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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 17:17

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 20:24

arton21033-fd7a0-copie-1.jpgAu XXIème siècle, la propagande vieille de plus de 200 ans qui dit que le peuple étasunien contrôle son gouvernement a été complètement pulvérisée. Les deux régimes de Bush et d’Obama ont rendu parfaitement clair que ce peuple n’a aucune influence, encore moins de contrôle, sur le gouvernement. Pour ce qui est de Washington, le peuple n’est rien d’autre que fétus de paille dans le vent.

Les sondages récents montrent que 65% de la population étasunienne est opposée à une intervention en Syrie. Malgré cette claire indication de la volonté du peuple, le régime Obama pousse sa propagande pour plus d’armement des mercenaires de Washington envoyés en Syrie pour renverser le gouvernement séculier syrien et pour établir une “zone d’exclusion aérienne” au dessus de la Syrie qui, si nous nous fions à l’exemple libyen, veut dire des attaques de l’aviation étasunienne ou de l’OTAN sur l’armée syrienne au sol, servant ainsi de force d’appui aérien pour les mercenaires importés de Washington, nommés par doux euphémisme “les rebelles syriens”.

Washington a récemment déclaré que la “ligne rouge” qui provoquerait une action des EU serait que le gouvernement d’Assad utilise des armes chimiques de destruction massive contre les mercenaires de Washington. Une fois cette annonce faite, tout ceux ayant encore un cerveau, ont immédiatement su que Washington allait fabriquer de faux rapports de renseignement disant qu’Assad avait utilisé des armes chimiques, tout comme Washington avait présenté aux Nations-Unies le mensonge intentionnel, via le ministre des affaires étrangères de l’époque Colin Powell, selon lequel Saddam Hussein en Irak avait des armes de destruction massive. Vous rappelez-vous l’image utilisée par la conseillère à la sécurité Condoleeza Rice du “champignon au dessus des villes étasuniennes” ? Les mensonges propagandistes étaient à l’ordre du jour de Washington.

Et ils le sont toujours. Maintenant Washington a fabriqué de fausses preuves et le président obama a annoncé sans sourciller que la Syrie d’Al-Assad avait utilisé du gaz sarin en plusieurs occasions et qu’entre 100 et 150 personnes “de son propre peuple”, doux euphémisme pour les mercenaires soutenus par les États-Unis, avaient été tuées par l’arme de destruction massive.

Pensez-y une minute. Aussi malencontreuse que soit la mort due à la guerre, est-ce que la mort de 100-150 personnes est une “destruction massive” ? D’après des estimations très prudentes, l’invasion de la Syrie par des mercenaires à la solde des États-Unis, a coûté environ 93 000 vies. Ces 150 vies représentent donc 0,0016 d’entre elles.

En d’autres termes : 92 850 vies perdues n’ont pas franchi la “ligne rouge”, mais ces 150 supposées là.. oui…

Oui je sais… La position de Washington n’a aucun sens. Mais a-t-elle jamais eu un sens ?

Poussons le bouchon un peu plus loin. Assad sait au sujet de la “ligne rouge” de Washington. Ceci a été rabâché encore et toujours plus afin de marteler dans les esprits du public étasunien distrait qu’il y avait une raison véritable et valide d’attaquer la Syrie. Pourquoi donc Assad utiliserait-il des armes de destruction massive prohibées pour tuer quelques 150 mercenaires alors que son armée balaie ces mercenaires étasuniens sans l’utilisation de gaz et alors qu’Assad sait très bien que l’utilisation d’une telle arme amènerait l’armée américaine contre lui ?

Comme le gouvernement russe l’a clairement exprimé, les accusations de Washington ne sont pas crédibles. Aucune personne informée ne peut y croire. Pas de doute, quelques Étasuniens portant leur patriotisme à fleur de peau seront convaincus du dernier mensonge de Washington, mais personne d’autre dans le monde ne le sera. Même les marionnettes de l’OTAN alliées de Washington, appelant à une attaque de la Syrie, savent que la justification de celle-ci est un mensonge. Pour les marionnettes de l’OTAN, l’argent de Washington dépasse leur intégrité, qualité qui rapporte peu.

Les Russes savent très certainement que Washington ment. Le ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a déclaré : “Le gouvernement Assad, comme l’opposition le dit ouvertement, a obtenu de grands succès militaires sur le terrain. Le régime Assad n’est pas le dos au mur. Quel sens cela a-t-il pour lui d’utiliser des armes chimiques, de surcroi en si petite quantité.”

Lavrov est une personne relativement civilisée dans le rôle du diplomate principal russe. Mais d’autres officiels russes peuvent être plus acerbes dans leur réfutation des derniers mensonges flagrants de Washington. Youri Ouchakov, aide du président Poutine a déclaré : “Les Étasuniens ont essayé de nous présenter des informations sur l’utilisation d’armes chimiques par le régime du président Al-Assad, mais franchement nous avons pensé que tout cela n’était pas convaincant. Nous ne voudrions pas invoquer le tristement célèbre mensonge de Colin Powell (à l’ONU, expliquant l’existence des ADM irakiennes), mais les faits ne paraissent pas convaincants à nos yeux.” Alexeï Pouchkov, le président du comité des affaires étrangères de la Douma (parlement russe) a lui coupé court : “Les données concernant l’utilisation par Assad d’armes chimiques sont fabriquées par la même entreprise qui avait fabriquée les mensonges à propos des ADM de Saddam Hussein. Obama marche sur le chemin de George W. Bush.”

Ici aux États-Unis, personne ne tiendrait une telle ligne de parole et de pensée au sein de la “ pressetituée ” [jeu de mot sur press et prostituée].

Le double langage orwellien est dorénavant le langage du gouvernement des États-Unis. Le ministre des affaires étrangères John Kerry a, d’un côté, condamné Assad pour avoir torpillé “les discussions de paix”, tandis que les États-Unis arment de l’autre côté les mercenaires en Syrie.

Le double-langage de Washington est maintenant évident pour tout le monde. Non seulement Assad, mais aussi les Russes, les Chinois, les Iraniens et tous les États marionnettes à la solde des États-Unis incluant les nations de l’OTAN et le Japon, sont parfaitement au courant que Washington est en train de mentir une fois de plus comme un arracheur de dents. Les Russes, les Chinois et les Iraniens essaient d’éviter la confrontation avec Washington, car la guerre avec les armes modernes nucléaires voudrait dire la destruction de toute vie sur terre. Ce qui est stupéfiant, c’est que malgré le lavage de cerveaux s’opérant 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 par les prostituées, une grande majorité de la population américaine est opposée à la guerre d’obama en Syrie.

Ceci est une bonne nouvelle. Cela veut dire que plus d’Américains développent une capacité de penser indépendamment des mensonges dont Washington les gave quotidiennement.

Ce que les nazis néo-conservateurs, les régimes Bush/Obama assistés de leur “ pressetituée ” ont clairement exprimé, c’est que Washington va pousser l’agenda de son hégémonie mondiale jusqu’au point de commencer la Troisième Guerre mondiale, ce qui veut bien sûr dire, la fin de la vie sur terre.

La Russie et la Chine, chacune ayant la capacité de détruire les États-Unis, ont appris que le gouvernement étasunien ment et ne peut en aucun cas être cru, ceci impliquant un niveau de confiance zéro. La politique de “L’exclusion aérienne” au dessus de la Libye avec laquelle les Russes et les Chinois avaient été d’accords, s’est transformée en une attaque aérienne de l’OTAN sur l’armée libyenne de façon à ce que les mercenaires de la CIA au sol puissent l’emporter.

La Russie et la Chine, ayant retenu la leçon, protestent contre l’attaque de Washington contre la Syrie, attaque qualifiée par Washington de “guerre civile”. Si la Syrie tombe, la Russie et la Chine savent que l’Iran est le prochain pays sur la liste.

L’Iran est une partie sensible pour la Russie et pour la Chine. L’Iran représente plus de 20% de ses importations énergétiques. Les gouvernements russe et chinois savent également que si l’Iran tombe, alors tous deux sont les suivants sur la liste. On ne saurait expliquer autrement pourquoi Washington encercle la Russie avec des bases de missiles et la Chine avec des bases navales et aériennes.

La Russie et la Chine se préparent toutes deux à une guerre qu’elles perçoivent comme inévitable. La folle poussée, la démence de Washington vers une hégémonie mondiale est en train d’amener les citoyens américains insouciants contre deux pays qui ont une capacité thermo-nucléaire et dont les populations combinées représentent cinq fois la population étasunienne. Dans un tel conflit… tout le monde meurt.

Considérant l’insanité avérée des gouvernants de Washington, si la vie humaine existe toujours au delà de l’année 2020, ce sera un vrai miracle. Tous les soucis au sujet du Medicare, de la sécurité sociale, des retraites etc. n’ont plus aucun sens, ni intérêt.

Il n’y aura plus personne pour toucher la moindre prestation...

 

Paul Craig Roberts

 

Addendum : Si le rapport de RT ci-dessous est correct, il paraît évident que les imbéciles ignorants et malfaisants de Washington emmènent le monde vers la 3ème guerre mondiale. http://rt.com/news/iran-troop-deployment-syria-782/

Addendum : La Russie dit qu’elle ne permettra pas de “zone d’exclusion aérienne” au-dessus de la Syrie.

http://www.informationclearinghouse.info/article35318.htm

Addendum : Une fois de plus, Washington démontre qu’il est l’endroit des plus gros idiots sur terre

http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/iran-to-send-4000-...

 Traduit de l’anglais par Résistance 71 

url de l’article original :

http://www.paulcraigroberts.org/2013/06/17/washington-is-insane-paul-c...

http://resistance71.wordpress.com/2013/06/18/resistance-politique-le-d...

URL de cet article 21033
http://www.legrandsoir.info/le-double-jeu-et-l-insanite-de-washington-menent-le-monde-a-la-3eme-guerre-mondiale.html
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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 20:11

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http://blog.mondediplo.net/2013-06-25-Equateur-vers-la-fin-de-la-politique-de-l-amnesie

 

En mai 2007, quatre mois après être devenu président de l’Equateur et alors que personne ne s’y attendait, M. Rafael Correa annonça la création d’une Commission de la vérité. L’objectif ? « Enquêter, éclaircir et empêcher l’impunité dans les faits violents et les violations des droits humains attribués à des agents de l’Etat », particulièrement au cours de la période 1984-1988, durant le gouvernement de León Febres Cordero. La plupart des Equatoriens se souvenaient à peine de ces années ténébreuses. A l’échelle internationale, la création de la commission ne reçut que peu d’attention. Mais, à l’intérieur du pays, la droite et les secteurs proches des organismes de sécurité ont protesté : pour la première fois, la politique de l’amnésie se trouvait menacée.

Febres Cordero a gouverné l’Equateur d’une main de fer et le revolver à la ceinture, comme s’il se trouvait dans l’une des nombreuses haciendas dont il était propriétaire. Encouragé par son grand ami, le président américain Ronald Reagan, il imposa le programme néolibéral que le Fonds monétaire international (FMI) lui suggérait dès son arrivée au gouvernement. Conscient de la possibilité d’une réaction populaire, il prit prétexte de l’émergence de guérillas (peu puissantes) dans le pays pour lancer les services de sécurité dans une escalade répressive sans précédent. Toute personne ou organisation dont les actions pouvaient être vaguement assimilées à celles d’opposants politiques étaient visées, dans la lignée de la stratégie de guerre contre « l’ennemi intérieur » dictée par la Doctrine de la sécurité nationale américaine dans les années 1960. En Equateur, on évoqua très vite la recette des trois « B » : des billets pour les amis ; des bâtons pour les indécis ; des balles pour les ennemis.

Après trois années d’enquêtes, le 7 mai 2010, la Commission a remis son rapport au Président Correa [1]. On y trouvait le récit de 831 violations des droits humains ayant concerné 456 victimes, ainsi que les noms des principaux officiers responsables de tortures, de viols, d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions et d’assassinats. Même si ces pratiques se sont poursuivies avec les gouvernements suivants, 70 % des crimes cités ont été commis durant le mandat de Febres Cordero.

Le rapport « révèle » un secret de polichinelle : au cours de cette période, un groupe clandestin a été chargé des « sales besognes ». Il était installé au sein même du Service d’enquête criminelle, la police secrète, et portait le nom de SIC-10. Jusqu’ici, son existence a toujours été niée par les services de sécurité et les responsables politiques de droite. Mme Elsie Monge, présidente de la Commission œcuménique des droits humains (CEDHU) et à la tête de la Commission de la vérité, a néanmoins déclaré : « Même si certains nient l’existence de cette entité, la réalité démontre qu’elle a semé la terreur partout. C’était le système le plus répressif qu’on ait connu. [2] »

Au nom de l’Etat, le président Correa a demandé pardon à l’ensemble des victimes. Presque trois ans plus tard, en février 2013, tandis que beaucoup doutaient que les responsables seraient un jour punis, le procureur général Galo Chiriboga a ordonné la saisie de quelque 150 000 pages conservées dans les caves de la Police judiciaire. Puis, le 5 juin, il a publiquement annoncé : « Nous avons les noms des membres d’origine du SIC-10. » Il promettait de surcroît que les personnes impliquées dans 136 affaires de violations des droits humains, en plus de 456 assassinats politiques, seraient mises en accusation.

Grâce au témoignage isolé des victimes — dont l’auteur de cet article  [3] —, on a appris que, depuis 1985, il existait un appareil clandestin de répression et qu’il fonctionnait en coordination avec les forces armées et les forces de police, ainsi qu’avec Interpol et de nombreux gouvernements étrangers (Colombie, Chili, Pérou, Panama, Costa Rica, Etats-Unis et Espagne). Il s’agissait donc d’une copie de ce qu’avait été le Plan Condor instauré dans le Cône sud et dirigé par le général chilien Augusto Pinochet avec le soutien de Washington. Pourtant, jusque-là, aucune autorité équatorienne n’avait mené l’enquête.

Les investigations conduites par le journaliste Rolando Panchana, à la fin des années 1990, ont confirmé une partie de ces informations. Elles ont permis de conclure que le SIC-10 avait été expressément créé sur l’ordre du président Febres Cordero et qu’il dépendait directement du ministre de l’intérieur de l’époque, Luis Robles Plaza.

Même si la Commission de la vérité n’a pas eu accès à une bonne partie des archives des services de sécurité et si tous les officiers impliqués n’ont pas accepté de s’exprimer sur le sujet, les résultats obtenus confirment ce que certains s’obstinaient à nier. Mais si les déclarations du procureur général ont mit un terme au déni, la plupart des médias équatoriens se sont contentés d’une information superficielle.

Le procureur général a du reconnaître que ses demandes d’explications dans les hautes sphères de la police nationale n’avaient pas abouti : « La réponse a été le silence et dans le cas du SIC-10 le silence et la négation des faits. [4]  »

Certains membres du SIC-10 sont morts. Les principaux responsables politiques également : Febres Cordero et Robles Plaza. Nombre d’entre eux sont à la retraite, y compris les principaux chefs des opérations, mais ils continuent de disposer du soutien politique de la droite et de secteurs des forces armées et des services de police, car ils ont réussi à gravir les échelons de leurs hiérarchies. Par exemple, M. Byron Paredes a été nommé colonel (et emprisonné pour trafic de drogue) ; M. Fausto Flores est désormais colonel et chef de la lutte contre le trafic de drogue dans une province d’Equateur ; M. Enrique Amado Ojeda, chef du SIC-10 dans la province du Pichincha, a atteint le grade de général de la police ; M. Edgar Vaca, chef national du SIC-10, est devenue commandant général de la police ; M. Mario Pazmiño a été nommé directeur des renseignements de l’armée, jusqu’à sa destitution par le président Correa, notamment en raison de sa proximité avec la CIA [5].

La Commission de la vérité montre clairement que le SIC-10 avait été mis en place « dans le style paramilitaire israélien » (mis au point pour combattre la résistance palestinienne). Un ancien membre du SIC-10 raconte d’ailleurs que d’anciens officiers du Mossad ont enseigné certaines techniques de torture aux officiers équatoriens : « Ces cours d’entraînement ont transformé le personnel en machine à exterminer les gens. » Et encore : « La cruauté [des Israéliens] avait atteint un tel point, que pour les exercices pratiques ils utilisaient comme cobayes des êtres humains qui avaient été arrêtés, (...) on nous ordonnait d’élever des petits animaux domestiques (des chiens), et au bout de quelques mois, on nous obligeait à les tuer, comme preuve de loyauté ; il fallait qu’on leur ouvre l’estomac avec un poignard et qu’on extraie de leur corps n’importe quel organe avec notre bouche. (...) On utilisait aussi des silhouettes de bois ou de carton portant les noms de nos mères, et on devait leur tirer dessus. [6] »

La balle se trouve désormais dans le camp des tribunaux. Lors de la remise du rapport de la Commission de la vérité, le président Correa a affirmé : « Les actes violents sont imprescriptibles et ne sont pas susceptibles de faire l’objet de remises de peine ni d’amnisties, pour construire une société dont le drapeau de lutte contre l’impunité permettra à l’Equateur d’être un territoire de paix.  [7 »

Auteur de Tais-toi et respire. Torture, prison et bras d’honneur, Bruno Leprince Editions, Paris, mars 2013.

Notes

[1] « Sin verdad, no hay justicia », Rapport de la Commission de la vérité, Quito, mai 2010.

[2] Elsie Monge, « En archivos de policia judicial consta listado de integrantes del SIC-10 », Quito, 07 juin 2013.

[3] Lire son témoignage : Tais-toi et respire. Torture, prison et bras d’honneur, Bruno Leprince Editions, Paris, mars 2013.

[4] « Respuesta policial ha sido el silencio en el caso SIC-10 », El Telégrafo, Quito, 13 juin 2013.

[5] « Pazmiño, uno de los “cercanos” a LFC, CIA y DAS », El Telégrafo, Quito, 8 juin 2012.

[6] Hugo España Torres, El testigo, Ediciones Abya-Yala, Quito, 1996.

[7] « Crímenes de lesa humanidad son imprescriptibles, advierte el Gobierno », ANDES, Quito, 08 mai 2010.

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 20:04

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 20:00

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http://blog.mondediplo.net/2013-06-25-Vers-une-intervention-de-l-armee-en-Egypte

 

 

Alors qu’approche le 30 juin, date anniversaire de l’entrée en fonction du président Mohammed Morsi, le premier civil élu démocratiquement chef de l’Etat égyptien, les présages d’affrontements s’accumulent. Certains annoncent des accrochages sanglants lors des manifestations prévues par l’opposition pour demander la démissions de Morsi en ce jour anniversaire. Les rumeurs les plus folles circulent, les armes aussi.


Dans ce contexte troublé, on évoque à nouveau l’intervention de l’armée. Dans un discours, le ministre de la défense, le général Abdel Fattah Al Sissi, a déclaré que « les forces armées ne resteront pas silencieuses face à la spirale qui entraîne le pays dans un conflit incontrôlable ». Après avoir appelé à la fin des divisions, il a prôné une entente entre toutes les forces politiques avant le 30 juin. Mettant l’accent sur les relations « éternelles » entre les forces armées et le peuple, le ministre a expliqué « que ceux qui se croient capables de contourner ou d’affecter cette relation ont tort ». La mission des forces armées est « de protéger la volonté populaire (...) nous ne pouvons garder le silence face à l’intimidation des Egyptiens » (lire Al-Masri Al-Youm et « Egyptian General Warns Against Violence as Anniversary Approaches », New York Times, 23 juin).


Rappelons que c’est en août 2012 que le président Morsi avait nommé Sissi au ministère de la défense, décapitant ainsi le Conseil suprême des forces armées(CSFA).


Le lendemain des déclarations du général Sissi, le porte-parole de la présidence Ihab Fahmy a indiqué que le rôle de l’armée est de protéger les frontières et les institutions vitales de l’Etat et qu’elle n’a pas de vocation politique. « Nous avons un président dirigeant le pays d’une manière démocratique et nous ne pouvons imaginer le retour de l’armée. » (« Egypt’s presidency : Military won’t step in », Ahram online, 24 juin).


Les partisans de l’ancien régime n’ont jamais caché leurs volonté de voir l’armée intervenir, d’autant qu’elle a connu très peu de bouleversements depuis la révolution. Plus étranges sont les propos de Hamdin Sabbahi, arrivé en troisième position au premier tour de l’élection présidentielle de mai 2012, et qui déclare que « ceux qui ont crié à bas le pouvoir militaire ont fait un tort à la révolution » (« “Down with military rule” chant harmed revolution : Egypt’s Hamdeen Sabbahi », Ahram online, 24 juin).


C’est oublier un peu vite le bilan désastreux du CSFA, qui a dirigé le pays pendant près de dix-huit mois après la chute du président Hosni Moubarak en février 2011. Non seulement il porte une lourde responsabilité dans cette transition sans fin (il a fait adopter, avec l’aide des Frères musulmans, une feuille de route de la transition qui a conduit à l’impasse actuelle) mais, contrairement à ce que certains veulent faire croire, il a joué un rôle actif dans la répression violente des manifestations avant et après la chute de Moubarak.


Le quotidien britannique The Guardian a publié le 10 avril 2013 le rapport accablant d’une commission indépendante remis au président Morsi en janvier 2013 et que celui-ci a gardé sous le coude (« Egypt’s army took part in torture and killings during revolution, report shows », 10 avril 2013). Il éclaire la manière dont l’armée a agi durant les semaines révolutionnaires, participant directement à la répression, torturant, faisant disparaître des jeunes dont on est toujours sans nouvelle. L’armée qui reviendrait demain au pouvoir n’est pas différente, n’agirait pas autrement.


L’Egypte est en crise. Les Frères musulmans et M. Morsi ont été incapables d’engager les réformes nécessaires et d’établir un dialogue national ; l’opposition s’est alliée aux restes de l’ancien régime et a refusé aussi tout dialogue significatif avec le pouvoir. Enfin, les jeunes de la révolution, qui représentent une force non négligeable (plus importante que le Front de salut national qui regroupe l’opposition traditionnelle) si on en croit les sondages (« After Tahrir : New Poll Findings from Egypt », Zobby Research Services, juin 2013), n’ont pas été capable de transformer politiquement son influence. Les jours qui viennent risquent d’être décisifs pour l’avenir du pays.

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 19:24
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La coalition au pouvoir vient de remporter haut la main la majorité à l’assemblée de la capitale, or le vote des 13 millions de Tokyoïtes est supposé être annonciateur du scrutin sénatorial, prévu en juillet.
Le Parti libéral démocrate (PLD) du Premier ministre conservateur Shinzo Abe a largement remporté les élections de l’assemblée municipale de Tokyo ce dimanche 23 juin.

"Le PLD a obtenu à lui seul 59 sièges sur 127 et, associé au Nouveau Komeito [NK, centre droit], son principal allié avec lequel il forme la coalition au pouvoir, il a remporté une majorité écrasante de 82 sièges. Tous les candidats des deux formations ont été élus à l’assemblée" relate l’Asahi Shimbun.

"Ce succès est dû à la popularité du gouvernement Abe, dont la campagne est essentiellement axée sur les mesures économiques visant à sortir de la récession", explique le Nihon Keizai Shimbun. Le Parti démocrate (PD, centre gauche) qui disposait jusqu’ici de 43 sièges, n’a réussi à garder que 15 sièges.

C’est le Parti communiste qui a essentiellement recueilli le vote anti-PLD lors de ces dernières élections, en remportant 17 sièges. Les résultats de ces dernières élections pourraient annoncer le résultat des sénatoriales du 21 juillet. Mais les avis sont partagés : d’une part à cause du très faible taux de participation, d’autre part parce que l’important scrutin sénatorial prévu pour le mois prochain dépendra vraisemblablement du plan de relance du gouvernement Abe.
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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 17:47

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 Moubarak est le père de tous les Egyptiens » - Mohamad Badie guide suprême des Frères musulmans (1).

 


Depuis l’arrivée de Mohamed Morsi au pouvoir en juin 2012 (2), la résistance aux Frères musulmans et aux salafistes leurs alliés se poursuit et s’amplifie. La police et les milices des Frères ne font désormais plus peur aux contestataires. Grèves, manifestations pacifiques et affrontements violents se produisent régulièrement un peu partout en Égypte. Les manifestants accusent les Frères musulmans d’avoir confisqué et trahi la révolution qu’ils n’ont, par ailleurs, jamais vraiment acceptée. Rappelons pour mémoire que la Confrérie a refusé de participer à la grande manifestation populaire du 25 janvier 2011 qui a forcé Moubarak, dix huit jours après, à quitter le pouvoir le 11 février. Entre la population et le régime, la rupture est totale. Les masses opprimées égyptiennes se sont vite rendues compte que ni l’armée, ni les Frères musulmans ne servent leurs intérêts. Bien au contraire, ces deux pouvoirs, comme celui de Moubarak et de Sadate, sont au service des classes possédantes égyptiennes et de l’impérialisme américain. En Égypte, le processus révolutionnaire est loin d’être terminé(3).

En quelques mois seulement, trois secrétaires d’État américains se sont rendus en Égypte pour apporter leur soutien à Morsi alors que celui-ci est contesté dans tout le pays (4). En mai 2013, l’Administration de Barack Obama a reconduit discrètement l’aide militaire à l’Égypte (1,3 milliard de dollars). Cette « aide » revêt aujourd’hui une importance particulière. Les américains savent que le rôle politique des militaires est déterminant. L’armée égyptienne reste pour eux le moyen le plus sûr pour sauvegarder leurs intérêts ainsi que ceux d’Israël. Rappelons que le montant de cette « aide » a nettement augmenté depuis la signature du traité de paix avec Israël en 1979 concédé par Sadate et non remis en cause par les Frères musulmans. De son côté, le Fonds monétaire international (FMI), bras financier de Washington, presse le pouvoir égyptien à accepter ses conditions comme, entre autres, la suppression des subventions aux produits de première nécessité en échange d’un prêt de 4,8 milliards de dollars. Le Qatar, satellite et sous-traitant des américains, ne cesse de déverser ses pétrodollars sur le régime des Frères pour le sauver de la colère populaire (5). L’Union Européenne n’est pas avare non plus avec la Confrérie :« L’Union européenne et des institutions financières associées ont offert un montant de plus de cinq milliards d’euros, ou plus de 6,5 milliards de dollars, en dons, prêts à taux réduit et prêts pour la période 2012-2013 afin de soutenir la transition démocratique en Egypte » affirmait le président du Conseil européen Herman Van Rompuy (6). Tous les pays impérialistes petits et grands, d’une manière ouverte ou dissimulée déploient leurs efforts pour maintenir, vaille que vaille, au pouvoir un régime contesté par une grande partie de la population.

Les pays capitalistes qui ont brisé l’élan et la vitalité admirables des soulèvements populaires dans le monde arabe, soutiennent aujourd’hui par tous les moyens la confrérie des Frères musulmans ennemis du changement et du progrès. Les pays impérialistes menés par les États-Unis sont, dans une large mesure, responsables du maintien au pouvoir des tyrans arabes anciens et nouveaux. Leurs intérêts sont profondément incompatibles avec ceux des peuples de cette région du monde qui n’aspirent qu’à se débarrasser de ces despotes d’un autre âge. Chaque révolte, chaque soulèvement réellement populaire est, directement ou indirectement, réprimé dans le sang. Le cas de Bahreïn est exemplaire à cet égard (7). Mais Bahreïn n’est que l’arbre qui cache la forêt. Combien de révoltes ont été brisées en Arabie Saoudite (8), en Jordanie, au Yémen, à Oman, au Koweït etc.? Les premières révoltes populaires et pacifiques en Libye et en Syrie ont été transformées par l’intervention impérialiste en guerre civile. Des mercenaires et des forces obscurantistes ont été armés, entraînés, financés et soutenus médiatiquement par l’occident capitaliste pour renverser les régimes en place. Les Frères musulmans, qui soutiennent les « rebelles » syriens, viennent de rompre toute relation diplomatique avec Damas. Morsi a même appelé « la communauté internationale » à mettre en place une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie ! Leurs positions se confondent ainsi avec celles des États-Unis et de ses satellites locaux comme l’Arabie saoudite, le Qatar ou encore la Turquie.

Dans le cas de la Libye, il a fallu une intervention militaire directe de l’OTAN, bras armé de l’impérialisme, pour renverser le régime de Kadhafi. « L’intervention impérialiste en Libye a fait des dizaines de milliers de victimes innocentes. Elle a détruit l’essentiel de l’infrastructure économique du pays. Elle a brisé l’unité de la nation libyenne. L’impérialisme américain et son supplétif européen ont imposé au peuple libyen par la violence un pouvoir sans légitimité aucune, mais qui leur est totalement soumis » (9).

Le soulèvement populaire en Égypte, s’il a écarté Moubarak du pouvoir, n’a pas réussi à renverser son régime. Les Frères musulmans ont repris tel quel l’appareil répressif d’État et le font fonctionner pour leur propre compte afin de sauvegarder les intérêts des classes dominantes et de l’impérialisme américain leur protecteur. Les structures économiques, sociales et politiques sont, à quelques inflexions près, restées les mêmes. Le régime se régénère et se reproduit avec une rhétorique différente dans une situation différente. La tête de Morsi a remplacé celle de Moubarak au sommet de l’État. Le régime continue à fonctionner avec un discours différent mais avec les mêmes pratiques et les mêmes politiques économiques de classes : misères et exploitation pour l’immense majorité de la population avec des promesses d’un monde meilleur au Paradis, richesses et pouvoir ici-bas pour une petite minorité d’exploiteurs menée par les Frères musulmans.

Les dirigeants de la Confrérie qui nient en théorie la division de la société en classes et, partant, la lutte des classes, mènent pourtant une véritable politique économique au service d’une seule et même classe sociale, la bourgeoisie. Pour la Confrérie, « Les ouvriers ne sont qu’une masse infâme utile à leur propagande religieuse. Ils partagent ce mépris pour la classe ouvrière avec leurs alliés extrémistes, les Salafistes » (10).

Répartition des richesses, travail pour tous, justice sociale, droits des femmes, droits des minorités religieuses, lutte contre la corruption, démocratie, dignité etc., toutes ces revendications portées par le soulèvement populaire ont été effacées par le nouveau pouvoir et remplacées par des préoccupations plus libérales que théologique. Les préoccupations matérielles de classes l’emportent largement ici sur les considérations religieuses. Pour la bourgeoisie égyptienne, l’arrivée au pouvoir des Frères musulmans est une aubaine qui lui permet d’apaiser sa conscience tourmentée et assoiffée de profit. La Confrérie lui apporte une précieuse légitimation de l’exploitation et de la détention des richesses.

Les opprimés d’Égypte n’ont pas dit leur dernier mot. L’histoire leur a appris comment résister aux oppresseurs avant de les renverser. L’unité des travailleurs, des paysans pauvres et de tous les laissés-pour-compte est vitale pour affronter efficacement les nouveaux pharaons. Leur intérêt est de rendre la révolution permanente, jusqu’à éloigner du pouvoir les classes possédantes et leurs serviteurs, l’armée et les Frères musulmans.

Mohamed Belaali


(1) Mohamad Badie chef suprême des Frères musulmans http://hebdo.ahram.org.eg/NewsContent/0/10/124/2186/Fr%C3%A8res-musulmans-Les-hommescl%C3%A9s-.aspx

(2) Les mouvements de contestation appellent à une grande manifestation le 30 juin 2013 date anniversaire de la prise de pouvoir par Morsi.

Par ailleurs, Morsi vient de nommer 17 gouverneurs appartenant à la Confrérie, à l’armée et aux services de Sécurité. Le nouveau gouverneur de Louxor Adel al-Khayyat appartient, lui, au Parti de la construction et du développement, la branche politique du groupe Gamaa-Al- Islamiya qui a revendiqué en 1997 l’attaque sur un site pharaonique de la région de Louxor, qui avait fait selon les sources entre 62 et 68 morts principalement des touristes.

Les Frères musulmans poursuivent ainsi leur mainmise sur tous les rouages de l’État.

(3) A propos des débats sur la révolution égyptienne, voir (en arabe) Atef Said :« Le libéralisme impérialiste et la révolution égyptienne »

http://www.jadaliyya.com/pages/index/11333/

(4) Hillary Clinton le 21 novembre 2012, John Kerry le 2 mars 2013 et le secrétaired’Etat à la Défense, Chuck Hagel le 24 avril 2013

(5) http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5N0CX4KZ20130410

(6) http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE90C03C20130113

(7) http://www.belaali.com/article-l-intervention-saoudienne-a-bahrein-et-le-silence-complice-des-bourgeoisies-occidentales-69874090.html

(8) http://www.belaali.com/article-arabie-saoudite-le-silence-complice-des-bourgeoisies-occidentales-sur-les-revoltes-populaires-109557989.html

(9) http://www.belaali.com/article-la-libye-apres-l-intervention-imperialiste-108002868.html

(10) http://www.belaali.com/article-egypte-de-mohammed-ali-a-mohamed-morsi-un-combat-permanent-entre-le-passe-et-l-avenir-114107860.html

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 13:02
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Jeune Afrique
 http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-1297.html

11 février 1990, 16h15 heure locale. La démarche est hésitante mais le poing est tendu en signe de victoire. L’autre main, la gauche, se tient serrée dans celle de Winnie. Pendant de longues années, Madiba a été isolé sur l'aride bagne de Robben Island, îlot battu par les vents au large du Cap. Mais aujourd’hui, à 71 ans, il trouve enfin le repos et un peu de chaleur humaine.

Les premiers pas de Nelson Mandela hors de la prison de Paarl – son dernier lieu de détention - tiennent de l’apparition royale. Pour l’occasion, le plus célèbre prisonnier politique du monde a revêtu un élégant costume gris et laissé de côté l’habit traditionnel qu’il arborait lors du procès de Rivonia, en 1964, pour symboliser l’Afrique victime de l’injustice des Blancs.

A cette époque, il avait assuré lui-même sa défense et déployé tous ses talents d’orateur dans une plaidoirie contre l’apartheid et en faveur d'une nation multiraciale et réconciliée. Sa condamnation à vie pour « sabotage » et « complot révolutionnaire » fut sans appel. Puis, le pouvoir blanc a tenté de l’effacer des mémoires. Dans le système carcéral, Nelson Mandela n’était plus un homme, tout juste un matricule anonyme - le fameux 466/64.

Résistant même dans son isolement, il refusa la libération conditionnelle offerte par Pretoria en échange d’un renoncement solennel à la violence. Il avait radicalisé son combat en 1961 lorsqu’il avait fondé le MK (« Umkhonto we Sizwe », la lance de la nation), la branche armée de l’ANC (Congrès National Africain) dans un but « purement défensif contre la violence de l’apartheid ».

« Ouvrez les prisons de l’apartheid ! »

Vingt-sept ans plus tard, le jour de sa sortie, il ne renie pas ce choix. Le leader de l’ANC le dira depuis le balcon de l’hôtel de ville du Cap, qu’il rejoint après avoir emprunté l’autoroute entre Paarl et la capitale législative sud-africaine à bord d’un véhicule gris. Face à lui, sous une chaleur torride, des milliers de compatriotes retiennent fébrilement leur souffle et leurs larmes. « Ouvrez les prisons de l’apartheid !» lit-on sur les pancartes de ses partisans en liesse. Les cris « Liberté, liberté ! » et « Vive le président ! » résonnent dans une ambiance électrisée par le charisme du vieil homme. Sous les acclamations, « Madiba », comme on le surnomme, prend la parole et, d’une voix éraillée, se dit prêt à apporter une « contribution pacifique » aux problèmes du pays, pour peu que le pouvoir blanc « normalise la situation ».

Derrière son poste de télévision, le président Frederik De Klerk écoute les remerciements de Nelson Mandela. La veille, il a crée la surprise générale en annonçant sa libération, ainsi que la légalisation du principal parti d’opposition des Noirs, l’ANC. En succédant au président Botha en 1989, le chef de l’Etat avait hérité d’un pays sous le coup de sanctions internationales et entamé le démantèlement d’un système devenu de plus en plus répressif.

Etat d’urgence

Pour se protéger, le régime d'apartheid a interdit  l’ANC et le Parti communiste. La voie politique étant sans issue, l'ANC a eu recours à la lutte armée, cherchant à déstabiliser le régime. Dans les townships, la colère grondait. Ces tensions avaient abouti en 1986 à la mise en place de l’état d’urgence pour réprimer la révolte des Noirs. Le jour de sa libération, Nelson Mandela réitère son exigence de la levée immédiate de cet état d’urgence et de la libération de tous les prisonniers politiques.

Avec émotion, il fait part de son rêve de toujours, celui « d’une société libre et démocratique dans laquelle tous les êtres vivent ensemble en bonne entente et avec des chances égales ». Il espère « vivre assez longtemps pour voir cet idéal devenir réalité ». Quatre années plus tard, son souhait le plus cher se réalise : les premières élections libres se tiennent dans le pays. Il sera triomphalement élu président de la République et deviendra, plus que jamais, le symbole vivant de la lutte contre l’apartheid. Et de la libération des Noirs face aux oppresseurs blancs.

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:39

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:25

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