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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 22:01

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Viktor Dedajdu « Grand Soir » http://www.legrandsoir.infospécialiste de Cuba et du Blocus qui rappellera l’appui de Cuba à la lutte contre le colonialisme en Angola et fera le point sur la dimension néocoloniale du Blocus étasunien contre Cuba,


Hernando Calvo Ospina, écrivain journaliste, auteur de « L’équipe de choc de la CIA » évoquera les plans de déstabilisation orchestrés par les Etats-Unis http://hcalvospina.free.fr/,


Christophe Venturade Mémoire des Luttes http://www.medelu.org/reviendra sur le Coup d’Etat au Honduras et la revanche des opposants à Zelaya et à l’appartenance du Honduras à l’Alba ,


en présence des représentants entre autre des Ambassades du Vénézuéla, de Cuba, dont son Excellence, Monsieur Orlando Requeiro Gual, Ambassadeur de Cuba en France.


L’accession à l’indépendance a certes signifié un éloignement en termes de structures politiques vis-à-vis de l’Espagne mais le pouvoir est resté entre les mains des élites locales qui ont œuvré à leur seul profit. En 1959, Cuba s’est affranchi du joug des Etats-Unis qui se sont progressivement substitués dans la région aux anciennes puissances coloniales ; en faisant échouer l’invasion de la Baie des Cochons le 19 avril 1961, Cuba s’est affirmé comme Etat souverain au prix d’un Blocus décidé et pérennisé depuis maintenant plus de 50 ans par les Etats-Unis qui au nom de la doctrine Monroe proclamant dès 1824 « l’Amérique aux Américains » et prônant une politique du « gros bâton » en alternance avec la « diplomatie du dollar » affichent des ambitions vis-à-vis de l’ensemble des pays d’Amérique Centrale , Amérique du Sud et Caraïbes (Opération Condor des années 70/80, soutien aux dictatures). Avec l’arrivée au pouvoir de dirigeants élus par le Peuple sur des programmes affichant une volonté de Justice sociale dont Hugo Chavez (Vénézuela), Evo Morales (Bolivie), Rafael Correa (Equateur),… la résistance cubaine vis-à-vis des Etats-Unis a essaimé.


En 2005, la création de l’ALBA (Alliance Bolivarienne des Amériques)

a commencé à rassembler ces pays optant pour une répartition plus juste des richesses, une préservation de l’environnement, se dotant d’une monnaie commune : le Sucre nommée ainsi en honneur du général Antonio José de Sucre, compagnon de Simon Bolivar et héros de la lutte de libération américaine contre l’impérialisme espagnol, cette monnaie est destinée à se substituer au dollar états-unien dans tous les échanges entre États membres. Face à l’ALBA, et au nom de la démocratie le gouvernement étasunien gronde et multiplie directement ou indirectement les interventions.

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 19:41
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photo : J-C Allard www.allard-net.com

Et ils voyagent souvent. Tout près, car, comme dit Jean-Claude, "pas besoin d’aller au bout du monde pour voyager", ou tout loin, l’Espagne, le Vietnam, la Crète, Madagascar, l’Ecosse … Depuis 1990, il emporte en voyage ses crayons et carnets … Et revient avec de bien belles images. Récemment, Jean-Claude et Claire sont partis à Cuba pour trois semaines. Sans a priori, sans parti pris favorable ou défavorable. "Pour voir de près", disent-ils. Voici leur récit étonné. Et les images, bien sûr.

Jean-Claude et Claire, sa compagne, aiment voyager, c’est d’ailleurs en Chine qu’ils se sont rencontrés.

Entre le 19 décembre 2010 et le 3 janvier 2011 nous étions à Cuba. Pour un voyage « touristique ». Nous ne connaissions rien ou pas grand-chose sur ce pays, à part les quelques clichés véhiculés, même si du point de vue géopolitique nous étions curieux d’en faire la rencontre. On entend tellement de choses et leurs contraires sur Cuba qu’on avait envie de voir de près. Ce n’était pas la seule raison du choix de cette destination. Nous fuyons traditionnellement les fêtes de fin d’année et les Tropiques à Noël nous éloignaient de cet hiver arrivé trop vite en novembre.

Touristes, il est vrai, mais chez l’habitant (1) tous les jours. En demi-pension, ce qui permettait de voir d’un peu plus près comment les gens vivent, et d’échanger un peu plus facilement. Bien sûr nous n’avons ni l’un ni l’autre, Claire et moi, la maîtrise de la langue, ce qui est certes un handicap. Mais notre curiosité profonde et notre attachement à la rencontre nous ont amenés assez près des Cubains. Notre façon de dessiner ou de photographier facilite aussi les choses bien souvent. Nous n’aimons pas arracher des portraits et j’espère que cela se voit sur les images (2). Il faut dire aussi que les Cubains sont avides de rencontres, ce qui facilite bien les choses.

Malgré tout, nous avons bien conscience que deux semaines à Cuba ne permettent qu’une approche très superficielle.

Mais on doit dire que notre étonnement a été très grand. Ce voyage, plus que beaucoup d’autres, nous a permis de mettre le doigt sur notre propre façon de vivre et notre régime politique. Nous en revenons attachés à ce pays et bien disposés à le soutenir dans la lutte qu’il mène pour résister à l’impérialisme avec pour guide les USA tout proches. On se demande même comment cet îlot minuscule existe encore ! Quand on sait toutes les contre révolutions fomentées par les USA, toutes les (vraies) dictatures mises en place ou soutenues… Comment l’impérialisme américain n’est-t-il pas encore arrivé à se débarrasser de cette épine dans le pied que représente le « socialisme cubain » ? Est-ce un mystère ?

Cette dernière question a une réponse dans le soutien populaire du régime castriste. Encore en deux mots, si Cuba n’est pas une démocratie à l’occidentale (et nous y reviendrons), Cuba n’est pas une dictature. Jamais les armes dans ce pays n’ont été retournées contre la population. La principale critique envers le régime cubain est pourtant que c’est une dictature.

En terme de démocratie, nous n’avons de leçon à donner à personne. Nous ne croyons plus que le monde occidental, et la France en particulier, soient des démocraties (Larousse : gouvernement où le peuple exerce la souveraineté). Voici une liste non exhaustive d’atteintes sévères :

Dans notre pays on vote « Non » à un traité (TCE) et on nous l’impose quelques mois après !

Dans notre pays nous sommes pendant des mois et des mois, des millions et des millions dans la rue contre une soit disant « réforme des retraites », 70% de la population y sont opposés, et le gouvernement l’impose en force, sans débat !

Dans un pays où on utilise le mensonge (à propos des armes de destruction massive) pour imposer une intervention militaire…

Quand le taux de participation à nos élections continue de chuter pour atteindre des niveaux record, que dire de la démocratie ?

Quand on sait la collusion des médias avec les politiques au pouvoir et les hommes de pouvoir…

Ou que les fameuses « agences de notation » (qui représentent qui, dites le moi !) dictent leur bon vouloir à nos gouvernements nationaux…

Bref !

Alors doucement sur notre fameux modèle de démocratie (qu’on essaie aussi d’imposer ici où là par les armes…)

Je pense que Cuba a pris beaucoup de précautions pour se protéger des agressions du capitalisme (voir le nombre d’attentats contre Fidel Castro qui n’ont heureusement pas abouti) Alors que les USA sont prêts à tout pour se débarrasser de cette expression d’autre chose que le capitalisme. Et ces précautions ont vraisemblablement pris les couleurs d’atteintes à la démocratie selon nos critères. Mais ne faut-il pas voir plus globalement ? Le fait que le régime soit populaire à Cuba fait que les USA hésitent à intervenir directement comme ils ont su le faire par ailleurs.

Et nul n’ignore les conséquences désastreuses pour l’économie cubaine de cet état d’embargo après la chute de l’URSS.

Ceci étant posé, nous avons très envie de dire nos sentiments après ce court voyage.

Première impression très forte, et je vous assure que c’est un choc pour nous : pas la moindre pub ! Aucun panneau, pas la moindre enseigne, ni en ville, ni au bord des routes… Je rêve de ne plus être agressé par toutes ces pubs qui nous polluent l’espace et l’esprit en France. Et on a maintenant la preuve que ça existe un Pays sans pub. A quoi serviraient-elles dans un pays où la « concurrence libre et non faussée » n’a pas de sens ! En tout cas c’est la première fois, et nombreux sont nos voyages, que nous le voyons. Et si vous en avez marre de voir des pin-up sur des pubs de bagnoles, allez faire une pause à Cuba.

Les gens sont toujours « propres sur eux » comme on dit ici. Toujours bien habillés. On sent que c’est important pour eux. Pas le moindre haillon comme on en voit très souvent dans les pays sous développés. Ce n’est pas le cas de Cuba. Et tout le monde sait que, dans les premières conquêtes de la Révolution, il y a eu la lutte contre l’analphabétisme.

L’éducation à Cuba est une réussite, tout le monde le reconnaît. Pauvres voyageurs, nous n’avons pas les moyens de le mesurer précisément. Mais nous avons une anecdote. Par hasard, en passant devant une école, nous avons entendu qu’il y avait une atmosphère de fête. Nous sommes rentrés facilement, l’accueil était chaleureux. Claire était impressionnée d’une part par l’aisance des enfants qui dansaient mais aussi par le fait qu’il n’y avait pas les bons devant et les moins bons derrière, mais que chacune passait d’une situation à l’autre. On est loin du culte du meilleur. Il y a eu à la fin quelques mots à la gloire du régime, du genre « vive le socialisme ! » mais on peut vous assurer que c’était du vécu, du partagé, et pas un slogan régurgité. Mais le plus fort ce n’est pas ça, c’est que la fête était en remerciement pour les enseignants ! Quand on voit comment les enseignants sont traités chez nous et le peu de cas qu’on en fait aujourd’hui…

A propos d’école, les enfants portent tous un costume de l’école, toujours impeccable. Et les jeunes filles on bien souvent des jupes ultra courtes, qu’on jugerait indécentes chez nous.

Autre surprise, la facilité déconcertante avec laquelle les commerçants vous rendent la monnaie. C’est souvent un problème dans les pays où l’éducation a ses limites.

Autre anecdote. A Santa Clara nous avons été témoins d’une fête en commémoration de la libération de cette ville par le Che. Au programme, concerts de musique très classique, aussi de musique cubaine, mais à notre étonnement, danse contemporaine de haut niveau ! A quand de la danse contemporaine chez nous pour une fête du genre ? On pourrait en dire encore beaucoup sur le développement de la culture à Cuba.

Les Cubains sont bien nourris. Bien portants. Il est vrai que la traversée nous a montré un pays où la terre semble généreuse.

Pour ce qui est du logement, pour les campagnes et les petites villes, ce qui est étonnant, comme par exemple à Vinalès, c’est de voir des maisons coquettes.

Toutes sur la même architecture, simple et sans étage, seules les couleurs diffèrent. A La Havane, il est vrai que les façades sont très dégradées (3). Mais on a été surpris de voir qu’à l’intérieur c’était bien mieux que ce que pouvait laisser imaginer l’extérieur. Peut-être avons-nous eu la chance de tomber chez des gens plus fortunés ? En tout cas, partout où nous sommes passés, nous avons vu frigo, congélateur, télé, et des aménagements corrects qui nous rappellent évidemment les années 60. Nous avons même vu un vélo électrique…

De ces trois constatations, habillement, nourriture et logement, il nous a semblé que Cuba n’avait rien de l’allure des pays sous développés. Ajoutons que nous n’avons pas vu, comme par exemple au Vietnam, des enfants au travail ou des mômes avec la morve au nez.

Par ailleurs nous avons aussi noté qu’il n’y a pas de classes sociales. Les niveaux de vie sont très comparables entre les Cubains. Pas de maison luxueuse, pas de voiture extravagante, pas de zones privilégiées etc. C’est une constatation.

Et nous n’avons jamais vu ça dans aucun pays, y compris les pays pauvres que nous avons traversés et où on croise toujours quelque part un ghetto de riches, voire très riches. Aussi bien différent de ce qu’on a vu au Vietnam et en Chine où le luxe s’expose à côté de la pauvreté. Mais pas à Cuba. Si Fidel Castro avait une fortune quelque part, ses adversaires seraient trop heureux de nous mettre l’œil dessus ! Et ce n’est pas le cas.

Pour comparer avec la Chine ou le Vietnam, ce qui nous a frappés, c’est que dans ces deux pays gouvernés par un parti communiste, il n’y a aucune manifestation du régime. On veut dire par là : pas de slogans, pas de drapeau, rien qui puisse laisser voir au simple regard qu’on est dans un pays « communiste ».

A Cuba c’est différent. On voit souvent des slogans pour le régime et la révolution. On a été surpris aussi par la forme de ces slogans. J’aurais parié sur des phrases un peu stéréotypées et simplistes. Il n’en est rien d’une manière générale. Un seul exemple : « Un pays ne peut rien sans sa jeunesse ». Une sorte de gloire ou de confiance dans la jeunesse, qui chez nous est souvent considérée comme dangereuse, flemmarde, ou je ne sais quoi.

En tant que touristes nous nous sommes sentis très libres, là aussi à notre étonnement dans un tel pays. Notre curiosité n’a jamais été bridée. Jusqu’au fin-fond des villes et des campagnes, pas le moindre empêchement d’aller fouiner partout comme on aime le faire, avec notre scooter de location.

Autre signe très palpable : l’émancipation des femmes. Et certainement moins de machisme que par chez nous. A la maison les hommes participent, pour ce qu’on en a vu. Les rapports à l’intérieur des familles sont très doux, entre adultes et avec les enfants. Jamais de cri entre les uns et les autres ; ça ne grouille pas d’enfants non plus, ce qui traduit une bonne maîtrise des naissances.

Si bien entendu il n’y a pas de pub, il n’y a pas non plus de consommation de cigarettes ! Les quelques cigares croisés tiennent plus à du folklore qu’à une pratique courante. Le prix des cigares est tel qu’il semble destiné à l’exportation exclusivement.

Les paysages ne sont pas pollués par les déchets de plastique, ce qui est hélas très souvent le cas dans les pays d’Afrique par exemple. Certes ça doit être une denrée rare et précieuse le plastique, ils font souvent leurs courses en utilisant ces fameux sachets plastiques.

On a vu le ramassage des ordures, ce qui n’est pas aussi fréquent dans le tiers monde. Des balayeurs, on en a vu beaucoup dans les petites villes et à La Havane. Ce qui fait que les rues sont propres, à quelques exceptions près. Et les balayeurs, comme les autres Cubains, ne sont pas stressés par le travail ! Il nous est arrivé plusieurs fois de les voir s’asseoir sur un banc pour lire Granma et de reprendre le boulot quand ils en ont envie. Voilà qui nous plait bien. Loin du stress de France-Telecom et maintenant La Poste…

Etonnant aussi pour nous de constater que les églises étaient tranquillement animées. La liberté du culte est une réalité.

Pour cause d’embargo les Cubains sont privés de beaucoup de choses. Ce qui a aiguisé leur habileté à réparer. Chez nous on consomme, et à la moindre panne on jette. Faute de pouvoir faire autrement, et on vient de jeter ces derniers jours une balance et un micro-onde qui pourraient certainement être réparés si …

A Cuba on a vu des ateliers de réparations de tels objets ! Et comme souvent la queue bien organisée devant de tels magasins. Pas de stress non plus dans les queues. En arrivant on demande « el ultimo ? » ce qui veut dire « qui est le dernier ? »

On nous le montre et on peut aller faire un tour, boire un coup ou faire je ne sais quoi, pas de risque que quelqu’un passe avant nous. Respect ! A comparer avec le chacun pour soi, du « à qui sera le plus malin pour passer devant l’autre » de par chez nous. Ici culte du chacun pour soi. Là bas culte de la collectivité et du partage. Deux mondes.

Bref ! Cuba ce n’est pas la misère, ce n’est pas un pays sous développé, ce n’est pas une démocratie, et ce n’est pas une dictature à nos yeux.

Une dictature ne développerait pas à ce point l’éducation et la culture.

On ne sentirait pas les gens heureux, souriants.

On se sentirait, même comme touristes, « téléguidés ».

On y verrait une classe enrichie.

On n’y verrait pas un culte de l’émancipation, y compris des femmes.

C’est un pays où tout simplement il y a une expérience du socialisme, liée à son histoire, à sa situation géographique et économique. Nous ne voulons pas de ce modèle pour la France, comme nous ne voulons d’aucun autre !

Mais Cuba a alimenté notre espoir dans un « autre monde possible ». A construire pour nous.

En tout cas nous défendrons cet état qui, on le découvre, résiste avec une certaine réussite face au capitalisme ravageur.

Très petits voyageurs sans aucun doute, et loin d’entreprendre même le tour de cet îlot particulier, nous avons simplement voulu dire ici ce que notre cœur a ressenti et qui tranche un peu avec l’image véhiculée de Cuba.

Claire et Jean-Claude.

Ps : A notre retour, quel contraste de se voir accueillir par des treillis et mitraillettes dans le métro de Paris (4). Puis de retrouver toutes ces grises mines engoncées dans leurs coquilles !

Notes

(1) Nous avions pris les vols secs, puis réservé les nuitées, demi pensions et transports en commun par l’intermédiaire d’une association.

(2) Voir les croquis et photos sur les pages « carnets » et « galeries » de mon site : www.allard-net.com

(3) La restauration des bâtiments se fait petit à petit à La Havane. On peut voir des quartiers complètement rénovés et de belle façon (confirmation par un professionnel du bâtiment, québécois, vacancier comme nous, et rencontré par hasard chez l’habitant). On peut visiter facilement par exemple ces anciennes demeures coloniales qui sont devenus parfois des hôtels ou des musées. Et comme les hôtels, par exemple, sont à l’état, leur visite se fait donc naturellement.

(4) Autre différence. Nous n’avons pas vu à Cuba de ghettoïsation comme chez nous à Paris par exemple où il y a le quartier « chinois », « antillais », « africain »… A Cuba beaucoup de métissage.

Voir ici les photos sur Cuba

et les croquis

Liens complémentaires sur le travail de Jean-Claude

Galerie de photos de Jean-Claude Allard

Des couleurs des matières, des objets, des lignes, des courbes, des visages. De beaux visages qui nous parlent, photographiés avec respect.

Carnets de voyage

Claire, parisienne, est venue s’installer en Savoie. Danseuse, elle donne des cours de danse sur les communes voisines.

Aujourd’hui, ils préparent un spectacle qui réunit différents modes d’expression, autour de 10 artistes : arts visuels, sonores et chorégraphiques.

Texte relayé par emcee avec l’autorisation de leurs auteurs

EN COMPLEMENT

L’illusion française. (la France vu par un Cubain) http://www.legrandsoir.info/L-illus...

URL de cet article 12803
http://www.legrandsoir.info/Je-m-appelle-Jean-Claude-je-suis-photographe-et-j-ai-visite-Cuba.html
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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 22:43

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http://cubasilorraine.over-blog.org/article-la-france-vue-par-un-artiste-cubain-l-illusion-fran-aise-67247403.html

 

Depuis que j’ai l’âge de raison j’ai entendu mes parents et professeurs parler de la beauté de ce pays et de la grandeur de ses habitants. Tous parlaient des œuvres extraordinaires de ses auteurs, des artistes plastiques, des musiciens et de la Commune de Paris. Je me souviens qu’un jour mes parents sont arrivés à la maison avec un livre sur la révolution française et qu’ils m’ont incité à le lire.

Cet ouvrage me fascina a tel point que je le lus plus de dix fois tout au long de ma vie. C’est là que j’ai appris qu’à la fin du XVIII° siècle, la France avait une superstructure monarchique absolue, que son Roi s’appelait Louis XVI et que la société était divisée en trois  classes : le clergé et l’aristocratie/noblesse qui ne payaient pas d’impôts et le Tiers Etat dont le niveau de vie était bien pire et dont les impôts, cependant, faisaient vivre le pays.

A la lecture de cette Histoire essentielle de la révolution j’ai découvert que quelques ministres avaient essayé de mettre en œuvre quelques réformes : que les privilégiés payent eux aussi des impôts et qu’il y eut une rébellion du côté des aristocrates et que pour défendre les intérêts du peuple Français de cette époque,  ils ont abandonné l’aristocratie, qu’ils ont prêté serment ,ont rédigé une constitution et ont mis en place une Assemblée Nationale Constituante.


Ainsi commença la Révolution française  bientôt rejointe par le peuple, quelques aristocrates, des membres du clergé, une partie de l’armée et le 14 juillet 1789, les habitants de Paris prirent d’assaut la prison de la Bastille pour protester contre le Roi ; cela provoqua la fuite de nombreux aristocrates. Telle était la France que je connaissais à travers  ce livre lu plus de dix fois.

La France rebelle et révolutionnaire qui guerroya pour en finir avec l’aristocratie et y arriva en menant Louis XVI à la guillotine et qui par la suite poursuivit la révolution jusqu’à construire  un magnifique pays qui nous  a fait rêver, par son architecture, ses sculpteurs, ses peintres, pas seulement moi, mais des millions et des millions de personnes  et dont rêvent encore des millions et des millions d’hommes. Un pays dont la culture des Victor Hugo, Verlaine,  Rousseau, Zola et tant d’autres a été le modèle de la culture Universelle, un pays , aujourd’hui , triste, désinformé et asphyxié par la machinerie infernale de l’impérialisme .


Qu’il est difficile de voir comment la Nation de la Commune de Paris, des Droits de l’Homme, du Siècle des Lumières, se retrouve assombrie par la misère qui pullule dans ses rues, de voir des femmes et des hommes qui ignorent l'Histoire passée de leur pays et les événements historiques, nationaux et internationaux actuels, ainsi que de constater leur passivité face à leur propre pays dévasté, par une société consumériste qui étouffe les villes françaises, partout où je suis allé, sous la carapace des  supermarchés et des panneaux publicitaires. La culture, la fameuse élégance, toute l’intelligence française, ont été enterrées sous  les miroirs aux alouettes qui attirent la misère dans laquelle  les opportunistes et les traitres  à leur patrie, sociaux démocrates ont noyé le Pays des Lumières. J'entends par miroir aux alouettes, une société de surconsommation, de gâchis qui entraîne une démesure dans ses slogans publicitaires, tout support confondu. Aucun domaine n'est épargné :

  • des loisirs basés sur la consommation avec des complexes, temples du virtuel, de l'abrutissement, conçus sur le modèle étatsunien ;

  • un habitat uniformisé et qui ne respecte plus les particularités régionales (surtout dans le grand Sud de la France) ;

  • un urbanisme saturé avec une superposition d'infrastructures plus démonstratives qu'efficaces (je pense à la réintroduction du tramway et en particulier sur La Canebière à Marseille. Après avoir supprimé les tramways après-guerre, toutes les villes veulent aujourd'hui leur tramway) ;

  • des villes avec leur centre ville encombré et des provinces désertifiées ;

  • une politique tout voiture qui conduit à faire payer les autombilistes qu'ils roulent ou qu'ils soient à l'arrêt : carburant à un prix élevé, autoroutes payantes, stationnement payant ;

  • une présence policière importante dans les grandes villes avec des contrôles d'identité impressionnants, sans compter la présence d'une armée, mitraillette au bras dans les grandes villes : Marseille, Paris ;

  • une agriculture industrialisée, sectorisée, polluée, appauvrissant le sol, détournée de la polyculture ;

  • une mode « bio » investie par les sociaux-démocrates estampillés écolos, plus préoccupés de leur nombril que de l'intérêt général ;

  • une culture abandonnée aux mains des sociaux-démocrates qui utilisent notamment l'outil de travail arraché à celles des travailleurs pour le vider de son caractère social et économique, pour un devenir de marchandisation grottesque, un affront au monde du travail. Tous les arts sont touchés. Pour noyer « cet immense vide culturel », la social-démocratie table sur un nombre incalculable « d'artistes » qui pour la plupart conçoivent des oeuvres sans aucune règle artistique : musique, vocal, peinture, littérature, sculpture, etc. Tous les arts sont tristement concernés.

Par ailleurs, si la « culture » grand publique » connaît un niveau très bas, il existe des groupements de personnes qui résistent et qui proposent une culture de bonne qualité. Elle fait hélas figure d'élitisme, de réseaux. J'ai été notamment invité par une maison d'éditions à Limoges « Le Bruit des Autres » qui fait un travail sérieux et courageux. Cependant ce milieu est aussi infiltré de pseudo-intellectuels opportunistes.


J’ai parcouru tout un circuit sous la houlette d’une excellente guide, qui connait bien son pays et son histoire. C’est elle qui m’a montré, sans retenue, le meilleur et le pire de son pays sur lequel elle pleure.


Les rencontres, les activités que j’ai faites dans diverses institutions, surtout au Collège Gaulcem-Faidit où j’ai  participé à un projet qu’ils appellent « Ouverture sur le Monde, ouverture aux autres » avec les élèves de six classes, qui étudient l’Espagnol, a été pour moi une nouvelle déception. Nous avons été accueillis, Muriel Dichamp , Présidente de l’Association de Solidarité avec Cuba « Corrèze Cuba Estrella », à l’initiative  de cette rencontre, et moi par la professeure d’Espagnol et des membres de la Direction avec un abondant buffet.

 

A l’exception de la professeure, le comité d'accueil, poli et courtois, était plus dans la représentation que dans l'authentique : j’en ai  connu des plus chaleureux dans la tradition cubaine. D'autre part, lors de la récréation, les professeurs se réunissent dans une salle, aucun d'eux ne s'est adressé à moi. Ce manque de contact et de curiosité est affligeant.

Mais ce ne fut pas là le plus triste, ma peine la plus profonde je l’ai ressentie lorsque j’ai rencontré chacune des classes. Ceux qui avaient le moins de connaissances en Espagnol l’étudiaient depuis sept mois et ne savaient pas formuler les questions les plus élémentaires, encore moins comprendre les réponses.

En voyant cela, j’ai décidé de poser des questions et d’établir un dialogue en Français. Je me suis rendu compte que ces braves enfants attentifs ignoraient l’histoire culturelle et politique de leur propre pays. Sur cuba, lorsque je leur expliquais ce qu'était Cuba, deux ou trois l’ont associée avec el Che parce que ce héros internationaliste est connu universellement grâce à la vente des casquettes et de T-shits.


Tout le dialogue tourna autour de l’orientation de lectures utiles sans relation avec les moyens que la social démocratie utilise pour noyer dans l’ignorance le peuple Français qui vit aujourd’hui sous un régime qui préfère, par opportunisme, le maintenir dans l’inculture et l’ignorance de sa propre réalité et de la réalité du monde, pour lui escroquer sa liberté.


Les questions posées sur Cuba, sur son gouvernement, étaient un autre indice sur la désinformation à laquelle sont soumis, en toute impunité, les Français. 

Le pire c’est la conscience du mensonge qu’ils ont créée chez eux. L’immense majorité est convaincue que ce que disent les medias est la Vérité ; que les Cubains révolutionnaires et les Français qui ont visité Cuba, mentent. Ils croient que Castro est un dictateur et que les Cubains  se sont résignés  à leur misère. Nombreux sont ceux qui ignorent et parfois ne croient pas qu’il existe  un embargo/blocus criminel qui assassine des enfants, des vieillards, des femmes et des hommes malades, par manque  des recours que les USA refusent à Cuba quitte à les  jeter à l’eau.


Pendant les quarante jours  passées en France  j’ai parcouru les principales communes de la Corrèze ; la Basse et la Haute Corrèze, je suis allé à Bordeaux et j’ai visité quelques  communes comme Saint Emilion et ses vignobles, à Périgueux capitale de la Dordogne, à Marseille et enfinà Paris et partout, exception faite de Paris, j’ai vu  passivité, résignation, conservatisme et même de la peur.

Je dis à l’exception de Paris parce que j’y ai respiré un air de solidarité et de combativité lors d’une réunion de haut niveau avec l’organisation de solidarité et d’aide aux Cubains France Cuba, dont le Président André MINIER et presque tous les présents ont exprimé leurs convictions ; Annie ARROYO a apporté une brillante contribution. Muriel DICHAMP a démontré son courage habituel, sa sincérité pleine de talent dans la défense de l’intégrité de l’association.

 

Tous se sont prononcés contre le blocus de Cuba, en faveur de la restitution de la base de Guantánamo à son propriétaire légitime et en faveur de la libération des cinq héros injustement détenus dans les geôles  des USA.

J’ai assisté, à Paris, à  une pièce de théâtre pleine de courage sur la vie de guérillero  du Che qui peut se révéler très utile  pour les Français ; mais dans le reste du pays, à de très rares exceptions, les bons discours se prononçaient en cachette.

Ce silence m’a déçu. L’admiration que j’avais pour les hommes qui ont fait l’histoire culturelle et politique de ce merveilleux pays est restée en suspens et son avenir se traîne dans la poussière, résignée, triste et soumise.

La France est un musée qui s’assombrit sous les regards convoiteurs de la social-démocratie, alliée d'une droite de plus en plus dure et virulente.Et tout cela à cause d’une superstructure sociale qui ne prend pas en compte la pauvreté.

Qui ne pense qu’à se gaver d’argent, se damnant définitivement et oubliant les principaux droits de l’homme,bref, l'impérialisme.


L’illusion française traîne triste et misérable dans les rues, dans le métro, sous les ponts avec son cortège de femmes et d'hommes, abandonnés par la société, souffrant de faim et de froid. Elle a même oublié le sens de la Marseillaise.

 

Traduction de F. Candás

Par cuba si lorraine

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 18:07

 

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Le sort de Moubarak est jeté, et jusqu'à l’appui des États-Unis ne pourra pas sauver son gouvernement. Le peuple égyptien est intelligent ; il a, au cours de sa glorieuse histoire, laissé son empreinte dans la civilisation humaine. « Du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent », s’exclama, dit-on, Bonaparte à un moment d’exaltation où la révolution des Encyclopédistes le conduisit à cette extraordinaire rencontre de civilisations.

À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l’Égypte brilla sous la conduite d’Abdel Gamal Nasser. Lui, Jawaharlal Nehru, héritier du Mahatma Gandhi, Kwame Nkrumah et Ahmed Sékou Touré, deux leaders africains, Sukarno, président de l’Indonésie récemment libérée, créèrent le Mouvement des pays non alignés qui propulsa la lutte d’indépendance des colonies. Les peuples du Sud-Est asiatique et de l’Afrique du Nord, dont l’Égypte, l’Algérie, la Syrie, le Liban, la Palestine, le Sahara occidental, le Congo, l’Angola et le Mozambique, se battaient, avec le soutien de l’URSS et de la Chine, contre les métropoles française, anglaise, belge et portugaise que soutenaient les États-Unis

Cuba se joignit à ce mouvement en marche au triomphe de sa Révolution.

En 1956, la Grande-Bretagne, la France et Israël avaient attaqué par surprise l’Égypte qui avait nationalisé le canal de Suez, mais la solidarité audacieuse de l’URSS, qui menaça même de recourir à ses missiles stratégiques, paralysa les agresseurs.

Le décès précoce de Nasser, le 28 septembre 1970, fut une perte irréparable pour l’Égypte.

Les USA n’ont pas cessé de conspirer contre le monde arabe qui concentre les plus grosses réserves de pétrole au monde.

Il est inutile de beaucoup argumenter. Il suffit de lire les dépêches de presse pour savoir ce qu’il se passera inévitablement.

Lisons-les.

28 janvier :

« (DPA). Plus de cent mille Égyptiens sont descendus aujourd’hui dans la rue pour protester contre le gouvernement du président Hosni Moubarak, bien que les manifestations soient interdites par les autorités…

« Les manifestants ont incendié des bureaux du Parti démocratique national (PDN), de Moubarak, et des postes de police, tandis qu’au centre du Caire, ils ont lancé des pierres contre la police qui tentait de les disperser par des gaz lacrymogènes et des balles de caoutchouc.

« Le président étasunien, Barack Obama, s’est réuni aujourd’hui avec une commission de spécialistes pour analyser la situation, tandis que le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, a averti que les États-Unis réévalueraient en fonction des événements les aides se montant à des milliards qu’ils octroient à l’Égypte.

« Les Nations Unies ont aussi émis un message fort depuis Davos où le secrétaire général Ban Ki-moon se trouvait ce vendredi.

«(Reuters).- Le Président Mubarak a ordonné le couvre-feu en Egypt et le déploiement de troupes de l’armée, appuyées par des véhicules blindés au Caire et dans d’autres villes. Des confrontations violentes entre la police et des manifestants sont reportées.

 « Des forces de l’armée, appuyées par des véhicules blindés, se sont déployées vendredi au Caire et dans d’autres grandes villes égyptiennes pour faire cesser les protestations populaires qui exigent la démission du président Hosni Moubarak.

« Selon des sources médicales, 410 personnes ont été blessées à ce jour durant les protestations, tandis que la télévision publique a annoncé le couvre-feu dans toutes les villes.

« Les événements représentent un dilemme pour les États-Unis qui ont exprimé leur souhait de voir s’étendre la démocratie dans toute la région, bien que Moubarak ait été depuis de longues années un de leurs proches alliés et le bénéficiaire d’une très grosse aide militaire. »

«(DPA).- Des milliers de Jordaniens ont protesté aujourd’hui dans tout le pays après les prières du vendredi, pour demander la démission du Premier Ministre Samir Rifai, ainsi que des reformes politiques et économiques»

Au milieu de la catastrophe politique qui frappe le monde arabe, des dirigeants réunis en Suisse ont réfléchi sur les causes de ce phénomène dans un monde qui court même, selon certains, à un suicide collectif :

«(EFE).- Plusieurs leaders politiques demandent au Forum économique de Davos un changement du modèle de croissance économique.

«Le modèle de croissance économique actuel, fondé sur la consommation et oublieux de ses impacts environnementaux, ne peut plus se maintenir pour beaucoup plus longtemps, car il en va de la survie de la planète, ont averti aujourd’hui à Davos plusieurs dirigeants politiques.

« "Le modèle actuel est un suicide collectif. Nous avons besoin d’une révolution dans la pensée et dans l’action. Les ressources naturelles sont toujours plus réduites", a averti Ban Ki-moon au cours d’un débat du Forum économique mondial portant sur la façon de redéfinir une croissance durable.

« "Les changements climatiques nous indiquent que le vieux modèle est plus que jamais périmé", a insisté le responsable de l’ONU.

« Le secrétaire général a ajouté qu’en plus de ressources essentielles à la survie comme l’eau et les aliments, "une autre ressource nécessaire pour faire face aux changements climatiques est en train de s’épuiser : le temps". »

29 janvier :

« Washington (AP). Leprésident Barack Obama a tenté l’impossible face à la crise égyptienne : séduire une population soulevée contre un régime autoritaire de trente ans, tout en assurant un allié clef de son soutien.

« Son allocution de quatre minutes, vendredi soir, a représenté une tentative prudente de maintenir un équilibre difficile : Obama avait tout à perdre en se prononçant soit pour les manifestants qui exigent la démission du président Hosni Moubarak soit pour le régime qui s’accroche au pouvoir avec violence.

« Obama… n’a pas demandé un changement de régime, mais il n’a pas dit non plus que l’annonce de Moubarak était insuffisante.

« Bien que ses paroles aient été les plus fortes qu’on ait écoutées ce jour-ci à Washington, il ne s’est pas écarté du scénario déjà écrit par sa secrétaire d’État, Hillary Clinton, et par son porte-parole, Robert Gibbs.

«(NTX).- Selon un éditorial du journal The Washington Post, les États-Unis devraient user de toute leur influence, y compris le milliard de dollars et plus d’aide qu’ils fournissent chaque année à l’armée égyptienne, pour obtenir ce dernier résultat", autrement dit le départ de Moubarak.

« …Dans son allocution de vendredi soir, Obama a affirmé qu’il continuerait de travailler avec le président Moubarak et a regretté que celui-ci n’ait pas mentionné des élections éventuelles.

« Le journal a qualifié d’ "irréalistes" les positions d’Obama et du vice-président Joe Biden qui a déclaré à une radio qu’on ne pouvait pas taxer le président égyptien de dictateur et qu’il ne pensait pas qu’il devait démissionner.

«(AFP).- Les Organisations arabes étasuniennes, ont exhorté le gouvernement du Président Barack Obama à ne plus soutenir la dictature de Moubarak en Egypte»

«(ANSA).- Les USA se sont déclarés à nouveau ¨préoccupés¨ par la violence en Egypte et a averti au gouvernement de Moubarak qu’il ne peut agir comme si rien ne s’était passé. Selon Fox News, il ne reste plus à Obama qu’une alternative mauvaise au sujet de l’Égypte.

 

« …il a averti le gouvernement du Caire qu’il ne peut recommencer à "battre les cartes" et continuer d’agir comme de si de rien n’était.

« La Maison-Blanche et le département d’État suivent de très près la situation en Égypte, l’un des principaux alliés de Washington dans le monde et bénéficiaire d’une aide civile et militaire se montant à environ 1,5 milliard de dollars par an.

« Les médias étasuniens couvrent très largement les troubles en Égypte et signalent que la situation peut se convertir, de quelque manière qu’elle se règle, en un casse-tête pour Washington.

« Selon Fox, si Moubarak tombait, les USA et leur autre principal allié au Moyen-Orient, Israël, pourraient se retrouver face à un gouvernement des Frères musulmans au Caire et voir l’Égypte prendre un virage anti-occidental.

« "Nous avons misé sur le mauvais cheval pendant cinquante ans", a affirmé à Fox un ancien agent de la CIA, Michael Scheuer : "Penser que le peuple égyptien va oublier que nous avons soutenu des dictateurs pendant un demi-siècle est utopique", a-t-il ajouté.

«(AFP).- La communauté internationale a multiplié ses appels pour que le Président égyptien Hosni Moubarak introduise des réformes politiques et qu’il cesse la répression des manifestations contre son gouvernement, lesquelles se trouvent à son cinquième jour.

« Nicolás Sarkozy, Angela Merkel et David Cameron ont, pour leur part, demandé samedi au président dans une déclaration conjointe d’ "entamer des changements" face aux "revendications légitimes" de son peuple et d’ "éviter à tout prix de recourir à la violence contre les civils".

« L’Iran a aussi appelé les autorités égyptienne à faire cas des revendications de la rue.

« Le roi Abdallah d’Arabie saoudite a estimé en revanche que les protestations constituaient "des attaques à la sécurité et à la stabilité" de l’Égypte, réalisées par des "infiltrés" au nom de la "liberté d’expression".

« Le monarque a téléphoné à Moubarak pour lui exprimer sa solidarité, a fait savoir l’agence officielle saoudite SPA.

31 janvier :

« (EFE) Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a exprimé aujourd’hui sa crainte que la situation en Égypte ne favorise l’accès des islamistes au pouvoir, cette inquiétude étant partagée, a-t-il dit, par des dirigeants avec lesquels il s’est entretenu ces derniers jours.

« …le Premier ministre a refusé de commenter des nouvelles divulguées par des médias locaux, comme quoi Israël a autorisé aujourd’hui l’Égypte à déployer des troupes dans le Sinaï pour la première fois en trente ans, ce qui serait une violation de l’accord de paix signé en 1979 entre les deux nations.

« La chancelière allemande a affirmé pour sa part, face aux critiques visant des puissances occidentales comme les USA et l’Allemagne qui ont maintenu des liens étroits avec des régimes totalitaires arabes : "Nous n’avons pas abandonné l’Égypte "

« Le processus de paix entre les Israéliens et les Palestiniens est paralysé depuis septembre, surtout parce qu’Israël refuse de freiner la construction de colonies juives dans le Territoire palestinien occupé.

« Jérusalem (EFE). Israël est favorable au maintien au pouvoir du président égyptien Hosni Moubarak que le chef de l’État israélien a soutenu aujourd’hui quand il a jugé qu’ "une oligarchie religieuse fanatique n’est pas mieux que le manque de démocratie".

« Les déclarations du chef d’État coïncident avec les pressions – diffusées par les médias locaux – qu’exerce Israël sur ses alliés occidentaux pour qu’ils ne critiquent pas autant le régime Moubarak que le peuple égyptien et l’opposition tentent de renverser.

« Selon des sources officieuses anonymes citées par le journal Haaretz, le ministère des affaires étrangères a adressé samedi un communiqué à ses ambassades aux USA, au Canada, en Chine, en Russie et dans plusieurs pays européens pour demander aux ambassadeurs d’insister devant les autorités locales sur l’importance que signifie la stabilité de l’Égypte pour Israël.

« D’après les observateurs israéliens, la chute de Moubarak pourrait mettre en danger les accords de Camp David signés entre l’Égypte et Israël en 1978 et le Traité de paix bilatéral de 1979, surtout si elle entraînait la montée au pouvoir des Frères musulmans, des islamistes qui jouissent d’une vaste assise sociale.

« Israël considère l’Égypte comme le garant de la paix à ses frontières sud et un soutien capital au blocus de la bande de Gaza et à l’isolement du mouvement islamiste palestinien Hamas.

« L’une des plus grandes craintes d’Israël est que la révolte égyptienne, qui se situe dans le sillage de celle de la Tunisie, touche aussi la Jordanie et affaiblisse le régime du roi Abdallah II, dont le pays est le seul du monde arabe, avec l’Égypte, à avoir reconnu Israël.

«  La désignation récente du général Omar Suleiman comme vice-président égyptien et, donc, comme éventuelle successeur à la présidence, a été bienvenue en Israël qui a maintenu avec lui d’étroites relations de coopération en matière de défense.

« Mais l’orientation des protestations égyptiennes ne permet pas de juger comme un fait acquis que la continuité du régime est assurée ni qu’Israël pourra continuer de compter sur l’Égypte comme son principal allié dans la région. »

Comme on le voit, le monde fait face pour la première fois à trois problèmes simultanés : crises climatiques, crises alimentaires et crises politiques.

À quoi on peut ajouter d’autres graves dangers.

Les risques de guerres toujours plus destructives ne cessent pas.

Les dirigeants politiques feront-ils preuve d’assez de sérénité et d’équanimité pour leur faire face ?

Le sort de notre espèce en dépend.

 

 

Fidel Castro Ruz

Le 1erfévrier 2011

19 h 15

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 16:52

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L’hebdomadaire Trabajadores a annoncé mercredi que Cuba a homologué le CIMAVAX-EGF, le premier vaccin thérapeutique au monde contre les stades avancés du cancer du poumon, vaccin avec lequel ont été traités plus de 1000 patients dans l’île.

La responsable du projet de ce vaccin au Centre d’Immunologie Moléculaire (CIM) de La Havane, Gisèle Gonzalez, a expliqué qu’il offre la possibilité de changer le cancer avancé en une « maladie chronique contrôlable ».

Le CIMAVAX-EGF est le résultat de plus de quinze ans de recherches, cible le système lié à la tumeur et ne provoque pas d’effets indésirables sévères, a précisé la spécialiste. « Il est basé sur une protéine que nous possédons tous : le facteur de croissance épidermique, lié aux processus de prolifération cellulaire, qui sont hors de contrôle quand il y a cancer » a-t-elle précisé. Gisèle Gonzalez a indiqué que, comme l’organisme tolère « ce qui lui appartient » et réagit contre « ce qui lui est étranger », il a fallu mettre au point « une composition telle qu’il génère des anticorps contre cette protéine ». 

Ce vaccin s’applique au moment où le patient achève le traitement de radiothérapie ou de chimiothérapie et est considéré comme « ultime sans alternative thérapeutique » parce qu’il aide à « contrôler la croissance de la tumeur sans toxicité » a-t-elle précisé. De plus, il peut être utilisé comme traitement « chronique qui augmente les perspectives et la qualité de vie du patient ».

La chercheuse a signalé qu’après avoir été homologué à Cuba, le CIMAVA-EGF « progresse » dans d’autres pays et la façon d’en appliquer le principe dans le traitement d’autres tumeurs comme ceux de la prostate du col de l’utérus ou du sein est en train d’être évaluée.

On sait (ou plutôt on ne sait pas) que, compte tenu du blocus, Cuba a été contrainte à consentir des efforts particuliers pour préserver la santé de la population. Avec succès, puisque le taux de mortalité infantile est un des plus bas du monde et que la longévité a notablement augmenté depuis la chute du dictateur Fulgencio Batista.

En particulier, Cuba a dû inventer des médicaments (elle en exporte).


Quant à ce nouveau médicament contre le cancer du poumon et, éventuellement, de la prostate, du col de l’utérus, et du sein, de deux choses l’une :

1- Ou bien la presse cubaine ment et vous n’en seriez pas étonnés (vous savez, ces castristes...)

2- Ou bien nos médias mentent (par omission) en ne diffusant pas une nouvelle qui aurait fait l’ouverture du JT de 20 H et qui aurait donné lieu à des débats et des émissions spéciales comme « Le Téléphone sonne », à des tables rondes, à la convocation de cancérologues français avisés, à des reportages sur place, à des interviews de malades, si l’invention avait été états-Unienne ou française, une avancée due par exemple à Jacques Servier, patron du premier groupe pharmaceutique français,

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 19:22

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La ville cubaine de Bayamo compte près de 164.000 habitants et un périmètre de 17 kilomètres. Elle peut pourtant être qualifiée de ville sans voitures.

Cette ville du sud de Cuba, éloignée de l’influence touristique, est la deuxième ville colonisée de l’île de Cuba et une preuve de cela sont les bâtiments qu’on peut trouver tout au long de la principale voie piétonne de la ville (avenida General García).

Ouvrir les yeux dans la rue « Linea » (voie de train et axe d’extension de la ville) permet de regarder un monde avant l’invention du moteur à combustion. Toute la ville bouge, mais d’une autre manière de celle qu’on est habitué à imaginer.

La présidente d’un des centres culturels de la ville racontait que le gouvernement cubain récompense chaque année la commune qui a fait des efforts au niveau culturel, économique, éducatif, etc… Bayamo a obtenu plusieurs fois cette aide financière et la quantité de voies et places aménagées augmente à chaque fois. Les bâtiments réformés, la tranquillité de ses routes et l’ambiance artistique qu’on respire à Bayamo en fait une ville spéciale différente de n’importe quelle autre du pays.

A Bayamo, tel qu’on peut l’observer sur les photos, la place de l’automobile est presque inexistante. Les gens sont habitués à utiliser d’autres moyens de déplacements pour leur vie quotidienne. Même si le taux de motorisation à Cuba est très faible, dans d’autres villes de la même taille ou plus petites il n’est pas si évident de s’émanciper de l’usage de la voiture.

A l’heure de pointe, les bicyclettes occupent les rues entre taxis tirés par des chevaux et d’autres voitures tirées par des vélos. Beaucoup de citadins à pied partagent la rue principale avec tous ces moyens de transport et ce n’est pas gagné pour ceux qui veulent trouver un véhicule motorisé dans la ville.

Se balader dans n’importe quelle rue du centre ville de Bayamo nous donne la sensation que tout l’espace est à nous. La sensation de se déplacer librement comme on peut le faire sur des places publiques. Pourquoi ne pas apprendre de cette ville et adopter ce modèle d’égalité du territoire pour nos villes européennes ?

 

Source: http://etudeterritoire.blogspot.com/

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 08:42

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L'anti-communisme de gauche n'a jamais failli à sa mission face à Cuba socialiste, la social démocratie  a su, également, en ce domaine tenir la dragée haute aux forces les plus réactionnaires.


L'interview est ici édifiante: les crimes de Staline, le pauvre Trotski avec à la clé un silence confondant de Padura, le capitalisme, l'impérialisme, le blocus, les tentatives d'assasinat de Fidel et d'autres, les coups d'états, Padura connait pas !


en s'érigeant en écrivain historien Padura rejoint ceux  du "livre noir du communisme" il est le reflet de cette petite bourgeoisie défroquée qui de Mélenchon à Jospin ont tiré à vue sur les pays socialistes même si un opportunisme de bon aloi transforme l'un en héros de la cause cubaine. Cela a bien le goût du baiser de la mort.


Padura je le concède ne se prétend pas historien cela offre cette facilité d'exclure de cette oeuvre toute référence historique aux conditions objecticves du développement du socialisme ceinturé partout dans le monde par les forces ennemies.


Padura n'a pas d'ennemis mais un ami Trotski celui qui écrasât les marins du Kronstadt envisageant même l'utilisation de gaz axphyxiant.


Trotsky la blanche colombe qui aura tenté par multes moyens de conquérir le pouvoir personnel et qui n'hésiterât pas en pleine montée du danger fasciste nazi à appeler les peuples d'Union Soviétique à éliminer Joseph Staline, ce qui, de fait, projetait la mise à mort du socialisme naissant en URSS.


Padura semble choqué qu"' l'homme qui mit fin à la vie de son maître ait terminé ses jours à Cuba, il aurait pu s'étonner que d'autres les aient terminés  au Chili et eurent pris toutes leurs parts au coup d'état contre le président Allende ou en Argentine, impliqués dans l'Opération Condor mais que voulez-vous l'anti-communisme à sa réthorique,ses héros, ses silences assourdissants.


Certes le roman de Padura n'a pas pour objet de faire le tour du monde je le concède, seulement de faire le  lit du divin Trotski dont les apôtres ne cessent de marteler sur la trahison de la Révolution par Fidel et Raoul, une autre branche de cette famille arguera que Fidel est Raoul ne sont que des bourgeois nationalistes qui méritent cependant quelques encouragements.


On verra même un Besancenot devenu guévariste, héros des bacs à sable  de la ville de Paris, un Mélenchon bolchevique au mépris de leurs passés troubles et avérés dans la lutte contre les pays socialistes dont Cuba qui aujourd'hui encore subit le contre coup de la contre révolution à l'Est.


Le seul intérêt de cette oeuvre réside dans la décision des autorités cubaines de le faire éditer  et quand chacun connait cette difficulté en matière de ravitaillement  que subit l'ile cernée...


Cuba socialiste montre ainsi sa capacité à laisser hurler les loups, beugler le troupeau de ceux qui n'auront pas de yacht sur la Costa Brava comme semble s'en offusquer le petit bourgeois Padura.

 

Lors d'une discussion avec un journaliste du Nouvel Observateur je m'étais étonné de ces convergences entre une pseudo extrême-gauche et une véritable social-démocratie.

Lui mijotant dans ces milieux eut cette réponse narquoise et qui me fit bien mal:

"comment un miltant de votre expérience peut-il se poser cette question sans en connaitre d'instinct la réponse !?"

Devant mon sillence confondant  et d'une grande bonté, ce journaliste me dit: "l'anti-communisme monsieur, voila leur ciment", j'avais oublié l"évidence mais la leçon a porté.


Alors lisez Padura et Orwell, celui qui résistat de belle manière au nazisme en partageant ses tickets de rationnement à Londres mais n'oubliez pas que les petits écrivains écrivent les petites histoires, que les peuples écrivent la grande, en lettres de sang.

 

Alain Girard



 

«Je voulais écrire un roman sur l'assassinat de Léon Trotski, dire ce que cela avait signifié pour le mouvement révolutionnaire du XXe siècle, l'image de l'utopie, le destin de l'Union soviétique et le reste des pays socialistes. Mais ce devait être un livre cubain, écrit de Cuba par quelqu'un qui vit à Cuba. » Tel est le projet de Leonardo Padura pour « L'Homme qui aimait les chiens » (1). Un projet qu'il a voulu ambitieux dès sa genèse, alors que l'écrivain n'a pas encore franchi le pas de l'écriture littéraire.

Le personnage Trotski a toujours attisé la curiosité de l'étudiant qu'il était à La Havane dans les années 1970. S'intéresser à lui, c'était comme braver un interdit. À vrai dire, dans l'île des « barbus » de 1959, il n'existait pas. Les traces du révolutionnaire bolchevik sont effacées des livres d'histoire, de philosophie et de marxisme. Et si par le plus grand des hasards il apparaissait, on se retrouvait en présence d'un traître à la cause communiste, représentant par excellence de ce qui, en cette époque dogmatique et cruelle, est appelé révisionnisme. Et puis deux livres vont tomber entre les mains du jeune Padura : « La Ferme des animaux », de George Orwell, et « Trois tristes tigres », du Cubain Guillermo Cabrera. Dans le premier, Trotski (Lev Davidovitch Bronstein de son vrai nom) est identifié comme un dissident, « un porc ». Dans le second, beaucoup plus parodique, plusieurs scènes mettent en scène son assassinat.

 

Cela aurait pu en rester là, lorsque survient 1989. Le journaliste Leonardo Padura se trouve à Mexico. Sa première nouvelle vient tout juste d'être publiée. L'envie est trop forte de s'échapper à Coyoacàn, lieu devenu banlieue, où se trouve la maison dans laquelle Trotski avait trouvé refuge avant qu'elle ne devienne sa dernière demeure. C'était une planque, spécialement aménagée pour la protection de celui qui se savait condamné à mort par Staline. Finalement, il y vivra deux ans avec son épouse jusqu'à son assassinat, en 1940. « Voir la pièce où Trotski travaillait produisit sur moi une étrange sensation. J'étais ému. Cela s'est passé vingt jours avant la chute du mur de Berlin. Une chute que, comme pratiquement la totalité de la planète, je n'aurais jamais imaginée. La deuxième raison de l'écriture de ce livre venait de s'imposer à moi », assure Padura.

Révélations

La troisième survient presque naturellement lorsque l'écrivain apprend que Ramón Mercader, communiste catalan, agent des services secrets soviétiques et assassin de Trotski, a passé les quatre dernières années de sa vie à Cuba (1974-1978). Cela dans le plus grand secret sous l'identité de Jaime Ramón López. « La dernière motivation vient des révélations qui nous sont faites après la glasnost et la perestroïka. Elles ont changé l'histoire écrite de l'Union soviétique depuis les années 1920 sous la dictée du propre Joseph Staline. En fait nous ne connaissions qu'à peine 20 % de cette histoire. Et ce sont les archives de Moscou, du Parti, de l'Internationale communiste et même du KGB qui nous l'apprennent. Parmi ces révélations : le nombre de millions de morts que l'on peut attribuer au secrétaire général Staline et à sa politique », poursuit Leonardo Padura. Ce n'est qu'en 2007 que l'auteur s'est senti mûr pour se lancer dans l'écriture de « L'Homme qui aimait les chiens ». Si la structure du roman est différente de celle de ses précédents récits, la finalité est la même. Leonardo Padura examine la société cubaine en se penchant sur la « solitude sidérale » dans laquelle s'est retrouvée plongée l'île après la disparition de l'URSS. « Je crois qu'à partir de 1990 Cuba subit une série de changements presque aussi drastiques que ceux survenus en 1959. Aujourd'hui ils sont moins d'ordre économique ou politique mais plus à caractère social et spécifiquement éthique et moral. Notre génération se retrouve dans la situation que l'écrivain Virgilio Pinera décrivait comme ''la maudite circonstance de l'eau de toutes parts''. C'est-à-dire dans l'enfermement dû à l'insularité et en même temps dans cette vocation universelle d'un pays très ouvert au monde occidental et à sa culture. »

Héros et symbole

Pas besoin d'être grand devin pour reconnaître Padura sous les traits de son personnage récurrent Mario Conde et sous ceux d'Ivàn, le héros de son dernier roman. L'auteur a pris un soin méticuleux pour choisir le prénom. Il fallait qu'il soit courant en espagnol tout en ayant des consonances russes. Il serait aussi l'homonyme du plus terrible des cyclones ayant balayé la Caraïbe ces dernières années, évitant Cuba comme parl'intervention d'une main divine.

Dans le livre, Ivan est le symbole de toute une génération. Perturbé, obsédé par son enquête, il connaît la peur, qui va croissant au fil du récit. Comme Padura, il n'a jamais vaincu ce sentiment. Mais, comme lui, il a décidé de l'affronter. Leonardo Padura dit avoir obtenu le droit à une certaine liberté. Son livre polémique va être publié à Cuba à 4 000 exemplaires. C'est une première et une grande joie pour celui qui décrit sa condition comme suit : « Je ne peux pas avoir un yacht sur la Costa Brava mais je peux vivre de mes droits d'édition et passer cinq ans sur l'écriture d'un ouvrage. C'est un privilège n'importe où dans le monde. »

(1) Lire la critique de Gérard Guégan dans « Sud Ouest Dimanche » du 16 janvier 2011. « L'Homme qui aimait les chiens », de Leonardo Padura, traduit de l'espagnol par Elena Zayas et René Solis, éd. Metaillé, 672 p., 24 €.

« Son livre polémique va être publié à Cuba à 4 000 exemplaires. C'est une première et une grande joie pour Padura »

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 17:06

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 10:17

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 10:07

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http://www.fidelista.net/citations-de-fidel-castro/citations-du-companero-fidel-la-dictature-du-proletariat-1566

 

“Le fait de s’appeler dictature du prolétariat ne signifie pas qu’il ne soit que tortures, assassinats et crimes. Non, ceci, c’était la dictature de la bourgeoisie. Elle était torture, assassinat, vol, injustice, arbitraire. Le gouvernement du prolétariat, c’est tout simplement la classe ouvrière qui prend le pouvoir pour ouvrir un cycle historique, et qui, avec ce même pouvoir, fait pression sur les autres classes contre lesquelles elle doit lutter, pendant toute l’étape de l’édification du socialisme.”

« Aussi, le chemin n’a pas les couleurs de la rose, les ennemis de la classe ouvrière, des paysans, des étudiants, trouveront pas un lit de roses dans cette lutte. Les ennemis vont trouver en face d’eux la réplique; ils vont trouver la main dure de la révolution, la main dure du prolétariat, la main dure du peuple.

 

 

Fidel Castro Ruiz

Discours sur la formation du P.U.R.S
2 décembre 1961

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