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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 17:36

undefinedLe président de la République reproche, entre autres, à Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP, de n’avoir pas mobilisé ses troupes dans la campagne en cours. Des noms circulent déjà pour le remplacer à l’UMP, et surtout à la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine. Parmi eux, Isabelle Balkany et Alain-Bernard Boulanger, le maire de Villeneuve-la-Garenne

 

Nicolas Sarkozy n’est pas content, mais alors pas content du tout contre Patrick Devedjian. Aux yeux du président de la République, qui oublie facilement ses propres responsabilités quand les choses vont mal, le secrétaire général de l’UMP a accumulé les bourdes dans cette campagne municipale qui s’achève.

 

« Décidément ce garçon n’a aucun sens politique », a t-il lâché récemment devant quelques proches. A l’Elysée, sans que le sort de Devdejian soit encore définitiviement scellé, des noms circulent déjà pour remplacer le patron du parti majoritaire, même si celui-ci assure qu’il n’a pas l’intention de jouer les boucs émissaires et qu’il se cramponnera à son fauteuil. Et l’affaire n’est pas simple, puisque les procédures internes de l’UMP obligent les instances du parti à se réunir et s’accorder pour changer le patron. Jugé plus diplomate et plus fin par Sarko, Roger Karoutchi se verrait bien prendre la place, tout comme Brice Hortefeux, Jean-Pierre Raffarin, Yves Jego ou même Dominique Paillé, conseiller à l’Elysée et secrétaire général adjoint de l’UMP.

 

La liste des reproches : Neuilly, la campagne, la main tendue au Modem…

 

Que reproche Sarkozy a Devedjian, pourtant fidèle des fidèles ? Tout ou presque. D’abord, ne pas avoir su mobiliser le parti pour la campagne des municipales et d’avoir laissé les militants sans consignes. Puis la gestion, catastrophique en terme d’image, du cas de Neuilly-sur-Seine, son ancien fief, qui a selon lui « plombé » le début de campagne : Devedjian avait choisi Fromantin contre l’avis de nombreux élus des Hauts-de-Seine. Cela dit, l’avenir devrait lui donner raison.

 

Dernier motif de courroux, la main tendue par Patrick Devedjian au Modem entre les deux tours qui a, selon Sarko, donné une trop grande visibilité à Bayrou. Et ça, ça passe mal, à entendre les confidences du chef de l’Etat. « Une vraie connerie, soupire le président en privé. Tout le monde verra dimanche soir que le MoDem est laminé ».

 

Isabelle Balkany et Alain-Bernard Boulanger guignent la présidence du 9-2

 

Bref, à partir de lundi 17, l’ami Devedjian à du souci à se faire. Y compris dans les Hauts-de-Seine ou les époux Balkany, qui ne peuvent pas le sentir, envisagent de présenter un candidat contre lui à la présidence du Conseil général. Isabelle Balkany, candidate à ce beau fauteuil autrefois occupé par son mentor Charles Pasqua, et qui a sèchement perdu lors du dernier vote, songe à se représenter, sans l’avouer encore publiquement. Mais d’autres élus pourraient pousser un homme moins connu, Alain-Bernard Boulanger, le maire de Villeneuve-la-Garenne, jugé plus consensuel. La réunion du groupe UMP qui aura lieu mardi s’annonce folklorique ; le vote est, lui, prévu jeudi. Un nouveau vaudevilles dans le 9-2 ?

 

Un peu isolé en ce moment, Devedjian, qui ne veut pas se laisser décapiter, a recours aux bonnes vieilles ficelles : il s’est rapproché du fiston, Jean Sarkozy, élu conseiller général dans le canton de Neuilly-Sud dimanche dernier. Mais celui-ci, prudent, refuse de se laisser instrumentaliser. Celui-là connaît déjà trop les manoeuvres politiciennes…

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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 09:10
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DEGREZ Vincent
 
Pierre-Olivier Sarkozy, éminent financier, rejoint le géant du private equity Carlyle à New York. Peu avant, son demi-frère Nicolas décorait Albert Frère et son associé Paul Desmarais de la Grand’Croix de la Légion d’honneur. Ce dernier fait partie du board de Carlyle... Deux événements récents, en apparence anodins, ont un double point commun, l’un évident, l’autre plus difficile à repérer.

Carlyle, géant new-yorkais du private equity (76 milliards de dollars en gestion), vient d’engager Pierre-Olivier Sarkozy. Ce dernier était précédemment co-patron de FIG Investment Banking, une division du suisse UBS. Chez Carlyle, il deviendra, dès le mois d’avril, co-head et managing director du Global Financial Services Group.

Cette section est très neuve. Fondée en juin 2007, elle n’a pas encore bouclé de transaction mais a déjà attiré quelques pointures, notamment Sandy Warner, ex-président de JPMorgan Chase. Pierre-Olivier Sarkozy a été engagé pour « ses incroyables réseau et expérience professionnelle, qui aideront Carlyle à capitaliser sur la dislocation du secteur des services financiers », indique la firme dans un communiqué daté du 3 mars. (...)

La seconde information concerne un autre Sarkozy, nettement plus connu : Nicolas, demi-frère de l’homme d’affaires new-yorkais. Le président de la République a décerné au belge Albert Frère l’insigne de Grand’Croix de la Légion d’honneur, la plus haute distinction honorifique française, qui récompense les mérites éminents rendus à la nation. Seules 75 personnes l’ont déjà reçue.

Albert Frère a en outre bénéficié du privilège suprême d’être l’unique personne décorée lors d’une cérémonie privée, en présence du Premier ministre François Fillon et de la ministre de la Justice Rachida Dati. Quelques jours plus tôt, c’était le canadien Paul Desmarais, l’associé d’Albert Frère, qui recevait la même distinction, mais lors d’une cérémonie publique.

Rapport évident entre ces deux événements : ils concernent des Sarkozy. Rapport plus surprenant : Paul Desmarais a pu faciliter la nomination du demi-frère Sarkozy, vu sa situation de « membre influent du board » de Carlyle, selon Rue89. Un fonds lui-même des plus influents, puisque quelques grands noms sont passés par ses rangs : George Bush senior (de 1998 à 2003) et Junior (1990-1992), John Major (2002-2005), etc. Son président actuel n’est autre que Lou Gerstner, ancien patron d’IBM. (...)

Lire la suite :
http://www.trends.be/fr/articles/in...



Carlyle Capital au bord de la faillite
REUTERS | 13.03.2008 | 16:43

Par Reed Stevenson

NEW YORK (Reuters) - Carlyle Capital Corp, société cotée du puissant groupe américain de capital-investissement Carlyle était au bord de la faillite jeudi, nouvelle victime de la crise mondiale du crédit, après avoir annoncé la veille s'être trouvé en défaut de paiement sur 16,6 milliards de dollars de dettes (10,6 milliards d'euros).

Le fonds, coté à Amsterdam et basé à Guernesey, a annoncé que ses créanciers allaient saisir ses derniers actifs, à savoir des valeurs mobilières adossées à des créances hypothécaires résidentielles (RMBS) émises par des organismes américains semi-publics et notées AAA.

"Un refinancement réussi n'est pas possible", explique Carlyle Capital dans un communiqué, après avoir tenté au cours de la semaine écoulée de conclure un accord avec ses créanciers pour éviter la faillite.

Carlyle Capital a indiqué mercredi soir avoir reçu de nouveaux appels de marge (sorte de dépôt de garantie exigé par les banques créancières) de 97,5 millions de dollars s'ajoutant à ceux déjà reçus ces derniers temps et qui se montent à 400 millions de dollars et qu'il est incapable d'honorer.

La crise du crédit qui a éclaté l'été dernier dans le sillage de l'effondrement des crédits immobiliers à risque a contraint les banques à renforcer leurs capitaux mis à mal par la crise et rendu difficile l'évaluation de toute une série de valeurs liées à la dette. Or Carlyle Capital avait justement été créé pour investir dans ce genre de titres obligataires risqués.

En Bourse, Carlyle Capital chutait de 93% jeudi en fin de séance et ne valait plus que 18 centimes. L'action valait 20 dollars lors de son introduction en Bourse en juillet.

L'autorité boursière néerlandaise AFM dit suivre la situation de près.

Credit Suisse, créancière de Carlyle Capital, a commencé à vendre certains actifs de Carlyle Capital, a-t-on appris jeudi après-midi de source proche du dossier.

CERCLE VICIEUX

Le groupe Carlyle , basé à Washington, gère plus de 75 milliards de dollars d'actifs et a attiré par le passé des conseillers prestigieux comme l'ancien président américain George Bush ou l'ex-Premier ministre britannique John Major.

Les dirigeants du groupe Carlyle détiennent quelque 15% de Carlyle Capital Corp (CCC).

"Le sentiment est généralement négatif et l'annonce d'appels de marge qui n'ont pas été honorés par de gros fonds à endettement élevé fait encore plus craindre un cercle vicieux de ventes forcées à bas prix, de déficits de collatéraux et d'encore plus d'appels de marge non honorés", explique Brett Williams à la BNP Paribas Hong Kong.

"Cela faisait un moment qu'on attendait que ça se passe mal pour les hedge funds", commente son confrère Andrea Cicione, spécialiste du crédit chez BNP Paribas. La banque française fait partie des créanciers de Carlyle Capital.

"L'angoisse du crédit est de retour", renchérit Tim Condon, responsable des études asiatiques chez ING.

L'action CCC a perdu 78% de sa valeur environ depuis le 29 février jour où le fonds a fait savoir qu'il ne verserait pas de dividende pour préserver la valeur des fonds propres sur le long terme.

Le 6 mars, CCC annonçait qu'il n'avait pu répondre à des appels de marge, qui se sont accumulés les jours qui ont suivi car ses créanciers craignaient un défaut de paiement.

L'action a dégringolé de 20% mardi lorsque les transactions ont repris à la suite d'une suspension décidée la semaine dernière.

Le groupe Carlyle, qui est l'un des plus gros groupes de capital-investissement dans le monde, possède les actifs les plus divers, de la société de mesure d'audience Nielsen au fabricant de beignets Dunkin' Brands en passant par une ancienne filiale de General Motors, Allison Transmission.

Selon le rapport annuel de CCC, ses contreparties à la fin 2007 étaient Bank of America, Bear Stearns, BNP Paribas, Calyon, Citigroup, Credit Suisse, Deutsche Bank, ING, JP Morgan, Lehman Brothers, Merrill Lynch et UBS.

Yinka Adegoke, version française Wilfrid Exbrayat et Danielle Rouquié

REUTERS | 13.03.2008 | 16:43
 
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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 08:47

Le coût des conflits d’irak et d’Afghanistan a cru dans des proportions ahurissantesJoseph Stiglitz and Linda Bilmes
CEPRID
9 - III - 08
Traduction de Danielle bleitrach 82a3d383e8307ea996860487c9187d6b08.jpg
Le gouvernement Bush s’est trompé en escomptant les bénéfices de la guerre, y compris en tenant compte de ses coûts. Le président et ses conseillers espéraient un conflit rapide et économique. Mais au lieu de cela, nous avons une guerre qui est en train de coûter plus que ce que l’on a pu jamais imaginer.
Le coût des opérations militaires directes des Etats-Unis, sans inclure les coûts de la longue durée, comme les soins aux vétérans blessés, dejà excède le coût de la guerre de 12 ans au Viet-Nam et est plus lourd que le coût de la guerre de Corée.
Au meilleur des cas, ces coûts en projection atteignent dix fois le coût de la Première guerre du Golfe, presque un tiers de plus que la guerre du Vietnam, et le double de la première guerre Mondiale. L’unique guerre de notre histoire qui a coûté plus fut la Seconde guerre Mondiale, quand 16,3 millions de troupes étasuniennes  combattirent dans une campagne qui dura 4 ans, avec un coût total (en dollars de 2007, eprès ajustement avec l’inflation) autour de 5 trillons de dollars (qui est 5 millions de millions de dollars). Pratiquement avec toutes les forces armées engagées dans la lutte contre les Allemands et les japonais, le coût pour la troupe (en dollars d’aujourd’hui) était de moins de 100.000 dollars actuels. Le contraste est grand avec la guerre d’Irak où le coût grimpe jusqu’à 400.000 dollars pour la troupe.


A la majorité du peuple Américain  il reste encore à sentir ces coûts.  Le prix du sang a été payé avec nos militaires volontaires et employés contractants. Le prix sur le trésor a été financé, dans une certaine forme, presque totalement avec les emprunts. Les impôts n’ont pas augmenté  pour payer la guerre- de fait, les impôts des riches ont même diminué. L’approfondissement du Déficit donne l’impression que les lois de l’économie peuvent être bafouées, que nous pouvons avoir les armes et le beurre. Mais il est évident que les lois ne peuvent être bafouées, les coûts de la guerre sont réels, tout au plus peuvent-ils être ajournés, il est possible que ce soit sur une autre génération ?
A la veille de la guerre il y a eu des discussions sur l’estimation des coûts. Larry Lindsey, conseiller économique du président Bush et la plus haute autorité du Conseil Economique National, avait suggéré qu’ils pourraient atteindre 200 billions de dollars.  Mais cette estimation fut repoussée par le secrétariat de Défense, Ronald Rumsfeld , et considéré comme une folie. Son second, Paul Wolfowitz, a suggéré que la reconstruction après la guerre pourrait être payée grâce à la croissance des bénéfices pétroliers. Mitch Daniels, directeur de l’Office Administratif et du budget, et le Secrétaire Rumsfeld  ont estimés les coûts dans l’ordre de 50 à 60 billions de dollars, une partie d’entre eux seraient financés par d’autres pays. (après ajustement à l’inflation, en dollars 2007, ces projections atteingaient entre 57 et 69 billions de dollars). Le ton du gouvernement était arrogant, comme si les chiffres étaient insignifiants.
Même Lindsey,  qui après avoir signalé  que la guerre pourrait coûter 200 bilions de dollars a déclaré que « le triomphe complet de la guerre pourra être bon pour l’économie».  Retrospectivement, Linsay souestima énormement tant le coût de la guerre que celui des incidences sur l’économie ?
Si tant est que le Congrès ait approuvé le surplus des 200 billions de dollars de supplément de guerre requis pour l’année fiscale de 2008, on serait loin du compte, le Congrès déjà a accordé une total de plus de 845 billions de dollars pour les opérations militaires, les reconstructions, les coûts des ambassades, les renforcements de la sécurité dans les bases nord-américaines, et les programmes d’aide extérieure en Irak et Afghanistan.

Pendant que la cinquième année de la guerre arrive à son terme, on peut prévoir que les coûts de l’opération (dépenses de la guerre, ou ce qui pourrait s’appeler « coût de gestion ») pour 2008 excédent les 12,5 billions par mois seulement pour l’irak, beaucoup plus que les 4,4 billions de dollars de 2003, et avec l’Afghanistan le total est de 16 billions de dollars par mois. Ce total est équivalent au budget annuel des Nations Unies, ou au moins de 13 Etats des Etats-Unis. Encore ceci, ne comprend pas les 500 billions de dollars que nous gaspillons chaque année en dépenses régulières du Département de la Défense. Sans parler d’autres dépenses occultes, commes les réunions de renseignements ou les fonds mêlés aux budgets des autres départements. 
Comme il y a beaucoup de coûts que le gouvernement ne compte pas, le coût de la guerre beaucoup plus élevé que les chiffres officiels. Par exempke, les officiels du gouvernement parlent fréquemment de la vie de nos soldats comme s’ils n’avaient pas un prix. Mais si l’on se situe au niveau des coûts, ces vies « sans prix » apparaissent dans la comptabilité du pentagone simplement comme 500.000 dollars – montant payé aux survivants, en pension pour mort et assurances sur la vie. Depuis qu’a commencé la guerre, ces coûts ont augmenté de 12.240 à 100.000 dollars (par pension de décès) et de 250.000 à 400.000 dollars pour assurances sur la vie. Ces montants croissants sont une fraction de ce que les survivants pourraient recevoir s’ils avaient perdu la vie dans un absurde accident de transport. Dans des domaines comme la santé et les régulations de sécurité, le Gouvernement des Etats-Unis évalue la vie d’un jeune au meilleur moment de ses capacités de espérances futures à plus de 7 millions de dollars- beaucoup plus de ce que paye l’armée en pensions pour la mort. En utilisant cette estimation, le coût d’à peine 4000 soldats américains mortsen iraK arrivent autour de 28 bilions de dollars.
Les coûts pour la société sont évidemment beaucoup plus élevés que les chiffres qui apparaissent dans le budget du gouvernement. Un autre exemple de coûts cachés est l’entretien des pertes de l’armée des Etats-Unis. Les statistiques des pertes du département de la Défense sont mises au point à partir des pertes qui résultent des actions hostiles (de combat) – établis par l’armée. Ainsi si un soldat est blessé ou meurt dans un accident d’auto durant la nuit, cela est qualifié de « sans relation avec le combat»- alors que serait égal le péril pour les soldats voyageant de jour.
De fait, le pentagone conserve deux types de livres. Le premier contient la liste officielles des pertes publié dans le site Web del DOD [1]. Le second, difficile à trouver, est seulement dans un site web différent et se peut obtenir que sous la Loi de liberté de l’information. Ces données montrent que le nombre total de soldats blessés, atteints ou qui ont souffert d’une quelconque maladie est le double du nombre de blessés au combat, ils peuvent être advenus même si les soldats n’avaient pas été en irak. Notre nouvelle recherche montre que la majorité de ces dommages et infirmités sont en relation directe avec le service requis pour la guerre.
En nous faisant avaler  le breuvage malsain du financement émergent, de multiples livres et chroniques souestiment les ressources nécessaires pour poursuivre la guerre,nous avons commencé à calculer ce que nous avons dépensé- et combien nous dépenserons encore plus finalement. Le chiffre auquel nous aboutisson est plus élevé que 3 trillons de dollars. Nos calculs sont basés sur des suppositions prudentes ; ils sont simples conceptuellement bien qu’ils soient occasionnellement techniquement compliqués. Le chiffre de coût total de 3 trillons de dollars nous paraît fondé, et tel qu’il est beaucoup plus bgas que le coût réel. Et il n’est pas nécessaire de dire que ce montant représente le coût des Etats-Unis seulement.Il ne reflète pas le coût pour le reste du monde et pour l’Irak.
Depuis le début, le Royaume uni a joué un rôle crucial du point de vue stratégique, militaire et politique dans le conflit en irak. Dans le militaire, le Royaume Uni a contribué avec 46.000 soldats, à 10% du total. Ce n’est pas une surprise que vu l’expérience britannique en Irak soit analogue à celle des Etats-Unis : l’augmentation des pertes, la croissance du coût des opérations, peu de transparence dans les compte où vont l’argent, les ressources militaires, trop compressées, et les scandales sur les déplorables conditions et soins médicaux inadéquats pour beaucoup de vétérans gravement blessés.

Avant la guerre, Gordon Brown a apporté 1 billion de livres pour les dépenses de guerre. Pour la fin de 2007, le Royaume Uni avait gaspillé approximativment 7 millions de livres en dépenses directes des opérations en irak et en Afghanistan (76% en irak). Ceci inclut l’argent d’une « réserve spéciale » supplémentaire, plus les dépenses additionnelles du Ministère de la Défense.
La réserve spéciale arrive en  bout du budget regulier de la défense du royaume Uni. Le système britannique est particulièrement opaque : les fonds de la réserve spéciale « tombent sous » le Ministère de la Défense, chaque fois qu’il le demande, sans l’approbation du parlement. Comme résultat, la citoyenneté britannique a peu de clarté sur le compte de ce qui est réellement dépensé.
De surcroît , les coût sociaux  au royaume Uni sont similaires à ceux des Etats-Unis-les familles qui quittent leurs emplois pour s’occuper de soldats blessés, et la diminution de la qualité de vie des centaines de ceux qui restent invalides.
De la même manière, il y a des coûts macroéconomiques pour le Royaume uni, comme c’est le cas pour l’Amérique, encore que les coûts sur le long terme pourraient être moins élevés pour deus raisons : Premièrement, la grande bretagne n’a pas la même politique fiscale minable, et secondement, jusqu ‘à l’année 2005, le royaume Uni a été un exportateur net de pétrole.
Nous avons estimé que les forces britanniques en irak se réduiraient cette année à 2000 et garderaient ce niveau jusqu’en 2010. Nous espérons que les forces britanniques en Afghanistan croîtraient légérement de 7.000 à 8.000 en 2008, resteraient stables pour trois années. Le Comité de la Défense de la Chambre des Communes a décidé récemment qu’à partir de coupes dans le niveau des troupes, les coûts de la guerre en irak s’accroîtraient de 2%  cette année et que les coûts de personnel désecendraient seulement de 5%. Durant le même temps le coût des opérations militaires en Afghanistan augmenterait de 39%. Les calculs dans notre modèle peuvent considérer comme très bas ces modèles de continuation. En s’appuyant sur les estimations de notre registre, le coût budgétaire du Royaume Uni des Guerres en irak et en Afghanistan totalisera pour 2010 plus de 18 millions de livres. Si nous incluons les coûts sociaux, l’impact total excédera les 20 billions de livres.
—–
[1] N. T.: DOD: Departament de la Défense

© Joseph Stiglitz y Linda Bilmes, 2008. Extraits de The Three Trillion Dollar War, (La Guerre des troisTrillon de dollars) publié par Allen Lane le 28février. Joseph Stiglitz a été chef économiste de la banque mondiale et le premier Prix nobel d’economie en 2001.. Linda Bilmes est professseur de politiques publiques dans l’ecole Kennedy de Gouvernement dans l’Université de Harvard .
* Trillón en EEUU = 1 billón europeo.

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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 23:50
 
PENOCHET Joelle
 

"Contrôlez le pétrole, et vous contrôler des nations entières ; contrôlez le système alimentaire, et vous contrôlez les populations." Henry Kissinger

C’est au cœur de la Mésopotamie qu’a été inventée l’agriculture - avec un système d’irrigation sophistiqué -, voici plus de dix mille ans. La plaine alluviale exceptionnellement fertile située entre le Tigre et l’Euphrate offre des conditions idéales pour la culture des céréales. C’est là qu’est apparu le blé sauvage dans l’Antiquité. On y faisait pousser presque toutes les variétés connues aujourd’hui dans le monde (plus de 200 000). Les palmiers dattiers, qui fournissaient l’autre ressource vitale du pays, abritaient des plantes potagères très variées.

Les « semences de la démocratie » *

Depuis son invasion en 2003, l’Iraq n’a pas été seulement spoliée par ses agresseurs de sa souveraineté politique, de son patrimoine archéologique, de ses ressources pétrolières, mais aussi de sa souveraineté alimentaire.

En violation de la Constitution irakienne, et des conventions de la Haye et de Genève qui stipulent que l’occupant doit respecter la juridiction du pays occupé, l’administrateur provisoire Paul Bremer (un ancien collaborateur de Kissinger) a édicté, avant l’installation d’un gouvernement fantoche par Washington, cent ordonnances scélérates qui ont force de loi et qui ne peuvent être abolies ni modifiées par aucun gouvernement irakien (article 26 de la nouvelle constitution). Le pays tombait ainsi sous le joug économique total de l’Occupant, qui avait décidé de réformer drastiquement son économie sur le modèle économique néo-libéral américain.

L’ordonnance 81 du 26 avril 2004 a livré le pays en pâture aux nécro-entreprises géantes qui contrôlent le commerce mondial des graines, comme Monsanto (le fabriquant de l’agent Orange), Syngenta et Dow Chemicals. Elle conduit à la destruction irréversible de l’agriculture Iraqienne. L’Afghanistan avait subi le même sort en 2002.

Biopiratage dans le jardin d’Eden

Cette ordonnance, rédigée de façon très perverse, a institué de fait une obligation pour les fermiers irakiens d’acheter chaque année une licence et des semences transgéniques aux multinationales américaines - alors que la juridiction irakienne interdisait toute privatisation des ressources biologiques.

La règle de« Protection des variétés des plantes » (PVP), au centre de cette loi, ne traite pas de conservation de la biodiversité, mais de la protection des intérêts des transnationales semencières américaines (qui, en vertu des ordonnances Bremer, sont exonérées d’impôts, ne sont pas obligées de réinvestir dans le pays et possèdent le droit de rapatrier tous leurs profits). Pour être qualifiées, les plantes doivent être « nouvelles, distinctes, uniformes et stables », des critères que les plantes traditionnelles ne peuvent pas remplir.

Ces sociétés étrangères détiennent un droit de propriété intellectuelle (semblable à ceux que Washington a introduit dans les règles de l’OMC- dont l’Iraq ne fait pas partie) qui leur concède pendant vingt ans le monopole sur la production, la reproduction, la vente, l’exportation, l’importation et le stockage de toutes les semences génétiquement modifiées et les variétés de plantes « similaires ».

Monsanto a fait un hold-up sur les semences millénaires de l’Iraq pour les modifier génétiquement et les breveter. Et les agriculteurs sont maintenant contraints de payer pour pouvoir les cultiver (1).

Dans un premier temps, pour faciliter l’introduction de l’agriculture transgénique, le « ministère » irakien de l’Agriculture, à la façon d’un dealer de drogue dure, a distribuées quasi gratuitement les « nouvelles semences » aux fermiers irakiens. Sans leur dire qu’ils entraient ainsi dans un système infernal dont ils ne pourraient plus sortir.

Les fermiers iraqiens rançonnés par les géants semenciers

L’ordonnance 81 a rendu illégales les traditions antiques de sélection des meilleures semences par les agriculteurs pour les réutiliser d’une année sur l’autre, et les échanges entre voisins. (Selon la FAO, 97% des fermiers irakiens réutilisaient encore leurs graines, ou les achetaient sur le marché local en 2002). Par croisements, au fil des générations, ils avaient créé des variétés hybrides adaptées au dur climat de la région.

Les agriculteurs « coupables » d’avoir semé des graines non achetées, ou dont le champ aurait été contaminé accidentellement, encourent de fortes amendes, voire des peines d’emprisonnement, la destruction de leurs récoltes, de leurs outils et de leurs installations !

Le terrorisme alimentaire pratiqué par les multinationales comme Monsanto dans les pays qu’elles colonisent a conduit au suicide de dizaines de milliers paysans du Tiers Monde - ruinés par l’achat annuel de semences transgéniques et des pesticides, herbicides et fongicides très toxiques qui leur sont nécessairement associés. Ainsi, pour la seule année 2003, 17 000 agriculteurs indiens auxquels les banques ne voulaient plus prêter d’argent pour acheter les semences de Monsanto se sont suicidés.

Vers le contrôle total de la chaîne alimentaire par les transnationales américaines

Les bombardements incessants depuis 1991 avec des armes à l’uranium appauvri - qui ont transformé le pays en une vaste déchetterie radioactive - et l’embargo de treize ans, avaient déjà commencé de détruire l’agriculture irakienne - anéantissement du système d’irrigation, du matériel agricole et des palmiers dattiers (2). De 1990 (date de l’instauration des sanctions) à 2003, le volume de la production de céréales avait diminué de moitié. Les troupeaux d’animaux d’élevage ont été décimés.

En plus de subir les exactions quotidiennes des occupants, les fermiers iraqiens, devenus des serfs, sont désormais condamnés à produire des plantes artificielles, destinées pour moitié à l’exportation mondiale (ou aux troupes d’occupation, comme les variétés de blé réservées à la fabrication de pâtes, étrangères au régime alimentaire irakien), au seul bénéfice de Monsanto et consorts. Ceci alors même que la population irakienne meurt de faim (3). C’est pourquoi, à l’instar de leurs homologues afghans, de plus en plus de fermiers désespérés abandonnent la culture des céréales pour celle de l’opium.

Les chimères issues des nécro-technologies représentent un très grave danger sur les plans environnemental, sanitaire, économique et éthique. Elles entraînent une pollution environnementale aussi irréversible que celle qui est provoquée par l’uranium appauvri. Par ailleurs, elles peuvent être utilisées dans le cadre de guerres biologiques ou bactériologiques silencieuses (3).

Les OGM constituent l’une des principales armes des instigateurs du Nouvel Ordre Mondial pour asservir l’une après l’autre les populations du monde entier. L’Iraq est devenue le nouveau laboratoire en grandeur réelle de cet instrument de domination diabolique, et les Irakiens les cobayes.

Joëlle Pénochet

Version longue d’un article publié sur Votre-Santé.com
http://www.votre-sante.com/suite.ph...

* Allusion à la phrase de Bush peu après l’invasion : "Nous sommes en Irak pour y répandre les semences de la démocratie de façon à ce qu’elles y prospèrent et se propagent dans toute la région où règne l’autoritarisme." (George Bush).

(1) Des échantillons de chacune de leurs variétés avaient été conservés dans la Banque nationale de semences… d’Abu Ghraib, qui a été détruite par l’Occupant.

(2) Cf. http://www.planetenonviolence.org/ ... .

(3) En 2004, la police militaire américaine a fermé le journal al Hawza, qui avait publié un article affirmant que Bremer "menait une politique visant à affamer le peuple irakien afin, qu’entièrement occupé à se procurer son pain quotidien, il n’ait aucune chance de réclamer des libertés politiques et individuelles."

(4) Cf. les articles de Mae Wang Ho et Joe Cumming, de l’Institute of Science in Society (ISIS).

Sources

L’ordonnance n° 81 : http://www.mindfully.org/Farm/2004/...

Michel Chossudovky : www.globalresearch.ca/index.php?con...

William Engdhal : WTO, GMO and Total Spectrum Dominance - 2006-03-29 (Global Research) Le pillage « libéral » de l’Irak - 2005-11-14 *** (Mondialisation.ca) Iraq and Washington Seeds of Democracy By F. William Engdahl, 5 June 2005 *** http://www.engdahl.oilgeopolitics.n...

Ghali Hassan (Global Research) : Iraq’s New Constitution - 2005-08-17 Biopiracy and GMOs : The Fate of Iraq’s Agriculture- by Ghali Hassan - 2005-12-12***

Stephen Lendman (Global Research) : Unleashing GMO Seeds : "Food is Power" Reviewing F. William Engdahl’s Seeds of Destruction, Part 3. 2008-01-19*** Agribusiness Giants seek to gain Worldwide Control over our Food Supply - by Stephen Lendman - 2008-01-07

Arun Shrivastava (Mondialisation.ca) : Suicides en masse de fermiers indiens : ce qui se profile à l’horizon - by Arun Shrivastava - 2006-11-14**

Jeffrey Smith (Global Research) : Genetically Modified Foods Unsafe ? Evidence that Links GM Foods to Allergic Responses Mounts - 2007-11-08

By Jeremy Smith (Global Research) : ORDER 81 : Re-engineering Iraqi agriculture - 2005-08-27***


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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 22:35

undefinedUne invention appelée « le peuple juif »Tom Segev - Ha’aretz


La Déclaration d’Indépendance d’Israël énonce que le peuple juif est apparu en Terre d’Israël, puis qu’il aurait a été exilé de sa patrie natale. Tout élève israélien apprend, à l’école primaire, que ce que cela se serait produit durant la domination romaine, en l’an 70 après J.C. Après quoi, la nation juive serait restée fidèle à sa terre, dans laquelle elle aurait commencé à retourner, après deux millénaires d’exil.

 

« Faux », dit l’historien Shlomo Zand, dans un des ouvrages les plus fascinants - et les plus dérangeants - à avoir été publiés, ici (en Israël), depuis bien longtemps. « Il n’y a jamais eu de « peuple juif », mais seulement une religion juive, et l’exil, lui non plus, ne s’est jamais produit - par conséquent, comment parler de « retour » » ?? Zand rejette la plupart de ces histoires autour de la formation d’une identité nationale, dans la Bible, et notamment l’exode d’Egypte, ainsi (on ne s’en plaindra pas) que les horreurs de la conquête (de Canaan, la Palestine, ndt) sous les ordres de Josué. « Tout ça, c’est de la fiction, c’est une mythologie qui a servi de prétexte à la création de l’Etat d’Israël », affirme-t-il.

 

 

 

D’après M. Zand, les Romains n’exilaient généralement pas un peuple entier, et la plupart des juifs furent autorisés à rester dans le pays. Le nombre des exilés se chiffra au grand maximum en dizaines de milliers. Quand le pays fut conquis par les Arabes, beaucoup parmi les juifs se convertirent à l’Islam, et furent assimilés à la société des conquérants. Il en découle que les ancêtres des Arabes palestiniens étaient des juifs. Zand n’est pas l’inventeur de cette thèse ; trente années avant la Déclaration d’Indépendance d’Israël, David Ben-Gourion l’avait faite sienne, ainsi que Yitzhak Ben-Zvi et bien d’autres.

 

Si la majorité des juifs n’ont pas été exilés, comment se fait-il qu’ils furent si nombreux à atteindre quasiment tous les pays de la Terre ? Zand dit qu’ils ont émigré de leur plein gré ou, pour ceux qui furent exilés à Babylone, ils restèrent dans leur pays d’exil parce qu’ils avaient choisi de le faire. Contrairement à la croyance conventionnelle, la religion juive a tenté de convertir des membres d’autres croyances de devenir juifs, ce qui explique de quelle manière il y a eu des millions de juifs, dans le monde entier. Comme l’indique, par exemple, le Livre d’Esther, « Et beaucoup des peuples de la Terre se firent juifs ; en effet, ils avaient été saisis par la crainte des juifs. »

 

Zand cite beaucoup d’études existantes, dont certaines ont été écrites en Israël, mais évincées du discours consensuel. Il décrit aussi, longuement, le royaume juif d’Himyar, dans le Sud de la Péninsule arabique, et les Berbères juifs, en Afrique du Nord. La communauté juive, en Espagne, découlait d’Arabes qui s’étaient convertis au judaïsme et étaient venus avec les armées qui avaient conquis l’Espagne sur les chrétiens, ainsi que d’individus d’origine européenne, qui s’étaient, eux aussi convertis au judaïsme.

 

Les premiers juifs d’Ashkénaz (l’Allemagne) ne venaient pas de la Terre d’Israël et ils n’avaient pas atteint l’Europe orientale à partir de l’Allemagne, mais ils s’étaient convertis au judaïsme dans le royaume Khazar, dans le Caucase. Zand explique les origines de la culture yiddish : ce n’était pas une importation juive à partir de l’Allemagne, mais le résultat d’une connexion entre les descendants des Kuzari et les Allemands, qui se rendaient dans les régions orientales de l’Europe, en tant que commerçants, pour certains d’entre eux.

 

Nous ne sommes pas étonnés, dès lors, de trouver toute une variété de gens et de races, des blonds, des bruns, des basanés et des jaunes, devenus juifs, en grand nombre. D’après Zand, les sionistes ont besoin de leur bricoler une ethnicité commune, et la continuité historique a produit une longue série d’inventions et de fictions, ainsi qu’une invocation permanente de thèses racistes. Certaines ont été concoctées par les esprits des théoriciens du mouvement sioniste, tandis que d’autres ont été présentées comme les constatations d’études génétiques effectuées en Israël.

 

Le Professeur Zand enseigne à l’Université de Tel Aviv. Son ouvrage « Quand et comment le peuple juif a-t-il été inventé ? » (When and How was the Jewish People Invented ? ») (publié par les éditions Resling, en hébreu), vise à promouvoir l’idée qu’Israël devrait être un « Etat de tous ses citoyens » - juifs, Arabes et autres - par opposition à son identité proclamée de « pays juif et démocratique ». Des histoires personnelles, une discussion théorique profuse et des saillies sarcastiques nombreuses ne servent pas l’ouvrage, mais ses chapitres historiques sont bien écrits, et ils citent de nombreux faits et analyses que beaucoup d’Israéliens seront étonnés de lire pour la toute première fois.

 

Le moustique de Kiryat Yam

 

Le 27 mars 1948, une réunion fut organisée, à Haïfa, portant sur le sort des Bédouins de la tribu Arab al-Ghawarina, dans la région de cette ville. « Il faut les faire partir d’ici, afin qu’ils ne viennent pas, eux aussi, compliquer encore nos problèmes », écrivit Yosef Weitz, du Keren Keyameth [le Fonds National Juif], dans ses Mémoires. Deux mois plus tard, Weitz faisait son rapport au directeur de cette institution : « Notre Baie de Haïfa a été totalement évacuée, et il n’y a pratiquement plus personne, de ceux qui s’accrochaient à notre frontière. »

 

Ils avaient probablement été expulsés en Jordanie ; certains d’entre eux furent autorisés à rester dans le village de Jisr-Az-Zarqa. Le sort des bédouins de la tribu des Arab al-Ghawarina a fait récemment les grands titres de la presse, grâce à Shmuel Sisso, maire du faubourg Kiryat Yam de l’agglomération de Haïfa. Il a, en effet, déposé plainte, à la police, contre Google. La raison ? Un ajout, fait par un des « surfers » de ce site, un habitant de Naplouse, à une photo par satellite du centre de Kiryat Yam, affirmant que la ville de Haïfa a été construite sur les ruines d’un village détruit en 1948, Arab al-Ghawarina. La plainte déposée par Sisso affirme que cette allégation a un caractère diffamatoire.

 

Voici les faits : Les terres de la Vallée de Zébulon avaient été achetées, dans les années 1920, par le Fonds National Juif et par diverses entreprises de travaux publics, dont une s’appelait Gav Yam. Les Archives sionistes ont le plan, daté 1938, de la création de Kiryat Yam, et une lettre de 1945 qui indique que cette localité comportait déjà une centaine d’habitations. Les cartes gouvernementales de la période du Mandat britannique identifient le territoire sur lequel Kiryat Yam avait été construit sous deux noms : Zevulun Valley [Vallée de Zébulon] et Ghawarina. Ainsi, il appert que ce village n’était pas une implantation (en dur), mais un endroit où résidaient des Bédouins.

 

Le site web de l’association israélienne Zochrot [Souvenir, en hébreu], indique que 720 personnes y vivaient, en 1948, et que ce territoire a été partagé entre trois kibbutzim : Ein Hamifratz, Kfar Masaryk et Ein Hayam, connu de nos jours sous le nom d’Ein Carmel.

 

Cette histoire ne cesse de circuler sur Internet, attirant des réponses, qui peuvent être résumées comme suit : « Si Sisso attaque Google en justice parce que celui-ci a affirmé qu’il vit sur les ruines d’un village arabe détruit, on peut en déduire que c’est lui qui n’a pas la conscience très nette. » Sisso, un avocat de cinquante-sept ans, connu pour son affiliation au Likoud, et ancien consul général d’Israël à New York, dit : « Je ne pense pas qu’il y ait quelque chose à redire, mais d’autres personnes pourraient le penser, en particulier des gens vivant à l’étranger, et cela risque de porter atteinte à la réputation de Kiryat Yam, parce que les gens ne voudront plus investir ici. Dès lors que nous ne sommes pas installés à la place d’un village palestinien, pourquoi devrions-nous souffrir, sans aucune raison ? »

 

Né au Maroc, Sisso est arrivé en Israël en 1955. « J’ai exploré toute la région, et je n’ai vu nulle trace de gens qui auraient vécu ici, avant nous, et qui auraient soi-disant été chassés ?… » Il a demandé à un professeur de droit américain de quelle manière - s’il en existe une - il pourrait attaquer Google en justice pour diffamation, ou pour exiger des dommages et intérêts. C’est-là, dit-il lui-même, la contribution de Kiryat Yam à la lutte contre le droit au retour (des réfugiés palestiniens) !

 

Cela risque fort d’être le procès le plus retentissant depuis la plainte déposée par Ariel Sharon contre le magazine Time, mais M. le Maire Sisso ne se fait aucune illusion : « Moi, contre Google, c’est comme si un moustique attaquait un éléphant », a-t-il dit, voici de cela quelques jours…

 

À qui l’Amérique appartient-elle ?

 

Deux universitaires, Gabi Shefer et Avi Ben-Zvi, ont été les hôtes de l’émission d’information de la Radio israélienne « International Hour », animée par Yitzhak Noy. L’animateur, d’une voix légèrement anxieuse, leur a demandé si les succès de Barack Obama n’étaient pas un signe que les Etats-Unis n’appartiendraient désormais plus à l’homme blanc ? Le Professeur Shefer en a donné confirmation : Obama est un immigré, a-t-il dit. Alors que l’animateur sollicitait à son tour son avis, le Professeur Ben Zvi a, quant à lui, ajouté : « Gabi Shefer a raison ».

 

Mais ils avaient tort, l’un comme l’autre. Si Obama était un immigré, il ne serait pas éligible à la présidence des Etats-Unis.

 

Non ; Obama est né à Honolulu. Deux ans après que cette île soit devenue le cinquantième Etat de l’Union…

 

1° mars 2008 - Ha’aretz - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.haaretz.com/hasen/spages
Traduit de l’anglais par : Marcel Charbonnier

 
 
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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 22:32

undefined L'Irak va coûter plus cher que le Vietnam


L'ancien Prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz estime que la guerre en Irak pourrait coûter trois mille milliards de dollars aux Américains et qu'elle a, d'ores et déjà, dépassé le coût du conflit au Vietnam.

Joseph Stiglitz (Sipa)

Joseph Stiglitz (Sipa)

La guerre en Irak va coûter au moins trois mille milliards de dollars aux Américains, selon le Prix Nobel d'économie américain Joseph Stiglitz, qui vient de co-publier, lundi 10 mars, un ouvrage sur ce sujet.
D'après le livre intitulé "La guerre à trois mille milliards de dollars", co-écrit par Joseph Stiglitz et Linda Bilmes, professeur à Harvard, "le coût des opérations militaires américaines - sans prendre en compte les dépenses à long terme comme les soins aux vétérans - dépasse déjà le coût de la guerre du Vietnam, longue de 12 ans, et représente plus du double de ce qu'a coûté la guerre de Corée".
Cette estimation est nettement supérieure à celle du bureau du budget du Congrès américain (CBO), qui estime que les dépenses liées aux guerres menées par les Etats-Unis atteindront entre 1.200 et 1.700 milliards d'ici 2017.

Le budget annuel de l'ONU dépensé en un mois

Après cinq ans de guerre en Irak, les dépenses courantes américaines consacrées à la guerre devraient s'élever à plus de 12,5 milliards par mois en 2008, contre 4,4 milliards en 2003. Avec la guerre en Afghanistan, ce total atteint 16 milliards mensuels, soit le budget annuel de l'ONU, font valoir les auteurs.
Joseph Stiglitz et Linda Bilmes calculent que mille milliards de dollars, soit un tiers du coût total estimé de la guerre, auraient pu financer la construction de 8 millions de logements, le recrutement de 15 millions de professeurs, les soins de 530 millions d'enfants, des bourses d'études pour 43 millions d'étudiants, et une couverture sociale aux Américains sur les cinquante prochaines années.

Un conflit au cœur de la flambée du prix du baril

D'après les auteurs, l'administration Bush omet de prendre en compte dans son calcul plusieurs éléments cruciaux: bonus offerts pour attirer et conserver des recrues dans l'armée, coût de la couverture santé des vétérans et des pensions versées aux familles endeuillées, renouvellement des équipements sur le terrain, etc.
Au niveau macro-économique, le livre insiste sur le coût des intérêts des emprunts relatifs aux dépenses engagées pour la guerre, et intègre dans ses calculs l'impact du conflit en Irak sur la flambée des prix du pétrole, alors que le baril est passé en cinq ans de 25 à 100 dollars.
Sur ces 75 dollars de hausse, Joseph Stiglitz attribue 5 à 10 dollars à la guerre. Une estimation qu'il juge néanmoins conservatrice, mais qui suffit à démontrer qu'une guerre n'est pas toujours bonne pour l'économie.

"Tout et n'importe quoi"

"Ces chiffres nous semblent être exagérés", et les auteurs du livre "prennent en compte tout et n'importe quoi" dans leur calcul, a réagi, lundi, le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, en évoquant l'ouvrage.
"Le Pentagone a été extraordinairement transparent sur ce qu'il sait du coût de la guerre", a-t-il assuré.
Selon les chiffres cités par le département de la Défense, 527 milliards de dollars ont été alloués de septembre 2001 à fin décembre 2007 au financement de la guerre contre le terrorisme, dont 406,2 milliards à la guerre en Irak, 92,9 milliards à la guerre en Afghanistan, et quelque 28 milliards à la sécurité nationale.
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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 22:24

undefined Israël : Shimon Peres reçu en "ami" à l'Elysée


Nicolas Sarkozy a accueilli en "ami" le président israélien, tout en demandant l'arrêt de la colonisation et la création d'un Etat palestinien d'ici fin 2008.

Shimon Peres et Nicolas Sarkozy lundi soir à l'Elysée(AP)

Shimon Peres et Nicolas Sarkozy lundi soir à l'Elysée(AP)

Le président israélien Shimon Pérès a été accueilli lundi 10 mars "en ami" à l'Elysée par son homologue Nicolas Sarkozy, au premier jour d'une visite d'Etat en France de cinq jours qui doit confirmer le réchauffement des relations entre les deux pays.
C'est donc "en tant qu'ami" que Nicolas Sarkozy a affirmé à son hôte que "la sécurité d'Israël passe par l'arrêt de la colonisation", selon son porte-parole David Martinon. Les annonces de nouveaux projets israéliens de construction dans des secteurs revendiqués par les Palestiniens se succèdent depuis deux jours.
Selon le président israélien, les deux hommes sont par ailleurs tombés d'accord "pour voir en l'Iran le plus grand danger aujourd'hui qui menace". "L'Iran est un centre aujourd'hui du terrorisme et de l'uranium enrichi. La combinaison entre les deux peut transformer le monde en un endroit incontrôlable", a prévenu Shimon Pérès.

Accueil "extraordinaire"

A l'issue de ce premier entretien, Shimon Pérès s'est dit "extrêmement ému" par l'accueil "extraordinaire" du président français. "C'est avec beaucoup de chaleur qu'il a parlé de l'Etat d'Israël (...) Il se considère comme un ami véritable du peuple juif" et ce "sans aucune ambiguïté et sans aucune excuse ou fausse excuse", s'est-il réjoui.
En particulier, Nicolas Sarkozy n'a "aucun doute et aucune hésitation pour ce qui est de la nécessité de combattre le terrorisme". Le président a aussi assuré Shimon Pérès de l'aide la France pour faire libérer Gilad Shalit, le soldat israélien enlevé par des militants palestiniens en 2006.
Nicolas Sarkozy "lui a dit que ce n'était pas un hasard s'il avait choisi de réserver au président Pérès la première visite d'Etat en France de son mandat", a confirmé David Martinon. "Israël est pour la France un partenaire essentiel".
Pour le président français, "la sécurité d'Israël ne se discute pas" et "la France sera toujours à ses côtés". Mais "la meilleure réponse à la menace terroriste, c'est de relancer les négociations de paix", a-t-il souligné selon son porte-parole.

Une gravure contre une oliveraie

"Ma conviction est claire: la meilleure garantie de sécurité pour Israël, c'est la création d'un Etat palestinien moderne, démocratique et viable avant la fin 2008. Tout est désormais affaire de volonté plus que d'imagination", a dit Nicolas Sarkozy selon David Martinon.
Shimon Pérès a par ailleurs défendu l'idée d'un rapprochement économique entre Israël, la Jordanie et les Palestiniens, ce qui "permettrait à la négociation (de paix) de se dérouler dans une atmosphère plus positive". Il s'est montré "très intéressé" par le projet d'Union de la Méditerranée défendu par Nicolas Sarkozy, selon l'Elysée.
Le président français a offert à son hôte une gravure d'un portrait de Chateaubriand datant du XIXe siècle ainsi que quatre livres anciens. Shimon Peres lui a offert une oliveraie, soit 3.600 oliviers plantés dans une école agronomique à Holon, près de Tel Aviv.
Après l'entretien entre les deux hommes, Shimon Pérès a ensuite participé lundi soir à un dîner d'Etat à l'Elysée, auquel a assisté la première dame Carla Bruni.

"Contre les autodafés"

Le président israélien doit également inaugurer jeudi le Salon du Livre, dont Israël est l'invité d'honneur cette année, puis rencontrer la communauté juive de France.
Interrogé sur le boycott de ce salon du livre par certains auteurs arabes, Shimon Peres a rétorqué: "je suis contre les autodafés" et "contre le boycott des livres". "Celui qui décide de boycotter se punit lui-même."
Si les relations entre les deux pays ont été parfois glaciales sous les mandats de Jacques Chirac, considéré comme pro-arabe par les Israéliens, elles se sont nettement réchauffées depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, qui s'est présenté à plusieurs reprises comme "l'ami d'Israël".
Le président français doit se rendre en Israël en mai. Il prononcera à cette occasion un discours à la Knesset, le Parlement israélien. (avec AP)
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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 17:11
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  Le président équatorien accuse son homologue colombien d’avoir monté un traquenard.

 

Le président colombien Alvaro Uribe était au courant que la guérilla des Farc allait libérer en mars un groupe de 12 otages, dont Ingrid Betancourt, a assuré le président équatorien Rafael Correa jeudi à Managua.

« Regardez la bassesse, il savait qu’en mars 12 otages allaient être libérés, parmi eux Ingrid Betancourt », a déclaré le président équatorien lors d’une conférence de presse. « Il le savait et il a utilisé ces contacts (...) pour monter ce traquenard et faire croire au monde qu’il s’agissait de contacts politiques et de soutien aux FARC, et pour lancer un écran de fumée sur son action injustifiable ».

L’ambassade de France a annoncé mardi à Quito qu’elle était au courant des contacts des autorités équatoriennes avec les FARC pour libérer l’otage Ingrid Betancourt.

Rafael Correa a demandé jeudi au Groupe de Rio, dont les présidents sont réunis jeudi en République dominicaine, de « condamner clairement l’agression colombienne ». Au cours d’une conférence de presse conjointe avec Correa, le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a annoncé que son pays rompait ses relations diplomatiques avec la Colombie. « Nous rompons avec la politique terroriste pratiquée par le gouvernement (du président colombien) Alvaro Uribe », a déclaré Daniel Ortega.

Il s’est également fait l’écho des propos de son homologue équatorien. « Nous ne sommes pas satisfaits de la résolution de l’Organisation des Etats américains (de mercredi) et lors de la prochaine réunion, nous espérons une condamnation claire face au crime que le gouvernement colombien a commis en bafouant la souveraineté du peuple équatorien », a-t-il dit. Ortega a ajouté que son pays était aussi la cible de violations de son territoire de la part de la Colombie. « Le Nicaragua, a-t-il affirmé, est lui aussi menacé par l’arrogance de la Colombie ».

Le Nicaragua et la Colombie n’ont pas de frontière commune mais un conflit les oppose devant la Cour internationale de justice (CIJ) sur la délimitation de limites maritimes autour de l’archipel colombien de San Andrès, dans les Caraïbes.

Rafael Correa est arrivé jeudi à Managua en provenance du Venezuela. Il doit se rendre ensuite au Panama, avant de retourner en Equateur. Une attaque de l’armée colombienne, samedi, contre un camp des FARC en Equateur, près de la frontière avec la Colombie, a fait 17 morts dont le numéro deux des Farc Raul Reyes.

(AFP)

 
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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 15:55
300’000 manifestants en Colombie contre les paramilitaires
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Colombie : 300’000 manifestants pour les victimes des violences

Bogota - Quelque 300’000 personnes se sont rassemblées à Bogota et dans une vingtaine de villes colombiennes. Elles manifestaient en faveur des victimes des groupes paramilitaires et des "crimes de l’Etat" colombien.

Ces manifestations témoignaient de la solidarité des Colombiens avec les "quatre millions de personnes déplacées, les 15’000 disparus et les 3000 personnes enterrées dans des fosses communes par les paramilitaires", ont expliqué les organisateurs, le Mouvement des victimes de crimes d’Etat.

"Plus de paramilitaires, plus de massacres et plus d’impunité", pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants, souvent vêtus de noir.

Des centaines de familles de victimes des groupes paramilitaires ou des exactions de l’armée colombienne, qui a souvent collaboré avec ces milices d’extrême-droite, brandissaient les photos de leurs parents tués ou portés disparus.

A Bogota, les défilés ont convergé vers la place Bolivar, où des centaines de silhouettes de victimes ont été dessinées au sol à la craie. Selon la municipalité, plus de 200’000 personnes ont manifesté dans la capitale. La police a procédé à une dizaine d’arrestations.

En province, quelque 100’000 personnes au total ont défilé, indiquent les télévisions.

SDA-ATS

http://www.swissinfo.ch/fre/interna...

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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 13:09
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jeudi 6 mars 2008 par Matthieu Adenil

Venu à la présidence du FMI pour le prestige (et les voyages ? il rentre tout juste d’Afrique), l’ami socialiste y découvre la vacuité de ses fonctions…
 
/*
 

Dominique Strauss-Kahn le répète à ses proches : « il est dans une cage dorée ». En se précipitant vers le FMI il y a six mois, il n’avait pas vu deux choses. La première est la vitesse à laquelle Nicolas Sarkozy s’enfonce dans les sondages, ouvrant le passage à l’opposition pour les élections de 2012. Or, loin des yeux, loin du cœur, et lui qui est allé à la chasse aux dollars a probablement perdu sa place à la présidentielle.

 
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DSK au FMI
© PieR
 

La seconde est que le FMI n’a plus son pouvoir et son prestige d’antan. Le départ précipité de son prédécesseur, l’Espagnol Rodrigo de Rato, a correspondu à une phase de tension avec les Etats-Unis que ces derniers ne voudraient pas voir se renouveler. DSK a vite compris et a commencé par jouer les bons élèves. Il a d’emblée accepté de réfléchir à un plan de réduction des effectifs de l’institution. Ce sont 200 emplois que les principaux membres, emmenés bien évidemment par les Etats-Unis, voudraient voir supprimés. Cela représente 3% des effectifs et les Américains considèrent que c’est un minimum.

 

Dans un deuxième temps, il a également accepté d’annuler la dette du Libéria. La Chine s’était mise à racheter la dette de ce pays africain hautement symbolique puisque directement créé par les Etats-Unis. Elle avait ensuite annoncé au Libéria qu’il ne serait pas nécessaire de rembourser. A Pékin, on trouvait amusant de venir provoquer les Etats-Unis sur l’un de leurs territoires sans que cela ne prête vraiment à conséquence. Washington ne l’a pas entendu de cette oreille, et a intimé l’ordre au FMI de couper l’herbe sous le pied des Chinois en effaçant purement et simplement l’ardoise libérienne. Ce que DSK s’est empressé de faire.

 

Afin de montrer son indépendance, il a néanmoins cru bon de critiquer la politique budgétaire de l’administration Bush. Paulson, le secrétaire au Trésor américain, lui a fait savoir que Rato s’y était essayé avant lui et que cela ne lui avait guère réussi.

 

Un verre à moitié vide pour DSK

 

L’ami socialiste a donc fait marche arrière et a cessé tout commentaire sur ce sujet. Il s’est rabattu sur une critique en règle de la politique de change de Pékin, nettement plus conforme à ce que l’on attend de lui. De tous ces événements, il a retiré la conviction que son poste était prestigieux mais vide. Certes il ne sera pas inoccupé dans les quelques mois à venir. Il va lui falloir maintenir le cap sur le problème de la réévaluation du yuan alors même qu’à la tête des études de la Banque mondiale, on vient de nommer un économiste chinois qui a bien l’intention de faire tourner les ordinateurs de la Banque pour montrer que la réévaluation du yuan n’aurait aucun impact positif sur la croissance mondiale. DSK se pique aussi dans une interview au Monde de suggérer de grandes relances budgétaires mondiales, en proposant que les pays qui ont des finances saines mettent en place « des stimulations » pour relancer confiance et consommation. DSK serait prêt à mener la bataille sans faiblir, ne serait-ce que par crainte du désoeuvrement.

Sinon, il aura toujours la possibilité de se consacrer à sa vie de famille. Outre Anne Sinclair qui naturellement l’a rejoint, son frère Marc vient également de s’installer dans la capitale américaine. Il accompagne sa femme Isabelle qui prend un poste à… la Banque mondiale. Venu de la Banque de France, Marc Strauss-Kahn se cherche un point de chute à Washington. On parle de la Banque Interaméricaine de développement. Lui aurait rêvé du FMI, mais point trop n’en faut…
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