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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 17:17

03 novembre 2011

 


Les jours sont comptés pour  Henry "Hank" Skinner dont l’exécution est prévue au Texas le 9 novembre prochain. Sandrine Ageorges-Skinner, sa femme, continue de se battre pour prouver l’innocence de son époux. Entretien.

Ce qui est remarquable chez Sandrine Ageorges-Skinner n’est pas tant son statut d’épouse de condamné, que sa détermination, sa connaissance du terrain judiciaire et de la politique américaine. A moins d’une semaine de l’exécution programmée par l’Etat du Texas de son mari, condamné à mort pour meurtre le 9 novembre prochain, c’est l’attente interminable. Une ultime décision du juge concernant la révision des tests ADN pourrait encore l'innocenter.

France-Amérique : Sandrine, comment allez-vous?

S. A-S. : On fait aller. Nous n’avons pas trop le choix.  Nous n’avons aucune nouvelle des tribunaux.  On se dit que plus le calendrier avance, meilleures sont nos chances, car il est clair qu’il s’agit d’un jeu politique. Ils sont en train d’essayer de protéger Perry au maximum pour les primaires. Plus le juge attend pour rejeter la demande de tests ADN, plus la cour d’appel  sera obligée d’accorder un report de date. Ce qui va protéger Perry pendant plusieurs mois pendant qu’il fait campagne. Perry a fait la promotion de tous les nouveaux textes de loi pour améliorer la justice et il n’a pas du tout envie d’être confronté à cette question-là maintenant.

Légalement, quelle est la situation aujourd’hui ?

S. A-S. : Cela fait deux mois aujourd’hui que les avocats ont déposé une demande de tests ADN, comme l'autorise le nouveau texte de loi,  voté au printemps dernier et signé par Rick Perry en juin. Nous avons déposé la demande le 2 septembre. Depuis, nous n’avons aucune nouvelle. Le dossier est sur le bureau du juge Emmert, qui l’a condamné à mort et a déjà signé quatre mandats d’exécution. Nous n’avons aucune indication de la date à laquelle il va statuer, même si l’on s’attend à ce qu’il rejette notre proposition. Nous souhaiterions que cela aille vite en cour d’appel, car c’est là que le vrai débat va avoir lieu, puisque c’est un texte de loi tout neuf, qui n’a jamais été interprété. Il n’existe pas de jurisprudence, donc il n’y a pas de points de repères. L’avocate générale, Lynn Switzer, a récupéré le dossier quand son prédécesseur a été arrêté sur une liste de chefs d’inculpations longue comme le bras. Elle était assistante, a fait l’intérim, puis a été élue. Elle a tout le pouvoir et n’a pas besoin d’une décision du juge pour ordonner les tests ADN. Cela fait plusieurs années qu’on la tanne, mais elle ne bouge pas. Lors de la plainte au civil qui a été accordée par la Cour Suprême, elle a été obligée de témoigner sous serment et a commencé à dire des choses que l’on soupçonnait, mais qui sont quand même tombées du placard : à savoir qu’il lui manque la moitié des scellés, qu’elle n’est même pas sûre de l’endroit où sont stockés les scellés en sa possession, qu’elle ne sait pas dans quel état ils sont, s’ils sont exploitables ou non, et que le reste se trouve peut-être chez le shérif, mais qu’elle n’en est pas sûre et qu’il n’y a pas moyen de savoir !  Et comme par hasard, elle fait cette déclaration sous serment le 21 juillet et un nouveau mandat d’exécution est signé le 27 juillet !

Il paraît aberrant que la date d’exécution tienne toujours, alors qu’aucune décision n’a été prononcée quant aux tests ADN…

S. A-S. : C’est cela qui est extrêmement intéressant, et malheureusement les journalistes ne se penchent pas dessus : lorsque la Cour Suprême nous a donné raison, elle a renvoyé le dossier sur une cour inférieure le 7 avril, et à partir de ce moment-là, le sursis de la Cour Suprême n’existait plus. Il y avait un risque que le Texas fixe à nouveau une date d’exécution. Entre temps, les deux chambres ont voté en faveur du nouveau texte de loi, que le gouverneur Perry a signé le 17 juin. A partir de ce moment, on pensait qu’ils ne demanderaient pas de nouvelle date. Mais ce qui est très révélateur de ce dossier, c'est que l’avocate générale a déposé sous serment dans la plainte au civil le 21 juillet, et 6 jours plus tard, un nouveau mandat d’exécution était signé. Alors qu’ils savaient parfaitement que nous allions nous pourvoir au pénal. L’avocate générale se cache derrière ce qu’on lui dit de faire, comme l’ont fait ses prédécesseurs. Ils sont tous tellement mouillés jusqu’au cou depuis 16 ans et demi, qu’ils ne veulent pas lâcher et veulent tout faire pour que Hank soit exécuté. Mais heureusement pour lui, il a la chance d’avoir des avocats compétents, expérimentés et brillants !

Pensez-vous que la campagne médiatique pour sauver Hank puisse vraiment avoir un poids dans l’obtention d’un sursis ?

S. A-S. : Je vais récupérer demain toutes les signatures pour les envoyer à l'avocate générale, Lynn Switzer : il y a plus de 16 000 signatures dont plus de la moitié viennent du Texas. Cela ne va pas la faire changer d’avis, mais il est important que les médias se rendent compte de la pression.  Nous allons également lancer une autre pétition avec un message à Rick Perry.  Celui-ci se targue dans sa campagne des nouveaux textes de loi qu’il a signés au Texas pour améliorer la justice, et nous n’allons pas lui laisser l’opportunité de se cacher derrière qui que ce soit. D’ailleurs, nous n’allons déposer aucun recours en grâce, car nous ne voulons pas qu’il se serve de cela comme paravent. Nous allons aller directement vers lui pour l’exposer publiquement  en disant : vous avez pris ces engagements sur ces textes de loi, vous en faites la publicité, alors maintenant, que faites-vous ? C’est un coup de poker.  Mais il est vrai que, plus les jours passent, plus nous pensons qu’ils vont être obligés d’accorder un report de date ou un sursis.  Nous avons envie d’y croire, mais restons très méfiants, car ils ont des raisons de vouloir enterrer le dossier.  C’est affligeant. On parle de justice, et on est dans une espèce de manigance politique, un jeu de stratégie de bas étage.

Mentalement, dans quel état êtes-vous, actuellement, tous les deux ?

S. A-S. : Nous ne sommes ni confiants, ni pessimistes. On se prépare au pire, on se prépare au meilleur. Mais on ne spécule pas, car c’est impossible au Texas. C’est cela le plus dur pour les avocats, car il n’y a pas moyen de savoir sur quoi se reposer. Tout dépend de l’humeur politique du moment, et on ne sait franchement pas de quel côté ils vont faire pencher la balance. Evidemment, je me dis qu’il n’est pas possible qu’il parte comme ça, mais je reste extrêmement prudente quant à l’issue.

Avez-vous pensé aux différents scénarios, au lendemain du 9 novembre ?

S. A-S. : Je suis en train. Il va falloir envisager le pire, demander un devis aux pompes funèbres, appeler la famille en Virginie, voir s’il faut envisager un enterrement. Je n’ai pas envie de penser à cela, mais je ne peux pas ne pas m’en occuper.

Avez-vous pensé à ce que vous ferez sur le plan légal, s’il n’obtient pas de sursis ? Continuerez-vous la bataille ?

S. A-S. : Oui. S’il est exécuté mercredi prochain, je vais déposer une requête pour que les scellés ne soient pas détruits. Il nous faudra peut-être 10 ans pour prendre possession des scellés, mais nous allons les protéger, car sinon cela reviendrait à le tuer deux fois.

 

http://www.france-amerique.com/articles/2011/11/03/entretien_sandrine_ageorges-skinner.html

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 17:15

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 17:02

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 16:52

0211-charlie-hebdo-gueant_1.jpgPuisque demain c’est l’Aïd et que je vais passer ma journée à écrire au lieu d’égorger mon mouton dans ma baignoire comme tout bon musulman, autant que je prenne un peu de temps pour écrire sur un sujet éminemment « religieux » histoire de me souvenir que je fais encore partie de la communauté musulmane française …

 

Commençons par une histoire profane. En janvier 2010, j’étais invité à une conf’ à Dakar alors que mon titre de séjour avait expiré. Normalement, quand tu es étranger en France, tu ne voyages pas quand ton titre de séjour a expiré parce que tu sais qu’on ne te laissera pas rentrer. J’appelais quand même l’ambassade de France à Dakar, leur dit que j’arrivais avec un titre de séjour ayant expiré et qu’il me faudrait un visa de retour pour revenir. Ils me répondirent « Oh, mais venez donc ! » Je vins, fis ma conf’, me rendis au Consulat et me vis plus ou moins refuser le visa.  Après moultes péripéties que je vous épargne, mon labo intervint, je reçus mon visa et revint en France.

Mes amis choqués par l’attitude du consulat me demandèrent de bloguer mes aventures.  Je ne pus me résoudre à le faire. Certes, les gens du Consulat s’étaient incontestablement mal comportés avec moi. Ceci dit, j’avais l’impression que je les avais manipulés et que ç’aurait été de la mauvaise foi que de prendre leur attitude envers moi comme illustration des horreurs qu’ils font subir aux demandeurs de visa. En venant à Dakar, je savais qu’au vu du climat et de la politique d’immigration actuels, ils refuseraient de me délivrer rapidement un visa même si j’avais tous mes papiers en règles. Il était inenvisageable pour eux qu’un africain prît le risque de se déplacer alors que son titre de séjour avait expiré. Moi même, je ne l’avais fait que parce que j’avais la certitude absolue que le CNRS me soutiendrait sur ce coup là. Je bossais sur un projet important et à ce moment là, me remplacer l’aurait retardé. J’aurais travaillé dans le privé ou sur quelque chose de moins important, j’aurais fait comme tout le monde et aurais sagement attendu de recevoir mon nouveau titre de séjour avant de me déplacer. Mon déplacement donc était en partie une provocation. Je l’ai fait parce que je pouvais me le permettre. Pas pour des questions de principes comme je le laissais croire à mes amis. Il aurait été ignoble que j’en fasse un post de blog illustrant mon courage face à l’adversité consulaire française. Cela ne veut pas dire que les gens du consulat se sont bien comportés avec moi, loin de là. Juste que j’avais agi en attendant certaines conséquences et que je devais les subir sans faire semblant qu’elles étaient inattendues.

 

Maintenant ce post peut devenir religieux . La semaine dernière, le journal Charlie Hebdo, choqué, mais alors là absolument choqué que ces tunisiens que la France avait libérés de la dictature de Ben Ali et les Libyens que BHL avait initié à la philosophie française, aient osé respectivement voter pour un parti religieux et proclamer la charia, décida de donner une bonne leçon à tous les musulmans en invitant Mahomet comme réd-chef. Je n’ai franchement pas compris ce que Mahomet était censé faire dans ce numéro et j’avoue que je m’en fiche. Mon avis, avant même de lire ce numéro était que c’était une manœuvre facile surfant sur l’islamophobie de la société française pour renflouer les caisses du magazine et se donner un brevet de courage journalistique. Tout le monde sait que la plupart des musulmans n’aiment pas que l’on représente des images du prophète. Ce numéro était donc sûr d’offenser la majorité des musulmans. De plus que des français qui pendant des décennies avaient soutenu ou en tout cas s’étaient accommodés des pires dictateurs du monde arabe poussent de cris d’orfraie parce que 40% des tunisiens votent pour un parti certes religieux mais qui avait au moins eu le courage de lutter contre la dictature était pour le moins insultant. Ce que les français Charlie Hebdo en tête, nous disent, c’est : on s’en fout que vous vous fassiez torturer, tant que vous ne pratiquez pas ouvertement votre religion et ne compromettez pas nos vacances à 400 euros, ça nous va. Mais je digresse. Charlie Hebdo était sûr de choquer et d’offenser les musulmans, il voulait nous choquer et surtout, il attendait de pied ferme les menaces de mort pour jouir de son statut de journal courageux dont les dessinateurs sont menacés par ces méchants musulmans. Malgré tout, la veille de la sortie du numéro, une carpette souriante de la Mosquée de Paris est passée à la télé pour dire : « Mais non, vous n’y pensez pas, j’ai vu les dessins, je ne suis pas du tout choqué. L’islam est une religion de paix et nous sommes des musulmans modérés qui pratiquons l’islam de France. » Ou une quelconque connerie approchante. Boubekeur et ses affidés ont compris que pour la presse française, un bon musulman est un musulman qui s’excuse de ne pas boire de vin et de ne pas manger de porc.

Bien sûr, la réaction est arrivée ; dépassant les attentes les plus folles de Charb et de ses collaborateurs. Deux andouilles, certainement musulmanes, ont jeté un cocktail molotov dans les locaux de Charlie Hebdo détruisant tout. C’est inexcusable. La place de ces mecs est en prison et encore, ils ont de la chance que je ne décide pas, ils se retrouveraient dans un des cercles de l’enfer que je réserve aux idiots musulmans qui tombent dans des panneaux aussi énormes ! A condition bien évidemment qu’ils soient musulmans : si on découvre que ce sont des nazillons qui voulaient discréditer les musulmans, je les remercierait du fond de mon cœur de ne pas être musulmans.

Parce que pour l’instant, s’il est probable que ces mecs sont des musulmans, rien n’est certain. Ce qui n’empêche bien évidemment pas toute la France islamophobe de crier à l’attaque intolérable contre la liberté d’expression et à faire de Charlie le symbole de la menace obscurantiste qui plane sur les valeurs occidentales.

 

J’ai beau être musulman, je sais une ou deux choses sur la liberté d’expression. Et je pense que l’intelligentsia française a, en l’occurrence besoin de mes lumières africaines. La liberté d’expression menacée et le courage journalistique, c’est Norbert Zongo pour moi. Ce mec vivait au Burkina Faso, dictature soutenue par la France. Apprenant que le frère du président avait assassiné son propre chauffeur, il se mit à enquêter. Long story short, la garde présidentielle burkinabée l’assassinat en même temps que trois autres personnes dont le seul tort était de se trouver dans sa voiture et on retrouva leur corps calcinés. En initiant son enquête, Zongo savait que sa vie était en danger. Mais il ne le faisait pas pour emmerder François Compaoré. Tout ce qu’il voulait c’était informer son peuple sur ce qui se passait comme c’était son métier. Ce n’était pas un jeu, il faisait son devoir en prenant des risques. Et surtout, il ne tapait pas sur les plus faibles, non. Il s’intéressait aux turpitudes de l’élite de son pays. Charlie Hebdo qui tape sur les musulmans à partir de la France n’a rien à voir avec Norbert Zongo. Le président français actuel tout comme ses ministres de l’intérieur ont leurs moments d’islamophobie bien documentés. Charlie Hebdo qui met en scène le prophète énerve les musulmans certes mais est sûr de bénéficier du soutien de toute l’intelligentsia française et de se faire protéger par la police française qui, Ô surprise, a également ses moments de xénophobie bien documentés. Alors, I’m not impressed. Se faire brûler un siège (que les assurances rembourseront certainement) ne me paraît pas cher payé pour un tel branding. C’est certes plus que ce à quoi ils s’attendaient mais bon…  Je réserve mon admiration et ma compassion à des gens comme ceux à qui Al Jazeera consacre cette série documentaire ou alors, à la rigueur, aux gens de Médiapart ou du Canard qui n’ont pas peur de déplaire aux puissants de leur pays. Franchement, faire de Charlie le héraut de la liberté d’expression en France me parait insultant pour ce qui reste de la presse hexagonale.

 

Bruce Crumley chef de bureau de Time Mag a eu à peu près la même réaction que moi et ça lui a valu d’être accusé de dire à la fille violée qu’elle n’avait qu’à pas porter de minijupe. Je trouve que la comparaison est ignoble. Quand je vais à Dakar en sachant que mon titre de séjour a expiré ou quand Charlie Hebdo fait un buzz de trois jours sur son Charria Hebdo à venir, c’est de la provocation faite pour susciter une réaction dont nous savons que nous sommes en mesure de la neutraliser. Quand une fille porte une minijupe, elle s’habille selon son bon vouloir et ne s’attend absolument pas qu’un DSK se sente autorisé à lui sauter dessus. Les situations n’ont rien à voir. Si la comparaison vous vient à l’esprit parce que je dis d’une provocation que c’est une provocation, je me demande si vous ne pensez pas un peu que les prostituées qui se font violer l’ont quand même un peu cherché.

Bon c’était ma défense et illustration de mon obscurantiste religion à l’occasion de l’Aïd, je retourne à des choses plus amusantes. Bonne fêtes à tous ceux qui ont une baignoire où égorger un mouton..

 

 

http://hadyba.wordpress.com/2011/11/05/charlie-norbert-et-moi/

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 19:59

Gre__768_ve_de_la_faim_604.jpgTrois plaintes pour harcèlement, deux tentatives de suicide, des salariés en attente de reclassement depuis des années... Le conseil général de Seine-Saint-Denis a quelques difficultés à gérer ses nombreuses réorganisations internes.

Au départ, il y a une simple interrogation sur une signature numérique apposée au bas d'un arrêté du Conseil général de Seine-Saint-Denis. A l'arrivée, une tentative de suicide d'une salariée. Cet été, avec une autre collègue, elles ont déposé plainte contre X pour harcèlement moral. Toutes deux réclament des sanctions contre quatre cadres qui leur ont mené la vie dure.

Derrière cette affaire, on entrevoit une gestion chaotique de certains personnels au sein du Conseil général dirigé par le socialiste Claude Bartolone. Conséquence, selon deux rapports internes, de réorganisations difficiles. Concrètement, des salariés - entre 20 et 40 avançait le Canard enchaîné en 2010 - demeurent depuis des années chez eux, payés à ne rien faire en attendant un reclassement.

Signature déléguée numériquement

Depuis son refus de changer de poste, Michèle Fourier, gestionnaire des accidents du travail, se voyait sans cesse adresser des reproches par sa supérieure. Cette dernière exigea de collègues de Michèle Fourier qu'elles signent une attestation déclarant son incompétence, ce qu'elles refuseront toutes. Un matin, Michèle Fourier découvre que son armoire a été vidée de ses dossiers, un autre jour elle trouve quelqu'un installé à son bureau. L'employée a déposé plainte contre X pour harcèlement moral, elle est depuis en arrêt maladie pour dépression.

Dans le même bureau, Isabelle Ferreira, employée aux frais de déplacement, commençait à être vue d'un mauvais œil pour avoir pris la défense de sa collègue face à sa supérieure. Un jour, on vient trouver Isabelle Ferreira pour lui reprocher d'avoir imité la signature de cette même supérieure hiérarchique sur un arrêté. L'employé s'étonne. Elle reconnait avoir utilisé une signature numérique de sa supérieure, mais rappelle qu'il s'agit simplement d'une pratique mise en place en concertation avec cette dernière, pour gagner du temps. Sa supérieure dément.

Isabelle Ferreira est fragile et handicapée. En 2007, un médecin du travail préconisait sur un certificat de lui éviter toute situation stressante. Le 26 octobre 2009, ne supportant plus les pressions exercées sur elle, Isabelle Ferreira tente de se suicider, enfermée dans son bureau. Une mission d'information et d'expertise est mise en place par le Comité d"hygiène et de sécurité et épingle sévèrement la "mauvaise organisation" du service, le turnover permanent de l'encadrement et qualifie clairement cette tentative de suicide comme un "accident de service".

L'enquête administrative dresse pourtant un étrange bilan de l'affaire: personne n'a commis aucune faute. Ni la supérieure, ni Isabelle Ferreira. En ce qui concerne au moins l'affaire de la signature numérique, il n'était pourtant pas très compliqué de vérifier que la supérieure était informée. L'opération de scan a en effet été réalisée par l'informaticien du service, qui le certifie aux Inrocks :

"Oui, j'ai bien numérisé la signature de cette personne, en sa présence, et en la présence de madame Ferreira."

Aujourd'hui, Philippe Yvin, directeur général des services du département, explique que la signature numérique était "un épiphénomène" :

"L'essentiel n'était pas là. Madame Ferreira n'avait pas commis de faute, en revanche la gestion inadéquate de sa personne par la hiérarchie nous a conduit à nous séparer des personnes concernées." 

La mutation des quatre cadres concernés par l'affaire est donc une sanction qui ne dit pas son nom. "Ça voulait dire ça", reconnait aujourd'hui Philippe Yvin. Mais Isabelle Ferreira et Micheline Fourier désirent toujours un blâme officiel, elles ont donc déposé une plainte conte X visant quatre anciens supérieurs.

Jointe par téléphone dans son nouveau Conseil général, la supérieure incriminée "ne veut communiquer sur aucune information". Son avocat nous précise que sa cliente a déposé une plainte en diffamation qui a débouché sur la mise en examen de madame Ferreira et de Pascal Brun, le syndicaliste de la CFTC qui l'appuie depuis le début.

Payés à rester chez eux

Après cette affaire, Isabelle Ferreira n'a plus eu de bureau pendant plusieurs mois. Elle est payée à rester chez elle. Outrée, elle entame une grève de la faim dans le hall d'entrée du Conseil général afin d'obtenir des sanctions et la protection fonctionnelle, c'est-à-dire la prise en charge des frais de procédure par son administration. Au bout d'une journée à peine, cette demande est acceptée.

D'autres salariés du Conseil général n'ont pas fait autant de bruit autour de leur "détachement permanent". Le seul syndicat CFTC dénombre actuellement plus d'une dizaine de personnes qui seraient dans un placard. L'une d'elles, que nous avons contactée, est, depuis un arrêt maladie vieux de deux ans et demi, payée à rester chez elle, en attente d'un poste adéquate. Un membre d'un autre syndicat, souhaitant garder l'anonymat, confirme qu'il existe "un réel problème avec la gestion du personnel". Selon lui, la situation s'améliore toutefois tout doucement.

Pas langue de bois, Philippe Yvin reconnait qu'il y a toujours un certain nombre de personnes en reclassement, d'ailleurs "on en a un peu plus en ce moment". Il explique ce phénomène par les conséquences du transfert vers les départements, il y a quatre ans, des compétences étatiques sur les collèges, et du personnel qui va avec.

"Ce personnel n'est pas facile à reclasser car il souffre d'une certaine usure et de problèmes de santé à cause du travail physique qu'il fait. Et pour tout vous dire, l'Etat ne s'occupait pas vraiment d'eux auparavant."

Après vérification, la plupart des personnes contactées et en attente de reclassement travaillaient effectivement dans des collèges.

Si seul dans son bureau

En novembre 2010, dans un article intitulé Le paria du conseil général (du 93), le Canard enchaîné pointait, pour la deuxième fois en un an, la situation d'Alain, informaticien s'étant retrouvé du jour au lendemain seul, dans un grand bureau de 50 mètres carrés. Plus de téléphone, plus de connexion Internet, désactivation de son badge d'entrée, tentatives infructueuses de le placer en congé maladie,… "Heureusement que c'est un Conseil général de gauche", ironisait la caricature du Canard représentant un homme assis, seul, dans l'angle d'une grande pièce vide. Alain déposait alors une plainte contre Claude Bartolone pour "harcèlement".

 

Nous avons retrouvé Alain. Au début 2011, après une proposition de poste dans le service avec lequel il était en conflit, Alain a fait une tentative de suicide dans son bureau. "C'était exactement comme jeter une proie au loup", métaphorise-t-il. Depuis , il s'est vu payer une formation de deux ans, pour un master en développement durable à la Sorbonne. Mais sa plainte contre Claude Bartolone court toujours.

"Je n'ai rien contre lui, à part qu'il a toujours refusé de me rencontrer, je l'assigne car il est directeur du personnel. Mais ceux qui m'ont isolé autant de temps dans un bureau devront payer ça devant la justice."

L'un des supérieurs visé par Alain était le même que celui désigné par les plaintes d'Isabelle Ferreira et Michèle Fourier. Il n'a jamais été sanctionné, juste muté.

 

Geoffrey Le Guilcher 

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/72389/date/2011-11-04/article/plaintes-pour-harcelement-que-se-passe-t-il-au-conseil-general-du-93-1/

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 19:21

la_secu_c_est_vital.jpgDébat sur les prélèvements obligatoires et leur évolution


Par Annie David / 2 novembre 2011


Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, le rapporteur général de la commission des affaires sociales, Yves Daudigny, vient de dresser un tableau grave et même alarmant de nos finances sociales. Mme la rapporteure générale de la commission des finances l’avait également évoqué auparavant.

Notre sécurité sociale connait en effet les plus grandes difficultés ; notre système même de protection sociale est aujourd’hui menacé.

Tel est le résultat de la politique budgétaire, fiscale, sociale inefficace menée depuis des années. C’est la conséquence du refus systématique du Gouvernement de trouver des recettes pour assurer un meilleur équilibre financier de notre protection sociale et de l’inertie opposée devant les préconisations de tant d’experts, de tant de rapports, notamment de la Cour des comptes, pour une mobilisation plus active des niches sociales et fiscales.

Nous avons toutes et tous en mémoire, à la commission des affaires sociales – Yves Daudigny le rappelait à l’instant – les propos tellement clairs de Philippe Séguin sur le sujet. Didier Migaud ne dit pas autre chose, aujourd’hui, quand il déclare qu’il est urgent de recourir à ces assiettes largement exemptées de contributions sociales.

Nous le savons, les recettes existent. Nous sommes nombreux à l’affirmer et mon groupe ne fait pas exception.

Je pense à cet instant aux nombreuses interventions de Guy Fischer pour dénoncer le tabou des niches sociales et fiscales. Pourquoi, madame la ministre, est-il si difficile de les mobiliser ?

Votre gouvernement a préféré faire le choix de la maîtrise de la dépense publique, une « maîtrise ambitieuse », proclamez-vous même ! Or nous assistons plutôt à la réduction, parfois même l’amputation, de la dépense publique.

En matière de protection sociale, cette politique a des conséquences immédiates pour un grand nombre de nos concitoyens qui doivent subir sacrifices et injustices. Vous avez même, dans le cadre du PLFSS, que nous examinerons la semaine prochaine, fait des choix profondément injustes, par exemple en décidant l’assujettissement à la CSG du complément de libre choix – disposition heureusement supprimée par les députés –, puis en prévoyant le report de trois mois de la revalorisation des allocations familiales.

Madame la ministre, vous vous attaquez ainsi directement aux ménages les plus modestes, aux foyers avec de jeunes enfants. N’y a-t-il vraiment aucune autre « cible » à mettre à contribution ?

L’article XIII de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 dispose : « Une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre tous les citoyens en raison de leurs facultés. »

Il s’agit d’un principe fondamental, auquel la commission adhère, mais que vous semblez avoir oublié ces dernières années. Ce n’est d’ailleurs pas moi qui le dis, mais le Conseil des prélèvements obligatoires en faisant référence, dans son rapport de mai 2011, à une enquête de l’INSEE qui indique que, depuis 2004, le niveau de vie des plus modestes a cessé d’augmenter plus rapidement que celui des niveaux intermédiaires, tandis que celui des plus aisés continuait de progresser, essentiellement en raison de l’augmentation rapide des revenus du patrimoine.

Les revenus du patrimoine : voilà une piste facile à exploiter ! D’ailleurs, le dernier collectif budgétaire a augmenté les prélèvements sociaux qui les affectent, mais de 1,2 point seulement !

N’était-il vraiment pas possible d’aller plus loin ? Pourquoi ne pas envisager que ces prélèvements sur les revenus du capital alimentent davantage le budget de l’État ?

Peut-être pourrez-vous nous expliquer, madame la ministre, pourquoi, dans le contexte actuel si tendu des finances publiques, le Gouvernement se prive d’une telle marge de manœuvre ?

Permettez-moi de faire une autre citation tirée du rapport du Conseil des prélèvements obligatoires : « Globalement, le taux d’effort moyen des ménages a augmenté de 4,3 points entre 1990 et 2009 […] Ce taux d’effort n’a pas augmenté de façon identique pour toutes les catégories de ménages. »

Dans le secteur social, c’est évident ! Avec l’addition, dans le domaine de la santé, des franchises, des dépassements d’honoraires ou encore de la hausse du coût des mutuelles, force est de constater que les efforts ne sont pas répartis équitablement. Ces ponctions sur les ménages ne sont pas du tout effectuées en proportion de leurs revenus.

Le débat de ce soir nous aura permis de faire le constat – Mme la rapporteure générale de la commission des finances l’évoquait également dans sa conclusion – qu’il est donc urgent de changer l’orientation de notre politique de prélèvements obligatoires. La commission des affaires sociales, dans sa nouvelle configuration, en a pleinement conscience.

Mes chers collègues, comme l’a annoncé Yves Daudigny, nous nous emploierons à faire des propositions audacieuses et constructives à l’occasion du débat sur le PLFSS. Il nous faut en effet mettre un terme à l’incroyable accumulation de déficits que nous connaissons aujourd’hui. Nous aurons surtout à cœur de répartir équitablement les efforts entre l’ensemble de nos concitoyennes et concitoyens.

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 19:11

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Avant d’être débattu et voté en séance publique, chaque projet ou proposition de loi est examiné par l’une des six commissions permanentes du Sénat : Lois, Finances, Affaires économiques, Affaires étrangères et Défense, Affaires culturelles, Affaires sociales. Classées par commissions, retrouvez ici les interventions générales, les motions de procédure et les explications de vote des sénateurs du groupe CRC-SPG.

 

Délégués des Établissements publics de coopération intercommunale


Par Christian Favier / 2 novembre 2011


Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, pour le groupe CRC, cette proposition de loi, déposée par Jean Pierre Sueur, par ailleurs président de notre commission des lois, est doublement symbolique. Nous souhaitons, en effet, y voir, d’abord, la marque d’une volonté d’aller vers l’abrogation totale de la réforme des collectivités locales.

Nous nous réjouissons d’une telle perspective. En effet, nous n’avons jamais cessé d’agir contre l’adoption de cette mauvaise loi qui n’a rien à voir avec un vrai projet de coopération intercommunale !

Depuis, nous voulons contribuer à l’abrogation de cette réforme emblématique du Gouvernement, réforme que nous jugeons contraire à la décentralisation. Elle vise, en effet, à mettre aux pas l’ensemble des élus locaux et à susciter, à terme, la disparition des communes et des départements, leur « évaporation », comme avait pu le dire l’ancien Premier ministre Edouard Balladur.

Aussi, au cours des élections sénatoriales, nous avons mené campagne, sans ambiguïté, contre cette réforme. Et nous savons que nos collègues de gauche, voire un peu au-delà, ont aussi été de ce combat pour porter cette exigence d’abrogation.

C’est, chacun le reconnaît aujourd’hui, l’un des motifs majeurs à l’origine de ce basculement à gauche de la Haute Assemblée même si, à l’écoute du débat de cet après-midi, certains semblent ne pas avoir entendu complètement ce message.

Mme Nicole Bricq. Très bien !

M. Christian Favier. L’incompréhension, l’inquiétude, la colère de l’immense majorité des élus locaux, face à cette réforme et contre la fragilité financière de leur collectivité, doit donc trouver aujourd’hui un débouché politique.

Ces élus, ces grands électeurs, nous ont demandé de tout faire jusqu’à l’abrogation de cette loi.

Permettez-moi de reprendre les propos du président Bel, en ouverture de son intervention à cette tribune, le 11 octobre dernier : « Le 25 septembre dernier, les grands électeurs nous ont adressé un message fort. Ce message, nous l’avons entendu. À nous, en conséquence, de ne pas décevoir cette attente, de ne pas trahir cet espoir. »

Dans cette perspective, les modifications apportées par cette proposition de loi à la loi du 16 décembre 2010 représentent donc pour nous une première étape utile que nous ne saurions négliger, sans pour autant oublier toutes les autres marches qu’il nous faut encore franchir, comme l’abrogation du conseiller territorial, que nous défendrons devant vous dans quelques jours, pour parvenir à notre objectif commun porté par notre majorité sénatoriale.

M. Jean-Pierre Sueur. Très bien !

M. Christian Favier. Cet objectif a été rappelé du haut de cette tribune par le président Bel, le 11 octobre dernier. Il déclarait alors : « La réforme territoriale doit être abrogée et entièrement repensée. Une réforme est à l’évidence nécessaire, comme je l’ai entendu dire en bien des endroits. Mais celle-ci est allée, je le crois, dans le mauvais sens. »

Il s’agit pour nous non de tenter de la modifier, de l’aménager, d’en gommer seulement les excès, mais d’agir jusqu’à son abrogation.

Aujourd’hui, avec cette proposition de loi, il s’agit de stopper le rouleau compresseur en cours, avec la mise en place, à la hussarde, des schémas départementaux de coopération intercommunale ; de donner du temps à la réflexion de chaque commune et de chaque intercommunalité sur leur avenir ; enfin, et c’est un point essentiel pour nous, de retirer aux préfets le rôle exorbitant que la loi leur conférait dans ce domaine.

Il y a donc une certaine urgence à légiférer sur ces questions, puisque le terme des délais prévus dans la loi se rapproche dangereusement. Or tout le monde le reconnaît aujourd’hui, y compris le Premier ministre, il est devenu urgent de donner du temps au temps pour mettre en place ces schémas départementaux. Je crois même que François Fillon a déclaré qu’il envisageait d’utiliser un véhicule législatif pour y parvenir.

Eh bien, cette proposition de loi est là, à sa disposition ! Elle peut rapidement, si elle est adoptée par notre assemblée, être présentée devant l’Assemblée nationale pour y être votée.

Ainsi, les dysfonctionnements que chacun reconnaît aujourd’hui seraient alors gommés dans un cadre législatif assurant une assise juridique plus solide que les propos d’un ministre, fût-il Premier ministre, qui ne peut, même par circulaire, remettre en cause les termes de la loi.

Monsieur le ministre, à ce propos, permettez-moi de vous faire une double demande.

Partout dans la presse locale, des échos sont apparus laissant entendre qu’en de très nombreux endroits ces schémas départementaux ont été massivement rejetés lors des votes sur les propositions préfectorales, dans les conseils municipaux, les assemblées intercommunales et les assemblées délibératives des syndicats.

De votre côté, vous avez reconnu, y compris cet après-midi, l’existence de nombreux désaccords, tout en en minimisant globalement le nombre.

Ma première question est donc simple : monsieur le ministre, pour éclairer notre assemblée, pourriez-vous nous transmettre un état récapitulatif, département par département, des situations en nombre d’intercommunalités et de syndicats actuellement en place et, en regard, les propositions actuelles des préfets ?

Par ailleurs, pourriez-vous nous remettre un état complet, département par département, du résultat des consultations qui se sont déroulées sur ces projets ? Nous avons, me semble-t-il, tous besoin d’une telle transparence.

M. Alain Richard, rapporteur. Très juste !

M. Christian Favier. En répondant favorablement à ces demandes, monsieur le ministre, vous éclaireriez nos travaux futurs.

Mais revenons à la proposition de loi qui nous est soumise.

Au début de mon propos, j’ai indiqué que ce texte était symbolique à un double titre pour les membres de notre groupe. Après avoir affirmé notre souhait de voir abroger la loi du 16 décembre 2010, je voudrais maintenant évoquer le chemin qu’il nous reste à parcourir pour parvenir à une nouvelle réforme, démocratique, de nos institutions locales.

En effet, une fois la loi précitée abrogée, il nous faudra bien entendu reconstruire. Nous ne pouvons en rester au statu quo, car le besoin de réforme est réel. Les états généraux des élus locaux en préparation nous permettront, me semble-t-il, d’ouvrir d’autres voies ; nous en serons, pour notre part, des acteurs engagés et responsables, mais aussi exigeants et vigilants.

En attendant, nous voterons en faveur de l’adoption de cette proposition de loi, qui permettra de régler un certain nombre de questions importantes, en reprenant notamment des propositions que nous avons déjà soutenues ; en particulier, le rôle exorbitant des préfets se trouvera restreint. Voilà qui va dans le bon sens et ne peut que nous satisfaire.

Nous tenons, dans le même temps, à réaffirmer notre opposition à l’achèvement autoritaire de la carte de l’intercommunalité, laquelle doit, à nos yeux, être toujours librement consentie et fondée sur un vrai projet de territoire, au service des habitants de celui-ci. Cette question me semble plus importante que le débat quelque peu laborieux sur la date d’adoption de la carte de l’intercommunalité auquel nous avons assisté cet après-midi et qui n’est pas à la hauteur des enjeux, ni des attentes de nos concitoyens.

Mme Marie-France Beaufils. Très bien !

M. Christian Favier. Nous ne pensons toujours pas que les schémas départementaux de la coopération intercommunale doivent avoir pour finalité de supprimer systématiquement tous les syndicats intercommunaux existants ou de réduire drastiquement leur nombre : ils répondent souvent à de réels besoins.

Aussi, afin d’affirmer avec force notre volonté d’abroger l’ensemble de la loi du 16 décembre 2010, soutiendrons-nous un amendement tendant à insérer un article additionnel avant l’article 1er ayant cet objet. Ainsi, la nouvelle majorité de gauche du Sénat mettra ses actes en cohérence avec ses paroles : nos concitoyens attendent de nous un tel courage politique !

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 16:03


940900-1116513.jpgLes Grecs s'étonnent de l'impact européen voire mondial de la politique menée par leurs dirigeants, Papandréou en tête. Les rumeurs se nourrissent de feta au petit lait et, selon l'hebdomadaire satirique « La Souris », qui s'arrache dans les kiosques, le premier homme politique européen ayant rencontré l'administration américaine juste après le sommet du 26 octobre fut Stavros Lambrinidis, ministre des Affaires étrangères du Protectorat grec et homme de confiance de Papandréou. L'ethnologue Panagiotis Grigoriou raconte ici les conclusions qu'en tire l'hebdomadaire grec.



Nous attendons avec méfiance les résultats du vote de... confiance au gouvernement Papandreou, au Parlement ce vendredi. Les syndicats appellent à manifester, le parti communiste (KKE) et les autres partis de la gauche également.

Hier, encore une journée folle. Tout le monde suivait les événements partout. Radios, télés, internet ; dans les rues les rumeurs se nourrissaient de feta au petit lait. On lisait les titres des journaux devant les kiosques et les commentaires tombaient spontanés, amers et ironiques. Mais c'est surtout le titre de Libération qui a fait tant couler d'encre ici, sous le Parthénon. Quelle fierté, cette petite leçon de grec sur la une du grand quotidien français, à croire que nous tenons pour une seule journée certes, toute la grammaire du monde.

Pour un Premier Ministre dont la langue maternelle est l'américain, c'est de surcroît un exploit. Tremblez, Homère, Aristote et Platon, voilà Papandreou, « tiens, même les Chinois ont fait des déclarations sur notre référendum, la muraille de Chine tremble aussi », s'exclame un étudiant à haute voix et tout le monde rigole et applaudit dans le bistrot à deux pas de la place de la Constitution, certains évoquent l'autre sobriquet de Papandreou : « Crime Minister ».

« Mémorandation »

Depuis le feu d'artifice référendaire, le sarcasme court le marathon dans les rues mais il n'est pas seul. Il rencontre l'indignation et peut-être bien l'apocalypse ; nouveau savoir révélé par notre nouvelle condition inhumaine ici. Eh oui, nous avons découvert ... le Dessous Des Cartes - Mit offenen Karten en allemand - en dix-sept mois de vie sous « mémorandation », si on peut designer ainsi l'occupation toujours plus élaborée, imposée à la Grèce depuis le premier mémorandum de 2010, signé entre Papandreou, le FMI, la Commission européenne et la BCE, sans que le peuple soit consulté.
 
Mais 2010 est déjà loin, très loin. Entre temps, la propagande des nos sous-administrateurs coloniaux qui prétendre être encore ministres et députés, ne passe plus. Ils jouent au théâtre incarnant, tantôt Les Guêpes au sein du parlement, tantôt Iphigénie à Cannes, peine perdue.

Notre vilaine petite souris s'arrache dans les kiosques (La SourisTo Pontiki, hebdomadaire satirique, titre ce jeudi : « Chantage made in USA - Référendum »). Notre Souris note que le premier homme politique européen ayant rencontré l'administration américaine juste après le sommet du 26 octobre, fut Stavros Lambrinidis, Ministre des Affaires étrangères de notre Protectorat et homme de confiance de Papandreou. Il a déclaré après sa rencontre avec Hillary Clinton, le 28 octobre : « C'était une rencontre très positive, dans une ambiance de confiance également positive, prouvant que désormais, la Grèce et les États-Unis d'Amérique ont une approche commune concernant pas mal de choses ».

L'hebdomadaire satirique grec soulignant le mot « désormais », suggère que c'est lors de cette rencontre, que Lambrinidis aurait informé Hillary Clinton de la décision de Papandreou sur le référendum. Une belle munition poursuit la Souris, à la guerre des États-Unis contre l'Allemagne et sa monnaie, l'euro, une preuve supplémentaire concernant les liens de sang entre Papandreou et les intérêts de Washington (sic). Un de mes interlocuteurs d'hier a résumé l'affaire ainsi : « Papandreou mène une vraie politique nationale en faveur de son pays… les États-Unis ! »...

Sous les pavés la Mer Égée ?

En tout cas, Angela Merkel, suivie par Nicolas Sarkozy, a vite réagi, ramenant petit George à l'essentiel, c'est à dire, au nouveau mémorandum du 27 octobre, sur lequel (comme pour les précédents) le peuple grec ne doit en aucun cas être consulté, même si, ce traité officialise la colonisation et la déconstruction de la souveraineté du pays.

Les citoyens grecs ont également compris une autre chose. Le premier mémorandum a été adopté de manière anticonstitutionnelle, malgré une première décision bienveillante de la… Haute Cour de justice. Nombreux sont ainsi, ceux qui en Grèce préparent un après, comportant la mise en examen des députés (droite, extrême droite et P.S.) qui ont paraphé le premier texte. Sans ignorer la colère du peuple qui crie « au poteau », et organise des pendaisons publiques (et pour l'instant symboliques) dans nombreux départements, concernant les photos de… leurs élus, au Parlement.
 
Les événements du 28 Octobre ont sans doute précipité le calendrier d'Angela Merkel. En effet le drapeau allemand et celui de l'Union Européenne ont été brulés, et pas seulement à Patras. Donc, la politique allemande pense avoir obtenu ce qu'elle voulait. Un questionnement alors imposé, lors d'un référendum improbable, (oui ou non à l'euro, et non pas, oui ou non au mémorandum qui impose la perte de la souveraineté car c'est par cette question qu'il faut commencer et ensuite seulement, examiner le reste, abandon ou pas de la monnaie euro-allemande, ou la sortie de l'Union Européenne).

La ridiculisation de Papandreou à Cannes, passe ici pour secondaire, elle ne semble pas chagriner vraiment les Grecs. Ce que le directoire de Cannes à imposé, prévoit une sorte d'accord très probable entre le P.S. et la Nouvelle Démocratie (la droite), en vue d'assumer la lourde responsabilité de l'adoption du mémorandum du 26 Octobre si possible à plus de 180 voix (sur 300) au Parlement, ce qui sauve certaines apparences de conformité avec la Constitution, voilà le vrai fond de la boite de Pandore.

Ensuite, le schéma gouvernemental de transition comme le suggèrent déjà certains médias et les partis du mémorandum, vont probablement organiser des élections législatives, au lieu de les organiser avant, comme l'exige le moindre esprit démocratique, citoyen et national.
 
Papandreou a même déclaré que sa personne et sa survie politique ne l'intéressent pas, son seul but étant de… sauver la Grèce. En dégustant un bon Merlot, offert par un ami français installé à Athènes, nous avons alors évoqué l'autre « sauveur » qui avait fait don de sa personne à la France de 1940. Décidément, mes amis français n'ont pas la mémoire courte. Allez, Santé, le vote de confiance au gouvernement est pour aujourd'hui, et les manifestants devant le Parlement. Sous les pavés la Mer Égée ? Ou bien, vie éternelle sous « mémorandation » ?

Retrouvez Panagiotis Grigoriou sur son blog.
http://www.marianne2.fr/Papandreou-fait-don-de-sa-personne-aux-Etats-Unis_a212076.html
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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 13:40
VERGER-DE-PRUNIERS.jpg
« A la Sainte Catherine tout bois prend racine. » Si l’on en croit ce dicton, il est plus que temps de planter des arbres fruitiers. Nos conseils pour les choisir et les installer.

L’un des plus grands plaisirs de votre enfance, déguster des fruits tout frais cueillis sur l’arbre, parfois chapardés mais toujours mûrs à point, vous a laissé un délicieux goût de reviens-y dans votre palais. Vous voudriez bien l’offrir à vos enfants ou petits-enfants. Mais vous n’arrivez pas à le trouver dans le commerce du coin qui vend très souvent des fruits non seulement hors de prix, mais ne possédant surtout pas les parfums et les saveurs qui jadis excitaient vos narines et vos papilles. C’est donc décidé, vous allez planter vos propres arbres fruitiers.

Quelques règles avant d’installer un verger

Le terrain sur lequel vous projetez d’installer votre verger doit être exposé de préférence au soleil et à l’abri des vents et gelées printanières, susceptibles de détruire les fleurs des arbres fruitiers. Sa terre doit être meuble pour que les racines puissent s’y installer facilement. Sablo-argileuse, riche en azote, en phosphate, en magnésium, en oligo-éléments, avec un pH (potentiel hydrogène) compris entre 6,5 et 7, elle est idéale pour favoriser la croissance des arbres et de leurs fruits. Signalons aux profanes que la détermination du pH d’un sol est essentielle pour savoir s’il est trop alcalin ou trop acide. Et donc pour l’amender en conséquence avec des apports de tourbe ou de chaux. Chacun d’entre nous peut mesurer le pH d’une terre à l’aide d’un kit spécial vendu dans toutes les jardineries avec sa notice d’emploi.

Choisir les arbres

Pas question d’attendre la « Saint Glin-Glin » pour régaler vos rejetons ? Dans cette hypothèse évitez la mise en terre de scions, qu’il faudra former et qui fructifieront au mieux dans trois, voire cinq ans. Nullement kamikaze, vous n’avez aucune envie d’escalader les arbres pour cueillir leurs trésors et assurer les indispensables tailles d’entretien. Rendez vous donc chez votre pépiniériste, faites-lui part des critères sur lesquels sont fondés vos choix. Il vous proposera alors soit des arbres de taille déjà importante, avec un tronc de 1,80 m de hauteur, soit des arbres dits « demi-tige », au tronc de 1,20 m de hauteur, soient d’autres qui, formés en buissons, en pyramides, en fuseaux, en cordons ou en palmettes possèdent des troncs ne mesurant jamais plus de 60 cm de hauteur. Les premiers sont incontestablement les plus productifs. Mais il leur arrive parfois de croître à une hauteur dépassant très largement 1,80 m. « Et quand on ne peut plus arquer, bonjour la galère pour cueillir et assurer les tailles d’entretien » disait jadis un estimé grand-père, pestant par ailleurs contre ces « nom de Dieu » de merles qui profitent de l’absence de filets protecteurs pour se gaver de superbes cerises, avant même parfois qu’elles ne soient mûres. Plus petits, les seconds sont aussi moins productifs et surtout plus sensibles au froid. Formés en buissons, en pyramides ou en fuseaux, les arbres fruitiers sont en général très productifs. Les tailles d’entretien sont largement facilitées. Avantage non négligeable, ils font office de parasols très appréciés en été. Les fruits les plus hauts sont quant à eux accessibles à l’aide d’un petit escabeau. Formés en cordons horizontaux ou en palmettes verticales, d’une croissance facilement maîtrisable, ils ne produisent pas de façon spectaculaire. Mais palissés (les premiers avec quelques rangées de fil de fer, les seconds avec des lattes de bois), ils peuvent être plantés à une cinquantaine de centimètres d’un mur exposé plein sud. Bonjour les poires gorgées de soleil !

La plantation

Nous planterons ici des arbres dont les racines nues, ne mesurant pas plus de 25 cm de longueur, ont été trempées dans un pralin, mélange de terre, d’eau et si possible de bouse de vache. Creusons des trous de 70 cm de diamètre et de 50 cm de profondeur. Versons dans chacun une bonne brouette de fumier, ou de compost, ou d’engrais organique complet. Plaçons les arbres en veillant, d’une part, à ce que leurs racines soient correctement réparties sans jamais toucher le fumier, et d’autre part à ce que les points de greffe apparaissent à 5 cm au-dessus du niveau du sol. Tassons la terre au dessus des racines. Tuteurons avec des piquets en bois fichés au fond des trous. Les distances de plantation varient de 3 à 7 m selon la forme des arbres choisis. A vous de jouer. Pardon ? La formation, la taille ? Nous en parlerons bientôt.


par André Danger 
 http://www.laterre.fr/article.php3?id_article=598
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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 13:20

plombier-valenton.jpgCent trente et une des 250 villes les plus en difficulté sont exclues du nouveau système de péréquation entre villes riches et moins riches prévu dans la loi de finances 2012, révèle vendredi 4 novembre 2011 l'Association des maires des grandes villes de France (AMGVF), jugeant ce mécanisme "d'inacceptable" en l'état.

Selon le document de l’AMGVF que s’est procuré l’AFP, ces 131 communes bénéficient d’une aide spécifique de l’Etat au titre de la Dotation de solidarité urbaine (DSU) dont l’objectif est d’aider les communes urbaines confrontées à des ressources insuffisantes alors qu’elles ont des charges élevées.
Elle concerne surtout les communes de plus de 10 000 habitants.

Remise à plat - Si la péréquation « vise à corriger les déséquilibres intercommunaux et communaux, il est anormal qu’il vienne contrarier les effets de la solidarité nationale au titre de la DSU », a souligné Jean-Claude Boulard (PS), maire du Mans, président de la commission des finances de l’AMGVF.
« Ce mécanisme conduit à une perversion même de l’idée de péréquation », a-t-il ajouté. « Dans ces conditions, l’AMGVF demande une remise à plat de ce nouveau dispositif ».

Parmi les 131 communes, 88 seraient exclues du dispositif parce qu’elles appartiennent à une intercommunalité qui sera contributrice au Fonds national de péréquation (FPIC) qui sera créé.
Il s’agit en particulier de Grigny (Essonne), du Val-de-Reuil (Eure), de Noeux-les Mines (Pas-de-Calais), de Villefontaine (Isère) ou de Vaulx-en-Velin (Rhône).

15 autres communes seraient contributrices au fonds sans en être bénéficiaires, dont Valenton (Val-de-Marne), Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), Gonesse (Val-d’Oise) et Les Mureaux (Yvelines).

Enfin, 28 communes ne bénéficieront pas du fonds, sans y contribuer, comme Auchel et Bruay dans le Pas-de-Calais, Elbeuf en Seine-Maritime, et Woippy en Moselle.

Le Fonds de péréquation pour les communes devrait être de 250 millions d’euros en 2012, pour atteindre un milliard en 2014. Il a pour objectif de renforcer la solidarité entre communes.

 

http://www.lagazettedescommunes.com/82933/perequation-131-des-250-villes-les-plus-en-difficulte-sont-exclues-selon-lamgvf/

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