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 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 12:44

cuba_migration-63b68.jpgSuite à la réforme de la politique migratoire à Cuba, les habitants de l’île n’auront plus besoin d’autorisation des autorités pour voyager à l’étranger. De la même manière, les Cubains pourront rester 24 mois consécutifs hors du territoire national et même prolonger leur séjour.

A partir du 14 janvier 2013, une nouvelle politique migratoire entrera en vigueur à Cuba. Longtemps attendue, cette réforme, qui répond à une aspiration de la population, facilitera les voyages à l’étranger pour les Cubains. Ces derniers n’auront plus besoin de la fameuse « Carte blanche », autorisation de sortie du territoire délivrée par les autorités, d’un montant de 150 dollars. De la même manière, il ne sera plus nécessaire d’obtenir une « lettre d’invitation » (200 dollars) de la part d’un ressortissant étranger pour quitter le pays[1].

Désormais, pour voyager à l’étranger, les Cubains nécessiteront simplement un passeport (valable 6 ans) au prix de 100 pesos cubains (4€), un visa du pays d’accueil et les ressources financières pour découvrir le monde pendant deux ans, sans autre formalité, contre 11 mois auparavant. Au-delà de ce délai de 24 mois, les personnes souhaitant prolonger leur séjour hors du territoire national, pourront le faire auprès du consulat local. Elles pourront également rentrer à Cuba et repartir pour un autre séjour d’une durée similaire, renouvelable indéfiniment[2]

Une politique migratoire historiquement liée à la politique étrangère des Etats-Unis

Contrairement à une idée reçue, l’autorisation de sortie du territoire n’a pas été instaurée par le gouvernement révolutionnaire en 1959. En effet, comme le rappelle Max Lesnik, directeur de Radio Miami, elle date de 1954 et avait été mise en place par le régime militaire de Fulgencio Batista. Cette disposition avait été maintenue lors de l’arrivée au pouvoir de Fidel Castro pour limiter, entre autres, la fuite des cerveaux à destination des Etats-Unis[3].

En effet, dès le triomphe de la Révolution, les Etats-Unis ont utilisé le phénomène migratoire comme outil pour déstabiliser Cuba, en accueillant dans un premier temps les criminels de guerre et les dignitaires corrompus de l’ancien régime, mais également en favorisant la fuite des cerveaux. Ainsi, en 1959, Cuba comptait 6 286 médecins. Parmi ces derniers, 3 000 avaient choisi de quitter le pays pour se rendre aux Etats-Unis, attirés par les opportunités professionnelles que leur offrait Washington. Au nom de la guerre politique et idéologique qui l’opposait au nouveau gouvernement de Fidel Castro, l’administration Eisenhower avait décidé de vider la nation de son capital humain, au point de créer une grave crise sanitaire[4].

A ce sujet, le personnel hautement qualifié candidat à l’émigration devra en revanche obtenir une autorisation des autorités migratoires. Le Décret-loi 302 prévoit ce type de restrictions pour « préserver la force de travail qualifiée pour le développement économique, social et scientifico-technique du pays, ainsi que pour la sécurité et la protection de l’information officielle[5] ».

Les médecins sont particulièrement concernés. En effet, depuis 2006, le Programme médical cubain (CMPP) établi par l’administration Bush et maintenu par Barack Obama, est destiné à amener les médecins cubains en mission à l’étranger à abandonner leur poste, en leur offrant la perspective d’exercer leur profession aux Etats-Unis, privant la nation cubaine d’un précieux capital humain[6]. A ce jour, plusieurs centaines de médecins cubains, notamment en poste au Venezuela, se sont laissé tenter par l’offre[7].

Cette politique s’inscrit dans la guerre économique que les Etats-Unis mènent contre Cuba depuis 1960, avec l’imposition de sanctions extrêmement sévères – à la fois rétroactives et extraterritoriales, donc contraires au droit international – qui affectent toutes les catégories de la société cubaine, en particulier les plus vulnérables. En effet, les services médicaux dispensés par les médecins cubains hors des frontières nationales constituent la première source de revenus de la nation, bien avant le tourisme, les transferts d’argents de la communauté cubaine de l’étranger ou le nickel[8].

Du côté des Etats-Unis, le Département d’Etat n’a pas manqué de critiquer les restrictions imposées, entre autres, aux professionnels de la santé, pour contrer la politique étasunienne destinée à priver Cuba de ses meilleurs éléments, au nom du conflit qui oppose les deux nations depuis plus d’un demi-siècle. Victoria Nuland, porte-parole de la diplomatie étasunienne, a réagi à ce propos : « Nous devons signaler que le gouvernement cubain n’a pas levé les mesures actuellement en vigueur pour préserver ce qu’il qualifie de ‘capital humain’ créé par la Révolution », a-t-elle rappelé[9].

De la même manière, Nuland a déclaré que la politique migratoire des Etats-Unis vis-à-vis de Cuba ne serait pas modifiée et que la loi d’Ajustement cubain serait maintenue, tout en demandant aux Cubains « de ne pas risquer leur vie[10] », en traversant illégalement le détroit de Floride. Néanmoins, Nuland n’échappe pas à la contradiction. En effet, selon cette législation, unique au monde, adoptée par le Congrès étasunien le 2 novembre 1966, tout Cubain entrant légalement ou illégalement aux Etats-Unis, pacifiquement ou par la violence, le 1er janvier 1959 ou après, obtient automatiquement au bout d’un an le statut de résident permanent et diverses aides sociales[11].

Cette loi, dénoncée par Havane, constitue un formidable outil d’incitation à l’émigration pour les Cubains et prive la nation d’une partie de sa population active et qualifiée. En même temps, elle oblige les Cubains à risquer leur vie en traversant illégalement et dans des conditions précaires le Détroit de Floride. En effet, au lieu d’accorder un visa à tout candidat à l’émigration, ce qui répondrait pleinement à la philosophie de la loi d’Ajustement cubain, les Etats-Unis limitent leur nombre à 20 000 par an, conformément aux accords signés avec La Havane en 1994[12]. Dans le même temps, Washington refuse d’abroger la loi d’Ajustement cubain qui permet aux Cubains de s’installer définitivement aux Etats-Unis sans nécessiter de visa.

Une nouvelle ère pour les Cubains

La réforme de la politique migratoire offre aux Cubains une plus grande liberté pour voyager à l’étranger, même si, contrairement à une idée reçue, entre 2000 et le 31 août 2012, sur un total de 941 953 demandes d’autorisation de sortie du territoire, 99,4% ont été satisfaites. Seules 0,6% des personnes se sont vu refuser un voyage. De la même manière, il n’existe pas de propension particulière des Cubains à émigrer. En effet, l’immense majorité des Cubains qui voyagent à l’étranger choisissent de rentrer au pays. Ainsi, sur les 941 953 personnes ayant quitté le territoire national entre 2000 et 2012, seules 12,8% ont choisi de s’établir à l’étranger, contre 87,2% qui sont revenues à Cuba[13].

Par ailleurs, il sera également plus facile pour les Cubains de revenir dans leur pays d’origine. En effet, le permis d’entrée, adopté en 1961 pour des raisons de sécurité nationale, à une époque où les exilés cubains sous contrôle de la CIA multipliaient les actes de terrorisme et de sabotage dans l’île, et où l’immense majorité des candidats au départ étaient motivés par des raisons politiques, sera supprimé[14].

Désormais, la plupart des cubains vivant à l’étranger ne sont pas des exilés hostiles mais des émigrés dits économiques, qui aspirent à des relations normales et apaisées avec leur pays d’origine. Ces derniers pourront également rentrer dans l’île autant de fois qu’ils le souhaitent, comme c’était le cas auparavant, mais désormais sans devoir passer par des démarches administratives obsolètes.

Par ailleurs, la seule catégorie de Cubains qui n’est pas encore autorisée à rentrer dans son pays d’origine – les dénommés « balseros », qui ont quitté le territoire national au début des années 1990 en pleine « Période spéciale », étape qui suivit la disparition de l’Union soviétique et marquée par de graves difficultés économiques à Cuba, dans un contexte de recrudescence de l’hostilité des Etats-Unis – pourront désormais rentrer dans l’île. Il en sera de même pour les médecins et sportifs de haut niveau ayant choisi de quitter le pays lors d’un séjour à l’étranger. Les derniers obstacles administratifs empêchant le retour de ces émigrés seront levés en janvier 2013[15].

La réforme migratoire qui entrera en vigueur le 14 janvier 2013 répond à une aspiration nationale des Cubains, lesquels souhaitent édifier une société plus ouverte, avec moins de restrictions, et disposer d’une plus grande liberté de voyager. Elle s’inscrit dans le processus de profonds changements économiques initiés en 2010, qui donnent la possibilité aux Cubains de posséder leur propre commerce. En effet, de nombreux Cubains souhaitent émigrer temporairement à l’étranger, réunir les fonds nécessaires et retourner à Cuba pour y établir un petit commerce. Depuis 2010, chaque année, près de 1 000 Cubains installés à l’étranger choisissent de rentrer au pays et de s’établir de façon définitive dans l’île. La nouvelle politique migratoire met fin des obstacles bureaucratiques inutiles et permet de normaliser peu à peu les relations entre la nation cubaine et son émigration.[16].

 

 

http://operamundi.uol.com.br/conteu...

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 20:19

fidel-6-22oct.jpgIL a suffi d'un message aux diplômés de première année de l'Institut des Sciences médicales « Victoria de Giron » pour que le poulailler de la propagande impérialiste se déchaîne, et que les agences de presse se lancent derrière le mensonge, avec voracité. Mais ce n’est pas tout, dans leurs dépêches, elles ont ajouté sur le patient les stupidités les plus insolites.

 


Même si beaucoup de gens dans le monde sont trompées par les organes d'information, presque tous aux mains des privilégiés et des riches, qui publient ce genre de bêtises, les peuples croient de moins en moins à ces mensonges. Personne n'aime être trompé, même le menteur le plus incorrigible attend qu'on lui dise la vérité. Tout le monde a cru, en avril 1961, les nouvelles publiées par les agences de presse affirmant que les envahisseurs mercenaires de Giron ou de la Baie des Cochons, comme on veut bien l’appeler, arrivaient à La Havane, alors qu’en réalité, un petit nombre d’entre eux tentaient vainement de rejoindre en canot les navires de guerre yankees qui les escortaient.  

Les peuples apprennent les leçons, et la résistance grandit face aux crises du capitalisme, qui se répètent de plus en plus fréquemment ; aucun mensonge, aucune répression, pas même les nouvelles armes ne pourront empêcher l’effondrement d'un système de production toujours plus inégal et injuste.

 

Il y a quelques jours, peu avant le 50° anniversaire de la « Crise d'Octobre », les agences ont signalé trois coupables : Kennedy, fraîchement arrivé à la tête de l'empire, Khrouchtchev et Castro. Cuba n'a rien eu à voir avec l'arme nucléaire, ni avec le massacre inutile d'Hiroshima et de Nagasaki perpétré par le président des États-Unis Harry S. Truman, instaurant la tyrannie des armes nucléaires. Cuba défendait son droit à l'indépendance et à la justice sociale.

Lorsque nous avons accepté l'aide soviétique en armes, en pétrole, en aliments et en autres ressources, ce fut pour nous défendre contre les plans yankees d’invasion de notre Patrie, soumise à une guerre sale et sanglante que ce pays capitaliste nous a imposée dès les premiers mois et qui s’est soldée par des milliers de vies et de mutilés cubains.

Lorsque Khrouchtchev nous a proposé, au nom de la solidarité, d'installer des projectiles de moyenne portée semblables à ceux que les États-Unis avaient en Turquie – encore plus proches de l'URSS que Cuba des États-Unis –, Cuba n'a pas hésité à accepter un tel risque. Notre conduite a été moralement irréprochable. Jamais nous ne présenterons d'excuses à quiconque pour ce que nous avons fait. Une chose est sûre, c'est qu'un demi-siècle s'est écoulé et nous sommes toujours là, la tête haute.

J'aime écrire et j'écris ; j'aime étudier et j'étudie. Il y a beaucoup de tâches dans le domaine du savoir. Jamais les sciences, par exemple, n'ont avancé à une vitesse aussi vertigineuse.

J'ai cessé de publier des Réflexions parce que ce n'est certainement pas mon rôle de remplir les pages de notre presse, qui se consacre à d'autres tâches dans l’intérêt de notre pays.

Oiseaux de mauvais augure ! J’ai même oublié ce qu'est un mal de tête. Pour prouver à quel point ils sont menteurs, je vous offre les photos qui accompagnent cet article.

 

Fidel Castro Ruz 
Le 21 octobre 2012 
10h12

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 21:23

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Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Le président de l'Equateur, Rafael Correa, a dissipé les doutes sur son éventuelle participation au sixième sommet des Amériques qui se tiendra à Carthagène. Par une lettre envoyée au président hôte, Juan Manuel Santos, Correa confirme qu'il ne participera pas à la réunion des chefs d’État prévue pour le mois d'avril.

Dans la lettre envoyée lundi après-midi, le chef d’État équatorien a déclaré qu’après avoir mûrement réfléchi il a décidé que tant qu'il serait président de la République d’Équateur, il ne participerait à « aucun Sommet des Amériques tant que ne seront pas prises les décisions exigées par notre Patrie ».

Il a insisté sur le fait qu'il était « inacceptable que lors de ces sommets, il soit éludé des questions aussi fondamentales que le blocus inhumain imposé à Cuba ou l'aberrante colonisation des Malouines, qui ont été condamné par la quasi-unanimité des nations du monde entier ».

Quant au « Sommet des Amériques », il a défendu l'idée que, par définition, ne peut s'appeler ainsi une réunion dont un pays américain est intentionnellement et de manière totalement injustifié banni. On a parlé d'une « absence de consensus », mais nous savons tous qu'il s'agit du veto des pays hégémoniques, situation intolérable dans notre Amérique du XXIème siècle.

« Jamais nous ne chercherions le moindre problème ni à votre gouvernement ni à notre chère Colombie. Il s'agit, comme le disait Bolivar, de sentir vraiment que la Patrie, c'est l'Amérique, et commencer à un certain moment à dénoncer et affronter avec forces ces, je répète, situations intolérables et aberrantes ».

Selon le président de l’Équateur, « nos peuples peuvent commencer à s'agacer de ces réunions de présidents, tandis que dans le même temps des problèmes abyssaux restent à résoudre, comme la pauvreté et l'inégalité qui font toujours de l'Amérique latine la région la plus inégale au monde ; l'inefficacité stratégique de la lutte contre le problème mondial des drogues ; la profonde transformation du Système inter-américain des droits de l'Homme, désormais défenseur d'intérêts bien loin de ses principes fondateurs ; l'actualité d'une véritable liberté d'expression qui ne se trouve réduite aux intérêts des grands groupes médiatiques ; ou, la domination totale du capital sur les êtres humains, comme le démontre la crise des prêts immobiliers en Espagne, qui touche des centaines de milliers de citoyens, dont de nombreux migrants latino-américains. »

Correa a réaffirmé son espoir que l'absence de l’Équateur soit une invitation cordiale à « débattre sur le fond et à agir en conséquence, réaffirmant l'estime et le respect que nous ressentons pour tous nos collègues, chefs d’État du continent, de chers amis avec qui nous partageons le rêve de jours meilleurs pour nos peuples. »

« Nous souhaitons, pour le bien de la région et du monde, que le Sommet de Carthagène soit un succès. Le désir d'y participer est fort, dépassé seulement par la fermeté de nos convictions », a-t-il conclu.

Le président équatorien avait proposé en février, lors d'un sommet de l'ALBA (Alternative bolivarienne des peuples de Notre Amérique) à Caracas, que les huit gouvernants de ce groupe n'assistent pas au Sommet des Amériques tant que Cuba ne serait pas invitée. Le chef d’État a réaffirmé à de nombreuses occasions sa position qui est « de tenir compte du ressenti de nos peuples lassés de ses réunions de présidents tandis qu'ils restent plongés dans des abîmes sociales ». La ministre des Affaires étrangères, María Ángela Holguín, a indiqué que les présidents du continent ont confirmé leur présidente au rendez-vous de Carthagène. Les Sommets des Amériques ont commencé en 1994 à Miami et Cuba n'a jamais été invitée. L'île fut suspendue de l'Organisation des États Américains (OEA) en 1962. Cette mesure fut annulée en 2009, mais Cuba n'a jamais fait son retour à l'OEA, ce qui l'obligerait à signer la Charte Démocratique de l'organisme.

Source : Telesur

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 21:31

arton16026-242f5.jpgLa célèbre blogueuse havanaise Yoani Sánchez est un personnage singulier dans l’univers de la dissidence cubaine. Jamais aucun opposant n’avait bénéficié d’une exposition médiatique si massive ou d’une reconnaissance internationale aussi importante en si peu de temps.

En 2004, deux ans après avoir émigré en Suisse, elle décide de revenir à Cuba. En 2007, elle intègre l’univers de l’opposition à Cuba en créant son blog Génération Y et devient une détractrice acharnée du gouvernement cubain.



Jamais aucun dissident à Cuba – et peut être dans le monde entier – n’a réussi à obtenir autant de prix internationaux en si peu de temps, avec cette caractéristique particulière : ces prix ont fourni à Yoani Sánchez suffisamment d’argent pour vivre tranquillement à Cuba pour le restant de sa vie. En effet, la blogueuse a été rétribuée à hauteur de 250 000 euros au total, c’est-à-dire l’équivalent de plus de 20 ans de salaire minimum dans un pays comme la France, cinquième puissance mondiale. Le salaire minimum mensuel à Cuba étant de 420 pesos, c’est-à-dire 18 dollars ou 14 euros, Yoani Sánchez a obtenu l’équivalent de 1 488 années de salaires minimum cubain pour son activité d’opposante.

Un câble diplomatique de la Section des Intérêts Nord-américains (SINA), classé top secret en raison de son continu sensible, révèle que Yoani Sánchez est étroitement liée à la diplomatie étasunienne à Cuba. Michel Parmly, ancien chef de la SINA à La Havane, qui se réunissait régulièrement avec Yoani Sanchez dans sa résidence diplomatique personnelle, comme le prouvent les documents officiels de la SINA, a fait part de son inquiétude au sujet de la publication des câbles diplomatiques étasuniens par Wikileaks : « Je serai très gêné si les nombreuses conversations que j’ai eues avec Yoani Sánchez étaient publiées. Elle pourrait en payer les conséquences toute sa vie. » La question qui se pose immédiatement est la suivante : pour quelle raison Yoani Sánchez serait-elle en danger si sa conduite, comme elle l’affirme, reste dans le cadre de la légalité ?

En 2009, la presse occidentale avait fortement médiatisé l’interview accordée par le président Barack Obama à Yoani Sánchez, un événement qui avait été qualifié d’exceptionnel. Sánchez affirme également qu’elle a envoyé un questionnaire similaire au président cubain Raúl Castro, des questions auxquelles ce dernier n’aurait pas daigné répondre. Cependant, les documents confidentiels de la SINA, publiés par Wikileaks, contredisent ces déclarations.

En effet, ces documents révèlent qu’en vérité c’est un fonctionnaire de la représentation diplomatique étasunienne à La Havane qui s’est chargé de rédiger les réponses aux questions de la dissidente et non le président Obama. Plus grave encore, Wikileaks a révélé que Sánchez, contrairement à ses affirmations, n’a jamais envoyé un tel questionnaire à Raúl Castro. Le chef de la SINA, Jonathan D. Farrar, a confirmé ce fait dans un courrier envoyé au Département d’Etat : « Elle n’attendait pas de réponse, puisqu’elle a avoué qu’elle ne les [les questions] avait jamais envoyées au président cubain »

Le compte Twitter de Yoani Sánchez

En plus du site Internet Génération Y, Yoani Sánchez dispose aussi d’un compte Twitter qui affiche plus de 214 000 abonnés (au 12 février 2012). Seuls 32 d’entre eux résident à Cuba. Pour sa part, la dissidente cubaine suit plus de 80 000 personnes. Sur son profil, Sánchez se présente de la manière suivante : « Bloggueuse, je réside à La Havane, et je raconte ma réalité en morceaux de 140 caractères. Je twitte via sms sans accès à internet. »

Cependant, la version de Yoani Sánchez est dure à croire. En effet, il est absolument impossible de suivre plus de 80 000 personnes uniquement par sms ou en se connectant une fois par semaine dans un hôtel. Un accès quotidien à la toile est pour cela indispensable.

La popularité sur le réseau social Twitter dépend du nombre d’abonnés. La visibilité d’un compte est d’autant plus grande que les abonnés sont nombreux. De la même manière, il existe une forte corrélation entre la visibilité d’un compte et le nombre de personnes suivies par celui-ci. La technique qui consiste à suivre de nombreux comptes est fréquemment utilisée à des fins commerciales, elle est aussi employée par les hommes politiques pendant les campagnes électorales.

Le site www.followerwonk.com permet d’analyser le profil des abonnés de n’importe quel membre de la communauté Twitter. Dans le cas de Yoani Sánchez, cette étude est révélatrice pour diverses raisons. L’analyse des données du compte Twitter de la blogueuse cubaine, réalisée par ce site, révèle une activité impressionnante du compte de Yoani Sánchez à partir de 2010. Ainsi, à partir de juin 2010, Sánchez s’est abonnée à plus de 200 comptes Twitter chaque jour, avec des pics à 700 par jour. A moins de passer jour et nuit sur Twitter – ce qui est très peu probable – il est impossible de s’abonner à autant de comptes en si peu de temps. Cette activité semble donc être le fait d’un robot informatique.

Aussi, il s’est avéré que près de 50 000 abonnés à Sánchez sont en réalité des comptes fantômes ou inactifs, qui donnent l’impression que la blogueuse cubaine jouit d’une grande popularité sur les réseaux sociaux. Sur les 214 063 profils du compte @yoanisanchez, 27 012 n’ont pas de photo, et 20 000 ont les caractéristiques de comptes fantômes et sont inactifs sur le réseau (de zéro à trois messages envoyés depuis la création du compte).

Parmi les comptes fantômes abonnés à Yoani Sánchez sur Twitter, 3 363 n’ont aucun abonné et 2 897 ne sont abonnés qu’au compte de la blogueuse, ou à un ou deux comptes. De plus, certains comptes présentent des caractéristiques plutôt étranges : ces comptes n’ont aucun abonné, ne sont abonnés qu’à Yoani Sänchez et ont envoyé plus de 2 000 messages.

Cette opération visant à créer une popularité fictive via Twitter est impossible à réaliser sans accès à Internet. Elle demande un appui technologique ainsi qu’un budget important. Dans un article nommé « Popularité fictive, la nouvelle stratégie des hommes politiques sur Twitter », le quotidien La Jornada livre les résultats d’une enquête sur les opérations médiatiques des candidats à la présidentielle mexicaine. L’article révèle que de nombreuses entreprises des Etats-Unis, d’Asie et d’Amérique Latine offrent ce service de popularité fictive à des tarifs élevés. « Pour une armée de 25 000 abonnés fictifs sur Twitter – indique le journal – l’on paye jusqu’à 2 000 dollars et pour 500 profils gérés par 50 personnes il faut payer entre 12 000 et 15 000 dollars ».

Yoani Sánchez envoie une moyenne de 9,3 messages par jour. En 2011, la blogueuse a publié une moyenne de 400 messages par mois. Le prix d’un message à Cuba est d’un peso convertible (CUC), ce qui représente un total de 400 CUC mensuels. Le salaire minimum à Cuba est de 420 pesos cubains, c’est-à-dire environ 16 CUC. Chaque mois, Yoani Sánchez dépense l’équivalent de deux ans de salaires minimum à Cuba. Ainsi, la blogueuse dépense à Cuba une somme qui correspondrait en France à 25 000 euros mensuels sur Twitter, c’est-à-dire 300 000 euros annuels. D’où proviennent les fonds nécessaires à ces activités ?

D’autres questions se posent inévitablement. Comment Yoani Sánchez peut-elle suivre plus de 80 000 comptes sans un accès permanent à Internet ? Comment a-t-elle pu s’abonner à près de 200 comptes différents chaque jour en moyenne depuis juin 2010, avec des pics à 700 comptes ? Combien de personnes suivent réellement les activités de l’opposante cubaine sur le réseau social ? Qui finance la création de comptes fictifs ? Avec quel objectif ? Quels intérêts se cachent derrière le personnage de Yoani Sanchez ?

Salim Lamrani.

 


Source : Radio Havane Cuba

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http://www.legrandsoir.info/qui-se-cache-derriere-yoani-sanchez.html
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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 19:28

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CUBA, le 9 février 2012. Johana Tablada, sous-directrice de la Direction de l’Amérique du Nord du Ministère des Affaires étrangères de Cuba, nous a accordé un entretient pour parler de l’Embargo Économique des États-Unis contre Cuba qui vient d’avoir 50 ans et une dizaine de présidents.

Q: L’un des arguments avancés par les partisans de l'embargo, c'est que c'est une excuse du gouvernement cubain pour lui attribuer toutes ses erreurs.

R : S’il s’agit d’une excuse qu’ils enlèvent donc le blocus, pourquoi ils ne l’enlèvent pas et que la vie dise où est la vérité? Ils ne le font pas parce que c’est une manière de nous  faire pression, ils nous poursuivent et nous évaluent pour dire : regardez ! Ils vont très mal. Il a été ainsi pendant 50 ans.

Q : Quels sont les principaux dommages causés par l’embargo ?

R : Une journée ne suffirait pas pour tout parler mais si l'on veut résumer, l’essentiel c’est qu’il a empêché à Cuba de se développer à sa pleine capacité. Il nous empêche d'avoir des relations avec les états-uniens et il ne nous permet pas non plus d'interagir avec le reste du monde dans des conditions normales. Le blocus a une dimension extraterritoriale et exerce des pressions sur des tiers pays dans le but de faire tomber le système cubain pour imposer un autre qui lui fera plaisir.

Q : Mais vous commercer avec tous les pays du monde ?

R : La vérité c’est qu’on ne peut pas commercer avec tous. Aucun produit avec plus de 10% de composants cubains ne peut entrer aux États-Unis, donc si une entreprise japonaise veut utiliser notre nickel puis elle ne pourra pas exporter le produit aux États-Unis.

 

En outre, ils nous interdissent d'acheter dans n’importe quelle partie du monde les produits contenant plus de 10% de composants états-uniens, le blocus l’empêche et punit toute entreprise qui le viole.

Légende: Les bateaux qui arrivent aux ports cubains sont interdits d'entrer aux États-Unis pendant 180 jours.

Cela arrive aussi dans les transactions financières, nous ne pouvons pas ouvrir des comptes bancaires si leurs opérations se déroulent dans une banque correspondante aux États-Unis,  et avec la mondialisation il est très difficile d’opérer avec ces contrôles.

Tous les navires touchant les ports cubains ont 180 jours de pénalisation pour entrer aux États-Unis. Qui va accepter de venir dans les Caraïbes avec l'interdiction de toucher après les ports les plus importants dans la région?

Il y a même des lois états-uniennes qui pénalisent l'investissement étranger à Cuba, elles le punissent ...

Q : Qui a reçu de telles punissions ?

R : Deux exemples, les visas des États-Unis ont été refusés pour les dirigeants de l’entreprise canadienne Sherritt depuis qu’ils ont investi dans le nickel cubain et la compagnie espagnole Sol Meliá a dû choisir entre le maintien de ses entreprises en Floride ou ses investissements à Cuba.

Q : Tout cela semble contradictoire avec la politique de vente de denrées alimentaires.

R : Il n’y a pas de « politique », ce n’est qu’une fenêtre dans le blocus produit d’une forte campagne du lobby agricole des États-Unis allié avec des organisations humanitaires qui considèrent une cruauté le fait de nier des médicaments et des aliments.  

Il ne peut même pas être appelé de commerce, nous ne pouvons leur vendre rien, il est très restreint et se réalise dans des conditions commercialement obsolètes et non rentables, il n’y a pas de crédit et on doit payer à l'avance et comptant.

Q : Le lobby pétrolier est plus important que l’agricole, l’apparition du brut dans  des eaux cubaines ouvrira-t-elle une fenêtre plus grande ?

R : On ne le sait pas encore mais il y a un consensus croissant parmi les états-uniens pour que les voyages soient permis, les relations restaurées et que les entreprises pétrolières soient autorisées à participer dans le programme pétrolier cubain.  Cuba ne soutient aucune discrimination à l'encontre des compagnies nord-américaines.

Légende : L’embargo des États-Unis touche tous les secteurs de la société.

Q : Obama a autorisé les voyages des cubains-américains et a éliminé les restrictions sur l'envoi de l'argent. Maintenant les fonctionnaires des États-Unis se plaignent que Cuba n'a pas répondu avec d'autres gestes.

R : Nous avons dit publiquement que nous sommes ouverts au dialogue sans conditions et en 2009 nous avons présenté aux États-Unis un projet d’ordre du jour avec 7 sujets. Nous avons inclus le blocus, mais aussi des questions moins sensibles d'intérêt commun, un projet d’accord migratoire, la restauration du courrier postal direct, un accord pour la lutte contre le narcotrafic, la coopération en cas de catastrophes naturelles et le rapprochement de nos communautés scientifiques. Ils ne nous ont jamais répondu.

Q : Ce n’est pas trop demander à Obama de lever l’embargo si seul le Congrès peut le faire ?

R : Le blocus est un échafaudage de sanctions très complexe et tout n'est pas codifié par le Congrès. En plus, dans presque toutes ces restrictions, il existe un alinéa qui dit qu’elles ne peuvent pas être appliquées en cas d'Intérêt National ou si le président n’en dispose autrement. Le président des États-Unis a une longue liste de prérogatives pour permettre une plus grande flexibilité sur des questions telles que la médecine, les enfants cubains auront ainsi d’accès à des médicaments, des antibiotiques, des matériels et des appareils dont l’absence entrave certaines procédures chirurgicales.

Q : L’une des raisons pour l'embargo est que Cuba ne paie pas les entreprises des États-Unis qui ont été nationalisées en 1959, est-ce vrai?

R : Les Nord-américains n’ont pas été les seuls, au moins 15 d’autres pays -la Suisse, l'Allemagne, l'Espagne- ont eu des propriétés nationalisées. Tous les autres ont été compensés et un grand nombre de ces entreprises sont de retour à Cuba. États-Unis a été le seul qui a démissionné d’accepter l'entente de compensation, il lui semblait plus attrayant l'invasion par Playa Girón (Baie des Cochons) qu’il planifiait.

Q: Quelles sont à votre avis les perspectives d'avenir?

R : La plupart des Nord-américains aimeraient avoir une bonne relation avec Cuba. Pour beaucoup d’entre eux, comme pour beaucoup de cubains, l’idée de travailler ensemble pour un projet de justice sociale reste plus attractive que l’idée de se battre pour faufiler dans « le célèbre 1% ». Tout en étant un pays pauvre et bloqué, Cuba a démontré qu’il est possible de construire une société dans laquelle tous les enfants aient un endroit pour dormir et aillent à l’école, ce qui pour beaucoup dans le monde représente un miracle.  Seulement  pour cette raison Cuba mérite la disparition du blocus.

(www.cubaminrex.cu)

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 18:59

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Les unions homosexuelles au programme du Parlement en 2012

 

Le Parlement cubain débattra en 2012 de la légalisation des unions entre personnes de même sexe dans le cadre des efforts des autorités cubaines pour mettre fin à toutes les discriminations, a annoncé lundi la sexologue Mariela Castro, fille du président cubain Raul Castro. | Str Réagir Le Parlement cubain débattra en 2012 de la légalisation des unions entre personnes de même sexe dans le cadre des efforts des autorités cubaines pour mettre fin à toutes les discriminations, a annoncé lundi la sexologue Mariela Castro, fille du président cubain Raul Castro. "Comme l’a indiqué la ministre de la Justice (Maria Esther Reus), la discussion du sujet est inscrite dans le plan législatif de 2012", a expliqué la directrice du Centre national d’éducation sexuelle (Cenesex) qui mène depuis plusieurs années une campagne en faveur de la reconnaissance des droits des homosexuels. La proposition de loi ne concerne pas un mariage, mais une union libre, telle que le prévoient déjà les lois cubaines, a ajouté Mariela Castro dans un entretien au site internet d’Etat Cuba Si. "En ce moment, l’avant-projet de modification du Code de la famille est soumis à l’examen des juristes du ministère de la Justice et de professionnels de l’Union nationale des juristes", a ajouté la responsable cubaine. La fille du président a par ailleurs espéré que la conférence du Parti communiste de Cuba (PCC) du 28 janvier adopte une "politique de non discrimination" qui ouvre la voie à l’examen de ce projet par le Parlement. "L’objectif de ce projet répond à la nécessité de reconnaître et protéger, toujours plus fermement, les droits de toute la population", a expliqué Mariela Castro. Le Parlement cubain se réunit deux fois par an, en juillet et en décembre.

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 18:53

 

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Avec Denise Urcelay-Maragnès.

 

Questions-Réponses

 

 

 

- Michel Porcheron : - Le thème de votre thèse et de votre livre est atypique, original. De toute évidence, vous avez occupé un terrain laissé à l'abandon. En français et aussi en espagnol, ce qui est plus curieux. Comment expliquez-vous cela ?

 

 

Denise Urcelay-Maragnès (D. U-M) : - Bien sûr, j’aurais tendance à expliquer ce vide par le mépris accordé aux « petits » pays, anciennes colonies des puissances européennes et particulièrement ici envers Cuba. Dans la préface à Cuba, otro escenario de lucha (Madrid, 1988) de Consuelo Naranjo Orovio, Elena Hernández Sandoica regrette que « la historiografía española —imposible negarlo— no ha venido prestando atención suficiente, como hubiera sido de esperar, a una dimensión del pasado colectivo que pasa, indiscutiblemente, por tantas repúblicas americanas. Y que, de modo excepcional, hace de Cuba —quizá— el más privilegiado de los lugares de exploración» 1

 

Oubli que Consuelo Naranjo Orovio comble chaque jour, au sein du Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC), par ses recherches notamment sur l’émigration espagnole à Cuba.

 

Par ailleurs, il semble que -je ne connais pas tous les travaux-, l’action des Brigadistes Internationaux (B.I) n’ait pas vraiment fait l’objet des études attendues : la première élaborée à base de données d’archives et de témoignages est celle de Rémi Skoutelski sur le volontariat français en 1996. 2 Et j’ai tenté de suivre le chemin qu’il avait ouvert si généreusement.

 

Ce constat ne donne pas, seul, la clé de l’abandon de l’étude de la solidarité internationale par les historiens. Sans doute l’histoire de la guerre d’Espagne occupait-elle toute leur attention et les BI étaient-elles laissées à leur histoire nationale.

Et la difficulté à Cuba était patente : la recherche supposait de nombreux voyages hors de Cuba, même si des documents existent dans les diverses archives et bibliothèques de La Havane. D’ailleurs, quelques historiennes cubaines s’étaient déjà penchées sur le sujet, puis la recherche n’eut pas de suite. 3 Cependant, récemment deux historiens cubains ont consulté les archives du Komintern à Moscou pendant plusieurs mois et ont ramené à Cuba plusieurs centaines de documents constituant ainsi un fonds précieux pour l’étude de cette question.

 

- Quel fut le point de départ de vos recherches, existe-t-il un travail antérieur qui a retenu particulièrement votre attention ?

 

D.U-M : - Sous la direction de Ramón Nicolau, premier responsable de la commission de recrutement de volontaires, fut réalisé un recueil de témoignages de vétérans de la guerre. Cet ouvrage, Cuba y la Defensa de la República española, 4 fut publié en 1981 à l’occasion de la remise de la médaille du combattant internationaliste. Un autre ouvrage d’Alberto Alfonso Bello et Juan Pérez Díaz suivit en 1990, intitulé Cuba en España. Una gloriosa página de internacionalismo.

 

C’est le premier ouvrage qui va être déterminant pour moi : outre l’intérêt des témoignages, une liste d’environ 732 volontaires fermait le livre et suscitait de nombreuses interrogations.

La principale, qui va me pousser dans ma recherche, est la suivante: la solidarité

combattante de plusieurs centaines de Cubains faisait problème au regard du long passé colonial de la Grande île et des dures guerres d’indépendance (1868-1878, 1895-1898) contre la puissance colonisatrice espagnole.

De même que les sentiments à l’égard des Espagnols et de l’Espagne qui continuèrent de régner une fois Cuba indépendante. On sait qu’à la paix, et à compter de 1902, les Cubains se détournèrent de l’ancien maître déchu; certains, comme l’anthropologue Fernando Ortiz, regardèrent vers le Nord, après une critique sévère de l’Espagne décadente et impérialiste. 5

De plus, les nouveaux flux de population espagnole, importants et continus, qui se déversèrent dans l’île ravivèrent les conflits entre les travailleurs des deux nations en même temps que les liens intercommunautaires, jusque dans les années 30.

 

Qu’est-ce qui avait changé en 1936 pour que les sentiments anti-espagnols soient bouleversés ? C’est ce que je me suis attachée à comprendre.

 

- La Guerre d'Espagne, si je me réfère à votre biographie, appartient à votre culture depuis longtemps ?

 

Je suis fille d’Espagnol, plus précisément d’un ouvrier basque originaire de la province de Guipuzcoa, qui travailla dans l’industrie des armes de la zone de Vitoria et Eibar. Dans les années 1920, il émigra en France avec l’ensemble de l’usine qui s’implanta alors à Hendaye, terre de passage, de refuge et d’enracinement de nombreux flux migratoires espagnols. Comme ses camarades de travail, il connut la formation politique et les luttes ouvrières du bassin industriel basque espagnol. Ce groupe de travailleurs fut grossi en raison de la guerre civile par ceux qui fuyaient les bombardements du Nord, et la répression qui sévit après la défaite républicaine. Cette implantation de travailleurs syndicalistes et militants politiques marqua les luttes en Pays basque français, traditionnellement conservateur.

 

Outre le fait que partie de ma famille guipuzcoane traversa la frontière française pour se réfugier dans le Sud-Ouest de la France en raison des bombardements des fascistes, on peut comprendre alors que l’ambiance, les discussions, les lectures de la presse et l’écoute régulière de radio Pirenáica et radio Moscou ont été les « contes » de mon enfance. La Guerre d’Espagne de même que la Seconde Guerre Mondiale et les camps nazis participèrent de la formation d’une petite fille qui jamais n’a oublié les principes internationalistes de son père.

 

- L'écrivain espagnol Antonio Muñoz Molina, qui n'est pas forcément votre auteur de chevet, a déclaré que dans les années 80 en Espagne, nul ne parlait de la Guerre civile.

A partir de quand en parle-t-on ? Aujourd'hui en parle-t-on vraiment ? Car il semble que l'Espagne, en tout cas, une certaine Espagne "refoule" toujours ce passé.

 

Je ne vis pas en Espagne et mes amis espagnols sont précisément des personnes engagées dans le sauvetage de la mémoire de la Guerre civile. Par conséquent, il est difficile de construire une vision générale du phénomène. Cependant on peut voir que, outre la parution, depuis les années 1980, des travaux d’historiens espagnols, les « Asociaciones para la recuperación de la memoria » et leurs actions se multiplient à travers le pays. On publie aussi des témoignages de soldats républicains ou autres témoins qui durent se taire pendant le régime franquiste et la Transition. Je crois que l’Espagne, ou une partie, est en train de prendre la parole malgré de fortes intimidations. Il n’est qu’à voir le sort réservé au juge Baltasar Garzón [accusé de forfaiture pour avoir voulu instruire les crimes du franquisme, ndr]. Mais on ne peut en conclure à un intérêt général pour la guerre civile. Je ne saurais dire si les travaux très nombreux sur la guerre proprement dite et sur la répression sont lus par un nombre significatif d’Espagnols. Néanmoins, il semble qu’un mouvement favorable au rétablissement d’une république laïque se fait jour.

 

- Qui sont selon vous les grands écrivains ou historiens, espagnols et non espagnols de la Guerre d'Espagne ? Hemingway, Malraux, Orwell, Hugh Thomas... ? Et parmi les auteurs français...parmi les auteurs cubains?

Cela pour aider ceux, jeunes ou moins jeunes, à la recherche d'une bibliographie de base.

 

En effet, Hemingway, Malraux, Orwell, ont apporté des témoignages qui constituent les grands textes de la guerre civile et de la littérature. Textes qui donnent trois visions de la guerre, à travers des situations et des protagonistes divers. Parmi eux, Malraux combattra dans les airs et c’est son honneur. Ajoutons parmi les écrivains que vous citez le témoignage de Arthur Koestler, Dialogue avec la mort (Un testament espagnol).

Hugh Thomas, quant à lui, ne consigna pas les Cubains dans ses chiffres des combattants internationaux : il ne signale que l’ensemble des Latino-américains dans son pourtant très important et imposant ouvrage.

 

On pourrait citer de nombreux autres historiens, ils sont si nombreux que j’en indique seulement quelques-uns de tendances politiques diverses : Victor ALBA, Michael ALPERT, Pierre BROUE, Emile TEMIME Emile, Gerald BRENAN, Pïerre VILAR, Gabriel CARDONA Gabriel, Andreu CASTELLS Andreu, Dolores IBÁRRURI Dolores, Artur LONDON, Mirta NUÑEZ DÍAZ-BALART, Stanley PAYNE, Abel PAZ, Jesús et Ramon SALAS LARRAZÁBAL, Manuel TUÑÓN de LARA et Angel VIÑAS.

 

Il faut signaler les auteurs cubains 6 qui allèrent en Espagne à titre de correspondants de guerre pour la majorité et qui ont envoyé leurs articles avec leur vision de la guerre.

 

- Avec votre livre maintenant en espagnol, allez-vous chercher un écho particulier chez vos amis les Cubains ? Institutions, historiens, essayistes? Car vous leur apportez un travail clé en main unique, alors que, probablement, faute de moyens matériels, ils n'ont pas, de toute évidence, prolongé leurs recherches depuis une vingtaine d’années.

 

J’ai offert la première édition (2008) au responsable de la culture de l’Ambassade de Cuba à Paris. Une invitation à une présentation de l’ouvrage a été promise qui n’a pas vu le jour. Une association cubaine d’exilés en France (Raíces Cubanas) m’a invitée à le présenter lors de la fête du journal communiste l’Humanité. Le Centre culturel Pablo de la Torriente de La Havane a publié un article dans son bulletin digital Memoria. J’ai offert également l’ouvrage à une responsable de La Casa de Las Américas invitée avec d’autres intellectuels cubains à un colloque littéraire dans l’île de la Guadeloupe où je vis.

 

Pour l’ouvrage en espagnol, j’ai, bien entendu, informé des Institutions de La Havane (Institut d’Histoire et Centre Pablo de la Torriente Brau) et mon vœu est de remettre quelques exemplaires du livre en espagnol aux amis cubains qui m’ont aidée. Pour ce faire, mon souhait était d’aller à la Feria del Libro de ce mois de février mais tant les propositions des organisateurs de la Feria que les moyens économiques de mon éditeur et les miens ne me permettent pas de réaliser ce projet. Il faudra attendre une autre occasion…

 

- J'ai lu que vous aviez participé, avec d'autres chercheurs et experts, aux récents travaux d'identification de ce qu'on appelle "le Brigadista cubano de Centelles", du nom du grand photographe catalan appelé souvent "le Capa espagnol".

Pourriez-vous nous rappeler ce qu'est cette « affaire » et nous dire où en est ce groupe de spécialistes ?

 

D’abord, nous ne constituons pas une équipe de chercheurs permanente. C’est la

découverte de deux photographies d’un volontaire « afro-américain » qui nous a réunis. Elles faisaient partie du lot de précieuses photographies de la guerre héritées par les fils du photographe espagnol Centelles. Ce volontaire était-il nord-américain ou cubain ?

Puisqu’il tenait dans ses mains la banderole de la Centuria Guiteras cubaine on fit

l’hypothèse qu’il était cubain mais son identité n’était pas connue.

C’est donc pour la recherche de son identité que les responsables de ALBA, Archives de la Lincoln Brigade à New York, ont pris contact avec moi et d’autres chercheurs. Il n’a pas été possible d’identifier avec certitude ce jeune volontaire même si les responsables de ALBA émettaient l’hypothèse qu’il s’agissait d’un cubain, surnommé José « Cuba Hermosa », ami de Rodolfo de Armas, et défilant à Barcelone le 17 janvier 1937. Que je sache, on en est resté à ce stade de connaissance.

 

- Un entretien se termine souvent par la question rituelle: Quels sont vos travaux actuels et à venir ?

Car il facile d'imaginer que vous êtes loin d'avoir épuisé tout le matériel

accumulé pendant des années. A moins que vous passiez à autre chose.

 

Aujourd’hui je m’attache à présenter la participation cubaine à qui le demande,-associations, universités, lycées, ou institutions- puisque si mon travail a été un travail d’histoire, maintenant il est nécessaire de faire connaître l’histoire, tout au moins une vision de cette histoire, des oubliés des historiens.

 

Le matériel mérite d’être enrichi. Ainsi les travaux que j’aimerais poursuivre sont doubles : -D’abord, avoir accès aux documents ramenés de Moscou à Cuba, afin d’apporter des compléments et des correctifs à mon étude.

 

Ensuite, approfondir la question que j’ai abordée dans ma thèse et dans le dernier chapitre de mon livre : l’étude du devenir social et politique des ex-vétérans à leur retour à Cuba. Quelle fut leur attitude face à l’alliance des communistes avec Fulgencio Batista qui les avait réprimés, et face à l’émergence de groupes insurrectionnels jusqu’en 1959 ? Ainsi on pourrait voir, peut-être, si le retour fut un abandon de la lutte armée qu’ils avaient reportée en 1937.

(dum/mp)

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 18:39

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Pourquoi ces mille Cubains ont-ils pris le bateau pour défendre l’Espagne ?

 

par Michel Porcheron

 

En 1933, le dictateur Gerardo Machado avait été renversé. La « révolte des sergents », au cours de laquelle s'illustra, déjà, un certain Fulgencio Batista qui devait y gagner ses galons de colonel (autoproclamé), amène au pouvoir un gouvernement nationaliste et progressiste, celui de Grau San Martin. Mais les Américains ne devaient supporter ce gouvernement que pendant quelques mois. Et de 1934 à 1940, des « présidents » imposés par la force, et qui ne seront que des figurants que manipulait Batista pour le compte de la puissance protectrice (A.Demichel, Université de Lyon II, 1980).

 

Pour la petite histoire, ces « présidents » hommes de paille s’appelaient Carlos Hevia, Carlos Mendieta, José A. Barnet, Miguel Mariano Gomez, Federico Laredo Bru…et le 14 juillet 1940, « l’homme fort » Batista que manipulait la puissance protectrice, parvint à se faire élire président.

 

 

Sans le recueil de témoignages de première main et de courtes biographies de combattants volontaires cubains intitulé Cuba y la defensa de la República española, de Ramon Nicolau, - qu’elle découvrit en 1996-- Denise Urcelay-Maragnès, résidant alors en Guadeloupe, ne se serait jamais lancée dans plus de dix ans de recherche, qui ont fait d’elle le seul auteur en français et en espagnol ayant à son actif une monographie sur ces Cubains qui, entre 1936 et 1939, ont combattu dans le camp des Républicains espagnols.

 

Il sera toujours fondamental et opportun de rappeler que ce travail appartient au domaine universitaire. Et il est remarquablement écrit. Les onze chapitres sont autant d’ « aventures » politiques et humaines, autant de récits qui, écrits au présent, captivent l’attention.

 

 

Ramon Nicolau

 

Quand elle commença ses propres recherches, elle ne pouvait compter qu’avec deux seuls ouvrages, qui faisaient autorité, celui de Ramon Nicolau première monographie à Cuba sur les Cubains dans la Guerre d’Espagne, et celui également publié à La Havane dix ans plus tard, de Alberto Bello et Juan Perez Diaz, Cuba en España, qui complétait judicieusement le recueil de Ramon Nicolau.

 

 

 

Alberto Bello

 

A ce sujet, on peut émettre deux regrets : que ces deux livres de base, ou leur équivalent, n’aient été publiés que 42 et 51 ans après la fin des combats et le retour des rescapés à Cuba [soit 22 et 31 ans après la Révolution de 1959]. Suffisamment de temps pour que des anciens de la Guerre civile trépassent dans l’intimité de leurs familles, soit autant de témoignages perdus.

 

Et que ces deux livres n’aient pas été par la suite actualisés. Pour des motifs qui n’ont pas été explicités, laissant place à des hypothèses qui relèveraient de l’interprétation de chacun. La Révolution était engagée sur d’autres fronts, plus prioritaires, peut-on penser. De même pour le monde de l’édition, à partir de 1959.

 

A l’inverse, on peut comprendre que les deux auteurs cubains n’aient exploité principalement que des sources cubaines. Si Alberto Bello cite des sources étrangères, c’est à la suite de recherches dans plusieurs bibliothèques de son pays.

 

 

 

Est-ce que c’est parce que Alejo Carpentier était romancier, qu’aucun chercheur, nulle part, n’ait pris en considération, dès la fin des années 70, tous les premiers chapitres de « La Danse sacrale » (1980, La Consagración de la primavera, 1978) qui ont pour toile de fond la Guerre d’Espagne, avec de nombreuses mentions de « personnages » cubains mêlés aux combats ? Alejo Carpentier eut l’occasion d’avancer le chiffre d’un millier de combattants cubains.

 

 

Pablo de la Torriente Brau

 

Un autre auteur fait autorité sur le thème des Cubains en Espagne, et pour cause puisqu’il fut combattant et mort au combat fin 36, à Majadahonda, près de Madrid. Il s’agit de Pablo de la Torriente Brau, journaliste et écrivain cubain, né à Porto-Rico. Que les lecteurs francophones ne peuvent découvrir, aucune de ses œuvres – édités actuellement dans leur intégralité à Cuba—n’a été traduite.

 

C’est à partir de cette documentation, à la fois essentielle et partielle, que Denise Urcelay-Maragnès entreprit sa thèse de doctorat (achevée en 2006, mention très honorable, avec les félicitations du jury), dont le directeur de recherches a été le professeur français Alain Yacou, « cubanista apasionado ».

La version en espagnol (chez Lobo Sapiens) vient d’être mise en circulation, trois ans après l’édition en français (chez l’Harmattan).

 

L’agence espagnole EFE a consacré à « La Leyenda Roja, Los Voluntarios cubanos en la guerra civil española » la présentation suivante :

 

http://www.20minutos.es/noticia/1141404/0/Denise-Urcelay-Maragnes/cubanos/guerra-civil/

 

A ce jour, on l’aura compris, Denise Urcelay-Maragnès est la seule à avoir enquêté, menant partout où elle s’est rendue un véritable travail de fourmi. Ces dernières années, à sa liste initiale de 1056 volontaires cubains, elle en a ajouté quarante cinq autres eux aussi « sortis de l’oubli », pour un nouveau total de 1101. Ce n’est là qu’un aspect finalement minime de ses recherches.

 

Lire attentivement ses trois pages de sources (hors bibliographie), à Cuba, en Espagne, aux Etats Unis, en France, en Suisse, ainsi que la liste des organisations dans ces pays qu’elle cite, donne un net aperçu de l’ampleur de ses investigations.

 

On passe ainsi de l’Archivo nacional de Cuba, des Archives de la Brigade Lincoln à New York, à la Croix rouge internationale de Genève, en passant par l’Espagne (archives de Alcala de Henares, Avila, Salamanque…), la préfecture de police de Paris, etc…En France, elle a enquêté aussi à la Bibliothèque de la Rochelle et travaillé dans les locaux qui abritent les archives départementales des Pyrénées Atlantiques (Pau), de la Seine Maritime (Rouen), de la Gironde (Bordeaux)…

 

Sur le site www.amazon.fr, on peut « feuilleter » avec intérêt la quasi-totalité de la Table des matières, de la Bibliographie ainsi que huit des dix tableaux du livre. Là encore, les titres de ces tableaux confirment, si besoin est, la profondeur de ce travail : notamment, « Appartenance politique à la date de l’engagement », « Activités politiques avant l’enrôlement », «  Professions », « Répartition par classe d’âge », « Les décès et les fronts », tableaux établis en fonction des données disponibles.

 

 

Maria Luisa Lafita

 

Lors de ses recherches à Cuba, l’auteure a pu recueillir les témoignages d’anciens volontaires, comme Maria Luisa Lafita, Mario Morales Mesa, Manuel Ortega, ainsi que le recruteur Victor Pina. Cependant le grand âge de certains autres et leur état de santé, déduit-on, n’a pas permis de mener à bien d’autres entretiens prévus.

 

La seule existence de ce livre désormais en français et en espagnol n’est pas un argument suffisant pour que sa valeur soit affirmée.

Non seulement, avec toutes les données recueillis à ce jour par l’auteure, l’ouvrage fait nettement avancer les recherches sur ce thème, mais de plus elle apporte sur le volontariat cubain un point de vue original, atypique.

 

En effet, on a souvent expliqué le grand nombre de combattants cubains par leurs convictions antifascistes. Mais l’antifascisme, présent dans leurs témoignages (tout comme dans les témoignages des autres Brigadistes internationaux) ne peut à lui seul expliquer leur engagement.

Selon Denise Urcelay-Maragnès, l’engagement cubain est singulier quant on met en lumière l’originalité des conditions de décision de participer à la Guerre civile espagnole ainsi que le changement des sentiments cubains envers l’Espagne et les Espagnols.

 

A Cuba dans les années qui ont suivi « l’indépendance » et surtout à partir des années 20, une nouvelle génération de Cubains prenait conscience non seulement de la perte du pouvoir économique et politique mais également de celle de l’identité cubaine.

 

 

 

 

 

Liste établie en 1981 des Cubains morts au combat (1 ere partie)

 

 

Ce furent des années de lutte antidictatoriale croissante jusque dans les années 1930. Après l’échec de la grève générale de 1935 et la répression de Fulgencio Batista qui s’ensuivit, les projets insurrectionnels ne furent pas abandonnés. En 1936, à l’heure du coup d’Etat militaire en Espagne, les groupes favorables à un renversement du régime de Batista cherchaient, sans y parvenir, l’unité. Cependant, malgré leur désaccord, ils attendaient tous la décision d’insurrection à Cuba.

 

Par ailleurs, en septembre-octobre 1936, le Komintern décida de recruter des combattants étrangers. Par conséquent, le PC cubain, engagé secrètement dans ce projet d’insurrection, eut alors pour tâche d’organiser le recrutement. Pour ce faire, il dut attendre la décision des organisations insurrectionnelles.

 

En décembre 1936 ou janvier 1937, à Cayo Largo (Floride), cette perspective

Insurrectionnelle tant attendue est abandonnée, abandon présenté comme un simple report.

Et, en ce même lieu, la majorité décide d’aller en Espagne.

Pour la première fois on devait renoncer aux plans de reconquête de l’indépendance nationale.

 

Seconde partie

 

 

Ce fut une nouvelle frustration. Une question se pose alors : le combat en Espagne est-il un combat de substitution comme l’annonçait déjà en juillet 1936 Pablo de la Torriente Brau, le dirigeant politique de la « Organización Revolucionaria Cubana Antimperialista » (ORCA). Il écrivit de New York où il était exilé depuis 1935: La revolución está en ‘el punto muerto’ …ahora me consuelo con la revolución española.» 1 (28-7-36).

 

Mais la seule faillite du mouvement révolutionnaire et l’analyse des conditions de

décision de partir en Espagne suffisent-elles à expliquer l’importance de la participation cubaine ?

Il faut encore tenir compte, selon l’auteure, des nouvelles représentations de l’Espagne et des Espagnols qui surgissent lorsque la lutte révolutionnaire embrase l’Espagne. Les sentiments anti-espagnols qui règnent dans Cuba indépendante se transforment à cette occasion. Il ne reste rien du fort anti-espagnolisme. Une double vision de l’Espagne naît: la véritable Espagne face à l’Anti-Espagne

 

Un groupe de Cubains au départ de New York

 

La véritable Espagne est celle d’un peuple par essence rebelle, révolutionnaire, qui a vaincu Napoléon en 1802, dépositaire de l’essence de l’âme espagnole. Les crimes de la colonisation ne sont pas imputables à ce peuple mais aux castes privilégiées responsables de la Conquête.

L’Espagne véritable, éternelle, est redécouverte comme Espagne populaire des opprimés, opposée à l’Espagne responsable de la « Légende noire », l’Espagne de « Pizarro, de Weyler, de Franco y de Marañón » 2. C’est cette Anti-Espagne qui a perpétué au cours de l’histoire les horreurs commises contre l’humanité tant sur le sol de la Péninsule qu’en Amérique.

L’identification avec le peuple espagnol et son combat se produit de l’intérieur et non comme une toute simple solidarité. Elle passe par la filiation, reconnue et affirmée. Avec la guerre civile, l’Espagne, rencontrée dans son peuple combattant, coule de nouveau dans la chair cubaine, dit Denise Urcelay-Maragnès La cubanité alors reconnaît dans ses racines hispaniques les éléments les plus nobles à l’œuvre déjà dans les luttes ouvrières à Cuba.

 

C’est bien la conjonction entre l’échec du processus révolutionnaire à Cuba et la

résistance d’une partie des Espagnols au coup d’Etat des militaires qui est déterminante dans le nouveau regard sur la Péninsule et, par conséquent, qui œuvre dans la solidarité combattante avec la lutte révolutionnaire et républicaine.

 

Hormis cette thèse centrale qu’elle expose, Denise Urcelay-Maragnès apporte par ses recherches d’autres éléments particuliers sur l’engagement cubain.

 

S’il est d’usage, rappelle-t-elle, de considérer les combattants étrangers comme des combattants des Brigades internationales (BI), les Cubains présentent pour leur part une singularité.

Les 1101 volontaires, ou plus, intégrèrent à la fois les Brigades internationales et les Brigades proprement espagnoles. Et d’après les documents étudiés ils furent plus nombreux dans les Brigades espagnoles. L’engagement dès les premières heures d’exilés cubains en Espagne et la communauté de langue furent les raisons de cette originalité.

 

 

 

Retour à La Havane

 

En effet, la majorité des volontaires cubains intégrés dans les BI venaient des Etats-Unis tandis que ceux qui vivaient en Espagne rejoignirent les colonnes ou les milices puis les Brigades espagnoles.

Ceux qui venaient de La Havane furent répartis dans les deux types d’unité. Ainsi, ce fait est connu, un nombre important lutta dans les bataillons de la BI XV: d’abord le Bataillon (Bon) Lincoln 58, puis le Bon espagnol 24/59, quelques uns dans Le Bon britannique 57, et le Bon canadien. D’autres intégrèrent trois BI. Ceux des Brigades espagnoles (près de 70) elle les a retrouvés dans des divisions Líster, du POUM trotskiste, du Campesino, la Division Columer de même que dans l’Armée basque.

 

On peut penser et conclure que nombre de ces combattants, plus difficiles à localiser que ceux des BI, restent inconnus. Leurs noms sont-ils enfermés dans quelques documents des archives du Komintern et des archives provinciales ou sont-ils perdus à jamais ?

 

L’apport cubain au livre

 

Dans les remerciements (agradecimientos), Denise Urcelay-Maragnès se réfère notamment et tout naturellement aux apports de nombreuses personnes cubaines « qui l’ont accompagnée tout au long de ce travail », parmi lesquelles en premier lieu Gabriel Molina (Granma International), puis Coralia Alonso (Archivo Nacional) Victor Casaus (directeur du Centro Cultural Pablo de la Torriente Brau), Angelina Rojas et Waldo Brunet (Instituto de Historia del Movimiento Comunista y de la Revolución Socialista de La Habana), ainsi que d’autres personnalités comme Jesus Guanche, Miguel Barnet…

 

NOTES :

 

(1)- Avant la sortie (2008) du livre en français de Denise Urcelay-Maragnès, l’hebdomadaire cubain Granma International avait publié le papier suivant (en français) censé faire le point sur les travaux cubains :

 

http://www.acer-aver.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=150&Itemid=42

 

et (espagnol) notamment :

http://www.rebelion.org/noticia.php?id=66629 (avec photos et documents, en particulier la liste (non exhaustive) des Cubains tombés aux combats)

L’existence du livre en français de D.U-M ne fut mentionné par nous qu’en février 2010 (lors de sa sortie en France et l’année qui suivit, nous étions à Cuba) dans (en espagnol):

 

http://www.granma.cu/espanol/2010/febrero/mier3/universo.html

 

Le dernier « épisode » de l’histoire des Cubains dans la Guerre d’Espagne fut « l’affaire », début 2010, de la photo de Agusti Centelles, celle de l’identification – jusqu’ici vaine- de ce jeune « afro-américain ».

 

 

 

 

On peut voir :http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10168&lg=es (mp)

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 18:34

cuba-embargoa637-a567aLe 3 février 1962, John Fitzgerald Kennedy, président des États-Unis, annonçait des sanctions totales contre la petite île des Caraïbes qui venait de mettre fin au régime pro-américain du dictateur Batista. Le blocus a été encore renforcé en 1992 et 1996, au mépris du droit international.

 

 

Au nom de la « lutte contre le communisme » d’abord, puis de « la défense des droits de l’homme », la plus grande puissance au monde, les États-Unis, livre à une toute petite île, Cuba, une guerre économique sans pitié. Le blocus américain contre Cuba dure depuis cinquante ans, violant toutes les lois et traités internationaux.

 

Washington châtie tout un peuple pour crime de lèse-empire. Pour les « médias de marché », cet embargo ne serait qu’un prétexte dont se servirait le régime. Alors chiche  ? Enlevons donc ce « prétexte » et voyons  ! « Embargo » ou « blocus », on a là un véritable état de siège interminable, injustifiable, chaque jour plus intolérable, et condamné chaque année par la quasi-totalité des pays à l’ONU.

 

Dès le 1er janvier 1959, les États-Unis ne supportent pas que dans leur «  jardin  » ait lieu une révolution et la considèrent comme un dangereux foyer de sédition. «  Plus jamais un nouveau Cuba.  » En avril 1960, le sous-secrétaire d’État aux Affaires interaméricaines, écrit  : «  La majorité des Cubains soutiennent Castro. Le seul moyen possible pour annihiler le soutien interne est de provoquer le désenchantement (…) par l’insatisfaction économique et la pénurie.  » Peu à peu se met en place un dispositif d’étranglement économique. L’île dépend des États-Unis à 73 % pour ses importations et à 65 % pour ses exportations, essentiellement le sucre. En décrétant la réduction des importations, puis la suppression totale du quota sucrier, Washington escompte mettre Castro à genoux. Mais à chaque mesure d’agression, la révolution répond par la légitime défense  : 6 juillet 1960, nationalisation des propriétés américaines à Cuba. Lorsque Washington livre de moins en moins de pétrole et que Cuba doit recourir à l’URSS, les raffineries américaines sur l’île refusent de traiter le «  pétrole communiste  ». Fidel les nationalise. La myopie politique des gouvernements américains pousse la révolution à se radicaliser. En réponse à l’embargo sucrier décidé par Eisenhower, les pays de l’Est achètent plus de la moitié du sucre cubain.

 

Le 3 février 1962, le président Kennedy décrète les sanctions totales, l’interdiction des exportations et importations  : le blocus. L’aide de l’URSS permit à Cuba de survivre… Les sanctions impérialistes allèrent crescendo. Le 2 novembre 1966, la «  loi d’ajustement cubain  » octroie résidence et nationalité à tout Cubain qui touche le sol américain  ; ce statut pousse à l’immigration illégale.

 

À ceux qui nient les conséquences terribles du blocus, les autorités cubaines répondent, chiffres en main, qu’il a coûté à l’île 751 milliards de dollars, et touche tous les aspects de la vie quotidienne, toutes les catégories de la population, essentiellement les plus vulnérables  : enfants, personnes âgées… Depuis 1962, Washington ne permet pas même la vente de médicaments à Cuba, alors que la convention de Genève interdit cet embargo sur les médicaments, même en temps de guerre. En 2004, une entreprise pharmaceutique américaine, la Norton Corporation, se vit imposer une lourde amende parce que l’une de ses filiales européennes avait vendu à Cuba des vaccins pour enfants. Cuba ne peut avoir accès à la plupart des brevets médicaux. L’île a les pires difficultés pour obtenir des financements internationaux, pour se procurer les nouvelles technologies qu’elle doit payer au prix fort, doublé de frais de transports coûteux… Elle ne peut utiliser le dollar pour commercer avec d’autres pays.

 

Cuba n’est pas une situation virtuelle. Le contexte l’a obligée à vivre en forteresse assiégée, ce qui ne se prête guère à l’épanouissement de toutes les libertés. Le blocus est un drame quotidien. Il n’est pas la seule cause de la crise profonde que vit Cuba. La dépendance du modèle monoproducteur et exportateur de sucre, le rôle de réserve sucrière du «  camp socialiste  », les errements économiques, l’étatisation contre-productive, la bureaucratisation, pèsent lourd à l’heure des bilans.

 

Les États-Unis auront tout tenté pour faire plier la révolution. En 1992 et 1996, le Congrès américain vota la loi Torricelli puis la loi Helms-Burton, afin de renforcer le blocus, de le rendre «  extraterritorial  »  : les filiales américaines dans des pays tiers ne peuvent commercer avec Cuba. Aucune entreprise, sous peine de sanctions, ne peut exporter à Cuba des marchandises ou machines comportant des composants américains. La loi Helms-Burton autorise les grands propriétaires américains expropriés par la révolution, et indemnisés, à réclamer leurs anciennes propriétés. Pour normaliser la situation, Cuba devrait changer de système. Une ingérence inadmissible.

 

Aujourd’hui, l’opinion publique nord-américaine est majoritairement hostile aux sanctions économiques, mais la politique d’Obama reste globalement celle de ses prédécesseurs. Cuba continue à résister au prix de lourds sacrifices.

 

Cuba « réinvente »

 

Cuba vit des changements structurels importants. En novembre 2005, 
Fidel Castro mettait en garde  : 
«  Nous pouvons être les fossoyeurs 
de notre révolution.  » 
Depuis, avec pragmatisme 
mais détermination, le Parti communiste a fait appel au peuple et le pays s’est engagé dans un processus de révisions déchirantes, nécessaires à la survie, selon Raul Castro. Le 18 décembre 2010, 
il lançait  : ou nous «  rectifions  », 
ou nous périrons. Une étape est terminée, celle d’une économie étatisée, hypercentralisée 
et bureaucratisée, aux faibles rendements. Alors «  retour 
au capitalisme  »  ? Nullement. 
À Cuba, on parle «  d’actualisation  » du modèle, de «  réinvention  ». Passer à un système plus flexible, «  reconvertir  » 1 500 000 travailleurs de l’État vers un secteur privé naissant ne peut se faire sans traumatismes, sans inégalités. L’économie, qui reste planifiée, s’ouvre à des mécanismes de marché, des formes d’initiative 
et de propriété privées. Les fermes d’État sont démantelées et la terre remise en usufruit aux paysans. 
La désétatisation fera passer 
40 % de la population active 
du secteur public au secteur privé. 
Le projet d’émancipation cubain 
se joue aujourd’hui.

 

Source : L'humanité

 

Dessin : Carlos Latuff

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 18:57

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« Renoncer au Parti serait faire le jeu de la marchandisation de la politique »

 

 

Extraits du discours de clôture de Raul Castro lors de la Conférence nationale du Parti communiste cubain

 

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



« Si nous avons choisi, souverainement, avec la participation et le soutien du peuple, l'option de Marti du parti unique, notre mission est de promouvoir la démocratie la plus large dans notre société, en commençant par donner l'exemple dans les rangs du parti », a déclaré le général de l'armée Raúl Castro dans sa conclusion de la première Conférence nationale du Parti.

Il a ajouté que cela impliquait  de « susciter un climat de confiance maximale et de créer les conditions requises à tous les niveaux pour l'échange d'opinions le plus large et sincère, tant au sein de l'organisation que dans ses liens avec les travailleurs et la population. »

Le premier secrétaire du Comité central a défendu l'idée que « les divergences soient accueillies avec bienveillance et respect,  y compris dans les médias de masse ».

Il a déclaré que la presse devait rentrer dans ce débat « avec le sens de la responsabilité et de la plus stricte véracité, non à la façon bourgeoise, pleine de sensationnalisme et de mensonges, mais avec objectivité ».

Raul a fait un bilan des textes adoptés par la Conférence et a réaffirmé que « la seule chose qui peut conduire à la défaite de la Révolution et du socialisme à Cuba, serait notre incapacité à éradiquer les erreurs commises en plus de cinquante ans depuis le 1er janvier 1959, et les nouvelles qui peuvent se produire à l'avenir. »

Il a insisté : « Il n'a pas existé et il n'existera pas de Révolution sans erreurs, car elles sont œuvre de l'action et de peuples qui ne sont pas parfaits. »

Nous ne renoncerons pas à notre Parti

Le premier secrétaire a lancé une mise à garde à ceux qui « ont caressé le rêve que la Conférence consacre le début du démantèlement du système politique et social hérité de la Révolution », que « renoncer au principe d'un seul parti équivaudrait, tout simplement, à légaliser le parti ou les partis de l'impérialisme, sur notre sol et à sacrifier l'arme stratégique de l'unité des cubains, qui a concrétisé les rêves d'indépendance et de justice sociale pour lesquels ont lutté des générations de patriotes, de Hatuey à Céspedes, Martí y Fidel ».

Il a ajouté que « sans le moindre manque de respect à tout autre pays avec un système pluri-partite », à Cuba « nous défendons le système du parti unique face au jeu de la démagogie et de la marchandisation de la politique. »

Plus de 800 militants ont participé en cette fin de semaine à la Première conférence nationale de l'organisation et ont appuyé une résolution qui réaffirme le rôle du Parti dans la mise en œuvre des directives du VIème Congrès du PCC, liés à l'actualisation du modèle économique cubain.


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