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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 13:13
Vendredi 18 Janvier 2008 - 13:06

Les représentants de la nouvelle République des indiens Lakota, véritable nom des Sioux, ont annoncé mercredi réclamer des terres au gouvernement américain, un peu plus de deux semaines après avoir rompu les traités signés par leurs ancêtres avec les États-Unis

Les descendants de Sitting Bull réclament des terres
 
«Nous déposons aujourd'hui un recours contre la propriété de terres par les États-Unis représentant approximativement 60 millions d'acres (24,3 millions d'hectares)», a indiqué à l'AFP Russell Means, responsable du gouvernement provisoire du Lakota, joint par téléphone à Rapid City, dans le Dakota du Sud (nord-ouest).

«Ce recours empêchera de procéder à l'avenir à l'extraction, l'exploitation du bois, le prélèvement de notre eau», a ajouté ce représentant des indiens Lakota auxquels appartenaient notamment les grands chefs Sitting Bull et Crazy Horse.

Cette revendication intervient après que les indiens Lakota eurent rompu unilatéralement, le 19 décembre, les traités signés par leurs ancêtres avec les États-Unis il y a plus de 150 ans et déclaré l'indépendance de leur nation.
Leur représentant avait précisé alors que des passeports et des permis de conduire seraient délivrés à tous les habitants du territoire s'ils renonçaient à leur nationalité américaine.

«Nous avons indiqué dans notre message au département d'État que s'ils n'agissaient pas de bonne foi, nous allions mettre en oeuvre ce recours», a ajouté M. Means.

«Nous agissons ainsi parce qu'au bout de plus de deux semaines, personne (au sein du gouvernement) ne nous a contactés. Je sais que le président est en vacances, mais il est toujours en vacances», a-t-il lancé.
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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 12:48

undefinedLa situation aux Etats-Unis est "potentiellement vraiment grave"

LE MONDE | 18.01.08 | 09h41  •  Mis à jour le 18.01.08 | 12h19
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Robert Reich est professeur d'économie à l'université de Californie, à Berkeley. Ancien secrétaire au travail de l'administration Clinton, il est aujourd'hui l'un des conseillers économiques de Barack Obama, candidat à l'investiture démocrate à la présidentielle américaine. Il est l'auteur de nombreux livres et vient de publier en France, aux éditions Vuibert : Super-capitalisme. Le choc entre le système économique émergent et la démocratie.
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Croyez-vous que les Etats-Unis connaîtront cette année une récession ?

Oui. La probabilité d'en avoir une est très élevée, car la confiance des consommateurs décline rapidement, les ménages ne peuvent plus emprunter, ils ne peuvent plus se financer en mettant en gage leur logement, ils sont très inquiets au sujet de leurs emplois. Nous avons tous les signes d'une récession.

Sera-t-elle sévère ?

Il est trop tôt pour le dire. On ne sait toujours bas quelle est l'ampleur exacte de la crise de crédit. On ne cesse, depuis des mois, d'avoir de mauvaises surprises et de voir les banques réévaluer l'ampleur de leurs créances douteuses. On est loin d'être arrivé au bout de la phase de nettoyage. Et la récession va mécaniquement augmenter le nombre de crédits compromis. C'est potentiellement une situation vraiment grave.

Que doivent faire la Réserve fédérale (Fed), l'administration et le Congrès pour soutenir l'économie ?

La Fed a signalé son intention de continuer à abaisser les taux d'intérêt, et le président George W. Bush ainsi que les parlementaires démocrates ont évoqué des aides fiscales, mais il faudra que cela soit très rapide. La stratégie à adopter par le gouvernement est assez simple. Premièrement, effectuer des dépenses sociales supplémentaires serait moins rapidement efficace que de diminuer immédiatement la pression fiscale (prélèvement à la source). Ensuite, plutôt que les riches, il faut surtout aider les gens ayant des revenus modestes et qui dépensent la plus grande part des aides reçues.

Comment expliquez-vous que personne ne mesurait il y a encore six mois l'ampleur de la crise du crédit immobilier américain (subprimes) ?

Personne ne pouvait imaginer que les banques, qui investissaient autant d'argent, étaient aussi mal informées des risques qu'elles prenaient. Les agences de notation n'ont pas fait leur travail et ont mal mesuré les risques. Sans parler de leurs conflits d'intérêts. La façon dont les rémunérations sont déterminées dans les établissements financiers est aussi en cause. Elle encourage les prises de risque et pénalise peu les stratégies hasardeuses.

Vous mettez en garde, dans votre dernier livre, contre l'opposition grandissante à la mondialisation dans la population américaine. Est-ce un phénomène lié à la conjoncture ou plus profond ?

C'est bien plus profond. C'est un rejet d'un système certes très favorable, depuis de nombreuses années, au consommateur et à l'investisseur, mais qui, en contrepartie, dépouille le citoyen du contrôle d'une partie de sa vie et affaiblit la démocratie. Les Américains sont aujourd'hui inquiets pour leur emploi, pour leur assurance-santé, pour leur retraite, pour la valeur de leur maison.

Ce que nous voyons aujourd'hui dans la campagne électorale présidentielle est un retour de bâton contre la mondialisation, le commerce international et l'immigration. C'est la première fois depuis la seconde guerre mondiale qu'aucun des deux partis n'a un candidat se disant favorable à une plus grande liberté du commerce. Nous voyons les prémices d'un retour de l'isolationnisme aux Etats-Unis.

N'est-ce pas lié aussi aux erreurs commises par l'administration Bush ?

Bien sûr, mais c'est le rejet d'un phénomène qui existe depuis trois décennies et qui se traduit notamment par le creusement des inégalités. Le salaire moyen aux Etats-Unis ajusté à l'inflation est à peine supérieur à ce qu'il était en 1970. La mondialisation a seulement bénéficié aux nantis. Le un pour cent d'Américains les plus riches accapare aujourd'hui 20 % du revenu national, quand la moitié de la population ayant les revenus les plus faibles n'en reçoit que 12,6 %. Pour employer un terme français, cela est en train de miner notre "contrat social" et aussi notre démocratie.

 

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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 21:43
Au Pakistan, les Etats-Unis dansent sur un volcan
Mohamed Hassan  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer
 
L’assassinat, le 27 décembre, de la candidate pakistanaise à la présidence a choqué le monde entier. Pour y voir un peu plus clair, nous avons interviewé Mohamed Hassan, spécialiste marxiste du Moyen-Orient. Interview réalisée par Tony Busselen.
 
Le Pakistan était déjà une poudrière mais, depuis l'assassinat, des émeutes ont éclaté à peu près partout. Les élections prévues le 8 janvier sont reportées au 18 février. Qu’est-ce qui est en jeu ?

Mohamed Hassan. Le Pakistan n’existe que depuis 1947 et, à ce jour encore, sa classe politique est demeurée faible. Le pays a surtout connu des dictatures militaires qui dépendent complètement du soutien financier des USA. Entre deux coups d’état, il y a eu plusieurs courtes périodes durant lesquelles des présidents élus sont arrivés au pouvoir. Ainsi, dans les années 70, Zulfikar Ali Bhutto, le père de Benazir, a été élu président, puis Premier ministre. En 1977, il était renversé par l’armée et pendu deux ans plus tard. Benazir Bhutto a été deux fois Premier ministre (1988-1990 et 1993-1996). En 1996, elle a été accusée de corruption et a dû fuir le pays.

Benazir Bhutto incarnait-elle une alternative démocratique, par rapport à la dictature militaire ?

Mohamed Hassan. Le PPP, parti dont Benazir Bhutto a hérité de la part de son père, est un parti populiste qui promet des réformes sociales. Il est donc naturel que la majorité de la population pauvre du Pakistan place ses espoirs dans ce parti. La mort de Benazir a donc déclenché un mouvement de protestation de masse.
Mais les Bhutto font partie de l'élite pakistanaise, ils constituent l'un des clans féodaux les plus riches du pays et les accusations de corruption n'étaient certainement pas sans fondement. Le mari de Benazir Bhutto qui, aujourd'hui, reprend la direction de fait du PPP, est appelé « Monsieur 10 % », en raison des pots-de-vin qu'il exigeait naguère auprès de chaque institution publique. D'ailleurs, Benazir Bhutto elle-même est revenue d'exil en octobre dernier, non sans avoir promis au gouvernement Bush d'œuvrer en faveur d'une présence américaine plus importante au Pakistan. C'est pour cette raison qu'un auteur pakistanais connu la surnomme « la fille des USA ».

Qui est derrière cet assassinat ?
? Mohamed Hassan. En ce moment, ce n’est pas encore très clair. Très vraisemblablement, la crise pakistanaise est liée à la guerre d’occupation menée par les USA et l’Otan en Afghanistan. Les USA veulent accroître considérablement leur présence militaire au Pakistan, mais les sentiments antiaméricains très vifs de la population pakistanaise rendent une telle opération très délicate. Après tout, Musharraf est un dictateur militaire qui pourrait être renversé par une insurrection populaire allumée par les partis de l’opposition réunis. C’est pourquoi les principales figures de l’opposition, dont Benazir Bhutto, ont voulu absolument revenir et participer aux élections.

Celles-ci devaient ensuite rendre possible la constitution d'un gouvernement proaméricain qui aurait eu plus de crédit parmi la population. Vraisemblablement, un gouvernement de coalition comprenant la Ligue Musulmane de Musaharaf, le PMLQ, et le PPP de Bhutto. À première vue, cet agenda a été mis sens dessus dessous par l'assassinat de Bhutto et on pourrait donc penser que ce dernier est à imputer à des adversaires des USA.
? Mais l’assassinat peut avoir eu pour but de ne plus donner le moindre choix à l’élite pakistanaise: soit l'unité sous la direction des Etats-Unis ou alors le chaos de la guerre civile et la balkanisation du pays. Dans ce cas, on ne peut exclure non plus que les services secrets américains soient impliqués.
Et finalement, la plupart des partis d'opposition ont accepté de participer aux élections prévues pour le 18 février. Il semble ainsi que l'on soit retombé de nouveau dans le scénario voulu par les Américains.

Pourquoi les USA veulent-ils renforcer leur emprise sur le Pakistan et installer des troupes en territoire pakistanais ?

? Mohamed Hassan. La guerre menée par les USA dans le voisinage de l’Afghanistan ne se déroule absolument pas comme souhaité. Après cinq ans, la résistance gagne en puissance. Les USA et l’Otan enregistrent bien çà et là un succès mais ils doivent de plus en plus recourir à des attaques aériennes. Récemment, le journal anglais The Morning Star publiait des chiffres à ce propos : 2 926 attaques aériennes l’an dernier, contre 1 770 en 2006 et ... seulement 86 en 2004! Cela montre que les USA perdent du terrain au sol.?
Le mois dernier, une enquête de l’ONG pro-occidentale Asia Foundation constatait que 80 % des Afghans en avaient par-dessus la tête du gouvernement proaméricain et de l’occupation.? Le cauchemar des généraux américains et de l’Otan, c’est de voir couper leurs lignes d’approvisionnement à l'intérieur du Pakistan. Dans ce cas, les troupes occidentales n’auraient pratiquement d’autre choix que de se retirer. Cette défaite constituerait un énorme revers pour toute la stratégie hégémonique de Washington dans la région et elle pourrait même y mettre en danger l’existence future de l’alliance de l’Otan.

Comment expliquez-vous les sentiments nettement anti-US au Pakistan ? L'actuel président Musharraf tout autant que Bhutto sont quand même pro-US ?

Mohamed Hassan. Une majorité croissante de la population vit dans la pauvreté et, en tant que musulmane, perçoit la guerre en Afghanistan comme une guerre contre tous les musulmans. Et de larges franges de l'élite pakistanaise, partis de l’opposition et cadres supérieurs de l’armée y compris, de confession islamiste eux aussi, ont une relation amour - haine avec les USA. D'un côté, ils dépendent très fortement de l'aide financière des USA mais d'un autre, ils en sont très mécontents.
La bourgeoisie industrielle pakistanaise rêve depuis des années déjà d’avoir accès – via l’Afghanistan – à l’énorme marché de débouchés des nouvelles républiques indépendantes de l’ancienne Union soviétique en Asie centrale. Tant qu’a duré la guerre froide, elle a lutté, côte à côte, avec les USA, contre la présence militaire de l’URSS d’alors en Afghanistan. D'ailleurs, c'est surtout sous Reagan que beaucoup de constructions militaires ont été installées sur le territoire dans le cadre d'une stratégie de repoussement (roll back) avec laquelle ils comptaient miner l'URSS.

La guerre en Afghanistan contre l'URSS, qui a duré de 1979 à 1989, a été une période cruciale pour comprendre ce qui passe aujourd'hui dans cette région. Osama Ben Laden, milliardaire saoudien intégriste, a été recruté à cette époque par les services secrets saoudiens pour aller « combattre le communisme » avec la CIA en Afghanistan.
Grâce au soutien du Pakistan, les moudjahiddines afghans étaient parvenus à chasser l’armée russe de l’Afghanistan.
Mais, après le retrait soviétique de 1989, les USA ont tout simplement laissé tomber la région. En effet, pour les cyniques stratèges américains, le but n'était pas la stabilisation et le développement économique de la région et encore moins la protection de l'Islam face aux “communistes diaboliques” mais les intérêts économiques et géostratégiques de leurs multinationales. C'était la seule chose qui comptait pour eux. Cela apparaît clairement lorsqu'ils ont envahi l'Irak dans les années 90 et construit des bases militaires sur la “terre sacrée” d'Arabie Saoudite. Oussama Ben Laden s'est alors retourné contre les USA et a fondé Al Qaeda.

Dans les années 90, au lieu de pouvoir cueillir les fruits de sa victoire contre les Russes, la bourgeoisie et l’élite militaire du Pakistan ont vu l’Afghanistan sombrer dans un chaos où les seigneurs de guerre se combattaient entre eux. Durant cette période, les élites pakistanaises ont soutenu les talibans. Les talibans étaient des gens assez jeunes formés dans les écoles du Madras au Pakistan et envoyés ensuite en Afghanistan pour y remettre de l'ordre.

Ils y sont finalement parvenus grâce à une stricte application de la charia. Non seulement les Etats-Unis avaient abandonné la région à son sort mais quand Bush n'a plus eu l'assurance de la fidélité de leur allié Ben Laden (parce que celui-ci avait glissé tout doucement vers une opposition radicale aux USA), la pression n'a pas cessé de monter.
Après l'attaque des deux tours du WTC du 11 septembre 2001, une attaque en règle contre l'Afghanistan a été rondement menée car elle était depuis longtemps bien préparée. Mais cette attaque – menée alors que les talibans étaient encore alliés à l’élite pakistanaise - a été un nouveau coup dur pour celle-ci.

De même, le soutien financier qu’elle reçoit des Etats-Unis pour soutenir leur effort de guerre dans cette région ne peut qu’entretenir le sentiment de déception et de rancœur de la bourgeoisie pakistanaise envers ces mêmes Etats-Unis.
La haine contre les Etats-Unis, qui s’est installée chez Ben Laden après le retrait de l’URSS et le désengagement des USA (même si Ben Laden avait été soutenu financièrement pendant de longues années par la CIA, ne l’oublions pas), cette haine s'est introduite aussi dans le coeur de l'élite pakistanaise.

On peut donc dire que les USA dansent sur une corde raide, au Pakistan. Au début de cet interview, vous disiez que la bourgeoisie pakistanaise était faible, que voulez-vous dire par là?

Mohamed Hassan. Si vous voulez comprendre l'extrême pauvreté du Pakistan pendant le féodalisme et la faiblesse de la bourgeoisie actuelle, vous devez retourner à l'origine de la fondation de l'Etat pakistanais, sous le colonialisme, en Inde britannique. Aussi bien le Pakistan actuel que le Bengladesh et l'Inde formaient un ensemble à cette époque-là. L'impérialisme britannique a utilisé le système féodal réactionnaire de l’Inde pour la gestion des produits agricoles et a aussi soutenu le système des castes multiséculaire.

En Europe, l’idée est répandue que l'Inde est avant tout un pays de sagesse séculaire et de paix intérieure. Mais l'opposition à l'occupation britannique a souvent été très violente. En 1857, par exemple, a lieu la révolte des Sepoys, soldats indiens incorporés dans les légions britanniques. Leur violence a été telle que les Anglais ont été profondément choqués et Karl Marx lui-même a condamné leur attitude “effroyable, horrifiante et indescriptible” . Néanmoins, Marx ajoute que la “respectable Angleterre” elle-même a eu des attitudes atroces. Et, précise-t-il, aussi méprisable qu'ait été le comportement des Sepoys, il n'était rien de plus que le miroir du comportement de l'Angleterre en Inde.

Et, après les Sepoys, toute une série d’autres courants d'opposition ont suivi. Pour pouvoir contrôler un territoire aussi grand, les Britanniques ont installé des chemins de fer permettant de déplacer leurs troupes aussi vite que possible. Seulement ces nouvelles voies rapides de circulation ont aussi favorisé le développement du commerce et l'avènement du capitalisme et... l'insatisfaction envers le colonialisme qui soutenait un système féodal ancestral.

En 1885, un jeune britannique du nom de David Hume, a circulé à travers tout le territoire. Il a été choqué par les contrastes: vous connaissez bien cette image des coloniaux britanniques jouant au cricket ou au polo, habillés de chemises blanches immaculées, dans leur club et à proximité de la famine et de la pauvreté. Hume a vu cela partout et a perçu le danger inévitable de réactions explosives et d'une guerre d'indépendance sanglante. C’est lui qui a fondé le parti du Congrès. Il voulait appliquer des réformes à l'intérieur du cadre colonial: “Nous devons encadrer l'élite indienne et les former à la cogestion du pays.”
Plus tard, ce parti du Congrès a évolué vers un parti plus nationaliste, dont Gandhi et Nehru ont d'ailleurs été les leaders. Aujourd'hui, ce parti est encore le plus important d'Inde. Mais il n'a jamais réellement pu se contenter du paternalisme et du réformisme de Hume et ne peut donc pas être comparé, par exemple, au parti nationaliste chinois de Sun Ya Sen, le Kuomintang. En tout cas, ce parti, après sa création, a tout de suite dépassé les 100.000 membres et a intégré aussi bien les musulmans que les hindous.

N'y avait-il aucun lien entre les musulmans et les hindous à cette époque?

Mohamed Hassan. Non. L'Inde est traditionnellement un pays hindou régi par un système de castes réactionnaire et féodal. Vous appartenez à la caste dans laquelle vous êtes né et cette caste détermine votre emploi et vos relations humaines. La caste la plus haute est celle des Brahmanes, les prêtres. La plus basse est celle des intouchables. En comparaison avec l'hindouisme, l'Islam est une religion progressiste qui se montre plus souple avec les commerçants et les employés. Un peu comme le protestantisme dans l'Europe du moyen - âge.

Mais l'Islam s'introduit progressivement avec ou sans violence à l'intérieur de l'Inde. Pas mal d'hindous se convertissent à l'Islam pour échapper à la caste dans laquelle ils sont nés. Et le développement du commerce et des échanges qui a suivi la construction du chemin de fer a aussi servi l'élargissement de l'Islam.

Et qu'en est-il de cette lutte importante entre les musulmans et les hindous dont on parle si souvent lorsqu'il est question de l'Inde?

Mohamed Hassan. C'est lié à la naissance du Pakistan justement. En fait, la bourgeoisie islamiste du parti du Congrès a constaté qu'ils étaient en minorité par rapport aux hindous. Aussi un certain Ali Gena érigea-t-il la ligue islamiste en 1920. L'idée centrale de cette ligue était que les musulmans avait besoin de leur propre territoire. Quelle ironie ! Gena était un laïque pour qui l'Islam était avant tout un instrument pour créer son propre Etat et y fonder un marché pour une partie de la bourgeoisie.

La guerre d'indépendance de l'Inde a été très violente. Les Britanniques avaient quatre atouts dans leur jeu : le vieux système des castes, la rivalité religieuse entre les musulmans et les hindous, la partition du pays en mini - États qui avaient reçu leur autonomie et enfin l'opposition entre le Nord où vivent les Indiens à peau blanche et le Sud.

Gandhi développa une stratégie pour lutter contre cette division, mais ne s'est finalement pas mêlé de contrôler la rivalité religieuse entre les musulmans et les hindous. La ligue musulmane a exigé son propre territoire et entrepris une guerre sanglante au cours de laquelle des centaines de milliers de personnes périrent.

Ainsi naquit le Pakistan en 1947 - au début simple dominion colonial de la Grande-Bretagne - qui était indépendant du reste de l'Inde. Et trois ans plus tard (en 1950), il devint indépendant. Dix millions de musulmans durent se réfugier au Pakistan et plusieurs millions d'hindous durent le quitter. Des familles furent éclatées, car elles habitaient des deux côtés de la frontière... Cette guerre est l'origine de la tension encore très vive qui existe entre le Pakistan et l'Inde aujourd'hui. Encore aujourd'hui le 14 août est le jour de fête nationale pour la séparation du Pakistan avec l'Inde. Et ce n’est pas pas celle de 1950 quand le Pakistan s'est débarrassé de la Grande-Bretagne.

Mais qu'en est-il exactement de cette faiblesse de la bourgeoisie pakistanaise?

Mohamed Hassan. La bourgeoisie pakistanaise a voulu conquérir un marché et construire un Etat de manière artificielle. La meilleure manière de fonder un Etat national consiste à créer et soutenir des critères objectifs, tels que l'unité géographique et économique. Mais le Pakistan est en premier lieu construit sur base de croyances religieuses. Cela rend l'édifice très fragile.

Pour résoudre le problème des différentes langues parlées dans le pays, Ali Gena avait, par exemple, choisi l’urdu comme langue de référence nationale. Or, l’urdu est une langue minoritaire utilisée par moins de 7% de la population.

Mais surtout, la forme géographique de l'Etat semble ingérable. Le Pakistan est partagé en deux parties, à l'ouest, le Pakistan proprement dit et, à l'Est, c’est le Bangladesh. Il s'agit d'une répartition plus ancienne que la création du Pakistan basée sur les différences religieuses entre les Bengalais pratiquée entre 1905 et 1911 sous la férule des Britanniques après différentes révoltes des paysans bengalais au 19e siècle.

Et les habitants du Bangladesh sont donc aujourd'hui surtout des musulmans membres de la ligue musulmane. Mais ils ne sont malgré tout pas satisfaits de l'Etat pakistanais. Sur la carte, vous verrez que les deux parties sont situées à plus de 1.000 kilomètres de distance l'une de l'autre. Calcutta, la capitale des Bengalais, était jadis le centre administratif des Indes britanniques. Les habitants du Bangladesh ont vu cette fonction glisser de Calcutta vers Islamabad. Au Bengale, personne ne parle l’urdu. En outre, l'armée pakistanaise est majoritairement constituée de soldats provenant de l'ouest du Pakistan. Résultat : après une guerre qui a tué un million d'hommes, le Bangladesh a été détaché du Pakistan en 1971.

La partie du Pakistan qui a survécu n'est pas une base suffisamment solide pour satisfaire l'élite pakistanaise?

Mohamed Hassan. Pour pouvoir survivre en tant qu'Etat, en tenant compte de la pénétration systématique de l'armée dans la vie politique, le Pakistan a pu compter sur le soutien de la Grande-Bretagne dans les années 80 et des Etats-Unis depuis 2001. Les quatre régions les plus importantes au Pakistan sont : le Penjab, Sindh, le Baloutchistan et les terres du nord où vivent les Pachtounes. Chacun de ces territoires a des antécédents différents.

Le Penjab formait dans l'Inde britannique et sous le colonialisme une province commune avec le Penjab indien. Les habitants étaient principalement des Sikhs, une variante de l'hindouisme et ils étaient volontiers engagés dans l'armée britannique pour leur forte constitution physique. Avec l'indépendance du Pakistan, le Penjab a été divisé en un Penjab pakistanais et un Penjab indien.

Les habitants du Penjab constituent 55% de la population pakistanaise et le territoire couvre 26% du Pakistan. Au Penjab, l'élite provient de la noblesse féodale qui envoie ses fils à l'armée et qui a donc, encore aujourd'hui, une forte influence sur elle. Une armée qui lutte toujours aujourd'hui pour les intérêts du pouvoir colonial et l'impérialisme d'aujourd'hui. Ce n'est pas un hasard si l'armée pakistanaise sous la conduite du colonel Zia Ul Haq, dernier dictateur en date du Pakistan est, par exemple en 1970, intervenue en Jordanie pendant le septembre noir au cours duquel trente mille Palestiniens ont été tués.

Le Baloutchistan empiète sur l'Iran, le Pakistan et l'Afghanistan. A la fin du 19e siècle, le territoire a été partagé par une commission anglo-iranienne entre ces trois territoires actuels. 5% à peine du peuple pakistanais habite sur ces régions qui constituent le Baloutchistan, mais le territoire couvre 44% du Pakistan.

En outre, il s'agit de la plus riche région du Pakistan en ce qui concerne le pétrole et les réserves de gaz. En tant que province frontalière avec l'Afghanistan et l'Iran et porte de passage pour les pipe-lines reliant l'Inde et l'Iran, elle est considérée comme la partie la plus stratégique du Pakistan par les forces de l'alliance américano-britannique.

Mais il y a encore une autre raison à l'importance stratégique de la région : depuis 2002, la Chine finance la construction d'un port en haute mer à Gwadar dans la mer d'Arabie, pas très loin de la route d'Hormuz où passent la plus grosse partie des réserves de pétrole chinois et 30% des réserves mondiales. Un peu plus loin, l'autoroute de Karakoram, qui relie Gwadar avec la province chinoise de Xinjang, a été élargie. La province deviendra donc dans un avenir proche un important endroit de passage pour les provinces intérieures de la Chine et la mer.

La province Sindh et la province du Nord existent-t-elles encore?

Mohamed Hassan. Oui, la région Sindh est l'endroit où l'on trouve le plus d'industries. Les Bhuttos sont originaires de cette région et font partie de l'élite féodale richissime qui y a des activités industrielles. Les habitants de Sindh constituent 18% du peuple pakistanais et la province couvre 23% du territoire pakistanais.

Et là, on trouve aussi la région du Nord où vivent les Pachtounes. Les Pachtounes sont des tribus afghanes qui en 1879, après la deuxième guerre de l'Angleterre contre l'Afghanistan, ont été annexées par l'Empire colonial anglo-indien de l'époque. Les Pachtounes forment 13,5% du peuple pakistanais et leur territoire forme 9% du territoire pakistanais. Ils sont étroitement liés avec le peuple afghan et les nationalistes afghans considèrent que ce territoire leur revient de droit.
Les élites pakistanaises, de leur côté, considèrent l'Afghanistan comme l'arrière-cour du Pakistan et la porte d'accès vers les marchés d'Asie centrale.

Aussi, ménagent-ils les Afghans tout en essayant de les garder sous leur contrôle. Pendant la guerre contre l'Union soviétique, pratiquement toutes les tribus ont été armées par le Pakistan, mais chaque une d'entre elles était approché séparément et recevait des armes qui n’étaient pas compatibles avec les armes reçues par les autres tribus. Ceci pour éviter que les tribus afghanes ne s’unissent pour former une armée opposée au Pakistan. Dans les années 90, les talibans ont été formés dans les écoles religieuses du Madras dans le nord du Pakistan pour maintenir l'Afghanistan sous le contrôle des services de sécurité pakistanais.

Un ami pakistanais m'a dit qu'il ne croyait pas que le Pakistan puisse continuer d'exister sous la forme d'un pays uni. Est-ce qu'on ne doit pas s'attendre à une balkanisation?

Mohamed Hassan. Le peuple pakistanais vit dans une pauvreté oppressante qui contraste avec le mode de vie richissime mené par les élites corrompues qui ont succédé aux colonialistes britanniques. La pression est énorme et la vie commune entre les deux classes est difficile. Il existe bien des forces intermédiaires. Au Béloutchistan, le peuple, se sentant laissé pour compte, a mis sur pieds, ces dernières années, des mouvements de résistance. Les Pachtounes réclament un Afghanistan indépendant et s'opposent aux relations d'amitié qui lient les généraux pakistanais et les Etats-Unis.

Une guerre civile entraînerait des dommages collatéraux effroyables et des pays comme l'Inde et l'Iran seraient touchés. Une telle guerre serait impossible à contrôler par les Etats-Unis et les troupes de l'OTAN. Il suffit de regarder ce qui se passe en Irak et en Afghanistan.

Les différentes ailes de l'élite pakistanaise sont bien conscientes du danger et se montrent de plus en plus nationalistes. En outre, les pays voisins tels que la Chine et l'Inde, ont besoin de se développer grâce à un climat paisible dans la région.
La Chine, particulièrement, applique une politique de stabilisation intensive dans la région. Elle est aujourd'hui le troisième partenaire du Pakistan. Le commerce entre les deux pays augmente à un rythme de 30% l'an et depuis janvier 2006 une zone de libre-échange a été instituée entre les deux pays. La taxe d'importation a été supprimée des deux côtés pour un grand nombre de produits.

J'ai déjà parlé des investissements chinois dans le port de Gwadar. Les neuf premiers mois de 2006, les entreprises chinoises ont investi pour 8,6 milliards de dollars de contrats de projets de construction. De plus, la Chine encourage le libre échange entre le Pakistan et l'Inde et leur donne d'ailleurs l'exemple. Ainsi, la Chine, malgré de longues années de problèmes frontaliers avec l'Inde, a fait l'effort de négocier sérieusement et de redessiner une frontière clairement déterminée. La Chine est aussi le deuxième partenaire le plus important de l'Inde. Le commerce et les projets économiques sont les meilleurs facteurs de stabilité.

Comment le peuple pakistanais pourrait-il sortir de la misère?

Mohamed Hassan. En en finissant avec l'héritage du colonialisme dont ils sont encore prisonniers actuellement. L'Inde et le Pakistan forment un seul pays, la seule différence est la religion. Mais n'oublions pas que l'Inde d'aujourd'hui, après l'Indonésie avec ses 200 millions de musulmans, est toujours le deuxième plus grand pays musulman au monde.

Les deux pays présentent un intérêt et des possibilités économiques réels pour la Chine et ils ont tous deux intérêt à construire des relations de confiance avec elle. Et finalement, la plus importante réforme dont les deux pays ont besoin pour voir démarrer leur économie est de se débarrasser de la conception féodale de la possession du territoire. Une véritable réforme agraire doit avoir lieu permettant aux paysans de travailler pour leur propre compte.
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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 20:14

image001.jpgMOSCOU, 10 janvier - RIA Novosti. Le monde traversera en 2008 la plus forte période de risque économique et politique des dix dernières années, lit-on dans un rapport du Forum économique mondial (FEM), commenté par le quotidien russe Vedomosti.

Le rapport intitulé Global Risks 2008 a été rédigé par le FEM en collaboration avec Citigroup, Marsh & McLennan Companies (MMC), Swiss Re, Wharton School Risk Center et Zurich Financial Services.

 

Les thèmes principaux du rapport seront débattus lors de la réunion annuelle du Forum qui se tiendra à Davos du 23 au 27 janvier, poursuit le quotidien.

Les risques sont évalués sur la base d’un questionnaire soumis à une centaine d’hommes d’affaires, d’hommes politiques et de scientifiques, a annoncé Charles Emerson, l’auteur du rapport. Les conséquences éventuelles des risques encourus et leur probabilité sont évaluées sur une échelle de cinq points et sont divisées en plusieurs catégories: les risques économiques, géopolitiques, naturels, sociaux et technologiques.

Le principal risque, auquel le monde est d’ores et déjà confronté, est lié à la crise du système financier qui engendre une hausse des prix alimentaires, une vulnérabilité des canaux de livraisons globaux et un enchérissement des ressources énergétiques, rapporte Vedomosti.

Le possible effondrement des prix de l’immobilier aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Europe, susceptible de provoquer une chute de la consommation et la récession, obtient 4,5 points. Les dommages envisageables recueillent quant à eux 5 points.

Le risque d’un ralentissement de la croissance chinoise qui pourrait tomber à moins de 6% en 2008, et pourrait coûter à l’économie mondiale entre 250 et 1.000 milliards de dollars, est estimé 3,5 points sur 5, tout comme une possible chute du dollar, qui aurait des conséquences de grande envergure sur le système financier.

C’est la Grande-Bretagne qui en Europe souffrirait le plus de la crise financière en raison de son rôle de centre financier.

Selon les auteurs du rapport, les éventuels problèmes de l’économie américaine se répercuteraient également sur la Russie, en influant sur les prix des matières premières. Les besoins en pétrole de la Chine continuant à augmenter, un ralentissement de la croissance du géant asiatique aurait peu d’impact sur la Russie.

Ioulia Tseplaïeva de la banque d’investissement américaine Merrill Lynch estime que les risques sont actuellement à leur plus haut niveau et place la menace des récessions américaine et européenne au premier rang des préoccupations.

Selon Evegueni Gavrilenkov, économiste de Troïka Dialog, les scénarios du FEM sont exagérément pessimistes, de nombreux économistes estimant que les Etats-Unis parviendront à éviter la récession.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a considéré en décembre que malgré une chute de la croissance de 30 de ses membres de 2,7% à 2,4%, les Etats-Unis seraient capables de surmonter le risque de récession.

La croissance chinoise s’appuyant de plus en plus sur la demande intérieure, M. Gavrilenkov estime qu’il est peu probable qu’elle chute à 6%.

Le risque de voir flamber les prix du pétrole et du gaz en raison d’une baisse de la production est quant à lui estimé à 4 points.

La question d’un manque sérieux de nourriture pour les populations les plus pauvres en 2008 atteint 3 points, alors qu’elle n’était pas évoquée dans les prévisions pour 2007. Selon les experts, un million de personnes pourraient mourir de faim en 2008, ce fléau pouvant devenir le risque principal du XXIe siècle.

L’augmentation de la population mondiale et de son niveau de vie, ainsi que les changements climatiques, pourraient augmenter les risques de famine. La production de biocarburant, en forte hausse, influe en outre sur la production et le prix des huiles végétales.
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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 22:01

undefinedtransmis par COMAGUER: COMMUNIQUE DES FARC SUR LA LIBERATION DE CLARA ET CONSUELO

 1 – Respectant leur parole et l’accord conclu, les Forces Armées révolutionnaires de Colombie, remettent aujourd’hui au Président de la République Bolivarienne du  Venezuela,  Hugo Chávez, à la  sénatrice  Piedad Cordoba et à la Communauté internationale, Clara Rojas et Consuelo González de Perdomo.

Si l’enfant Emmanuel n’est pas dans des bras de sa mère, c’est parce que le Président Uribe Vélez le séquestre à Bogota. Qu’il le libère pour que nous puissions tous célébrer cette réussite.

 

 2. Cette libération humanitaire et unilatérale, s’est faite  malgré les bâtons mis dans les  roues par le Président Uribe lui-même, ennemi juré de l’échange de prisonniers et ennemi de la paix et de la justice sociale, suivant en cela les orientations de Washington. Par delà les opérations intenses de guerre du Plan Patriote, par delà  la saisie des preuves  de survie, de la capture des messagers humanitaires qui les portaient, par delà  le kidnapping du petit Emmanuel à Bogota, et par delà  la prétention absurde d’exclure la commission humanitaire internationale de la facilitation (NDT : de l’accord), nous avons fait  ce premier pas prometteur qui invite à penser à la possibilité de la paix en Colombie.

 3. Les efforts doivent porter  maintenant sur l’obtention du dégagement militaire de Prairie et de Floride comme objet  du dialogue gouvernement- FARC pour l’accord et la matérialisation de l’échange qui rendrait  possible la libération de tous les prisonniers au  pouvoir des forces adverses, des captifs dans la montagne et des guérilleros emprisonnés dans les prisons du régime, y compris Sonia et Simón. Notre volonté est indiscutable. Sans oublier que dans le passé récent nous avons libéré unilatéralement  304 militaires et policiers, capturés au combat, la livraison que nous faisons aujourd’hui  de Clara  et Consuelo, réaffirme notre disposition.

 4. En réalité, nous sommes une force combattante  dans l’attente d’être reconnue par les gouvernements du monde. Ce pas aplanirait  le chemin tortueux du peuple de la Colombie à la recherche de la paix. Notre lutte est légitime. Elle trouve sa source dans le droit universel qui reconnu  à tous les peuples du monde à se soulever contre l’oppression. Notre père, le Libérateur  Simón Bolivar nous enseigne que, quand le pouvoir est oppresseur la vertu a le droit de l’abattre, et que l’homme vertueux se lève contre l’autorité oppressive et insupportable pour la remplacer par une autre respectée et douce. Et ce c’est, précisément, la tâche acharnée des FARC.

 5. Président Chávez merci beaucoup. Le monde ne doute pas que  ton immense coeur, bat sincèrement, pour la paix de la Colombie et pour la rédemption des peuples. Nous remercions aussi les gouvernements et les personnalités du monde qu’ils l’ont entouré sans réserve dans ce noble effort. Et surtout, grâce au courageux peuple du Venezuela par son appui et fraternité. Nous appelons les  parents des prisonniers et les amis de l’échange humanitaire à persister.

Nous obtiendrons l’échange.

Secrétariat de l’État Plus grand Central du FARC

Montagnes de la Colombie, 10 janvier de 2008

 11 JANVIER 2008

TRADUCTION COMAGUER

COMMENTAIRES COMAGUER

 

Nous publions ce texte parce qu’il rend un hommage justifié à CHAVEZ dont l’honnêteté et la persévérance ont rendu possible cette libération.

 

Que ceux qui en France se laissent convaincre par la propagande gouvernementale que notre diplomatie aurait joué un rôle important veuillent bien ouvrir les yeux.

Ce qui est en jeu, ce  n’est pas  la libération d’une prisonnière franco-colombienne, mais un changement de régime en Colombie pour chasser du pouvoir un gouvernement narcoterroriste, un peu des plus sanglants du monde.

 

En niant l’aspect principal du combat en cours, l’équipe de l’Elysée poursuit un simple objectif tactique de politique intérieure : celui de rallier les courants humanitaires de l’opinion en pleine déshérence devant l’effondrement politique et théorique de la gauche.

 

SARKOZY et son gouvernement sont farouchement opposés, ils en administrent quotidiennement la preuve, à la révolution bolivarienne en cours au Venezuela et à son extension à la Colombie et à tout ce qui peut représenter l’espoir d’un Socialisme du XXI° siècle et d’un terme à la domination impérialiste europeo-etasunienne.

 

Il convient également de souligner que la fourberie d’URIBE tout au long de cette opération a eu  un coût militaire important pour les FARC.

 

Les émissaires apportant les preuves  de la vie des prisonniers ont été capturés avec leur matériel. Ils ont probablement été soumis à la question ordinaire et extraordinaire par les militaires colombiens. Le matériel vidéo qu’ils apportaient a pu être trafiqué avant d’être livré par URIBE aux médias internationaux.

 

L’armée colombienne au lieu de desserrer son étreinte sur les zones tenues par les FARC pour permettre la libre circulation - à pied dans la jungle – des prisonniers libérés a multiplié les interventions et les FARC ont perdu des combattants, dont un commandant dans ces combats. C’est cette intense activité militaire qui a fait capoter la première tentative de libération en Décembre.
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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 23:20
 
Classement de la pauvreté humaine dans les pays riches

 

Lundi 07 Janvier 2008 - 19:00

La France se classe 11ème dans le domaine de la pauvreté humaine sur les 19 pays les plus riches

 
La France est 11ème pour la pauvreté humaine sur les 19 pays classés par le Programme des nations unies pour le développement (Pnud). L'organisation internationale a mis au point un indicateur de pauvreté humaine (IPH), qui intègre les revenus ainsi que d'autres éléments des conditions de vie. Cet indicateur comprend la proportion de pauvres, mais aussi la probabilité de décéder avant 60 ans (indicateur de santé), les difficultés à comprendre un texte écrit (indicateur d'accès à l'enseignement) et le chômage de longue durée.

Sur tous ces aspects, les pays nordiques apparaissent comme les moins inégalitaires. Ils s'opposent fortement aux pays anglo-saxons où les inégalités sont plus fortes. Ainsi, aux États-unis, la probabilité de mourir avant 60 ans est de 11,6 % (contre 6,7 % en Suède) et 20 % des 16-65 ans ont des difficultés à lire un texte suivi (presque 3 fois plus qu'en Suède). Le chômage de longue durée y est faible, mais, avec le développement des "travailleurs pauvres", 17 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

1 Suède- 2 Norvège- 3 Pays-Bas- 4 Finlande- 5 Danemark- 6 Allemagne- 7 Suisse- 8 Canada- 9 Luxembourg- 10 Autriche- 11 France- 12 Japon- 13 Australie- 14 Belgique- 15 Espagne- 16 Royaume-Uni- 17 États-Unis- 18 Irlande- 19 Italie. Les 16° et 17° places de la Grande Bretagne et des USA devrait ouvrir les yeux des 53% qui ont cru que ces "modèles" allaient apporter des merveilles.
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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 20:30

irak.jpg Nombre de diplomates américains refusent d'être nommés d'office en Irak, selon un sondage de leur syndicat

AP | 08.01.2008 | 19:04

De nombreux diplomates américains refusent d'être nommés d'office en Irak, citant des questions de sécurité, d'éloignement avec leur famille mais aussi de désaccords avec la politique suivie par l'administration Bush, selon une enquête publiée mardi.

Cette étude a été réalisée fin 2007 par la Fédération du service américain des affaires étrangères, le syndicat représentant les diplomates US. Les 11.500 membres du corps diplomatique des Etats-Unis ont été interrogés et 4.311 ont répondu.

Soixante-huit pour cent des diplomates ayant répondu au questionnaire du syndicat, soit 2.778, disent s'opposer "fortement" ou "très fortement" aux nominations d'office en Irak; 34% seulement y sont favorables.

Parmi ceux qui s'opposent aux nominations de force, 64% citent la séparation et l'éloignement avec leur famille, 61% les problèmes de sécurité et 48% les désaccords avec l'administration Bush sur la politique en Irak. Le porte-parole du Département d'Etat a rejeté les résultats de cette enquête, la jugeant non représentative.

Le ministère américain des Affaires étrangères avait commencé l'an dernier à recenser des diplomates pour des assignations d'office. Le Département d'Etat y a finalement renoncé, un nombre suffisant de volontaires s'étant finalement manifesté pour occuper la cinquantaine de postes vacants. Mais la décision du Département d'Etat a suscité la colère et opposition de nombreux diplomates, certains parlant de "peine de mort potentielle". AP

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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 20:22
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Les Echos, 7 janvier 2008.

 

L’économie mondiale a connu de bonnes années. La croissance a été forte, le fossé entre pays développés et pays en développement s’est rétréci, avec une forte croissance en Inde et en Chine. Même l’Afrique ne s’en est pas si mal sortie, avec une croissance de plus de 5 % en 2006 et 2007. Mais cette période faste touche peut-être à sa fin. On s’inquiète depuis des années du déséquilibre causé par les énormes emprunts américains. L’instant de vérité est arrivé, avec la multiplication par quatre des prix du pétrole depuis 2003 - à laquelle l’Amérique a contribué avec sa guerre en Irak.

Jusqu’à présent, trois facteurs ont limité les effets d’un pétrole plus cher. D’abord la Chine, avec l’énorme augmentation de sa productivité, a exporté sa déflation. Ensuite, les Etats-Unis ont bénéficié de cette situation en abaissant leurs taux d’intérêt à des niveaux sans précédent, provoquant une bulle immobilière avec des prêts accessibles à tout le monde ou presque. Enfin, les travailleurs partout dans le monde ont amorti les conséquences du renchérissement, avec des salaires réels en baisse et une part plus faible du PIB.

Cette partie est terminée. La Chine est maintenant confrontée à l’inflation. Et si les Etats-Unis parviennent à convaincre la Chine de laisser sa monnaie s’apprécier, le coût de la vie augmentera en Amérique et ailleurs. Avec l’essor des biocarburants, les marchés de l’agriculture et de l’énergie sont devenus intégrés. Si l’on y ajoute l’augmentation de la demande et une baisse de l’offre pour des raisons climatiques, on peut s’attendre à une hausse du prix dans l’alimentation - une menace mortelle pour les pays en développement.

Cela pourrait mettre un coup d’arrêt à la surconsommation aux Etats-Unis. Même si la Réserve fédérale continue à baisser les taux d’intérêt, personne ne va se précipiter pour financer des prêts dans l’immobilier. Avec la baisse des prix dans ce secteur, la frénésie de dépenses va fatalement se calmer. Le gouvernement Bush espère retarder une vague de saisies de logements, et va laisser au prochain président la tâche de résoudre les problèmes économiques, comme il le fait avec le bourbier irakien.

L’Amérique exporte ses difficultés non seulement via ses mauvaises pratiques financières, mais aussi par un dollar plus faible. Il va être de plus en plus difficile à l’Europe d’exporter. L’instabilité des marchés financiers, liée à l’affaiblissement du dollar, sera coûteuse pour tous. Les salariés vont-ils accepter encore longtemps la baisse de leur niveau de vie au nom d’une mondialisation inéquitable dont les promesses apparaissent de plus en plus illusoires ? En Amérique, le mécontentement monte.

Pour ceux qui pensent qu’une mondialisation bien gérée peut bénéficier à tous et qui croient en la justice sociale et à l’importance de la démocratie, tout cela fait l’effet d’une douche froide. Les ajustements de cette ampleur sont toujours douloureux. Le revers de la médaille d’un « monde qui croule sous les liquidités » est un monde confronté à une demande globale fléchissante. Ces dernières années, les dépenses débridées de l’Amérique ont comblé le fossé. Mais, maintenant, les dépenses du gouvernement et celles des ménages américains sont appelées à diminuer, les candidats à la présidence des deux partis promettant un retour à une politique budgétaire responsable. Après sept ans durant lesquels l’Amérique a vu sa dette publique passer de 5.600 à 9.000 milliards de dollars, cela devrait être une bonne nouvelle, mais cela intervient au plus mauvais moment.

Il y a une lueur d’espoir dans ce sombre tableau : la croissance mondiale a des origines plus diverses qu’il y a dix ans. Depuis quelques années, les pays en développement sont les véritables moteurs de la croissance. Néanmoins, une croissance ralentie - ou une récession - de la première économie mondiale aura des conséquences planétaires. Si les autorités monétaires augmentent les taux d’intérêt pour atteindre leurs objectifs en matière de lutte anti-inflationniste, nous devons nous préparer au pire : un nouvel épisode de stagflation. Le prix à payer en termes de pertes d’emploi et de revenus sera énorme.

Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’économie 2001, est professeur à l’université Columbia (New York).

(Article est publié en collaboration avec Project Syndicate.)

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