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Découvrez la playlist valentonrouge avec Francesca Solleville

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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 20:30

 

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 21:15

 

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 21:09

 

 

 

Les vraies gens portent des sacs
avec leurs vraies mains
Les vraies gens ne confondent
soir et matin qu'une fois par an
Les vraies gens se font piller le coeur
par des bonimenteurs
Ils croient que la télé
a le sens des valeurs

Les vraies gens partent en vacance
Tous ensemble en même temps
Ils doivent s'y prendre un an à l'avance
Sinon ils font choux blanc

Les vraies gens croient en Dieu
lorsqu'ils lancent des SOS
Un dieu pas trop pointilleux
Sur leurs histoires de fesses

Refrain:
Les vraies gens viennent chez moi
Et moi je viens chez eux
Les vraies gens sont chez moi
Et moi je suis chez eux

Les vraies gens gueulent très fort
du fond de la colère
Ils se plaignent de tout
sans sauter la barrière
Ils ne savent plus qui croire

Les vraies gens aiment ce qui leur est facile
mais tout est difficile
Ils aiment par hasard
il suffit de leur plaire
et tout devient facile

Les vraies gens aiment les grosses voitures
qui roulent dans la nature
Ils aiment l'air pure
et les goûts synthétiques
et la bonne nourriture

Les vraies gens quand ils rient
ont le rire jusqu'aux yeux
Leurs dents partent en vrille
mais ils s'en foutent
parce qu'il sont heureux
Ils rient de tout
de rien et du malheur
Ils rient pour se faire
de la chaleur

Refrain

Les vraies gens quand ils meurent
s'est jamais par hasard
L'accident, la tumeur, l'arrêt du coeur
c'était facile à prévoir

Pour les vraies gens tout est trop cher
alors ils veulent faire des affaires
Ils ont des combines, des plans d'enfer
des machins qui tombent des camions
des trucs roumains
des imitations

Les vraies gens sont français
Ils sont turcs
Ils sont arabes
Ils sont noirs
Ils sont chinois
Ils sont pakistanais
Ils sont bonne-poire
Ils sont jeunes
Et puis ils sont vieux
Ils sont sur terre depuis si longtemps
depuis la guerre du feu

Refrain
Et moi je suis chez eux
Et moi je suis chez eux...

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 18:30

ec46ea9d3577bb9422867e5219100263.pngDÉCEMBRE 1790

Facéties philosophiques tirées des manuscrits de feu

M. le baron d’Holbach.

L’homme de Cour est sans contredit la production la plus curieuse que montre l’espèce humaine. C’est un animal amphibie dans lequel tous les contrastes se trouvent communément rassemblés. Un philosophe danois compare le courtisan à la statue composée de matières très-différentes que Nabuchodonosor vit en songe. « La tête du courtisan est, dit il, de verre, ses cheveux sont d’or, ses mains sont de poix-résine, son corps est de plâtre, son cœur est moitié de fer et moitié de boue, ses pieds sont de paille, et son sang est un composé d’eau et de vif-argent. »

Il faut avouer qu’un animal si étrange est difficile à définir ; loin d’être connu des autres, il peut à peine se connaître lui-même ; cependant il paraît que, tout bien considéré, on peut le ranger dans la classe des hommes, avec cette différence néanmoins que les hommes ordinaires n’ont qu’une âme, au lieu que l’homme de Cour paraît sensiblement en avoir plusieurs. En effet, un courtisan est tantôt insolent et tantôt bas ; tantôt de l’avarice la plus sordide et de l’avidité la plus insatiable, tantôt de la plus extrême prodigalité, tantôt de l’audace la plus décidée, tantôt de la plus honteuse lâcheté, tantôt de l’arrogance la plus impertinente, et tantôt de la politesse la plus étudiée ; en un mot c’est un Protée, un Janus, ou plutôt un Dieu de l’Inde qu’on représente avec sept faces différentes.

Quoi qu’il en soit, c’est pour ces animaux si rares que les Nations paraissent faites ; la Providence les destine à leurs menus plaisirs ; le Souverain lui-même n’est que leur homme d’affaires ; quand il fait son devoir, il n’a d’autre emploi que de songer à contenter leurs besoins, à satisfaire leurs fantaisies ; trop heureux de travailler pour ces hommes nécessaires dont l’État ne peut se passer. Ce n’est que pour leur intérêt qu’un Monarque doit lever des impôts, faire la paix ou la guerre, imaginer mille inventions ingénieuses pour tourmenter et soutirer ses peuples. En échange de ces soins les courtisans reconnaissans payent le Monarque en complaisances, en assiduités, en flatteries, en bassesses, et le talent de troquer contre des grâces ces importantes marchandises est celui qui sans doute est le plus utile à la Cour. Les philosophes, qui communément sont gens de mauvaise humeur, regardent à la vérité le métier de courtisan comme bas, comme infâme, comme celui d’un empoisonneur. Les peuples ingrats ne sentent point toute l’étendue des obligations qu’ils ont à ces grands généreux, qui, pour tenir leur Souverain en belle humeur, se dévouent à l’ennui, se sacrifient à ses caprices, lui immolent continuellement leur honneur, leur probité, leur amour-propre, leur honte et leurs remords ; ces imbécilles ne sentent donc point le prix de tous ces sacrifices ? Ils ne réfléchissent point à ce qu’il en doit coûter pour être un bon courtisan ? Quelque force d’esprit que l’on ait, quel qu’encuirassée que soit la conscience par l’habitude de mépriser la vertu et de fouler aux pieds la probité, les hommes ordinaires ont toujours infiniment de peine à étouffer dans leur cœur le cri de la raison. Il n’y a guère que le courtisan qui parvienne à réduire cette voix importune au silence ; lui seul est capable d’un aussi noble effort.

Si nous examinons les choses sous ce point de vue, nous verrons que, de tous les arts, le plus difficile est celui de ramper. Cet art sublime est peut-être la plus merveilleuse conquête de l’esprit humain. La nature a mis dans le cœur de tous les hommes un amour-propre, un orgueil, une fierté qui sont, de toutes les dispositions, les plus pénibles à vaincre. L’âme se révolte contre tout ce qui tend à la déprimer ; elle réagit avec vigueur toutes les fois qu’on la blesse dans cet endroit sensible ; et si de bonne heure on ne contracte l’habitude de combattre, de comprimer, d’écraser ce puissant ressort, il devient impossible de le maîtriser. C’est à quoi le courtisan s’exerce dans l’enfance, étude bien plus utile sans doute que toutes celles qu’on nous vante avec emphase, et qui annonce dans ceux qui ont acquis ainsi la faculté de subjuguer la nature une force dont très-peu d’êtres se trouvent doués. C’est par ces efforts héroïques, ces combats, ces victoires qu’un habile courtisan se distingue et parvient à ce point d’insensibilité qui le mène au crédit, aux honneurs, à ces grandeurs qui font l’objet de l’envie de ses pareils et celui de l’admiration publique.

Que l’on exalte encore après cela les sacrifices que la Religion fait faire à ceux qui veulent gagner le ciel ! Que l’on nous parle de la force d’âme de ces philosophes altiers qui prétendent mépriser tout ce que les hommes estiment ! Les dévots et les sages n’ont pu vaincre l’amour-propre ; l’orgueil semble très-compatible avec la dévotion et la philosophie. C’est au seul courtisan qu’il est réservé de triompher de lui-même et de remporter une victoire complète sur les sentimens de son cœur. Un parfait courtisan est sans contredit le plus étonnant de tous les hommes. Ne nous parlez plus de l’abnégation des dévots pour la Divinité, l’abnégation véritable est celle d’un courtisan pour son maître ; voyez comme il s’anéantit en sa présence ! il devient une pure machine, ou plutôt il n’est plus rien ; il attend de lui son être, il cherche à démêler dans ses traits ceux qu’il doit avoir lui-même ; il est comme une cire molle prête à recevoir toutes les impressions qu’on voudra lui donner.

Il est quelques mortels qui ont de la roideur dans l’esprit, un défaut de souplesse dans l’échine, un manque de flexibilité dans la nuque du cou ; cette organisation malheureuse les empêche de se perfectionner dans l’art de ramper et les rend incapables de s’avancer à la Cour. Les serpens et les reptiles parviennent au haut des montagnes et des rochers, tandis que le cheval le plus fougueux ne peut jamais s’y guinder. La Cour n’est point faite pour ces personnages altiers, inflexibles, qui ne savent ni se prêter aux caprices, ni céder aux fantaisies, ni même, quand il en est besoin, approuver ou favoriser les crimes que la grandeur juge nécessaires au bien-être de l’État. Un bon courtisan ne doit jamais avoir d’avis, il ne doit avoir que celui de son maître ou du ministre, et sa sagacité doit toujours le lui faire pressentir ; ce qui suppose une expérience consommée et une connaissance profonde du cœur humain. Un bon courtisan ne doit jamais avoir raison, il ne lui est point permis d’avoir plus d’esprit que son maître ou que le distributeur de ses grâces, il doit bien savoir que le Souverain et l’homme en place ne peuvent jamais se tromper.

Le courtisan bien élevé doit avoir l’estomac assez fort pour digérer tous les affronts que son maître veut bien lui faire. Il doit dès la plus tendre enfance apprendre à commander à sa physionomie, de peur qu’elle ne trahisse les mouvemens secrets de son cœur ou ne décèle un dépit involontaire qu’une avanie pourrait y faire naître. Il faut pour vivre à la Cour avoir un empire complet sur les muscles de son visage, afin de recevoir sans sourciller les dégoûts les plus sanglans. Un boudeur, un homme qui a de l’humeur ou de la susceptibilité ne saurait réussir.

En effet, tous ceux qui ont le pouvoir en main prennent communément en fort mauvaise part que l’on sente les piqûres qu’ils ont la bonté de faire, ou que l’on s’avise de s’en plaindre. Le courtisan devant son maître doit imiter ce jeune Spartiate que l’on fouettait pour avoir volé un renard ; quoique durant l’opération l’animal caché sous son manteau lui déchirât le ventre, la douleur ne put lui arracher le moindre cri. Quel art, quel empire sur soi-même ne suppose pas cette dissimulation profonde qui forme le premier caractère du vrai courtisan ! Il faut que sans cesse sous les dehors de l’amitié il sache endormir ses rivaux, montrer un visage ouvert, affectueux, à ceux qu’il déteste le plus, embrasser avec tendresse l’ennemi qu’il voudrait étouffer ; il faut enfin que les mensonges les plus impudens ne produisent aucune altération sur son visage.

Le grand art du courtisan, l’objet essentiel de son étude, est de se mettre au fait des passions et des vices de son maître, afin d’être à portée de le saisir par son faible : il est pour lors assuré d’avoir la clef de son cœur. Aime-t-il les femmes ? il faut lui en procurer. Est-il dévot ? il faut le devenir ou se faire hypocrite. Est-il ombrageux ? il faut lui donner des soupçons contre tous ceux qui l’entourent. Est-il paresseux ? il ne faut jamais lui parler d’affaires ; en un mot il faut le servir à sa mode et surtout le flatter continuellement. Si c’est un sot, on ne risque rien à lui prodiguer les flatteries même qu’il est le plus loin de mériter ; mais si par hasard il avait de l’esprit ou du bon sens, ce qui est assez rarement à craindre, il y aurait quelques ménagemens à prendre. Le courtisan doit s’étudier à être affable, affectueux et poli pour tous ceux qui peuvent lui aider et lui nuire ; il ne doit être haut que pour ceux dont il n’a pas besoin. Il doit savoir par cœur le tarif de tous ceux qu’il rencontre, il doit saluer profondément la femme de chambre d’une Dame en crédit, causer familièrement avec le suisse ou le valet de chambre du ministre, caresser le chien du premier commis ; enfin il ne lui est pas permis d’être distrait un instant ; la vie du courtisan est une étude continuelle.

Un véritable courtisan est tenu comme Arlequin d’être l’ami de tout le monde, mais sans avoir la faiblesse de s’attacher à personne ; obligé même de triompher de l’amitié, de la sincérité, ce n’est jamais qu’à l’homme en place que son attachement est dû, et cet attachement doit cesser aussitôt que le pouvoir cesse. Il est indispensable de détester sur-le-champ quiconque a déplu au maître ou au favori en crédit.

Que l’on juge d’après cela si la vie d’un parfait courtisan n’est pas une longue suite de travaux pénibles. Les Nations peuvent-elles payer trop chèrement un corps d’hommes qui se dévoue à ce point pour le service du Prince ? Tous les trésors des peuples suffisent à peine pour payer des héros qui se sacrifient entièrement au bonheur public ; n’est-il pas juste que des hommes qui se damnent de si bonne grâce pour l’avantage de leurs concitoyens soient au moins bien payés en ce monde ?

Quel respect, quelle vénération ne devons-nous pas avoir pour ces êtres privilégiés que leur rang, leur naissance rend naturellement si fiers, en voyant le sacrifice généreux qu’ils font sans cesse de leur fierté, de leur hauteur, de leur amour-propre ? Ne poussent-ils pas tous les jours ce sublime abandon d’eux-mêmes jusqu’à remplir auprès du Prince les mêmes fonctions que le dernier des valets remplit auprès de son maître ? Ils ne trouvent rien de vil dans tout ce qu’ils font pour lui ; que dis-je ? ils se glorifient des emplois les plus bas auprès de sa sacrée personne ; ils briguent nuit et jour le bonheur de lui être utiles, ils le gardent à vue, se rendent les ministres complaisans de ses plaisirs, prennent sur eux ses sottises ou s’empressent de les applaudir ; en un mot, un bon courtisan est tellement absorbé dans l’idée de son devoir, qu’il s’enorgueillit souvent de faire des choses auxquelles un honnête laquais ne voudrait jamais se prêter. L’esprit de l’Évangile est l’humilité ; le Fils de l’Homme nous a dit que celui qui s’exalte serait humilié ; l’inverse n’est pas moins sûr, et les gens de Cour suivent le précepte à la lettre. Ne soyons donc plus surpris si la Providence les récompense sans mesure de leur souplesse, et si leur abjection leur procure les honneurs, la richesse et le respect des Nations bien gouvernées.

 

http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1743

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 18:10

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Plus de Billy Wilder, de Blake Edwards, de Richard Fleischer. Plus de Tony Curtis. Le monde cesse vraiment d’être rigolo.

Tony Curtis, le nom est si connu que point n’est besoin de s’attarder à décrire ses traits. Mais par quel bout le prendre ? Il y a l’enfant qu’attendaient tous les malheurs du monde, naissance (le 3 juin 1925) dans la partie pauvre du Bronx de parents juifs hongrois émigrés qui ne joignent pas les deux bouts dans leur boutique de confection de vêtements, la mère schizophrène qui éduque ses trois fils en alternant mandales et torgnoles, le frère qui ne s’en remet pas et finit en institution psychiatrique tandis que l’autre frère est tué par un camion.

Du coup, il y a la rue, les mauvaises fréquentations, les pas de travers, le placement en maison de redressement, puis la douleur de perdre un fils d’une surdose d’héroïne. Il y a aussi l’adulte aux six épouses (Janet Leigh étant la plus connue) et aux aventures innombrables, qui affirmait que « le secret d’une vie longue et heureuse est dans la salive des femmes », l’antitabac forcené incapable par ailleurs de monter dans un avion, le militant se battant contre l’abattage des chevaux. Il y a encore le vieillard hugolien qui s’était réfugié dans la peinture et dont les œuvres font partie des collections permanentes du musée d’Art moderne de New York (on peut en voir sur son site personnel), l’homme honoré par la France qui le fit chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en 1995.

Mais bien sûr, pour tout un chacun, Curtis c’était avant tout le comédien aux cent trente rôles, un acteur qui a passé sa vie à refuser d’être enfermé dans le typage, privilégiant pour ce faire les emplois les plus opposés, passant de la tragédie à la comédie, des présences imposantes aux rôles plus discrets, des compositions taillées à la serpe aux nuances dont il pouvait si nécessaire être capable, des sujets en costumes aux intrigues contemporaines.

De son vrai nom Bernard Schwartz, Anthony, puis Tony Curtis entame la carrière qui le sauvera de la délinquance et de la chute par des séries B que l’on peut oublier. Son premier grand rôle est aux côtés de James Stewart dans Winchester 73, l’admirable western d’Anthony Mann. De ce portrait d’homme de l’Ouest, il passe à celui d’Oriental dans le Voleur de Tanger ou le Fils d’Ali Baba, se transforme encore pour Houdini le grand magicien. Désormais il plaît, désormais il est connu. La critique y prête attention, en particulier avec Trapèze ; la maturité est proche. Ne saurait-on les voir tous que je recommanderais le Grand Chantage, d’Alexander Mackendrick, en 1957, sidérant portrait en noir et blanc d’une cruauté absolue d’un attaché de presse minable écrasé par un patron implacable (Burt Lancaster).

Voudrait-on voir l’étendue de sa palette qu’il faudrait passer aussitôt du drame le plus noir à la comédie échevelée avec son film suivant, l’Extravagant Monsieur Cory, de Blake Edwards, avec qui il tournera plusieurs fois. La comédie sera d’ailleurs l’un de ses genres majeurs, qui débouchera sur ce chef-d’œuvre absolu classé par l’American Film Institute plus grande comédie de tous les temps, Certains l’aiment chaud, de Billy Wilder. Le couple formé par Tony Curtis et Jack Lemmon, chauffés à blanc par la sensualité de Marilyn Monroe mais ne pouvant rien entreprendre puisqu’ils sont censés être de son sexe, reste impayable comme au premier jour.

Pour autant, il ne faudrait pas oublier le tueur névrotique de l’Étrangleur de Boston, de Richard Fleischer, et les grands rôles en costumes, ceux de Spartacus et des Vikings étant sans doute les plus impressionnants. Mais, avec les années soixante-dix, les rôles susceptibles de lui convenir se font rares, le cinéma comportant de moins en moins de films de genre et son âge augmentant. Il se tourne alors vers la télévision. On se souvient en particulier de la série Amicalement vôtre, avec Roger Moore, où il était doublé par la voix française de Michel Roux. On l’a vu aussi dans les séries McCoy et Vegas. Et maintenant il est mort. Personne n’est parfait.

QUELQUES FILMS :

1950 : Winchester 73, d’Anthony Mann.

1953 : Houdini le grand magicien, de George Marshall.

1956 : Trapèze, de Carol Reed.

1957 : l’Extravagant Monsieur Cory, de Blake Edwards.

1957 : le Grand Chantage, d’Alexander Mackendrick.

1958 : les Vikings, 
de Richard Fleischer.

1959 : Certains l’aiment chaud, de Billy Wilder.

1959 : Opération jupons, 
de Blake Edwards.

1960 : Spartacus, 
de Stanley Kubrick.

1962 : Tarass Bulba, 
de J. Lee Thompson.

1963 : le Dernier de la liste, de John Huston.

1964 : Au revoir Charlie, 
de Vincente Minnelli.

1968 : Rosemary’s Baby, 
de Roman Polanski.

1968 : l’Étrangleur de Boston, de Richard Fleischer.

1971 : Amicalement vôtre (TV).

J. R.

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 13:05
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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 11:33

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 12:20

 

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 20:45
  • PhilippeVal_carricature.jpg
  • Psychodrame dans la Drôme ! Didier Porte vient jouer son spectacle dans la cité où Philippe Val possède une résidence secondaire. Et Val s’en est ému.
  • Dans quelques jours, France-Inter fera sa rentrée, dans une ambiance sereine.
  • Avant l’été, Philippe Val, le directeur de la station, et Jean-Luc Hees, le patron de Radio France, s’étaient séparés de deux humoristes trop politiques : Didier Porte et Stéphane Guillon. Ce qui, allez savoir pourquoi, en avaient irrité certains.
  • Après tant de tourments, Philippe Val s’est accordé un repos, bien mérité ! Il profite en ce moment des plaisirs estivaux dans sa maison à Dieulefit, dans la Drôme.
  • Dieulefit, c’est une charmante bourgade provençale de 3202 habitants, située « au cœur de montagnes verdoyantes ». On y trouve un marché les vendredis, des foires et un festival de chant.
  • Et puis, de temps à autre, des spectacles d’humoristes.
  • Or, ce jeudi soir, Didier Porte présente son spectacle, « Didier Porte aime les gens » au cinéma de Dieulefit. Près de 600 personnes ont déjà retenu leur place. Nul doute que Philippe Val viendra l’applaudir ! Lui qui, en 2006, du temps où il était encore chansonnier, avait fait son show au même endroit. Sur des cartons de promotion, il était alors présenté comme le « rédacteur en chef de Charlie Hebdo », ayant « le goût du risque, l’amour des femmes et une poésie humoristique qui fait grincer les dents ». Enfin un portrait ressemblant !
  • Ce jeudi soir, donc, Philippe Val l’amoureux de la poésie humoristique, aurait pu déguster en live les bons mots de Didier Porte dont il a privé son antenne.
  • Il n’en sera rien. Car quand Val a appris la venue de l’humoriste dans son fief, plutôt que de prendre sa réservation, il s’est dépêché d’organiser un repas avec madame le maire de Dieulefit, Christine Priotto – qu’il connaît bien –, pour se plaindre : « Pourquoi avoir laissé Porte venir ici ? On ne peut pas être en vacances tranquille ? » l’aurait-il interpellée, en substance.
  • Cette intervention de Philippe Val a suscité des interrogations : « Il a peur que les spectateurs viennent crier sous ses fenêtres ! », s’est exclamé Claude Martin, l’organisateur du festival, également adjoint au maire de Dieulefit. « Il doit penser que les spectateurs vont le prendre à partie comme le fut un autre ami de Nicolas Sarkozy, Christian Clavier, par quelques agités Corses », sourit Didier Porte. Résultat ? « On va peut-être protéger davantage Monsieur Val que Monsieur Tartempion ! », s’indigne Claude Martin.
  • Et qu’en pense madame le maire ? Elle restait pour l’heure injoignable. On peut deviner son embarras, Val étant un des "notables" de Dieulefit.
  • Didier Porte, lui, rigole doucement : « Quand j’ai vu que j’étais invité à ce festival de Dieulefit, ça m’a fait marrer, je me suis dit : je vais y aller, pour emmerder Val ». A chacun ses devoirs de vacances.
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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 01:15

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