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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 13:30

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La confédération syndicale greque GSEE (secteur privé) se divise. Sa direction est composée de différents courants politiques. Lors des dernières élections, le président Yannis Panagopoulos et son courant le Paske, proche des sociaux-démocrates du Pasok au pouvoir (dont il est aussi cadre), ont remporté la majorité. Depuis longtemps, le Pame, proche des communistes du KKE, mène des actions autonomes. Le Dake, proche de Nouvelle Démocratie (droite), a quitté la direction il y a peu. C’est au tour d’Intervention autonome (IA), proche de la gauche radicale Synaspismos, de claquer la porte de la direction, refusant les compromissions du Paske avec la politique gouvernementale. IA réclame la tenue d’un congrès extraordinaire. Hier, les fonctionnaires et employés du secteur privé ont cessé le travail pendant trois heures à Athènes, dans le cadre d’une semaine d’action contre les réformes prescrites par l’UE et le FMI en échange d’un plan de sauvetage de 110 milliards d’euros.


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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 13:55
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Mohamed BELAALI 
Une tempête de régression sociale sans précédent souffle très fort sur l’Europe. Elle risque d’emporter dans son sillage l’ensemble des acquis sociaux arrachés de haute lutte par des générations successives. Les classes dirigeantes européennes mènent une véritable guerre contre toutes les avancées sociales, petites et grandes. Elles sont l’ennemi déclaré du progrès. Aucun domaine n’est épargné : Emploi, Durée du travail, Retraite, Famille, Santé, Éducation, Libertés publiques etc. La régression est générale et totale . Le spectre de la misère hante l’Europe. Les ouvriers et les salariés doivent se dresser unis contre cette bourgeoisie rétrograde qui les exploite et les réduit à mener une existence inhumaine.

Le gouvernement conservateur britannique n’a rien trouvé d’autre pour satisfaire les marchés financiers, et partant la bourgeoisie anglaise, que de faire travailler gratuitement les chômeurs ! Il est vrai que celle-ci a toujours méprisé les pauvres et les chômeurs. Malthus, ce pasteur économiste, ne traitait-il pas déjà au XIXe siècle les chômeurs de criminels qu’il faut tout simplement supprimer ? Voilà ce que F. Engels écrivait à ce propos dans « La situation des classes laborieuses en Angleterre » : « Malthus traite le pauvre qui recherche un emploi comme un criminel en lui accolant l’étiquette de « superflu » et recommande à la société de le punir de la mort par inanition »(1). La bourgeoisie n’a pas suivi Malthus sur ce point. Mais elle a supprimé, à travers la Loi de 1834, tous les secours en argent et en aliments. Elle a créé également les fameuses et sinistres Maisons de travail (Workhouses) où l’on enfermait les pauvres. On mesure mieux l’immense progrès social qui a été réalisé depuis. Mais le nouveau gouvernement veut aller jusqu’au bout de sa logique rétrograde et destructrice des acquis sociaux.

 

Les chômeurs ne sont pas les seuls concernés par la régression sociale : les étudiants (triplement des frais d’inscription dans le supérieur), les fonctionnaires ( suppression de 500 000 emplois, salaires gelés...), les handicapés (budget fortement amputé), les retraités (l’âge officiel de départ à la retraite sera fixé à 66 ans dès 2020), les locataires modestes (les allocations logement revues à la baisse), les consommateurs ( le taux de la TVA passera de 17,5 à 20 % en janvier 2011) etc. etc.

 

La bourgeoisie française n’est pas tendre non plus avec les classes populaires. Sa politique de régression sociale n’a rien à envier à celle menée par les riches en Grande Bretagne. Ainsi des dizaines de milliers de postes sont supprimés tous les ans dans la fonction publique notamment dans l’Éducation et la Santé publique. Les dépenses liées à la santé, par exemple, ne cessent d’augmenter dans le budget des ménages :« En huit ans, le poids des dépenses de santé dans le budget des familles a augmenté de 40% à 50% en moyenne » (2)

 

En 2011, le gouvernement prévoit un train de mesures rendant l’accès aux soins de plus en plus difficile pour les couches populaires (3)

 

Les ouvriers et les salariés, qui ont la « chance » d’avoir un emploi, sont obligés de travailler toujours plus pour engraisser encore une classe dirigeante oisive. Il faut travailler le jour, la nuit, le dimanche, le lundi et tous les autres jours de la semaine. La loi des 35 heures, mise en place en 2002, est remise en cause. Il faut revenir en arrière et travailler quatre heures de plus alors qu’aujourd’hui le niveau du développement de la société, sur le plan de la science et de la technique, permet de travailler nettement moins. Au XIXe siècle et plus précisément à partir des années 1830, la durée moyenne annuelle de travail était de 3000 heures et de « seulement » 1451 heures en 2006, soit une division par deux (4). Quel progrès social formidable arraché par les salariés aux patrons !

 

Mais Le gouvernement actuel veut faire tourner la roue de l’histoire en arrière. Il veut asservir tout un peuple en lui imposant de travailler jusqu’à 67 ans. Travailler tout le temps et jusqu’à 67 ans ou plus, voilà l’idéal de cette bourgeoisie libérale et moderne ! Quelle régression sociale !

En Grèce, en Irlande, au Portugal et en Espagne la situation économique et sociale des classes laborieuses n’est guère meilleure. Les gouvernements de ces pays, des authentiques représentants de la bourgeoisie, s’acharnent avec un zèle singulier à détruire tout ce que les ouvriers et les salariés en général ont obtenu grâce à leurs combats et à leurs sacrifices passés : suppression massive des emplois dans la fonction publique, suppression ou diminution drastique des prestations sociales, réduction et gel des salaires des fonctionnaires, baisse du salaire minimum lorsqu’il existe comme en Irlande qui passe de 8.65 l’heure à 7.65, baisse des pensions de retraite et allongement de la durée de cotisation, hausse de la taxe sur la valeur ajoutée payée essentiellement par ceux qui ne peuvent épargner puisqu’il s’agit d’un impôt sur la consommation etc. etc. etc. Par contre l’impôt sur les bénéfices des sociétés en Irlande par exemple, lui, reste inchangé : 12.5 % seulement, le plus faible des pays capitalistes industrialisés !

 

Le chef du gouvernement espagnol, le social-démocrate José Luis Zapatero, a décidé début décembre 2010 une nouvelle batterie de mesures pour satisfaire les marchés financiers. Signalons, entre autres, la suppression de l’allocation exceptionnelle de 426 euros accordée aux chômeurs en fin de droit et la réduction de l’impôt sur les sociétés pour les petites et moyennes entreprises. Ce énième plan prévoit également la privatisation partielle d’aéroports et le transfert de la gestion publique des aéroports de Madrid et de Barcelone au secteur privé avec toutes les conséquences sociales désastreuses, comme l’allongement de la durée du travail, pour les salariés.

 

Pour manifester sa reconnaissance à Zapatero, la bourse de Madrid a bondi de 4,4% juste après l’annonce de ces décisions antisociales. La Commission européenne, à son tour, a salué « la détermination du gouvernement » (5). Par contre, les contrôleurs aériens, eux, ont déclenché immédiatement une grève surprise très suivie. La réponse du gouvernement social-démocrate espagnol fut tout aussi rapide en déclarant « l’état d’alerte », une première dans l’Espagne post-franquiste ! Le vice-chef du gouvernement Alfredo Perez Rubalcab a déclaré, après une réunion d’urgence du gouvernement, « s’ils ne vont pas travailler, ils commettront un crime de désobéissance en vertu du code pénal militaire » !(6)

Les plans de régression économique et sociale se répètent, se succèdent et se ressemblent étrangement. Ils ont tous le même dénominateur commun : faire payer très cher au peuple les crises du capitalisme. Le peuple doit souffrir pour que les banquiers, les spéculateurs et autres parasites vivent dans l’opulence. Paul Lafargue (1842-1911), dans son célèbre « Droit à la paresse » décrit ainsi la France capitaliste, les banques et les prolétaires : « La France capitaliste, énorme femelle, velue de la face et chauve du crâne s’allonge sur un canapé de velours.(...) La banque à museau de fouine, à corps d’hyène et main de harpie, lui dérobe prestement les pièces de sans sous de la poche. Des prolétaires apportent aux pieds de la France capitaliste des monceaux de marchandises, de barriques de vin, des sacs d’or et de blé ».

 

Les bourgeoisies européennes, aidées par les agences de notation, le Fonds monétaire international( FMI), dont le patron n’est autre que Dominique Strauss-Kahn, la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne et toutes les institutions de l’Union, ne reculent et ne reculeront devant rien pour trouver les milliards d’euros nécessaires à la survie du capital (7). Celui-ci, à l’instar du vampire, ne peut s’animer et s’épanouir qu’en suçant la richesse produite par les salariés. Plus il en pompe, et plus il en réclame ! Les salariés sont ainsi réduits à de simples machines à produire, sans trêve, de la richesse pour le compte de la classe dirigeante.

 

Des peuples entiers, de l’Irlande en Espagne, du Portugal à la Grèce en passant par la Grande Bretagne, l’Italie et la France, sont soumis au diktat du capital et de la classe qui le porte. C’est ce despotisme qui font, entre autres, de la bourgeoisie une classe méprisable car son mépris pour les hommes est sans limites. Elle leur enlève toute dignité et toute humanité.

 

Si l’Europe s’enfonce lentement dans les ténèbres, d’autres pays au monde ont choisi de sortir de l’obscurité et nous donnent quelques lueurs d’espoir. Certains peuples d’Amérique latine ont décidé de suivre une autre voie, celle du progrès social et du respect de la dignité humaine . Le cas de la Bolivie par exemple est très significatif à cet égard. Le peuple bolivien, guidé par le Mouvement vers le Socialisme d’Evo Morales, a non seulement engagé depuis 2005 un processus de réappropriation des richesses du pays auparavant entre les griffes des multinationales, mais il vient de réaliser une conquête sociale de portée historique : l’âge de départ à la retraite passe de 65 à 58 ans ! Certes la Bolivie n’est pas l’Europe, mais l’expérience de certains pays d’Amérique latine montre aux travailleurs européens, qui n’ont rien à attendre de leurs bourgeoisies respectives, qu’une autre voie est possible. Les travailleurs européens n’ont d’autres choix que de relever la tête et se dresser unis contre leur ennemi de classe, la bourgeoisie qui les méprise tant.

 

Mohamed Belaali

 

(1) K Marx, F Engels « Critique de Malthus ». Petite collection Maspero, page 69.

(2) http://www.lesechos.fr/patrimoine/a...

(3) http://www.20minutes.fr/article/602...

(4) Voir Alternatives Économiques, hors-série n° 80 page 60.

(5) Voir Le Monde du 3 décembre 2010

(6) http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

(7) Le 2 décembre 2010, la BCE a décidé de fournir aux banques des sommes illimitées à des taux fixes avantageux. Voir Le Monde du 4 décembre page 12. De son côté, La Commission européenne a publié les montants d’aides publiques autorisés par ses soins qui s’élèvent à 4 589 milliards d’euros : « le volume des aides publiques en faveur du secteur financier, autorisées par la Commission européenne entre octobre 2008 et octobre 2010, s’est élevé à environ 4.589 milliards euros ». Voir Mediapart du 4 décembre, http://www.mediapart.fr/article/off...

 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 18:45

 

 

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 http://www.rue89.com/ibere-espace/2010/12/11/aurore-martin-militante-basque-a-la-tete-deta-cest-barge-180064

 

(De Madrid) Représentante en France du parti indépendantiste Batasuna, légal en France mais interdit en Espagne, Aurore Martin, née dans la verte province de Soule (Pyrénées-Atlantiques), est accusée par la justice espagnole de « participation à une organisation terroriste » : ETA.

Elle fait l'objet d'un mandat d'arrêt européen (MAE) qui vient d'être validé par la cour d'appel de Pau, après le rejet au printemps d'un premier mandat.

Après une semaine d'incarcération, début novembre, elle est aujourd'hui sous le coup d'un contrôle judiciaire strict.

« On me reproche d'être à la tête d'ETA »

Pour le juge espagnol Baltasar Garzón, qui a enquêté sur le dossier l'inculpant, son appartenance au bureau national de Batasuna, « partie intégrante d'ETA », sa participation à plusieurs réunions « clandestines » sur le territoire espagnol et son activité salariée pour le Parti communiste des terres basques (Ehak) avant son interdiction en 2008 font de la jeune femme un membre présumé de l'organisation terroriste.

« Il est difficile pour les gens de comprendre que je sois autorisée à mener des activités en France en vertu d'une législation et que ces
mêmes activités soient interdites et relèvent même du terrorisme dans un autre pays », souligne-t-elle, d'un ton posé et cordial entrecoupé d'une petite toux automnale.

« Aujourd'hui, on me reproche d'être à la direction d'ETA, c'est quand même barge ! »

Elle est au téléphone depuis Bayonne, samedi 4 décembre, en train d'attendre que débute la manifestation organisée pour la soutenir et protester contre l'attaque « aux droits civils et politiques élémentaires » que ces poursuites judiciaires supposent, selon ses supporters.

Quelques 2 000 personnes s'y étaient finalement rassemblées.

José Bové ou encore Noël Mamère figurent parmi les signataires d'une pétition de soutien.

Batasuna ne condamne pas les attentats d'ETA

Batasuna refuse de condamner explicitement le terrorisme au Pays Basque, contrairement à d'autres partis indépendantistes (Eusko Alkartasuna, Aralar).

C'est justement ce refus qui a en partie valu à la branche espagnole de Batasuna d'être déclarée illégale en Espagne en 2003. Une décision controversée mais finalement confirmée par le tribunal européen des droits de l'homme en 2009.

« J'avais 22 ans et j'ai fait un mois de prison »

Serveuse dans un bar près de Saint-Jean-Pied-de-Port, Aurore Martin espère pouvoir abandonner un jour ce « travail alimentaire » pour monter un atelier de création où elle pourrait mettre à profit sa formation de couture.

Son vocabulaire, mais aussi sa vie quotidienne ressemblent à ceux de beaucoup de jeunes trentenaires qui galèrent pour pouvoir faire le métier de leur rêve.

Mais une première arrestation, il y a bientôt dix ans, l'a poussée à investir une grande partie de son temps libre dans le militantisme. Elle était alors accusée d'association de malfaiteurs, affirme-t-elle.

« J'avais 22 ans et j'ai fait un mois de prison qui s'est finalement soldé par un non-lieu. Je n'arrivais pas à comprendre que la justice m'inculpe d'un tel délit sans preuve.

Un an après, je faisais le choix de m'engager en politique. »

« Je n'ai pas été bercée par le militantisme »

Née d'un père originaire de la région et d'une mère ayant grandi en Allemagne et vécue en Algérie avant de s'installer au Pays Basque, Aurore Martin affirme ne pas avoir grandi dans un terreau particulièrement indépendantiste.

Ses parents ont toutefois choisi de l'inscrire enfant à une ikastola, une école où l'enseignement se fait en basque. « À l'époque c'était un acte militant, c'est sûr, mais je n'ai pas été bercée dans cette atmosphère », assure-t-elle.

C'est en basque (euskera) qu'elle échange aujourd'hui avec les autres militants indépendantistes originaires de « l'autre côté des Pyrénées ».

Elle ne parle en effet pas castillan, ce qui l'effraie encore plus à l'idée de passer plusieurs années derrière des barreaux en Espagne.

Son transfert en Espagne serait une première juridique

« C'est la première fois qu'un tribunal français accepte de livrer un de ses ressortissants pour des faits en relation avec l'entourage politique de l'organisation, commis en Espagne », soulignait récemment le journaliste José Yoldi dans El País.

Cinq apparaissent sous le coup du même chef d'inculpation dans le dossier de Baltasar Garzón : « Je fais jurisprudence », explique-t-elle.

Son transfert devant un juge espagnol ouvrirait la porte, selon Aurore Martin, à l'arrestation d'autres membres de Batasuna en France pour qu'ils soient jugés en Espagne.

Vu depuis l'Espagne, les poursuites judiciaires dont elle fait l'objet sont cohérentes, explique José Yoldi. Près d'une quarantaine d'Espagnols y sont poursuivis pour avoir participé aux mêmes réunions.

« Il est clair que la fin d'ETA ne dépend pas » de la décision inédite du tribunal de Pau, écrit-il.

« Mais elle donne une idée de l'implication de la justice et de l'exécutif français dans la lutte contre le terrorisme. »

Photo : Aurore Martin lors d'un conférence de presse à Bayonne, le 24 novembre 2010 (Régis Duvignau/Reuters).

 

 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 18:42

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Le PC Grec (KKE) expose la stratégie de l'opposition qui mènera le peuple à remettre en question et renverser le système



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La mobilisation des travailleurs en Grèce contre les mesures anti-populaires, contre le monde du travail du gouvernement continue



Ce 9 décembre, des manifestations de masse se sont tenues à Athènes et à Salonique contre le projet de loi du gouvernement social-démocrate qui:



  • Abolit les conventions collectives, attaquant salaires et primes;

 

  • Diminue le salaire des travailleurs des anciennes entreprises publiques de 25%;

 

  • Intensifie le pillage du revenu des gens du peuple par le biais d'une augmentation de la TVA;

 

  • Introduit des exonérations fiscales et des subventions publiques pour favoriser les investissements du capital;



Les manifestations étaient organisées par le Front militant des travailleurs (PAME). Elles ont été précédées par des manifestations et rassemblements de masse ce mardi 7 décembre contre la visite en Grèce du responsible du FMI, Dominique Strauss-Kahn (cf Le PC Grec organise une manifestation contre la visite du président du FMI en Grèce: « Strauss-Kahn n'est pas le bienvenu en Grèce. Peuples d'Europe, soulevez-vous! »)



La secrétaire-générale du KKE, Aleka Papariga, a noté entre autres que « Dans la guerre menée contre les travailleurs de Grèce et d'Europe, nous devons nous préparer afin que cette guerre s'achève par la victoire du peuple. Le gouvernement est impitoyable. L'opposition officielle trompe le peuple en préparant les mêmes politiques avec une « sauce » différente. Aujourd'hui, nous avons besoin d'une autre stratégie de l'opposition, une stratégie particulière qui mènera le peuple à remettre en question à et à renverser le système et non pas de faux remèdes qui recycleront et amplifieront les problèmes actuels. D'où l'importance de notre appel, aujourd'hui. On ne peut en aucun cas reporter la prise de décision, quand ce qu'il reste des droits du peuple est en danger imminent. Nous avons besoin d'un front populaire et social, maintenant, pour repousser l'offensive et contre-attaquer. Il n'y a aucune solution qui soit à la fois dans les intérêts des piliers du système et dans ceux des travailleurs. Soit le système sera victorieux, soit le peuple vaincra le système capitaliste et son pouvoir. Seuls la classe ouvrière et ses alliés peuvent assurer un véritable développement pour ce pays, en opposition avec la voie de développement capitaliste qui ne sert que le profit. Un véritable développement pour le peuple, et ses besoins actuels en expansion, c'est un développement qui mette fin au chômage, à la pauvreté et aux crises.



Elle a ajouté que: « Désormais, l'heure est venue de constituer un front social et politique, afin que des actions politiques de masse puissent prendre forme, constitué des forces radicales parmi les travailleurs des secteurs public et privé, des petits indépendants et commerçants, des petits paysans, avec une participation accrue des plus jeunes, des enfants des familles ouvrières et populaires, en particulier ceux qui travaillent et étudient, qui sont en formation professionnelle, des femmes et des immigrés, des militants du monde de la science, de l'art et de la culture.



Il existe aujourd'hui des germes de ce front, telles que le PAME, le PASY, le PASEVE, l'OGE, le MAS et d'autres formes de rassemblement que les travailleurs ont formé, d'autres émergeront dans le cours des événements, ainsi que d'autres formes de rassemblement dans les mouvements de masses contre la guerre impérialiste, pour les droits individuels et collectives, les libertés syndicales, rassemblements qui sont actives à l'échelon des collectivités locales.



Ce front populaire et social doit avoir deux objectifs liés entre eux:



Le premier est la lutte pour repousser et saper la mise en place de ces mesures barbares qui ont été élaborées par le gouvernement, ses alliés, et cet appareil qui comprend le système politique bourgeois et la ploutocratie du pays.



La lutte pour saper la mise en place de ces mesures n'est pas suffisante; des victoires plus ou moins importantes doivent être enregistrées.



Mais la tâche la plus importante de ce front doit être créative, celle de libérer l'esprit militante du peuple, son optimiste et sa dignité militante, son patriotisme et son internationalisme de classe, ses initiatives et actions populaires qui transformeront le front en un courant transformateur unissant l'ensemble du peuple pour inverser le rapport de forces.



Ce front a un seul choix, à la fois créatif et réaliste: faire se matérialiser la proposition alternative d'économie et de pouvoir populaire, avec son mot d'ordre essentiel: socialisation des monopoles, création de coopératives populaires là où la socialisation n'est pas possible, planification centrale sous contrôle ouvrier et populaire, de bas en haut. Pour démontrer que de véritables possibilités de développement existe dans ce pays – tant qu'il les possède encore – il n'y a plus de temps à perdre puisqu'elles sont systématiquement sapées et détruites.



Le KKE intensifiera la diffusion de ses propositions politiques en parallèle à son implication dans les luttes quotidiennes. »

 

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 20:03

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http://www.monde-diplomatique.fr/2010/10/LAMBERT/19768

 

Il y a « du défaut dans l’Eire », ironise la banque Natixis. Dublin constate en effet que son programme d’austérité — destiné à rassurer les investisseurs — aggrave sa récession et… inquiète les marchés. Le « bon élève » celte pourrait ainsi rejoindre le « cancre » grec sur le banc des insolvables. Une nouvelle mutation du modèle irlandais, moins miraculeuse que les précédentes.
Par Renaud Lambert

« Quand le ministre du commerce, de l’industrie et du tourisme de Colombie rendit visite à la rédaction du Wall Street Journal, il y a quelques semaines, l’Irlande était bien le dernier des sujets que je m’attendais à l’entendre évoquer. A ma grande surprise, ce fut le premier thème qu’il aborda. » Au début du mois de mars 2008, médusée, la journaliste Mary Anastasia O’Grady fait une découverte : « Bogotá s’intéresse de près au modèle irlandais » (Wall Street Journal, 25 mars 2008). Mais la toquade colombienne en était-elle vraiment une ?

« Je ne vois que des atouts dans le modèle irlandais », cette « véritable success story » qui envoie « un message à la France », déclare, enthousiaste, le premier ministre français Jean-Pierre Raffarin (Dublin, 24 mai 2004). Un an plus tard, une publication officielle du gouvernement lituanien annonce que Vilnius se donne comme objectif de « reproduire le scénario de croissance économique irlandais (1) ». Bientôt, le Parti conservateur britannique fait ses valises pour « observer et apprendre de ce qui se passe de l’autre côté de la mer d’Irlande ». Pendant ce temps, en Jamaïque, le patronat s’interroge : « Quelles leçons tirer de la réussite phénoménale de l’Irlande ? » La réflexion de son homologue québécois est plus avancée : aucun doute, l’Irlande « constitue le modèle le plus approprié (2) » pour leur province. De la droite lettone au Conseil national du patronat hondurien, du Parti républicain américain à la chambre de commerce américano-uruguayenne, partout la même observation : « Le modèle irlandais est une stratégie qui peut fonctionner pour d’autres pays, peu importe l’époque ou la zone géographique (3). »

Tout commence à la fin des années 1990 quand, soudain, l’économie irlandaise prend son envol : entre 1994 et 2004, la croissance moyenne du produit intérieur brut (PIB) y atteint 7 %, une performance deux fois supérieure à celle des Etats-Unis, trois fois à celle de la zone euro.

Dans les médias, il n’échappe à personne que le « prodige » survient à la suite de réformes de nature libérale. Moins de dix ans après avoir condamné le pays à la « catastrophe » (16 janvier 1988), l’hebdomadaire The Economist révise son jugement : « L’Irlande démontre incontestablement » qu’embrasser « la “mondialisation” représente la voie la plus rapide vers l’opulence » (15 mai 1997).

Si, du New York Times au Figaro, du Wall Street Journal à Libération, l’île émeraude fascine, c’est que, de l’avis général, le « miracle irlandais » révèle celui du libéralisme. Quoi de plus naturel, dès lors, que d’inviter le reste du monde à en méditer l’exemple ? Ainsi prend naissance le modèle irlandais.
Démontrer que c’est possible

En décembre 1995, les Français sont dans la rue. Le magazine Capital leur explique qu’à Dublin « les partenaires sociaux ont (…) joué le jeu » et « donné une bouffée d’oxygène aux entreprises ». Depuis 1987, en effet, un « partenariat social » lie l’Etat, le patronat et les syndicats, avec pour principal objectif la « modération salariale ». Résultat : « Les coûts salariaux bas et des syndicats modérés ont permis de balayer l’image ancestrale d’un pays rural et nonchalant » (Le Point, 6 avril 1996).

Mais les efforts irlandais ne se limitent pas au savoir-vivre syndical. Le Point salue une « politique économique audacieuse qui a su attirer les sociétés étrangères » (23 août 1997). Comment ? En ramenant l’impôt sur les sociétés à 10 % (4), le niveau le plus bas d’Europe. Par ailleurs, la république autorise les « prix de transfert », qui permettent aux multinationales de déclarer leurs profits dans le pays proposant le régime fiscal le plus amène. Dans ce domaine, l’Irlande est imbattable : ses autorités ont choisi de « désactiver [sic] leur pouvoir de surveillance (5) ».

Dans la plupart des pays européens, une telle ingéniosité flirterait avec l’illégalité. Elle enchante néanmoins le Brussels Journal, « la voix des conservateurs en Europe ». Depuis longtemps celui-ci répète que c’est « en réduisant les impôts et la bureaucratie » que l’on stimule la croissance économique : « L’Irlande démontre que c’est possible et comment le faire » (25 novembre 2005).

Les multinationales accourent. L’Irlande se hisse au rang de premier paradis fiscal mondial en termes de rapatriement de profits (devant les Bermudes) : ceux-ci atteignent jusqu’à 20 % du PIB. Des conditions qui incitent les économistes à mesurer l’activité irlandaise sur la base du produit national brut (PNB) plutôt que sur celle du PIB (6). C’est que, malgré sa taille (1 % de la population européenne), l’île attire un quart des investissements américains liés à l’ouverture de nouveaux sites.

Quelques Français font aussi le voyage, auxquels le journal télévisé de France 2 consacre un reportage le 22 juin 2005. Un « créateur de richesse » y évoque son pays natal : « Il y a trop de charges ! Beaucoup trop de charges ! » Un journaliste en décrit un autre : « l’Irlande, avec des impôts très bas, un droit social très souple »…

Pourtant, la « recette » irlandaise n’a rien de vraiment exceptionnel. Dans ses grandes lignes, elle fut imposée — sous le nom de « programmes d’ajustement structurels » — à bien d’autres pays, en Amérique latine par exemple. Comment expliquer, dès lors, que le modèle libéral n’y ait pas enfanté autant de miracles ? Peut-être parce que le décollage économique irlandais n’avait finalement que peu à voir avec la préférence libre-échangiste des dirigeants celtes.

D’autres facteurs l’éclairent davantage. A commencer par la progressive émancipation des femmes. En 1992, la légalisation des contraceptifs conduit à une forte réduction du taux de fertilité. Les Irlandaises entrent massivement sur le marché du travail, renforçant les capacités productives du pays, jusqu’alors les plus faibles d’Europe.

Le « miracle » s’explique donc aussi par le simple rattrapage d’une économie retardataire. Autrement dit : l’Irlande aurait moins profité du capital étranger qu’elle accueillait que ce dernier des vigoureuses capacités de production qu’on lui livrait à bon prix. Ce faisant, la république s’expose cependant à subir les conséquences de tout ralentissement de l’activité de ses hôtes. Lorsque, à partir de l’année 2000, l’économie américaine marque le pas, le « Tigre celtique » s’ankylose.

Mais à tout problème sa solution exemplaire : l’économie irlandaise parvient à trouver un second souffle et le modèle, une deuxième vie. Comme aux Etats-Unis, l’Etat favorise le développement du crédit, l’« inventivité » bancaire et, surtout, la spéculation immobilière. Les prix des logements grimpent trois fois plus vite qu’en France et les mises en chantier explosent, sans le moindre rapport avec la demande. Bientôt, 17 % des recettes de l’Etat proviennent d’impôts liés au secteur de la construction.

Le Fonds monétaire international (FMI) ne s’en émeut pas. En 2004, ses directeurs exécutifs saluent « les performances toujours aussi remarquables de l’économie irlandaise, qui reposent sur des politiques économiques saines et offrent une leçon utile aux autres pays (7) ». La part des salaires dans la valeur ajoutée chute-t-elle plus vite qu’ailleurs en Europe, à rebours des inégalités, qui s’exacerbent ? Qu’importe : l’ineffable éditorialiste du New York Times Thomas Friedman résume l’alternative qui s’offre à la France et à l’Allemagne : « se transformer en Irlande ou se transformer en musée » (1er juillet 2005).

On connaît la suite. Le monde s’enfonce peu à peu dans la crise financière, l’économie irlandaise dégringole, la Bourse de Dublin dévisse. En 2008, le chômage bondit de 85 % — la plus forte hausse d’Europe de l’Ouest — et les recettes de l’Etat reculent de 13 %. L’Irlande est le premier pays à entrer en récession. D’autres « modèles » ont sombré dans l’oubli pour beaucoup moins.

Pourtant, à l’image du phénix libéral renaissant de ses cendres pour imposer ses propres remèdes aux dégâts qu’il a engendrés, le modèle irlandais ressuscite une nouvelle fois et continue à montrer la voie. Celle de l’austérité, cette fois.

Sous la houlette de Dublin, la brutalité sociale s’érige en vertu. Cette sévérité lui vaut — mais c’est devenu une habitude — de « faire figure de modèle pour les autres pays de la zone euro » (Financial Times, 21 juillet 2010). Baisse du salaire des fonctionnaires (jusqu’à 20 %), réduction des allocations familiales de 10 %, amputation similaire de toutes les prestations sociales. Quand, en février 2010, l’Europe estime que la Grèce doit « aller encore plus loin » dans l’ascétisme budgétaire, c’est tout naturellement que l’Allemagne lui conseille… d’« imiter l’Irlande » (Reuters, 16 février 2010).

En avril, l’île reçoit — de nouveau — les félicitations de la Commission européenne : le parangon de l’austérité se double d’un modèle de « cohésion sociale ».

Bien réelle, la colère des Irlandais peine à s’exprimer. L’identité des deux principaux partis politiques (le Fianna Fáil et le Fine Gael) s’est construite autour de la question de l’indépendance — qui les a opposés ; le consensus libéral les unit. Les syndicats, on l’a vu, ont appris les vertus du « dialogue social ». Et la population demeure à ce point préoccupée par le clivage catholiques - protestants qu’elle en néglige parfois les antagonismes sociaux. L’émigration, enfin — qui reprend avec vigueur (8) —, offre aux plus mécontents l’espoir de trouver mieux, ailleurs.

Dès avril 2009, le ministre des finances irlandais, M. Brian Lenihan, se félicitait de ce que « nos partenaires en Europe sont impressionnés par notre capacité à endurer la douleur. En France, continuait-il, vous auriez eu des émeutes si vous aviez essayé cela ». Un an plus tard, à la veille de l’annonce de leur propre budget d’austérité, les conservateurs britanniques — désormais au pouvoir avec leurs alliés libéraux-démocrates — tournent à nouveau leurs regards vers l’autre rive de la mer d’Irlande : « Des représentants du ministère des finances ont passé beaucoup de temps au téléphone avec Dublin, pour (…) comprendre comment le gouvernement de coalition irlandais est parvenu à trancher à la hache dans les dépenses sans déchaîner une agitation sociale comme celle que l’on a observée en Grèce » (Financial Times, 23 mai 2010).

Mais la plus récente des métamorphoses du modèle irlandais — sa quatrième vie — suscite moins l’admiration.

« Si l’Irlande n’avait pas agi comme elle l’a fait, elle aurait pu finir comme la Grèce », assurait le Financial Times le 10 mai 2010. Trois mois plus tard, Athènes est en droit de sourire. Le Wall Street Journal lui-même révise sa copie : « Jusqu’à récemment, on pensait que l’Irlande parviendrait à régler ses problèmes financiers grâce à un programme agressif de coupes budgétaires, le plus important de la zone euro. Mais, alors que les problèmes de l’Irlande persistent, son crédit auprès des investisseurs est affaibli » (9 septembre 2010). Ces derniers redouteraient désormais un scénario « à la grecque », à cause des dégâts économiques engendrés par la rigueur irlandaise.

Plus personne ne parle de miracle, mais l’expérience irlandaise demeure riche d’enseignement. Sur la question de l’efficacité des politiques d’austérité, par exemple.

L’investissement a chuté de 15 % en 2008, de 30 % en 2009. Sous la pression des coupes budgétaires, des baisses de salaire et des réductions de prestations sociales, la consommation s’est rétractée de plus de 7 % en 2009. Autant dire que l’activité économique a connu période plus euphorique : le PNB a plongé de 3 % en 2008 et de 11 % en 2009. Selon l’agence de notation Standard & Poor’s, le puits sans fond du renflouement bancaire a creusé la dette. Elle s’établissait à 33 % du PIB en 2001, elle pourrait dépasser 110 % en 2012. Le déficit budgétaire atteindra en 2010… 20 % du PIB, 23 % du PNB. C’est peu commun.

A l’unisson du directeur du quotidien écossais The Scotsman, M. Bill Jamieson, les partisans de l’austérité proclamaient hier que « l’expérience irlandaise contredit la critique keynésienne selon laquelle les coupes budgétaires seraient contre-productives puisqu’elles plongeraient l’économie un peu plus dans la récession » (5 juillet 2010). La dernière mutation du modèle irlandais les conduira-t-elle à nuancer leurs certitudes ?

S’agissant du FMI, apparemment pas. En août 2010, inébranlable, celui-ci a invité Dublin à « procéder à de nouvelles coupes budgétaires pour garder la confiance des marchés » (Financial Times, 26 août 2010).
Renaud Lambert.

 



(1) Cité par Fintan O’Toole dans Ship of Fools. How Stupidity and Corruption Sank the Celtic Tiger, Faber and Faber, Londres, 2010.

(2) Perspectives, Montréal, 30 avril 2008.

(3) Conclusion d’une conférence organisée par la Société des Amériques en août 2007.

(4) 12,5 % à partir de 2003.

(5) Brochure gouvernementale citée par Fintan O’Toole, op. cit.

(6) Le PIB mesure la valeur totale de la production d’un pays, sans tenir compte de la nationalité des agents économiques. Le PNB reflète la richesse produite par les résidents du pays sur le marché domestique ou ailleurs. Il exclut donc les profits rapatriés par les multinationales étrangères sur le territoire national.

(7) Cité par Jim O’Leary dans « External surveillance of Irish fiscal policy during the boom », PDF, blog The Irish Economy, juillet 2010.

(8) En 2009, l’Irlande affichait le plus fort taux d’émigration net de l’Union européenne (9 pour 1000). Elle était suivie de la Lituanie (4,6 pour 1000).

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 23:52

 

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Le petit-fils de Tito va marcher sur les traces de son célèbre grand-père, Josip Broz Tito, l'ancien dirigeant yougoslave toujours très populaire dans les Balkans : lundi 6 décembre, il a fondé un nouveau Parti communiste censé "rendre la dignité au peuple".

Trente ans après le décès de celui qui dirigea sans partage la Yougoslavie pendant plusieurs décennies, Josip Joska Broz a réuni les 12 000 signatures nécessaires pour valider, en vertu de la loi, la formation de ce nouveau parti politique et les a remises aux autorités, a rapporté l'agence de presse Beta.

S'exprimant devant la presse et plusieurs dizaines de sympathisants, M. Broz a expliqué vouloir "rendre la dignité au peuple, aider les jeunes à se scolariser, les vieux à se soigner […], réunir les forces de la gauche en Serbie". Le nouveau Parti communiste se donne pour ambition de "réinstaurer l'ancien système des valeurs". Il "défendra le nom de Josip Broz Tito et son héritage issu de la seconde guerre mondiale et de la lutte contre le fascisme", a poursuivi M. Broz.

"RÉCONCILIATION"

Un parfum de nostalgie flottait lors de cette conférence de presse. Des militants, pour la plupart des personnes âgées de la cinquantaine et plus, agitaient fièrement des drapeaux rouges et des drapeaux de l'ancienne Fédération yougoslave. Trente ans après sa mort, le 4 mai 1980, Tito reste populaire, en particulier chez les plus âgés, nostalgiques du monde qui allait s'effondrer quelques années après dans le chaos et les guerres des années 1990, donnant naissance aux différents pays issus de l'unité yougoslave.

Josip Joska Broz a plaidé en faveur de "la réconciliation entre les peuples" et entre les Etats issus de l'ex-Yougoslavie : "Il faut qu'il existe une certaine forme d'association dans la région car nous ne pouvons pas nous passer les uns des autres." M. Broz a estimé encore nécessaire que les Etats issus de l'ex-Yougoslavie tissent des liens sur le plan social et économique, tout en admettant que les frontières dans la région ne changeraient pas.

Le Parti communiste de Yougoslavie a cessé d'exister en 1990. Les partis communistes des six républiques qui formaient la Yougoslavie (Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Croatie, Macédoine, Serbie et Slovénie) se sont transformés en d'autres formations ou ont disparu de la scène politique. Le possible impact de ce nouveau Parti communiste en Serbie paraît difficile à cerner, dans la mesure où le Parti socialiste, membre de la coalition au pouvoir, a été créé sur les cendres de l'ex-Parti communiste de Serbie, en 1990.

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 16:30

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Le Parti communiste et le Parti démocratique moldaves ont parvenu à former une coalition de centre-gauche réunissant 57 députés, ce qui est suffisant pour élire le président du parlement et le gouvernement national, a déclaré à RIA Novosti le leader du Parti communiste, Vladimir Voronine.

La coalition parlementaire a été formée à la suite des consultations entre M.Voronine, ex-président du pays, et le leader du Parti démocratique moldave, Marian Lupu.

Les élections législatives anticipées se sont tenues en Moldavie le 28 novembre dernier. Après le dépouillement de 100% des bulletins, le Parti communiste recueille 39,3% des voix. Il est suivi par trois des quatre partis de l'alliance pro-européenne au pouvoir, notamment le Parti libéral-démocrate avec 29,4%, le Parti démocrate avec 12,7% des suffrages et le Parti libéral avec 10%.

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 01:06

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Lettre du KKE (PC de Grèce) aux Partis Communistes et Ouvriers d’Europe

 

Chers camarades,

 

Dans quelques jours aura lieu à Paris le 3è Congrès du dénommé "Parti de la Gauche Européenne". Le congrès se déroule exactement aux mêmes dates (3-5 décembre) que la Rencontre Internationale des Partis Communistes et Ouvriers qui cette année se déroulera en Afrique du Sud. De cette manière provocatrice et symbolique est illustré le rôle diviseur et subversif du Parti de la Gauche Européenne contre le mouvement communiste international.

Comme on le sait bien, le KKE dès le début s’est positionné contre la possibilité de la fondation de ce "parti européen". D’autres partis, qui par le passé s’étaient inscrits dans le courant eurocommuniste en Europe et étaient en opposition par rapport à l’URSS et aux autres pays socialistes d’Europe, ont joué un rôle de premier plan dans sa création. Ils ont compté sur le soutien pour cela d’une série de partis qui avaient renoncé à toute référence aux idéaux communistes, comme le parti Synapsismos en Grèce, qui de fait jouent un rôle anticommuniste ferme, ainsi que le Parti Die Linke d’Allemagne. En dernier lieu, un certain nombre de partis communistes ont décidé de participer au Parti de la Gauche Européenne en tant qu’ "observateurs", en tenant compte de différents facteurs dans chaque cas.

Depuis lors quelques années sont passées et nous considérons que notre appréciation s’est confirmée, quand on évalue l’activité, les thèses et toute l’expérience de l’existence du parti de la Gauche Européenne (PGE)

Dans ses documents de Programme (Statuts et Programme) le PGE rejette toute chose communiste, renonce à la tradition révolutionnaire, il est hostile au socialisme scientifique, à la lutte des classes et à la révolution socialiste. D’après ses statuts, s’intégrant au cadre institutionnel de l’Union Européenne (UE), il accepte l’éternité de l’UE capitaliste et une condition fondamentale de son existence est d’accepter de ne pas remettre en cause le cadre de l’UE.

Cela se reflète aussi dans les documents du 3è Congrès du PGE où, à travers des propositions du type "il faut faire des pas concrets pour que les politiques de l’UE comme celle des gouvernements membres s’écartent du piège des marchés financiers" ce qui est promu c’est la position d’ "humaniser" le capitalisme. Sont proposées comme des mesures de "changement" prétendument "radicales" des mesures de modernisation du capitalisme à travers un objectif en cul-de-sac ayant trait à la "démocratisation de l’Union Européenne", c’est à dire de l’Union établie par le capital européen en vue d’exploiter plus efficacement les peuples d’Europe et de maintenir sa domination dans l’antagonisme mondial contre les USA et les autres puissances impérialistes.

Le fait que les forces principales dans le PGE, qui se trouvent à la direction du parti et qui élaborent sa ligne politique, opèrent dans le cadre des limites du mode de production capitaliste , est démontré aussi à travers ses appels au soutien de l’Union Européenne impérialiste pour qu’elle joue un rôle plus important au niveau mondial. On voit aussi dans leurs documents qu’ils se placent dans le néo-libéralisme , alimentant chez les travailleurs d’Europe l’illusion que dans le cadre du capitalisme on puisse mener une politique différente qui pourrait soi-disant résoudre les problèmes populaires. Une fois de plus apparaît le rôle dangereux du PGE en tant que véhicule destiné à fourvoyer des forces dans le cadre du capitalisme, et il se place à la remorque de la social-démocratie européenne.

Les larmes du PGE dans ses documents du 3è Congrès concernant la constatation du fait que la dispariton du "socialisme réel" a entraîné la détérioration de la vie des travailleurs, sont de l’hypocrisie. Ce sont les forces qui dirigent le PGE qui ont lutté aux côtés des forces de droite et social-démocrates contre l’URSS et les autres pays socuialistes et qui aujourd’hui acceptent et se servent des arguments de la bourgeoisie qui aboutissent à identifier communisme et fascisme. Ce n’est pas par hasard que dans les documents du PGE nulle part n’est mentionnée la distortion inacceptable de l’histoire que mènent l’UE, le Conseil de l’Europe et d’autres organisations impérialistes contre l’histoire du mouvement ouvrier et communiste d’Europe.

Les désaccords du PGE au sujet de la militarisation de l’UE et des relations internationales ressemblent à la prière du curé puisque ce parti a déclaré son soutien au fait que l’UE joue un rôle plus actif dans le monde et qu’il a accepté la Politique Extérieure et de Sécurité Commune. Il en va de même au sujet de l’appel pour la "Dissolution de l’OTAN" étant donné que cette demande ne s’accompagne pas de la lutte pour le retrait de tous les Etats membres de cette dernière.

Les références à une solution juste concernant une série de problèmes internationaux (La Palestine, Chypre, l’embargo contre Cuba) ne sont que de la pure hypocrisie, quand ils disent qu’ils ne seront résolus non pas par la lutte anti-impérialiste des peuples mais à travers l’application du Droit International et Européen. A quel "droit" se réfère le PGE ? La décision du Tribunal de La Haye qui légitimise l’intervention de l’OTAN dans les Balkans et au Protectorat du Kosovo a clairement démontré ce que signifie aujourd’hui le Droit international et européen. Un autre exemple est celui de la décision du Tribunal Européen des Droits Humains auquel la Lettonie a fait appel, qui a poursuivi et emprisonné le Vétéran anti-fasciste Vasili Kononov parce qu’il avait, selon le Tribunal, agi comme un "terroriste" en 1944 en luttant contre les hordes nazies qui avaient envahi son pays, l’URSS. D’autres démonstrations de cela sont la "Position Commune de l’UE" contre Cuba, qui est agressive et hostile, l’interdiction législative de l’action de Partis Communistes dans un certain nombre de pays de l’UE ainsi que des symboles du mouvement ouvrier et communiste dans différents pays de l’UE. Le PGE reste de nouveau silencieux à ce sujet. Il prétend ne pas voir la réalité et cela montre qu’il ne tient pas compte de la barbarie impérialiste qui est reflétée d’une façon ou d’une autre dans le "Droit" qui prévaut aujourd’hui et qui n’est rien d’autre que le droit impérialiste du plus fort.

Camarades :

Il est temps de surmonter les illusions sur le rôle que joue le PGE. Le KKE demande aux Partis Communistes et ouvriers qui pour diverses raisons ont participé en tant que membres ou observateurs à ce parti "fabriqué" (qui a été créé dans le cadre des conditions de l’UE et dans le but de la servir) de reconsidérer leur position. L’affaiblissement de ce parti "de gauche" de l’UE, le renforcement de la coopération équitable des partis communistes et ouvriers en Europe sur la base du marxisme-léninisme et de l’internationalisme prolétarien indépendament des limites et des conditions de l’UE, est le seul espoir pour le regroupement du mouvement communiste européen et la seule réponse fiable à l’agressivité du capital européen contre les droits des travailleurs.

 

Section des Relations internationales du Comité Central du KKE (Parti Communiste de Grèce)

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 11:28

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Appel aux communistes du PST

 

 

Plus aucun espoir sur la Gauche européenne, mieux vaut unir les communistes


 

Le 3-5 décembre 2010 se déroulera le troisième Congrès du Parti de la Gauche Européenne (PGE). Il se base sur un document politique qu'il n'a pas été possible de discuter au sein de notre Parti. Les camarades du Comité Central (CC) du Parti Suisse du Travail (PST) et ses sections cantonales ont reçu un brouillon du document du congrès au mois d'août, et un autre au mois d'octobre (toujours et seulement en français), alors que le document final n'a été jamais envoyé, même pas au Comité Directeur (CD) du PST .

 

Le 6 novembre, le CD du PST a discuté du congrès de PGE. Quelques camarades ont soulevé des critiques relatives aux retards dans la présentation des documents. La réponse venue des membres de l'exécutif du PGE s'est limitée à souligner les difficultés organisationnelles qui existent dans la construction d’un parti au niveau européen. La question suivante portait sur les financements que le PGE reçoit de l'UE et qui devraient permettre au PGE de bien fonctionner, même d'un point de vue pratique. La réponse a été que l’UE ne leur permet pas d'employer l'argent de façon autonome!

 

Le PGE est donc intimement lié à l'Ue . Les propositions de changement radical lancées par le PGE,

ne pourront pas être réalisées, tant qu' il y aura soumission à l'Union Européenne. Du reste, au vu des documents présentés (qui sont seulement des brouillons), il n'est pas possible d'avoir confiance en ce Parti.

 

Au niveau du contenu, le second brouillon (pris comme le document le plus définitif à notre disposition) ne reflète pas la position qui a été exprimée en deux occasions par des instances du PST (Congrès National de Zurich et Conférence Nationale de Neuchâtel) au sujet de l'Union Européenne. Tout particulièrement lorsque dans le document il est affirmé, plus ou moins ouvertement, qu'il n'y a pas d'avenir pour les pays d' Europe hors de l'UE . Au contraire, au sein du PST, se fortifie l'opposition à l'adhésion de la Suisse dans l'Ue .

 

La position exprimée par le bureau politique du PGE ne reconnaît pas ce fait super-structurel, selon lequel l'Union Européenne n'est pas fondamentalement liée à un territoire et à une population, mais est plutôt une institution voulue et dirigée par le capital monopoliste, ayant comme objectif le renforcement de l'exploitation sur tout le continent et l'expansion impérialiste des grands monopoles. La confiance renouvelée, non pas à une classe politique qui la dirige et qui est désormais indéfendable, mais à l'institution européenne elle-même, montre concrètement le faible niveau d’analyse proposé dans texte du congrès du PGE.

 

Au lieu de se préoccuper du fait que les citoyens des pays européens perdent confiance dans l'UE, le PGE devrait les inviter à démolir l'Ue, comme le font les camarades grecs du KKE et tous les communistes sérieux sur notre continent. Les communistes ne doivent pas être préoccupés par la bonne santé de l'UE , mais par celle des travailleurs et des travailleuses, des classes populaires et de l’environnement. Pour nous, il est évident qu'il n'est pas possible d’être avec l'UE et en même temps avec les classes populaires, ce sont deux positions inconciliables!

 

Par ailleurs, dans le texte aucune critique n'est portée à la politique impérialiste de l'UE, alors qu’elle soutient fortement les progrès des monopoles européens dans la conquête du monde. En particulier ils devraient dénoncer le soutien que l'UE continue à apporter à Israël - cet État criminel et expansionniste - et à la préparation de la guerre à l'Islam et à tous ceux qui s'opposent ouvertement à l'impérialisme.

 

Plus généralement, le document apparaît faible du point de vue de l'analyse de classe de l'état des choses présentes et donc du projet politique global. En partant du texte, on ne réussit pas à comprendre quelles sont les principales contradictions que le PGE devra affronter dans les luttes concrètes. Le texte s'enflamme principalement contre les exécutants de l'exploitation (manager) ou pire encore contre des entités abstraites comme les « marchés ». À plusieurs reprises les marchés sont accusés de commander tout comme si, derrière les marchés, il n'y avait personne qui les dirigeait. A aucun moment on ne fait à référence aux actionnaires et à la bourgeoisie monopoliste. Les propositions avancées restent enfermées dans le cadre parlementaire et souvent d’orientation réformiste.

 

L’engagement à l'organisation et à l'unification des luttes des travailleurs et des travailleuses devrait être la priorité absolue pour PGE. Dans la situation actuelle, un PGE digne de ce nom devrait être en première ligne pour promouvoir et soutenir une grève générale européenne, alors qu'il continue à réclamer ni plus ni moins, comme tant de bourgeois, que la régulation des marchés financiers.

 

Enfin le texte ne présente aucune analyse sur la situation du PGE lui-même. Il n'a été présenté aucun document critique du fonctionnement du Parti, comme s’il n’y avait pas de difficultés dans le processus de construction du PGE.

 

Prenant acte de ce qui est écrit ci-dessus, nous proposons que le PST ne s'engage pas plus en avant dans la construction de PGE. Les priorités au niveau international devront plutôt tendre à développer des relations, en Europe et dans le monde, avec les partis communistes et ouvriers qui n'ont pas abandonné les principes fondamentaux du mouvement communiste international.

 

Nous appelons donc toutes et tous les camarades du PST à soutenir cette position, qui vise à renforcer l'unité du mouvement communiste international et à délimiter une ligne de démarcation claire entre ceux qui veulent vraiment lutter pour le dépassement du capitalisme, vers le socialisme et ceux qui pensent simplement à faire une politique de « gauche ».

 

Nous invitons aussi toutes et tous les camarades d'autres pays, qui partagent la position développée ci-dessus, à soutenir cette appel qui vise à renforcer les liens des communistes suisses avec les communistes européens et d'autres continents.

 

Premiers signataires :

 

Leonardo Schmid, membre du Comité Directeur PST

Cyrille Baumann, membre du Comité Directeur PST

Massimiliano Ay, secrétaire de la section Ticino du PST - Partito Comunista

Beat Wyss, membre du Comité Centrale du PST

 

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 21:40

 

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http://www.la-croix.com/afp.static/pages/101201162745.0r36p7v4.htm

 

Au total 4.589 milliards d'euros d'aides publiques ont été mises à disposition du secteur financier en Europe depuis octobre 2008 et le début de la crise bancaire, à la faveur de mécanismes exceptionnels qui ont encore été prolongés mercredi.

Ce chiffre a été publié par la Commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe, dans le cadre d'un état des lieux fait régulièrement sur les aides publiques. Il recouvre toutes les mesures auxquelles Bruxelles a donné son feu vert.

Le Royaume-Uni est le pays le plus généreux (850,3 milliards d'euros), suivi par l'Irlande (723,31 milliards), le Danemark (599,66 milliards), l'Allemagne (592,23 milliards), la France (351,1 milliards), l'Espagne (334,27 milliards), les Pays-Bas (323,6 milliards) et la Belgique (328,59 milliards).

Ces montants sont "considérables", a reconnu le commissaire à la Concurrence, Joaquin Almunia, mais "ne se traduisent pas nécessairement en coûts effectifs".

Les aides recouvrent en effet des injections directes de liquidités dans des banques, mais aussi des plans nationaux d'aide mis à disposition du secteur et pas forcément activés, ainsi qu'une bonne part de garanties intervenant seulement si une institution financière est incapable de rembourser un prêt.

Bruxelles précise que les aides utilisées ont atteint 957 milliards en 2008 et 1.107 milliards en 2009 et qu'elles étaient constituées aux trois quarts (76%) par des garanties. Elle ne donne pas de chiffre pour 2010.

A titre de comparaison, les aides spéciales autorisées dans le contexte de la crise pour d'autres secteurs plombés par le resserrement des conditions du crédit atteignent 82,5 milliards d'euros depuis décembre 2008 et les aides publiques "traditionnelles" (pour la recherche, l'emploi, les industries vertes...) pour la seule année 2009 ont représenté 73,2 milliards.

Suite à la crise financière, Bruxelles avait assoupli fin 2008-début 2009 les règles conditionnant l'octroi d'aides publiques en Europe.

Elle a décidé mercredi de prolonger d'un an, jusque fin 2011, ce régime provisoire, mais avec des conditions plus dures: à compter du 1er janvier, toutes les banques ayant besoin d'une aide publique pour se recapitaliser ou gérer la détérioration de leurs actifs devront être restructurées.

Bruxelles a déjà exigé d'importantes restructurations d'une série de banques aidées, mais elle a épargné jusqu'ici celles qu'elle jugeait fondamentalement saines mais victimes de difficultés passagères à cause de la situation des marchés.

"Après deux ans de crise, continuer à faire cette distinction a peu de sens", a commenté Joaquin Almunia.

Ce n'est pas la première fois que Bruxelles durcit les conditions des aides aux banques: depuis l'été dernier, elles doivent aussi payer plus cher pour obtenir des garanties publiques.

"Les banques doivent se préparer pour un retour à des mécanismes de marché normaux, sans aide publique. Les nouvelles règles sont aussi une incitation à accélérer les restructurations nécessaires", a noté Joaquin Almunia.

Tout en espérant que ce soit possible en 2012, le commissaire s'est bien gardé de donner une date pour ce retour à la normale. "Je ne peux pas anticiper, car personne ne peut assurer que les conditions normales seront complètement rétablies sur les marchés financiers avant la fin de l'année prochaine".

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