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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 23:33

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C'est un départ à bas bruit dans l'entourage de Jean-Luc Mélenchon. L'économiste Christophe Ramaux, co-animateur de la commission économie du Parti de gauche (PG), vient d'envoyer sa lettre de démission du parti. En désaccord depuis plusieurs mois avec l'orientation trop personnalisée et le fonctionnement interne, ce maître de conférence à Paris-I avait déjà pris ses distances. Il claque la porte en expliquant ses désaccords, dans un courrier envoyé le 12 janvier à la direction du parti.

 

Le fonctionnement interne apparaît comme la première des raisons qui motivent le départ de ce chercheur, un des responsables du Manifeste des économistes atterrés. "Je m'imaginais un parti ouvert, où l'on réfléchit, discute, débat (…). Le PG fonctionne, au contraire, comme un petit groupe 'discipliné'", écrit M. Ramaux.

Et de critiquer les statuts qui n'autorisent la présentation d'un texte alternatif que s'il obtient 20 % des signatures de membres du conseil national : "Avec une telle règle, Jean-Luc Mélenchon et ses amis auraient-ils pu constituer un courant [à l'intérieur du PS] ?"

M. Ramaux aborde ensuite un autre travers qu'il ne supporte plus : la personnalisation du PG. "Au regard de son projet, n'est-il pas paradoxal que le PG soit aujourd'hui, et de loin, le parti à gauche le plus personnalisé", questionne l'économiste avant d'en lister les symptômes : faiblesse des débats internes, "souci d'affichage" de la direction, au congrès du parti, en décembre, qui a vu défiler les discours des dirigeants au détriment des délégués ; "phénomènes d'autosatisfaction et de cour en cascade", "énergie disproportionnée mise à critiquer les médias"…

 


UNE LIGNE TROP ALÉATOIRE, PEU SÉRIEUSE 


"N'est-ce pas l'indice qu'il y a décidément un problème" au PG, interroge encore l'ancien membre du bureau national. Enfin, le démissionnaire en vient au fond de ses désaccords avec le parti de M. Mélenchon : l'absence de programme.

Alors que, comme il le rappelle, le PG avait affiché dès sa création son ambition de forger un programme solide, deux ans plus tard, il n'en est rien. Et de préciser qu'une commission devait élaborer ce corpus idéologique, mais qu'elle n'a jamais réellement fonctionné, laissant au président du parti la latitude de forger ses discours. Le dernier congrès n'a présenté qu'une motion d'orientation, sorte de "long tract".

Résultat, explique le démissionnaire : une ligne trop aléatoire, peu sérieuse, notamment dans sa réflexion sur la crise économique et financière, thème cher à l'économiste hétérodoxe. Il s'est permis d'en faire la critique et s'est pris une volée de bois vert de la part du président. Ce fut la goutte de trop.

Christophe Ramaux précise qu'il ne fait pas de sa démission "une ligne à suivre" et qu'il reste attaché à cette expérience militante. Mais il résume ainsi le sentiment de bon nombre de cadres qui sont partis sur la pointe des pieds depuis la création du PG en février 2009.


Sylvia Zappi

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 23:06

dehors.jpgDans Le Parisien du 8 janvier 2011, Dominique Voynet annonce qu’elle a pris la décision de ne pas briguer un nouveau mandat au Sénat afin de s’engager fortement pour Montreuil. Enfin la maire déciderait-elle de mettre en adéquation ses promesses électorales des municipales de 2008 avec ses actes ? Il serait temps !

 

Mais comme Dominique Voynet n’est jamais à un paradoxe prés, toujours dans l’article du Parisien, elle déclare vouloir s’impliquer davantage dans la vie de son parti et prendre toute sa place  dans la campagne présidentielle d’Eva Joly. L’engagement à plein temps pour la ville, ce sera finalement pour plus tard ! Peut-être pour après 2012 ? Montreuil attendra donc encore !

 

Une renonciation imposée ? Mais la décision de ne plus cumuler les mandats de Maire et de Sénateur est-elle vraiment du fait de Dominique Voynet ? On en doute fortement.

 

On sait que le Parti socialiste et le parti Europe-Ecologie Les Verts mettent tout en œuvre pour proposer une liste commune de rassemblement pour les élections sénatoriales de septembre 2011. 

 

Entre exaspération des uns et volonté d’imposer le non cumul pour les autres, Dominique Voynet, malgré ses efforts, n’est pas parvenue à imposer sa candidature, et la sortie du Sénat lui a bel et bien été imposée.

 

D’ailleurs, rappelez-vous, il y a peu de temps encore, le 18 novembre 2010, elle déclarait dans Le Nouvel Observateur : « je serai candidate soit aux sénatoriales, soit aux législatives. Pour que cette ville existe, c’est mieux qu’elle ait un maire parlementaire ». 

 

En vérité, cette fois-ci, elle n’est tout simplement pas parvenue à écarter la candidature de l’adjointe écologiste de Pantin, pressentie depuis de nombreuses années pour la remplacer au Sénat.

 

Experte en pirouette. Finalement qui croire ? La Dominique Voynet du Parisien ou celle du Nouvel Observateur ?  On dirait une mauvaise version de Docteur Jekyll et Mister Hyde.

 

Ce pourrait être amusant si les Montreuillois n’étaient pas au centre de ce mauvais film !

 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 10:39

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http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201053819686.htm

 

Comme chaque année, la sorcière de l'Epiphanie, la « Befana », a distribué hier ses cadeaux à tous les enfants d'Italie. Mais son passage dans le ciel de Rome, à califourchon sur son balai, a semble-t-il fait tourner la tête à Silvio Berlusconi. Comme toujours lorsqu'il se sent en danger, le président du Conseil voit des communistes partout. Alors que la Cour constitutionnelle doit se prononcer une fois encore sur son immunité pénale, la semaine prochaine, il s'en est pris aux prétendus communistes de la Péninsule, qu'il accuse de manipuler la magistrature.

Intervenant sur Canale 5, l'une de ses trois chaînes de télévision hertzienne, « Sua Emittenza » s'est plaint de tous ceux qui voient en lui « un obstacle à éliminer sur le chemin du pouvoir » et « qui utilisent les juges qui leur sont proches » pour le « diaboliser » et pour essayer de le mettre « dehors ».

L'objet de sa colère ? Un reportage paru dans le magazine people « Chi » (« Qui »), propriété de Mondadori (maison d'édition contrôlée par la famille Berlusconi), dans lequel apparaît Massimo D'Alema, ancien chef du gouvernement et ancien dirigeant de feu le Parti communiste italien, en vacances de ski à Saint-Moritz, en Suisse. « Ils existent, les communistes ! Et comment ! », s'indigne Silvio Berlusconi. « Ils se sont tous embourgeoisés, ils portent des bonnets de marque, des chaussures faites sur mesure, ils dînent de caviar et de champagne mais ils sont toujours les mêmes, poursuit-il, ce n'est pas un pull en cachemire qui peut changer le cerveau et le coeur de ces gens-là, ils font semblant d'avoir habité sur Mars et disent qu'ils n'ont jamais été communistes, or ils n'ont jamais rendu compte du passé et des horreurs de leur idéologie effroyable […]. Autrefois ils allaient à la rencontre du peuple, maintenant ils fréquentent les salons les plus chics sans avoir perdu le vice de mystifier la réalité. » C'est « juré », Silvio Berlusconi n'a « jamais » eu de liaison avec quelque femme de gauche que ce soit. Et s'il voit rouge en ce début d'année, c'est sans doute à cause des pères Noël qui hantent encore la place Navone. Comme si 2011 allait être une fête continue. Ou un cauchemar.

Guillaume Delacroix, Les Echos
CORRESPONDANT À ROME
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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 15:45

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Entretien (extraits) avec Jean-Luc Mélenchon, un des animateurs du courant de gauche du PS, baptisé Nouveau Monde, paru dans Le Parisien daté du 3 octobre 2002
Propos recueillis par Frédéric Gerschel

 

A Argelès (Pyrénées-Orientales), le week-end dernier, vous avez été très dur avec François Hollande, en déclarant vouloir « faire feu » sur le QG du PS. Et votre meeting s'est achevé par une vibrante « Internationale ». N'en avez-vous pas fait un peu trop ?

Quelle blague !… La garde rapprochée de Hollande nous est tombée dessus uniquement parce que je me suis permis de faire un ou deux jeux de mots : lui n'en a jamais fait ? Que s'est-il passé à Argelès ? Nous avons créé un courant de gauche qui va être le point de départ d'un large rassemblement. Emmanuelli a prononcé un discours de 45 minutes très argumenté. Moi, j'ai parlé sur le fond et pendant une demi-heure. Qu'ont retenu les responsables socialistes ? Que nous ironisions sur le « Solférinodactyle » ou sur le « ventre mou » du parti. Ce n'est pas sérieux. Leurs réactions sont tellement outrées qu'elles en sont ridicules. C'est une pure manœuvre, une diversion lamentable.

Vous avez aussi annoncé votre intention de tout faire pour écarter Hollande de la tête du PS...

Nous sommes candidats à la direction du parti (Mélenchon est toujours candidat pour tout d'ailleurs): où est le problème ? Hollande et les autres ne sont pas propriétaires de leurs postes. Si nous gagnons le Congrès, nous exercerons les responsabilités. Simple logique.

Vous avez été ministre de Lionel Jospin. Rejetez-vous son bilan en bloc ?

Non. Notre gouvernement était le plus à gauche d'Europe, du monde même (alors là, Fidel, Chavez, Moralés prenez en de la graine, Jospin c'est la gauche de la gauche de la gauche même si ingrats que nous sommes nous ne nous en sommes guère aperçus)

Des réformes très positives ont été menées, comme la CMU, l'allocation autonomie ou encore les 35 heures, qu'il faut absolument défendre bec et ongles. Mais la stratégie de Jospin qui consistait à dire On s'inscrit dans les normes de la mondialisation pour réaliser des avancées sociales a montré ses limites. C'est pourquoi nous parlons aujourd'hui de rupture, d'alternative au système actuel. J'ajoute qu'il n'était pas utile , en pleine campagne électorale (sans doute mieux après), de se prononcer pour l'ouverture du capital d'EDF, comme l'ont fait Strauss-Kahn et Fabius. Il n'était pas utile de baisser l'impôt sur le revenu, ce qui a eu pour effet de favoriser les catégories les plus aisées. Il aurait été utile, en revanche, d'organiser une grande conférence salariale pour relancer la consommation, ce que Hollande a finalement refusé.

Vos idées sont-elles majoritaires au PS ?

Oui. Notre ligne l'emportera chez les militants. Le Congrès de Dijon en apportera l'éclatante démonstration. Après tout, le PS est un vrai parti de gauche, non ?  brillant résultat en effet   16,3 % des voix au congrès de Dijon. 

Nouvel échec

 

autre interview  (extraits) janvier 2010

 

 

Contacté par Le Post, Jean-Luc Mélenchon tacle Arlette Chabot, donne son opinion à propos du débat sur l'identité nationale, et dévoile ses ambitions pour les élections régionales.

 
 Quel score visez-vous pour le Front de gauche?
"J'aimerais qu'on fasse mieux qu'aux élections européennes et surtout qu'on soit devant le MoDem et le FN. Devant le MoDem pour obliger le PS à choisir entre eux et nous. Et devant le FN pour que cela montre qu'on suscite plus d'adhésion qu'eux dans les milieux populaires."


le Front de gauche aux européennes 6,3%

aux Régionales 5,7%

FN 11,2%

nouvel échec




 Elu deputé européen Pourquoi n'êtes-vous pas candidat?
"Moi, c'était l'Ile-de-France ou rien car c'est cette région que je connais le mieux. Comme je ne voulais pas me présenter ailleurs pour ne pas donner l'impression d'un parachutage, je ne suis pas candidat." en effet on connait l'attachement de Mélenchon à la Région parisienne, puisqu'il s'est fait élire député européeen dans le....SUD OUEST c'est en effet le grand, le très grand Paris comme banlieue !

"J'avais proposé ma candidature en Ile-de-France mais les communistes pensaient qu'ils devaient mener la bataille dans cette région où ils sont bien implantés, notamment dans le Val de Marne. J'ai une une longue discussion avec eux. Maintenant, c'est tranché. On passe à autre chose."

Vous allez quand même vous impliquer à fond dans la campagne...
"Bien sûr. Je vais aller partout où on me demande et mettre le paquet, surtout dans le Languedoc-Roussillon [région où Georges Frêche, le président divers-gauche sortant, se représente avec le soutien du PS, ndlr] où on a réussi à faire l'union de la gauche. Cette région est emblématique pour nous."

 

résultat : 8,59% le Front de Gauche allié au NPA ET TR7S soutenu par Mélénchon est éliminé au premier tour.

Nouvel échec

 

INTERVIEW EXTRAITS
Jean-Luc Mélenchon, Président du Parti de Gauche
Roselyne Febvre reçoit Jean-Luc Mélenchon, Président du Parti de Gauche, pour débattre de l’actualité politique de la semaine mais également des projets du Parti de Gauche.

 

 

Roselyne FEBVRE.- Bonjour et bienvenue dans Politiques, avec notre invité dans cette première partie. Jean-Luc Mélenchon, bonjour.


Jean-Luc MELENCHON.- Bonjour.


 


Roselyne FEBVRE.- Ne vous inquiétez pas, ça va venir, mais je vous parle de ça parce que quand même, le Parti socialiste est une petite chose que vous connaissez bien.


Jean-Luc MELENCHON.- Oui, oui. J’en ai été membre trente ans, donc…


Roselyne FEBVRE.- Voilà, voilà, trente ans. Donc, ce livre, « Hold-up, Arnaques et Trahison » révèle la triche aux élections du Premier secrétaire à l’issue du congrès de Reims et qui montre que finalement l’élection d’Aubry n’était qu’une conception politique orchestrée par les Fabusiens et les Strauss-Kahniens et qu’il y a eu grosse triche lors de l’élection, pour bourrer les urnes. Alors, ma première question, d’abord, est-ce que ça vous étonne ?


Jean-Luc MELENCHON.- Moi, j’ai pas à me prononcer sur le cas précis. Je ne sais pas, je ne connais pas, (bien plus bavard ensuite) je n’y étais pas et je les ai quittés.


Roselyne FEBVRE.- Rien vu, rien entendu ?


Jean-Luc MELENCHON.- Non, non. Attendez, vous allez être servie, ne vous inquiétez pas, mais commençons par dire ça. Disons une deuxième chose, c’est que c’est un épisode de leurs guerres internes, parce que les journalistes, même s’ils ont toutes les compétences du monde, ils ne peuvent pas avoir découvert ce qu’ils ont découvert autrement que sans qu’on ne le leur ait raconté. Donc, il faut bien que ce soit quelqu’un de l'intérieur qui l’a dit. Donc, faut pas perdre ça de vue, pour bien comprendre que le livre est une façon de continuer la guerre entre eux. Et puis, le troisième élément, c’est que c’est un secret…


Roselyne FEBVRE.- … de Polichinelle ?

Jean-Luc MELENCHON.- Oui. Parce que ça trichait beaucoup à beaucoup d’élections. Alors un temps, on pensait que c’était quelque chose qui était réservé à quelques grands féodaux du Parti socialiste, du type Georges Frêche et quelques autres. Et puis après, il a bien fallu se rendre compte que ça tournait au système généralisé.


Roselyne FEBVRE.- Donc vous, vous saviez que ça existait, vous l’avez vécu. Mais comment ?


Jean-Luc MELENCHON.- Mais, non seulement je l’ai vécu, mais je l’ai dénoncé (en y participant, elle est pas belle la vie ?. Mais, si vous voulez, faut bien comprendre la psychologie de ce genre de situation. C’est qu’on vous dit : « Mais, tu sais bien que t’as perdu, alors qu’est-ce que tu veux faire ? Tu voudrais qu’on s’arrange là, tous les deux ? Ce n’est pas possible ». Et vous culpabilisez. Vous dites, je peux pas faire ça, ça va salir l’image du Parti. Ce qui est en train de se passer. Là, en ce moment, y en a pas un qui dit ce n’est pas vrai. Mais, ils disent tous : « Bon, on s’est déjà assez disputés, ce n’est pas la peine de remuer la boue ». Mais quand même, un système de tricherie.


Roselyne FEBVRE.- Mais comment, Jean-Luc Mélenchon, vous avez pu supporter ça ? Vous, vous êtes un démocrate. Vous êtes un républicain.


Jean-Luc MELENCHON.- Mais, eux aussi (c'est la faute aux autres na !)


Roselyne FEBVRE.- Comment on peut supporter ?


Jean-Luc MELENCHON.- Tout le monde, là-dedans est démocrate et républicain. Et puis, vous avez une petite poignée de gens qui s’arrangent entre eux, dans des bureaux, au chaud, au secret. Vous ne vous en rendez pas compte quand vous êtes sur le terrain. Moi, je ne peux pas dire que je m’en suis pas rendu compte, je l’ai dit à l’époque. Mais, je passais pour un mauvais perdant. J’ai même raconté dans mon blog…


Roselyne FEBVRE.- Oui, alors racontez-moi.


Jean-Luc MELENCHON.- … comment, dans un bureau, je me suis accordé avec François Hollande, lorsque on a élu, pour la première fois, le Premier secrétaire du Parti au suffrage universel. Lui, François Hollande. Il régnait une pagaille…

tricheur


Roselyne FEBVRE.- C’était quand, alors, la date.


Jean-Luc MELENCHON.- Je ne sais plus, c’était 97, 98, une histoire comme ça. Il régnait un désordre inouï. Je reconnais que c’est la première fois qu’on votait comme ça, donc on ne savait pas bien. Et puis, je voyais bien que ça prenait une tournure étrange. Il y avait deux fois les mêmes procès-verbaux avec pas les mêmes chiffres, bref, j’ai été très vexé. J’ai dit, moi, je refuse de participer à ça. Au revoir. Mes amis ont quitté la commission et j’ai vu Hollande. Je suis ai dit : « ça n’est pas possible ». Il m’a dit : « Tu ne vas pas salir mon élection ». Je lui dis : « Non, car je reconnais que tu as gagné ». Evidemment, je ne pouvais pas le battre.

tricheur


Roselyne FEBVRE.- Donc, il avait triché. On avait bourré les urnes.

tricheur


Jean-Luc MELENCHON.- Oui, oui. On a dit, on va se répartir.

tricheur


Roselyne FEBVRE.- En faveur d’Hollande.


Jean-Luc MELENCHON.- On va répartir les votes, donc, 15 pour moi, 85 pour toi. Top là et on est sorti du bureau comme ça.

tricheur


Roselyne FEBVRE.- Ah oui, un chiffre totalement pris au hasard.


Jean-Luc MELENCHON.- Mais, pris au hasard. En gros, moi, ça faisait cinq points de plus pour moi, que ma motion et lui, cinq points de plus, donc on s’y retrouvait tous les deux, ça respectait le fait qu’il avait gagné. Parce qu’il avait gagné, il n’y a pas de discussion possible là-dessus. Mais, c’est pour dire que c’est depuis longtemps. Mais, à l’époque, on pouvait penser que c’était momentané. Là, ce qu’on nous décrit dans le livre, c’est un système généralisé, avec un logiciel, avec… je ne sais pas si tout ça est vrai, moi.

tricheur

........


Jean-Luc MELENCHON.- Ah sûr, en politique, être sûr de quelque chose, c’est bien risqué. Non, il faut être un peu courageux. Après tout, si un sénateur prend le risque d’aller mouiller la chemise dans une élection européenne, un conseiller régional peut aussi prendre le risque d’aller dans une élection régionale quand même, non ? Alors, je crois que ça n’est pas vraiment un argument. Je pense qu’il y a une hésitation, parce que tous les Communistes…

y trichent pas !

.........

 

Roselyne FEBVRE.- Quel intérêt de venir chez vous, avec vous ?


Jean-Luc MELENCHON.- Pardon ?


Roselyne FEBVRE.- Quel intérêt de venir avec vous ?


Jean-Luc MELENCHON.- C’est que c’est le moyen le plus sûr de, d’arriver à battre la droite un jour. Et en plus, nous, de passer en tête de la Gauche. Je vais vous expliquer ça. Si vous regardez les dernières élections locales, les élections municipales, il n’y a pas de quoi pavoiser. Les taux d’abstention étaient monstrueux, alors qu’on disait : « C’est l’élection locale, ça intéresse tout le monde ». Monstrueux ! Pourquoi ? Des tas de gens se désintéressent de cette politique où tout est joué d’avance. Où vous auriez un paquet, l’UMP, bon ça le, le gars qui est UMP, ou l’électeur, électrice, et puis de l’autre côté, une masse confuse de Bayrou, les Socialistes, tous les ramollos de service sont là. Donc, nous, le Front de Gauche, nous sommes capables de remobiliser dans les milieux populaires, syndicalistes, et donc, nous pourrons d’abord mobiliser au point de passer devant.

en trichant ? En tout ca c'est raté !


 

MELENCHON Jean-luc.

 membre du conseil national

 

extraits

 

Un réformisme socialiste radical


Bien sur, on connaît l'effroyable perversion que peut engendrer la prétention d'adosser un projet politique sur un savoir objectif. Le socialisme prétendument scientifique des instituts spécialisés de l'état soviétique en a fourni une lamentable démonstration. Mais à l'inverse, a-t-on pesé le coût du renoncement à inscrire la pensée et l'action socialiste dans une analyse globale des mécanisme de la société qu'il prétend combattre ? Je l'ai dit à ceux des socialistes qui se réclament du réformisme contre les dangers d'une orientation révolutionnaire pour notre parti. Je n'ai pas l'intention ici d'entrer dans le débat sur le bien fondé d'une telle crainte et je ne sur-évalue pas la réalité des frayeurs éprouvées par ceux qui ont choisi cette rhétorique. Cependant j'y vois un signe désolant supplémentaire de la désinvolture devenue ordinaire à l'égard des questions théoriques et des exigences de cohérence de la pensée. Car précisément le réformisme en tant que stratégie d'action est en crise profonde. En quoi consiste une stratégie réformiste dans les nouvelles conditions de notre époque ? Voilà l'enjeu réel des débats.


Quand Mélenchon crache sur le socialisme soviétique et en ricochet sur ce que ce socialisme soutenait, la Révolution cubaine et Fidel Castro par exemple,pour prôner le réformisme révolutionnaire, comprenne qui pourra mais souvenons-nous, Mélenchon fut le ministre du gouvernement le plus à gauche du monde. Pendant ce temps tout ce que les collectifs antilibéraux anti communistes comptaient d'ouailles rapplique, certains osent même mettre en avant Mélenchon et Cuba, Cuba qu'il a contribué à enfermer durant toutes ces années y compris celles de ministres.


Qu'il parte !

 

Donc menteur, tricheur, anti soviétique , réformiste révolutionnaire, trotskyste, Mitterrandiste, Jospiniste, candidat à tout et petits scores partout

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 09:58

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http://www.actuchomage.org/2010122813662/La-revue-de-presse/le-rsa-plutot-que-le-smic.html

 

 

Sarkozy veut-il éliminer le Smic ? Oui, et ça fait un moment qu'on le dit. Même s'il n'aura pas le temps de l'achever d'ici 2012, il a ouvert la brèche. Puisque notre amie Elsa Fayner s'empare de la question sur son blog Et voilà le travail, nous en remettons une couche.

Avec le choix qui a été fait pour 2011 de ne toujours pas aller au-delà de l’obligation légale d’augmenter le Smic, c’est la cinquième année de suite que le gouvernement s’attaque au filet de sécurité que garantissait le salaire minimum.

Alors même que, depuis 2002, la pauvreté ne cesse en France à nouveau de gagner du terrain, comme le constate l’Insee. Et alors même qu’en 2008 la moitié des Français vivait avec moins de 1.580 euros par mois. Autrement dit, le gouvernement refuse de donner un «coup de pouce» au Smic alors que 20% des salariés gagnent moins que le salaire qu’il est censé garantir, et alors que 50% des Français ont un revenu égal ou inférieur à 1,6 Smic.

Une disparition annoncée

C’était pourtant prévu. Le 18 septembre 2007, au Sénat, le président de la République présentait sa politique sociale à venir. Parmi les points abordés, le Smic, jugé décourageant pour les entreprises.

«L’idée, c’est de nous sortir de la contradiction insupportable que connaissent les salariés et les entreprises de notre pays : d’un côté un Smic qui progresse fortement, sans lien avec les fondamentaux économiques, ce qui fragilise les entreprises à forte intensité en main d’œuvre; de l’autre un nivellement des salaires par le bas, avec une négociation salariale anémiée et des minima de branches parfois inférieurs au Smic», avait-il déclaré. Autrement dit, le Smic découragerait les entreprises de recruter. Elles hésiteraient également à rémunérer davantage, perdant les allégements de cotisations sociales au passage : mieux vaudrait différencier les exonérations selon la politique salariale des différentes branches, avait expliqué Nicolas Sarkozy, alors candidat, à L’Express. Et puis, comme il l’avait déclaré début 2007, le Smic n’inciterait pas à se retrousser les manches : le salaire étant déjà élevé (!), ses augmentations ne pourraient être qu’insignifiantes.

Nicolas Sarkozy avait donc proposé : «Ce qu’il faut faire, c’est jouer sur toutes les dimensions du problème. Sur la fixation du Smic, nous avons besoin de dépassionner le débat. Une commission indépendante fera chaque année des recommandations aux partenaires sociaux et au gouvernement. Cette recommandation, le gouvernement sera libre de la suivre ou non.»

Le RSA plutôt que le Smic

Le premier rapport du groupe d’experts sur le Smic a été publié en 2009. Et que disait-il, 15 jours après le lancement du RSA ? La politique du Smic ne peut, selon les auteurs du rapport, constituer un moyen de lutte efficace contre la pauvreté, puisque les effets positifs des revalorisations du Smic sur les revenus des personnes en place sont rapidement contrebalancés par l’impact négatif sur l’emploi, tentent-ils de prouver. Les politiques de soutien au revenu du travail à travers la prime pour l’emploi ou le RSA leur semblent plus appropriées pour réduire les inégalités des revenus du travail en découplant revenu et coût du travail peu qualifié.

Il l’a dit, il l’a écrit, il a agi.

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 12:31

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http://www.sportmag.fr/voir_actu.php?idactu=1128

 

 

Comme chaque mois, SPORTMAG est allé à la rencontre d'une personnalité fan de sport. Le mois de Janvier consacre l'humoriste Christophe Alévêque qui au cours d'une interview a livré sa vision du sport et notamment l'idée qu'il se fait de Zinedine Zidane.

Pour le comédien, aucun doute possible l'ancien numéro 10 des Bleus n'est qu'un "panneau publicitaire", bien loin d'être un exemple pour les jeunes.

SPORTMAG vous propose aujourd'hui quelques extraits de cet entretien à paraître le 3 janvier 2011.

 

L’initiative de Cantona, qui souhaitait que tout le monde retire l’argent de son compte courant le même jour, ça vous a plu ?

CA: C’est une belle utopie. J’aurais préféré que ce soit Anelka, qu’il montre l’exemple, qu’il vide tous ses comptes en banques en chantant l a Marseillaise, ça aurait été un beau symbole. Honnêtement, j’ai pensé le faire, je ne pouvais pas car j’étais en tournée. Et le problème, c’est que si je l’avais fait ce jour-là, c’est mon banquier qui m’aurait réclamé des sous. En tout cas, c’est un mec que j’apprécie beaucoup.

 Il y a donc des footballeurs que vous appréciez ?

CA :Des mecs comme Platini et Cantona prouvent qu’un footballeur peut avoir plus de deux neurones. Ce n’est pas étonnant si, en général, les meilleurs sont des personnes intelligentes avant d’être des sportifs exceptionnels. L’exception c’est Zidane, qui est con comme une bite...

                                                       " Ce mec est une pute"

Sur Zidane

CA :Personnellement, ce mec-là, cette sorte d’icône... Si lui c’est une icône, moi je baisse les bras, je rends les armes, mon tablier et je vais sur une île déserte. Ce mec est un panneau publicitaire qui a trois neurones, qui nous a fait perdre la Coupe du monde 2006. Qui, maintenant, profite de son image à outrance. Pour moi, c’est une forme de prostitution. Ce mec est une pute ! Ecris le ! Je te jure, ce qu’il fait, c’est toujours en fonction de son nombril. C’est écœurant. J’espère que les 11 millions qu’il a pris, il a les a donnés à une association, sinon c’est un scandale. Ce n’est pas son coup d’essai, il en a fait d’autres. Ambassadeur de Danone... Qu’il crève dans le yaourt ! Il avait des qualités de footballeur exceptionnelles, mais moi ce n’est pas ce qui m’intéresse le plus. L’image qu’il véhicule pour les jeunes de banlieue... Il ne fait rien, il prend du fric. Il n’a aucun avis sur rien, ne prend aucune position sur rien. C’est un mec totalement lisse qui ne veut se mettre personne à dos pour récupérer un maximum de pognon. C’est d’un ennui profond quand il parle...

 

Propos recueillis par Simon Bardet

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 21:09

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Le défunt président gabonais aurait détourné 30 millions d'euros à son profit et à celui de partis français. L'argent aurait surtout profité à Jacques Chirac et à Nicolas Sarkozy.


Près de 30 millions d'euros auraient été détournés de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) à son profit par le défunt président gabonais Omar Bongo et auraient aussi profité à des partis français, selon des notes diplomatiques américaines divulguées par Wikileaks, visibles mercredi sur le site de El Pais.

Cette information a été donnée quatre jours après la mort de M. Bongo, en juin 2009, par un haut fonctionnaire de la BEAC à un diplomate de l'ambassade américaine au Cameroun, précise le journal espagnol.

Selon la même source, "les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris en soutien au président Nicolas Sarkozy".

L'argent aurait profité "aux deux camps, mais surtout à droite, en particulier à (l'ancien président français Jacques) Chirac mais aussi Sarkozy". "Bongo était le président africain préféré de la France", a ajouté cette source.

La BEAC regroupe les réserves des Etats membres de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale: le Gabon (qui en désigne le gouverneur), le Cameroun (où est situé le siège), la République du Congo, la République centrafricaine, le Tchad et la Guinée Equatoriale.

Selon le câble datant de juillet 2009, le gouverneur de la BEAC, le Gabonais Philip Andzembe, avait placé en secret 500 millions d'euros dans un investissement à haut risque de la banque française Société Générale.

Après que ce placement non autorisé a été rendu public, un audit de la BEAC a été mené et "a révélé des malversations encore plus larges et plus audacieuses, liées à la hiérarchie des officiels gabonais", a indiqué le fonctionnaire à l'origine de cette information.

"L'enquête interne a montré que 36 millions de dollars (environ 28 millions d'euros, ndlr) ont été détournés via des chèques à des hauts responsables du Gabon", a-t-il dit.

Le clan au pouvoir au Gabon, "dont le défunt président Omar Bongo et son fils Ali, ministre de la Défense et candidat à la présidence (élu depuis à la tête du pays, ndlr), a bénéficié du détournement de fonds", indique le document.

"Cette ambassade n'est pas en mesure de vérifier la véracité de l'accusation selon laquelle des hommes politiques français ont bénéficié du détournement de fonds", se contente de conclure le câble, signé de l'ambassadeur américain au Cameroun Janet Garvey.

Une enquête est en cours en France sur le patrimoine dans l'Hexagone de trois présidents africains et de leurs proches, dont Omar Bongo, suite à une plainte de Transparency International, une ONG spécialisée dans la lutte contre la corruption.

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 21:05

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http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/12/30/rachida-dati-rattrapee-par-le-conseil-d-etat_1459289_3224.html#xtor=RSS-3208

 

Rachida Dati, ancienne garde des sceaux, vient d'être rattrapée par une grosse sottise, commise en 2009. Le Conseil d'Etat a annulé, jeudi 30 décembre, le décret de nomination d'un haut magistrat du parquet, Marc Robert, avocat général à la Cour de cassation, car la ministre, au mépris de la Constitution, avait omis de demander l'avis du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour le muter d'office.

Marc Robert, juriste respecté, était alors procureur général de Riom depuis neuf ans, le dernier magistrat à avoir été nommé par la gauche à la tête d'une cour d'appel. Il avait osé critiquer la suppression du tribunal de Moulins, dans l'Allier, lors de la refonte de la carte judiciaire, et avait estimé, au sujet de la suppression du juge d'instruction, "qu'il faut y réfléchir à deux fois avant de supprimer un juge indépendant et accroître encore un peu les pouvoirs d'un ministère public dont les garanties statutaires sont manifestement insuffissantes."

Pour sanctionner l'impertinent, Mme Dati n'y avait pas réfléchi à deux fois ! Elle avait décidé de le muter d'office à la Cour de cassation, un prestigieux cimetière des éléphants, pourtant déjà en surnombre. Le CSM, conformément à la Constitution, devait rendre un avis, et le cas de Marc Robert être examiné le 4 juin 2009.

UNE MENTION RADICALEMENT FAUSSE

Mais la ministre de la justice, qui suppléait le président de la République, président de droit du CSM, avait fait retirer le projet de nomination du magistrat de l'ordre du jour. Plusieurs membres du CSM avaient protesté. Elle était passée outre, et avait fait signer un décret, le 23 juin 2009, à Nicolas Sarkozy, avec une mention radicalement fausse : "Vu l'avis du Conseil supérieur de la magistrature", alors qu'il n'avait pas été officiellement consulté.

Le Conseil d'Etat, suivant son rapporteur public, le 17 décembre, a ainsi annulé le décret de nomination de Marc Robert à la Cour de cassation, et donc le décret du 3 juillet 2009 qui nommait son successeur, Philippe Lemaire, à la tête du parquet général de Riom.

L'annulation d'un acte administratif implique, en principe, que cet acte est réputé n'être jamais intervenu, mais le Conseil d'Etat estime que cette annulation pourrait emporter "des conséquences manifestement excessives", notamment parce que les deux magistrats ont travaillé depuis 2009, et que l'annulation de toutes leurs décisions provoquerait un grand désordre.

Le Conseil a ainsi décidé de ne pas prononcer l'annulation rétroactive des deux décrets, et la chancellerie a trois mois pour renvoyer Marc Robert à Riom et trouver un nouveau point de chute à Philippe Lemaire.

Michel Mercier, le garde des sceaux, s'est contenté de prendre acte de la décision.

Franck Johannè

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 21:00

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http://balkans.courriers.info/article16584.html

 

La tempête soulevée par le rapport de Dick Marty n’est pas près de retomber, et elle ne concerne pas seulement le rôle d’Hashim Thaçi. Bernard Kouchner, l’ancien chef de la Minuk, était forcément au courant des activités criminelles impliquant d’anciens membres de l’UCK, voire du trafic d’organes lui-même. C’est ce que confirme le capitaine canadien Stu Kellock, ancien chef de la police de la Minuk.

Par R.S.V.

 

 


 

« J’ai une tête à vendre des organes, moi ? »
Regardez la vidéo de Bernard Kouchner démentant le trafic d’organes

Bernard Kouchner, l’ancien chef de la Minuk, la mission de l’Onu au Kosovo a rejeté dans une déclaration à la BBC toutes les accusations qui pourraient peser sur lui, démentant qu’il aurait « fermé les yeux sur l’affaire du trafic d’organe au Kosovo au nom de la stabilité politique »...

« Moi, fermé les yeux !!? Pauvre Dick Marty... Nous nous battions jour et nuit contre le crime organisé, contre la violence. Toute notre action était consacrée à la justice. Je dois aussi me défendre. Je ne sais pas qui est ce Dick Marty, je ne le connais pas personnellement. Il est envoyé par le Conseil de l’Europe et nous devons le respecter. Je respecte sa mission, et j’ai lu son rapport avec beaucoup d’attention, mais je demeure très sceptique », a déclaré Bernard Kouchner.

Il a répété qu’il doutait de l’exactitude des allégations du rapport de Dick Marty, mais qu’il estimait que c’était maintenant aux enquêteurs d’Eulex d’enquêter « de manière systématique » sur les faits allégués par le rapport. Bernard Kouchner a également répété qu’il avait entendu parler pour la première fois du trafic d’organes dans le rapport de Carla Del Ponte et qu’l avait été surpris.

Le médecin légiste José Pablo Baryabar, ancien chef du bureau d’investigation pour les disparus et de la médecine légiste auprès de la Minuk, a déclaré à ce même sujet à la BBC : « Les policiers allemands ont trouvé 400 échantillons d’ADN au Kosovo en 1999. En 2002, j’ai demandé à voir ces échantillons. Les Allemands ont répondu qu’ils les avaient détruits car le TPI de la Haye les avait autorisé à le faire ».

Une mission délicate et mal gérée pour Eulex

Dick Marty, au paragraphe 8 de son rapport, met en lumière des indices de dissimulation de preuves très significatifs : « Ainsi, la mission Eulex, déployée depuis 2008, a-t-elle hérité d’une situation très difficile. Les nombreux dossiers sur les crimes de guerres, particulièrement ceux où les accusés sont des combattants de l’UÇK, ont été laissés par la Minuk dans un triste état : preuves et témoignages égarés, périodes creuses beaucoup trop longues entre des enquêtes incomplètes. Les représentants d’Eulex allaient même jusqu’à partager avec nous, lorsque nous venions au Kosovo pour des enquêtes ponctuelles, leur crainte de devoir abandonner un grand nombre d’affaires en cours ».

Dans la note de bas de page qui accompagne cette affirmation, il précise : « On a appris que certains pays qui ont envoyé des troupes au sein de la Kfor, comme par exemple la Grande-Bretagne, ont récupéré toute la documentation, et que celle-ci n’était plus consultable par les enquêteurs d’Eulex qu’après une demande spécifique à renouveler à chaque cas, ce qui ralentit considérablement la recherche de la justice ».

On peut aussi lire, toujours dans ce huitième paragraphe : « Quelques-uns de nos contacts, des représentants de la société civile naissante, n’ont pas hésité à critiquer Eulex : on s’attendait à ce que la mission européenne s’attaque aux ’intouchables’, dont le passé plus que flou était un fait notoire. Malheureusement ces attentes son restées vaines : il y a eu beaucoup d’annonces et de promesses, mais les résultats tangibles restent encore à venir. Le cas de Nazim Bllaca, le ’dénonciateur’, qui a affirmé publiquement avoir éliminé des opposants sous les ordres de personnes occupant aujourd’hui de hautes fonctions politiques, est significatif. On a attendu quatre jours avant de l’arrêter et de le placer sous protection. La manière dont Eulex va traiter cette affaire sera un bon test pour vérifier jusqu’où cette mission est prête à aller pour faire triompher la justice » (Lire notre article « Kosovo : Nazim Bllaca, les confessions du tueur du PDK).

Les États-Unis ont affirmé, par la bouche du porte-parole du Département d’État, Phillip J. Crowley, qu’ils soutiendraient toutes les enquêtes des autorités compétentes menées à partir des accusations contenues dans le rapport de Dick Marty, mais ils annoncent aussi qu’ils continueront malgré tout à collaborer avec le Premier ministre du Kosovo, Hashim Thaçi, malgré le rapport qui le met en lien direct avec les crimes.


Retrouvez notre dossier :
Trafic d’organes de l’UCK : « Au Kosovo, tout le monde est au courant » 


Phillip J. Crowley précise que le rapport ne changera pas les rapports des USA avec Pristina : « Je ne pense pas que cela va changer fondamentalement les rapports américano-kosovars. Ceux-ci sont basés sur des intérêts mutuels, et non sur une personne en particulier ».

Dans le paragraphe 70 de son rapport, Dick Marty fait pourtant explicitement appel aux Américains : « Hashim Thaçi et les autres membres du ‘groupe de la Drenica’ sont mentionnés comme étant des acteurs clés dans les rapports d’informations sur les structures du crime organisé au Kosovo, à l’image d’une véritable mafia. J’ai étudié ces divers rapports avec consternation et un sentiment d’insulte morale ».

Dans la note en bas de la page 27, rattachée à ce paragraphe, il précise : « ces dix dernières années, les services de renseignements de plusieurs pays occidentaux, y compris le Bureau Fédéral d’Investigation (FBI) des États-Unis, ainsi que plusieurs analystes de divers nationalités qui travaillent au sein des structures de l’Otan ont préparé des rapports lourds d’accusations, étayés par des faits, basés sur des sources fiables, sur toutes les activités illégales de ce fameux ‘groupe de Drenica’. »

Les « confessions » de Stu Kellock, ancien chef de la police de la MINUK

L’ancien chef du Département de police de la Minuk en 2000 et 2001, le capitaine canadien Stu Kellock, affirme dans une interview publiée sur le site internet de la télévision nationale serbe www.rst.rs que des rumeurs circulaient sur un trafic d’organes mais qu’il n’avait pas assez d’hommes pour les vérifier, et qu’il est impossible que le chef de la mission des Nations Unies de l’époque, Bernard Kouchner, n’ait pas été mis au courant des ces aspects de la criminalité organisée au Kosovo.

« Je ne peux pas affirmer que Kouchner connaissait le trafic d’organe, mais il est impossible qu’il n’ait pas eu d’informations sur le crime organisé au Kosovo. Le commissaire de police l’informait régulièrement, et les médias lui posaient de nombreuses questions à ce sujet ».

« J’étais tout à fait conscient de qui était monsieur Thaçi et de l’influence qu’il avait. Cependant, dans les cercles ou j’exerçais mon travail, toute critique à son égard ou à l’égard de ses collaborateurs était immédiatement rejetée. J’ai été témoin de la montée au pouvoir des nouveaux hommes d’État. Il était parfaitement clair que Thaçi avait été choisi et qu’il ne serait jamais mis en accusation pour ses activités criminelles. Pourtant, il avait une influence directe sur la collecte des impôts, le trafic de drogue, de femmes, d’armes et la contrebande en tout genre. »

« Il y a même eu une fusillade, lorsqu’un des agents de la sécurité de la Minuk à été tué et qu’un million de deutschmarks ont été volés. Personne n’a été capable de nous expliquer comment et pourquoi un million de marks en espèces se trouvait dans l’hôpital de Pristina. »

« Je me souviens qu’on a expliqué aux autorités de police que l’arrestation de Sabit Geci - un des fondateurs de l’UÇK, proche collaborateur de Hashim Thaçi, qui a été condamné en 2001 à cinq ans de prison pour extorsion de fonds - provoquerait des réactions au sein de la population locale. De mon côté, on m’a clairement fait comprendre que Sabit Geci serait libre dès le lendemain de son arrestation. Il n’en a pas été ainsi, et j’ai tout fait pour que cela ne se produise pas. Je ne sais pas si l’on cherchait à m’intimider avec ces menaces. À l’époque, je n’étais pas vraiment conscient des enjeux. Tout le monde savait qui était Sabit Geci et qui étaient ses collaborateurs ».

Stu Kellock poursuit ses confessions. « A Tropojë, on a été accueillis par le chef de la police et quelques-uns des ses hommes. Il nous a dit qu’il venait tout juste d’abattre un homme qui se trouvait en détention pour nous montrer qu’il contrôlait la situation ». Selon ses dires, il était clair que les frontières vers l’Albanie étaient contrôlées par d’anciens membres de l’UÇK et que passaient par là, sans aucun problème, de l’héroïne d’Afghanistan, de l’essence, des femmes, des armes et d’autres choses encore. « Je me souviens qu’on essayait de négocier avec ce chef de la police, qui était assis en bout de table comme une sorte de dictateur. Il était visiblement déçu de voir qu’on ne lui avait pas amené de cadeau. À la fin, on a réussi à récupérer quelques voitures qui se trouvaient sur le parking de la police, et à nous assurer des chemins que prenaient les trafics ».

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 20:56

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http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-12-24-Nouvelle-anerie-de-BHL

Une nouvelle ânerie de Bernard-Henri Lévy

Il y a un an, Bernard-Henri Lévy se couvrait de ridicule en citant, à l’appui d’une démonstration « philosophique », un certain Botul – auteur inventé de toute pièce par un journaliste du Canard enchaîné. Cette fois, l’essayiste évoque un personnage bien réel – mais il se trompe encore !

Dans sa chronique du Point (1), « BHL » dénonce le site Internet Riposte laïque, et stigmatise « ce nouveau rapprochement rouge-brun qui voit les crânes rasés du Bloc identitaire fricoter, sur le dos des musulmans de France, avec tel ancien du Monde diplo, Bernard Cassen. »

Le chroniqueur multimédias gagnerait à mieux ranger ses fiches (de police). En effet, l’animateur de Riposte laïque se nomme Pierre Cassen. Pierre, pas Bernard. Ancien directeur général du Monde diplomatique, Bernard Cassen n’est lié ni de près ni de loin à Riposte laïque.

Il serait tentant d’imputer une telle hargne de Bernard-Henri Lévy à notre endroit à de la mauvaise foi, son ressentiment ayant déjà enfanté nombre de diffamations que, charitablement, nous avons jusqu’à présent laissé passer sans réplique judiciaire (2). Mais la constellation de bévues qui crible les « analyses » de notre penseur de Saint-Germain-des-Prés suggère plutôt que ce dernier incident ne constitue rien de plus qu’une expression supplémentaire de son irrépressible frivolité intellectuelle (3).

Bernard-Henri Lévy préside le conseil de surveillance d’Arte, il est membre du conseil de surveillance du Monde, il est actionnaire de Libération, il dispose d’une chronique hebdomadaire dans Le Point. Et la célébration du vingtième anniversaire de sa revue, La Règle du Jeu, que presque personne ne lit, a néanmoins donné lieu à une réception extravagante à laquelle ont accouru la plupart des responsables des grands médias. La dégradation du crédit de la presse est-elle tout à fait étrangère à la surface médiatique qu’occupe, quoi qu’il advienne, quoi qu’elle fasse, une personnalité au crédit à ce point frelaté ?

P.S. :

Informé du procès en diffamation qui le menace, Bernard-Henri Lévy vient de faire modifier le texte en ligne de sa chronique. La version originale figure néanmoins dans les centaines de milliers de numéros imprimés du Point, lesquels, en raison des fêtes de fin d’année, seront exceptionnellement mis en vente pendant deux semaines – à moins que la direction de cet hebdomadaire n’ait la sagesse de les faire pilonner…

Les termes du rectificatif mis en ligne sur le site du Point sont révélateurs de la goujaterie intellectuelle de « l’homme qui ne s’est jamais trompé ». Après avoir associé Bernard Cassen et Le Monde diplomatique à un « groupuscule néonazi qui s’était rendu célèbre, le 14 juillet 2002, en tentant d’assassiner Jacques Chirac et qui s’est allié, pour l’occasion, à un quarteron d’anciens trotskistes rassemblés sous la bannière du site Internet Riposte laïque », « BHL » juge inutile de présenter la moindre excuse à la personne et au journal qu’il a diffamés.

(1) « L’honneur des musulmans », Le Point, 23 décembre 2010, p. 130.

(2) Lire « Tous nazis ! », par Serge Halimi, Le Monde diplomatique, novembre 2007. Voir aussi « BHL calomnie le Diplo », Acrimed, 2 avril 2006.

(3) Lire notre dossier en ligne, « L’imposture Bernard-Henri Lévy ».

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