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Découvrez la playlist valentonrouge avec Francesca Solleville

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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:14

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http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/

 

L’histoire a parfois d’étranges rebondissements : le général rwandais Jean-Bosco Kazura a été nommé à la tête de la Minusa, la force onusienne qui se déploiera prochainement au Mali et devra, entre autres, assurer le bon déroulement des élections prévues pour juillet prochain. Le général rwandais, un militaire expérimenté, a déjà servi au Darfour sous les auspices de l’Union africaine, où le Rwanda a mis 4000 Casques bleus à la disposition des Nations unies.
La nomination de l’officier rwandais froisse le Tchad, un pays qui a, aux côtés des Français, consenti un effort de guerre important au Mali, au prix de 38 morts en opérations.
La nomination du général Kazuba réjouit par contre Kigali, qui y voit la récompense de son engagement croissant au sein des Nations unies, car en plus des troupes présentes au Soudan, des policiers rwandais contribuent à former la police haïtienne.
Au Mali, le général Kazura retrouvera aussi une « vieille connaissance », le général Grégoire de Saint Quentin, qui dirige la force française Serval. Les deux hommes seront obligés de collaborer alors qu’en 1994 tout les opposait : combattant de la première heure du Front patriotique rwandais, Jean-Bosco Kazura se trouvait aux côtés de Paul Kagame tandis que Grégoire de Saint Quentin, qui appartenait à l’époque à la coopération militaire française, résidait dans le camp Kanombe aux côtés de la garde présidentielle rwandaise qu’il avait pour mission de former…
Le témoignage du général de Saint Quentin revêt d’ailleurs une importance cruciale à propos de l’attentat contre l’avion du président Habyarimana le 6 avril 1994 : aux dires de témoins belges, c’est lui qui, quelques instants après le crash de l’avion, se précipita pour recueillir des fragments de l’appareil, et peut-être la boîte noire. Et surtout, résident à proximité du lieu où l’avion s’écrasa, il fut l’un des seuls à entendre clairement le bruit du lancement des missiles et celui de leur impact sur l’appareil. Ce qui lui valut d’être interrogé par le juge français Trevidic, qui a repris l’enquête sur l’attentat contre l’avion.
S’il devait leur arriver de bivouaquer ensemble dans le désert malien, le général Kazura et le général Trevidic auraient sans doute bien des choses à se raconter…

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 11:44

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http://blog.mondediplo.net/2013-06-16-Iran-un-echec-pour-le-Guide-et-pour-la-presse

 

 

Avec 18 613 329 voix, soit plus de 50 % des suffrages exprimés, Hassan Rohani a été élu président de la République islamique dès le premier tour. Selon les chiffres officiels, la participation a été de 72,7 % et le candidat arrivé en deuxième position, Mohammad Baqer Qalibaf, le maire de Téhéran, n’a recueilli que 6 077 292 voix.


En élisant le candidat qui avait pris le plus de distance avec le système, les électeurs ont infligé un camouflet au Guide Ali Khamenei — sinon au régime. Les éléments conservateurs en ont pris acte. Tabnak, une agence de presse proche de ceux-ci, titre, le 15 juin, sur « une nécessaire défaite pour les “principalistes” » — c’est ainsi qu’est désigné le camp conservateur. Et d’écrire : « Les “principalistes” doivent comprendre qu’ils ont des comptes à rendre. Ils doivent savoir que l’ère durant laquelle ils monopolisaient les médias est terminée. »

Les électeurs ont aussi infligé un camouflet à la presse occidentale. Que n’avait-on entendu sur l’élection présidentielle ? Elle était jouée d’avance ; les électeurs ne se déplaceraient pas ; le régime avait bloqué toute possibilité de changement ; le Guide décidait de tout. Mais l’homme le plus proche de ce dernier, Said Jalili, n’a obtenu que 4 168 946 voix, arrivant en troisième position avec à peine plus de 11 % des suffrages. Depuis longtemps, ces médias occidentaux ont cessé de s’intéresser au pays réel, à sa vie politique et sociale, pour n’en retenir que des caricatures.

Même le débat sur le nucléaire entre les différents candidats, pourtant vif, n’a pas retenu une vraie attention. Oui, on débat en Iran, comme le confirment les critiques de Ali Akbar Velayati, un ancien ministre des affaires étrangères — proche lui aussi de Khamenei — qui a dénoncé la rigidité de Said Jalili sur la question nucléaire.


Bien sûr, ce débat se déroule dans un cadre étroit, en témoigne le refus d’accepter les candidatures à la présidence de certains prétendants, comme Hachemi Rafsandjani, ou comme celui soutenu par le président Mahmoud Ahmadinejad, Esfandiar Rahim Mashaie. Bien sûr, nombre d’opposants sont en prison et l’Iran est loin d’être un modèle de démocratie. Mais imagine-t-on une élection chez « notre » allié saoudien ? Imagine-t-on une élection chez « notre » allié jordanien, dont les résultats ne seraient pas connus d’avance ?


Sur les premières leçons de ce scrutin, on lira le toujours pertinent Juan Cole, « An Outbreak of Reasonableness in Tehran : Top Ten Conclusions from Iran’s Early Election Returns » (Informed comment, 15 juin). Lequel souligne la forte participation électorale, la défaite de Said Jalili, et les déclarations du nouvel élu sur le mouvement vert :

« J’étais conseiller à la sécurité nationale de l’Iran pendant seize ans, durant les administrations Rafsandjani et Khatami. Par conséquent, je sais comment faire face à des questions délicates. Si je suis élu, je ferai de mon mieux pour obtenir la libération de ceux qui ont été incarcérés à la suite des événements regrettables de 2009. Je sais que les pouvoirs constitutionnels du président en Iran ne s’étendent pas aux domaines qui sont en dehors de l’exécutif. Cependant, je suis tout à fait optimiste sur le fait de pouvoir rassembler, d’aller vers un nécessaire consensus national pour améliorer la situation actuelle de Moussavi et Karoubi [les deux dirigeants du mouvement vert assignés à résidence]. »


Dans le domaine de la politique étrangère aussi, Juan Cole reproduit cette déclaration de Rohani :

« La relation Iran-Etats-Unis est une question complexe et difficile. Une histoire amère, pleine de méfiance et d’animosité, sous-tend cette relation. C’est devenu une plaie chronique dont la guérison est difficile mais possible, à condition que règnent la bonne foi et le respect mutuel. (...) En tant que modéré, j’ai un plan par étapes pour désamorcer l’hostilité et ramener les choses à un état de tension gérable, et ensuite m’engager dans la promotion de l’interaction et du dialogue entre les deux peuples pour obtenir une détente, et enfin atteindre ce point de respect mutuel que les deux peuples méritent. »


Le rôle du président dans le domaine de la politique étrangère n’est pas négligeable, et l’ancien président Khatami avait d’ailleurs permis une ouverture sur la question nucléaire — à l’époque où la France et l’Union européenne n’étaient pas purement et simplement alignées sur les Etats-Unis —, et avait aussi normalisé ses relations avec les pays du Golfe. Comme l’explique Trita Parsi, « Iran’s election is neither free nor fair — but its outcome matters » (« Les élections en Iran ne sont ni libres ni équitables, mais leur résultat compte », The Globe and Mail, 13 juin) :

« Il ne s’agit pas seulement de Rohani, mais aussi du personnel qui va l’accompagner dans le gouvernement, remplir les principaux ministères et institutions et reconfigurer les conditions de prise de décision du régime. Quand Mahmoud Ahmadinejad est arrivé au pouvoir, en quelques mois il a mis à la retraite quatre-vingt des ambassadeurs les plus expérimentés et des personnalités parmi les plus qualifiées en politique étrangère. Beaucoup d’entre eux étaient pragmatiques et compétents et ont joué un rôle-clef dans les décisions les plus conciliantes de l’Iran, comme la collaboration avec les Etats-Unis en Afghanistan et la suspension de l’enrichissement [de l’uranium] en 2004. Ils ont été remplacés par des idéologues inexpérimentés mais fidèles à Ahmadinejad. Un renversement de cette tendance peut se révéler très précieux.


Ensuite, Rohani et son entourage ont une vision du monde différente de celle de M. Ahmadinejad et du Guide suprême. Bien qu’encore soupçonneuse et méfiante à l’égard de l’Occident, et décidée à obtenir gain de cause sur la question nucléaire, l’élite associée à Rohani ne voit pas le monde de manière manichéenne. Le monde extérieur peut être considéré comme hostile, mais des intérêts communs peuvent encore être trouvés avec lui. La collaboration est encore possible. Plutôt que d’insister sur l’idéologie et sur la résistance, cette élite se targue d’être pragmatique et intéressée d’abord par les résultats (bien sûr, dans le contexte de l’échiquier politique de la République islamique). Ce n’est pas une surprise si la plupart des arrangements conclus par l’Iran sur des questions sensibles ont été obtenus durant des périodes où ce courant dominait le processus de décision en Iran. »


Un dialogue des Etats-Unis avec l’Iran pourra-t-il s’ouvrir, en dépit de la propagande israélienne ?

Il est regrettable de penser que, encore une fois, la France laissera passer sa chance. Les obsessions anti-iraniennes du pouvoir et de ceux qui sont en charge du dossier (on observe une assez grande continuité entre la présidence Sarkozy et celle de Hollande de ce point de vue) se traduisent en effet dans tous les domaines, notamment dans le cas de la Syrie, par le refus de Paris de voir l’Iran participer aux négociations de Genève.

Université populaire

Organisée par Nouvelles d’Orient et l’iReMMO

« La politique des grandes puissances en Méditerranée et au Moyen-Orient »

Samedi 29 jun 2013 (10h30-18h)
Programme :

  • Séance 1 (10h30-12h30)

« Les puissances occidentales (Etats-Unis-UE) et le Moyen-Orient », avec Philippe Droz-Vincent, politologue spécialiste du Moyen-Orient. Il est maître de conférences en science politique à l’Institut d’études politiques de Toulouse et à Sciences-Po Paris. Auteur de Vertiges de la puissance. Le « moment américain » au Moyen-Orient, La Découverte 2007.

  • Séance 2 (14h-16h)

« La Turquie face au Moyen-Orient, une puissance incontournable ? », avec Ariane Bonzon, journaliste à Slate.fr, spécialiste de la Turquie.

  • Séance 3 (16h-18h)

« L’embarras russe face aux révoltes arabes », avec Denis Beauchard, ancien diplomate, conseiller pour le Moyen-Orient à l’Ifri (Institut français des relations internationales).

Contact et inscription : universite-populaire@iremmo.org

Participation : 20 euros pour la journée (12 euros pour les étudiants et les demandeurs d’emploi).

A l’iReMMO 5, rue Basse des Carmes, 75005 Paris (M° Maubert Mutualité)

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 18:14

 

tom-sharpe-l-oeil-petillant-de-malice-a-barcelone-en-2009_3.jpgTom Sharpe, l'oeil pétillant de malice à Barcelone en 2009. PHOTO/© D.R

http://www.lindependant.fr/2013/06/15/wilt-orphelin,1764911.php

 

À 85 ans, installé depuis quelques années à Palafruguell près de Gérone, l'écrivain britannique (impotent pour cause de diabète), vivait en quasi reclus dans ce petit village catalan. Si son ultime roman paru en 2010 (Wilt 5 ou Comment enseigner l'histoire à un ado dégénéré en repoussant les assauts d'une nymphomane alcoolique) n'avait plus tout à fait le mordant des précédents, Tom Sharpe n'en reste pas moins un monument de l'humour du XXe siècle. Et il lui en fallait. Ce fils de nazi anglais (son père était un pasteur rigoriste et pro hitlérien qui officiait dans la banlieue de Londres), fuit l'Angleterre en 1951 pour l'Afrique du Sud, patrie de sa mère. Il tombe de Charybde en Scylla. Travailleur social à Soweto, le jeune Tom (il a 23 ans) découvre les aberrations du régime de l'apartheid et les hypocrisies des Anglais locaux. Expulsé comme 'dangereux communiste' en 1961, il rentre à Cambridge où il gagne sa vie en donnant des cours d'histoire dans un institut technique. Tout est en place.

AU BAZOOKA

Ses deux premiers romans, 'Mêlée ouverte au Zoulouland' et 'Outrage public à la pudeur' sont écrits en quelques semaines au début des années 70. Ce sont des bombes. Elles n'exploseront en France qu'en 1986 et 1987 (éditées par Sorbier). Dans ces deux premiers ouvrages, Sharpe ne fait aucun quartier dans sa guerre contre l'establishment, le snobisme de classe, le racisme, la bêtise en général. L'apartheid est passé à la moulinette de l'humour noir… très noir. Tom Sharpe pulvérise la bienséance et finit par faire exploser ses personnages dans des orgies de violences (et aussi de sexe). Il ne cessera plus. En créant Henri Wilt, prof de collège technique terrorisé à l'idée de 'mal faire' et affublé d'une épouse plus qu'acariâtre (Sharpe est un fantastique misogyne !), il débute une série de romans désopilants et jubilatoires sur l'Angleterre thatchérienne. Avec le jardinier Blott, ce sont les magouilles des entrepreneurs et du libéralisme qui passent au coupe-coupe de l'humour sharpien. La haute finance n'y échappe pas (Fumiers et Cie) mais aussi le petit monde littéraire (La Grande poursuite), la police... Aucun sujet ne lui échappe : il tire à vue. Son humour féroce le fait souvent comparer à P.G. Wodehouse et Evelyn Waugh. Rigolard, Tom Sharpe précisait : 'Waugh et Wodehouse maniaient la rapière, moi je travaille au coupe-coupe'. Wilt 5, met cette fois le professeur Wilt face à un élève unique mais fanatique d'armes à feu (sorti en livre de poche 10/18, quelques jours avant sa mort le 6 juin.) Photo : Julian Martin

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 18:07

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http://www.lavie.fr/actualite/economie/une-carte-des-paradis-fiscaux-preferes-des-entreprises-europeennes-13-06-2013-41388_6.php


 

Le CCFD-Terre solidaire a publié hier, en partenariat avec la revue Projet, un rapport consacré aux filiales offshore de 50 grands groupes européens. Un document qui met en évidence concentration massive de ces sociétés dans les paradis fiscaux.

Alors que le prochain sommet du G8, qui doit se tenir en Irlande du Nord les 17 et 18 juin prochain, devrait notamment aborder la question de la lutte contre l'évasion fiscale, le CCFD-Terre solidaire et la revue jésuite Projet ont publié hier conjointement un rapport intitulé « Aux paradis des impôts perdus ». Ce document de 30 pages détaille notamment les implantations offshore des 50 premières entreprises européennes, et propose une carte qui met en évidence les paradis fiscaux préférés – en fonction d'une liste du Financial Secrecy Index qui les classe en fonction de leur opacité financière – de ces groupes pour leurs filiales à l'étranger.

On découvre ainsi que les destinations de prédilection des entreprises européennes sont, certes à des degrés d'opacité divers, les Pays-Bas, l'Etat du Delaware aux Etats-Unis, le Luxembourg, l'Irlande, les îles Caïmans, la Belgique, l'Autriche, la Suisse, Hong-Kong, Jersey...

De Peugeot à Total, en passant par Siemens, BMW, Carrefour, HSBC ou BNP-Paribas, les grandes sociétés européennes auraient ainsi 4858 filiales au total dans des paradis fiscaux, soit en moyenne 117 filiales chacune (29 % du total de leurs filiales à l'étranger). « Rien qu’aux Iles Caïmans, ils ont plus de filiales qu’au Brésil et deux fois plus qu’en Inde. Et au Luxembourg presqu’autant qu’en Chine », souligne le CCFD-Terre solidaire.

Télécharger le rapport complet

 

L'étude souligne aussi que près de 40 % des entreprises examlinées ne donnent pas la liste exhastive de leurs filiales. Les auteurs du rapport estiment ainsi qu'environ 1500 filiales pourraient avoir échappé à leur étude. Le champion en matière d'opacité serait d'ailleurs, toujours selon le rapport, le pétrolier français Total, qui reconnait détenir 883 filiales, mais ne donne le nom que de 179 d’entre elle, sans préciser leur pays d'implantation.

La Deutsche Bank occupe, de très loin, la tête du classement en terme de nombre d'implantations offshore, avec pas moins de 768 filiales dans des paradis fiscaux. Le groupe suivant dans la liste, Barclays, revendique lui « seulement » 345 filiales. La première entreprise française à être citée est BNP-Paribas, avec 214 filiales.

« Si elle ne constitue pas en soi une preuve d’évasion fiscale, cette concentration massive de filiales offshore va de pair avec une opacité comptable rendant illisible la localisation des 208 milliards d’euros de profits de ces entreprises en 2012. (…) Les solutions sont à portée de main, notamment la généralisation du reporting pays par pays pour tous les secteurs d’activité. Il faut maintenant le courage politique d’imposer cette règle de transparence aux multinationales, afin de relocaliser de façon plus juste la richesse créée, en particulier au bénéfice des pays en développement. » 

C'est à partir des rapports annuels des entreprises et de documents de référence déposés auprès des régulateurs boursiers que le CCFD-Terre solidaire et la revue Projet ont travaillé lors de la rédaction du rapport. Cette étude, bien que très probablement incomplète, constitue ainsi une étape importante vers une plus grande transparence financière des grands groupes. Ce sera désormais aux Etats du G8 de s'emparer du travail de l'ONG pour faire progresser la lutte contre cette forme très particulière d'évasion fiscale, qui se pratique aujourd'hui en toute légalité.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 18:42

marx.jpghttp://www.entente-setif.com/Le-Club-Africain-veut-450-000.html

 

Les choses se sont accélérées en ce qui concerne le transfert du Tchadien Karl Marx. Hammar a contacté son homologue du Club Africain qui est propriétaire du joueur. Erriahi exigera 450 000 contre la lettre de libération de Karl Marx. Ce dernier avait l’objet d’un prête au club marocain du Difaa Madani d’El Djadidah.


 Ce sera 200 000 euros pour un prêt


Devant les exigences du premier responsable du club africain, Hammar proposera une formule de prêt. On lui répliquera que cela ne peut se faire que contre le paiement de la somme de 200 000 euros. Hammar ne veut pas aller au-delà de 150 000 euros, avec en sus une option d’achat.


 Il coûterait près de 4 milliards pour une saison


On peut se demander si la solution Karl Marx est une bonne solution. Si un accord est trouvé pour la formule de prêt, l’ESS débourserait près de 2 milliards de centimes pour se faire délivrer le fameux document. Il faut ajouter à cette somme le cumul des salaires que percevra l’international tchadien durant une saison et qui s’élèvera à près de 2 milliards. Les comptes sont vite faits, Karl Marx coûtera à l’ESS la bagatelle de 4 milliards de centimes pour une seule saison. Le rapport qualité-prix est loin d’être au rendez-vous.

Pas plus de 12 000 euros pour Zerdab

Les négociations se poursuivent entre les dirigeants de l’ESS et l’ex-sociétaire de la JSMB, Zerdab. Le manager du joueur a informé les dirigeants sétifiens que Zerdab donnerait son accord pour un salaire de 20 000 euros. Les dirigeants sétifiens parlent eux d’un salaire de 12 000 euros et pas un sou de plus. Un autre entretien entre les deux parties est prévu ce mardi.

La piste Idrissa Sylla réactivée

Même si le Tchadien Karl Marx présente toutes les qualités d’un grand attaquant et il l’a montré en terminant meilleur buteur du championnat marocain, il coûtera très cher à l’ESS. De toutes les façons, il est plus cher que l’attaquant du Mans Idrissa Sylla. C’est ce qu’en pensaient les dirigeants de l’ESS qui ont renoué le contact avec l’international guinéen.

Khedhaïria comme intermédiaire

La direction du club sétifien a chargé Khedhaïria de contacter Idrissa Sylla. Les deux joueurs se connaissent très bien car ils ont évolué ensemble au Mans il y a de cela deux saisons.

Des sources de financement diverses

Les millions de dinars qui affluent vers l’ESS proviendraient de trois sources. D’abord des pouvoirs publics : la wilaya de Sétif ainsi que les collectivités locales verseraient, bon an mal an, plus de 10 milliards de centimes annuellement. Cela représente l’équivalent d’un peu plus de 20% du budget du club. L’octroi des financements se fait par échéancier « avec éventuellement des rallonges en fonction des besoins du club ».

Des grands et des petits sponsors

Deuxièmes « généreux » donateurs : les entreprises privées, surtout de téléphonie mobile. L’une d’elles est le principal sponsor de l’ESS. Une source sûre nous dira que le financement est à hauteur de 5 milliards de centimes. Suivent les autres entreprises de moindre importance. On ne connaitra pas avec exactitude la liste de ces sponsors. Il est aisé d’en connaître les principales, en voyant les sigles floqués sur les maillots des joueurs. Aux côtés des entreprises d’envergure nationale, figurent d’autres, locales. Enfin, une grande partie des financements proviendraient de sources diverses telles que les entrées au stade du 8-Mai-1945, les transferts de joueurs, les gains versés par les différentes instances pour les titres remportés par le club.

Ne pas refaire les mêmes erreurs !

Il nous l’a répété à plusieurs reprises le président de l’ESS qui regrette le fait d’avoir fait confiance les yeux fermés à d’autres personnes en ce qui concerne le recrutement de certains joueurs, effectué la saison passée.

Pour revivre les mêmes sensations

Il nous dira que lors de l’exercice à venir, un tout autre effectif défendra les couleurs de l’ESS. Hammar ajoutera avoir l’intention de mettre de gros moyens, cette année, pour mener à bien l’opération recrutement. Celle-ci, au vu des nombreux départs et du nécessaire dégraissage, sera d’envergure. Jusqu’à présent, il n’a pas le soutien du collectif d’industriels, qui hésitent à associer l’image de leurs entreprises à celle du club. Au cours de ce recrutement, Hammar a déjà fait signer cinq joueurs. Le boss sétifien veut que son club revive les fins de championnat palpitantes des deux dernières saisons et il est décidé à prendre toutes les précautions voulues pour cela.

Ce sera Belarbi

Tout porte à croire que ce sera Belarbi qui sera recruté pour seconder Khedhaïria dans la cage. Le sociétaire de l’ESM, qui est sollicité par plusieurs clubs, a donné son accord à Hammar et il pourrait parapher son contrat dans les deux jours qui viennent.

Faire des choix judicieux

Après avoir passé des folles nuits à fêter le titre, les inquiétudes des supporters sétifiens sont réapparues. L’objet de leurs préoccupations pour le moment est cette opération de recrutement qui, à leurs yeux, a commencé très tard alors qu’ailleurs, les autres équipes sont sur le point de la clôturer. Ce qui ajoute au désarroi des inconditionnels de l’ESS est que la direction du club n’a pas encore fait venir de grosses pointures, alors que le départ de plusieurs cadres de l’équipe se précise. Même si elles ne sont pas totalement justifiées, certaines craintes sont émises par les supporters. L’un d’eux nous dira : « Je crains que le scénario de la saison passée se répète, alors que les autres formations étaient en stage de préparation après avoir ficelé leur recrutement, nous en étions, nous à Sétif à chercher des joueurs. Au final, nous nous sommes rabattus sur des éléments de division inférieure et cela a failli nous coûter. » Il faut dire que jusque-là plusieurs joueurs se sont engagés avec le grand club de Sétif et que des contacts très avancés existent bel et bien avec une bonne demie douzaine d’éléments qui se sont montrés sous le maillot de leurs équipes lors de l’exercice qui vient de s’achever.

Les anciens sur le point de rempiler

Les négociations ont été menées dans le plus grand secret et les seuls interlocuteurs des joueurs qui ont été ciblés ont été Hammar et ses proches collaborateurs. Le président de Sétif, lorsque nous avons abordé avec lui, le sujet concernant le recrutement, nous dira : « J’ai entamé les discussions avec les joueurs qui sont encore sous contrat avec le club, et tous sans exception ont accepté de continuer l’aventure avec nous. Après cela, j’aurais à négocier avec ceux que nous voudrons garder et qui sont libres. »

Au cas par cas

Pour ce qui est des joueurs qu’il a l’intention de recruter, Hammar nous apprend : « Ce sera à l’entraîneur de décider. Ce seront des éléments expérimentés qui auront à encadrer les jeunes joueurs de l’effectif actuel et tout sera fait au cas par cas. » Cela n’empêche pas le boss sétifien de préparer largement le terrain au coach de l’équipe.

Source : Le Buteur

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 18:28

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Avec ce "Big Brother", les données numériques de tout internaute peuvent être communiquées aux services secrets américains. Alors, comment s'en protéger ?

 

Google, Facebook, Microsoft, Apple, Yahoo, AOL... Aucune firme (ou presque) n'échappe au scandale Prism, révélé jeudi 7 juin par le journal britannique "The Guardian". Ce programme de surveillance a été mis en place par les Etats-Unis pour suivre l'activité numérique d'un très grand nombre de personnes, au mépris de leur vie privée. Pour se faire, la National Security Agency (NSA) américaine récupère directement les données auprès des géants du Web. Les photos, fichiers, données, courriers électroniques, communications audio et vidéo par Internet sont susceptibles de tomber dans l'escarcelle des services de renseignements américains.

 

En mars, pas moins de 97 milliards d'informations ont été ainsi collectées par la NSA. Alors, comment peut-on protéger ses données personnelles sans fracasser son ordinateur portable sur le sol, jeter son smartphone par la fenêtre et revenir aux photos argentiques envoyées par voie postale ?

Naviguer sur Internet en toute discrétion

Exit Chrome de chez Google, Safari de chez Apple ou encore Internet Explorer de chez Microsoft. Si vous utilisez un de ces navigateurs, vos informations de navigation pourront être transmises aux services de renseignements américains. Vous devrez plutôt leur préférer Opera ou Firefox. 

Mais ces deux navigateurs ne vous permettront pas de masquer totalement votre identité. Pour cela, vous avez plusieurs choix : utiliser un serveur proxy qui vous permet de naviguer en utilisant une autre adresse IP que la vôtre ou utiliser le petit programme Tor qui vous permet d'utiliser Internet sans révéler votre véritable adresse IP ou toute autre information permettant de vous identifier. Cet outil vous permet de faire "rebondir" votre navigation de proxy en proxy choisis au hasard avant de l'envoyer jusqu'à chez vous. Ainsi, les sites Web ne pourront pas clairement vous identifier et penseront que vous êtes à Tokyo alors que vous naviguez depuis Paris.

Garder vos e-mails secrets

Oubliez Gmail, Yahoo Mail, Hotmail ou encore la messagerie d'Apple. Toutes vos communications passant par ces logiciels sont susceptibles d'être lues par les services secrets américains. Alors, il faudra revenir aux bonnes vieilles habitudes : La Poste.net, Voila.fr ou encore les services de messagerie proposées par votre fournisseur d'accès Internet.

Sécuriser vos discussions en ligne

Si vous utilisez un service de messagerie instantanée (tchat) comme ceux proposés par Google, AOL, Yahoo ou Microsoft, les journaux de vos conversations peuvent être lus par la NSA. Mais, pour que vos discussions restent privées, il existe une solution appelée OTR (pour "off the record") qui permet à l'utilisateur de crypter ses conversations sur le serveur afin de rendre impossible toute lecture. Pour utiliser OTR, vous et la personne avec laquelle vous dialoguez devrez vous servir d'un logiciel de messagerie instantanée qui le prend en charge.

Le Washington Post propose deux solutions : sur Mac, vous pourrez utiliser Adium qui fonctionne avec les logiciels de Google, AOL, Microsoft et Yahoo, entre autres ; quand les utilisateurs de Windows et Linux pourront utiliser Pidgin. Plus simple d'utilisation, FranceTv Info nous rappelle l'existence d'ICQ, un vieux logiciel de messagerie instantané depuis longtemps oublié.

Se socialiser sans être espionné

Fini Facebook ou Google +. Pour garder un contact numérique avec vos amis, il faudra privilégier des réseaux sociaux tels que Reddit ou Diaspora, plutôt déserts et austères, ou alors limiter le contenu que vous déposez en ligne. Seul point positif : Twitter échappe au scandale. Il faut dire que sur ce réseau social tout, ou presque, est déjà rendu public.

Faire des recherches en ligne sans que les Américains le sachent

Google, Yahoo, Bing peuvent potentiellement transmettre votre historique de recherche à la NSA. Alors, pour tout garder secret, il faudra opter pour un autre moteur de recherche et, là, vous avez l'embarras du choix. Pas certain toutefois que leur précision remplace celle de Google.

Pour que vos photos de vacances ne traversent pas l'Atlantique

Ne mettez plus rien en ligne sur Flickr, Instagram ou encore Picasa. Gardez précieusement vos photos sur votre disque dur ou, mieux, imprimez-les et mettez-les dans un album photo. Pour les partager avec vos proches, revenez à la bonne vieille clé USB ou à l'envoi par e-mail sécurisé.

Garder en sécurité les données de votre smartphone

L'affaire va, dans ce cas, se révéler beaucoup plus compliquée. Aujourd'hui, trois systèmes d'exploitation dominent le marché des smartphones : Android, Windows Phone et iOs. Or, Google, Microsoft et Apple peuvent potentiellement fournir les données de votre smartphone à la NSA. A moins de revenir au bon vieux Nokia 3310, il n'existe donc pas de solution pour sécuriser complètement vos données. Le salut pourrait venir, dans les prochains mois, de l'arrivée de Firefox OS pour équiper votre smartphone.

Passer des appels sans être écouté

On le sait depuis quelques années déjà, le réseau téléphonique classique est vulnérable aux écoutes. De nombreuses applications de téléphonie par Internet, comme Skype, peuvent aussi permettre d'espionner vos conversations. Mais le "Washington Post" pointe l'existence de deux applications de téléphonie par Internet, appelées Silent Circle et Redphone et censées empêcher toute écoute téléphonique, même orchestrée par la NSA. Comme OTR, elles offrent un cryptage qui empêche les sociétés qui gèrent le service de pouvoir accéder à vos appels non cryptés et donc de les remettre aux autorités fédérales.

Se déplacer sans crainte d'être épié

Non seulement la NSA sait qui vous appelez, mais aussi d'où vous appelez, en collectant les données sur l'emplacement de l'antenne réseau la plus proche. Cela lui donne la possibilité de savoir où vous vous trouvez à chaque fois que vous effectuez un appel téléphonique - et peut-être même entre les appels. Malheureusement, il semble qu'il n'y a pas de solution technique contre ce type de surveillance, votre opérateur ayant besoin de savoir où vous êtes afin de vous joindre lorsque vous recevez un appel téléphonique, souligne le "Washington Post". Une seule option demeure : éteindre votre téléphone ou, encore mieux, enlever sa batterie et/ou le laisser à la maison.


Vincent Bouquet - Le Nouvel Observateur

http://obsession.nouvelobs.com/high-tech/20130611.OBS2788/surveillance-du-web-comment-echapper-a-prism.html

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 13:27

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http://www.lemondedesreligions.fr/savoir/qui-sont-les-theologiens-de-la-liberation-11-06-2013-3155_110.php

 

Gustavo Gutiérrez, prêtre dominicain péruvien né en 1928, est considéré comme le père de la théologie de la libération.

Le 16 mai 2013, deux mois après son élection, devant un parterre d’ambassadeurs auprès du Saint Siège, le Pape François a condamné les marchés financiers en les qualifiant de nouveau « veau d’or ». La presse a abondamment commenté les quelques minutes de son discours, mais son contenu est-il vraiment nouveau ? Il semble bien que non…
En tout cas, ces paroles, venues d’un Pape latino-américain, doivent être comprises par rapport à la théologie de la libération. Ce courant de pensée religieuse est né au sein du catholicisme en Amérique latine, dans les années 1950-1960. Son nom provient du livre Théologie de la libération, publié en 1973 par le théologien péruvien Gustavo Gutiérrez, l’un des fondateurs de ce courant.

Théologie de la libération et pauvreté

Le fondement de la théologie de la libération réside dans son approche de la pauvreté. La misère – qu’il faut distinguer de la pauvreté – annihile ce qu’il y a d’humain dans l’homme, l’empêchant, pour des raisons économiques, de vivre pleinement une vie chrétienne. Guttiérez a écrit : « Le pauvre est, pour l’Evangile, le prochain par excellence. Cette option (préférentielle) constitue, pour cette raison, l’axe autour duquel se situe aujourd’hui une nouvelle manière d’être homme et d’être chrétien en Amérique latine. Le pauvre est le sous-produit du système dans lequel nous vivons et dont nous sommes responsables. (…) Bien plus, le pauvre est l’opprimé, l’exploité, le dépouillé du fruit de son travail, le spolié de son être d’homme. »

Un contexte favorable à la naissance de la théologie de la libération

Pendant les dictatures latino-américaines de la deuxième moitié du XXè siècle, la théologie de la libération a trouvé un terreau propice à sa réception. Un terreau économique d’abord, avec un développement inégalitaire, une urbanisation galopante du continent et une paupérisation des masses. Un terreau politique ensuite, avec des régimes dits d’autoritarisme-bureaucratique (Brésil, Chili, Argentine), des régimes dictatoriaux en Amérique Centrale, des guerres civiles (au Nicaragua), et une répression des organisations de la société civile (syndicats, partis politiques). Dans les années 1980, la doctrine économique du néolibéralisme, imposée par les Etats-Unis, a accru ce terreau. Plusieurs Eglises, dans ce contexte difficile, ont réagi en créant des communautés ecclésiales de base.

Jean-Paul II, le cardinal Joseph Ratzinger et la Congrégation pour la doctrine de la foi : tous contre la théologie de la libération

Opposant du bloc communiste, Jean-Paul II (1978-2005) ne fut pas très favorable à la théologie de la libération. Les « prêtres rouges » étaient mal vus à Rome. Dès 1984, la Congrégation pour la doctrine de la foi, dirigée par le cardinal Joseph Ratzinger, critique les positions de Miguel D’Escoto et Fernando Cardenal, théologiens de la libération et membres du gouvernement sandiniste, au Nicaragua. La Congrégation leur ordonne de choisir entre être prêtre et être au gouvernement, invoquant la nécessité de séparer l’engagement politique de l’engagement religieux. Cet argument s’oppose au principe d’adéquation entre théorie et pratique, cher à la théologie de la libération. Le document Libertatis nuntius, établi par la Congrégation en 1984, s’il considère comme louable l’intérêt pour les pauvres, conclut néanmoins que la théologie de la libération est incompatible avec la doctrine de la foi.

Une théologie historiquement et socialement située

En Amérique latine, la religion catholique a toujours été un soutien du pouvoir et de l’ordre établi. Or la théologie de la libération est, en revanche, du côté des pauvres et légitime leur protestation. Les théologiens de ce mouvement ont réagi puissamment à une situation historique précise qu’ils ont interprétée avec une optique marxiste. Le moment en question était celui du sous-développement : les pays sud-américains étaient considérés comme « sous-développés », c’est-à-dire réduits à l’état d’esclavage par les pays du nord qui leur ont imposé leurs normes libérales et leur libre échange économique. Josué de Castro (1908-1973) – médecin nutritionniste, sociologue, géographe, directeur en 1952 du Conseil exécutif de la FAO, auteur de livres sans concession sur la faim en Amérique latine et dans le monde – traduit bien cette idée : « La moitié de l’humanité ne mange pas, et l’autre moitié ne dort pas, car elle craint ceux qui ne mangent pas ». Tiermondistement parlant, l’Amérique latine, avec ses masses, est celle qui ne mange pas.

Dans ce contexte de pauvreté extrême, la théologie de la libération est une interprétation du réel : les structures de domination lui servent de guide de compréhension. Cette théologie s’attaque au système qui fait qu’il y a des dominateurs et des dominés. Lire le monde comme un théologien de la libération impose de considérer qu’il faut, dans l’histoire, aller de la domination vers l’égalité. Elle ne repose donc pas tant sur des concepts intemporels que sur des idées ancrées dans leur contexte historique et géographique.

En termes de textes religieux, la théologie de la libération n’est pas en reste : elle prône un retour à la Bible pour tous les croyants, au sein des communautés ecclésiales de base. Elle invite à lire, à commenter, et à réfléchir sur les textes. Quant aux théologiens, ils donnent un sens nouveau à certains éléments présents dans les Ecritures ; ils mettent tout spécialement l’accent sur les Prophètes et le livre de l’Exode, considérant que le sort du peuple juif a de grandes similitudes avec celui des peuples du tiers monde : dominés, chassés...

De la théorie à la pratique

Mais la théologie de la libération n’est pas que prière, théorie, théologie, elle est aussi et surtout action. Comme l’écrit le philosophe mexico-argentin Enrique Dussel dans son livre Le dualisme dans l’anthropologie de la chrétienté (1974), le parcours du théologien de la libération s’enracine non pas dans la théologie mais dans « l’état réel de la question ». En ce sens, la théologie de la libération est une nouvelle approche de la théologie.
Faire de la théologie de la libération nécessite un engagement et un lien personnel avec les déshérités. Porter la parole de Jésus au « prochain par excellence » suppose de s’en approcher soi-même. Le théologien de la libération brésilien, Clodovis Boff, explique qu’ « il y a une condition préalable : que le théologien soit en liaison organique avec le peuple, avec son histoire ecclésiale et sociale. Sans un minimum d’engagement vivant et concret avec la réalité vécue par le peuple et avec ses luttes, le théologien ne peut articuler dans son discours ni prophétie, ni utopie, ni sentiment ». Être avec les pauvres permet d’assimiler leur point de vue sur le réel et ainsi de comprendre les rapports de domination.

Un marxisme catholique ?

Mais que penser de la possibilité d’un marxisme catholique ? Ce qui est marxiste dans la théologie de la libération, ce n’est pas le matérialisme et l’athéisme : c’est la méthode marxiste. Marx écrivit que « les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe, c’est de le transformer » (Thèses sur Feuerbach, 1845). Il en va de même pour le théologien. Que celui-ci s’attache à transformer le monde, il rencontrera l’estime de Marx.
Au-delà de ce corpus d’idées, la théologie de la libération a eu un rôle d’organisation significatif en Amérique latine. Elle s’est efforcée de canaliser la « force des pauvres », selon Leonardo Boff : le pauvre n’y est plus le récepteur passif de la charité catholique mais devient un individu pensant et agissant, avec lequel on peut interagir. On peut apprendre des choses de lui, et on peut lui en apprendre.

Les « Communautés ecclésiales de base » (CEB)

La théologie de la libération a pris appui sur des communautés ecclésiales de base, petits groupes de 10 à 40 personnes qui se sont multipliés depuis 1975. On y prie, on y lit la Bible, on s’y rencontre et on s’organise. Ce type de structure a favorisé une religiosité plus régulière, davantage ancrée dans la vie quotidienne que celle d’avant, qui se limitait à la messe dominicale et aux fêtes de l’année liturgique. Ces communautés sont constituées de la « base », c’est-à-dire de croyants et de prêtres. Elles sont très différentes selon les pays, sans un modèle unique, et résultent d’initiatives d’évêques, de prêtres ou d’un ordre religieux. Leur but a été de promouvoir des actions autonomes des pauvres. Ce serait néanmoins une erreur de considérer que les CEB sont nés du peuple seul, car ce sont aussi des lieux de pouvoirs, en concurrence entre eux. Les CEB ne sont pas totalement autonomes, et ne défendent pas toutes les mêmes idées ; les conservateurs estiment qu’elles sont trop indépendantes et qu’elles mettent en danger l’autorité ecclésiastique traditionnelle. Ce qu’elles ont apporté au catholicisme en Amérique latine, c’est une participation accrue des plus pauvres, une vie religieuse plus profonde : la religion, bien plus que la politique, a été leur ciment.

Des études sociologiques ont été menées sur la théologie de la libération, notamment par Malik Tahar Chaouch qui en a proposé l’une des approches les plus scientifiques (« La théologie de la libération en Amérique latine. Approche sociologique », Archives de sciences sociales des religions, 138, 2007). Selon Chaouch, il faut se départir d’une vision trop empreinte par l’idéologie. En quelques mots, ayons conscience que la théologie de la libération est un « champ social », au sens du sociologue Pierre Bourdieu, où se mêlent luttes de pouvoirs et intérêts particuliers des divers acteurs. Il est donc nécessaire de sortir d’une interprétation binaire du phénomène, opposant catholicisme romain dominateur et catholicisme des pauvres, dominé.

Pour aller plus loin

> Lire les écrits de Daniel H. Levine sur le catholicisme latino-américain.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 13:18

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http://blog.mondediplo.net/2013-06-10-Constitution-tunisienne-un-pas-en-avant

 

 

Nous sommes largement informés, à longueur de pages, de l’activité « héroïque » des Femen en Tunisie. Mona Chollet a pourtant écrit un article définitif sur la question, « Femen partout, féminisme nulle part ».

Mais la presse y revient, comme si les Femen représentaient un phénomène majeur. Libération du 6 juin y consacre sa Une et trois pages que l’on peut oublier. On retiendra, en revanche, en dernière page, « Père et fier d’Amina », un portrait du père de la jeune tunisien arrêtée, Amina, et qui s’exprime dignement pour demander la libération de sa fille, « “une gamine qui a fait une petite faute, dont moi-même et la société sommes responsables” ».

« Mounir Sboui ne veut pas blâmer les salafistes. “En ce moment, l’opinion est très attachée à sa religion. Il faut la respecter, et non pas la charger contre ma fille comme sont en train de le faire les politiciens des deux camps, pour gagner des points aux élections”. (…) Il voudrait qu’Amina continue à défendre les femmes aussi, “mais de façon respectable”. Pas comme les Femen, ces “extrémistes” qu’il n’aime pas et qui, en manifestant seins nus à Tunis, la veille de son procès, “ont compliqué le cas d’Amina”. Plutôt comme “ces grandes dames de la Tunisie” qu’il énumère, d’Elissa, la fondatrice de Carthage, à Radhia Nasraoui, l’infatigable avocate des droits de l’homme. »

La page 2 du Monde daté du 7 juin apporte un éclairage intéressant sur la hiérarchie de l’information. En titre, sur six colonnes, « Tunisie : la défense d’Amina craint l’effet Femen ». En bas de page, sur cinq colonnes, « Le projet de Constitution garantit la liberté de croyance et l’égalité des sexes ». On aurait pu penser que ces avancées sur la Constitution, débattue depuis deux ans, auraient constitué l’information principale. Le Monde n’en a pas jugé ainsi, pas plus que les médias qui ont accordé assez peu d’importance à ce projet de Constitution, pourtant capital (aucune mention dans le numéro de Libération cité plus haut).

Ce texte d’Isabelle Mandraud sur la Constitution que je vais longuement citer est réservé sur Internet aux abonnés.

« La dernière mouture du projet de la Constitution tunisienne prône un Etat civil, qui “garantit la liberté de croyance et le libre exercice du culte” et assure l’égalité entre les hommes et les femmes : “Tous les citoyens et les citoyennes ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. Ils sont égaux devant la loi sans discrimination aucune.” Paraphé le 1er juin par Mustapha Ben Jaafar, le président de l’Assemblée nationale constituante (ANC), le texte aborde la dernière ligne droite de son parcours : transmis sous peu au chef de l’Etat, Moncef Marzouki, il devrait être discuté fin juin article par article par l’Assemblée en vue de son adoption. »

Défendu par la coalition gouvernementale, ce texte a reçu aussi le soutien d’Al-Joumhouri, un des partis de l’opposition.

« Le préambule de la version provisoire tunisienne adopte “les principes des droits de l’homme universels”, tandis que le texte proscrit la torture et garantit le droit de grève, l’accès à l’information, la liberté d’expression et de création. S’agissant des femmes, il “garantit la protection des droits des femmes et soutient ses acquis”, “l’égalité des chances entre l’homme et la femme pour assumer les différentes responsabilités” et prône “l’élimination de toutes les formes de violence à l’égard de la femme”. Les acquis du code du statut personnel adopté dès 1956, qui ont donné aux Tunisiennes la place la plus enviable dans le monde arabe, sont préservés et même renforcés. »

Ces avancées confirment ce que nous avait déclaré Rached Ghannouchi au mois de mars dernier, « Tunisie, compromis historique ou chaos ? ».

Après tout ce que l’on avait entendu dans les médias français sur la dictature à venir en Tunisie (« Les éditocrates repartent en guerre »), on aurait pu penser qu’ils allaient se réjouir de ces évolutions, qui ont été permises grâce à la mobilisation de la société ; il n’en a rien été : silence radio.

Bien sûr, tout n’est pas réglé, et comme le souligne la journaliste du Monde :

« Pour parvenir à un compromis et satisfaire toutes les sensibilités, des formules ont été ajoutées. Ainsi le principe des droits de l’homme universels s’accompagne-t-il de la précision : “Dans la mesure où ils sont en harmonie avec les spécificités culturelles du peuple tunisien.” Et si l’Etat se porte garant de la liberté de croyance et du libre exercice du culte, il est aussi “le protecteur du sacré, garant de la neutralité des lieux de culte par rapport à toute instrumentalisation partisane”. »

C’est la question de la liberté d’expression qui soulève encore des interrogations.

« Parmi les principaux griefs avancés figurent aussi les limites à la liberté d’expression si elle nuit à “la réputation” d’un tiers ; ou bien les conditions pour une révision de la Constitution, impossible si elle porte atteinte “au caractère civil de l’Etat”, “au régime républicain”, “aux acquis des droits de l’homme et des libertés”, ou “à l’islam” en tant que religion de l’Etat. Or l’article premier, repris de l’ancienne Constitution car jugé consensuel, dispose bien que “la Tunisie est un Etat libre, indépendant et souverain, sa religion est l’Islam, sa langue est l’arabe et son régime est la République”. »

Dans un « message urgent » du 5 juin, la Coalition civile pour la défense de la liberté d’expression s’est adressée au président et aux membres de l’Assemblée.

« L’exercice des libertés prévues dans le présent article comporte des devoirs spéciaux et des responsabilités spéciales. Il peut, en conséquence, être soumis à certaines restrictions qui doivent toutefois être expressément fixées par la loi et qui sont nécessaires :

a) Au respect des droits ou de la réputation d’autrui ;

b) A la sauvegarde de la sécurité nationale, de l’ordre public, de la santé ou de la moralité publiques. »

La coalition estime que l’adoption de cette formulation précise, acceptée par la Tunisie, évite le recours, dans le texte de la Constitution, à des restrictions légales supplémentaires à la liberté d’expression, et le retour à celles qui étaient imposées par la Constitution de 1959 et qui avaient placé la Tunisie sur la liste des États ennemis de la liberté de la presse, avant la révolution.

De plus, les décrets-lois 115 et 116 comportent des dispositions fixant les conditions de l’exercice de la liberté de la presse, et l’article 1er du décret-loi 115 procure beaucoup plus de garanties que le texte du projet de la constitution. »

Le projet de texte devra être voté par deux tiers des députés. Sinon, le pays serait appelé à se prononcer par référendum, ce qu’Ennahda ne souhaite pas. Il faudra donc suivre dans les prochaines semaines le débat en Tunisie et les amendements qui pourront encore être apportés au texte. C’est une étape importante dans la marche de la Tunisie vers la démocratie...

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 19:15
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Ivan Marquez, chef de la délégation de la guérilla des Farc aux pourparlers de paix, entouré de journalistes à La Havane. (Archives - Photo Roberto Suarez / Juventud Rebelde)
http://www.latinreporters.com/colombiepol09062013ja.html

 

BOGOTA, dimanche 9 juin 2013 (LatinReporters.com) - La guérilla marxiste des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) a accusé, dans un communiqué diffusé samedi, le président colombien Juan Manuel Santos d'avoir "dégonflé" l'optimisme dans les négociations de paix de La Havane en créant des tensions avec le Venezuela et en envisageant l'adhésion de la Colombie à l'OTAN.

Les relations entre Bogota et Caracas se sont effectivement tendues après l'entrevue octroyée le 29 mai par le président Santos au leader de l'opposition vénézuélienne, Henrique Capriles, qui juge frauduleuse et ne reconnaît pas la victoire de Nicolas Maduro à l'élection présidentielle du 14 avril au Venezuela.

La crispation s'est accentuée lorsque le président Santos envisagea, le 1er juin lors d'une cérémonie militaire, une adhésion de son pays à l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), éventualité exclue ensuite au profit d'un rapprochement limité à la coopération, selon un communiqué rectificatif du ministère colombien de la Défense. Le Venezuela et le Nicaragua avaient appuyé la proposition de la Bolivie de convoquer le Conseil de défense de l'Union des nations sud-américaines (Unasur) pour "évaluer la menace que signifie pour la paix et la stabilité de l'Amérique du Sud" l'atlantisme soudain de Bogota.

"L'attitude de Santos a dégonflé l'optimisme, l'atmosphère favorable à la paix construite par tant d'efforts à La Havane. La question se résume dans le fait que sans la contribution du Venezuela le dialogue de paix dans la capitale cubaine n'aurait pas lieu" écrit le secrétariat de l'état-major central des Farc sur le blog (http://pazfarc-ep.blogspot.com) de sa délégation aux pourparlers de paix ouverts en novembre avec la Colombie dans la capitale cubaine.

La Norvège et Cuba appuient ces pourparlers en qualité de garants. Le Venezuela et le Chili y sont associés en tant qu'accompagnateurs. La guérilla exprime sa "perplexité" en constatant que Santos a soufflé le froid alors que venait d'être conclu un accord sur le problème de la terre, noyau historique d'un demi-siècle de conflit, qui augurait du possible succès d'encore longues négociations.

"Les pourparlers de La Havane sont dans les limbes à cause de l'homme qui veut passer à l'histoire comme le président qui a obtenu la paix en Colombie" affirme la direction des Farc dans son communiqué, intitulé "Entre le ciel et l'enfer".

"Le Venezuela, principal facteur de confiance" aux yeux de la guérilla

Le texte des chefs des insurgés qualifie de "juste" la protestation de Caracas pour l'audience octroyée par le président colombien Santos à l'opposant vénézuélien Henrique Capriles, qui ne reconnaît pas le président Maduro. "Juan Manuel Santos savait que sa provocation contre le gouvernement légitime du Venezuela éclaterait comme un pétard à la table de dialogue de La Havane, car la question du Venezuela, pays accompagnateur et facilitateur du processus, est très sensible pour les Farc, qui voient dans les Vénézuéliens le principal facteur générateur de confiance et, en conséquence, des artisans fondamentaux du processus de paix" ajoute la déclaration de la guérilla.

L'attitude du président colombien est associée par beaucoup, affirment les Farc, "au passage à Bogota [le 27 mai] de Joe Biden, vice-président des États-Unis" et à "un plan de Washington ayant pour tête un cheval de Troie nommé Alliance du Pacifique [association de libre-échange créée par le Pérou, le Chili, le Mexique et la Colombie; ndlr], qui, guidé par Washington, se propose de déstabiliser et de faire dérailler des gouvernements populaires tels que ceux, entre autres. du Venezuela, de l'Équateur, de la Bolivie et de l'Uruguay."

Et les Farc de se demander alors "Qu'est-ce qui poussait Santos a annoncer l'entrée fantasque de la Colombie dans l'OTAN ? Menacer le Venezuela ? Le Brésil ?"

Le communiqué de la guérilla estime néanmoins que le processus de paix doit être défendu par "tous, gouvernement, guérilla des Farc et les organisations sociales et politiques du pays".

"Il faut comprendre qu'il ne s'agit pas d'un processus de soumission, mais de construction de la paix. Il ne s'agit pas d'une incorporation de l'insurrection au système politique en vigueur, tel qu'il est, sans aucun changement en faveur de minorités exclues. A quoi aurait alors servi la lutte ? Le meilleur épilogue de cette guerre doit être paraphé par des changements structurels dans la politique, l'économie et le social qui favorisent le surpassement de la pauvreté et de l'inégalité" prévient la guérilla.
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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 17:51

carte-Afrique-400x317.jpgAprès l’époque du désespoir, voici venir la pire époque du chagrin»

 Malek Haddad, écrivain algérien de talent parlant de l’indépendance de l’Algérie

 


L’Afrique fête cinquante ans d’errance débutée avec l’assassinat de Patrice Lumumba et clôturée provisoirement avec le lynchage d’El Gueddafi. Colosse aux pieds d’argile, l’Afrique est le pays des paradoxes, c’est un continent démographiquement exubérant avec 1 milliard d’individus dont près de 600 millions n’ont pas accès à l’électricité. Souvenons-nous qu’un Somalien consomme en énergie en une année ce que consomme un Américain en une semaine. Pourtant, l’Afrique regorge de richesses, mais comme l’écrit Sarkozy, «son drame est qu’elle n’est pas encore rentrée dans l’histoire». Pas plus Hegel que Victor Hugo n’ont donné crédit au passé de l’Afrique. Au contraire, ils ont donné un socle à l’idéologie des races supérieures et au devoir de civilisation cher à Jules Ferry. Mieux, à la conférence de Berlin en 1885, la curée de l’Afrique a autorisé le roi des Belges à avoir un territoire pour lui, l’actuel Congo, des deux côtés du fleuve, qui se déchire; les belligérants aidés par des puissances externes fascinées par les richesses. Nous allons, dans ce qui suit, lister les huit  plaies purulentes.


La famine et le sida


Il n’est pas possible de lister tous les maux de l’Afrique, sinon d’en évoquer d’abord, les deux plus importants. La famine et le sida. Pour la famine, qui est toujours là à l’état endémique, ce sont des dizaines de milliers qui meurent chaque année de faim et qui subissent la malnutrition. Souvenons-nous qu’un plein de 4×4 de biocarburant à base de maïs détourné peut nourrir un Sahélien pendant un an, S’agissant du sida, pendant près de vingt ans écrit Claire Brisset, le sida a été considéré comme une maladie mortelle, sans échappatoire possible. (…) Mais ce panorama global masque des inégalités frappantes; inégalités géographiques, puisqu’elles concernent plus particulièrement certains pays du continent noir, et générationnelles, puisqu’elles touchent plus lourdement les enfants de ces mêmes pays, malgré les progrès constatés ailleurs. C’est en Afrique francophone que la lutte contre le sida prend du retard. (…) Selon M.Sidibé, ce retard tient notamment à l’histoire de l’épidémie qui s’est répandue à la faveur des déplacements des travailleurs des mines d’Afrique australe. (..) La violence favorise également la diffusion du virus: troubles civils, guerres, violence envers les femmes… Il faut désormais, en effet, considérer la lutte contre le sida comme une composante des combats en faveur des droits humains, et non plus seulement comme un enjeu de santé publique.» (1)


Les richesses minières et l’accaparement des terres.


Nous avons traité dans une précédente contribution du grabbing des terres. On connaît déjà le pillage des matières premières du sol et du sous-sol de l’Afrique, notamment l’énergie et les métaux rares comme le coltran que l’on utilise dans les technologie de la communication (ordinateur, téléphones mobiles…). Ce coltran est revendu cent fois son prix par des intermédiaires sans loi ni foi à des multinationales occidentales très discrètes sur cette nouvelle traite autrement plus abjecte que la traite historique de ces mêmes civilisateurs en terre de conquête et d’évangélisation de ces peuplades barbares qui devaient obligatoirement être touchés par l’Evangile au nom de la «règle des trois C». Christianisation, Commerce, Colonisation. (…) L’accaparement des terres agricoles en Afrique par des Etats étrangers et des multinationales a été plusieurs fois dénoncé, notamment en février 2011, à Dakar, à l’occasion du Forum social mondial, par l’ONG Actionaid.(2)

Cinquante ans après, l’Afrique tend toujours la main. C’est le continent de toutes les calamités, à la fois naturelles, mais surtout du fait de l’homme. Paradoxalement, on n’arrête pas d’annoncer la richesse de ce pays dans une conjoncture de plus en plus marquée par la raréfaction des matières premières de toute sorte. Mais pas seulement, c’est aussi l’énergie et les anciennes puissances coloniales (Grande-Bretagne, France, et à un degré moindre, le Portugal) ne veulent surtout pas lâcher leur proie. De nouveaux pays et non des moindres s’intéressent, citons naturellement les Etats-Unis, qui s’imposent notamment en mettant un commandement – l’Africom – pour gérer l’Afrique à partir de bases à demeure, mais aussi la Chine qui a une stratégie de softpower, l’Inde et le Japon dont l’aide au développement avoisine les 2 milliards de dollars. Ceci étant dit, le niveau de cette aide au développement fixé à 0,7% du PIB par les pays développés, n’a jamais été atteint. De plus, chaque pays conditionne cette aide à un achat exclusif dans ce pays tout en amalgamant différentes aumônes sous ce vocable.

On apprend dans ce cadre que le Japon sollicite «le bras armé» de la France pour ouvrir des marchés en Afrique: «(…) La France apportera dans ce domaine son expertise et ses moyens en matière de lutte contre le terrorisme. La récente prise d’otages d’In Amenas, dans laquelle ont péri des ressortissants japonais, est en effet, venue rappeler aux entreprises nippones les raisons de leurs réticences à s’implanter sur le continent. «La France et le Japon ont des intérêts communs en Afrique: que le continent soit stable et devienne un partenaire économique fiable, doté d’une bonne gouvernance, analyse (…). Les Français ont des connaissances de terrain et sont bien intégrés dans les sociétés africaines dans certains pays francophones. La France est une puissance dominante dans cette région, elle a des troupes sur place et des bases militaires. Le Japon, en revanche, a peu d’informations sur les groupes comme Aqmi [Al Qaîda au Maghreb islamique].» (3)


Le refus de l’alternance et les régimes dynastiques


Avec sa lucidité particulière, Aimé Césaire a été l’un des premiers, sinon le premier à parler de l’Afrique postindépendance. Il écrivait notamment: «La lutte pour l’indépendance c’est l’épopée, l’indépendance acquise c’est la tragédie.» «Le grand succès des ennemis de l’Afrique, écrivait pour sa part, Frantz Fanon, c’est d’avoir corrompu les Africains eux-mêmes.» L’alternance se fait en Afrique, soit par l’émeute, soit par la maladie. Justement, l’un des grands malheurs de l’Afrique est dû aussi à des dirigeants qui perpétuent l’ordre colonial à leur profit, tout en prenant la sage précaution d’être adoubés par leurs anciens maîtres. La moyenne d’accaparement du pouvoir dépasse très souvent la dizaine d’années. Quand le potentat passe la main, c’est au profit de leur famille. C’est une nouvelle forme d’asservissement à distance où l’Africain travaille pour d’autres, mais est incapable de subvenir à ses besoins. Serait-ce une malédiction?


Les ingérences occidentales continuelles


 Qu’on se le dise !  Les  pays occidentaux et même les nouveaux pays émergents n’ont aucun état d’âme à recoloniser, à distance, les anciens pays, ce qui compte est que le pillage soit permis et tous les slogans des droits de l’homme ne sont que de la poudre aux yeux.Hervé Amani sociologue, nous décrit les malheurs de l’Afrique du fait du néocolonialisme «Le grand dessein des intérêts impérialistes est de renforcer le colonialisme et le néocolonialisme et nous nous tromperons nous-mêmes de la façon la plus cruelle, si nous devons considérer que les actions des Occidentaux sont distinctes et sont sans rapport entre elles», avait prédit N’Krumah. (…) N’Krumah n’a pas été suivi par ses pairs. Pour le malheur des Africains, des chefs d’État dont l’idéologie était la longévité au pouvoir, ont prêché le nationalisme étriqué et ont suivi les démons de la division ». (4)

« En 2013, soit cinquante ans après le discours de N’Krumah, l’Union africaine est encore en gestation.» Hervé Amani déroule ensuite le catalogue macabre des violences subies par l’Afrique: «Olympio au Togo, Yaméogo en Haute Volta, Ahomadégbé au Benin, Hamani Diori au Niger, Modibo Kéïta (photo) au Mali… ont subi des coups d’État; Sankara a été assassiné… Leur crime, après N’Krumah, avoir défendu l’intérêt de leur pays, la dignité de l’Afrique. Le colonel Kadhafi a été l’artisan acharné de la mise en oeuvre de l’Union africaine. Il avait engagé le financement de grands projets tels que préconisés par N’Krumah. Le Guide a été assassiné par les puissances occidentales sur le mobile fallacieux de génocide du peuple. Parmi les dirigeants de l’époque qui se sont opposés à l’esprit d’Unité africaine de N’Krumah, il y a le président Houphouët- Boigny de la Côte d’Ivoire. C’est un fait. Sa longévité est certainement le fruit d’un asservissement aux puissances coloniales. (…) » (4)

« Si nous nous réjouissons de ce qui est advenu de Kadhafi, de Gbagbo, de N’Krumah, nous nous trompons de façon cruelle. Le parachutage par la force militaire de valets ne sert que les intérêts de la puissance de tutelle et d’une ploutocratie. L’auteur conclut: «L’Afrique doit s’unir parce que notre évolution économique exige la fin de la domination colonialiste; or chaque État sera impuissant face aux impérialistes. Répétons le: «…Nous nous tromperons nous-mêmes de la façon la plus cruelle, si nous devons considérer que les actes des Occidentaux sont distincts et sont sans rapport entre elles», avait prédit N’Krumah»(4).

Dans cet ordre, deux forces d’action rapides mises en place par les Occidentaux ont pour but d’asseoir le statu quo. Au plus fort de la France-Afrique, le président français François Hollande invité à la zerda, a prévenu que «ce sont les Africains qui, demain, devront assurer la sécurité de leur continent», même si «la France sera toujours à leurs côtés».(4)


La corruption


Entre 1980 et 2009, 1 350 milliards de dollars de flux financiers illicites en provenance d’Afrique ont étés transférés à l’étranger. Selon un rapport de la BAD, l’Afrique du Nord totalise 415,6 milliards de dollars de transferts illicites durant cette période, Ces sorties frauduleuses d’argent ont concerné, dans la région nord-africaine, en premier lieu l’Egypte, suivie en seconde position par l’Algérie et enfin la Libye. L’argent est le plus souvent transféré frauduleusement dans les paradis fiscaux, mais également dans de nombreux pays européens, aux Etats-Unis et dans d’autres régions du monde. «La fuite des ressources hors de l’Afrique au cours des trente dernières années, environ le PIB actuel de l’Afrique, freine le décollage du continent», selon Mthuli Ncube, économiste en chef et vice-président de la BAD. «L’idée reçue a toujours été que l’Occident injecte de l’argent en Afrique grâce à l’aide étrangère et aux autres flux de capitaux du secteur privé, sans recevoir grand-chose en retour. Notre rapport inverse le raisonnement: l’Afrique est en situation de créancier net par rapport au reste du monde depuis des décennies», déclare Raymond Baker, directeur du centre de recherche et de défense GFI, basé à Washington. (;..) (5)

A titre d’exemple, la corruption en Algérie est devenue un science exacte. Plus on vole moins on risque. On l’aura compris les lampistes trinquent mais les gros poissons à l’instar des scandales dues aux « commissions » versées par les entreprises opérant en Algère, achèvent de démoraliser les algériens pour qui la règle de deux poids deux mesures est plus que jamais d’actualité


Le manque de vision de l’avenir


Devant toutes ces avanies, que pense-t-on que l’Afrique fait? Coordonne-t-elle en vue d’une sécurité alimentaire? En vue d’une médecine de qualité? Etudie-t-elle un développement endogène? Demande-t-elle qu’on la laisse en paix en alimentant en armes des belligérants ou en soutenant des tyrans qui refusent l’alternance? Rien de tout cela, elle décide de mettre en place une force d’action rapide!! avec les armes des occidentaux pour justement maintenir en place les tyrans adoubés et la phrase de Chirac prend toute sa signification quand il déclare: «Il faut soutenir les dictatures, sinon ils ne feraient pas d’élection» sous-entendu quel que soit le résultat, l’essentiel est qu’elles se tiennent.

Les rodomontades ont de beaux jours devant elles. L’Afrique «colosse avec un sabre nain» veut avoir sa force d’action rapide sur le modèle de la française. Souvenons-nous de la cacophonie des pays de l’Afrique de l’Ouest réunis au sein de la Cdao organisme docilisant pour le compte de la France les présidents d’opérette. «Les dirigeants africains réunis en sommet à Addis-Abeba ont décidé de créer une force de réaction rapide chargée d’intervenir dans les conflits sur le continent, déclare le président en exercice de l’Union africaine.» (6)

Le ridicule ne tue plus. Ce sont les damnés de la terre- conséquence d’une politique de fuite en avant, de l’obsession du pouvoir -  qui meurent !


Les conflits à venir


C’est un fait durant ce cinquantenaire l’Afrique n’a jamais connu la paix du fait des interférences des anciennes puissances coloniales de la rareté des matières premières dont l’Afrique regorge et de l’apparition de nouveaux acteurs qui font à l’Afrique des propositions qu’elle ne peut pas refuser. Parmi ces conflits du futur, notamment dus à l’errance des changements climatiques pour lesquels l’Afrique n’a aucune parade et qui fait qu’après les réfugiés politiques conséquences des guerres perpétuelles, après les réfugiés économiques conséquence d’épidémies endémiques, nous aurons de plus en plus de réfugiés climatiques qui n’auront où aller sinon à continuer à mourir à petit feu.

De plus et comme conséquence aussi de la démographie, le tarissement des ressources hydriques dans certaines régions . La prochaine guerre de l’eau se profile à l’horizon  comem le montre le conflit latent autour des eaux du Nil

«L’Ethiopie, le Kenya, l’Ouganda, le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie sont depuis 2010, signataires d’un nouveau traité du partage des eaux du Nil. Ce texte remet en cause un précédent traité qui datait de 1929, amendé en 1959 par l’Egypte et le Soudan. Ce premier traité de partage accordait la part du lion à l’Egypte et au Soudan, qui à eux seuls jouissaient d’environ 90% des eaux du Nil. (…) L’Ethiopie a lancé en avril 2011 le chantier de son Grand barrage du Millénaire. Il produirait plus de 5000 mégawatts, retiendrait près de 63 milliards de m3 d’eau et deviendrait le premier barrage d’Afrique. (…)» (7)

Aux dernières nouvelles, le ministère des Affaires étrangères égyptien a convoqué l’ambassadeur éthiopien alors qu’aucun accord n’a encore été trouvé entre l’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan concernant la gestion des eaux du Nil. Les travaux ont commencé mardi 28 mai. Le barrage coûtera 3,2 mds. Sa construction nécessite d’assécher et de dévier le lit naturel du Nil Bleu. A plusieurs reprises déjà, Egypte et Ethiopie ont frôlé l’affrontement direct à cause de cette question cruciale pour les deux pays. (8)

La CPI est-elle raciste? Les potentats africains sont inquiets : Ils craignent de finir leurs jours à  La Haye   La Cour pénale internationale (CPI) mène une «sorte de chasse raciale» en ne poursuivant que des Africains, a affirmé, le président en exercice de l’Union africaine (UA), le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn. Ces mêmes pays qui ont pour la plupart ratifié le traité de Rome pensent qu’il y a du racisme et que ce n’est pas leur gestion calamiteuse qui est en cause. Il est vrai que cette  institution mise en place par les pays occidentaux pour imposer un ordre, leur ordre est de punir ceux qui ne rentrent pas dans le moule au nom des droits de l’Homme, dont il faudra bien un jour que l’on nous donne la définition universelle… Pour rappel d’ailleurs, les Etats-Unis n’ont toujours pas signé le traité de Rome créant la CPI du fait que la Constitution américaine interdit que les Américains soient jugés par d’autres pays

Quant à l’Algérie, elle joue au mécène, elle vient d’annuler pour 900 millions pour assumer pleinement son engagement en faveur de la promotion économique et sociale du continent. On l’aura compris, c’est un tonneau des Danaïdes avec en prime une ingratitude de ces pays qui fait qu’il n’y aura aucun retour sur investissement ni politique ni économique. Avec 900 millions de dollars. C’est 10 universités de top niveau….


Professeur Chems Eddine  Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz


1. Claire Brisset http://www.monde-diplomatique.fr/2013/06/BRISSET/49201

2. Chems Eddine Chitour:  http://www.legrandsoir.info/l-afrique-nourrit-les-autres-le-grabbing-des-terres.html

3. Emilie Guyonnet, http://www.monde-diplomatique.fr/2013/06/GUYONNET/49208

4. Hervé Amani http://www.legrandsoir.info/50e-anniversaire-de-l-ua-l-unite-africaine-a-l-epreuve-des-africains.html 29 mai 2013

5. Zhor Hadjam Transfert illégal de capitaux en Afrique du Nord. L’Algérie talonne l’Egypte El Watan 30 05 2013.

6. Aniss Z. Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba des pays veulent une force africaine de réaction rapide El Watan le 28.05.2013

7. Gaëlle Laleix  http://www.slateafrique.com/2161/tensions-eau-bassin-du-nil 29 05 2011

8. http://www.econostrum.info/Le-Nil-provoque-des-tensions-entre-l-Egypte-et-l Ethiopie_a14783.html

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Published by valenton rouge - dans Monde
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