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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 19:18

 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 18:25

arton2358-db2d6.jpgPour le président candidat, ils incarnent le mérite, l’effort et la réussite patrimoniale. « Ils », ce sont ses proches amis du monde des affaires, son réseau d’investisseurs, de PDG et de grandes fortunes : Les Bernard Arnault, Vincent Bolloré, Martin Bouygues, Jean-Luc Lagardère et consorts. Cette « France du travail » qui « n’a pas à s’excuser pour son patrimoine », selon les mots du Président. Retour sur une oligarchie financière placée au cœur du quinquennat qui s’achève.

« La France du travail n’a pas à s’excuser pour son patrimoine, pas à s’excuser pour ses efforts, pas à s’excuser pour son mérite. Ce qu’elle possède, elle l’a gagné », lance le candidat-président le 1er mai, lors du rassemblement de l’UMP place du Trocadéro à Paris. Nicolas Sarkozy semble avoir bien vite oublié d’où viennent les amitiés qu’il a liées avec le monde des affaires. Parmi les quatre grandes fortunes les plus proches du Président, et présentes à la soirée du Fouquet’s du 6 mai 2007, tous ont hérité de groupes industriels ou d’entreprises fondés par leur géniteur. Les empires Bouygues – dans le BTP, la téléphonie mobile, sans oublier TF1 – et Lagardère – Groupe Lagardère et Hachette, participation dans EADS – étaient déjà bien en place lorsque Martin et Jean-Luc en ont pris la tête.

Le premier, Martin Bouygues, est le parrain de l’un des fils du Président et a été témoin de son mariage avec Cécilia Attias. Le second, Jean-Luc Lagardère, considère Nicolas Sarkozy comme un « frère ». Bernard Arnault, désormais 1re fortune française, a également été témoin de mariage, et Vincent Bolloré, 10e fortune française, avait prêté son yacht à la nouvelle famille présidentielle. Si Bernard Arnault et Vincent Bolloré ont su réorienter et développer les affaires familiales, c’est en partie grâce à Antoine Bernheim, ancien associé-gérant de la banque Lazard, qui les a appuyés financièrement.


Des parrains si méritants

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Antoine Bernheim, véritable « tuteur » de Nicolas Sarkozy dans le monde des affaires. Il a soutenu le futur chef de l’UMP pendant sa traversée du désert, après l’élimination d’Édouard Balladur au 1er tour de l’élection présidentielle de 1995. « Au fil des dîners et des réceptions plus ou moins mondaines, les amis de Bernheim deviennent aussi ceux de Nicolas Sarkozy », raconte le journaliste Frédéric Charpier [1]. Antoine Bernheim était, en 2011, l’un des administrateurs français les mieux rémunérés – près de 700 000 euros par an [2] – grâce à ses six mandats au sein du groupe Bolloré, de Ciment français, du fonds d’investissement Eurazeo (qui détient 25 % des parts d’Ipsos), d’Havas et de LVMH (Bernard Arnault). Cela ouvre bien des portes.

Le second « parrain » de celui qui devient Président en 2007 est le milliardaire canadien Paul Desmarais. Il possède 44 % des actions de Power Corporation, une société financière nord-américaine qui détient d’importantes participations dans plusieurs grandes entreprises européennes et françaises. « En 1995, il accueille le futur Président dans sa propriété québécoise de 75 kilomètres carrés, où il le réconforte en trouvant les mots justes, que rapporte Sarkozy le jour où il le décore : "Il faut que tu t’accroches, tu vas y arriver, il faut que nous bâtissions une stratégie pour toi." », rapporte Frédéric Charpier.

Les efforts de la dérégulation

Paul Desmarais et un autre ami milliardaire du candidat-président, le Belge Albert Frère, ont directement bénéficié de la privatisation de GDF, supervisé par un certain Nicolas Sarkozy, alors ministre des Finances. L’homme le plus riche de Belgique était lui aussi présent à la soirée du Fouquet’s, le 6 mai 2007. Il est propriétaire, aux côtés de Power Corporation (et donc de Paul Desmarais), du Groupe Bruxelles Lambert, qui lui-même possède des actifs au sein de quelques poids lourds de l’industrie hexagonale : GDF-Suez, Imerys (« leader mondial des spécialités minérales pour l’industrie »), Lafargue (BTP), Pernod-Ricard, Total et Veolia Environnement. Antoine Bernheim et Paul Desmarais ont été faits grands-croix de la Légion d’honneur en 2007 et 2008. Une prestigieuse décoration qui n’avait été accordée jusque-là qu’à un seul grand patron : Marcel Dassault, fondateur du groupe éponyme, et père de Serge, sénateur UMP de l’Essonne, héritier du groupe aéronautique et propriétaire du Figaro.

Dans la famille des héritiers amis du Président, figure également Dominique Desseigne. Le propriétaire du Fouquet’s, 92e fortune française, a hérité du groupe Lucien Barrière au décès de son épouse, Diane Barrière-Desseigne, en 2001, qui avait elle-même hérité des parts que lui a léguées son père, fondateur du groupe. Celui-ci est spécialisé dans les hôtels de luxe et les casinos. Il a directement profité de la loi libéralisant les jeux et les paris en ligne, adoptée en avril 2010 sous la présidence d’un certain… Nicolas Sarkozy. Un marché alors estimé à 3 milliards d’euros [3]. Depuis, le groupe « a conclu un partenariat stratégique avec la Française des Jeux, avec pour ambition de devenir un des leaders du secteur des jeux de poker en ligne en France ». Sûrement les fruits de l’effort et du mérite, pour un quinquennat qui avait déjà bien commencé : l’ensemble des entreprises cotées en bourse faisant partie du réseau de Nicolas Sarkozy avaient engrangé une capitalisation excédentaire de 7 milliards d’euros dès son élection (lire notre article).

Le patrimoine de la Collaboration

La milliardaire désormais la plus célèbre de France, Liliane Bettencourt, dont une infime partie (400 000 euros) de l’immense fortune (17,5 milliards) aurait servi à financer la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007, est elle aussi l’héritière d’une lignée méritante. Son père, Eugène Schueller, d’origine alsacienne, lance en 1909 une teinture pour les cheveux baptisé L’Oréal, rachète Monsavon en 1928, puis crée le shampoing Dop en 1933. Le groupe, qui pèse aujourd’hui 20,3 milliards de chiffre d’affaires, est né. Eugène Schueller s’intéresse aussi à la politique. Avant la Seconde Guerre mondiale, il se rapproche d’Eugène Deloncle, dirigeant du groupe armé d’extrême droite La Cagoule, qu’Eugène Schueller finance. La Cagoule assassinera plusieurs militants antifascistes européens réfugiés en France. C’est avec lui que le fondateur de L’Oréal crée, sous le régime de Vichy, une organisation collaborationniste, le mouvement social-révolutionnaire. Eugène Schueller ne sera point inquiété à la Libération. L’un de ses proches, Jacques Corrèze, lieutenant d’Eugène Deloncle et condamné en 1948 pour intelligence avec l’ennemi, deviendra l’un des cadres dirigeants de L’Oréal.

Dans les grandes fortunes françaises présentes au Fouquet’s le 6 mai 2007 [4], il n’y a guère que JC Decaux et François Pinault qui n’ont pas particulièrement profité d’héritages massifs. François Pinault, 5e fortune nationale, détient, via sa holding financière Artémis, 40 % du capital du groupe PPR (Puma, Fnac, Gucci…) et des parts dans le géant du BTP Vinci, accro aux partenariats public-privé. Il est pour l’instant le seul à publiquement s’inquiéter de la dérive très droitière de son ancien champion électoral : « Il perd les pédales. Les gens proches de lui pensent qu’il pourrait encore gagner. Il est cuit ! C’est comme dans le bunker de 1945 » [5], a lâché le milliardaire, le 28 avril, lors d’une exposition à Colmar. Sale ambiance de fin de régime pour l’oligarchie sarkozyste.

Ivan du Roy

Photo : source

Notes

[1] Dans Histoire secrète du patronat, éd. La Découverte.

[2] D’après les calculs de l’hebdomadaire Challenges.

[3] Lire notre article « oligarques à gogo ».

[4] Albert Frère, Arnaud Lagardère et Liliane Bettencourt n’y étaient pas.

[5] Rapporté par Le Monde.

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 18:42

7130_1169377587209_1011036965_30495684_3565636_n.jpgPresque 650 000 euros de plus qu’en 2007. Soit une progression de 30% de son patrimoine en cinq ans ! Une performance qui ferait saliver bien des gestionnaires de fonds spéculatifs... C’est ce que révèle la publication de la déclaration de patrimoine de Nicolas Sarkozy dans le Journal Officiel. Une obligation légale dont se serait sans doute bien passé le président sortant.

Évalué à plus de 2,7 millions d’euros, le patrimoine de Sarkozy se compose pour l’essentiel d’assurances-vie (2,58 millions d’euros). Son salaire joue un rôle non négligeable grâce à l’augmentation de 170 % que le président s’est octroyé dès son arrivée à l’Élysée, passant de 14 200 à 21 000 euros mensuels).

L’Observatoire des inégalités rappelle qu’en 2010, 48 % du patrimoine national est détenu par 10 % des ménages les plus riches. Et les 1% les plus riches détiennent 17% de la richesse nationale. Tandis que les 10 % des ménages les moins bien dotés disposent de seulement 0,1 % de la richesse totale. Conclusion d’une étude de l’Insee, « les inégalités de patrimoine n’ont cessé de s’accroitre entre 2004 et 2010 ». Celui qui cherche aujourd’hui à revêtir le costume de « président du peuple » est-il sûr de son choix ? L’image du « président des riches » lui va si bien...

 

http://www.bastamag.net/article2250.html

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 10:40

ebr040.jpgJ’ai encore passé une soirée avec des appauvrisseurs. Je ne sais pas si ça prend deux "p" car ça n’existe pas. Des amis d’amis de loin en loin. Et qui vantent les mérites des technologies modernes, de leurs bagnoles et de leur toits ouvrants. Et moi dans ma tête, j’écoutais en boucle "Qui a tué grand-maman", une vieille chanson de Polnareff, du genre à vous forger la mélancolie dans l’âme si vous l’avez écoutée, comme moi, aux alentours de vos huit ans et à la fin de l’automne 76 qui fut pluvieux avant d’annoncer un hiver sombre et long.

Je comprends bien que, dans la soirée, il faut que je m’éclipse, c’est-à-dire que je me taise, avec mon walkman™ cassette-cd euh, ipod™ virtuel dans ma tête bien engoncé, à défaut des convictions des autres. Sur ma main gauche j’ai fait tatouer tais-toi, ce qui sonne très bien avec tatouer. Tatouer tais-toi. Je regarde mon tatouage, aussi virtuel que la finesse de l’amie d’amis qui parle du confort de son nouveau GPS. Polnareff chante qu’il y avait du silence à écouter. Je ne lui fais pas dire. Les boules quiès™, c’est quand même les boules en société. J’appuie sur "repeat" et les premières notes de piano, en mineur bien sûr. Les fleurs qui poussent dans son jardin, seules restent les pensées, etc.

L’ami de l’amie d’amis avoue utiliser une autre marque de GPS que son espèce de femme divorcée et sans illusion. Le sien est mieux, plus précis, plus clair. Ça ne les empêche pas de vivre ensemble. Enfin, j’imagine : pas encore. A vrai dire je n’y comprends rien. J’ai envie de chanter en lui vomissant sur son crâne chauve toutes les chansons de Ferré que je n’ai pas encore apprises par coeur. Et de le traiter d’enculé, parce que, je m’en excuse : l’alcool fait son effet. Mais il est difficile de chanter du Ferré en traitant un pauvre type friqué d’enculé. En plus, nos amis communs, je les aime bien. Leurs enfants sont bien élevés, malins et rieurs. Par contre, les enfants des appauvrisseurs ressemblent mot pour mot aux petits-bourgeois de mes lointaines accointances années quatre-vingt, de ceux qui écoutaient Dépêche-Mode ou Indochine pour se préparer à être de droite et, à ce prix, de mauvais goût. Les gamins nous interpellent et nous coupent la parole, en jouant sur leurs petits écrans portables à des jeux pas très humanistes. Je leur précise qu’ils sont assez mal élevés et qu’ils feraient mieux de monter voir les autres au premier, avant que, en bon père de famille chauve et aigri, je ne leur en colle une histoire de ne pas contredire les penseurs réactionnaires Finkielkraut, Renaud Camus et Pascal Bruckner et même Alain Renaut. Ils avouent n’en connaître aucun. Je présume que leur philosophie se résume à David Guetta. La mère de mes enfants me fait alors un signe assez caractéristiques ou prétendûmment tel : je dépasse les bornes, celles que les cons nous gargarisent avec, comme Youri gargarise, pour la rime par exemple. Putain je bois trop. Ce n’est pas que le vin soit vraiment bon. C’est le LEUR, et c’est cheap, faut pas compter sur les nouveaux beaufs pour la générosité. Leur pinard est aussi assommant que leurs enfants.

Et puis enlève ton casque qu’elle me dit ! Enlève ton casque ! Mais je ne peux pas : j’ai mis de la superglue™ sur les écouteurs. C’est à la vie à la mort maintenant, la musique. Les petits dégénérés me regardent avec la malveillance des enfants-rois. Je ne suis plus un adulte à leurs yeux - d’ailleurs, qu’est-ce qu’un adulte à leurs yeux, si ce n’est un conseiller bancaire ?

Et pourquoi tu gardes ton casque ? me dit l’un d’entre-eux.

Pour oublier je lui réponds. Pour oublier.

Qui a tué grand-maman.

 

http://grosse.fatigue.free.fr/causetoujours/spip.php?article70

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 10:19

arton2196-219f5.jpgQu’est-ce que le sarkozysme ? En cas de défaite du président sortant, comment tourner la page d’un quinquennat qui aura profondément divisé la France et ses habitants ? Insidieuse et pernicieuse, l’idéologie sarkozyste s’est instillée progressivement dans les esprits jusqu’à y infliger des dégâts immenses. Tel est l’analyse du magistrat Serge Portelli, vice-président au tribunal de Paris et auteur du livre Le Sarkozysme sans Sarkozy. Quelle est donc cette « pensée » qui nous gouverne ? Éléments de réponse avec un magistrat engagé.

Basta ! : Qu’est-ce que le sarkozysme ?

Serge Portelli [1] : Peut-on encore parler de sarkozysme ? La personnalisation – propre à toute élection présidentielle – rend encore plus difficile la distinction entre le régime mis en place depuis 2007 et l’exercice singulier du pouvoir par un homme. Le sarkozysme est-il un véritable concept politique susceptible de survivre à son héraut ? Ou n’est-il que la simple expression institutionnelle d’un individu, un modèle évolutif au gré de ses humeurs et de ses intérêts, voué à sa disparition en cas d’échec, promis à d’autres changements en cas de victoire ? Peut-être est-il plus facile de raisonner à partir de l’anti-sarkozysme. Beaucoup pensent que sa puissance en fera le principal moteur de l’élection à venir. La présidentielle serait un référendum. Certes, mais contre qui ? Ou contre quoi ? Anti-Sarkozy ou anti-sarkozysme ?

D’ordinaire, l’usure du pouvoir ou la lassitude de l’opinion publique sont les composantes de toute élection. La détestation d’un homme politique en est rarement le ressort déterminant. Mais les enjeux du débat sont aujourd’hui profondément politiques. La dette, l’industrie, le chômage, l’éducation, la famille, le pouvoir d’achat, la santé… autant de thèmes de société qui partagent les Français bien au-delà du comportement d’un homme. C’est un système qui est en cause. Si anti-sarkozysme il y a, ce n’est pas Nicolas Sarkozy qui horripile, mais le sarkozysme qui exaspère. On oublie souvent que son impopularité s’est installée dès 2008 et que les incessantes tentatives de « changement » de l’homme-président sont restées lettre morte. Ce n’était pas l’image qui était en cause mais le fond de la politique.

Quel est le fondement du sarkozysme ?

C’est sa conception de l’homme. Chaque discours, chaque programme, chaque promesse, chaque acte posé depuis cinq ans – mais les racines sont plus anciennes – dessinent la figure d’un homme particulier. Nous sommes toujours aux antipodes de l’humanisme et de ses valeurs de compréhension, d’espoir et de confiance. La société qu’on nous propose est celle de l’émotion, de la méfiance et de la peur au service d’un individu à la recherche permanente de la réussite, de la richesse, dans un monde de compétition acharnée. Le sarkozysme repose sur une vision frileuse et parcellisée de l’humanité où pointe toujours un ennemi potentiel. Il y a toujours un Autre inquiétant et menaçant : l’immigré, l’étranger, le chômeur, le délinquant, le fraudeur, le malade mental…

Au lieu et place d’un pays solidaire où tous les hommes – surtout les plus pauvres, les plus démunis, les plus frappés par la crise économique ont leur place –, le sarkozysme dessine une citadelle assiégée qu’il entoure de remparts, une nation divisée qu’il divise encore plus, une France de la performance où la fraternité est ridiculisée en assistanat. Ont ainsi fleuri, entre autres, ce débat pervers sur l’identité nationale, dont on a osé faire un ministère, ces propos honteux sur des civilisations inégales pour fustiger une fois de plus l’islam. Le sarkozysme n’a ainsi cessé d’utiliser les mots et les idées de l’extrême droite. « Quand on aime la France, on veut que la France soit maîtresse de son destin et maîtresse chez elle », disait encore Nicolas Sarkozy il y a quelques jours à Marseille, avant que ne resurgisse la polémique pathétique sur la viande hallal…

Le sarkozysme a-t-il évolué depuis 2007 ?

L’entrée en campagne du Président sortant lève les dernières incertitudes : rien n’a changé dans le sarkozysme. Et surtout pas la très étonnante autonomie du fond et de la stratégie. Emportés par le maelström des coups tactiques, des promesses oubliées, des amitiés trahies, des rendez-vous manqués, beaucoup ne voient plus que ce nuage de poussière médiatique, ce tourbillon de paroles verbales, de promesses évidemment intenables. Mais l’essentiel n’est pas là. Le sarkozysme ne serait qu’une méthode légèrement plus cynique qu’une autre, une façon de conserver à tout prix le pouvoir, un peu plus éloignée de la morale publique que d’autres. Rien en tout cas qui mérite l’attention.

Mais le sarkozysme est bien plus que cela ! Il faut décortiquer les paroles, oublier les mises en scène permanentes, séparer la communication du fond et s’en tenir à ce qui constitue le socle d’une véritable idéologie. Il suffit aujourd’hui de lire attentivement les premiers discours de campagne. Tout est là, comme en 2007. Seule apparaît une sorte de fatigue des plumes, une lassitude de tous ceux qui prêtent leurs pensées et leurs idées au candidat. Un lyrisme hésitant, des envolées plus mesurées, des références moins fortes, des incantations qui ressemblent à des répétitions. Mais pour le reste, le socle est toujours aussi solide, aussi terrible.

Comment y mettre un terme ?

Ce sera moins la gauche que la droite elle-même qui mettra fin – provisoirement – à cette expérience. Si la France, aujourd’hui, est conservatrice, elle n’est pas extrême. Elle ne l’a jamais vraiment été. Si, majoritairement, la droite se reconnaît dans l’ordre et la tradition, elle ne s’identifie en rien au mépris de l’homme, à la xénophobie, au culte de l’argent. Il y a une différence de nature entre la droite et l’extrême droite. En s’installant constamment sur ces terres extrêmes, le sarkozysme s’est coupé de ses propres bases. Il a voulu être la fusion de ces deux entités inconciliables que sont la droite et l’extrême droite.

La chute de Nicolas Sarkozy ne signifiera pas la fin du sarkozysme. Cette idéologie s’est infiltrée insidieusement dans l’esprit public. Elle y a installé des mots, des réflexes, des facilités de langage dont il sera long et difficile de se débarrasser. Les dégâts depuis cinq ans sont immenses, et il serait illusoire de croire qu’un simple bulletin de vote suffira. Le mal est profond. Car le sarkozysme n’est pas né le 6 mai 2007. Cette présidence n’a fait qu’attiser et exacerber des maux qui travaillaient depuis longtemps la société française. Elle a radicalisé, décomplexé et légitimé des opinions qui s’exprimaient jusqu’alors à mi-voix et sortaient désormais de la bouche de la plus haute autorité de l’État.

La France peut-elle basculer dans un régime autoritaire ?

Le sarkozysme a installé les bases d’un État-limite qui nous a éloignés progressivement des règles ordinaires de la démocratie et du respect des libertés publiques, qui devraient être la marque de fabrique de notre pays. S’est installée une obsession malsaine de la surveillance, du fichage, de l’expulsion, de l’enfermement. Le fonctionnement même de l’État s’est altéré. Les services publics ont été démantelés. Mais le pire est dans la perte de l’idée de service public gangrenée par une idéologie inspirée du pire de la gestion privée. Cet État-limite est un risque majeur pour la démocratie. Il peut nous conduire vers de graves dérives. Le sarkozysme est la tentation permanente d’un État autoritaire. L’utilisation débridée de l’arme référendaire, promise par Nicolas Sarkozy, est un des outils les plus efficaces pour nous y conduire. Il ne s’agit plus seulement de mépriser et de décrédibiliser tous les corps d’État ou les corps intermédiaires, qui font la vraie force d’un pays, mais de s’en passer.

Il est donc grand temps de revenir aux valeurs fondamentales de la République ! Le mérite du sarkozysme est de nous avoir fait prendre conscience de ce que nous pourrions perdre. La démocratie peut s’éteindre violemment, dans une guerre, une révolution, une crise majeure. Elle peut aussi disparaître insensiblement, mot après mot, loi après loi… Le choix n’a jamais été aussi clair. Beaucoup aujourd’hui veulent pouvoir se lever chaque matin sans se dire : « De quoi vais-je avoir honte aujourd’hui ? » Beaucoup ne demandent pas de rêve, mais simplement la fin d’un cauchemar.

Recueilli par Anthony Laurent

Photo : DR

Notes

[1] Magistrat, auteur de Le Sarkozysme sans Sarkozy (Éditions Grasset, 2009).

 

http://www.bastamag.net/article2196.html

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 18:45

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L'équipe de France de Coupe Davis : Forget, Tsonga, Monfils, Llodra et Benneteau (de g. à dr.) (Andy Clark/Reuters)

Ce week-end, la France a éliminé le Canada au premier tour de la Coupe Davis. Hormis Michaël Llodra, rentré récemment en France, les joueurs et le capitaine Guy Forget sont tous exilés fiscaux en Suisse.

Forget les défend dans un entretien au Monde ce samedi, et sa citation est aussi longue que consternante :

« Les joueurs sont à l'étranger huit mois par an, ils gagnent donc l'essentiel de leurs revenus hors de France, et il faut savoir que quand ils gagnent un million d'euros en France, ils en laissent 500 000 aux impôts.

On veut leur faire un procès parce qu'ils n'ont envie de payer que 30 % d'impôts aux Etats-Unis ou en Suisse […] et ce alors qu'ils sont tout le temps à l'étranger. »

Et pourquoi jouer pour son pays ?

Cet ex-tennisman, qui a gagné une somme considérable d'argent à la force du poignet pendant sa carrière, incarne parfaitement l'idée de nation vue par l'ultralibéralisme qui gangrène le sportif de haut-niveau.

Si on pousse le raisonnement de Forget, pourquoi un joueur qui passe le plus gros de son temps hors de l'Hexagone devrait-il jouer pour son pays ? C'est vrai, ça rapporte quoi de jouer la Coupe Davis alors qu'on peut prendre un gros chèque dans un tournoi qatarien ou canadien ?

Concernant les 50% d'impôts prélevés sur les grosses fortunes, Guy Forget connaît-il l'idée de solidarité ? Se dire qu'une partie de ses impôts peut financer des salles de sports, des universités, des pompiers, des hôpitaux…

Comment on finance l'Insep et la Fédération ?

Vous voulez ne payer que 30% d'impôts ? Très bien, mais alors financez avec les 20% gagnés (spoliés ? ) les voyages et les soins de vos poulains nourris à l'individualisme et « à l'étranger huit mois par an » !

D'ailleurs, cher capitaine, savez-vous comment on finance la formation des talents à l'Insep (Tsonga y est passé) ou la Fédération française de tennis ? Par l'impôt.

Quant aux bénévoles des clubs français qui ne comptent pas leur temps et les frais de déplacement pour voir des gamins, pas forcément issus de milieux favorisés, s'épanouir en tapant dans la petit balle jaune, ça vous inspire quoi ?

Trois emplois en France

Dernier conseil à cet homme près de ses sous : pour moins payer d'impôts, pas besoin de se payer un conseiller fiscal, il suffit juste de ne pas multiplier les emplois.

Personne n'a prévenu monsieur Forget que le « Travailler plus pour gagner plus » était une vaste blague. Dommage, parce qu'en 2011, l'intéressé a rejoint le comité de pilotage de Roland-Garros et été nommé directeur de celui de Paris-Bercy. En sus du capitanat de l'équipe de France.

Si j'ai bien saisi, monsieur Forget, vous prenez en France uniquement ce qui vous arrange.

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 19:04

joffrin.jpgLe journal Fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !

Médias, patrons et dirigeants de droite se sont choisis un homme de gauche sur mesure : Laurent Joffrin. Comme opposant, c’est encore plus tranquille qu’un perroquet empaillé.

 

« La crise financière en cours est avant tout un combat politique. Il oppose deux forces historiques de plus en plus antagoniques : d’un côté, les peuples du monde, de l’autre, la coalition des féodalités de la finance. »

Dans Le nouvel Observateur du 11 août 2011, Laurent Joffrin se rebelle – et confond sa barbiche avec la barbe de Marx. Il dénonce pêle-mêle les agences de notation, « un oligopole d’experts en bévues et boulettes, confits dans les dogmes libéraux », « le gang informel des spéculateurs professionnels », « les féodalités financières [qui] ont fait échec à toutes les tentatives sérieuses de réforme. » Et de conclure, assez justement : « Il n’est d’autre solution pour inverser la spirale mortelle de la dette que de rééquilibrer les systèmes fiscaux en mettant mieux à contribution les classes riches. C’est justement ce spectre-là, celui d’une fiscalité plus juste, que les seigneurs de l’argent veulent conjurer. Entre les peuples et les ducs de la finance, la bataille est en cours ».

Dans sa liste noire, lui n’oublie qu’un fléau : les intellectuels « de gauche » qui, durant trente ans, ont servi ces « seigneurs de l’argent », applaudi à tous les « dogmes libéraux », présenté « les classes » comme ringard, bref, désarmé l’esprit des « peuples » face aux « ducs de la finance ». C’est collectivement que les Julliard, Rosanvallon, July, Colombani, Minc, Plenel, Attali, etc. ont rempli cette mission historique. Individuellement, néanmoins, dans ce palmarès, Joffrin mérite un Oscar « pour l’ensemble de sa carrière ».

Libéral décomplexé

« Il n’y a pas d’autre moyen de rénover enfin la culture politique de la gauche que d’y injecter massivement les valeurs du marché. En ce sens, le capitalisme est l’avenir de la gauche. »

Voilà le remède que prescrivait Laurent Joffrin, en 1984, dans son ouvrage La Gauche en voie de disparition : Comment changer sans trahir ? Contre l’« État boursouflé [qui] étouffe et pressure la société civile », contre « le service public [qui] indispose de plus en plus le public » – autant de formules qu’un Sarkozy ne se permettrait pas – lui choisit la rupture : « La gauche a beaucoup fait pour libérer la société française de ses tabous. Elle doit faire encore un peu pour s’affranchir du tabou de l’argent. Camarade, encore un effort pour devenir capitaliste ! »

Contre « les vieilleries idéologiques », il préfère nettement « les thèses du néolibéralisme » qui « correspondent mieux aux réalités nouvelles. » Seul Raymond Barre, « libéral un peu moins factice que les autres », trouve grâce à ses yeux… C’est un militant, alors. Un militant du capitalisme dans la gauche. Et pour prôner cette « modernisation », il fait feu de tous médias. Dans son quotidien, d’abord : « Classé lui aussi à gauche, analyse l’essayiste, Libération se fait l’apôtre d’une rénovation ‘libérale-libertaire’ de la culture traditionnelle de la gauche ». Joffrin publie ainsi un supplément : Vive la crise ! : « Comme ces vieilles forteresses reléguées dans un rôle secondaire par l’évolution de l’art militaire, la masse grisâtre de l’État français ressemble de plus en plus à un château fort inutile. La vie est ailleurs, elle sourd de la crise, par l’entreprise, par l’initiative, par la communication. » Présentée par Yves Montand, une émission viendra « traduire en langage télévisuel ces thèses néoréalistes »

Les duels tranquilles

C’est toute une carrière qui se mène ensuite sur de pareilles abandons. Comment rêver, pour la droite, pour les « seigneurs de l’argent », d’une gauche plus docile, plus soumise, plus décourageante que cet éditorialiste ennuyeux ? Un pareil perroquet empaillé, on en profite. On s’en régale. On en fait profiter les amis. On se l’offre en tournée dans les « Forums ». On promeut la moindre de ses copies. On le laisse jacasser chaque semaine à la radio. Cet idiot utile du capital est choisi pour incarner la gauche – dans des « duels » qui ne répandent ni larmes ni sang.

Alors que Lionel Jospin privatisait à tout-va, Laurent Joffrin tranche ainsi sur France Inter : « Moi, je crois que les syndicats de la fonction publique sont en train de poignarder la gauche dans le dos » (25 mars 2000). Reste que, pour « poignarder la gauche dans le dos », son avis a valeur d’expertise...
Quant à Jean-Pierre Raffarin, il n’allait pas assez loin : « On se demande s’il y a encore un gouvernement. […] Dès qu’il y a un problème qui pourrait susciter le mécontentement de telle ou telle catégorie, de telle ou telle force syndicale par exemple, il recule pour ne pas affronter la mini tempête que ça pourrait provoquer. » En moins de trois ans, la droite avait « réformé » les retraites, l’assurance maladie, le statut des intermittents, réduit à trois reprises l’impôt sur le revenu, vaincu les profs dans la rue : pendant qu’un journaliste de France Soir (pas franchement « classé à gauche »), Mickaël Moreau, publiait Le Gouvernement des riches, un Joffrin critiquait le Premier ministre UMP pour sa timidité.
Face aux alter- et antimondialistes, lui prévient une future dictature : « La diabolisation de l’économie de marché nous ramène à de mauvais souvenirs léninistes ou staliniens » (25 mars 2000). Du coup, en juillet 2000, Pierre Bourdieu identifie clairement l’ennemi : il en appelle « à une internationale des chercheurs » ainsi qu’à un « mouvement social des journalistes contre tous les July et Joffrin » qui favorisent « à longueur d’éditoriaux les thèses mondialistes »

Gala pour riches

Le « mouvement social des journalistes » n’eut pas lieu, et Joffrin remplaça July à Libération (aux côtés du banquier Edouard de Rotschild) avant de revenir au Nouvel Observateur. Pour que le quotidien et l’hebdomadaire, tous deux « classés à gauche », parviennent au même niveau. Zéro.
Alors qu’il était invité au Centre de Formation des Journalistes, un élève critiqua le numéro « spécial Maroc » du Nouvel Obs. Qui effleurait à peine la situation sociale, mais célébrait à longueur de pages la splendeur des villas et la magnificence des hôtels. « C’est l’une de nos meilleures ventes cette année, répliqua Laurent Joffrin. Et puis moi, j’aime bien. C’est vrai, on fait une sorte de Gala pour riches. Il faudrait trouver une cause à défendre. »

Alors, avec cette bataille contre « les ducs de la finance », a-t-il trouvé « une cause à défendre » ? En fera-t-on, même, carrément, l’indice que, pour de bon, des renégats d’hier, les béats de la mondialisation, une fraction des classes supérieures, se préparent au combat contre « le gang informel des spéculateurs » ? Il y a peu d’espoir, malheureusement. Entre deux pages de publicité pour Louis Vuitton et Lancôme, cette outre vide a simplement besoin de renouveler ses postures. Juste un effet de style, de manche. Alors qu’il rédigeait ces lignes, son cynisme décontracté préparait déjà le prochain « dossier immobilier » : « Où peut-on acheter encore ? Comment alléger ses impôts ? Que faire pour favoriser sa succession ? »

Il aura beau user de toutes les contorsions : à la Libération, on lui rasera sa barbiche.

À Megève (voir Fakir n°49), le patron d’une boutique de luxe me montrait cette trouvaille, « le col de vison amovible »  :
– Si jamais vous êtes ici, vous mettez le col vison. Lorsque vous revenez à Paris, vous l’enlevez… De même pour les manteaux de fourrure. Ici, vous les montrez, vous les mettez à l’extérieur. Mais quand vous rentrez, que vous présidez un conseil d’administration, vous laissez le luxe à l’intérieur.
Mais les poches, quand vous retournez votre veste, vous n’avez pas les poches qui pendent à l’extérieur ?
Non non non, tout est réversible.

Une suggestion : que cette tenue soit, à l’avenir, dénommée « le Joffrin ».

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 10:47
arton15689-91398.jpgGuillaume SARKOZY - Wikimedia Commons


L’exemple du textile, secteur emblématique du phénomène de délocalisation, est révélateur de la proximité entre certaines entreprises, organisations professionnelles, patronales et pouvoir politique.

Les premières délocalisations du textile habillement ont débuté il y a plus de 30 ans mais la chute du secteur s’est précipitée au cours des dix dernières années.

En 2002, Guillaume Sarkozy, fervent partisan des délocalisations, Président de l’UIT (Union des industries textiles), Vice-président du MEDEF et dont le frère, Nicolas Sarkozy occupait alors le poste de ministre de l’Economie, déclarait "Je suis fier d’être un patron industriel qui délocalise, assez de faux semblants : la perte d’emploi, la déstabilisation industrielle, c’est normal, c’est l’évolution" (L’expansion 28/11/02).

CONFLITS D’INTÉRÊTS

Après avoir coulé l’industrie textile française et déposé de bilan de son entreprise en 2006, Guillaume Sarkozy, devenait Président du conseil d’administration ainsi que Directeur général du groupe Malakoff-Médéric fusionné en juin 2008, et bénéficiait 6 mois plus tard, à la faveur de la mise en place du dispositif "mutuelle obligatoire employeur ", des souscriptions des contrats d’assurance des 50 000 employés de Pôle emploi et des 120 000 employés de la Sécurité sociale.

En juillet 2009, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, le taux de TVA de la restauration était réduit de 19.6 % à 5.5 % et offrait ainsi un cadeau annuel de 2.4 milliards d’euros aux CHR (cafés hôtels restaurants).

Encore fort opportunément, 18 mois plus tard, c’était justement le groupe d’assurance dirigé par Guillaume Sarkozy, qui remportait le marché des CHR et engrangeait 800 000 contrats d’assurance.

En octobre 2010, le député André Guérin (PCF) brocardait le projet de partenariat contre nature de Malakoff-Médéric avec la Caisse nationale de prévoyance (CNP assurances), 1er assureur de personnes en France mais également filiale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), "Groupe public au service de l’intérêt général et du développement économique".

Le frère ainé du président de la république, devait assurer la fonction de Président du conseil de surveillance de ce nouveau fonds d’investissement spécialisé dans la retraite par capitalisation et fondé à capter une part importante d’une épargne évaluée, selon le Conseil d’orientation sur les retraites, entre 40 à 110 milliards d’euros en 2020.

Le projet a été rejeté par l’Autorité de contrôle prudentiel, mais le 17 décembre 2010, Guillaume Sarkozy affirmait aux salariés de Malakoff-Médéric, que le projet de coentreprise pourrait être de nouveau présenté en juin 2012 pour un lancement au 1er janvier 2013.

Depuis plusieurs années, Nicolas Sarkozy prépare les français à une diminution de leur prise en charge par les régimes de retraites par répartition au bénéfice de l’assurance retraite par capitalisation. Gageons que le groupe dirigé par Guillaume Sarkozy sera le principal bénéficiaire de cette politique de fossoyage de l’assurance retraite et maladie, menée aujourd’hui au nom de l’austérité.

Francis JOURNOT

Mouvement associatif RENDEZ NOUS NOTRE INDUSTRIE !

www.rendez-nous-notre-industrie.com et www.vetements-made-in-france.com

sont des associations citoyennes indépendantes et sans appartenance politique. 

URL de cet article 15689
http://www.legrandsoir.info/quand-l-austerite-fait-le-bonheur-de-guillaume-sarkozy.html
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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 19:04

pichon604.jpg

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/74387/date/2012-01-16/article/pichon-audition-juge-harcelement

Harcèlement moral, discrimination politique et consignes illégales : lâché par l’institution policière, l’ex-commandant Pichon sort de sa réserve et son avocat fournit des documents à la justice pour étayer sa plainte.

Mis à la retraite d’office le 8 décembre, à 42 ans, l’ancien commandant de police Philippe Pichon n’en a pas encore fini avec son ancienne “maison”. Pendant plus de deux ans, il a essayé de réintégrer une institution qui ne voulait plus de lui. Depuis qu’il a divulgué dans Bakchich les fiches Stic de Johnny Hallyday et Jamel Debbouze, en octobre 2008, Pichon est indésirable. Lui qui entendait dénoncer les irrégularités contenues dans ce fichier se retrouve au pilori de la police. Et libéré, en conséquence, du devoir de réserve qui s’impose aux fonctionnaires.

Le 22 décembre, Philippe Pichon s’est présenté devant une juge d’instruction pour un premier interrogatoire de partie civile. Elle l’entendait sur sa plainte pour harcèlement moral et discrimination politique, déposée en juin 2011. Une plainte contre X qui s’adresse à ses supérieurs hiérarchiques dans la police.

En poste à Coulommiers (Seine-et-Marne) de 2005 à 2008, puis à Meaux, le commandant s’estime menacé et brimé à plusieurs reprises, avant même l’affaire des fiches Stic. Il dénonce également les “actes illicites” et “graves dysfonctionnements” dont il aurait été témoin. Son avocat, Me William Bourdon, a demandé l'audition de quatre témoins et fait verser des pièces cruciales à la procédure. 

“Sanction disciplinaire déguisée”

Comme nous l’écrivions en septembre, Philippe Pichon a d’ores et déjà fourni à la justice des comptes-rendus de conversations avec son chef et des lettres de mise en garde reçues pour ses travaux de chercheur. Un officier de la DCRI à la retraite, prêt à témoigner, affirme que des enquêteurs ont “étudié les relations téléphoniques de M. Pichon”. L'ex-commandant espère ainsi démontrer le harcèlement dont il s’estime victime.

Même s’il a confirmé sa mise à la retraite d’office, le tribunal administratif a d’ailleurs reconnu que sa mutation de Coulommiers à Meaux en mai 2008 était une “sanction disciplinaire déguisée” :

“Prise sur une procédure irrégulière, cette décision, constitutive d’une sanction disciplinaire déguisée, est entachée d’illégalité.”

Évoqué par Mediapart, un enregistrement effectué par un collègue de Philippe Pichon, qui lui aussi a porté plainte pour harcèlement moral, révèle des pratiques policières illégales liées à la “culture du résultat”. Dans cette retranscription de 82 minutes, il est question du commandant Pichon. Son ancien chef de service Jean-François M., à l’origine de sa mutation, le désigne comme son “ennemi personnel” :

"Sachez, pour votre info, (...) que le commandant Pichon est mon ennemi personnel. (...) Si, au mois de septembre, j'avais rencontré le commandant Pichon dans la rue, dans une rue de Coulommiers, je lui aurais foutu mon poing dans la gueule ! J'aurais pu me retrouver en garde à vue pour violences volontaires, mais je l'aurais fait avec un plaisir que vous ne pouvez pas soupçonner !"

Nicolas Sarkozy : “Pas question d’envisager une médiation avec ce fonctionnaire”

Aujourd’hui, Philippe Pichon explique que les pressions continuent. Convoqué en septembre au commissariat de Meaux pour son évaluation annuelle - alors qu’il est suspendu depuis trois ans - il dit avoir été “invité à répondre” sur le devenir de sa plainte. Le commissaire divisionnaire Philippe T. lui a demandé à trois reprises s’il ne souhaitait pas la retirer. Loin de vouloir abandonner, l'avocat de Philippe Pichon a apporté de nouvelles pièces à la juge d’instruction.

Dès décembre 2006, trois mois avant que Philippe Pichon ne publie le livre Journal d’un flic, le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy évoque ce projet de livre dans une note. Il répond au “Directeur central”, sans plus de précisions. Philippe Pichon et son avocat en déduisent qu’il s’agit du Directeur central de la sécurité publique, qui a autorité sur le policier.

“Vous indiquez [...] que “dans un proche avenir, les activités artistiques de M. Pichon risquent de poser de sérieux problèmes compte tenu de la publicité tapageuse attendue autour de la parution de ce genre de livre”.

J’ai fait procéder à un examen approfondi du dossier individuel de l’intéressé par les services concernés. Officier atypique, il s’est déjà distingué lors de son affectation à Saint-Tropez, attirant avantageusement sur lui l’attention médiatique.

Des informations qui viennent de m’être communiquées, il ressort qu’il n’est pas question d’envisager une médiation avec ce fonctionnaire. En conséquence, je vous saurais gré des dispositions prises à l’effet de régler rapidement ce dossier.”

Le maire s'inquiète des "administrés dissidents"

Philippe Pichon garde le souvenir d’habitudes étranges au commissariat de Coulommiers. Plusieurs traces écrites ont été versées au dossier. En février 2006, Guy Drut, le maire de la ville, envoie une lettre au chef de service Jean-François M., dans laquelle il écrit :

"Je retiens votre proposition de me communiquer toute information de la main-courante informatisée de votre service, tout document ou tout élément procédural que vous jugeriez utile de m'adresser, sous pli confidentiel, et qui pourrait m'être utile en anticipation de tout contentieux avec les élus du canton de Coulommiers, le personnel de la mairie de Coulommiers ou tout "administré dissident"."

En avril 2007, tous les services de police du département reçoivent une note sur la “surveillance accrue des locaux des permanences et des sièges de campagne” en période électorale. A Coulommiers, le chef de service rajoute une mention manuscrite : “Consigne aux patrouilles : siège de campagne UMP = place du marché”. Le QG du Parti socialiste, lui, ne fait l’objet d’aucune attention particulière.

Interdit de commissariat les jours d’élection

Est-ce parce qu’il a contesté ces instructions? Malgré son poste de numéro 2 du commissariat, Pichon est mis hors jeu pendant les élections législatives. D’astreinte à domicile le dimanche du premier tour, il disparaît du dispositif de sécurisation pour le second. L’année suivante, lors des élections municipales, Philippe Pichon, “écrivain et citoyen de Coulommiers”, apporte publiquement son soutien à la liste d’opposition (PS, PC, Verts, MDC, PRG). Il ne figure pas sur la liste mais se fend d’un petit texte de soutien publié dans la brochure-programme.

Son plus proche collaborateur au commissariat dit avoir reçu le programme des mains d’un adjoint au maire UMP, “pour information de Jean-François M. [numéro 1 du commissariat] et sanction éventuelle de Philippe Pichon”. Celui-ci est convoqué le jour même par son supérieur, qui lui explique avoir sollicité sa mutation. Philippe Pichon rappelle alors à son chef avoir croisé peu de temps avant un gardien de la paix en uniforme, distribuant des tracts pour l’élection de Franck Riester (UMP) dans ses locaux de campagne, sans conséquences.

Quelques semaines plus tard, François Fillon vient en visite à Meaux, où est désormais placardisé le commandant, sous les ordres de policiers de grade inférieur au sien. Tous les officiers du département sont sur le pont pour accueillir 23 ministres et secrétaires d’Etat, des parlementaires et des élus locaux. Pas Philippe Pichon, “oublié” du dispositif.

Outre ces vexations, l’ancien policier reproche à son administration d’origine d’avoir refusé ses quatre demandes de mutations entre 2006 et 2008. La plainte de Philippe Pichon pourrait mettre du temps à aboutir, alors qu’il sera jugé en mai 2012 pour la divulgation des fiches Stic dans la presse. Il est poursuivi pour "violation du secret professionnel, accès frauduleux à un système automatisé de données, et détournement de données confidentielles". Le prix à payer pour les policiers lanceurs d’alerte.

Camille Polloni

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 19:49

google-watch-292x300.jpg.pngNicolas Sarkozy, tout à son travail méthodique de séduction de chaque catégorie d'électeurs, tente à présent de séduire les jeunes et les acteurs du numérique échaudés par l'épisode désastreux d'Hadopi. Il a ainsi inauguré, le 6 décembre, le nouveau siège de Google à Paris. C'est un faux pas de plus.

Par ce geste, Nicolas Sarkozy adresse en effet sans complexe un message économique et moral inquiétant. Car cette firme est, au-delà de sa puissance d'innovation, l'incarnation par excellence de l'irresponsabilité fiscale, des abus de position dominante et de la menace démocratique globale.

Alors que Nicolas Sarkozy exhorte, à raison, les entreprises à payer leurs impôts en France, comment comprendre qu'il décerne, par sa visite officielle, un satisfecit à une firme qui fait jouer à plein toutes les astuces pour éviter de payer des impôts ? Le taux d'imposition de Google à l'international avoisinerait même les 2,4 % ! Malgré ses 200 employés en France, c'est en Irlande que Google rapatrie l'essentiel de ses capitaux européens. En annonçant l'ouverture de locaux à Paris, le géant essaye de faire taire la critique. Mais la ficelle est un peu grosse et ne trompe que ceux qui le veulent bien : ce n'est pas une opération immobilière qui vaudra réindustralisation de notre pays.

En plus d'être la figure du rentier ultime, il faut s'inquiéter de l'abus de position dominante dont le géant américain est actuellement accusé à Bruxelles. Les comportements de Google sont sous le coup d'une enquête de la Commission européenne pour soupçon de manipulation à son profit et pratiques discriminatoires. Encore récemment, les modifications apportées à l'occasion de ce qui devait être une simple "mise à jour" avantagent généreusement les services proposés par Google (Places, Shopping...), au détriment d'autres sites qui n'ont pas l'heur d'appartenir à la galaxie de la firme aux jumelles.

Google développe en particulier un effort soutenu pour imposer ses moteurs spécialisés, à tel point que, aux Etats-Unis, des sociétés de recherche de voyages sur Internet et de recherche locale ont porté plainte pour dénoncer les pratiques d'autopromotion monopolistique de Google. En France, une start-up, Twenga, a annoncé aussi vouloir porter l'affaire devant la justice européenne. Contrôlant le visible et le caché du Net, la firme utilise ce pouvoir pour favoriser ses intérêts commerciaux au prétexte d'une démarche de qualité. Juge et partie, au sens où il doit juger de la qualité de sites tout en proposant lui-même de nombreux contenus concurrents de ceux qu'il fait monter ou descendre, Google franchit des lignes blanches.

Ce n'est pas tout. Nicolas Sarkozy vient plier genou devant un "Moteur Souverain" qui accommode nos libertés selon ses besoins. La CNIL ne s'y est pas trompée en condamnant Google à une amende record de 100 000 euros pour violation de la vie privée. Pire, c'est la préservation du pluralisme qui est en jeu. Google représente en effet 95 % du marché de la recherche sur Internet. Or les moteurs de recherche, qui sont la principale porte d'entrée sur Internet, sélectionnent, trient, classent et orientent les internautes vers des sites en fonction de mots-clés.

AGENCE DE PUBLICITÉ

Ces différents portails jouent exactement le rôle que jouent les médias pour l'information : ils rassemblent pour nous l'information supposée pertinente et la présentent selon un ordre supposé objectif. Et c'est là que le bât blesse. Une entreprise qui serait le seul média d'information auquel les gens pourraient se référer disposerait d'un pouvoir immense. Quel retournement de l'histoire de voir le capitalisme effréné réussir à se doter de sa Pravda ! Notre capacité d'information en ligne est, quasiment, entre les seules mains d'une gigantesque agence de publicité.

Il fut un temps où nous nous indignions face aux pratiques de TF1 qui se vantait de vendre notre temps de cerveau disponible à Coca-Cola. A côté de Google, cette ambition fut celle d'un amateur. Il nous faut, à l'inverse de Nicolas Sarkozy, combattre ce monopole, au nom de la protection des entreprises de notre pays contre les prédateurs et de la défense de nos libertés fondamentales et de notre démocratie. Et il est de notre devoir de contenir la dominance absolue de Google pour que s'épanouisse une société numérique libre et prospère.


Après l'ouverture du site de données publiques Data.gouv.fr et avant la conférence sur le Web, Nicolas Sarkozy a inauguré, le mardi 6 décembre, le nouveau siège français de la société Google à Paris.

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/14/le-sarkozysme-est-atteint-d-une-crise-aigue-de-googlisme_1618423_3232.html

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