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Découvrez la playlist valentonrouge avec Francesca Solleville

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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 15:08

 

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Perpétuité pour les tortionnaires de Philippe Reniche, un des Bérus, le groupe de rock alternatif des années 80, sauvagement assassiné une nuit d’été en 2007.

Ce sont souvent les meilleurs qui partent les premiers. La mort ne fait pas de cadeau. Mais quand on lui tient la faux, quand deux salauds sans vergogne se chargent eux même de jouer les bourreaux, c’est la haine, c’est la révolte, c’est le chaos. Insolence insoutenable d’un crime innommable, d’une injustice trop flagrante. Un mec des Béru, la tribu des résistants enragés, des agités irrécupérables, "souvent fauchés toujours marteau", les punks du Macadam qui hurlaient dans la nuit, "Vivre libre ou Mourir". Philippe Reniche, est bien mal tombé, sacrifié dans un « conte trop cruel de la jeunesse » : une fable sinistre où la cigale rencontre deux punaises.

Salut à toi, le poète, le roi de la fête, l’autostoppeur insouciant, le clown libertaire, la grande gueule solidaire, le vieil anar pacifiste, le vétéran des nuits blanches terroristes, le blouson noir, le déglingué : ainsi squatte-il. Toi qui dans l’allégresse de l’empire de Tomato Ketchup singeais les affreux, qui crachais à la gueule de "cette porcherie", qui chantais à tue-tête la rébellion en riant, le cœur sur la main et la tête dans la lune, avec ta nonchalance désinvolte et ton manque de sérieux. Mais quand tu dansais jusqu’au lever du soleil, eux, planqués devant la télé, remplissaient leur vacuité naturelle de conneries prédigérées. Victime d’une fatalité inexcusable, tu as été la proie livrée par le hasard à ce duo de minables. Ils ont commis l’irréparable, sans remords. Ils t’ont massacré, froidement, se laissant aller à leur imaginaire morbide et leur jouissance psychopathe, exécutant le scenario prémédité d’un mauvais film d’horreur mis en scène pour de vrai dans ce sous-bois lugubre.

Ils t’ont achevé parce que tu valais mieux qu’eux. Ta présence rendait trop évidente leur médiocrité barbare et leur inconscience cannibale. Jaloux et trop heureux de tenir à bout de bras la revanche sur leur existence inutile, lorsque tu les suppliais nu, à genoux, agonisant et implorant pour tes enfants, ils t’ont humilié lucidement, avec un sadisme odieux. Non contents du pire, ils s’en vantent, partagent avec leurs amis les détails de leur entreprise macabre, leur bêtise insondable, leur cruauté sordide. Une petite troupe complice et lâche écoute avec une complaisance indécente ces exploits de comptoir.

Au procès de l’intolérable, le verdict est sans appel. Perpétuité et 20 ans de sûreté pour les tueurs, de la prison ferme pour trois de leur bande. Restent la tristesse, l’amertume, l’absence d’explication, la torture gratuite pour un meurtre sans mobile. Tes assassins, ces monstres ratés ne profiteront pas de ta mémoire pour forger leur gloire funeste dans l’ombre de ton étoile. Aucun bras justicier ne pourra te ressusciter. De ton martyr, dans cette histoire, juste cette douleur irréparable, un tombeau rejoint trop tôt. Mais le souvenir de ta joie de vivre, de tes espoirs et de ton humanisme. Mais l’amour de tous tes proches et de tous les autres qui te saluent une dernière fois.

Lucie Servin

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 13:18
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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 23:20


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"Er ist vernünftig, jeder versteht ihn. Er ist leicht.
Du bist doch kein Ausbeuter, du kannst ihn begreifen.
Er ist gut für dich, erkundige dich nach ihm.
Die Dummköpfe nennen ihn dumm, und die Schmutzigen nennen ihn schmutzig.
Er ist gegen den Schmutz und gegen die Dummheit.
Die Ausbeuter nennen ihn ein Verbrechen.
Aber wir wissen:
Er ist das Ende der Verbrechen.
Er ist keine Tollheit.
Er ist nicht das Chaos
Sondern die Ordnung.
Er ist das Einfache
Das schwer zu machen ist.
"

 

"Il est raisonnable, à portée de tous. Il est facile.

Toi qui n'es pas un exploiteur, tu peux le comprendre.

Il est fait pour toi, renseigne-toi sur lui. 

Les sots l'appellent sottise et les malpropres, saleté.

Il est contre la saleté et contre la sottise.

Les exploiteurs disent que c'est un crime,

Nous, nous savons :

Il est la fin des crimes.

Il n'est pas une absurdité,

Mais la fin de l'absurdité.

Il n'est pas le chaos.

Mais l'ordre.

Il est chose simple,

Difficile à faire."
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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 19:18
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 19:15
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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 20:39
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Sur près de huit cents pages frénétiques, Ellroy parvient à ne jamais perdre en route le lecteur. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

L'écrivain achève sa trilogie noire sur les États-Unis des années 1958 à 1972.

Lundi soir, sur la scène du Théâtre du Rond-Point. Le cirque Ellroy est de retour. Le géant américain au crâne rasé, soixante et un ans, portant petites lunettes, nœud papillon vert sur chemise blanche, pochette rouge sur veste beige à rayures, lit quelques pages de son dernier roman, Underworld USA, derrière un pupitre. En fait de lecture, il s'agit d'un show et, à ce petit jeu-là, aucun comédien ne possède la présence, la violence gestuelle et verbale d'Ellroy. S'il adore se conduire comme un fou furieux, un provocateur, personne, pourtant, n'est plus rationnel que lui. Plus sûr de son destin. Dès 1981, trublion inconnu de trente-trois ans, n'affirmait-il pas déjà haut et fort à qui voulait l'entendre qu'il était « l'avenir du polar » ? En 1988, à Paris, déjà auteur de sept romans, il nous déclare : « Je veux écrire des livres encore plus profonds, encore plus noirs. » Deux ans plus tard, il achève son Quatuor de Los Angeles, deux mille pages dans lesquelles il réinvente l'histoire criminelle de la Cité des Anges entre 1947 et 1960, et nous annonce sans barguigner la suite des réjouissances : « Après White Jazz (quatrième volume du quatuor ), je vais m'embarquer dans une série de livres sur l'histoire de l'Amérique du XXe siècle. C'est une grande épopée que je veux réécrire. Je vais le faire parce que je suis obsédé par la puissance et le pouvoir. L'idée d'individus, de petites gens pris dans de grands événements me fascine. C'est un moyen d'aller au-delà de simples enquêtes criminelles. Je veux accepter ce défi-là. »

Dans le film de Benoît Cohen et François Guérif (Sa part d'ombre, DVD), un Ellroy au discours précis à l'extrême donnait le ton de sa nouvelle trilogie sur l'Amérique des années 1958 à 1972 : « Je veux dévoiler le rapport étroit entre le crime et la politique. Je veux savoir qui sont les véritables criminels du XXe siècle. » Ce projet titanesque, digne de la trilogie USA de Dos Passos, lui prendra finalement beaucoup plus de temps que prévu. Quatorze années pour venir à bout de ces deux mille pages qui embrassent les présidences Kennedy, Johnson et Nixon, les événements du Vietnam et de Cuba, l'assassinat des trois « K » (John F. Kennedy, Robert Kennedy et Martin Luther King) et la folie grandissante des deux « H » (Howard Hugues, le producteur avionneur milliardaire, et J. Edgar Hoover, le tout puissant patron du FBI).

Comme dans American Tabloid et American Death Trip, Ellroy décrit une Amérique rongée par les complots, la corruption, les manipulations, les crimes, la haine raciale. « L'Amérique n'a jamais été innocente », ne cesse de marteler l'écrivain. Et il en donne une nouvelle preuve dans Underworld USA, où il met en place un schéma récurrent : trois hommes dangereux qui grenouillent pour le compte des chefs mafieux, d'Howard Hughes et de J. Edgar Hoover.

Nid de crotales

Après avoir éliminé les frères Kennedy, ces hommes sans scrupule ont un objectif commun : faire élire le républicain Nixon en sabotant la campagne du démocrate Humphrey. Pour les parrains, Nixon fermera les yeux sur leurs entreprises de blanchiment d'argent sale. Il facilitera la construction de casinos en République dominicaine, Cuba étant devenue zone à risque depuis la fin de l'ère Batista. Pour les plus extrémistes d'entre eux, Castro est un homme à abattre. Après les « rouges », le tout-puissant Hoover, quant à lui, a une nouvelle marotte : réduire à néant l'influence des mouvements noirs pour les droits civiques en les dressant les uns contre les autres. Au milieu de ce nid de crotales, plusieurs femmes jouent un rôle clé. Elles sont étiquetées « rouges ». On les suspecte de braquages, de meurtres et de projets révolutionnaires. Des femmes fortes et non plus victimes, c'est nouveau chez Ellroy. Après son dernier divorce, l'écrivain a rencontré deux femmes qu'il a aimées et aurait bien voulu, en bon romantique qu'il est, épouser. Peine perdue. Au lieu de l'anéantir, ces deux échecs l'ont motivé. Il a inclus ces amours défuntes à son intrigue et créé deux magnifiques personnages féminins qui contrastent avec la décrépitude d'un Howard Hughes rongé par les tocs et le déclin d'un J. Edgar Hoover paranoïaque persuadé que Nixon, qui l'est tout autant que lui, veut sa peau.

Sur près de huit cents pages complexes, frénétiques, Ellroy réussit l'impensable : ne jamais perdre en route le lecteur. Son style à nul autre pareil fait mouche : rythme infernal, phrases courtes, images chocs, restitution jubilatoire des langages argotiques et racistes de l'époque. Ellroy choque, Ellroy dérange quand il fait œuvre d'historien et se met dans la peau de salauds. On n'imagine pas un romancier français oser la même chose sur la guerre d'Algérie, par exemple. La loi française le permettrait-elle ? On est emporté, bousculé, effrayé par tant de puissance, de noirceur. On ressort essoré de cette lecture-là avec la certitude d'avoir croisé un ovni littéraire concocté par un virtuose du mal et un impitoyable destructeur de la mythologie américaine.


«Underworld USA» de James Ellroy, traduit de l'américain par Jean-Paul Gratias, Rivages/Thriller, 841 p, 24h50 €.
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 21:41

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Questions que se pose un ouvrier qui lit

Qui a construit Thèbes aux sept portes ?
Dans les livres, on donne les noms des Rois.
Les Rois ont-ils traîné les blocs de pierre ?
Babylone, plusieurs fois détruite,
Qui tant de fois l’a reconstruite ? Dans quelles maisons
De Lima la dorée logèrent les ouvriers du bâtiment ?
Quand la Muraille de Chine fut terminée,
Où allèrent ce soir-là les maçons ?  Rome la grande
Est pleine d’arcs de triomphe. Qui les érigea ? De qui
Les Césars ont-ils triomphé ? Byzance la tant chantée.
N’avait-elle que des palais
Pour les habitants ? Même en la légendaire Atlantide
Hurlant dans cette nuit où la mer l’engloutit,
Ceux qui se noyaient voulaient leurs esclaves.

Le jeune Alexandre conquit les Indes.
Tout seul ?
César vainquit les Gaulois.
N’avait-il pas à ses côtés au moins un cuisinier ?

Quand sa flotte fut coulée, Philippe d’Espagne
Pleura. Personne d’autre ne pleurait ?
Frédéric II gagna la Guerre de sept ans.
Qui, à part lui, était gagnant ?

A chaque page une victoire.
Qui cuisinait les festins ?
Tous les dix ans un grand homme.
Les frais, qui les payait ?

Autant de récits,
Autant de questions.

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 18:59

 

Je Suis Venu Vous Voir

Je suis venu vous voir avant de partir,
y avait personne ça vaut mieux comme ça,
je savais pas trop quoi vous dire ,
croyez pas que j'vous abandonne même si ,
encore une fois ,
je vous laisse le pire :
les larmes qu'on verse sur la mort d'un homme .

Adieu mes amis ,
je m'srai bien battu encore ,
adieu mes amours ,
priez pour moi...

Toi que j'aime ,
que j'ai aimé ,
compagnon d'un jour ou d'une année ,
déjà tu sais que dans mon cœuir même moisi flottent encore violence et tendresse ...
mon existence ne tient pas qu'a ma graisse ,
je suis esprit avant d'être un corp ,
je suis mort mais rien n'est fini ,
il reste ma voix et bien peu d'écrits .
J'avais surtout une grande gueule pour chanter des chansons d'amour pour Paris ,
sur la ptite scène du Tourtour...
Mes amis , ne pleurez pas ,
le combat continue sans moi ,
tant que quelqu'un écoutera ma voix je serai vivant dans votre monde a la con !
avec du sang plein les orbites ,
et même du plastique sur la bite je vais sûrement être recalé a l'examen du grand sage mais j'en profiterai quand même pour lui dire ce que j'en pense de l'existence , cette engeance ,
et s'il ne voit pas que je suis un ange alors qu'il change de boulot...
et s'il veut , moi je prend sa place :
y aura des filles et de la Ganja ,
des passions sans limites ,
nous nous battrons des ailes et nous volerons bourrés ,
nous mangerons des pommes envenimées et nous cracherons le mal comme un pépin,
nous serons sincères comme jamais et nous serons beaux pour ça ...


C'est Pas Du Gâteau

Y'en avait plein les jardins
Y'en avait plein les cours d'immeubles
Des p'tits bambins
Des p'tits parisiens
Et même des p'tits gavroches
Les deux mains au fond des poches
Qui te matent en coin
Avec des têtes de p'tits malins
Alors j'ai dit
Allez viens mignonne
on en fait un
on l'tiendra par la main
Tous les trois
on rigolera bien
Mais c'est là que t'as dit
Qu'la vie c'est pas du gâteau
Et qu'on fera pas de vieux os
On fera pas d'marmots
Pour leur gueuler tout haut
Qu'la vie c'est pas du gâteau
Même si je gagne pas ma vie
Et même si j'ai le SIDA
moi ça m'coupe pas l'envie
moi j'me dis pourquoi pas
J'voudrais mordre à pleine dents
Dans les joues roses d'un enfant
J'lui dirai salut mon p'tit gars
lui m'dirait salut papa
J'l'emmenerais faire des conneries
Tous les trucs qui sont pas permis
Comment guédra les meufs
Comment c'est qu'on fait la teuf
moi tu vois avant d'crever
J'voudrais laisser couler
D'la morve d'un petit nez
Un p'tit sourire
un p'tit bout d'éternité
Tu m'dis que tout ça c'est des fantasmes
Et j'ai du mal à t'contredire
Mais j'voudrais quand même
Laisser une trace
Avant d'partir
Avant d'mourir
Et même si la vie
C'est pas du gâteau
Et qu'on fera pas de vieux os
On fera pas d'marmots
Pour leur gueuler tout haut
Qu'la vie c'est pas du gâteau


Une voix qui retourne les tripes et une vie de combat. Mano Solo a lâché prise, ce dimanche, emporté par des anévrismes. Fils de Jean Cabut -dit Cabu-, dessinateur satyrique, et d’Isabelle Monin, militante écolo et co-fondatrice du magazine La gueule ouverte, il avait hérité de ses parents son goût du parler vrai et son engagement.   C’est un crayon en main que Mano se découvre une âme d’artiste au cours de son enfance en banlieue parisienne. Et ce n’est que vers 16 ans, en 1979, qu’il se met à tâter de la guitare, au sein de Chihuahua, un groupe punk. Sans pour autant délaisser le dessin et la peinture, puisqu’il continue à signer de nombreuses toiles sous le nom de Boredom (ennui, en anglais).

Punk un jour, punk toujours   Une dizaine d’années d’errance plus tard, Mano Solo, qui s’est mis à écrire des textes, se décide à passer derrière le micro, encouragé par son ami chanteur Eric Lareine. Entre temps, à Noël 1986, il a appris qu’il était séropositif. «J'avais beaucoup séduit et fait pas mal de conneries toxicomanes, même si je ne me shootais plus depuis longtemps. J'avais vraiment le profil», expliquera-t-il dans une interview au Nouvel Observateur.   Son premier album, La marmaille nue, sort en 1993 chez Warner. Pendant 16 ans et 10 albums, l’ancien punk chantera sa colère portée par une ambiance musicale éclectique, quelque part entre rock et musette, airs de tango et rythmes africains. Parallèlement, l’artiste ne lâche pas ses pinceaux et réalise lui-même certaines pochettes de ses disques.

Trois disques d'or et un public fidèle   Toujours engagé, Mano Solo était également animateur radio sur Aligre FM, dans des émissions donnant la paroles aux militants de tout poil. Son parler vrai lui permettra de gagner 3 disques d’or et un public fidèle, mais lui fera perdre sa maison de disques Warner après une tentative d’autoproduction ratée.   Son dernier album, sorti en septembre 2009 chez Wagram, s’appelle «Rentrer au port». Hospitalisé après son dernier concert à Paris en novembre dernier, le chanteur a mis les voiles sans attendre sa prochaine tournée.
Julien Ménielle


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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 13:07


Allain Leprest Sacré coco Lyrics:

Déjà qu'à un an ses parents
Poussaient son landau en gueulant
Pour Vanzetti et pour Sacco
Il a grandi sous une banderole
Entre une affiche et un seau d' colle
La moindre manif, il y go
Sacré coco

Soixante-dix piges et des poussières
Qu'il balaie chaque anniversaire
Entre les miettes et les mégots
Comme il dit "J' suis un dinosaure"
On cherchait pas le même trésor
C'est là qu'on n'est pas ex-æquo
Sacré coco

Il dit aussi "Juré, craché !
J' boss'rai pas pour des haricots
Et si ça arrange leurs affaires
Demain pour la classe ouvrière
J' port'rai des godasses en croco"
Sacré coco

Il dit même "Pour les non-voyants
Il faudrait écrire les slogans
En braille sur les calicots"
En classe, il a pas été loin
Mais il connaît sur l' bout des poings
Cézanne, Beethov' et l' père Hugo
Sacré coco

On rentre chez lui sans frapper
Là où c'est écrit "J'aime la paix"
Au trente-six rue des coquelicots
On sirote un alcool de fruits
En rigolant, il dit qu' chez lui
C'est l' temps des cerises en bocaux
Sacré coco

On chante la jeune garde à tue-tête
Quand c'est qu' des fois sous sa casquette
Souffle un vieux coup de sirocco
Et le lendemain, sa geule de bois
Sûr c'est la faute à Paribas
C.I.A. monopole and co
Sacré coco

Pour la castagne, il crie "D'abord !"
Pour la fiesta, il crie "D'accord !"
Et pour le cul, il crie "Banco !"
Il dit encore "Si il fait froid
Lutte à l'envers, lutte à l'endroit
Se battre, c'est se faire son tricot"
Sacré coco

"Y a pas de sans-culotte au ciel"
Comme il dit "J'suis pas éternel
D'ailleurs, Dieu c'est du rococco
Quand j' s'rai mort, juste un bouquet rouge
Des chansons et des gens qui bougent
Pour qu' le vent reprenne en écho"
Sacré coco


Lyrics: Sacré coco, Allain Leprest
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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 13:03
allain leprest

Ce rendez-vous s’achève me laissant le bonheur d’avoir pu chantonner dans ces colonnes et comme un petit goût d’inachevé. C’est qu’il est bien court en quelques billets (et le chanteur est-il le plus à même de le faire  ?) de pouvoir cerner ce petit objet, la chanson, que le monde entier identifie à la culture francophone. Cette affirmation est de mon ami Stéphane Hirchi, professeur de « cantologie » (étude de la chanson dans sa globalité), notion dont il est l’inventeur. Grâce à lui, entres autres éminents collègues et les émules 
qu’ils forment, la ritournelle a sa chair 
dans les amphithéâtres. Notons qu’il y a « théâtre » dans le mot et qu’il est bien naturel que des spectacles, outre les cours auxquels ils sont destinés, y soient maintenant accueillis. Idem pour les collèges où des associations telle Zebrock, en liaison avec d’autres réseaux, se livrent à ce travail pédagogique souvent mis à mal par le peu de moyen dont ils disposent. Écoles maternelles et primaires souffrent aussi de ces coupes sombres privant tous 
ces lieux d’écoute, de rencontres 
et de dialogue entre acteurs et auteurs de cet « art mineur de fond » : formule de Nougaro pour départager Gainsbourg et Béart dans un débat qui n’a pas de sens. Pourtant à qui veut la consommer simplement, pleinement ou en faire sa discipline, sans tomber dans la rébarbative analyse de texte ni dans la musicologie poussée, quel apport serait pour chacun de nous un survol ludique des références ! Une approche des liens ou des différences entre rock, chanson, opéra, choralie, voire rap… Et si la quasi-absence de l’enseignement d’une telle matière à l’heure du tout-numérique au regard de l’omniprésence de la musique dans nos vies, du radio-réveil à la cage d’ascenseur, de la cage d’ascenseur au supermarché, ne visait tout bonnement qu’à gommer en nous tout esprit critique  ? Et à donner moins d’intelligibilité à ce flux et à ces sons qui se jettent dans l’estuaire de nos tympans et par-delà inciter moins d’exigence 
et d’authenticité au créateur  ? Allez, 
la profession va me traiter d’aigri, moi qui ai le privilège d’exercer ce métier de partage. Mes ritournelles à qui les veut et mon cœur à vos côtés. Bonne année !
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