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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 08:11

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Ali Soumaré est tête de liste PS dans le Val d'Oise pour les élections régionales en Ile-de-France.

Le PS présente-t-il un délinquant en Ile-de-France ? Cette question a l’air d’importuner tout le monde. Huchon “s’interroge”, Pécresse ne commente pas. Et les accusés se font accusateurs. De surcroît, au vu de mes échanges sur twitter, je crains qu’un certain sens commun ne s’évanouisse. Sens commun ou décence ordinaire, pour prendre une expression popularisée dernièrement par Martine Aubry.

Quels sont les faits de cette polémique ? Francis Delattre et Axel Poniatowski affirment que Ali Soumaré, tête de liste PS dans le Val d’Oise, serait un “délinquant multirécidiviste”. Ils citent, à l’appui de cette accusation, plusieurs condamnations. Ali Soumaré aurait ainsi été condamné en 1999 à six mois de prison ferme, une procédure serait en cours pour des “violences ayant entraîné une ITT de moins de huit jours” commises en mai 2008. Deux autres faits dateraient de 2009 et concerneraient des faits de “conduite sans permis de conduire malgré injonction de restituer le permis de conduire” et “rébellion à agents de la force publique”.

Ali Soumaré a déclaré qu’il porterait plainte pour diffamation1, tout comme Jean-Paul Huchon.

Plus précis, l’Express.fr fait état d’un jugement du 13 octobre 2009 du Tribunal de Grande Instance de Pontoise, dont il a pris connaissance, ayant condamné Ali Soumaré pour rébellion à agents de la force publique à deux mois de prison ferme “compte tenu des condamnations déjà prononcées”. Deux faits semblent donc établis, sauf à ce qu’on ne sache pas lire à l’Express : la condamnation du 13 octobre 2009, et l’existence d’autres condamnations.

Au demeurant, la défense plus que pusillanime du PS et de l’équipe Huchon laisse transparaître le malaise. Les voilà qui, soutenus par certains medias, mettent en cause la façon dont Delattre et Poniatowski ont pu avoir connaissance de ces condamnations. Diantre, quelle brillante défense ! Non seulement ils sont incapables d’affirmer simplement que ces accusations sont fausses (on ne leur demande même pas encore de le prouver), mais ils soulignent magistralement que ce n’est effectivement pas grâce à eux que les électeurs seront correctement informés sur ce candidat.

Même Ali Soumaré, sur son blog, ne parvient pas à affirmer que ces accusations seraient fausses. Et les réponses de son équipe de campagne sonnent même comme un aveu de leur véracité. C’est ainsi que, le 20 février au soir, son équipe écrit : “Permettez enfin que l’on s’étonne des libertés prises avec la présomption d’innoncence quant au dernier fait reproché” (sic).

Il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour comprendre non seulement qu’une procédure est en cours et que, pour les autres faits reprochés, il n’y a plus de “présomption d’innocence” qui vaille. Soit Ali Soumaré a été condamné pour ces autres faits, soit il a été acquitté. Bon, moi, à leur place, dans ce dernier cas, je ne pourrais pas m’empêcher de le dire.

Il est alors étonnant de lire dans la presse que c’est l’équipe de Valérie Pécresse qui serait “embarrassée”.

Outre le seul fait que l’on puisse présenter au suffrage un candidat apparemment condamné pour des faits graves, je suis sidéré par le traitement de cette affaire et par la confusion morale dans laquelle se noient nombre de mes petits camarades.

1. Bien évidemment, au-dessus de tout cela plane le spectre du racisme, ce qui explique peut-être en partie le silence des medias et la discrétion de Valérie Pécresse. Delattre est, en effet, l’auteur d’une phrase d’une ambiguïté condamnable2 sur Ali Soumaré qui est, donc, noir. Et ce seul fait devrait commander une appréciation différente de la situation. Ainsi, un Pierre Kanuty peut expliquer que l’on s’en prend à un homme qui symbolise la “gauche populaire des faubourgs”. Si Kanuty peut difficilement être accusé de racisme, sa présentation n’en est pas moins stigmatisante : la “gauche populaire des faubourgs” sera probablement ravie de constater qu’on ne peut pas lui trouver de meilleur représentant. Quant aux habitants des cités, à ceux qui consentent les efforts nécessaires pour jouer le jeu de la République, ils seront ravis de voir que, lorsque le parti socialiste veut représenter “les quartiers”, il ne parvient pas à trouver une “personne issue de la diversité” qui n’ait pas été condamnée à plusieurs reprises. On sortira de la ghettoïsation une autre fois.

2. On m’oppose aussi le cas de Balkany, condamné, condamné à une peine d’inéligibilité, puis réinvesti et réélu. Je peine à comprendre l’utilité de ce qui devrait être un contre-exemple. Si l’élection de Balkany est moralement choquante – ce qui est le cas – celle de Soumaré3 doit l’être tout autant. J’avais également exprimé ma satisfaction de voir Alain Carignon battu aux législatives. Donc, non seulement je ne crois pas être comptable de l’élection de Balkany, mais le fait que “en face” ils ne soient pas clean ne m’a jamais paru être une raison suffisante pour s’autoriser des dérives.

Les condamnations de chacun doivent légitimement être prises en compte, que ce soit les condamnations de M. Balkany à quinze mois avec sursis, 200.000 francs d’amende, assorties d’inéligibilité, ainsi que les vicissitudes morales de son retour à Levallois, ou que ce soit la condamnation à six mois de prison avec sursis de M. Huchon et 60.000 € d’amende pour prise illégale d’intérêt, dans ses fonctions de président du Conseil régional4 ou encore celles d’Ali Soumaré.

3. Vient ensuite la question de l’inéligibilité. Ali Soumaré n’aurait pas été condamné à une peine d’inéligibilité : que viendrait-on donc lui reprocher ? La réflexion me laisse pantois. Personne n’interdit à M. Soumaré de se présenter – même s’il serait bien inspiré, si les faits sont confirmés, de se retirer. Mais le fait qu’il puisse se présenter à une élection n’enlève rien au fait qu’il ait été condamné. Et surtout, les électeurs ont le droit d’être informé d’un trait marquant de la personnalité du candidat. Libre à eux, ensuite, de voter néanmoins pour lui.

Dans d’autres pays, on tombe dans cet excès qu’un homme qui a trompé sa femme ne pourrait être candidat à une élection. On pourrait éviter, en France, de verser dans l’excès inverse, et considérer que des faits de vol aggravé et de violences ne devraient même pas être portés à la connaissance des électeurs… et qu’il serait plus grave, à en lire la presse et mes petits camarades, de les révéler que de les commettre.

Il faut dire aussi que, manifestement, il ne faut pas faire confiance à la presse pour nous informer sur ce coup-là. On l’a pourtant connue plus curieuse, et plus friande lorsqu’un début de polémique éventuelle concernant un membre de la majorité apparaît. Diffuser les informations nécessaires pour que les citoyens puissent voter en connaissance de cause, voilà qui semble pourtant entrer dans sa mission.

4. On m’avance enfin qu’évoquer ces condamnations, ce serait “salir l’honneur d’un homme” et faire peu de cas de la rédemption possible pour tout homme. Mais – si, encore une fois, les faits sont confirmés – Ali Soumaré n’a-t-il pas sali son honneur tout seul comme un grand ? Quant à la rédemption, il ne faut pas la confondre avec le laxisme et la permissivité. Si rédemption il y a, il faut à tout le moins que la personne montre qu’elle en emprunte le chemin. Or certains des faits qui lui sont reprochés sont récents, ce qui semble mal augurer d’une volonté fermement établie de modifier son comportement. Et la rédemption ne signifie pas que l’on passe d’emblée de “l’opprobre” à l’exemplarité que l’on doit attendre d’un élu.

À la fin de ce billet, je m’étonne encore des circonvolutions nécessaires pour affirmer une idée simple : le droit évident pour les électeurs d’être informés sur des faits marquants de la personnalité d’un candidat, afin de voter en toute connaissance de cause. Sans compter le fait qu’une personne encore récemment condamnée “au nom de la République Française” ne serait guère qualifiée pour en devenir un élu.

Article initialement publié sur le blog de Koztoujours.

  1. Rappelons que le fait, dans une campagne électorale, de mentionner une condamnation, même avérée, peut constituer une diffamation, dans l’hypothèse où les faits rapportés relèveraient de la vie privée. Voir par exemple Paris, corr. 11, section B, 13 février 2003, n° 01/02967. Tout pourrait dépendre, ici, de l’appréciation qui serait portée de la nature privée ou publique des faits commis.
  2. même si l’on s’amuse d’entendre des critiques émaner de ceux qui volent au secours de Georges Frêche.
  3. Si les faits sont bien confirmés.
  4. Confirmée en appel.
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 20:44

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Les burgers halal ne passent décidément pas. Quick a beau dire qu’il ne s’agit que d’une expérience, depuis le début de la semaine, on s’emballe au risque de friser l’indigestion. Il y a 2 mois, tout le monde s’en fichait…

Entre les articles qui s’interrogent sur cette éventuelle pratique discriminatoire, entre les déclarations de politiques opportunes en campagne électorale. Etrange. Car l’info date de l’automne dernier – voire même avant – et n’avait pourtant soulevé aucune indignation jusqu’à présent. Jusqu’à ce que Marine Le Pen s’empare du sujet.

McDo réplique à Quick Dessin d’Oliv’

Bel exemple de recyclage de l’info. Rapide recherche sous nos latitudes septentrionales, La Voix du Nord évoquait cette histoire dès décembre. Pas vu l’article ? Normal, le papier était demeuré en locale Roubaix. Paru le 12 décembre. Le Quick du centre-ville avait déjà ôté le bacon de ses menus depuis le 30 novembre. Mieux encore, apprend-t-on aujourd’hui, parmi les sept autres fast foods visés en France, certains avaient lancé cette expérimentation dès… l’été. Faut dire que Quick avait pris garde de ne pas trop communiquer sur le sujet : réaction logique avec le précédent KFC qui s’était essayé au halal par le passé et avait dû faire machine arrière toute.

Bref, en décembre, l’article de La Voix évoque une expérience de six mois, des clients pas courroucés pour un sou et finalement une initiative plutôt louable. Pas l’ombre d’une trace de polémique sur une éventuelle pratique discriminatoire. D’ailleurs, le gérant du Quick incriminé, dans une dépêche AFP, dit cette semaine n’avoir eu aucune réclamation de clients. Vous me direz qu’il peut difficilement raconter autre chose. Mais plus surprenant, ces clients interviewés ne disent souvent pas mieux dans la même dépêche. Après tout, quiconque connaît Roubaix sait où aller pour manger un burger bacon : on trouve un second Quick à quelques encablures et deux Mc Do, également. Vraiment pas de quoi fouetter un chat. D’autant que derrière cela on ne trouve qu’un intérêt purement commercial et non le spectre d’un lobby islamiste. Alors on s’étonne : pourquoi l’affaire passée sous silence resurgit violemment deux mois plus tard ?

LES RELENTS DU BURGER

Justement, l’histoire n’est pas sans rappeler une autre polémique née (fabriquée ?) à l’automne dernier. Petit effort, Frédéric Mitterrand et un passage malheureux exhumé d’un bouquin publié des années auparavant. Une affaire montée en épingle par… Marine Le Pen. Eh oui, la même Marine aujourd’hui en pleine campagne des régionales, qui a soulevé cette histoire de burger. La vice-présidente du Front national avait sans doute lu La Voix du Nord datée de samedi où le sujet était repris avec des réactions épidermiques de clients déçus de n’avoir leur tranche de bacon dans ce chef d’oeuvre de gastronomie. Elle a flairé le sujet fécond. Idéal, le burger, ça parle à tout le monde : qui n’a jamais mis les pieds dans un Quick ? Alors dimanche, sur Canal +, elle parvient à le glisser subrepticement au cours d’une discussion sur l’identité nationale (débat durant lequel le FN a vu sa cote de popularité monter dans les sondages, au passage). Oh, pas grand chose, juste un exemple pour illustrer son propos, mais finalement, le lendemain, on ne retiendra que l’anecdotique. Plus stigmatisant et dans le prolongement direct des précédents débats/polémiques sur le voile intégral ou les minarets.

LE BACON : TOUT UN FROMAGE

Bref, la candidate FN aux régionales juge la pratique « inadmissible ». Le mot fait mouche et circule dans la presse. S’il s’agit d’une manoeuvre de campagne, on tire notre chapeau. Avec ce burger, on agite une nouvelle fois le spectre d’une islamisation galopante osant désormais s’attaquer à la sacro-sainte gastronomie – 8 restaurants sur 350, sont concernés par l’expérience, pour mémoire. Mais en terme électoral, la petite saillie n’est pas dénuée d’intérêt : on mobilise l’électorat du FN canal historique à un petit mois du scrutin avec ce bon vieux sujet identitaire. D’ailleurs, la candidate frontiste en remet une couche plus tard, en pointant le doigt sur Sarkozy. Sarkozy ? Ah bon, il a des actions dans le burger halal ? Non, pas lui, mais l’Etat via la Caisse des dépôts et consignations est majoritaire dans la chaîne Quick. Ah si Sarko y est de près ou de loin mêlé, alors cette histoire de burger devient carrément juteuse. Et le bacon n’a pas fini de faire ruminer. A droite, on s’en saisit pour ne pas laisser ce terrain en friche au FN à la veille des triangulaires régionales. A gauche, on s’insurge contre l’offre jugée communautariste et on demande à l’Etat d’y remédier. En fer de lance, René Vandierendonck, le maire de Roubaix – aussi candidat aux régionales -, enrôle un avocat et menace même de saisir la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations). Marrant, il y a deux mois à peine, tout le monde s’en foutait…

Avec DailyNord

http://www.bakchich.info/Quick-halal-du-lard-ou-du-cochon,10146.html
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 12:54
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Il y a trois sortes de mensonges : "les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques" écrivait Mark Twain

Et c'est encore un mensonge statistique que le gouvernement vient de reconnaître ! Seulement celui-ci est d'autant plus grave qu'il touche la principale préoccupation des français : L'emploi

Retour sur le passé proche : Laurent Wauquiez commentait l'amélioration des chiffres du chômage en décembre 2009 et affichait une forme de sérénité tout en nous expliquant que la baisse étaient à mettre au compte de l'action du gouvernement ...

Ah ! il n'était pas peu fier Laurent Wauquiez en commentant les chiffres du chômage de décembre 2009, expliquant : "qu'on avait réussit à inverser les choses" . "

" ... / ... L'économie française comptait 18.700 chômeurs en moins au mois de décembre. Cette première baisse depuis plusieurs mois confirme la tendance amorcée en novembre." écrivait triomphalement Le Figaro tout en publiant le schéma en haut de cet article.


Baisse du chômage en décembre

http://slovar.blogspot.com/2010/02/amelioration-du-chomage-en-decembre.html
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 20:42
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Alors que quatre représentants syndicaux étaient reçus mardi à Paris par la direction de Total, les salariés de la raffinerie de Dunkerque, menacée de fermeture, continuaient leur mobilisation sur le terrain.

Mardi, malgré le froid et la pluie, les salariés de la raffinerie Total de Dunkerque (Nord) n’avaient rien perdu de leur détermination. Dès 9 heures, alors que quatre représentants syndicaux du site étaient reçus à Paris par la direction du groupe pétrolier, ils étaient une trentaine à tenir le piquet de grève. « J’espère que la direction va enfin proposer un projet concret pour la raffinerie », indiquait l’un d’entre eux. A ses côtés, ses collègues semblaient loin d’être optimistes. « Ils ne vont pas parler de l’avenir du site. Ils vont seulement tenter de briser la solidarité nationale, pour nous affaiblir », prédisait Bruno, alias Mulot. Chez les salariés de Total, les surnoms, c’est une institution.

10 h 30. En attendant des nouvelles de la rencontre parisienne, les salariés font passer le temps, dans la bonne humeur. Les uns jouent à la belote, les autres lisent le journal. Tous sont réunis sous une tente bleu marine, installée sur le site depuis le début de la grève, pour se protéger du froid. Les plus courageux entretiennent les flammes du barbecue tandis que les autres déchargent les coffres des voitures où sont stockées merguez, légumes et autres baguettes prévus pour le repas du midi.

« Une vie à reconstruire »

Malgré les sourires et l’ambiance chaleureuse qui règne devant la raffinerie, l’inquiétude est palpable. Et les salariés la confient sans tabou. « A mon arrivée dans la région, il y a trois ans, je voulais acheter une maison avec ma compagne. L’été dernier, nous en avions repéré une qui nous plaisait, à 20 kilomètres de la raffinerie. Nous étions en pourparlers avec les banques pour faire un emprunt quand ils ont annoncé l’arrêt conjoncturel du site, raconte Erwan, 29 ans, inspecteur à la raffinerie. Heureusement que je ne me suis pas retrouvé avec un emprunt sur les bras pendant 20 ans. Nous voulions aussi avoir des enfants, mais, ça aussi, on a retardé. » Dominique, 38 ans, dit « Tête d’ampoule », est agent technique à la raffinerie depuis dix ans. C’est la première fois qu’il assiste à un mouvement aussi dur chez Total. « Mes enfants de 13 et 17 sont inquiets. Ils en parlent peu, mais je le sens. Quand ils me demandent où on va s’installer si la raffinerie ferme, je ne sais pas quoi leur répondre », confesse-t-il, gêné. « Les fêtes de fin d’année, ça n’a pas été la joie, poursuit Dominique. On ne sait pas ce qu’on va devenir. La fermeture de la raffinerie, ce n’est pas seulement perdre un travail, c’est une vie à refaire, à reconstruire. »

Action dans une station-service

Midi. Tous se lèvent pour entendre le reportage télévisé consacré à la grève. Leur grève. Puis retournent finir leur partie de cartes, manger leur sandwich. Le député maire communiste de Saint-Amand (Nord), Alain Bocquet, est venu les soutenir. « Ça va durer », annonce alors un des délégués syndicaux qui vient de recevoir un appel de Paris lui annonçant une suspension de la séance.

15 heures. Alors que les discussions reprennent à Paris, les salariés de la raffinerie entament une action de terrain. L’objectif : sensibiliser les Dunkerquois à leur cause. Direction la station-service d’un supermarché. Les grévistes distribuent des tracts et des tee-shirts aux clients qui font leur plein d’essence. Le tout en leur exposant leurs revendications. « On n’est pas là pour embêter les clients mais pour qu’ils sachent pourquoi on se bat. Huit cents emplois sont menacés alors que le groupe Total fait des bénéfices à en perdre la tête. C’est honteux », s’emporte Grégory, un salarié de 36 ans. Le soutien des Dunkerquois est total. « Je suis très agréablement surpris de la solidarité des autres raffineries. Pourvu que ça dure ! » lance un retraité. « Bon courage, messieurs », poursuit une jeune femme. Une autre donne même un billet pour la caisse des grévistes. « Ça fait un bien fou de se sentir si soutenu », ajoute Grégory.

En fin d’après-midi, alors que la pluie tombe de plus en plus fort, les salariés rentrent à la raffinerie, fatigués. Toujours sans nouvelles de la réunion parisienne.

Edition France Soir
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 07:48
Mauresque.jpgI
l est apparu, depuis peu, dans l’imaginaire médiatique, une nouvelle figure : celle de la beurette méritante, fragile créature à mi-chemin entre Antigone [1] et Cendrillon. Une histoire telle que les médias les aiment, un parcours de la misère vers la lumière avec pour bonne fée la République bienveillante.

Article

Cette dernière transformerait avec sa baguette magique "école-républicaine" cette brune Cendrillon : sa pauvre djellaba devenant un joli tailleur, ses babouches (pour faire couleur locale) devenant de vertigineux talons, ses cheveux hirsutes se domestiquant pour acquérir tout le lustre et la raideur requise, bref toute la panoplie établie de l’executive woman.

Une brune Antigone habiterait également cette figure médiatique, se dressant contre tous les Créons familiaux (le Mâle-Mal). A la tradition inique, au culturalisme, elle opposerait tous ses diplômes et sa modernité nouvelle chèrement acquise sur les bancs émancipateurs de l’école.

Happy end donc. Clap de fin.

Deux personnes (faut-il dire personnages ?) ont illustré cette jolie histoire médiatique : Rachida Dati et Fadela Amara. L’une comme l’autre ont plus qu’obsédé les médias (enfin, l’une plus que l’autre) ces dernières années. Toutes les deux ont lutté, toutes les deux ont un eu une blessure secrète qui nous est bien sûr révélée (car il faut bien faire pleurer notre Marianne thaumaturge), et toutes les deux ont triomphé. Leur histoire a été disséquée, enrobée de bandelettes médiatiques et couchée dans le sarcophage du mérite individuel, prête à passer à l’éternité républicaine et laïc.

De la république émancipatrice

Rachida Dati représenterait la version classique : une beurette travailleuse, ayant gravi une à une les marches de la méritocratie, essayant successivement la chaussure de vair de comptable, puis de magistrate et enfin de ministre.

Fadela Amara, quant à elle, figurerait le versant associatif de l’histoire : la passionaria, "grande gueule" (selon ses propres termes), épousant des combats, les construisant, les déconstruisant hélas parfois. Elle serait celle, qui à défaut d’avoir des diplômes, a des "colères".

Pourtant tout n’est pas aussi simple que dans ces médiatiques chansons de geste. Alors que tous célébraient les nominations de ces deux femmes à des postes ministériels, un soupçon s’est glissé. Un simple soupçon lancinant mais tenace, une question qui ébranlerait l’échafaudage narratif de ce joli conte émancipateur. Rachida Dati et Fadela Amara sont-elles vraiment des exemples d’intégration républicaine ou traduisent-elles, par leur mise en avant, un imaginaire plus trouble, directement hérité de la colonisation ?

La question peut surprendre. Mais c’est justement la mise en avant de ces deux femmes, la façon qu’ont eue les médias et les politiques de les présenter qui a instillé ce doute.

Tout d’un coup, elles sont devenus des figures sublimées : de deux parcours singuliers, tout en chemins de traverses, on a fait des archétypes, artefact médiatique du visage de l’intégration à la française.

Leurs histoires ont été constamment envisagées sous le seul point de vue réducteur et facile de leur culture d’origine, rarement sous l’angle social et économique de leur milieu. Dans un renversement commode, on ramenait alors le curseur explicatif vers le poids religieux ou des traditions pour mieux éviter de pointer une société française figée, où les élites sont dans une scissiparité sociale constante, et où la paupérisation est le vrai drame et le vrai frein.

Dans un balancement schizophrénique, les médias soulignaient à tout va leurs origines, pour mieux ensuite tenter de les acculturer, les "déculturer", les "reculturer" au gré des vicissitudes de la narration.

Leur parcours, sublimé à l’extrême, est celui d’une avancée vers le souverain "Bien" républicain, d’une re-naissance citoyenne qui se serait faite contre l’obscurantisme supposé des origines.

Et c’est justement cette référence constante et inconsciente à une culture ontologique totalisante sous-jacente à de nombreuses analyses qui fait poser cette question. Verbatim à Nicolas Sarkozy : "Quand je choisis Rachida Dati pour être ma porte-parole, le fait qu’elle soit Rachida, ça compte". N’est-ce pas leur "exotisme" qui les a fait choisir ?

Toute entreprise de colonisation est surtout censée avoir été une entreprise de civilisation et de libération de peuples arrachés ainsi à l’obscurantisme, quel qu’il soit. Le colon débarquait le fusil dans une main, dans l’autre soit la Bible, soit la Déclaration des droits de l’homme, et la tête remplie d’une bouillie de certitudes impérialistes.

Mais Edward Saïd [2] a également finement montré le lien subtil existant entre l’entreprise coloniale et la sexualité : il s’agissait de terres "vierges" à "découvrir", à "conquérir" ; on colonisait parce qu’on était viril et fort, qu’on appartenait à un peuple mâle qui se devait de soumettre des peuples dits plus faibles, des peuples femelles ou infantiles. D’où l’imaginaire colonial qui revêtait ces peuples conquis des attributs de l’enfant ou de la femme : "naïf", "grands enfants", "neuf", "ingénu".

L’imaginaire colonial se cristallisera de façon presque libidinale sur la femme indigène, objet d’émancipation par rapport à une culture prétendument inférieure et coercitive, objet d’une lutte insidieuse entre l’homme indigène et le colon pour sa protection et sa possession et enfin allégorie charnue de cette terre à conquérir et à dévoiler.

La peinture dite orientaliste ainsi que les premières photos prises notamment au Maghreb conquis parlent d’elles-mêmes : les hommes sont peu représentés. Les seuls à y être individualisés sont la femme et parfois l’enfant a-sexué. La femme, peinte ou photographiée, est toute offerte, dénudée. Que ce soit la femme d’intérieur, odalisque alanguie, ou la femme d’extérieur vaquant à ses occupations ménagères, peu nous est caché de leur anatomie. Tout se passe comme si les artistes orientalistes avaient voulu créer un imaginaire d’une terre nue, à la population féminine totalement accessible, soumise par avance au colon. Dans une société du 19ème siècle corsetée, crinolinisée, cet exotisme de bon aloi, cette nudité non transgressive devaient avoir quelque chose de délicieusement exotique et pourtant de moralement décent puisque ce n’était, tout compte fait, que des indigènes. Car le corps, et Foucault l’a bien montré, est un enjeu politique, lieu de marquage symbolique de la domination, quelle qu’elle soit. Et dans ce cadre spécifique, le corps de la femme indigène était assurément un enjeu de domination coloniale.

Tous cela n’est pas sans rapport avec Rachida Dati et Fadela Amara. La question est de savoir si il y a eu réactivation ou continuité de l’imaginaire orientaliste et colonial au travers de ces deux femmes en particulier et plus généralement de la "beurette" ?

L’Odalisque et la Mauresque

Deux figures féminines de l’imaginaire colonial traversent les parcours "narrativés" de Dati et Amara : l’odalisque et de la mauresque.

L’Odalisque a souvent été magnifiée dans le peinture, pour des raisons évidentes de non accès au Harem pour tout homme, a fortiori occidental. Les peintres orientalistes avaient donc plus qu’imaginé ces véritables houris, somptueusement féminines, toutes en poses alanguies, dans l’attente de leur maître. Elles étaient ainsi dans l’attente du seul plaisir d’un homme jamais représenté, mais auquel le contempleur européen de la toile était invité à s’identifier. C’est un imaginaire béat qui tient des mille et une nuits, très masculin et paradoxalement très occidental dans ce qu’il a de fabriqué. C’est l’Orient imaginaire, l’Orient iconographique dans lequel l’homme européen débarquait avec des idées somme toute bien simplistes.

 

L’Odalisque de la République

Rachida Dati, au travers des médias, a inconsciemment été comparée à une Odalisque. Dés le début, les journalistes se sont attardés sur sa joliesse et sa façon de s’habiller jusqu’au trop plein de la couverture de Match. Cette image d’elle en Dior rappelle d’ailleurs étrangement certaine des toiles orientalistes : Madame Dati y est photographiée quasi de plein pied, robe léopard fushia sur fond pourpre, couleurs fauves foisonnantes. La pose est séductrice, le bras droit replié derrière la tête, comme certaines femmes peintes par Delacroix ou d’Ingres.

 

Ensuite, au temps du désamour, les médias s’attarderont sur ses "manigances", ses "caprices", "son autoritarisme", "ses folles dépenses", "son goût du luxe", ses "rivalités" avec Rama Yade, puis avec Carla Bruni...toute une atmosphère de harem, de stratégies autour d’un seul homme, de complots féminins accompagneraient cette odalisque de la république.

Le livre Belle amie de Michaël Darmon et Yves Derai est en cela intéressant par ce qu’il dit de Rachida Dati mais également des politiques et des journalistes eux-mêmes. Les auteurs y dressent le portrait peu flatteur d’une femme qui serait parvenue à de hautes fonctions grâce à ses connivences avec des personnalités influentes. Elle aurait d’abord admirablement interprété la "beurette apeurée et travailleuse", jouant avec maestro des clichés habituels pour mieux les maîtriser. Ensuite, dans une atmosphère de drame conjugal, elle aurait été l’intermédiaire entre la Sultan et sa première épouse, pardon entre Nicolas Sarkozy et Cécilia.

Il est intéressant de noter que c’est à partir du moment où elle ne joua plus sur cette gamme éculée de la gentille beurette-travailleuse-et-méritante, réfutant même au hasard d’interviews ces stéréotypes, que les médias ont pu lui tomber dessus à plumes raccourcies. Sans cette mythologie de brune cendrillon, qui l’avait faite et la protégeait, elle ne pouvait être que démystifiée, ramenée à une construction médiatique bancale, mettant les médias devant leur propre artifice. Coquille vide, refusant désormais d’habiter son rôle, elle ne bénéficiait plus de la mansuétude originelle. Cela Rachida Dati l’a finalement compris, faisant ce constat amère : "ils me font un procès en illégitimité (...). Ce qu’ils n’ont pas compris, c’est que je fais partie de leur monde, je connais leurs codes (...).".

Effectivement, on ne lui demandait pas de prétendre être l’égale de cette élite politico-médiatique mais de demeurer dans un état de gratitude constante. On lui demandait de jouer et re-jouer sa partition "culturaliste" pour mieux permettre aux hommes politiques, aux intellectuels médiatiques, aux journalistes de s’auto-congratuler dans l’idée de cette République si généreuse. Paradoxalement, on l’enfermait ainsi dans sa culture tout en prétendant l’en libérer. On prétendait la libérer tout en maintenant une subordination symbolique. On la sommait d’"avoir été" sans lui permettre d’être de façon autonome et de devenir de façon singulière. Curieuse vision d’une émancipation péremptoire...

Plus tard, quand sa répudiation politique sera consommée, quand on lui demandera de se retirer gentiment dans les chambres intérieures de l’Europe, et de jouer la tête de gondole aux élections européennes au côté de Barnier, Nicolas Sarkozy aura cette phrase : "Elle ne connaît rien à l’Europe. Et ce n’est pas avec Barnier (...) qu’on va faire bander les gens. Rachida peut être utile pour ça".

Dans cette crudité de verbe et de pensée, tout était dit.

La Mauresque de la République

Si Rachida Dati peut figurer le côté "femme de l’intérieur" de l’imaginaire oriental, Fadela Amara est indubitablement la "femme de l’extérieur", la mauresque du souk ou de la Casbah si souvent photographiée.

 

Fadela Amara est présentée comme une "self-made-woman" à la base associative. Son association, à la crudité incongrue pour beaucoup, semble parfois plus correspondre aux attentes des marteleurs d’opinion qu’à celles de banlieues où elle ne semble pas avoir la même popularité que celle qui lui est prêtée dans et par les médias.

Elle est devenue ministre es-banlieue en raison d’une expertise qui semble inversement proportionnelle à son exposition médiatique. Elle dénonce à tout va, opacifiant et privatisant sur sa seule voix de véritables souffrances sociales. Sauf qu’à ne faire que dénoncer, on n’énonce pas forcément.

Mais peu importe car à travers elle, Fadela Amara raconte l’histoire d’une France qui donnerait sa chance à tous quelque soit son capital universitaire, social ou culturel. Elle rassure également les élites parisiennes pour lesquelles dépasser le périphérique reviendrait à s’aventurer dans des réserves tribales : elle leur offre de l’exotisme de bon aloi, caricature lénifiante de ce qu’ils s’imaginent être ces allogènes si récemment français. Tout comme les représentations coloniales tenaient plus à une projection de fantasmes qu’à la réalité, Fadela Amara tient plus d’une projection chimérique, d’un habit chargé et construit qu’elle a docilement endossé et qu’elle fait placidement vivre.

Et il n’est pas peut dire que Fadela Amara a cultivé avec soin ce côté populaire et pittoresque. Sa façon de parler, son accent, mélange auvergnat et arabe (copyright à Hortefeux), ses fautes de syntaxe, sa coiffure à la diable, sa mise approximative, tout cela semble faire partie d’une pantomime pré-écrite qu’elle interprète admirablement.

Elle est ainsi devenue la caricature de la beurette populo, celle qui parle verlan et djeun’s. Elle appelle "franchise" sa façon d’émailler ses propos de mots d’argots et arabes, de tautologies qui médusent les plus aguerris des journalistes (Aphatie par exemple). Son outrance, sa tchatche d’échappée de la cité lui servent d’unique viatique pour des problèmes sociaux pourtant infiniment urgents. Lors de son premier conseil des ministres, elle racontera fièrement avoir dit :: "Monsieur le Président, pour la banlieue, il faut y aller à donf’"...fin de l’expertise !

Tout comme Rachida Dati, elle s’est pliée à des injonctions culturalistes et performatives, les a même poussé à l’outrance, devenant une caricature utile et débonnaire.

Et si Rachida Dati est celle qui flatte une République-pygmalion face à sa Galatée [3] exotique, Fadela Amara est là pour rassurer en raison même de son côté populo-exotique. Elle est là pour conforter et réconforter à la fois. Car la République ne peut que s’aimer, ne peut que s’auto-célébrer pour sa générosité envers Fadela Amara, dans un artificiel feux compassionnel. Et plus cette dernière creusera le sillon, plus la République pourra s’élever. Encore une fois, comme pour Rachida Dati, l’argument culturaliste est à la fois souligné pour être ensuite mieux déconstruit ou dénoncé, dans une dialectique continue et continuelle.

Elles disent beaucoup aussi d’un über-président qui semble obnubilé par les femmes en détresse, des infirmières bulgares, en passant par Ingrid Bettencourt, Florence Cassez, les françaises en République dominicaine, auprès de qui il pourrait se poser aisément en protecteur. On pourrait chercher l’explication, dans un "psychologisme" facile, du côté d’une enfance où il aurait décidé de protéger sa mère tôt divorcée et déclassée. Mais on peut aussi rechercher du côté d’un inconscient général où la beurette figure la nouvelle victime à sauver, dans un occident où le féminisme cuissardé ne permet plus ces fantaisies héroïques et masculines. Et ce serait encore, au travers de cette figure "orientalisée", tout l’Occident sûr de lui et paternaliste qui fait encore entendre sa voix et indique la seule voie.

Marianne et les frères

Revenons un temps à la peinture dite orientaliste : les hommes y étaient rarement représentés si ce n’est en groupe, rarement seul, comme pour mieux souligner leur côté tribal. Car lors de la conquête et de l’expansion, le colon, notamment le colon français en Algérie, a vite rencontré une menace évidente à son dessein : les hommes autochtones. Ceux-ci ont été réifiés en une masse informe, dangereuse, anonymisée, "barbarisée". L’indigène homme était fantasmé en un être doté d’une sexualité agressive, primaire et concurrente de celle du colon. Aussi si la femme était hyper-érotisée dans une attitude totalement passive, l’homme, quant à lui, était hyper-sexualisé, prédateur à la fois de la femme du colon et de la femme indigène. Il devait donc faire l’objet d’une surveillance accrue et d’une coercition constante. Par opposition, la femme indigène a été parfois appelée à se libérer de cet homme : au moment de la guerre d’Algérie, avaient été instituées des cérémonie de "dévoilement" au cours desquelles des femmes indigènes, sous l’égide des autorités locales, retiraient leur voile et le brûlaient, comme pour mieux permettre à la France de conjurer un désir d’indépendance général en réanimant ce mythe de la république émancipatrice.

La France s’interroge sur la place de ces enfants d’immigrés, interrogations qui se cristallisent surtout sur l’Islam avec des débats byzantins sans fin sur les signes ostentatoires ou ostensibles des signes religieux.

Et si finalement, c’est précisément cette population qui est devenue par elle-même trop ostensible, c’est-à-dire trop visible, et trop ostentatoire, c’est-à-dire réclamant à la France le respect du principe d’égalité des citoyens et la mettant face à ses contradictions ? L’immigration maghrébine en France n’est pas un phénomène récent ; mais là où les parents rasaient les murs souvent construits par eux, dans une double "visibilité-invisibilité" commode, les enfants ont une présence exigeante et perturbante pour certains.

Là encore traduire politiquement en termes de religion, de culture, de tradition ce qui est surtout un fait social et économique permet de transformer aisément les premières victimes de l’inégalité, les hommes issus de l’immigration, en ennemis. Bourreaux de leurs soeurs d’abord, qui elles bénéficieront en contre partie de toute la mansuétude républicaine. Epouvantails dangereux aussi qui cristallisent sur leur seule existence toutes les exigences sécuritaires d’une France qui joue à se faire peur. En saturant l’espace médiatique avec ces deux femmes, les médias et les politiques ont ainsi permis l’occultation de cette autre partie de la diversité, trou noir et angle mort dans la construction de l’intégration à la française. Réalité qu’une République, qui tire sa légitimité de mythes fondateurs comme l’égalité, n’est pas prête à accepter.

Or, nous sommes, avec ces deux femmes, dans une République, non pas égalitaire, mais dans une République qui s’aime d’être généreuse, charitable, avec ce que cela suppose de condescendance et de mépris social inconscient.

Archétypées, Rachida Dati et Fadela Amara sont devenues de simples prénoms qui claquent comme une "dé-nomination" et une réduction. "Dé-nomination" forcée de leur patronyme, c’est à dire de leur identité paternelle, de l’homme de la famille forcément férocement prédateur. Réduction aussi à un impératif d’exemplarité sous peine d’être renvoyées dans les limbes de leur culture et de voir cette dernière devenir le mode explicatif du moindre de leur comportement.

Devenues "Rachida" et "Fadela", leurs exemples, en dehors duquel il n’y a pas de salut (républicain et laïc s’entend), enferment ainsi toute la masse silencieuse des Français issus de l’immigration : la réussite de ces deux femmes devient le modèle à suivre et les renvoie, en cas de difficultés, à un échec personnel qui n’aurait rien à voir avec une société française frileuse. Car l’archétype a ceci de pratique qu’il occulte la règle générale et la réalité

Dati et Amara sont des simulacres médiatiques et politiques : des créatures incertaines pour lesquelles on a substitué un paternalisme culturel ou religieux à un autre paternalisme, républicain celui-là. Tout se passe comme si elle avaient été nommées pour être des "ethno-ministres", pour une "ethno-politique" et maniant un "ethno-langage" en direction d’"une ethno -frange" de la population française.

Elles sont les "icônes utiles", palimpsestes édifiants qui couvrent volontairement de bien tristes tropismes.

Textes de Hassina Mechaï

Dati et Amara : icônes de la diversité ou archétypes de l’imaginaire colonial ?

http://lmsi.net/spip.php?article1005,
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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 21:31

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http://voila-le-travail.fr/2010/02/21/stress-la-liste-rouge-retrouvee/

 

Le ministère du Travail a publié jeudi une liste sur son site www.travailler-mieux.gouv.fr., qui classe 1500 entreprises de plus de 1000 salariés en “vert, orange et rouge”, suivant le degré d’avancement de leur politique anti-stress.

Mais, à peine 24h après la diffusion du classement, le gouvernement a retiré de son site les listes orange et rouge, à la demande des entreprises mal classées.”A l’issue de la première classification, de nombreuses entreprises classées en rouge ou en orange ont fait part au ministère du travail de leurs intentions d’engager ou de poursuivre des démarches en matière de lutte contre le stress”, a écrit le ministère dans un message sur le site Internet pour justifier ce retrait. Ces deux listes rassemblaient la majorité des entreprises questionnées.

Certains ont eu la présence d’esprit de copier la liste avant disparition. C’est le cas de “Carla“, qui m’invite à recopier la liste des entreprises qui ont répondu négativement au questionnaire du ministère et n’ont apporté aucun élément permettant de constater un engagement de négociation ou d’action sur le stress ainsi que toutes les entreprises qui n’ont pas demandé de mot de passe pour répondre au questionnaire ou n’ont pas validé ce dernier.
La voici donc:

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 13:19
Exclue-3-jours-pour-avoir-soutenu-la-Palestine-libre large

Une collégienne a été exclue durant trois jours pour « prosélytisme ». Elle portait un tee-shirt « Palestine libre ».

Ce pourrait presque être un sujet de philosophie. Où donc s’arrêtent la citoyenneté et le débat politique ? La direction du collège Claude-Bernard de Villefranche-sur-Saône (Rhône) a visiblement tranché : ce sera à la porte de la classe. À la mi-février, Zeyneb D., élève de troisième, est exclue de son établissement pour trois jours pour avoir porté un tee-shirt sur lequel il était inscrit « Palestine libre ». Après la loi de 2004 qui réglementait le port de signes religieux ostentatoires dans le milieu scolaire, peut-être pourrait-on suggérer d’adapter la législation aux tee-shirts.

Selon le collectif caladois pour le peuple palestinien (CCPP), qui compte parmi ses membres des enseignants, actifs ou retraités, ainsi que des organisations syndicales (FSU), et soutient la jeune fille, le « professeur d’histoire-géographie avait, dans un cours précédent, fait l’éloge d’Israël et repris à son compte et devant les élèves toute la rhétorique justifiant la colonisation de la Palestine ». Le lendemain, Zeyneb revient en cours avec son tee-shirt ; son professeur pousse des cris d’orfraie et la somme de le cacher ou de prendre la porte. Elle choisit de quitter la salle.
Plus intéressant encore, le professeur s’est sans doute senti contraint d’expliquer « politiquement » son geste. Le CCPP rapporte ainsi qu’il s’en serait « pris aux défenseurs de la cause palestinienne, les taxant de charlots et de charlatans ».

Dans la foulée, la direction de l’établissement rédige une notification de la mesure disciplinaire dans laquelle elle tient à peu près ce langage : « Considérant que les faits commis, à savoir l’acte de prosélytisme et le départ d’un cours sans autorisation avec refus d’obéissance, constituent une faute justifiant une sanction, une exclusion provisoire est prononcée à l’encontre de Zyneb. » Reste à savoir comment interpréter la référence au « prosélytisme » qui renvoie de fait au religieux. Est-ce à dire que la question de la création d’un État palestinien est circonscrite au conflit interreligieux  ? Voire que Zeyneb, par extension et du fait de ses origines, distille, par la voie de son tee-shirt, une propagande promusulmane ? Et, par là même, peutêtre extrémiste ?

Le collectif caladois pour le peuple palestinien interroge de son côté : « Estce là l’enseignement ? L’humiliation et la violence traumatisantes infligées à une adolescente, est-ce là la pédagogie ? Nous entendons dénoncer une faute grave, et professionnelle et humaine, une attitude indigne d’un enseignant responsable. » Le collectif ainsi que la mère de Zeyneb réclament le retrait de la sanction. « Ma fille porte ce tee-shirt depuis deux ans. Cela n’a jamais posé de problème. Nos enfants ont le droit de s’exprimer. Palestine libre, c’est un message de paix. »

Lina Sankari
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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 13:17
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D’après notre sondage exclusif CSA-L’Humanité, 65 % des Français sont prêts à soutenir la journée de mobilisation du 23 mars décidée par les syndicats, ils font plus confiance aux syndicats qu’au gouvernement et au Medef pour trouver des solutions.
Témoignages de retraités du Nord.

Nord, correspondance.

Avec leurs pensions, en économisant sur tout, ils arrivent tout juste à s’en sortir Ils ont consacré leur vie au travail ou à élever leurs enfants. Á l’âge de la retraite, ils doivent tout calculer pour pouvoir se payer le minimum. Ils ne s’en sortent qu’au prix d’une rigueur quotidienne. Qu’ils vivent en couple ou seuls, des retraités du Nord témoignent.

Dans le Nord, à Haubourdin, la savonnerie Lever était là depuis 1914. Une « bonne boîte ». Mimi s’y voyait jusqu’à la retraite. Mais en 2000, l’usine a fermé. Cinq ans de chômage, cinq ans de perdus sur la retraite complémentaire. Jamais il n’est parti en vacances du temps ou il travaillait, nuit et jour. Son épouse a élevé les trois enfants, et cumulé quelques « petits boulots ». Son secret à elle pour « bien vivre » : traquer les promotions sur les prospectus, méticuleusement, depuis toujours. « De plus en plus compliqué avec tous leurs trucs pour nous faire croire qu’un produit vaut le coup ! » Les cahiers de comptes du couple sont tenus à jour, au centime près, depuis toujours. Á soixante-quatre ans, Mimi a même déjà tout réglé côté obsèques. « Pour ne pas peser sur les enfants », qu’il faut parfois encore aider financièrement bien qu’ils aient plus de quarante ans. Maintenant, les vacances et le resto de temps en temps, c’est possible. Un « luxe » que ce couple d’ouvriers doit à une rigueur implacable.

« C’est depuis que je suis en retraite que je paye des impôts »

Rose-Marie, soixante-cinq ans, n’a pas d’enfant et c’est son grand regret. Dès quatorze ans, ouvrière du textile puis auxiliaire de vie à domicile, au smic, veuve depuis 2002. Son mari, ouvrier du bâtiment, a vécu le chômage, l’intérim et la longue maladie. La petite maison en impasse (en « courée », comme on dit dans le Nord, à Loos) a été acquise pour 30 000 francs il y a trente ans, « avec beaucoup de travaux et même pas de toilettes ». Encore aujourd’hui la salle de bains est au fond du jardinet. « J’ai 900 euros par mois de retraite et environ 300 euros de pension de réversion de mon mari, et c’est depuis que je suis en retraite que je paye des impôts, 55 euros par mois ! » s’insurge-t-elle. « Heureusement », elle aime manger des abats, se fiche un peu d’avoir des meubles dépareillés, et réussit à faire durer les chaussures dans lesquelles elle se sent bien. « J’ai une voiture aussi… », soupire-t-elle. Un poids financier pour se garantir une autonomie, même si elle ne s’en sert qu’au minimum, pour la faire durer elle aussi. Rose-Marie n’a jamais pris le train de sa vie. Sa consommation d’électricité a diminué, mais « la facture a augmenté de 3 euros par mois » ! Pas question pourtant de renoncer au médicament qui soulage sa hernie hiatale. Même s’il est de moins en moins bien remboursé, il lui évite pour l’instant une opération. Elle en veut surtout à l’euro, Rose-Marie. « La laitue est passée d’un coup de 3 francs à 1,50 euro et la retraite n’a pas augmenté d’autant ! »

« Travailler plus, pour gagner moins ! », peste Christian

Odette, soixante-quatre ans, et Christian, soixante-cinq ans, sont, « heureusement », eux aussi propriétaires. « Mais pourvu que la chaudière ne lâche pas cette année. » Cinq enfants qu’ils ont tous menés au bac ou au BEP. Ouf ! Ils ont tous une situation. Des ménages toute sa vie, Odette. Christian, dix ans pour retrouver un emploi après un licenciement. Pas les moyens de prendre une assurance pour le prêt de la maison, remboursé péniblement. Avec 1 400 euros de retraite pour deux, « on végète ». Ils récupèrent l’électroménager quand les enfants se payent du neuf, font les courses dans les « discounts » et les boucheries arabes de Lille-sud. Christian a décidé de retravailler un peu. Six semaines d’extra, au smic, au marché de Noël 2008. Résultat : imposable de 80 euros, donc redevable de la taxe d’habitation de 540 euros et 6 % de perte sur le montant de la retraite. « Travailler plus, pour gagner moins ! », peste Christian. Alors, ils attendent le rappel pour payer la facture d’eau. Et quelquefois, ils envoient sciemment le chèque sans signature, pour retarder encore l’échéance de quelques jours… Diabétiques tous les deux. « Mon veinotonique n’est plus remboursé, donc pas de générique et une boîte qui vient encore d’augmenter de 1 euro », commente Odette. Christian appréhende les dépassements d’honoraires dans le cadre de ses problèmes d’yeux. Déjà deux greffes de cornée. Cinéma et cirque une fois par an et dernièrement un voyage à Saumur. « Nos sorties, ce sont des cadeaux de nos enfants. » La maman de Christian, quatre-vingt-neuf ans, souffre de la maladie d’Alzheimer. La maison de retraite, c’est 2 000 euros par mois, qu’elle peut encore payer grâce à la vente de sa propre maison. Pour combien de temps ? « Si un jour on a besoin d’être placés, on aura peut-être droit à un petit lit pour deux », ose plaisanter Odette, qui a surtout « peur, peur, peur pour les générations à venir » et pour ses quatorze petits-enfants.

Laurence Mauriaucourt
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 22:55
vps-ok

bonsoir

je suis surpris qu'une élève soit ainsi la victime de la vindicte d'un enseignant qui est sorti de son rôle. Que ce dernier juge utile d'exprimer une opinion toute personnelle en plein cours est déjà assez choquant dès lors qu'il s'agit d'un sujet d'actualité, mais que de plus allumant la mêche il refuse de se prêter au dialogue et à accepter la contradiction en dit lourd sur le climat soutenu et encouragé par votre décision d'exclusion de cette élève.

Il est étonnant qu'un enseignant puisse avoir sa propre pédagogie qui de fait ne se révèle qu'un engagement politique signifié et infligé publiquement à des élèves interdits de parole.

Puisque cet enseignant tient tant à évoquer son positionnement politique et que vous jugez utile de le soutenir vous pourriez par ailleurs organiser dans la cour une parade de Tsahal du meilleur effet et même procéder au jeté de bombes au phosphore, les enfants de Gaza ont adoré.

Voyez-vous je suis un charlot, mes amis des charlatans mais je les préfère aux chars tout court et  en tant que citoyen, accessoirement contribuable et défenseur de l"enseignement public et plus grave sans doute, militant et président d'une association de solidarité envers le peuple Palestinien je vous demande d'annuler purement et simplement la sanction infligée à une élève qui, de fait, ne demandait que l'application des résolutions  de l'ONU, organisme dans lequel siège la France et de fait son gouvernement dont le  ministre de l' Education Nationale.

Je vous prie, par ailleurs, de bien vouloir me confirmer par retour, les propos tenus par votre "collègue" quand aux défenseurs des droits de l'homme en Palestine car vous comprendrez que de tels propos publics ne sauraient demeurer sans droit de réponse pour le moins.

Je vous prie d'agréer Monsieur , mes salutations distinguées.

Alain Girard
Président de Valenton Palestine Solidarité
http://avps.over-blog.com/

ps:
Par simple curiosité, si cette élève avait porté non un tee-shirt mais un tatouage, je n'ose imaginer la sanction alors choisie: l'amputation peut-être ?
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 14:50
667675350

Une petite affaire vient empoisonner le climat des élections régionales en Bretagne. Samedi dernier, lors d’une distribution de tracts à Rennes, une altercation a opposé la tête de liste UMP Bernadette Malgorn, ancienne préfète, à un professeur de philosophie et militant PS, Houssein Ibrahim Houmed, inscrit sur la liste du parti dans la région.

Selon ce dernier, la candidate UMP serait venue le saluer, avant de lui demander… s’il était français et “s’il avait sa carte d’identité” sur lui pour le prouver. Une version confirmée par Annabelle Marie, secrétaire de la section PS de Rennes-centre.

L’information a été relayée jeudi 18 février par le PS, en une de son site national. Mais, durant le week-end, pluisieurs récits mettent en doute celui d’Houssein Ibrahim Houmed. Ouest-France cite Bernadette Malgorn : “Ce monsieur m’a apostrophé en me lançant : ‘Des gens comme vous ne veulent pas que je vote.’.” Elle lui aurait alors répondu qu’il suffisait d’avoir sa carte d’identité pour voter. Le militant PS se serait alors “lancé dans un monologue” sur le racisme et la discrimination, jusqu’à ce que, de guerre lasse, la candidate UMP ne tourne les talons. Le récit du PS serait donc faux.

Malgorn prête à “engager des poursuites”

Pour Bernadette Malgorn, il s’agit d’un “coup monté”. “Ils souhaitent me prêter une attitude agressive et discriminatoire, ce qui est faux. Apparemment, le fait que je sois candidate et propose une alternative leur pose problème, il n’y a plus de débat républicain”, explique-t-elle à L’Express.fr. Dans Le Télégramme de Brest, l’ex-préfète en rajoute une couche. Elle dit avoir été prévenue de cette manipulation par le biais d’un “des proches de ce candidat socialiste, qui nous a appelés pour dire qu’il ne voulait pas participer à un tel coup monté”.

Et de menacer : “Je pensais que cela en resterait là, mais puisque certains, au PS, semblent avoir de drôles de méthodes, je suis prête à fournir l’enregistrement de cette conversation qui apporte la preuve formelle que tout ceci n’est qu’une manipulation. Si le PS ne retire pas ces propos de son site, je me réserve le droit d’engager des poursuites.”

L’article que le PS avait consacré à l’affaire a été retiré de son site, de même que le témoignage sonore d’Houssein Ibrahim Houmed. Sur Le Post.fr, Emile Josselin, responsable des contenus Web sur le site des socialistes, explique que c’est au nom de Jean-Yves Le Drian, tête de liste PS en Bretagne, que ce retrait a eu lieu. Ce dernier a expliqué à la presse qu’il ne s’exprimerait pas sur cette affaire.

Samuel Laurent

http://regionales.blog.lemonde.fr/2010/02/22/bretagne-la-candidate-ump-victime-dune-manipulation-des-socialistes/#xtor=RSS-32280322#xtor=RSS-3208
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