, mais pour décider si la Grèce reste ou non dans la zone euro. En attendant, le pays ne recevra plus un centime. (...) Pour Christophe Barbier le chevalier à l’écharpe rouge, de l’Express, la Grèce joue à la roulette russe. Le référendum grec est illégitime mais peut-être nécessaire. Illégitime, car les Grecs n’ont pas à décider du sort des Européens, et nécessaire si le oui l’emporte. (...) La zone euro peut « se passer » de la Grèce, déclare le ministre français des Affaires européennes Jean Leonetti sur RTL. « Parce que c’est 2% du PIB de la zone euro et c’est 4% de la dette de la zone euro. Donc, on peut les aider, on peut les sauver, on ne peut pas sauver non plus les gens malgré eux », a-t-il souligné. On ne peut pas « faire le bonheur des Grecs malgré eux », lance Jean-Claude Juncker lors d’un entretien à la télévision allemande ZDF.

On le voit, la façon dont on traite le peuple grec réduit à un ensemble de bras cassés appartenant aux « pays du Club Med » d’une façon péjorative, avec dans la même charrette l’Espagne, l’Italie et le Portugal est proprement scandaleuse. Elle dénote, de la part des gouvernants européens du Nord, une suffisance mal placée et une condescendance qui n’a pas lieu d’être. En fait, soulever les peuples les uns contre les autres est l’une des techniques du néolibéralisme sauvage qui permet à l’oligarchie des nantis des banques des détenteurs de continuer à diriger le monde selon leur doxa.

Qu’en est-il exactement de ces Grecs nés avec « un poil dans la main » qui les empêche dit-on de travailler ? Alex Andreou déconstruit l’argumentaire morbide du néolibéralisme. Nous lisons : « Ce qui est en train de se passer à Athènes en ce moment, c’est la résistance contre une invasion à peu près aussi brutale que celle de la Pologne en 1939 ». « Ce sont eux qui nous imposent toutes ces privatisations. Des sites historiques tels que l’Acropole pourraient être privatisés. Ils transformeront le Parthénon et l’ancienne Agora en Disneyland, et ils sous-paieront des gens à se déguiser en Platon ou en Socrate pour jouer les fantaisies des riches. » Poursuivant son amer constat, il écrit : « Laissez-moi donc démystifier un peu la mythologie développée par certains médias ». « Mythe n°1 : les Grecs sont paresseux : Et pourtant, les données de l’OCDE montrent qu’en 2008, les Grecs ont travaillé en moyenne 2120 heures par an, soit 690 heures de plus que les Allemands. » « Mythe n°2 : les Grecs partent trop tôt à la retraite : (...) En regardant les données d’Eurostats, on se rend compte que l’âge moyen de départ à la retraite était de 61,7 ans en 2005, soit plus que l’Allemagne, la France ou l’Italie. » « Mythe n°3 : la Grèce est une économie faible, qui n’aurait pas dû intégrer l’Union européenne : une des affirmations fréquemment adressées à la Grèce est que son adhésion à l’Union européenne lui a été accordée grâce au sentiment que la Grèce est le ’berceau de la démocratie’’. » (1)

« En 2005 poursuit-il, la Grèce était classée 22e pays mondial en termes de développement humain et de qualité de vie - soit mieux que la France, l’Allemagne, et le Royaume-Uni. Pas plus tard qu’en 2009, la Grèce avait le 24e plus haut ratio de PIB par habitant, selon la Banque mondiale. « Mythe n°4 : le premier plan de sauvetage était censé aider le peuple grec, mais a échoué. Non, ce plan n’était pas destiné à aider la Grèce, mais plutôt à garantir la stabilité de la zone Euro, et surtout à gagner du temps. » « Mythe n°5 : le second plan est conçu pour aider la Grèce et va certainement réussir. J’ai regardé la déclaration commune de Merkel et Sarkozy l’autre jour.(...) Leur propos était dénué de tout autre sens que ce dont nous sommes en train de discuter : de l’extension de la misère à venir, de la pauvreté, de la douleur et même de la mort de la souveraineté d’un partenaire européen. » En fait, la plupart des commentateurs s’accordent à dire que « ce second package a le même objectif que le premier : acheter du temps pour les banques, à grands frais pour le peuple grec ». « Mythe n°6 : les Grecs veulent le plan de sauvetage, mais pas l’austérité. C’est le mythe le plus tenace : les Grecs protestent car ils ne veulent pas du tout de plan de sauvetage. C’est une pure contre-vérité. Ils ont déjà accepté des restrictions budgétaires qui seraient aujourd’hui, inacceptables au Royaume-Uni (imaginez la politique de Cameron... et multipliez-la par 10). Or, les résultats ne sont pas au rendez-vous depuis six mois. » (1)

Dans une démocratie, c’est le peuple qui est souverain. Le peuple grec doit absolument être consulté dès lors qu’une décision cruciale sur son destin est en jeu. De plus, le peuple a confié la souveraineté à ses élus, il ne la leur a pas donné et ceux-ci n’en disposent pas. En effet, les élus n’ont pas le droit de transmettre cette souveraineté à quiconque sans l’accord du peuple. C’est ce qui est en jeu actuellement : la disparition de la Grèce comme pays souverain, et aussi la dilapidation de son patrimoine national (télécommunications, aéroports, ports, bâtiments publics, services publics). C’est l’ingérence européenne au contraire qui est illégitime puisqu’elle ne provient pas du peuple, et c’est le pillage euro-américain qui est scandaleux. L’Europe montre son vrai visage, c’est une dictature et la Grèce n’est pour elle qu’un protectorat.


Pourquoi la dette de la Grèce est devenue un tonneau des Danaïdes ?


On dit que ce qui était humainement possible de faire a été fait par le Premier ministre Papandréou. Le peuple grec a été pressuré. Mais rien n’y fait, la dette est toujours là comme ce fut le cas pour l’Algérie, la dette des années ’80 a été payée plusieurs fois, sans que le principal n’ai été entamé ; grâce en soit rendue à Michel Camdessus, directeur du FMI, qui venait souvent nous encourager à plus de désespoir en jetant sur le bord de la route, des centaines de milliers de travailleurs pour être dans la ligne du Consensus de Washington... La situation des pays endettés est partout la même, elle est aggravée en Grèce par l’évasion fiscale, on dit que plus de 120 milliards d’euros appartenant à des Grecs seraient en Suisse. Les paradis fiscaux malgré quelques actions cosmétiques sont plus florissants que jamais. On dit que sur l’île de Jersey habitent 35.000 habitants et 350.000 comptes en banque. Cherchez l’erreur !!!

Pour Eric Toussaint président du CADTM : « Il faut une solution radicale au problème de la dette publique, à travers un processus d’audit qui permette d’identifier la part illégitime de la dette et de la répudier ; cela implique une mobilisation citoyenne car les gouvernements actuels ne sont en aucun cas convaincus par cette voie. Ensuite, nous ne pouvons pas laisser les banques agir de la sorte : il faut socialiser ces entités et non leurs pertes. Les pouvoirs publics doivent mettre au point un dispositif afin de disposer d’un secteur public de crédit pour la population, de relancer l’économie, créer de l’emploi, etc. Nous devons nous doter d’une nouvelle discipline financière, rigoureuse, à l’égard des marchés financiers. » (2)

Une dépêche de Reuter de Vendredi 4 novembre à 9 heures nous apprend que « le gouvernement grec joue sa survie vendredi soir au Parlement lors d’un vote de confiance mais le sort du Premier ministre Georges Papandréou semble scellé après l’échec de sa proposition de référendum. Selon des sources gouvernementales, le chef du gouvernement socialiste a conclu jeudi un accord avec ses ministres par lequel il s’engage à démissionner et à laisser la place à un gouvernement de coalition s’ils l’aident à remporter le vote de confiance, lui accordant ainsi une sortie honorable. La proposition de référendum sur le plan européen d’aide financière à la Grèce, après avoir pris par surprise les dirigeants européens et toute la classe politique grecque, a finalement explosé au visage du Premier ministre. L’opposition de droite demande que Papandréou laisse place à un gouvernement d’intérim composé de techniciens, et de convoquer des élections anticipées. Ce qui devait arriver arriva, le peuple ne sera pas consulté, Papandréou a fait voter le n ième plan de rigueur, conformément aux odres du tandem d’enfer Merkel-Sarkozy.


Quelles conséquences pour la Grèce après une sortie de l’euro ?


Nous ne croyons pas que ce plan pas plus que les précédents ne soit la solution. Les Grecs revivent à leur façon les douze travaux d’hercule. Au lieu de nettoyer « les écuries d’Augias » de l’incurie, de l’évasion fiscale et de la corruption, Papandréou essaie de remplir un « tonneau des Danaïdes. Pourquoi la Grèce se fait elle laminer sans espoir réel de voir le bout du Tunnel ayant perdu son « fil d’Ariane » ? Peut être que la sortie de l’euro est préférable.

« En cas de sortie, lit-on dans une contribution du journal Le Monde, que pourrait-il se passer ? Référendum, nouveau plan d’aide, restructuration de la dette, abandon de l’euro, diminution de sa note par les agences de notation... Un an et demi après le premier plan d’aide accordé par l’UE et le FMI à la Grèce, les probabilités de faire sortir la Grèce de la zone euro n’ont jamais été si grandes. Une sortie de la Grèce de la zone euro fait partie des scénarios envisagés face à la gravité de la crise. Plusieurs économistes dressent prudemment un même scénario en deux actes : le chaos avant le retour à la compétitivité. Il y aura un mouvement de panique bancaire. Le retour à la drachme - qui irait de pair avec l’annonce d’une dévaluation compétitive - entraînerait irrévocablement une fuite des dépôts. Chaque épargnant grec préférant retirer son argent en euros plutôt qu’en drachme dévaluée. « L’inflation entraînant une baisse du pouvoir d’achat des ménages, faillites en série. » (3)

« Pour les particuliers comme pour les entreprises, les perdants seront ceux qui se sont endettés en euros. Les entreprises seront asphyxiées par leur crédit en euros. « Il faudra du temps avant que les investisseurs acceptent de prêter de l’argent à la Grèce », explique André Sapir. Le Wall Street Journal racontait par exemple la semaine dernière que des grandes firmes pharmaceutiques hésitaient d’ores et déjà à fournir des médicaments aux hôpitaux grecs. Au-delà des efforts nécessaires pour retrouver de la compétitivité qui passe par la baisse des salaires, les Grecs connaîtront une forte diminution de leur pouvoir d’achat conjuguée à une forte hausse du taux de chômage. Déprécier sa monnaie comme elle pourrait le faire en sortant de l’euro lui permettrait à moyen terme de renouer avec cette compétitivité. « Ce ne sera pas la fin de la Grèce, assure M.Fitoussi. Au prix de souffrances considérables, l’exemple argentin a montré qu’un pays pouvait se relever de la faillite. Pour la Grèce, cela passe par une politique monétaire maîtrisée et par une politique fiscale qui permette une collecte et un contrôle efficaces. » (3)


Conclusion


« Justement, l’Argentine est le contre-exemple d’un pays qui a résisté au bulldozer néolibéral et s’en est sorti. Pourquoi pas la Grèce ? La criante de l’Europe est ailleurs ; une sortie de la Grèce de la zone euro représente un saut dans l’inconnu. Cela signifierait que l’Euroland n’est pas une zone économique solidaire.

L’agence de notation Fitch a averti qu’un « non » des électeurs grecs menacerait la viabilité de toute la zone euro. L’effet contagion aux autres maillons faibles de la zone euro est déjà une réalité : les taux italiens à dix ans, déjà sous pression du fait de la difficile situation financière de Rome, s’inscrivaient nettement au-dessus de 6% mardi. Alors que le capitalisme connaît sa crise la plus sérieuse depuis celle des années 1930, les principaux partis de gauche semblent muets, embarrassés. Au mieux, ils promettent de ravauder le système. Plus souvent, ils cherchent à prouver leur sens des responsabilités en recommandant eux aussi une purge libérale. Combien de temps ce jeu politique verrouillé peut-il durer alors qu’enflent les colères sociales ? On ne distingue plus que deux catégories de population : la poignée de ceux qui profitent du capitalisme contemporain et la grande majorité qui le subit.

Notamment à travers le mécanisme de la dette. Au cours des trente dernières années, les maillons faibles de l’économie mondiale se situaient en Amérique latine, en Asie ou dans les pays dits « en transition » de l’ex-bloc soviétique. Depuis 2008, l’Union européenne, à son tour, suscite le doute. Alors que la dette extérieure totale des pays d’Amérique latine atteignait en moyenne 23% du Produit intérieur brut (PIB) fin 2009, elle s’établissait à 155% en Allemagne, 187% en Espagne, 191% en Grèce, 205% en France, 245% au Portugal et 1137% en Irlande. Du jamais vu. »

Serge Halimi rédacteur du Monde Diplomatique s’interroge sur la disparition en tant qu’alternative de progrès d’un projet socialiste porteur, en phase avec le mouvement du monde. Il écrit : « Les Américains qui manifestent contre Wall Street protestent aussi contre ses relais au sein du Parti démocrate et à la Maison-Blanche. Ils ignorent sans doute que les socialistes français continuent d’invoquer l’exemple de M. Barack Obama. Contrairement écrit-il, à M.Nicolas Sarkozy, le président des Etats-Unis aurait su, selon eux, agir contre les banques. S’agit-il seulement d’une méprise ? Qui ne veut pas (ou ne peut pas) s’attaquer aux piliers de l’ordre libéral (financiarisation, mondialisation des flux de capitaux et de marchandises) est tenté de personnaliser la catastrophe, d’imputer la crise du capitalisme aux erreurs de conception ou de gestion de son adversaire intérieur. En France, la faute incombera à « Sarkozy », en Italie, à « Berlusconi », en Allemagne, à « Merkel ». Fort bien, mais ailleurs ? » (4)

« Ailleurs et pas seulement aux Etats-Unis, des dirigeants politiques longtemps présentés comme des références par la gauche modérée affrontent eux aussi des cortèges indignés.

En Grèce, M.Georges Papandréou, président de l’Internationale socialiste, met en oeuvre une politique d’austérité draconienne qui combine privatisations massives, suppressions d’emplois dans la fonction publique et abandon de la souveraineté de son pays en matière économique et sociale à une « troïka » ultralibérale. Les gouvernements d’Espagne, du Portugal ou de Slovénie rappellent également que le terme de gauche s’est à ce point déprécié qu’on ne l’associe plus à un contenu politique particulier.

Renvoyant dos à dos la Droite et la Gauche actuelle, il pointe du doigt la fatalité des comportements socialistes européens qui deviennent, d’une certaine façon des victimes consentantes du modèle néo libéral. Il écrit : « Un des meilleurs procureurs de l’impasse de la social-démocratie européenne se trouve être le porte-parole... du Parti socialiste (PS) français. « Au sein de l’Union européenne, relève M. Benoît Hamon dans son dernier livre, le Parti socialiste européen (PSE) est historiquement associé, par le compromis qui le lie à la démocratie chrétienne, à la stratégie de libéralisation du marché intérieur et à ses conséquences sur les droits sociaux et les services publics. Ce sont des gouvernements socialistes qui ont négocié les plans d’austérité voulus par l’Union européenne et le Fonds monétaire international [FMI]. (...) Une partie de la gauche européenne ne conteste plus qu’il faille, à l’instar de la droite européenne, sacrifier l’Etat-providence pour rétablir l’équilibre budgétaire et flatter les marchés. (...) Nous avons été en plusieurs lieux du globe un obstacle à la marche du progrès. Je ne m’y résigne pas. » » (4)


Pr. Chems Eddine Chitour

Ecole polytechnique enp-edu.dz

 


1. Alex Adreou http://owni.fr/2011/06/26/la-crise-grecque-au-dela-de-la-myt...

2. http://www.cadtm.org/Eric-Toussaint-Les-banques-sont-le

3. Quelles conséquences pour la Grèce après une sortie de l’euro ? Le Monde 4.11.2011

4. Serge Halimi, novembre 2011 : Où est la gauche à l’heure de la tourmente économique ? http://www.monde-diplomatique. fr/2011/11/Halimi/46895

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