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 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 13:31

A l’occasion de la sortie de son cinquième ouvrage, voici une interview exclusive de Salim Lamrani pour Cuba Sí France suivie d’un chapitre du livre intitulé : "Les mercenaires de la Maison-Blanche".

Cuba Sí : Vous venez de publier un nouveau livre. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Salim Lamrani : Ce livre traite de la désinformation médiatique en Occident au sujet de Cuba et illustre le gouffre énorme qui existe entre la représentation faite de Cuba par notre presse et la réalité de ce pays. Cet ouvrage permet également de questionner le rôle des médias : sont-ils chargés de fournir une information fiable et objective aux citoyens ou bien s’évertuent-ils à défendre l’ordre politique, économique et social établi ?

Cuba Sí : Quels en sont les principales problématiques ?

Salim Lamrani : Il en a plusieurs mais j’évoque surtout celles que les médias occidentaux traitent en général, à savoir la question des droits de l’homme, l’opposition cubaine, l’émigration, et le futur de Cuba.

Cuba Sí : Votre ouvrage comporte un prologue de Nelson Mandela.

Salim Lamrani : Nelson Mandela est un personnage extraordinaire qui est une source d’inspiration pour tous ceux qui luttent contre l’injustice et en faveur d’un monde meilleur. Il m’a fait l’immense honneur de lier sa plume à mon livre et j’ai à son égard une dette de gratitude infinie.

Extrait du chapitre 4 : "les mercenaires de la Maison Blanche"

La dissidence cubaine jouit d’une couverture médiatique exceptionnelle en Occident, largement disproportionnée par rapport à sa taille et son influence. Aucune opposition latino-américaine n’est autant choyée par les transnationales de l’information. D’après la presse, elle serait sauvagement réprimée par les autorités cubaines et ne disposerait d’aucun espace d’expression. Pourtant, il ne se passe pas une semaine sans que les médias occidentaux ne publient des interviews de ces fameux opposants censés être muselés par le « régime castriste ». Sont-ils représentatifs de la société cubaine ? Sont-ils indépendants de toute influence étrangère ?

1. Les « opposants »

L’opposition cubaine dispose d’un statut particulier. D’une part, elle est extrêmement prisée par la presse occidentale. En effet, aucun groupe d’opposants en Amérique latine, hormis peut-être l’opposition vénézuélienne, ne bénéficie d’une telle aura médiatique. D’autre part, elle reçoit des financements colossaux de la part des Etats-Unis, dont les médias ne disent mot, et jouit d’une liberté d’agir qui scandaliserait les procureurs du monde entier.

Le 21 juin 2007, la Chambre des Représentants étasunienne a décidé de voter le budget de 45,7 millions de dollars pour l’année 2007-2008, présenté par le président Bush, à destination des dissidents cubains. Ainsi, 254 congressistes, dont 66 démocrates, ont approuvé la stratégie de la Maison-Blanche destinée à renverser le gouvernement cubain. Le législateur de Floride, Lincoln Díaz-Balart, descendant direct de l’ancien dictateur Fulgencio Batista, s’est réjoui de cette aide. « Cette victoire constitue un soutien pour l’opposition politique interne » cubaine, a-t-il souligné. « L’aide aux opposants n’est pas symbolique mais concrète », a-t-il ajouté. Il a également rendue publique une lettre de certains éminents dissidents cubains qui affirment que l’aide étasunienne « est un élément vital pour la survie des militants (1) ».

Pour l’année 2007-2008, la Chambre a également alloué une somme de 33,5 millions de dollars (6 millions de plus qu’en 2006) à Radio et TV Martí. Ces deux médias étasuniens diffusent illégalement des émissions subversives en direction de Cuba dans le but d’inciter la population à renverser l’ordre établi (2).

Ce même jour, le 21 juin 2007, le chef de la diplomatie étasunienne à La Havane, Michael Parmly, a reçu en grande pompe les célébrissimes dissidents René Gómez Manzano, Félix Bonne, Martha Beatriz Roque et Vladimiro Roca dans sa somptueuse résidence personnelle. Ces derniers étaient venus remercier leur précieux mécène pour sa générosité (3) .

Les médias occidentaux, pourtant si prolixes à l’égard de Cuba, sont restés étrangement silencieux sur ces deux évènements. Les raisons en sont relativement simples. Les personnages qu’ils s’évertuent à présenter depuis des années comme de valeureux militants à la recherche de la démocratie ne sont en réalité que de vulgaires mercenaires qui se vendent au plus offrant. Le mot mercenaire n’est pas un terme hors de propos ou exagéré. Selon le Littré, il s’agit de tout individu « qui travaille pour de l’argent, à qui l’on fait faire tout ce qu’on veut pour de l’argent (4)». Manzano, Bonne, Roque et Roca entrent pleinement dans cette définition.

Pourtant, il n’y a rien de nouveau à tout cela. Depuis des décennies, les Etats-Unis tentent par tous les moyens de fabriquer et de diriger une opposition interne à Cuba, afin de mettre un terme au processus révolutionnaire cubain. Les archives étasuniennes sont éloquentes à cet égard. Par ailleurs, de nombreux documents étasuniens, officiels et publics, attestent de cette réalité qu’aucun journaliste ou analyste politique digne de ce nom ne peut ignorer. La loi Torricelli de 1992, et plus particulièrement l’article 1705, stipule que « les Etats-Unis fourniront une assistance, à des organisations non gouvernementales appropriées, pour soutenir des individus et des organisations qui promeuvent un changement démocratique non violent à Cuba (5) ». La loi Helms-Burton de 1996 prévoit, à l’article 109, que « le Président [des Etats-Unis] est autorisé à fournir une assistance et offrir tout type de soutien à des individus et des organisations non gouvernementales indépendantes pour soutenir des efforts en vue de construire la démocratie à Cuba (6) ».

Le premier rapport de la Commission d’assistance à une Cuba libre, adopté le 6 mai 2004, envisage la mise en place d’un « solide programme de soutien favorisant la société civile cubaine ». Parmi les mesures préconisées, un financement à hauteur de 36 millions de dollars est destiné au « soutien de l’opposition démocratique et au renforcement de la société civile émergeante (7) ». Le second rapport de la même Commission, rendu public le 10 juillet 2006, prévoit également un budget de 31 millions de dollars pour financer davantage l’opposition interne (8).

En 2003, la justice cubaine avait condamné 75 personnes stipendiées par les Etats-Unis, suscitant une réprobation médiatique internationale. Dans n’importe quel autre pays du monde, des individus tels que Manzano, Bonne, Roque et Roque se trouveraient actuellement derrière les barreaux (9). Ricardo Alarcón, président de l’Assemblée nationale cubaine a averti les membres de la « dissidence » du fait que ceux qui conspireraient avec Washington et accepteraient ses émoluments devront en « payer les conséquences (10)».

« Tant que cette politique existera, il y aura des personnes qui se trouveront impliquées […]. Elles conspireront avec les Nord-américains [et] accepteront l’argent. Cela est un délit selon les lois cubaines. Je ne connais aucun pays qui ne classe pas une telle activité comme un délit », a souligné Alarcón. « Imaginez que quelqu’un aux Etats-Unis soit soutenu, entraîné, équipé et conseillé par un gouvernement étranger. Cela est un délit en soi. C’est un délit très grave aux Etats-Unis et cela peut coûter de nombreuses années en prison, beaucoup plus que ce que l’on peut risquer ici à Cuba », a-t-il conclu (11).

Il en est de même en France comme le stipule l’article 411-4 du code pénal et une affaire survenue en 2004 illustre éloquemment cette réalité. Le 28 décembre 2004, les autorités françaises ont procédé à l’arrestation de Philippe Brett et Philippe Evanno, deux collaborateurs de M. Julia. Ils avaient été à l’origine d’une tentative infructueuse destinée à libérer les deux otages français en Irak, Christian Chesnot et Georges Malbrunot en septembre 2004. Ces deux personnes ont été mises en examen pour « intelligence avec une puissance étrangère de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ». Ils ont été présentés aux juges antiterroristes Jean-Louis Bruguière et Marie-Antoinette Houyvet, qui s’occupent des affaires ayant trait à la sûreté de l’Etat. Ils ont été accusés d’avoir pris contact avec la résistance iraquienne et d’avoir reçu une assistance logistique de la Côte-d’Ivoire. Brett et Evanno étaient passibles de dix ans de réclusion criminelle et de 150 000 euros d’amende. M. Julia a échappé à la justice grâce à son immunité parlementaire. La gravité des charges retenues contre eux n’a suscité aucun émoi au sein de la presse occidentale (12).

Le rapport de 2006 prévoit également 24 millions de dollars additionnels pour Radio et TV Martí, afin d’amplifier les transmissions de programmes subversifs vers Cuba, en violation de la législation internationale. Les membres de la « dissidence » cubaine disposent d’une partie de cette somme pour acquérir et distribuer des équipements radiophoniques et télévisuels permettant de capter les programmes émis depuis les Etats-Unis. D’autres pays sont invités à transmettre des émissions subversives vers Cuba. Le rapport prévoit également « d’entraîner et d’équiper des journalistes indépendants de la presse écrite, radiophonique et télévisuelle à Cuba (13)».

La presse occidentale, qui a censuré cette réalité, avait stigmatisé l’action des autorités cubaines, en dénonçant les sanctions prises à l’encontre de « militants pacifiques et de journalistes indépendants ». Selon elle, les inculpés auraient été châtiés pour avoir ouvertement exprimé leur désaccord avec la ligne officielle et avoir publié des articles diffamatoires dans la presse d’extrême droite de Miami (14).

Il sied de s’arrêter un instant sur ces accusations. Les deux « dissidents » cubains qui disposent de l’influence médiatique la plus importante au niveau international, qui lancent les invectives les plus acerbes contre la Révolution cubaine et qui jouissent de la bienveillance la plus soutenue auprès des extrémistes d’origine cubaine de Miami sont Oswaldo Payá et Elizardo Sánchez (15). Face à eux, Raúl Rivero passe pour un opposant relativement modéré et frileux (16). Or ce dernier avait été condamné à une peine de vingt ans de réclusion criminelle. Payá et Sánchez n’ont eu aucun ennui avec la justice, alors que leurs écrits politiques sont beaucoup plus virulents que ceux de Rivero. L’explication est assez simple : Payá et Sánchez ont, jusqu’à présent, toujours refusé le financement généreusement offert par Washington, tandis que Rivero a commis l’erreur de profiter des largesses financières de l’administration Bush. C’est cela qui a été condamné, et non la production littéraire ou politique supposément hétérodoxe.

Intégrer l’univers de la « dissidence » est un juteux commerce. Les avantages économiques de cette profession sont conséquents et attisent la convoitise d’individus peu scrupuleux. Les 75 personnes condamnées n’exerçaient aucun métier et vivaient des émoluments offerts par les autorités étasuniennes, en échange des tâches réalisées. Les appointements considérables pour le niveau de vie de la société cubaine ont conduit certains personnages à amasser de petites fortunes personnelles, s’élevant jusqu’à 16 000 dollars en liquide, alors que le salaire moyen oscille entre quinze et vingt dollars par mois (17). Ils menaient ainsi un train de vie largement supérieur à celui des Cubains, et profitaient également des incomparables privilèges que procure le système social cubain.

Pour évaluer précisément l’importance d’une telle somme, il convient de appeler la valeur du dollar à Cuba. Pour l’équivalent d’un dollar, un Cubain peut s’offrir au choix : cent quatre litres de lait, quarante-cinq kilos de riz, vingt-six tickets pour des matchs de base-ball, entre cinq et vingt-six places de théâtre ou de cinéma, 5200 kilowatts d’électricité ou cinq cours d’anglais télévisés de cent soixante heures chacun. Tous les autres aliments de première nécessité (pain, haricots, huile.) sont dans le même ordre de prix. A cela s’ajoute la gratuité des services d’éducation et de santé. Etant donné que 85% des citoyens cubains sont propriétaires de leur logement, ils ne payent aucun loyer. De plus, l’impôt n’existe pas à Cuba. Autre fait unique au monde : les médicaments achetés dans les pharmacies coûtent deux fois moins cher que ce qu’ils valaient il y a cinquante ans (18). Tout cela est possible grâce aux subventions octroyées annuellement par l’Etat cubain, tant vilipendé par les mêmes « dissidents » qui ne manquent pas de profiter des conditions de vie avantageuses qu’offre la société cubaine.

Suite à l’intervention diplomatique de l’Espagne, plusieurs personnes incarcérées depuis mars 2003, dont Raúl Rivero, ont été libérées fin novembre 2004 pour des raisons humanitaires (19). Il convient de souligner que Rivero a profité d’une médiatisation internationale uniquement parce qu’il était, avec Oscar Elias Biscet, le seul individu écroué sur les 75 à avoir réellement exercé le métier de journaliste. Son cas est intéressant dans la mesure où il jette une lumière sur l’ampleur de la campagne de désinformation lancée contre Cuba. Dans une interview accordée à Reporters sans frontières, Blanca Reyes, femme de Rivero, affirmait que celui-ci se trouvait dans des « conditions de détention infrahumaines et inacceptables ». Elle ajoutait par la même occasion qu’il avait perdu quarante livres (19,5 kilos). « [Il] a faim. Je veux que l’on sache [que] Raúl Rivero souffre de la faim », déplorait-elle dans un élan mélodramatique de circonstances (20). Cette information avait été reprise en grande pompe par l’ensemble de la presse internationale.

Or, lors de sa sortie de prison, Rivero est apparu en excellente santé, avec un embonpoint notable, comme l’illustres les photos prises par la presse et comme n’ont cessé de le clamer les autorités cubaines (21). Alors que Washington et ses relais dénonçaient avec une remarquable répercussion médiatique les « effroyables conditions de vie » des prisonniers, Rivero lui-même avoua avoir eu un accès sans restrictions à la lecture et avoir dévoré avec avidité le dernier roman de l’écrivain colombien Gabriel García Márquez, Historias de mis putas tristes, ouvrage difficile à trouver dans les librairies françaises à l’époque (22). Rivero n’a pas vécu dans un hôtel quatre étoiles, certes, mais pas dans un « goulag tropical » non plus comme les âmes bienséantes se plaisent à qualifier les prisons cubaines, comme si les pénitenciers du reste du monde étaient des lieux de villégiature (23).

Sans doute, les prisons d’Abu Ghraïb en Irak, où la torture de prisonniers de guerre a été institutionnalisée par Washington, sont-elles plus confortables. Que dire des geôles de Guantanamo, zone de non droit où la torture appliquée aux détenus est telle que de nombreuses tentatives de suicide ont eu lieu chez des personnes très pieuses pour qui le fait de mettre un terme à ses jours constitue le pire des pêchés (24) ? Dans tous les cas, très peu de réclusionnaires peuvent se vanter d’avoir eu accès au dernier roman de García Márquez, avant même certaines librairies européennes spécialisées.

Mais cela n’est guère nouveau. En effet, la transformation de criminels en « dissidents » ne date pas d’aujourd’hui. L’histoire d’Armando Valladares, le « poète paralytique condamné pour délit d’opinion », selon la propagande de Washington, est riche d’enseignements. Arrêté en 1960 pour terrorisme, cet ancien officier de police de la dictature de Batista reçut le soutien d’une grande campagne internationale lancée par l’extrême droite cubaine de Floride au début des années 80. Après des tractations effectuées par le gouvernement français de François Mitterrand, sous l’égide de Régis Debray, le prisonnier fut libéré et perdit, par la même occasion, ses talents de poètes et son hémiplégie. Par contre, il conserva soigneusement ses aptitudes de comédien et, ayant obtenu la nationalité étasunienne, il s’engagea auprès du gouvernement de Ronald Reagan, devenant ambassadeur auprès des Nations unies. Dépité, Régis Debray avait écrit dans son livre Les Masques : « L’homme n’était pas poète, le poète n’était pas paralytique, et le Cubain est aujourd’hui américain (25) ».

Luis Ortega Sierra est un journaliste cubain qui s’est exilé aux Etats-Unis en 1959, au triomphe de la Révolution. C’est un farouche adversaire du gouvernement de La Havane comme l’illustrent ses écrits. Il était lié à l’ancien dictateur cubain Fulgencio Batista qui finançait ses activités. Dans une lettre du 22 septembre 1961 à l’ancien homme fort de Cuba, Ortega avait exprimé sa « sympathie » et son « admiration » à son égard (26).

A propos des opposants cubains, Ortega déclare la chose suivante :

Les dissidents à Cuba sont des gens sans importance politique et tout le monde partage cet avis, même ceux qui vivent à leurs dépens. Ce sont des marionnettes de la mafia de Miami. Ils sont au service de la Section d’Intérêts des Etats-Unis qui les balade d’un endroit à un autre […]. Ce sont des gens qui reçoivent un salaire et une orientation idéologique du gouvernement américain. Cela n’est un secret pour personne. C’est le gouvernement nord-américain qui leur octroie de l’argent pour financer les activités de ces messieurs dans l’île. Penser que cet élément puisse représenter un mouvement puissant d’opposition au gouvernement est une bêtise (27).

Si l’Iran ou la Chine finançaient des opposants aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou en France, ces derniers tomberaient immédiatement sous le coup de la loi. Si les médias occidentaux étaient intellectuellement libres, ils n’utiliseraient qu’un seul terme pour se référer à ceux qui se présentent comme des opposants au gouvernement cubain : mercenaires.

Notes

(1) Wilfredo Cancio Isla, « La Cámara da sólido apoyo a la democracia en Cuba », El Nuevo Herald, 22 juin 2007.

(2) Ibid.

(3) Andrea Rodriguez, « Disidentes cubanos usan casa de diplomático de EEUU », The Associated Press, 21 juin 2007.

(4) Le Littré, V. 1.3.

(5) Cuban Democracy Act, Titre XVII, Section 1705, 1992.

(6) Helms-Burton Act, Titre I, Section 109, 1996.

(7) Colin L. Powell, Commission for Assistance to a Free Cuba, (Washington : United States Department of State, mai 2004). www.state.gov/documents/organization/32334.pdf (site consulté le 7 mai 2004), pp. 16, 22.

(8) Condolezza Rice & Carlos Gutierrez, Commission for Assistance to a Free Cuba, (Washington : United States Department of State, juillet 2006). www.cafc.gov/documents/organization/68166.pdf (site consulté le 12 juillet 2006), p. 20.

(9) Salim Lamrani, Fidel Castro, Cuba et les Etats-Unis (Pantin : Le Temps des Cerises, 2006).

(10) BBC, « Cuba Warns Dissidents Over US Aid », 12 juillet 2006.

(11) Ibid.

(12) Salim Lamrani, Fidel Castro, Cuba et les Etats-Unis, op. cit.

(13) Condolezza Rice & Carlos Gutierrez, Commission for Assistance to a Free Cuba, (Washington : United States Department of State, juillet 2006). www.cafc.gov/documents/organization/68166.pdf (site consulté le 12 juillet 2006), p. 22.

(14) Reporters sans frontières, « Un an après l’arrestation de 75 dissidents, Reporters sans frontières mobilise l’Europe contre la répression à Cuba », 18 mars 2004. www.rsf.org/article.php3?id_article=9547 (site consulté le 20 mars 2004).

(15) Oswaldo Paya, « Mensaje de Oswaldo Paya Sardiñas a Vaclav Havel, Presidente de la República checa en su visita a la ciudad de Miami, Florida », 23 septembre 2002. www.pdc-cuba.org/paya_havel.htm (site consulté le 25 septembre 2004) ; El Nuevo Herald, « Piden a Europa más firmeza contra el régimen », 7 octobre 2004. www.miami.com/mld/elnuevo/news/world/cuba/9853178.htm (site consulté le 8 octobre 2004).

(16) Raúl Rivero, « El cartel del queso blanco », Luz Cubana, Janvier/Février 2003, n°1 : 9-10.

(17) Felipe Pérez Roque, « Conferencia a la prensa nacional y extranjera », MINREX, 25 mars 2004 : 5-7.

(18) Gouvernement révolutionnaire de Cuba, « Documents », 18 avril 2003. www.cuba.cu/gobierno/documentos/2003/fra/n180403f.html (site consulté le 2 décembre 2004).

(19) Andrea Rodríguez, « En libertad el poeta y disidente cubano Raúl Rivero », El Nuevo Herald, 30 novembre 2004. www.miami.com/mld/elnuevo/news/world/cuba/10303056.htm (site consulté le 1 décembre 2004).

(20) Reporters sans frontières, « La mujer del periodista encarcelado Raúl Rivero denuncia unas condiciones de detención ‘inaceptables’ », 5 août 2003. www.rsf.org/imprimir.php3?id_article=7698 (site consulté le 17 décembre 2004).

(21) Nancy San Martin, « Cubans Tell Rivero to Consider Leaving », The Miami Herald, 1 décembre 2004. www.miami.com/mld/miamiherald/10308130.htm?1c (site consulté le 2 décembre 2004).

(22) Nancy San Martin, « Cubans Tell Rivero to Consider Leaving », The Miami Herald, 1 décembre 2004. www.miami.com/mld/miamiherald/10308130.htm?1c (site consulté le 2 décembre 2004).

(23) Olivier Languepin, « Dans les prisons de Castro », Le Monde, 31 décembre 2004.

(24) Robert Scheer, « A Devil’s Island for Our Times », Los Angeles Times, 28 décembre 2004.

(25) Gianni Miná, Un Encuentro con Fidel (La Havane : Oficina de Publicaciones del Consejo de Estado, 1987), pp. 43-60 ; Jean-Marc Pillas, Nos Agents à La Havane. Comment les Cubains ont ridiculisé la CIA (Paris : Albin Michel, 1995), pp. 145-51.

(26) Ivette Leyva Martínez, « Despierta singular interés vida y obra de Batista », El Nuevo Herald, 3 mai 2008.

(27) Luis Ortega Sierra, « Fidel rebasó la historia », in Luis Báez, Los que se fueron (La Havane : Casa Editora Abril, 2008), p. 221.

Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais Prologue de Nelson Mandela Paris, Editions Estrella, 2009. 300 pages 18€

Pour commander le livre : lamranisalim@yahoo.fr

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 22:07
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 19:30

Pour la libération des 5 cubains anti terroristes

incarcérés depuis plus de 10 ans

dans les prisons US

 

   RASSEMBLEMENT

devant

l’opéra bastille

(métro bastille)

 

Vendredi 2 octobre 2009
 à 18h
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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 12:56
Emmanuel Martinez

 Une crise alimentaire, c’est du déjà-vu pour Cuba qui l’a vécue dans les années 1990 à la suite de l’effondrement du bloc soviétique et de l’entêtement des États-Unis à maintenir son embargo. À cette époque, les Cubains ont vu leur diète moyenne passée de 3 000 à 1 900 calories par jour. Mais ils ont trouvé un moyen original pour se nourrir : les jardins urbains.

Privés du pétrole bon marché fourni par l’Union soviétique et de ses produits dérivés comme les engrais et les pesticides, les Cubains ont été forcés de délaisser le modèle agro-industriel pour se tourner par nécessité vers des pratiques plus durables et mieux adaptées aux besoins de la population avec les jardins urbains.

Puisque 80 % des Cubains sont urbains, ce sont d’abord les villes qui ont dû trouver rapidement un moyen de produire la nourriture nécessaire. Afin de favoriser le développement de jardins productifs, l’État a permis, sans frais, l’utilisation de terrains vacants pour cultiver des fruits et des légumes.

Le résultat : la Havane et toutes les autres villes de l’île ont maintenant des jardins qui sont bien insérés dans le tissu urbain. On y cultive par exemple des tomates, des carottes et des laitues, une variété de fruits tropicaux ainsi que des plantes aromatiques, médicinales et ornementales. « Nos produits sont d’une grande qualité, explique Orelvis Bernal, responsable de jardins à Sancti Spiritus. Nous n’utilisons aucun produit chimique. Nous faisons notre propre compost. »

Les fruits et légumes sont donc d’une fraîcheur incomparable parce qu’ils sont soit vendus sur place ou dans des commerces à proximité. Pour le consommateur, les produits récoltés à maturité sont meilleurs. Ils n’ont pas été entreposés, réfrigérés ou transportés sur de longues distances. Ceci facilite aussi la vie des agriculteurs. Ils ne se préoccupent ni du stockage ni du transport, qui nécessitent des infrastructures (entrepôts, routes) souvent déficientes ou qui engendrent des coûts en carburant impossibles à payer.

Dans un pays où le rationnement existe toujours, et où les œufs et le fromage sont souvent absents des tablettes, ces jardins urbains permettent de diversifier l’alimentation des Cubains.

Les bienfaits de l’encadrement de l’État

Selon Ismaël Hautecoeur, le responsable du programme d’agriculture urbaine Des jardins sur les toits chez Alternatives, le modèle cubain fonctionne parce qu’il a été encouragé par l’État : « Les jardins sont entretenus par des professionnels. Ce ne sont pas des jardiniers du dimanche. De concert avec des agronomes et des chercheurs, ils redécouvrent des semences ancestrales pour avoir des plantes qui poussent sans pesticides ou engrais chimiques, parce que les semences industrielles ne fonctionnent pas sans cela. Leurs expérimentations leur ont permis d’atteindre une très bonne productivité. »

L’État a aussi offert l’encadrement institutionnel et technique pour encourager les citadins à produire dans des jardins communautaires. Les citoyens peuvent se procurer des semences dans de petits commerces étatiques qui fournissent aussi des conseils. Des spécialistes se déplacent pour offrir des formations à ceux qui veulent faire pousser des fruits et des légumes.

En plus de fournir de l’emploi aux agriculteurs urbains qui obtiennent un salaire décent, ces jardins contribuent à améliorer paysage et qualité de vie en ville : les terrains vagues sont remplacés par la verdure.

Ce modèle pourrait donc être exporté, selon Ismaël Hautecoeur. « L’idée, c’est d’intégrer ces jardins dans l’urbanisme des villes. Faut pas que ce soit une mesure temporaire. Le danger, c’est que tout ça soit abandonné si la situation économique s’améliore. »
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 18:52

Pékin, Chine, 1er septembre.- Le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parilla, a affirmé qu’à Cuba, le socialisme fonctionne malgré la politique agressive des Etats-Unis qui, en dépit de l’élection de Barack Obama, n’a pas changé.

Ni le blocus, ni la crise économique mondiale, ni les effets nocifs des changements climatiques n’ont réussi à ébranler la viabilité de notre système socialiste, a-t-il souligné.

  Le ministre cubain effectue actuellement une visite officielle en Chine. Au terme de sa première journée, il avait été invité, par l’Académie des sciences sociales de ce pays, à prononcer une conférence, dont le sujet était : «Un socialisme autochtone et viable».

  Parmi les arguments invoqués, il a souligné que le système socialiste cubain possède des racines populaires et historiques très profondes. C’est un socialisme innovateur, a-t-il dit, qui a des assises démocratiques, et il est garant de notre indépendance national.

  Il a rappelé aussi que les politiques de Washington à l’égard de Cuba, basées sur le blocus économique, les agressions de toutes sortes, la subversion intérieure et les tentatives d’isolement, ont toutes échoué.

  Cuba n’est pas isolée, a-t-il souligné, puisque notre pays maintient des relations diplomatiques avec 183 pays sur les 192 qui sont représentés à l’ONU, tandis que plus de 31 000 boursiers étrangers effectuent des études dans l’île.

  Il a ajouté que 51 000 coopérants cubains sont à pied d’œuvre dans 98 pays. Ces services comprennent les campagnes d’alphabétisation avec la méthode cubaine «Yo si puedo» et du personnel de santé qui participe à l’Opération Milagro. Ainsi, plus de 1 700 000 patients à travers le monde ont pu recevoir des soins ophtalmologiques grâce à ces missions.

  Il a rappelé que Cuba continue de se développer malgré les politiques agressives de la Maison-Blanche. Ces agressions contre notre pays représentent des pertes de plus de 236 milliards de dollars au taux actuel.

  Rien n’a changé depuis l’élection du président Barack Obama, a-t-il tenu à préciser. Au contraire, leur attitude s’est durcie, surtout en ce qui concerne l’application de politiques extraterritoriales contre notre pays et les obstacles imposés dans nos opérations financières avec l’étranger.
 
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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 13:10

15.09.2009

Obama en difficultés sur ses terres réagit comme tout bon petit bourgeois, il donne des gages à son extrême droite et à la Mafia de Miami plutôt que d'en appeler à son propre peuple.

L'attitude du Président américain est en parfaite contradiction avec se promesses de campagne, nul ne saurait s'étonner de ses désormais, multiples cabrioles pour laisser croire à un changement réel.

14 millions de "sous-citoyens" américains resteront exclus de son projet de protection sociale à minima, il a capitulé en rase campagne.

Il est Obama, son slogan change we can constitue son mode de pensé, il change constamment, telle la girouette sur le toit sensible aux vents mauvais.

Les démocrates ont un âne, mérité, comme emblème, lils changent et ont désormais un vol au vent.

AG

 

 


Barack Obama a signé, le 14 septembre, la prorogation pour un an de l'embargo commercial contre Cuba. Malgré les espoirs suscités pendant sa campagne et le récent assouplissement de certaines sanctions économiques, le président américain n’a donc pas dérogé à la coutume qui existe depuis 1963. La décision a été accueillie avec "déception" par les habitants de l’île, note le correspondant de BBC Mundo à La Havane. Le gouvernement cubain n’a pas encore réagi officiellement. Dans une très courte déclaration, Barack Obama a estimé que "la prorogation de ces mesures contre Cuba convenait aux intérêts nationaux des Etats-Unis".

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 06:54

12e ANNIVERSAIRE DE L’ATTENTAT DU COPACABANA

L’impunité accordée par le gouvernement des États-Unis aux terroristes est un acte d’arrogance

Selon Livio Di Celmo, frère du jeune italien assassiné à La Havane en 1997

Jean-Guy Allard

Face aux procédures dilatoires qui convertissent l’affaire Luis Posada Carriles en un « cirque », Livio di Celmo, le frère du jeune touriste italo-canadien assassiné le 4 septembre 1997 par un mercenaire à la solde de ce terroriste international, propose la mise en marche d’une recherche globale d’information qui permette l’inculpation des véritables responsables de telles injustices.

« Rien ne changera tant qu’il n’y aura pas un véritable nettoyage des forces du mal incrustées dans le Gouvernement des États-Unis », raconte Livio di Celmo en entrevue depuis le Canada où il réside.

« Nous devons faire face à la réalité telle qu’elle est. Le gouvernement américain, comme beaucoup d’autres sur cette planète, a dans ses structures une légion de ‘démons’ dont le principal objectif est d’imposer un nouveau monde sous la supervision de banquiers, de grandes familles qui ont un objectif principal : contrôler et dominer”, dit le frère de Fabio di Celmo en affirmant qu’il n’a jamais crû « qu’Obama pourrait changer quoique ce soit ».

« Douze ans ont passé depuis la mort de mon frère », raconte Di Celmo. « Ce Posada et ses associés devraient avoir fait face aux tribunaux depuis bien longtemps ».

« Les preuves de sa responsabilité sont écrasantes et l’impunité que le gouvernement des États-Unis leur a accordé est un acte d’arrogance », constate-t-il en commentant que la décision de la juge Kathleen Cardone sur les preuves détenues par la journaliste Ann Louise Bardach fait partie de « ce cirque juridique ».

« Au bout du compte, pour ceux qui gardent l’œil ouvert, cela indique et confirme la nature criminelle et perfide des États-Unis », dit-il en présisant qu’il ne mettra plus le pied en sol américain tant que Posada Carriles ne sera pas officiellement accusé de terrorisme.

Comme celui de George W. Bush, le gouvernement de Barack Obama se refuse à inculper Posada —un ex agent de la CIA qui a assassiné et torturé— pour terrorisme, malgré les différents accords internationaux signés par Washington.

POSADA EST LIBRE ET LES CINQ SONT EN PRISON

Il existe toujours le danger d’une conspiration et de nouveaux actes de terrorisme de la part de Posada et de sa bande « qu’on laisse en liberté tandis que cinq Cubains qui ont infiltré leurs rangs continuent à réclamer justice », ajoute-t-il.

Livio Di Celmo fait ensuite référence « aux liens entre ces gens et le régime du Honduras qui a expulsé le président Manuel Zelaya, ce qui est aussi l’œuvre d’individus comme Negroponte, Otto Reich, Hugo Llorens… ».

« C’est aujourd’hui le 12e anniversaire de la mort de Fabio et des évènements de 1997. Le côté positif, c’est que les attentats ont arrêté à La Havane. Le côté négatif, c’est que ce qui est survenu avec les cinq Cubains incarcérés aux États-Unis. Posada continue à être libre et ces mêmes individus conspirent et assassinent… »

Livio confie qu’il a beaucoup appris depuis la mort de son frère. « Dans ma recherche permanente sur l’histoire du comportement terroriste du gouvernement des États-Unis contre Cuba au cours des 50 dernières années, je suis arrivé à la conclusion que le terrorisme a différents visages ».

« Ce ne sont pas seulement les bombes. Il y a aussi le terrorisme financier contre les peuples de ce monde ; le terrorisme technologique qui empêche que soient disponibles des technologies propres ; le terrorisme pharmaceutique où les multinationales désinforment au nom de leurs profits… Derrière tout ça, apparaissent toujours les Rotschild, les Rockefeller, les banques, le Clan Bush et son Groupe Carlyle… »

LE PRÉSIDENT DU SALVADOR APPUIE LES ENQUËTES SUR LES CRIMES DE LA DROITE

Le frère de la victime de la bombe de l’hôtel Copacabana se réjouit cependant de la note positive parvenue du Salvador où le président

Mauricio Funès a donné son appui à une enquête sur les crimes terroristes de l’extrême-droite qui a fait tant de mal durant des décennies dans ce pays.

« Bien que j’imagine que le nouveau gouvernement du Salvador aura beaucoup à enquêter avec les innombrables crimes commis dans ce pays par les gouvernements antérieurs qui ont eu des liens avec Posada et compagnie, j’espère qu’on arrêtera et inculpera “El Panzón” Chávez Abarca, qui a recruté Cruz León, l’assassin de mon frère, pour le compte de Posada ».

Livio di Celmo conclut : « Nous faisons face à un ensemble de situations et de jeux géopolitiques gérés par une élite planétaire gouvernante insatiable et obsédée par ses agendas occultes… »

Il ajoute : « Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de la mort de Fabio et, comme toujours, je me sens déconcerté, bouleversé… ».
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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 13:44

Par Tania Hernandez, en correspondance pour CC1 à Cuba 03.09.2009 l 12h38
 
 
 

La Havane. Jeudi 03 Septembre 2009. Caribcreole. Le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, le père Miguel D’Escoto, qui réalise une visite à Cuba a exprimé son total engagement envers la cause en faveur de la libération des 5 antiterroristes cubains emprisonnés injustement aux Etats-Unis

 
 
 

Miguel D’Escoto qui a rencontré les proches de ces 5 Cubains condamnés à de très lourdes peines pour « conspiration afin de commettre de l’espionnage » contre le gouvernement étasunien au terme d’un procès truqué à Miami a déclaré à la presse :

«C’est une affaire politisée, pleine de haine car l’empire a ôté son masque et il a été démontré que, de fait, au moins jusqu’à assez récemment, Miami restait le principal endroit au monde où l’on appuie et où l’on rend tout type de services à des organisations terroristes. Je viens de prendre l’engagement de continuer à lutter pour que justice soit faite dans l’affaire des 5, tant pendant la durée de mon mandat de Président de l’Assemblée Général qu’après.

Le Président de l’Assemblée générale de l’ONU a déploré que la crise globale et d’autres urgences l’aient empêché pendant son mandat, qui est sur le point de conclure, d’accorder la priorité méritée à des sujets tels que ce paradoxe entre la soi-disant croisade contre le terrorisme et le traitement injuste dispensé aux 5 antiterroristes cubains.

« Cependant, dans mon discours final, le 14 septembre prochain, je parlerai de tout cela » a confirmé le père Miguel D’Escoto qui a fait des vœux pour que Dieu illumine le Président Barack Obama pour qu’il puisse corriger toute cette injustice et rendre crédible et réel le changement de politique promis au cours de sa campagne électorale.

Il a insisté sur le fait que le Président Obama a remporté les élections aux Etats-Unis avec une promesse de changement, en promettant des changements crédibles.

« Nous voudrions bien qu’un changement soit perceptible dans l’affaire des 5 héros cubains. Eux et leurs proches sont en train de souffrir mais cette affaire terni également ce qui pourrait rester de bon dans l’image des Etats-Unis. Il en sera ainsi tant qu’une telle aberration juridique ne sera pas corrigée et tant que les 5 ne seront pas mis en liberté. Il ne s’agit pas de réviser les procès mais de les mettre en liberté. En réalité ils méritent d’être reconnus comme héros car ils ont lutté de façon non-violente contre le terrorisme en mettant au grand jour les informations sur l’élaboration de plans terroristes visant, dans ce cas-ci, la République sœur de Cuba héroïque et toujours solidaire »-a souligné le Président de l’Assemblée Générale.

Les mères, les épouses et les enfants des 5 ont remis à Miguel D’Escoto un livre afin qu’il le fasse parvenir au Président étasunien Barack Obama et à sa femme Michele. Un livre en anglais, dédicacé, intitulé Lettres d’amour et d’espoir

Toujours au sujet de l’emprisonnement des 5, Miguel Descoto a déclaré que c’est une aberration qui vient confirmer que la prétendue guerre contre le terrorisme est un grand mensonge, un prétexte pour consolider le contrôle et la domination impérialiste sur le monde ».

 
 
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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 17:46

LONDRES - Amnesty International a appelé mercredi le président américain Barack Obama à faire le premier pas pour permettre la levée de l'embargo imposé par les Etats-Unis contre Cuba depuis près d'un demi-siècle.

L'organisation de défense des droits de l'homme, dont le siège est à Londres, a lancé cet appel à l'occasion de la publication d'un rapport sur l'impact de l'embargo sur les Cubains alors que Washington a jusqu'au 14 septembre pour renouveler les sanctions dans le cadre des lois américaines sur "le commerce avec l'ennemi".

Le président Obama doit décider avant cette date s'il souhaite prolonger d'un an cette législation qui frappe Cuba depuis 1962.

"Il s'agit d'une occasion rêvée pour permettre au président Obama de prendre ses distances avec l'échec des politiques du passé et pour envoyer un message fort au Congrès sur la nécessité de mettre fin à l'embargo", a souligné Irene Khan, secrétaire générale d'Amnesty International dans un communiqué.

"L'embargo américain contre Cuba est immoral et devrait être levé (...) Il empêche des millions de Cubains d'avoir accès à des médicaments vitaux et à un équipement médical essentiel à leur santé", a souligné la responsable.

Le président américain a levé les restrictions sur les transferts d'argent et les voyages des Américains d'origine cubaine, mais a jusqu'à présent maintenu l'embargo économique imposé au régime cubain.

Les Etats-Unis exigent que Cuba fasse des progrès en matière de démocratie pour mettre fin à l'embargo qu'ils maintiennent depuis 1962 contre l'île, en dépit des protestations des pays d'Amérique latine.

(©AFP / 02 septembre 2009 02h01)
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 07:14

« C’est l’heure du dénombrement et de la marche unie »

 

Ces réflexions ne s’adressent pas aux gouvernements, mais aux peuples frères d’Amérique latine.

La Réunion au sommet de l’UNASUR s’ouvrira demain, 28 août, en Argentine, et nul ne peut en ignorer l’importance capitale. Elle doit analyser la concession par la Colombie de sept bases militaires à la superpuissance étasunienne, au terme de conversations restées rigoureusement secrètes entre les deux gouvernements: il fallait mettre le monde devant le fait accompli.

Le 1er mars 2008, au petit matin, les Forces armées colombiennes, entraînées et équipées par les États-Unis, lancèrent des bombes de précision sur un groupe de guérilleros qui avait pénétré dans une zone écartée du territoire équatorien; puis des membres héliportés des troupes d’élite colombiennes occupèrent le petit camp, achevèrent les blessés et s’emparèrent du cadavre du chef guérillero, Raul Reyes, qui avait ces jours-là, semble-t-il, un entretien avec de jeunes étrangers de diverses nationalités, désireux de connaître les expériences de la guérilla qui mène une lutte armée depuis plus de cinquante ans, à partir de l’assassinat du leader libéral Jorge Eliécer Gaitan. C’est ainsi que des étudiants mexicains et équatoriens désarmés furent tués. Méthode brutale, à la Yankee. Le gouvernement équatorien ne reçut absolument aucun avertissement avant l’attaque.

Cette action constitua une humiliation pour ce petit, mais héroïque pays sud-américain, lancé dans un processus de démocratisation politique. Il y eut alors de forts soupçons que la base aérienne étasunienne de Manta avait fourni des informations et coopéré avec les attaquants. Le président Rafael Correa prit alors la décision courageuse de demander la rétrocession du territoire occupé par cette base, s’en tenant rigoureusement aux termes fixés dans l’accord militaire avec les États-Unis, et de retirer son ambassadeur à Bogota.

L’installation en territoire colombien de sept bases militaires étasuniennes menace directement la souveraineté et l’intégrité des autres peuples sud-américains et centraméricains avec lesquels nos grands hommes rêvèrent de fonder la grande patrie latino-américaine.

L’impérialisme yankee est cent fois plus puissant que les empires coloniaux espagnol et portugais, absolument étranger aux origines, aux coutumes et à la culture de nos peuples.

Il ne s’agit pas là d’un chauvinisme borné. S’il est vrai, comme l’a dit Marti, que «la patrie est l’humanité», cela ne peut jamais se faire sous les bottes d’un Empire qui a imposé au monde une tyrannie sanguinaire. Sur notre propre continent, et rien que pendant ces cinq dernières décennies, les centaines de milliers de compatriotes latino-américains assassinés, torturés et disparus au Guatemala, au Salvador, au Honduras, au Nicaragua, au Panama, au Chili, en Argentine, au Paraguay, en Uruguay et dans d’autres pays de Notre Amérique, à la suite de coups d’État et d’actions orchestrés et soutenus par les États-Unis, prouvent irréfutablement ce que j’affirme.

Quand j’analyse les arguments et prétextes par lesquels les États-Unis prétendent justifier la concession de bases militaires en Colombie, je ne peux que les qualifier de cyniques: ils affirment en avoir besoin pour coopérer à la lutte contre le trafic de drogues, le terrorisme, le trafic d’armes, l’émigration illégale, la prolifération d’armes de destruction massive, les débordements nationalistes et les catastrophes naturelles.

Ce puissant pays est le plus gros acheteur et consommateur de drogues de la planète. Une analyse des billets circulant à Washington, sa capitale, a révélé que 95 p. 100 de ceux-ci sont passés par les mains de personnes consommant des drogues. Les États-Unis sont le plus gros marché ainsi que le plus gros fournisseur d’armes destinées à la criminalité organisée en Amérique latine, ce qui entraîne la mort de dizaines de milliers de personnes tous les ans à leur frontière méridionale. Les États-Unis sont le pire État terroriste de l’Histoire: non contents d’avoir largué des bombes atomiques sur les villes civiles d’Hiroshima et de Nagasaki, ils ont mené des guerres impériales au Vietnam, en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et dans d’autres pays situés à des milliers de kilomètres, y tuant des millions de personnes. Les États-Unis sont les plus gros fabricants et détenteurs d’armes de destruction massive, dont des armes nucléaires, chimiques et biologiques.

Les paramilitaires colombiens, dont beaucoup sont des démobilisés des Forces armées et constituent en parties leurs réserves, sont les meilleurs alliés et protecteurs des trafiquants de drogues.

Les personnels censément civils qui accompagneraient les soldats dans les bases colombiennes sont, en règle générale, d’anciens militaires étasuniens parfaitement entraînés qui sont ensuite embauchés par des sociétés privées, telle Blackwater, célèbre par ses crimes en Irak et ailleurs dans le monde.

Un pays qui se respecte n’a pas besoin de mercenaires, ni de soldats ni de bases militaires étasuniennes pour combattre le trafic de drogues, protéger sa population en cas de catastrophes naturelles ou offrir une coopération humanitaire à d’autres peuples.

Cuba est un pays sans problèmes de drogues et sans indices élevés de morts violentes, dont le nombre décroît chaque année.

Le seul objectif que poursuivent les Etats-Unis avec ces bases, c’est de mettre l’Amérique latine à la portée de leurs troupes en quelques heures. La haute hiérarchie militaire brésilienne a appris avec énormément de déplaisir cette nouvelle surprenante de la cession de bases militaires étasuniennes en Colombie: celle de Palanquero est très proche de la frontière. Une fois ces bases installées, et en comptant celles des îles Malouines, du Paraguay, du Pérou, du Honduras, d’Aruba, de Curaçao et d’autres, aucun point du Brésil et du reste de l’Amérique latine ne sera plus hors de portée du Commandement Sud qui pourra en quelques heures, utilisant ses avions de transport les plus modernes, dépêcher des troupes et du matériel militaire de pointe. Les meilleurs spécialistes en la matière ont offert les données nécessaires qui prouvent la vraie portée militaire de l’accord entre les USA et la Colombie: ce programme, qui a inclus la réactivation de la IVe Flotte, a été conçu par l’administration Bush et légué à celle d’Obama, à laquelle certains dirigeants latino-américains demandent d’éclaircir dûment sa politique militaire envers le sous-continent. Les porte-avions atomiques ne servent à rien contre le problème de la drogue.

L’objectif le plus immédiat de ce plan est la liquidation de la révolution vénézuélienne et le contrôle du pétrole et des autres ressources naturelles de ce pays. De plus, l’Empire n’accepte pas la concurrence de nouvelles économies émergentes dans son arrière-cour, ni l’existence de pays vraiment indépendants en Amérique latine. Il peut compter sur l’oligarchie réactionnaire, sur la droite fasciste et sur les principaux médias intérieurs et extérieurs qu’il contrôle. Il n’appuiera jamais rien qui ressemble à la vraie équité et à la véritable justice sociale.

L’émigration des Latino-américains aux États-Unis est la conséquence du sous-développement, et celui-ci l’est du pillage auquel ce pays nous a soumis et de l’échange inégal avec les nations industrialisées.

Le Mexique a été arraché à l’Amérique latine par le Traité de libre-échange avec les États-Unis et le Canada. La plupart des douze millions d’émigrants illégaux aux USA sont des Mexicains, tout comme l’est la majorité des centaines de personnes qui meurent tous les ans au mur érigé à la frontière avec ce pays.

Frappé par la crise économique internationale, le Mexique, avec ses 107 millions d’habitants, a vu s’élever le taux de pauvreté critique de 18 p.100, tandis que plus de la moitié de la population est pauvre.

Rien, de son vivant, ne préoccupa plus Marti, notre Héros national, que l’éventualité d’une annexion aux Etats-Unis. Il avait pris conscience dès 1889 que ceux-ci représentaient le pire danger pour l’Amérique latine. Il ne cessa de rêver de la Grande Patrie, qui irait du Rio Bravo à la Patagonie. C’est pour elle, et pour Cuba, qu’il donna sa vie.

Il écrivit le 1er janvier 1891 dans La Revista Ilustrada de Nueva York un article intitulé «Notre Amérique» où l’on trouve des phrases inoubliables: «…les arbres doivent se mettre en rang pour que le géant aux sept lieues ne passe pas! C’est l’heure du dénombrement et de la marche unie, et nous devons aller en carré serré, comme l’argent à la racine des Andes.»

Quatre ans plus tard, après avoir débarqué à Playitas dans la province orientale de Cuba, alors qu’il marchait à travers les campagnes insurgées, il eut un entretien, le 2 mai 1895, avec George E. Bryson, journaliste du New York Herald, qui lui raconta avoir interviewé à La Havane le célèbre général espagnol Arsenio Martinez Campos. Celui-ci lui affirma que la couronne préférait livrer Cuba aux États-Unis plutôt que de lui concéder l’indépendance.

Cette nouvelle bouleversa Marti si fort qu’il écrivit le 18 mai à son ami mexicain Manuel Mercado la fameuse lettre inachevée où l’on trouve ceci: «…la voie, qu'il faut obstruer et que nous obstruons par notre sang, de l'annexion des peuples de Notre Amérique au Nord convulsé et brutal qui les méprise.»

Le lendemain, ignorant l’ordre du général Maximo Gómez de rester à l’arrière-garde, il demanda un revolver à son aide, se lança à la charge contre des troupes espagnoles bien positionnées et mourut au combat.

«J'ai vécu dans le monstre et j'en connais les entrailles», avait-il déclaré dans sa dernière lettre.

 

Fidel Castro Ruz

Le 27 août 2009

12 h 40
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