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 Fax : 01.45.76.13.17
 verrier.ouahmane@wanadoo.fr





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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 19:13

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http://www.ies-salariat.org/spip.php?article117

 

La part des dépenses de soins financée par la Sécurité sociale a commencé à décroître. D’un financement socialisé à l’échelle nationale par la Sécurité sociale, on reporte la prise en charge des soins sur des assurances complémentaires fragmentées et inégalitaires, et même directement sur les patients. Philippe Batifoulier montre comment ce recul du financement des soins par la Sécurité sociale renforce les inégalités dans l’accès aux soins, pénalisant doublement les ménages à bas revenus malgré les dispositifs de soutien aux plus pauvres qui servent à légitimer le projet d’ensemble. On voit par là l’effet dévastateur de nommer « prélèvements obligatoires » la socialisation des ressources nécessaires au système de soins. On voit également l’hypocrisie de cette expression puisque les restrictions budgétaires entraînent une augmentation des prélèvements « non obligatoires » que constituent les primes d’assurances complémentaires et les paiements directs de la part des patients.

Télécharger la Note de l’IES n°16

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 19:07

index2.jpghttp://www.medelu.org/spip.php?article662


Ce n’est pas une surprise. Depuis plus de deux siècles, la contestation politique fait partie du codé génétique de la société française. La manifestation de rue et la grève sont, en France, non seulement des droits constitutionnels mais des modalités naturelles d’exercer la pleine citoyenneté. Chaque nouvelle génération considère que participer aux houles cycliques de colère sociale constitue un indispensable rite de passage pour accéder à la maturité démocratique.

Cette fois, c’est le président Nicolas Sarkozy qui a été le détonateur de l’explosion sociale. Discrédité, embourbé dans de fétides scandales, encouragé par le Fonds monétaire international (FMI) et les agences de notation, il est demeuré sourd aux clameurs du peuple et a voulu démolir l’un des principaux bijoux de l’Etat providence : le droit à la retraite à 60 ans.

Conquis après des décennies de luttes, ce progrès social représente, dans l’imaginaire collectif, un totem intouchable. Sarkozy s’était d’ailleurs engagé à le respecter et avait publiquement admis ne pas avoir de mandat pour le modifier [1]. Mais, voulant profiter du choc produit par la crise économique, il a voulu imposer une réforme qui retarde de deux l’âge légal de départ à la retraite et fait passer de 65 à 67 ans l’âge pour percevoir une pension à taux plein (c’est-à-dire sans décote dissuasive).

La France figure parmi les Etats qui exigent les conditions les plus drastiques en matière de retraite à taux plein. Les décotes y ont toujours été fort pénalisantes. Parce qu’il y a deux exigences pour bénéficier de la retraite à taux plein : une condition d’âge minimal (que la réforme Woerth fixe désormais à 62 ans) et une condition d’annuités (37,5 annuités jusqu’en 1993, 41 annuités actuellement, après la réforme Fillon d’août 2003) [2].

Certains soupçonnent Nicolas Sarkozy de vouloir, en réalité, en finir avec le système de retraite par répartition, fondé sur la solidarité entre les générations. Car la réforme va conduire à l’asphyxie financière de ces régimes et favoriser les systèmes par capitalisation. Ceux-ci représentent un marché colossal, estimé à quelque 100 milliards d’euros. La compagnie d’assurances qui en tirerait alors le plus grand profit serait le groupe Malakoff Médéric, dont le patron n’est autre que... Guillaume Sarkozy, frère aîné du président [3].

La réaction de l’ensemble des organisations syndicales a été unanime. En soi, c’est un événement. Sans refuser la totalité de la réforme, les syndicats ont réclamé, depuis le début, des modifications substantielles au projet de loi. Objectant que le coût de la réforme retombera essentiellement sur les salariés, fortement étrillés déjà par la crise. Ils avaient organisé plusieurs journées de mobilisation avant l’été. Mais le gouvernement a maintenu son attitude d’outrecuidance et de dédain, et a refusé de négocier.

Grave erreur. Avec la reprise du travail, après les vacances, des centaines d’entreprises et d’administrations ont organisé des assemblées générales. Et, en très grande majorité, les salariés ont réaffirmé leur décision de "ne pas reculer". Persuadés que s’ils cédaient sur un droit aussi sacré que celui de la retraite à 60 ans, ils seraient ensuite emportés par une avalanche de régressions en matière de Sécurité sociale, de santé, d’éducation et de services publics.

Ces assemblées révélèrent aussi que les directions syndicales étaient bien moins radicales que leurs bases exaspérées par les incessants reculs sociaux. Aux yeux de nombreux salariés, accepter la reforme de la retraite eût été le repli de trop. Et ils n’étaient absolument pas disposés à y consentir. C’eût été "la goutte d’eau qui met le feu aux poudres"... Immédiatement, des réseaux d’actions collectives se disséminèrent dans tout le pays. Des millions de citoyens indignés manifestèrent dans les rues. Une nouvelle forme de "grève populaire prolongée" bloqua le fonctionnement de secteurs vitaux de l’économie. Des villes entières - en particulier Marseille - se retrouvèrent quasi paralysées... Au fur et à mesure que se succédaient les journées d’action, de nouvelles catégories sociales venaient enfler une protestation de très grande ampleur qui adoptait des expressions inédites.

La plus novatrice d’entre elles fut sans doute le blocage des raffineries et des dépôts de carburant. Il démontrait clairement la grande dépendance à l’égard de la route et des carburants du modèle de production en "juste-à-temps" et du travail en "flux tendu", deux techniques logistiques que le néolibéralisme a généralisé depuis une vingtaine d’années.

Le trait le plus remarquable a été la participation massive des lycéens. Quelques sociologues avaient qualifié cette "génération Facebook" d’autiste et d’égocentrique. Mais sa formidable énergie contestataire a mis au jour sa profonde angoisse devant l’effondrement du futur. Ces jeunes savent que, pour la première fois depuis 1945, si rien ne change, leurs conditions de vie seront inférieures à celles de leurs parents et de leurs grands-parents. Parce que le modèle néolibéral a démoli l’ascenseur social.

La colère actuelle est l’expression d’une intense souffrance enfouie et d’une accumulation de chagrins refoulés : crises successives, dureté de la vie ordinaire, peurs du lendemain, chômage, précarité, pauvreté (il y a 8 millions de pauvres)... Ce n’est plus une affaire de retraites mais une bataille pour un autre modèle social. On ne peut donc pas s’étonner que le soutien des Français à ce mouvement de colère sociale, selon les enquêtes, se soit constamment situé entre 60% et 70%...

Nul ne comprend pourquoi la France ruinée de 1945 a pu mettre sur pied un Etat providence, tandis que la France d’aujourd’hui, cinquième puissance économique mondiale, ne serait plus en mesure de le financer. Jamais pourtant le pays n’a disposé d’autant de richesses. Un exemple : les cinq principales banques françaises ont réalisé, en 2009, malgré la crise, des bénéfices de plus de 11 milliards d’euros... Et les quarante principales entreprises cotées en Bourse (le CAC 40) ont obtenu, cette même année, des profits supérieurs à 47 milliards d’euros... Pourquoi ne pas taxer, au profit du système des retraites, de si fabuleux capitaux ?

La Commission européenne a calculé que la création d’une petite taxe sur les transactions financières rapporterait à l’ensemble des Etats de l’Union, chaque année, entre 145 et 372 milliards d’euros... Largement de quoi financer le renchérissement des systèmes de pensions. Mais le dogme néolibéral exige que le capital soit exonéré. Et que les salaires supportent l’essentiel de l’effort fiscal. D’où la colère sociale actuelle.

Le sentiment général est qu’aucune des deux parties ne peut transiger. Les organisations syndicales, poussées par les courants de radicalisation qui animent leurs bases, restent unies après plusieurs mois d’offensive. Céder signifierait un échec semblable à celui des mineurs britanniques, en 1985, face à Margaret Thatcher. Qui marqua la fin de la résistance ouvrière et ouvrit la voie aux "thérapies de choc" ultralibérales.

De son côté, Nicolas Sarkozy estime que l’abandon de sa réforme le condamnerait à la défaite électorale en 2012. Il compte sur l’appui de l’Union européenne [4], du FMI, de la banque et du patronat européen [5]. Celui-ci craignant surtout que l’ "étincelle française" finisse par enflammer les prairies sociales de l’ensemble du continent.

 



Notes

[1]  "Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer" affirmai-il au quotidien Le Monde, le 23 janvier 2007. A la question : allez-vous retarder l’âge légal de départ à la retraite ? Il répétait, sur RTL, le 2 mai 2008 : "Je ne le ferai pas. Pour un certain nombre de raisons, et la première c’est que je n’en ai pas parlé durant la campagne présidentielle (...) Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français, je n’ai donc pas de mandat pour faire cela (...) Donc, je ne le ferai pas."

[2]  Cf. www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php ?article425

[3]  Lire Laurent Mauduit, "Retraite : la joint-venture des frères Sarkozy contre les régimes par répartition", Médiapart (www.mediapart.fr/), 14 octobre 2010.

[4]  Le Conseil européen, réunit à Barcelone, en mars 2002, recommandait : "D’ici 2010 il faudrait augmenter progressivement d’environ cinq ans l’âge moyen de la cessation effective de l’activité des personnes au sein de l’Union européenne."

[5]  En Espagne, par exemple, le président du patronat, Gerardo Díaz Ferrán, réclame que l’âge légal de départ à la retraite soit fixé à "70 ans". Que le nombre d’annuités pour le calcul de la pension soit étendu "à toute la vie professionnelle" ; que les salariés financent leurs "pensions privées". Il ajoute que "les salariés doivent travailler plus et se résoudre à gagner moins". Cf. dépêche Europa Press, 26 juiillet 2010 et ABC, Madrid, 15 octobre 2010.

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 18:01

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http://www.mediapart.fr/club/blog/drapher/241010/garde-vue-des-six-lyceens-de-fontainebleau-un-couple-pris-dans-les-violence

 

Par drapher

L'un des six lycéens mis en examen pour rébellion et agression contre les forces de l'ordre, le 12 octobre à Fontainebleau, a maintenu devant le juge pour enfants avoir repoussé une grenade lacrymogène pour protéger un bébé dans une poussette. Les parents du bébé, Emmanuel et Myléna, racontent ce qu'ils ont vu et vécu lors de la dispersion de la manifestation lycéenne. Ils confirment ce qu'a dit le lycéen et veulent témoigner devant la justice. Selon eux, sans ce jeune homme, leur bébé aurait dû être blessé ou peut-être pire : les forces de l'ordre ont tiré des grenades lacrymogènes et des flashballs sur la foule, au hasard.





P.H : Pour quelle raisons étiez-vous présents, votre compagne, votre bébé et vous-même au moment de la dispersion de la manifestation ?

Emmanuel : «On devait aller en centre ville, à la banque faire des papiers. On s’est retrouvé encerclé au bout de la rue, il y avait les CRS des deux côtés, on ne pouvait pas passer. Ca tirait pas encore, c’était tendu, il y avait des charges de CRS au moment où on est arrivé. Ils couraient contre la foule, au croisement de la rue, on a été obligé de partir, avec  la petite. Il y avait des personnes âgées. Un groupe de CRS a fait tomber par terre une personne âgée.»

P.H : Quand les gaz lacrymogènes ont été lancés, qu’est-ce qu’il s’est passé ?

«On a été repoussé avec la foule quand ça chargeait. Après on avait des choses à faire, on avait rien à voir avec ça, on a continué, et là, ça a tiré directement dans la foule. La première fois c’est tombé à 2 mètres, deux mètres cinquante de nous. La deuxième grenade c’est un lycéen qui s’est mis devant (ndlr : le lycéen mis en examen), sinon c’est la poussette et notre fille qui la prenait. Quand j’ai vu le premier tir, on a reculé, je suis parti directement voir les CRS. J’avais des preuves que je venais pour aller à la banque, je leur ai montré et on m’a répondu «ferme ta gueule, dégage de là», mot pour mot. Je leur ai dit que ma fille était bloquée dans les gaz lacrymogène, ils m’ont dit de faire le tour. C’est pendant que je discutais avec eux qu’ils ont tiré une deuxième grenade. Quand je suis revenu vers ma compagne c’est là que j’ai vu une veste sur la poussette.»

Myléna : «Le jeune (ndlr : celui mis en examen) avait mis la veste sur la poussette pour protéger la petite des gaz,  il s’est interposé, il a pris un flashball dans la jambe, et a relancé une grenade qui était à côté de la poussette, c’était soit lui soit la petite, il a préféré que ce soit lui.»

P.H Quand il a repoussé la grenade lacrymogène, il l’a fait comment ?

Myléna : «Il a fait un geste comme tout le monde l’aurait fait. Il a essayé de la dégager le plus loin possible de la petite.

Emmanuel : «S’il ne se mettait pas devant la poussette, c’est la poussette qui prenait le tir».

P.H : Les CRS étaient à quelle distance ?

Emmanuel : «Au début ils étaient collés, après ils étaient à quinze, vingt mètres.»

P.H : Les CRS pouvaient voir la poussette ?

Emmanuel : «Bien sûr, je leur ai dit, il y avait des lycéens qui leur ont dit «arrêtez, il y a un bébé qui passe». Quand on a voulu s’en aller, ils nous ont dit : «allez y, allez y, passez, passez, personne fait rien, on bloque», et au moment où on arrivait au milieu de la route, les CRS se sont remis à charger. Ils voyaient bien qu’il y avait une poussette. Et nous, c’est une coiffeuse qui nous a fait rentrer dans son magasin pour nous protéger.»

Myléna : «Les CRS se sont pris pour des cowboys. Les lycéens ils faisaient leur manifestation, ils étaient par terre, sur la route. C’est là que les CRS ont fait n’importe quoi. On a vu trois policiers qui passaient dans la foule et dès que quelqu’un les regardait à peine, ils leur mettaient des coups de bouclier, ils leur parlaient mal. Ils ont tapé un jeune devant tout le monde et il l’ont menotté.»

P.H : Est ce que vous témoignerez au tribunal pour le procès des lycéens mis en garde à vue ?

Emmanuel : «Moi , je viendrai. Si cette personne là n’était pas là ce jour là, ma fille elle se prenait une cartouche. Grâce à lui, on a réussi à empêcher le pire. Je suis obligé, je viendrai. Il a mis en quelque sorte sa vie en danger pour protéger ma fille. Il ne nous connaissait pas, on l’avait jamais vu. Il s’est mis en opposition, il s’est pris une flashball dans la jambe pour la protéger.»

P.H : Qu’est-ce que vous pouvez dire sur cette manifestation, pour conclure ?

Emmanuel : «Ils ont tiré sur la foule sans calculer, comme ça, il y avait un deuxième couple avec une poussette, elle est partie tout de suite aux urgences. Ce couple, ils se sont pris des projectiles que la police a jetés. Les jeunes se sont mis devant pour éviter qu’il ait un problème avec la petite, c’est les jeunes qui ont essayé d’aider, les forces de l’ordre, il n’y avait rien à faire. Les jeunes étaient solidaires, ils essayaient d’aider les gens par terre. Il y avait un jeune avec des marques au visage, qui saignait, entouré par un groupe de trente policiers et CRS autour de lui. Il y a une femme policier qui a braqué un lycéen avec son flashball qui venait voir pour son copain par terre, elle lui a dit «tu bouges pas ou je tire !» Ils sont restés au moins un quart d’heure à le taper. Les trois policiers qui circulaient dans la foule, ils regardaient les jeunes et les agressaient. Il y a un jeune qui ne faisait rien, adossé à un mur, un policier lui a mis un coup de bouclier dans la tête. A un moment les lycéens sont allés voir les policiers qui étaient devant la mairie et d’autres qui sortaient de la mairie, qui étaient derrière les portes de la mairie. Les policiers les ont insultés, leur ont dit "dégage, dégage". Ca tirait dans la foule, j’ai vu des personnes âgées qui pleuraient à cause des gaz. On se serait cru dans un film. On se sentait plus en sécurité avec les jeunes qu’avec les policiers. C'est grâce aux jeunes qu'on a pu rentrer chez nous.

Témoignage recueilli dimanche 24 octobre 2010 au domicile d’Emmanuel et Myléna, parents de la petite Océane, 12 mois.

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 20:29

 

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Image by: thelast minute Pressenza Boston
 
1/ La stratégie de la distraction 
 
    Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l'attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
 
2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
 
    Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d'abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu'on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.
3/ La stratégie de la dégradation
 
    Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C'est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n'assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s'ils avaient été appliqués brutalement.
 
4/ La stratégie du différé
 
    Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur qu'un sacrifice immédiat. D'abord parce que l'effort n'est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s'habituer à l'idée du changement et l'accepter avec résignation lorsque le moment sera venu. 
 
5/ S'adresser au public comme à des enfants en bas-âge
 
    La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s'adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d'une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
 
6/ Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion
 
    Faire appel à l'émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l'analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l'utilisation du registre émotionnel permet d'ouvrir la porte d'accès à l'inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…
 
7/ Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise
 
    Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l'éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
 
8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
 
    Encourager le public à trouver « cool » le fait d'être bête, vulgaire, et inculte
 
9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
 
    Faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de son malheur, à cause de l'insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l'individu s'auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action. Et sans action, pas de révolution!…
 
10/ Connaître les individus mieux qu'ils ne se connaissent eux-mêmes
 

    Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 20:20

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http://www.monde-diplomatique.fr/2010/11/HALIMI/19827

 

Jamais la France n’a connu semblables manifestations depuis quarante ans. La personnalité de M. Nicolas Sarkozy, son arrogance, son souci d’écraser l’« adversaire » ont permis que se rassemble contre lui un très large front. Mais la houle et les foules ne sont pas enfantées par les foucades d’un homme. Elles répondent à un choix de civilisation injuste opéré, au prétexte de la crise financière, par des gouvernements européens dont la palette partisane va de la droite décomplexée à la gauche qui capitule. En Italie, M. Silvio Berlusconi ne fait ni davantage ni pire que les socialistes Georges Papandréou en Grèce ou José Luis Zapatero en Espagne. Tous mettent en danger les services publics et la sécurité sociale. Tous, pour complaire à des agences de notation, prétendent faire payer aux salariés ce qu’a coûté au pays le saccage perpétré par les banques. Lesquelles continuent de se repaître, préservées de toute obligation de se montrer « courageuses » et solidaires des générations à venir.

Ce n’est pas « la rue » qui s’ébranle, c’est le peuple français qui remonte en scène. Aucune légitimité des gouvernants ne saurait être opposée à sa protestation. L’Assemblée nationale a été élue dans la foulée d’une campagne présidentielle au cours de laquelle M. Sarkozy a dissimulé ses intentions relatives à une réforme des pensions, présentée après coup comme le « marqueur » de son quinquennat. « Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer », proclamait-il quatre mois avant d’être élu. Un an plus tard, évoquant l’éventuel report de ce droit, le nouveau président de la République insista : « Je ne le ferai pas (...). Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français. Je n’ai donc pas de mandat pour faire cela. Et ça compte, vous savez, pour moi. » Déjà gouvernés par un traité constitutionnel européen qu’ils ont rejeté massivement par référendum et que les élus de droite (épaulés par quelques socialistes) ont alors imposé par voie parlementaire, les Français manifestent également contre l’autoritarisme méprisant du pouvoir.

Les jeunes ont compris ce qui les attend. A mesure que le capitalisme enchaîne les crises, il durcit sa logique. Pour qu’il tienne, la société doit craquer davantage : évaluations permanentes, concurrence entre les salariés, fatigue au travail (lire « “Métro, boulot, tombeau” »). La dernière mouture du rapport Attali recommande désormais le gel du salaire des fonctionnaires jusqu’en 2013, le transfert sur les malades d’une partie de la charge financière des affections de longue durée (cancer, diabète), le relèvement du taux de la TVA ; le tout bien sûr en conservant le « bouclier fiscal ». « Nous avons devant nous dix ans de rigueur », a promis avec gourmandise l’ancien conseiller spécial de François Mitterrand, qu’à coup sûr la rigueur épargnera.

Le 7 octobre dernier, un manifestant lycéen expliqua le sens de son combat : « Au début, on a la formation : c’est l’école. Après on travaille : c’est le plus dur. Et après, la retraite : la récompense. Si on nous enlève la récompense, qu’est-ce qui nous reste ? » Les libéraux ironisent sur ces jeunes étrangement soucieux de leur retraite. Ils ne mesurent pas qu’une telle angoisse vaut réquisitoire des politiques qu’ils ont conduites depuis trente ans, et qui débouchent sur cet avenir sans espoir. Les cortèges et les grèves constituent le meilleur moyen d’inverser un tel destin.

Serge Halimi.


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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 19:11

 

 

siteon0-dc90fFait exceptionnel dans l’histoire sociale du pays, pour la 7ème fois depuis le début septembre, une journée nationale de grèves et de manifestations unitaires s’est illustrée par 270 cortèges et près de 2 millions de manifestants.

C’est un cinglant démenti pour toux ceux qui annonçaient un simple « baroud d’honneur de salariés résignés ».

La puissance de cette journée est aussi lourde de sens au lendemain du vote solennel de la réforme des retraites par le Parlement.

La forte détermination des salariés, des retraités, des jeunes est aujourd’hui, en pleine période de congés scolaires, une réponse spectaculaire au gouvernement et au patronat qui appellent à ranger les banderoles ou à passer à autre chose.

Le président de la République doit enfin entendre le message lancé par une grande majorité de la population : il faut surseoir à la promulgation de la loi et ouvrir de vraies négociations avec les organisations syndicales.

Pour la CGT, il n’y a pas d’ambiguïté, la mobilisation doit et peut encore se poursuivre en définissant sur chaque lieu de travail les formes d’action les plus adaptées et unitaires pour être entendus.

La CGT se félicite de l’élan de sympathie et de solidarité financière qui s’exprime de France et d’ailleurs à l’égard des salariés en grève*.

La CGT appelle à préparer sans attendre la réussite du prochain rendez-vous interprofessionnel unitaire qui mobilisera toutes les générations le samedi 6 novembre en prenant toutes les dispositions dans chaque entreprise, chaque localité pour de nouveaux rassemblements de grande envergure.

Montreuil, le 28 octobre 2010

* Compte de la CGT mis à disposition de ceux qui veulent exprimer leur solidarité financière : « CGT solidarité luttes retraites »

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 20:53

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cliquez sur la photo

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 12:01
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http://slovar.blogspot.com/2010/10/cfdt-lacher-la-proie-de-la-reforme-pour.html

Alors que la CGT souhaite durcir le conflit avec le gouvernement, sur la réforme des retraites , Christine Lagarde vient de se réjouir en déclarant qu'elle pensait que : " l'expression est en train de changer et saluait à la fois le retour de la raison et du dialogue". L'appel du pied de François Chérèque au MEDEF n'y est pas certainement pas étranger !

Christine Lagarde semble bien informée, puisqu'elle a : " estimé mardi, sur Radio Classique, que le conflit sur les retraites était à un "tournant", ajoutant que le "retour au dialogue" était "une très bonne chose" et de lancer : " Je pense que l'expression est en train de changer et je salue à la fois le retour de la raison et du dialogue"


Ces propos faisaient référence à une "négociation sur l'emploi des jeunes et des seniors" proposée par le leader de la CFDT, François Chérèque et immédiatement acceptée par la présidente du Medef Laurence Parisot, lors de l'émission Mots croisés lundi soir sur France 2 " -AFP/Google

Alors, fin du front syndical uni au profit de négociations au contenu ... hypothétique ?

Souvent CFDT varie serait-on tenté de dire et de penser. Alors qu'il y a encore 4 jours, François Chérèque déclarait au sujet de la mobilisation sur la "réforme" des retraites : " Les salariés nous demandent de continuer et on le fait" Il soulignait dans ses propos : " un sondage ... / ... selon lequel 69% des personnes interrogées approuvent les grèves et manifestations contre le projet de loi" et ajoutait qu'il y avait "un fort sentiment d'injustice sur cette réforme et sur beaucoup d'autres choses" indiquant au passage : qu'il était " temps de se remettre à dialoguer " AFP/Google

" temps de se remettre à dialoguer " : C'est cette dernière phrase qui aurait du mettre la puce à l'oreille des salariés opposés dans leur grande majorité à la "réforme" !

Car, depuis quelques heures, visiblement la détermination du leader de la CFDT a du plomb dans l'aile !

En effet, François Chérèque, a déclaré lundi : " ... / ... La meilleure chose qu'on a à faire ... / ... c'est qu'on ouvre une négociation entre le patronat et les organisations syndicales sur l'emploi des jeunes, l'emploi des seniors" ... / ... On ne peut plus y couper, la responsabilité des entreprises est engagée. Le patronat a voulu cette réforme, sa responsabilité est engagée. Il faut absolument maintenant entrer dans les négociations sur l'emploi des jeunes, l'emploi des seniors, c'est une urgence"

Cette offre de négociation a été immédiatement reprise au vol par Laurence Parisot qui, pleine d'enthousiasme, a répondu : " Je voudrais dire à François Chérèque que je suis d'accord", qualifiant cette proposition de "scoop" ... / ... Je suis d'accord pour qu'on ouvre une délibération sociale, pour voir si on peut, sur ces sujets évoqués par François Chérèque commencer à travailler ensemble" ... / ... Elle a ajouté que " ce serait une bonne façon de passer à autre chose" - AFP/Google

"Négocier", "passer à autre chose". Celà signifierait-il que la CFDT a fait son deuil du recul de l'âge légal de départ à la retraite auquel elle était opposée ? Cela signifie t-il aussi qu'elle aurait fait défiler et fait faire grève à des millions de salariés pour rien ?

A vrai dire, l'offre de négociation de la CFDT au MEDEF s'apparente à une capitulation en bonne et due forme. Capitulation qui devrait permettre au Président et à sa majorité d'affirmer que la "pédagogie" a rallié un partenaire social de poids !

Comme en 2003, où la CFDT a validé une réforme des retraites qui devait selon ses dires avoir pour priorité : l'état de l'emploi des seniors ?

Capitulation que François Chérèque aura du mal à expliquer aux salariés, alors qu'il fustigeait le 29 septembre : " la volonté d'humilier les Français mobilisés contre la réforme" tout en dénonçant l'Elysée, qui affirmait une moindre mobilisation : " C'est le signe que le pouvoir est gêné par notre mouvement parce qu'il reste maîtrisé et républicain ... / ... " - JDD

Des négociations avec la corde au cou ?

Plus que probablement, puisque Laurence Parisot a clairement revendiqué : " ... / ... le statut de « marraine » de la réforme engagée par le gouvernement et le recul des bornes d'âge (de 60 à 62 de l'âge légal de départ et de 65 à 67 de la retraite sans décote) et l'allongement de la durée de cotisation ... / ... " - Boursorama

D'autant que le MEDEF qui a obtenu, pêle-mêle : De larges modifications du code du travail, la suppression de la contribution Delalande, la mise en place du licenciement par rupture conventionnelle et a réussit à interdire aux salariés des les TPE toute représentation syndicale, sera en position de force face à une CFDT qui n'aura plus, qu'à manger le chapeau d'un vague : " code de bonnes pratiques " que ne manquera pas de lui imposer Laurence Parisot !

Alors, assisterons-nous au retour en fanfare du calamiteux CDD seniors pour les plus âgés et celui du scandaleux CPE pour les plus jeunes ou de leurs équivalents "modernisés", au nom de la "négociation entre le patronat et les organisations syndicales sur l'emploi des jeunes, l'emploi des seniors" ?

A vous de nous le dire monsieur Chérèque ... et vite !

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 20:43

http://cocomagnanville.over-blog.com/article-les-raffineries-ne-redemarrent-pas-59720915.html

Les raffineries ne redémarrent pas !!!

RaffinerieTotalDongesGreveLevee20100224.jpg
http://cocomagnanville.over-blog.com/article-les-raffineries-ne-redemarrent-pas-59720915.html
Ce n’est pas le moment de se faire duper par une presse mal renseignée et démobilisatrice !!

Les raffineries ne redémarreront pas !!!

Nantes le 25 octobre

Quel surprise d’entendre sur France inter «  3 raffineries ont suspendu le mouvement et vont reprendre de l’activité ». Alors que la veille lors d’une visite aux gréviste de la raffinerie de Donges la détermination était là, et aussi pour toutes les autres.

Renseignement pris auprès d’un délégué CGT de la raffinerie de Donges, il s’avère que ca n’est pas prêt de repartir. Petite explication...

Il y en effet 3 raffineries qui ont suspendu le mouvement.

* La raffinerie de Reichstett (Bas-Rhin) ,de la compagnie helvétique Petroplus, qui venait d’annoncer sa volonté de fermer définitivement le site pour le transformer en simple terminal pétrolier, supprimant au passage 253 emplois sur 255. le mouvement a été suspendu suite avec la garantie de la part de la direction de ne plus fermer le site ! La raffinerie est alimenté en pétrole brut par un pipeline qui viens du port pétrolier de Fos sur mer qui lui est en grève et lâche rien. La raffinerie ne peut donc pas redémarrer !

* 2 raffineries du groupe exon une à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et une a Port-Jérôme (Seine-Maritime). Elle ont toutes les 2 suspendu le mouvement après que la direction ait mis le paquet sur la table et leur ait proposé le paiement intégral des jours de grève !! tous en sachant qu’elles ne pourraient par redémarrer aussi. En effet celle de Fos est alimenté par le même terminal pétrolier de Fos sur mer. Celle de Normandie est alimenté par l’entreprise SIM qui est également en grève et ne lâche rien également !!

Les 9 autres raffinerie (6 du groupe Total, 1 Petroplus, 2 Basell) sont toujours dans le mouvement contre la mise en place de la réforme des retraites !!

La pénurie de pétrole ne s’éloigne pas. L’approvisionnement par bateau ne suffira pas a couvrir les besoins quotidiens. Ce n’est pas le moment de se faire duper par une presse mal renseignée et démobilisatrice !!

Continuons à généraliser la grève, à durcir le ton et à soutenir les grévistes.

Des caisses de solidarité circulent un peut partout, pour celle de Donges on en est a 30 000€.

http://nantes.indymedia.org/article/22050


Libellez vos cheques à ;

Cgt raffinerie de Donges

Et envoyer à cgt 4 rue Marceau 44600 St Nazaire

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 18:29

 

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http://www.bastamag.net/article1255.html

Provenant d’Europe, d’Afrique ou d’Amérique latine, de nombreux messages de soutien au mouvement social hexagonal arrivent aux sièges des confédérations syndicales. Parmi eux, le principal syndicat allemand, la DGB (7 millions d’adhérents), dénonce les conséquences néfastes de l’allongement de l’âge de départ à la retraite. Quant aux Belges, ils viennent de passer concrètement à l’action en bloquant un dépôt pétrolier de Total.

Photo : piquet de grève à la raffinerie de Grandpuits en Seine-etMarne (© Daniel Maunoury)

La principale confédération syndicale allemande, la DGB (Deutscher Gewerkschaftsbund) qui revendique sept millions d’adhérents, vient d’apporter son « soutien » et sa « solidarité » à leurs « collègues françaises et français ». Dans une lettre adressée le 21 octobre à Bernard Thibault, les deux dirigeants de la DGB, Michael Sommer et Annelie Buntenbach, critiquent vivement les conséquences de la réforme des retraites en Allemagne : « Les expériences en Allemagne ont montré que l’allongement de l’âge de départ à la retraite n’a pas rendu la retraite plus « sûre ». Tant qu’aucune solution ne sera trouvée aux problèmes structurels du marché du travail, le recul de l’âge de la retraite ne signifie rien d’autre qu’une diminution pure et simple du niveau des pensions. »

En Allemagne, si l’âge légal de départ à la retraite est fixé à 67 ans, les salariés partent en moyenne entre 61 et 62 ans (contre 59 ans et demi en France). « Seule une petite partie des salariés parvient à tenir jusqu’à l’âge légal de la retraite - beaucoup partent avant pour raison de santé ou perdent leur emploi », précisent les responsables de la DGB. Le système de décote y est bien moins contraignant qu’en France où les salariés perdent 2,5% de leurs pensions par année de cotisation manquante. Et le taux d’emploi des 55-64 ans y est bien plus élevé (près de 60% contre 40% en France). Pour les syndicalistes allemands, « l’allongement de l’âge de départ à la retraite est donc socialement injuste et conduit à la privatisation des systèmes de sécurité sociale. » On est bien loin d’un certain discours médiatique qui vise à culpabiliser les salariés français sur la « chance » qu’ils auraient de ne partir qu’à 60 ans à taux plein comparé aux autres travailleurs européens.

Un dépôt pétrolier de Total bloqué en Belgique

La DGB n’est pas la seule à soutenir ce combat pour une « société solidaire » et « une juste répartition du fardeau de la crise ». La Confédération européenne des syndicats (CES) réaffirme également « son entière solidarité aux syndicats français dans leur lutte contre l’allongement de l’âge de la retraite », par la voix du britannique John Monks, secrétaire général de la CES. « L’ampleur de vos mobilisations confirme qu’au-delà de la réforme des retraites, l’emploi, les salaires, les conditions de travail mais aussi l’avenir des jeunes restent des problèmes centraux notamment depuis l’aggravation de la situation liée à la crise financière de 2008 », écrit-il dans un courrier adressé aux cinq syndicats français adhérents de la CES (CFDT, CGT, FO, CFTC, Unsa).

Les Belges vont plus loin : les fonctionnaires de la FGTB (Fédération générale du travail de Belgique) se déclarent prêts à empêcher le gouvernement français de contourner les effets de la grève dans les raffineries et les blocages de dépôts pétroliers via les voies navigables belges. Si le pétrole venu de Rotterdam devait emprunter les voies navigables belges, « nous procéderions immédiatement à des arrêts de travail le long de l’Escaut et de la Lys », prévient la Centrale générale des services publics (260.000 adhérents), affiliée à la FGTB.

La menace a été mise à exécution le 26 octobre à l’aube : des techniciens ont bloqué le dépôt pétrolier de Total à Feluy, en Belgique, non loin de Maubeuge. Les syndicalistes « soutiennent pleinement les mouvements des travailleurs en France et sont indignés devant la mise en cause pure et simple du droit de grève à travers la réquisition des salariés grévistes des raffineries du groupe Total. »

Le LKP en Guadeloupe, les Commissions ouvrières des Asturies (Espagne) et de nombreuses autres syndicats, de la Turquie au Brésil en passant par l’Afrique francophone, ont également adressé des messages de soutien au mouvement.

Ivan du Roy

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