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Découvrez la playlist valentonrouge avec Francesca Solleville

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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 07:28

allain-leprest-6102.jpg-6102-556x556.jpgLe chanteur, âgé de 57 ans, s’est suicidé, à Antraigues, le village où Ferrat, son ami et son mentor, avait posé son baluchon. Jack Dion, qui le connaissait bien, évoque son itinéraire.

L’une des dernières chansons écrites par Allain Leprest portait un titre énigmatique tendance surréaliste : «Donne moi de mes nouvelles». La formule était prémonitoire. En effet, le chanteur, âgé de 57 ans,  s’est suicidé, à Antraigues, le village où Ferrat, qui fut à la fois son ami et son mentor, avait posé son baluchon. C’est le genre de nouvelle que l’on redoutait mais que l’on n’aurait jamais voulu apprendre.


A l’instar de son prénom, Leprest avait deux ailes. L’une le propulsait vers les hauteurs de la création, là où il cohabitait avec les plus grands. L’autre le tirait en permanence vers le néant, d’où il revenait avec des textes magiques et des formules ciselées comme des diamants. Avec le temps, l’alcool, la maladie, l’angoisse, les désillusions de tous ordres, les retours se faisaient plus difficiles, les remontées à la surface plus rares, les rémissions plus fragiles. Comme il disait si bien dans « Bilou » (1986) : « Le bonheur sur ta peau a retourné sa veste ».

Ainsi s’en va l’un des chanteurs phares de notre époque, qui n’aura jamais eu la reconnaissance qu’il méritait. Il aura fallu attendre (trop) longtemps pour que ses pairs découvrent que ce natif du Cotentin émigré à Ivry la rouge (sa couleur préférée) était l’un des paroliers les plus doués de notre époque. Il écumait pourtant les planches depuis déjà belle lurette. Mais quand un artiste n’a pas les honneurs des médias dits grands, à commencer par cette foutue télévision, il en est souvent réduit à remonter son rocher, tel Sisyphe.
 
Voilà pourquoi Leprest est resté si longtemps dans l’ombre, alors qu’il méritait amplement la lumière du succès. Il me souvient l’avoir applaudi vu en 1992 au théâtre Clavel, dans le 19ème arrondissement de Paris, quand il lança « Voce a mano », accompagné de Richard Galliano à l’accordéon, devant un public qui se comptait sur les doigts des deux mains. Pourtant, il était déjà au sommet de son art, avec des chansons où chaque mot était pesé au trébuchet, où chaque formule faisait mouche, où chaque refrain tapait juste.
 
L’homme n’avait pas son pareil pour conter la difficulté des destinées populaires, l’injustice de ce vieux monde qu’il a toujours combattu poing levé mais cœur en bandoulière, lui le communiste pur et dur capable de s’émouvoir pour un rien. Nonobstant les contre-pieds de l’histoire, il croyait aux lendemains qui chantent, ce qui est normal pour un chanteur. Tous ceux qui l’ont fréquenté étaient estomaqués de sa facilité d’écriture, qui tenait de la fulgurance. Vous le quittiez à la table d’un bar (un lieu qu’il fréquentait beaucoup) et quand vous le retrouviez, il avait écrit un texte sur un bout de menu, avec la facilité d’un Picasso dessinant une colombe sur une serviette de table.
 
De Francesca Solleville à Juliette Gréco, nombre d’artistes ont pu profiter de cette manne créatrice, ce qui lui valut une reconnaissance tardive des professionnels de la profession, comme on dit. En revanche,  il n’a jamais eu le public qu’il méritait en raison du cordon de sécurité installé autour de lui par les Majors du business.
 
Pourtant, le grand Allain n’en a jamais ressenti la moindre acrimonie. Il savait qu’il est une forme d’engagement qui conduit quasi automatiquement au black out. Pour un Ferrat (et encore, ce fut difficile) combien de chanteurs oubliés ? Leprest était de cette dernière catégorie, malgré l’honneur (et le bonheur) de voir certains de ses succès repris par de jeunes interprètes (comme Olivia Ruiz) ou d’autres, moins jeunes mais tout aussi talentueux (comme Romain Didier, Jacques Higelin, Enzo Enzo, ou Nilda Fernandez).
 
On ne verra donc plus le visage torturé d’Allain Leprest, sa gestuelle de mime. On n’entendra plus sa gouaille de titi parisien, sa voix éraillée, ses coups de gueule permanents. Dans l’un de ses refrains, il disait : « Chanter, chanter des fois ça m’fout l’cafard ». Ne plus l’entendre chanter, aujourd’hui, c’est ça qui fout l’cafard.
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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 19:29

 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 22:29

I'm just a person
I don't claim no country
I just don't need a flag
To say who I am
Well, I come from my momma
Like you and your brother
This world is ours
It's all in our hands

I'm just a Soldier
Fighting the sorrow
Holding my head up high
I won't beg steal or borrow
Oh and if not today
If not today- If not today
Then maybe tomorrow

I'm only a human
So i'll make my excuses
But there's one thing I know
One thing I can see
It might be to late
To change where we're goin'
But in your own mind
You can always be free

I'm just a Soldier
Fighting the sorrow
Holding my head up high
I won't beg steal or borrow
oh and if not today
If not today - If not today
Then maybe tomorrow
Maybe tomorrow

 


Soldier (Soldat)

Je ne suis qu'une personne
Je ne prétends pas n'appartenir à aucun pays
Seulement, je n'ai pas besoin de drapeau
Pour dire qui je suis
Eh bien, je suis né d'une mère
Comme toi et les tiens
Ce monde est le tien
Il est tout entier dans tes mains

Je ne suis qu'un soldat
Qui combat la tristesse
Qui relève la tête
Qui ne veut pas mendier, voler ou emprunter
Et si ce n'est pas aujourd'hui
Si ce n'est pas aujourd'hui - si ce n'est pas aujourd'hui
Alors ce sera peut-être demain

Je suis juste humain

Donc je présente mes excuses
Mais il y a une chose que je sais
Une chose que je peux voir
Il est peut-être trop tard
Pour transformer l'endroit où nous allons
Mais dans ton esprit
Tu peux être libre à jamais

Je ne suis qu'un soldat
Qui combat la tristesse
Qui relève la tête
Qui ne veut pas mendier, voler ou emprunter
Et si ce n'est pas aujourd'hui
Si ce n'est pas aujourd'hui - si ce n'est pas aujourd'hui
Alors ce sera peut-être demain
Peut-être demain

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 22:25

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http://www.e-torpedo.net/article.php3?id_article=3428&titre=Nouvel-article,3428

 

 

De plus en plus de voix s’élèvent pour nous inciter à ralentir. A l’heure d’Internet et du capitalisme boursier, le "Slow Mouvement" gagne du terrain. Après le Slow Food né dans les années 80 en Italie, voici maintenant le Slow Sex et le Slow Management !

Rorschach, une petite commune amarrée sur les bords du lac de Constance, à l’est de Saint-Gall, un personnage oublié depuis 1970 a refait son apparition. Deux fois par jour de mars à octobre, cet homme, vêtu d’une cape et d’un chapeau noirs, fait sonner la cloche de la Fontaine de Saint Jacques. Cet endroit est bien connu des pélerins, car c’est le point de départ suisse des voyages vers Compostelle.

"Sonner n’est pas si facile, raconte Alois Ambauen, sonneur de cloche en chef de Rorschach . On doit ressentir la cloche, de façon à ce qu’elle sonne régulièrement. Ça procure beaucoup de plaisir !"

Ne cherchez rien de religieux dans ce retour ! Le sonneur s’inscrit dans un projet artistique, emmené par un universitaire. Il s’agit de nous faire reprendre conscience du temps qui passe. Mark Riklin, sociologue, explique : "A aucun autre endroit que dans l’espace urbain, l’accélération de notre société ne se fait mieux ressentir. Ici, les gens marchent avec des œillères, ils courent en permanence après leur vie. Les hommes et les machines fonctionnent à perdre haleine, et le sonneur de cloche est un personnage qui essaye de briser ce quotidien."

Mark Riklin, qui est le représentant helvétique de la Société pour la Décélération du Temps, un mouvement autrichien, est un des acteurs de ce qu’on appelle le Slow Mouvement... Une contre-culture de la vitesse, née avec le Slow Food en 1986. Aujourd’hui la lenteur est en plein boom ; à mesure que les marchés financiers accélèrent, les propositions se multiplient : Slow Art, Slow Travel, Slow Money, Slow Management, Slow Media ou encore Slow Sex.

Mark Riklin, sociologue

A la consultation de gynécologie psychosomatique et de sexologie des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), quatre médecins-psychiatres soignent toute l’année ces problèmes qu’on préfère cacher. Le concept de Slow Sex, soit une invitation à prendre le temps, est pris très au sérieux, car les rythmes de vie effrénés impactent la sexualité. "Le stress intervient dans presque toutes les pathologies, souligne le docteur Lorenzo Soldati. Les hommes stressés peuvent avoir des difficultés dans le contrôle de l’éjaculation, avec une éjaculation précoce. Chez les femmes, cela se situe plutôt du côté du désir. Si on stresse, le désir peut être moins présent ou même complètement absent."

Dr. Lorenzo Soldati, psychiatre

Le travail a lui aussi son mouvement de résistance, c’est le Slow Management. Michael Kres est un consultant zurichois qui tente d’introduire de la lenteur dans les entreprises. Sa tâche est difficile, car le cadre supérieur suisse s’épuise et continue d’épuiser ses équipes avec toujours avec la même attitude. "Son quotidien, c’est seize heures de travail, décrypte notre expert. Il est toujours sur son blackberry, il croit devoir être disponible 24 heures sur 24. Mais qui vous dit qu’il faut gagner 500’000 francs par an, voire plus ? C’est démesuré, personne n’a besoin de ça ! La qualité de travail et de vie a changé ces dernières années. Ce n’est plus de la qualité, c’est de la quantité. Et le Slow Management, c’est un transfert de la quantité vers la qualité."

Aujourd’hui, seules quelques grandes sociétés appliquent les principes du Slow Management. Elles tentent d’inventer un nouveau rapport au travail, de nouvelles relations hiérarchiques. En Suisse, certains groupes s’y intéressent, mais personne ne veut en parler ouvertement... Preuve que le diktat de la vitesse a encore de beaux jours devant lui.

source :nouvo.ch

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 19:47

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http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/gary-moore-a-rejoint-phil-lynott-88419

 

Retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel, ce week-end en Espagne, à Estepona, Gary Moore rejoint son vieux compère Phil Lynott, avec qui il avait posé sur un superbe maxi "Out in the Fields". 25 ans après, à un mois près, la gueule cassée du hard-rock passé ses dernières années au blues sera regretté, pour sûr, pour la qualité de son son de guitare, puissant et mélodique à la fois. Mort à 58 ans, d’une vie d’excès, c’est sûr, mais c’est une disparition qui paraît bien trop rapide, à avoir vu ses derniers concerts, tous empreints de la fougue qui le caractérisait. Sa triple carrière (il est passé successivement du rock progressif au hard rock pour finir par du blues) en fait un personnage à part du rock, c’est évident. C’était aussi "une gueule", cet irlandais qui sera passé par tous les looks possibles ou imaginables (son look impayable dans le clip d’Out in The Fields !), balloté par les effets de mode, il avait à plusieurs reprises commis des albums déroutants, plein d’effets sonores, pour finir par trouver une plénitude évidente dans un blues anglais dont l’hommage à la note près qu’il avait offert à Peter Green est le symbole le plus évident. C’est toujours un peu plat de dire qu’on vient de perdre une idole, mais c’est le cas, et ça fait mal en effet : ce son là, lourd, chaud, habité, avait ma prédilection depuis 30 ans maintenant. Comment vous en parler, me suis-je dit : en vous le faisant écouter, tout simplement... tous les liens conduisent à ça : à souhaiter que vous aussi vous allez le regretter.


Je ne peux que le remercier, ce Gary, de m'avoir autant enchanté, et m'avoir fait faire sur Fréquence Nord, la radio décentralisée de Radio-France, de belles émissions de hard-rock grâce à ses albums : la première fois que je suis tombé dessus, c'était pour l'album "Corridors of Power", où il y avait une version à tuer de Wishing Well, dont j'adorais l'interprétation de Blackfoot. Il le jouera en 1984 en live, avec ses trémolos guitaristiques dont il avait le secret. Le morceau était déjà monumental au départ, il l'avait transcendé, notamment lors de son célèbre "pont", qui n'était qu'une rampe de lancement à ses exploits dans les aigus. Renversant. A l'énergie, habillé encore une fois dans un improbable costume à la Flash Gordon. Le morceau était déjà un standard : c'était le méconnu Paul Rodgers qui l'avait créé avec Free, apparu... en 1968 (ici joué avec Queen comme groupe d'accompagnement, Brian May n'étant pas un manche non plus !).


La première claque passée, il y en avait eu une suivante avec l'album "Victims of the Future" de 1983, ou était niché une vraie perle. "Empty Rooms", superbe morceau lyrique, dans lequel beaucoup verront l'un des plus beaux solos de sa carrière. Servi par une vidéo en noir et blanc, le clip vidéo, aujourd'hui bien suranné, montrait une Gary Moore capable d'écrire de fort jolies mélodies, mais également devenu excellent chanteur. Sur scène, ça prenait une tout autre dimension, Moore étant vraiment fait pour les planches. L'une de ses plus belles interprétations de son standard personnel se fera en 89 à Belfast, en terre irlandaise conquise d'avance. Ou le rusé étirera l'intro pour faire saliver davantage son auditoire. Intro magique avant le déchaînement des décibels, sa marque de fabrique. Il faut admirer ses effets se manche pour obtenir ce vibrato si difficile à capter.... Une chanson sur la solitude chantée des centaines de fois devant des spectateurs par milliers, quel beau paradoxe. Moore, était bien devenu chanteur, ayant appris les leçons d'un Phil Lynott qui s'y connaissait en la chose : il avait commis les deux plus beaux et surprenants albums solos qu'un hard-rockeur ait pu faire (ceux-ci de vrais bijoux chacun, Solo in Soho et The Phil Lynott Album avec le sensationnel "Kathleen" écrite pour sa fille de 4 ans !).


A partir de cet album, tous comprendront des joyaux pour amoureux de guitare électrique à gros son : sur le suivant, "Dirty Fingers", viendra se nicher la reprise de "Don't let be me misunderstood" (quelle attaque de solo !), là aussi reconnaissable dès le début par son intro et que seule à l'époque une version venue d'allemagne d'Eric Burdon, qui l'avait fait connaître, pourra rivaliser (ici aux USA avec Robby Krieger des Doors, en mode reggae). Puis sortiront "Run for Cover", et la reprise d'"Empty Rooms", revu et corrigé et ce" Out of the Fields" qui sera une des dernières associations avec Phil : quand sort le suivant, "Wild Frontier", un de ces tous meilleurs, son compère a déjà été emporté par une overdose. "Over the hills", étonnant morceau de tradition irlandaise assurée et assumée tournera en boucle sur les radios, comme le titre éponyme de l'album, où figurera une reprise étonnante de Friday on my mind, qui en live deviendra apocalyptique. L'album de 89, After the war commencera cependant à montrer les limites du guitar hero : Gary Moore l'a bien compris, qui effectue l'année suivante un virage musical à 90 degrés (le hard-rock de Led Zep est l'héritier direct du blues, ce ne peut être à 180° !) pour retrouver des racines inavouées, qu'il ne va plus que rarement quitter : c'est la période blues, avec le fleuron "Still Got The Blues" qui dit bien ce qu'il veut dire. Beaucoup vont découvrir un Gary Moore nouveau, qui joue le blues avec une ferveur non dissimulée : si "Still Got The Blues" est encore de la veine de "Parisienne Walkays", sa version d"'As Years Go Passing By" tient la route. Apparaît aussi en fin d'album son premier hommage à Peter Green : ce ne se sera pas le dernier. Avec cet album, Moore devient d'emblée un nouveau roi : le "King of the Blues" ; tout simplement. Une énième claque pour l'amateur de distorsion et de moulinets. Une section de cuivre digne de Stax pour emballer le tout et c'est gagné ! A Montreux, ce sera une version à tomber à genoux. Albert King peut être ravi. Moore saura lui rendre hommage : en 1990, à l'Hammersmith, le grand, le très grand Albert verra un Moore démarrer pareil que lui, avec sa "petite" LesPaul face à l'énorme Flying V du maître gaucher : grand moment de respect mutuel ! En clip, ils s'amuseront beaucoup à jouer "Pretty Woman" ! Comme sur scène, d'ailleurs... A signaler que la pochette du disque est un régal de mise en scène sur les deux côtés (les années 60-70 et les années 90 !).


Moore jouera aussi avec deux autres grands : BBKing, pour un très beau duo sur "Thrill is Gone", l'un des plus beaux de l'autre maître et avec Albert King, qu'il croisera à plusieurs reprises sur scène. Notamment à Montreux pour une version à tomber de "Cold Cold Feeling" : Collins avait un style très délié, que Moore ne pouvait qu'admirer. Un style coulé qui n'excluait pas l'énergie, comme le démontre ce duo sur "Further Up The Road", emprunté à Clapton (une autre version solo est audible ici). Moore s'était approché des plus grands : très certainement : il pouvait sans honte s'attaquer aussi à Hendrix, sans même rougir. Sa version de "Red House" n'a rien de ridicule, tout au contraire.


La scène, sera aussi le lieu d'expression privilégié de Moore, où il ne cessera de rendre hommage à son vieil ami disparu, autre très grand méodiste : "Don't believe a word" de Lynott est un pur chef-d'œuvre, c'est une évidence. Avec Phil c'était déjà magique (quelle intro de basse !) même avec Snowy White à la guitare, là, sous la magie des doigts de Gary, ça devenait céleste, cette cavalcade après ce qui est une belle déclaration d'amour, en définitive. Sans oublier le morceau fétiche : cette "Parisienne Walkways" que certains attribueront parfois à Carlos Santana, tant le style en était délié. Magnifique morceau, par l'association d'une telle puissance d'amplification pour une mélodie somme toute bien classique et sans trop d'imagination : ce qui compte, c'est l'envolée à chaque couplet, cordes bloquées et effet larsen assuré. Ça, ou un autre titre phare de Lynott, son hymne des débuts :"The Boys Are Back In Town" (ici avec Scott Gorham). Voire le tout premier "hit" de Lynott : "Whiskey in the Jar" (avec Eric Bell ou le très beau Black Rose... en forme d'hymne. Sans oublier le "Still in Love with You", autre bijou de Lynott, version avec Brian Robertson. Moore adorait la scène et les désormais standards du rock...


After Hours récidivera la donne Bluesy, avec davantage encore de perles, tout en commençant par un "journée froide en enfer' d'un rythme plutôt sountenu : la section de cuivres est toujours là.  Et la guitare de Gary arrache toujours autant. "Story of the Blues" venant ponctuer l'album d'un morceau digne de... Phil Lynott ! "Separate Ways" restant sur la même veine : "Parisienne Walkays" n'est jamais très loin, mais le morceau de bravoure à la guitare toujours prenant. Quel touché, et quelle utilisation de tous les modes, réglages discrets de micros compris ! C'est certes démonstratif, mais quel son ! Quand sort Blues Alive, en 1993, l'affaire est conclue : Gary Moore joue dans la cour des grands du blues. Et commence déjà beaucoup à laisser pointer une admiration exclusive pour Peter Green, dont la reprise de "Jumpin At Shadows" est pure merveille ! La version originale n'est pas loin. Mais ce n'est pas Green qui l'a signée : c'est le regretté Duster Benett, bien trop vite disparu !


On le sentait donc venir, et l'album déboule en 1995 : c'est "Blues for Greeny", en hommage à Peter Green qu'on tente bien de remonter sur scène mais qui passe plus de temps à l'hôpital psy que sur les planches : le LSD l'a ravagé. L'album de Moore est une pure merveille : il a le même son ou presque que Peter Green. Le titre phare, extrait du 45 tours qui avait fait décoller Peter Green's Fleetwood Mac, "Need your love so bad", est joué à l'identique : parfois, même sur scène, on ira lui chercher de véritables violons, comme sur la prise originale de Blue Horizon... : l'enregistrement parfait. Le son à l'identique, audible sur "Long Grey Mare, notamment. "Stop Messin Round" idem : c'est très très proche du deuxième album du Mac" (celui avec Mike Fleetwood presqu'à poil sur la pochette double). La pièce de choix étant un magnifique "If you be my baby", au son d'intro difficile à recopier. Tout y passera : "i loved another woman", joué à la BBC et qui avait estomaqué Moore, ce qu'il n'hésitera pas à dire au micro, criant son admiration à qui voulait l'entendre.... un son de cristal, un tempo moyen, de la guitare ciselée.... fabuleux ! En concert, dans la même tournée, Moore saluera au passage un autre très grand guitariste : Duane Allman, avec une belle reprise de "You don't love me"....


Les albums suivants seront plus décevants, Moore revenant dans "Dark Days in Paradise" et "A Different Beat" à ses vieux amours du hard, où les synthés ou la batterie électronique feront anachroniques. "Scars", en 2002 fera un peu mieux ; mais "Power of The Blues" de 2004 remettra les choses en place. Il se hasardera alors à reprendre un "I can't quit you baby" qui nous plongera dans l'époque du premier album de Led Zeppelin. Le "Why i Play the Blues for You" étant du pur Moore, entre ballade et blues : le tempo étant marqué par une batterie moins lourde que de coutume. La recette marchera davantage avec "Old New Ballads Blues".... avec une reprise à tomber de All Your Love : à Montreux, en 2009, ce sera démentiel comme reprise. Moore est au sommet de son art cette année là. L'intro de l'album à elle seule valant le détour, à jouer avec la stéréo comme on n'ose plus le faire.... Puis il y aura l'album du renouveau : "Close as You Get", l'un de ses tous meilleurs, avec une prise de son à la hauteur de son talent. La surprise étant la reprise musclée de "Thirty Days"... de Chuck Berry, jouée sur un tempo d'enfer. L'album commençant par du lourd..." If The Devil Made Whisky", pas vraiment une chanson féministe... mais Moore est à la slide, cette fois. Le "EyeSight to the Blind" étant l'inverse de la précédente : sa nana pouvant redonner la vue à un aveugle : le langage même du blues, son essence même. Le dernier en date de 2008 étant "Bad for you baby", avec toujours des reprises... dont "Walkin thru the Park", et une incursion dans le R&B réussie avec "Holding'On". Le morceau de bravoure étant un blues lent, "Did You Ever Feel Lonely". Trouble Ain't Far Behind n'étant pas en reste. Le dernier morceau de Moore étant un blues de facture traditionnelle, à la guitare sèche ("Picture on The Wall") : tout un symbole.

Une belle carrière, dont il est difficile de choisir un disque. Pour ma part, je passe souvent en boucle chez moi un coffret assez fabuleux de 5 CDs, enregistré sur plusieurs années à Montreux, dont je vous ai truffé cet hommage. L'album, paru en juin 2009, est ici :


http://www.gibson.com/Files/aaFeatu...

http://musique.fnac.com/a2674634/Ga...

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 23:35

 

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 20:22

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 23:06

 

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Contre-courant. C’est certainement ce qui caractérise le travail de Mustapha Boutadjine. À l’inverse des idées reçues, à l’inverse des représentations conventionnelles, à l’inverse des figures qui alimentent les magazines et les émissions de télévision aussi riches que vides, l’artiste explore depuis de nombreuses années les arcanes humains. Celles des luttes, de ceux qui résistent, de ceux qui ne courbent pas l’échine. Il y a donc eu « Black is toujours beautiful ». Une succulente galerie de portraits de ces personnalité(e)s noir(e)s qui ont marqué leur époque.

Aujourd’hui nous arrive « America basta ». Un parcours mondial où l’image impose les exactions des administrations américaines. Du sang et des larmes. Mustapha Boutadjine revendique l’engagement. L’engagement dans la dénonciation d’un leurre mondial, celui de la démocratie version Washington. De la mise à mort des deux anarchistes italiens, Sacco et Vanzetti, à l’exécution des époux Rosenberg, du napalm au Vietnam à l’exécution du Che, le geste de Boutadjine est sans concession. Il l’est d’autant moins que les images pour nous recréée procèdent de cette originalité : ni peinture ni crayon, seulement des morceaux de papier glacé. Une déconstruction de photos pour, à l’aide de bandes aléatoirement déchirées, faire naître une nouvelle figuration, celle-là même qui devient, au fil des tableaux, le « strip » de l’histoire moderne.

Les yeux de « Hiroshima - Nagasaki » ne cessent de nous hanter.

Pierre Barbancey, journaliste à l'Humanité.

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Published by valenton rouge - dans le coin du poête
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