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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 16:40

Photo_islamophobie_diver-city.be_s.jpg« - Eh Robert t’as vu, à c'qui paraît ils veulent donner le droit de vote aux musulmans !
- Non, t’es sérieux ? Il manquerait plus que ça. Déjà qu'on est envahis par les minarets et les boucheries hallal... On est plus chez nous; j'te l'dis ! »
Ce pourrait être une vulgaire brève de comptoir. Hélas non. C’est la substance du contenu d’une « tribune » d’Arno Klarsfeld publiée par Le Monde du 23 novembre.
Que l’on puisse partager ou pas l’idée d’un droit de vote des étrangers est une chose. Que le débat soit ouvert et que les partisans du statu quo avance des arguments tirés de l’histoire, la réciprocité… fort bien. Mais les propos de l’intéressé tirent bien bas et même interdisent un réel débat. Du reste, l’hommage que lui rendent des sites d’extrême droite en dit long sur le contenu de ce qu'il faut bien appeler un discours de caniveau. Verbatim : « Une vague fondamentaliste traverse le monde musulman comme les violences ont pu traverser la France après la chute de la monarchie. Cette vague touche aussi par endroits le territoire français. Voulons-nous des listes fondamentalistes aux élections dans certaines municipalités ? ». Ainsi donc les étrangers seraient par définition musulmans qui seraient par nature fondamentalistes. Et donc parce que tous les étrangers sont musulmans et donc fondamentalistes il ne faut pas leur donner de droit de vote. On doit pourtant à des Klarsfeld – il est vrai d’un tout autre niveau que Arno - d’avoir passé leur vie à démontrer ce que les raccourcis essentialistes peuvent produire de haine. On sait ce que la rhétorique Juif = étranger a produit hier. Tout aussi détestable et dangereux est le musulman= étranger.
Si tant est d’ailleurs que le péril fondamentaliste pèse sur la France ! Il y a évidemment plus à craindre de celui caché qui nie la démocratie que de celui qui s’inscrirait dans le jeu démocratique. Du reste, aux dernières élections municipales, les listes communautaristes du Parti des musulmans de France ont obtenu des résultats extrêmement faibles y compris sur des villes Strasbourg et Argenteuil, dans des quartiers où les maghrébins sont pourtant nombreux.

Un spécialiste du dérapage xénophobe, niveau café du commerce

Ce n’est malheureusement pas le premier dérapage de l’intéressé. Pour mémoire : « S'il n'y a pas de politique du chiffre, c'est-à-dire s'il n'y a pas d'aiguillon sur les préfets, alors les préfets ne font pas ce travail de renvoyer, non pas vers la mort, non pas vers Auschwitz ou vers une situation »... (voir ici) ou encore « immigration pauvre et délinquance ont toujours eu un lien » (voir ici) et même « la France a plusieurs visages : les noirs, les blancs, les bridés » (voir ici), même si on peut lui préférer l'inégalable « les Roms devraient s'abstenir d'avoir huit enfants » (voir ici). Rappelons encore une fois que ces brèves de comptoir émanent de celui qui est à la tête de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII), l’institution chargée de coordonner la politique migratoire française. Cela en dit beaucoup sur l’équilibre de ladite politique et sur l'opinion générale (une sorte de xénophobie banalisée) de ceux qui l'ont nommé à ce poste.

Ce n’est pas non plus la première fois que Arno Klarsfeld étale son incompétence. A propos de son rapport sur les mineurs délinquants, dans Libération, Dominique Simonnot avait très bien dit : « Le problème, c'est que n'est pas spécialiste de la délinquance des mineurs qui veut. La chose est délicate, les rapports, études, chiffres, livres sont légion pour en traiter avec sérieux. Sans cette pénible impression d'assister à une visite de Marie-Chantal découvrant La Courneuve et rédigeant ensuite son devoir en regardant Navarro à la télé ».
Ce fut suivi de sa calamiteuse mission de médiation dans le cadre de la régularisation des familles étrangères dont les enfants sont scolarisés. Qu’a-t-on retenu par la suite de sa mission sur Les enfants de Don Quichotte ? Ou encore de sa mission Écologie et transport ? Après avoir épuisé toutes les missions possibles (la plupart confiées par Nicolas Sarkozy), après avoir échoué aux élections législatives candidat UMP à Paris en 2007), il fut donc nommé au tour extérieur au Conseil d’État. Là où rigueur et compétence sont de mise, quelques dents grincèrent face au fait du prince en œuvre dans sa nomination. C’est donc maintenant à l’OFII où il fut là aussi parachuté brutalement (voir ici) de subir ses saillies verbales. Jusqu’à quand ? Et jusqu’à quand le crédit que seul son nom de famille lui donne va-t-il durer ?

Christophe DAADOUCH & Laurent MUCCHIELLI

 

http://www.laurent-mucchielli.org/index.php?post/2011/11/26/Arno-Klarsfeld-n-en-finit-plus-de-toucher-le-fond

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 11:18

gerard-longuet-2011-3-24-8-31-36.jpg« Je ne suis pas sûr d’être bon … ». Gérard Longuet, le ministre français de la défense, fait le modeste devant l’Association des journalistes de défense (AJD), ce mercredi 16 novembre. Il exerce « un métier passionnant », au carrefour de multiples disciplines, centres de décision, etc., avec un président qui « assume entièrement » sa fonction de chef des armées, et qui a une captivante « philosophie du résultat ». Petit florilège :

Demande d’aide militaire du CNT libyen – « A ma connaissance, il n’y en a pas. On répondra favorablement, compte tenu des liens actuels. Mais il n’y a pas d’Etat, pas de ministère de la Défense : ça ne facilite pas… ».

Dissémination des armes en Libye – Le ministre français rassure : « Il y a des équipements en vadrouille, mais ni gaz moutarde, ni produits nucléaires ». Et il se rassure, à propos des milliers de missiles Sam qui seraient dans la nature : « On ne peut nier. Mais leur usage demande un minimum de logistique (par exemple, des piles), d’entretien et de savoir-faire ». Et Longuet de conclure : « En fait, tout reste à contrôler et à organiser ».

Unified protector, en Libye – « Les guerres se gagnent au sol, et non dans l’aérien : sans les combattants libyens, Kadhafi serait toujours là. Mais, sans l’opération aéronavale de l’OTAN, il n’y aurait plus d’opposants libyens… ».

La coalition – « Partis à deux, arrivés à quarante … Avec trois états-majors, dans un dispositif américain, puis OTAN. Les huit nations qui procédaient aux frappes ont donné la tonalité…. ». Conclusion : « On peut faire à côté des Américains, sans être contre. Leur soutien était indispensable, mais cela n’a pas été un leadership ».

Budget 2012 – « Les coups de rabot sur la défense sont limités à moins d’un pour cent des 31,7 milliards d’euros (hors pensions) ». Il va manquer de crédits par exemple pour financer les prochaines campagnes de recrutement.

Retrait d’Afghanistan – Un départ plus tôt (que les Américains) est « incompatible avec notre statut de membre du Conseil de sécurité : nous sommes nécessairement solidaires ». Pour le ministre, un retrait prématuré « annulerait dix ans d’effort ».

L’avenir de Karzai et des talibans – « Le choc frontal n’est pas à leur portée, mais la guérilla, si. Il ne faudra pas de retrait “sec”, sans coopération, ni perspective ». On devra au contraire contribuer au fonctionnement de l’armée et de la police afghanes, « mais au coût d’une guerre afghane, pas au prix américain ! ».

Frappes sur l’Iran – « Elle ne sont pas à l’ordre du jour, pour nous, Français. Pas de frappes préventives. Mais la France défendrait Israël s’il était attaqué. Et elle prend très au sérieux le rapport de l’AIEA ».

Intervention en Syrie – « Je suis excessivement prudent. Ce n’est pas le cas libyen : il n’y a pas de mandat de l’ONU, il y a imbrication dans chaque camp, c’est un terrain très rude ». Le ministre renvoie à un écrit du colonel de Gaulle, en 1929, L’Histoire des troupes du Levant (réédité avec La France et son armée, chez Perrin, en septembre 2011).

L’axe Paris-Londres – Un an après la signature du traité franco-britannique de Lancaster House (le 2 novembre 2010), on fait le compte de ce qui marche (la coopération sur la dissuasion) et ce qui est engagé (la réflexion sur un drone pour 2020).

Les Allemands (qui n’ont pas souhaité s’engager en Libye) – « On les préfère pantouflards plutôt que casques à pointe ; mais on les aimerait plus responsables ». Le ministre comprend qu’avec leur densité de population, ils ne voient pas le nucléaire et la dissuasion de la même manière qu’en France. Ils ont « le souci de la Russie ».

Les Russes – Ils ont des problèmes : effondrement démographique, agitation dans les républiques musulmanes, concurrence face à la Chine. Conclusion du ministre : « Une défense antimissile qui recréerait une frontière (plus étanche) avec la Russie ne serait pas forcément une bonne chose ».

L’invendable Rafale – « C’est en phase finale qu’on a le plus de tension. Plus les négociations sont tendues, plus ça marque l’intérêt. Si un vendeur est pressé, il vend mal. Même chose pour l’acheteur … ». Mais le choix de cet appareil était pertinent, selon le ministre : multi-missions, un équipage pour trois, pas plus cher que l’Eurofighter, et moins que les appareils américains (qui ne sont pas d’usage libre).

Armement – Les exportations françaises ont été sans grands contrats en 2010, mais représentent quand même 7 % du commerce mondial. Les BPC russes et le retrofit des Mirage indiens devraient booster le bilan de 2011.

Bases en Afrique – Le ministre défend l’actuel processus de resserrement sur deux implantations principales : « On aurait choisi Port-Boët, en Côte d’Ivoire, [1] si Ouattara avait été en place plus tôt ». Mais il est inutile de se disperser (sur de nombreux points d’appui) : « Les unités ont une formidable capacité à être projetées, et on peut travailler depuis la métropole ». [2]

Pirates de Somalie – « Les gardes civils armés à bord des bateaux  [3], j’en pense le plus grand bien ».

Manifestations patriotiques – « Une grande journée qui rassemble tout le monde, en hommage aux “morts pour la France”, c’est bien. Mais attention à ne pas se mettre en situation d’avoir à mesurer le degré de patriotisme à l’aune de la fréquentations des cérémonies ». [4]

L’ordre et la morale – « Je n’irai pas voir le film de Kassowitz, pour ne pas avoir à le commenter en tant que ministre de la défense ».

Notes

[1] Plutôt que Libreville (Gabon).

[2] La bonne vieille « métropole » est toujours dans certaines têtes !

[3] Mis en place notamment par les Américains, les Espagnols, les Britanniques, mais pas par les Français.

[4] On fera plus tard un sort aux cendres du général Marcel Bigeard, qui seront transférées finalement aux Invalides – à l’initiative justement de Gérard Longuet, qui en a fait une cause nationale (en mettant en exergue sa bravoure à Dien Ben Phu, et en oubliant ses turpitudes lors de la bataille d’Alger) et régionale (tous deux sont lorrains).

 

 

http://blog.mondediplo.net/2011-11-18-Gerard-Longuet-dans-le-texte

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 20:18

Dominique-Strauss-Kahn_pics_809-2-ab62c.jpg« Vous écrivez que vous êtes en voie de guérison, même si la plaie ouverte n’est pas totalement refermée. Comment qualifier la blessure ? » Ces paroles pleines de sollicitude amorçaient l’interview par Pascale Clark de son collègue Ivan Levaï dans l’émission « Comme on nous parle », sur France Inter, le 6 octobre. Le journaliste, vétéran de la radio et toujours responsable de la revue de presse du week-end sur la station publique, signe un livre sur l’affaire Strauss-Kahn sobrement intitulé Chronique d’une exécution (Le Cherche Midi). L’ancien mari d’Anne Sinclair y vole au secours du beau-père de ses enfants accusé de viol, tragiquement confondu avec « je ne sais quel ennemi public » alors qu’il est simplement la « victime [sic] d’un faux pas ».

Le propos, travesti en leçon de journalisme — un comble — et émaillé de citations d’Albert Camus, Marcel Proust ou Louis Aragon, consiste en une longue protestation de la respectabilité de M. Dominique Strauss-Kahn et de son entourage. Levaï y étale sa nostalgie d’une époque où la classe politique était intouchable, où le peuple savait tenir sa place et où « on avait le droit d’être un peu libre en courant des dangers et en faisant même quelques sottises parfaitement condamnables sans risquer la guillotine médiatique ni les tribunaux de l’Inquisition ». L’ancien pilier d’Europe 1 se vante au passage d’avoir encore au Fouquet’s un rond de serviette à son nom datant des années 1970 et 1980 : « C’était le bon temps. Nul ne voyait malice alors au bien-vivre de quelques-uns. »

L’initiative aurait mérité, au mieux, un silence apitoyé ; on en est loin. L’Express, qui doit se faire pardonner la publication du rapport médical de la victime présumée de M. Strauss-Kahn, Mme Nafissatou Diallo, voit dans cette bafouille brouillonne « un livre subtil et scrupuleux, une réflexion de haut niveau sur le métier de journaliste » (5 octobre 2011). Clark se fait lyrique, incitant l’auditeur à se mettre dans la peau de son invité le jour de l’arrestation de M. Strauss-Kahn à New York : « La matinée blême lui avait appris à la fraîche l’impossible nouvelle. »

La complaisance de certains de ses confrères, si elle est banale, aura permis à Levaï, dans son affirmation ingénue du droit des puissants à imposer leurs caprices et leur nombrilisme, de lâcher quelques énormités embarrassantes. Les considérations douteuses sur les « belles de nuit africaines » figurant dans son livre avaient déjà de quoi alerter. Sur France Inter, il fit sauter le standard en estimant qu’un viol, c’est forcément « avec un couteau ou un pistolet », et en assénant cette question qu’aucun enquêteur n’avait été assez fine mouche pour poser avant lui : « Qui a fait des avances à qui ? »

Devant la place prise dans l’actualité par une affaire concernant ses proches, raconte-t-il, le président de Radio France, M. Jean-Luc Hees, lui avait « très élégamment » laissé le choix entre un maintien de sa présence à l’antenne et un retrait provisoire. Il a, ô surprise, « opté sans barguigner » pour la première solution. La récente citation du nom de M. Strauss-Kahn dans une affaire de proxénétisme lui a donc donné l’occasion, dans sa revue de presse du 16 octobre, de brocarder la « société de transparence » et de rappeler, en citant l’écrivain Philippe Forest, que « Robespierre était parfaitement chaste, mais [qu’]il a été un des artisans de la Terreur »

 

Mona Chollet

http://www.monde-diplomatique.fr/2011/11/CHOLLET/46910

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 20:15

05_pubreussie.jpgLes post-tests sont ces enquêtes qui évaluent une prestation médiatique d’un dirigeant politique. Chaque intervention télévisée de Nicolas Sarkozy est donc suivie d’un post-test, confidentiel s’il est qualitatif et publié s’il est quantitatif. On attendait donc le post-test du président sur la crise européenne. On n’est pas déçu.

Le Figaro a publié le « sondage » OpinionWay réalisé auprès des internautes. En fait de sondage, il s’agit d’un push poll, enquête conçue pour promouvoir une cause quelconque, ici plus précisément ce qu’on peut appeler un push test pour faire croire à l’excellence de la qualité de la prestation de Nicolas Sarkozy le 27 octobre. Il y a plusieurs manières de biaiser les résultats [1]. Pour une intervention télévisée, la ficelle consiste simplement à n’interroger que ceux qui ont suivi l’émission. Chose parfaitement logique sans doute, mais utile à préciser, car il arrive que les sondés ayant entendu parler de l’intervention soient aussi sollicités ! Or, en interrogeant des téléspectateurs qui ont suivi une intervention télévisée du président de la République, l’échantillon est forcément constitué par une large majorité de partisans du président de la République : assister ou non à l’émission sert de filtre. Ces sondages sont donc toujours très favorables.

Ici, Le Figaro lance l’information : « Face à la crise, les Français convaincus par Sarkozy » (Le Figaro, 31 octobre 2011). L’AFP reprend : « Sarkozy à la télé jugé convaincant pour 55% des Français » (AFP, 31 octobre 2011). Combien de médias ont reproduit l’« information » ? Le Parisien et d’autres médias ont aussi évoqué l’opinion positive des « Français ». Simplement, cette information est fausse. On ne peut en effet attribuer cette opinion aux Français mais seulement aux internautes ayant répondu, et encore, à seulement 58 % des 1 005 exhibés dans la fiche technique, soit environ 580 personnes qui sont essentiellement des sondés favorables à Nicolas Sarkozy.

Le sondeur ne donne pas le chiffre, mais il est facile de comprendre que les téléspectateurs favorables au président ont plus volontiers suivi son intervention télévisée que ceux qui lui sont hostiles. L’échantillon n’est donc pas représentatif et ne permet pas de parler des « Français ». Un push poll ne procède pas seulement par la production de résultats biaisés, mais aussi par la publication de ces chiffres comme des chiffres exacts et de commentaires faux. Une falsification, en somme.

Quand les sondeurs sont confrontés à ces titres erronés, leur réponse est invariablement la même : ils mettent en cause la « titraille », un penchant journalistique anodin pour les titres qui sonnent haut. Et dégagent ainsi leur responsabilité. Qui pourrait être dupe ? Surtout s’il s’agit d’une association OpinionWay et du Figaro, bien connus pour leur zèle politique. A proprement parler, les médias livrent non seulement un titre abusif mais une « fausse information ». Volontairement ou involontairement ? Les journalistes du Figaro et de l’AFP sont-ils incompétents ? On n’ose le croire. Il faut donc qu’ils emploient délibérément un titre mensonger, au Figaro pour servir leur employeur, et à l’AFP, par soumission au pouvoir politique [2]. En ce sens, ils se rendent complice de la propagation de « fausses nouvelles ». Le code électoral prévoit des sanctions contre les fausses nouvelles qui ont orienté les votes (article L97). Avec les push polls, la pratique est systématique sans qu’il soit possible d’envisager des sanctions.

On ne pouvait douter que le dispositif dévoilé par la Cour des comptes en 2009 serait réactivé après une période de sommeil obligé à l’approche de l’élection présidentielle. On suppose que cette fois, l’Elysée ne paie pas les push tests via Publifact, la société de Patrick Buisson, mais par un autre canal. On aimerait que le sondeur produise la facture de l’enquête publiée. On sait en effet qu’il ne faut pas faire confiance aux mentions de la fiche technique qui accompagne les « sondages » associant un sondeur et un journal qui, en réalité, ne paie pas.

Qui a payé, en l’occurrence ? Ici, ce n’est pas le sondeur qui fait sa publicité mais une institution publique, probablement le SIG dont les crédits de sondages sont les plus importants et ont été multipliés par quatre après l’affaire des sondages de l’Elysée. Là encore, l’ambiguïté est gênante. Légalement, l’Elysée, plus d’ailleurs que le SIG, peut commander des post-tests. Lorsqu’ils sont publiés, cependant, et sous une présentation falsifiée, ceux-ci se transforment en procédé de propagande électorale, et la dépense ressort donc du financement politique illicite.

La propagande pose immédiatement la question de l’efficacité. Quel peut en être l’effet sur les citoyens ? On sait que la propagande a surtout l’effet de rasséréner ceux qui en ont besoin. Nicolas Sarkozy était une nouvelle fois très satisfait de sa performance. Le « sondage » d’OpinionWay a donc dû le conforter, ainsi que ses fidèles. Les conseillers ont jubilé. Le Figaro a reçu 1 292 réactions satisfaites, voire euphoriques dans leur immense majorité. Comme l’astrologie, la propagande n’obtient jamais plus l’assentiment que lorsqu’elle apporte de bonnes nouvelles. En ce sens, elle convainc les convaincus. Mais les autres ? En matière électorale, il faut évidemment gagner de nouveaux soutiens. Les push polls risquent en l’occurrence de soulever l’incrédulité, comme ces communiqués militaires dont se moquait Victor Klemperer dans sa critique de la propagande nazie [3].

L’efficacité dépend de la répétition, d’une sorte d’environnement du mensonge qui, à force d’être répété, tend à être pris pour vérité et peut-être à devenir la vérité. En temps de guerre, les bulletins optimistes ne suffisent pas à faire la victoire, mais ils évitent peut-être la défaite, voire la repoussent. Simplement, les acteurs politiques ne peuvent pas ne rien faire. Il leur faut accréditer l’idée de la possibilité d’une victoire pour que celle-ci soit possible. Tel est le mécanisme performatif auquel participent les push polls, cette combinaison de sondages et de commentaires biaisés, d’autant plus crédibles qu’ils s’insèrent dans un environnement congruent. Pour l’intervention de Nicolas Sarkozy, par exemple, le chiffre de 12 millions de téléspectateurs avait été immédiatement présenté comme un succès : ainsi, dans l’émission de propagande « C dans l’air » (28 octobre 2011), le diseur d’opinion Roland Cayrol estimait que « les Français attendaient cette intervention ». Certes, la diffusion d’une émission en prime time et conjointement sur les deux principales chaînes de télévision garantit par avance une bonne mesure d’audimat. Ensuite, il faut éventuellement taire les signes contraires qui, tels les oiseaux de mauvaise augure, contredisent et font douter [4].

La propagande apparaît d’autant plus nécessaire qu’il s’agit d’inverser la croyance. Longtemps fixée sur la certitude de la réélection d’un président sortant, la propagande ayant installé l’impression d’une absence d’alternative, une autre idée dominante s’est progressivement imposée au fur et à mesure des déceptions, et de l’apparition de rivaux : le président sortant serait probablement battu. Sauf à renoncer, il faut bien user des astuces de la propagande pour redonner crédit à un candidat qui n’a peut-être aucune chance, mais qui ne pourrait simplement pas croire en ses chances s’il n’agissait pas. Pour l’observateur réaliste, comme pour les conseillers politiques, il ne s’agit que des procédés habituels de la politique. Seulement anodins. Pour d’autres, hostiles au cynisme politique ordinaire, la transformation du mensonge – un grand mot, mais un mot exact – en procédé systématique pour convaincre fait un tort profond à la démocratie, puisqu’il faut tromper les citoyens pour espérer l’emporter.

Notes

[1] Cf. Alain Garrigou, Richard Brousse, Manuel antisondages, Editions Lavillebrûle, 2011, p. 111-115

[2] Le personnel de l’AFP a voté une motion de défiance pour demander au PDG Emmanuel Hoog de « cesser de promouvoir une proposition de loi visant à modifier le statut de l’agence » (8 septembre 2011).

[3] Victor Klemperer, LTI, la langue du IIIe Reich, Paris, Albin Michel, 1996.

[4] Un sondage en ligne de TNS-Sofres indiquait au même moment que 56% des Français n’avaient pas été convaincus (cf. Olivier Biffaud, « Sarkozy “convaincant” à la télévision : OpinionWay et TNS Sofres se contredisent », FranceTV.fr, 31 octobre 2011). Une enquête « passée presque totalement inaperçue »

 

 

 

http://blog.mondediplo.net/2011-11-03-Push-test-une-coproduction-OpinionWay-Le-Figaro
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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 18:41

FrancAfrique.jpgLa France de Nicolas Sarkozy est enlisée dans les scandales et plusieurs proches du chef de l’Etat sont éclaboussés,  Thierry Gaubert son témoin de mariage, Brice Hortefeux, Nicolas Bazire… Pour couronner le tout, ou pour créer un contre feu, Robert Bourgi, longtemps  considéré par l ’Elysée comme un spécialiste de l’Afrique, a révélé avoir à plusieurs reprises ramené en France des  valises» remplies d’argent qui lui avaient  été confiées  offertes par des chefs d’Etat d’Afrique francophone  dans le but de financer les campagnes présidentielles françaises.
Ces révélations ont ramené l’attention sur la «Françafrique»,  cette étrange relation que Paris entretient depuis un demi siècle avec ses anciennes  colonies.
C’’était, à la veille des années 60, le pari du général de Gaulle : quitter l’Afrique pour mieux y rester. Fragmenter l’ancienne Afrique Occidentale française (AOF) et l’Afrique Equatoriale française (AEF) en une quinzaine d’Etats, indépendants en théorie mais en réalité étroitement liés à l’ancienne métropole. Soucieux de les préserver d’une éventuelle influence communiste ou d’une réelle émancipation, ces pays dits du «pré-carré» devaient garder avec la France des liens visibles et invisibles.
Côté visible : dès l’accession à l’indépendance, Paris fait signer aux jeunes régimes des accords de défense, de coopération et d’assistance technique. Des conseillers militaires français aident les nouveaux régimes à se défendre contre tout ennemi, intérieur ou extérieur. Et veillent aussi à préserver les intérêts de la métropole. L’agence d’Aide française au développement (AFD) met en œuvre une politique de coopération, mais surtout, via les projets dits «hors budget>» organise de nombreux «retours>» : l’argent distribué en Afrique est ristourné en France, à des partis ou des hommes politiques. En outre, les quinze pays “ du champ “ sont dotés d’une monnaie commune, le franc CFA, lié au Trésor français. Stabilité d’un côté, dépendance de l’autre : en septembre dernier, c’est encore, le ministre français des finances qui a présidé la réunion des gouverneurs des Etats de la zone franc car  toute décision prise par les autorités monétaires régionales (Banque des Etats d’Afrique de l’Ouest ou Banque des Etats d’Afrique centrale) doit être contresignée par le Trésor français. Est-il besoin de préciser que, durant un demi siècle, la convertibilité du franc CFA en francs français puis en euros a été un instrument privilégié d’évasion de capitaux ?
En 1960, “ le secrétariat général pour les affaires africaines et malgache “ fut créé pour gérer cet empire fragmenté, avec à sa tête un homme de l’ombre qui, depuis les années de guerre, avait tissé d’innombrables réseaux : Jacques Foccart. A l’époque, un seul pays refusa la main tendue de la France<TH>:  la Guinée de Sekou Touré, qui fut victime d’un boycottt sans pitié avant de devenir une dictature paranoïaque puis de rentrer dans le rang après la mort du tyran.
L’histoire de la Françafrique est jalonnée de cadavres : dans tous les pays “ du champ “, les dirigeants nationalistes furent systématiquement écartés, assassinés et remplacés par des hommes lige de Paris, souvent des militaires qui avaient participé, sous l’uniforme de l’armée française, aux guerres d’Indochine et l’Algérie.
La liste est longue et loin d’être close : au Togo, Sylvanus Olympio est assassiné et remplacé par Gnassingbe Eyadéma (son fils Faure a repris la succession), au Cameroun, au terme d’une guerre qui fera des dizaines sinon des centaines de milliers de morts, Ruben Um Nyobe et Felix Moumié, fondateurs de l’Union des populations camerounaises, sont éliminés, remplacés par Amadou Adhidjo (dont le Premier ministre Paul Byia est toujours au pouvoir), en Centrafrique, l’avion de Barthelemy Boganda s’écrase mystérieusement et le sergent Jean Bedel Bokassa, le futur empereur, prend le pouvoir, au Burkina Faso, ex Haute Volta, Thomas Sankara est assassiné et son adjoint Blaise Compaoré qui prend le pouvoir est resté un fidèle allié de Paris, au Gabon Omar Bongo, dont le fils Ali a repris la succession, a remplacé Léon M’ Ba, en Côte d’Ivoire Houphouet Boigny, contré par un opposant appelé Laurent Gbagbo sera longtemps le plus fidèle et le plus riche (avec Mobutu) des alliés de la France. Cette année encore, les forces françaises ont chassé Gbagbo qui, à l’issue d’une élection contestée, refusait de quitter le pouvoir. Gbagbo est aujourd’hui en résidence surveillée et c’est l’ancien Premier Ministre de Houphouet, Alassane Ouattara qui a été installé par Nicolas Sarkozy à la présidence. L’un de ses premiers gestes a été de placer des conseillers français dans tous les ministères et d’accueillir une bonne centaine de grands patrons venus de l’Hexagone…
Des pays francophones ou lusophones qui n’ont pas été colonisés par la France font également l’objet de beaucoup de sollicitude : en 1960 la sécession katangaise est soutenue par le colonel Trinquier et des anciens de la guerre d’Algérie et le maréchal Mobutu trouvera toujours à paris des interlocuteurs bienveillants, la France appuie la sécession du Biafra, riche en pétrole et Bernard Kouchner, alors jeune médecin, invente pour l’occasion le concept d’ingérence humanitaire : les appareils français apportent aux rebelles de la nourriture et des médicaments, mais aussi des armes…Quant au Rwanda, le président Mitterrand décide, en 1990, de défendre ce petit pays “ francophone “ contre des rebelles “ anglophones “ venus d’Ouganda et jusqu’à la victoire du Front patriotique rwandais en juillet 1994, l’armée française se trouvera aux côtés du régime génocidaire.
Malgré les déclarations de plusieurs présidents, dont Sarkozy “ la Françafrique, c’est fini “ la “ cellule Afrique “ de l’Elysée n’a jamais chômé : Charles Pasqua, fort de ses réseaux corses, a succédé à Jacques Foccart, ,Mitterrand avait nommé son ami Guy Penne, Chirac sur Fernand Wibaux, et Sarkozy sur Robert Bourgi….
Pourquoi la France a-t-elle besoin de ses partenaires africains ? Pour pouvoir compter sur leurs voix à l’ONU et garder son siège au Conseil de sécurité ? Pour préserver son rayonnement culturel grâce à la francophonie ? Pour assurer des débouchés, voire des marchés captifs à ses entreprises?: Elf Aquitaine, qui a fusionné avec Total et Fina, est toute puissante au Cameroun et surtout au Gabon, Bouygues, Bolloré se sont déployés sur le continent noir et en particulier dans les pays côtiers,  Areva devenue numero un mondial du nucléaire grâce à l’uranium du Niger…Pour garder un accès privilégié aux ressources naturelles africaines? Lucide, le président Omar Bongo avait trouvé la formule : “ l’Afrique sans la France, c’est une voiture sans chauffeur. La France sans l’Afrique, c’est une voiture sans carburant. “
L’existence du pré carré africain, dont la monnaie commune est le franc CFA permet ce que l’on appelle à Kinshasa les «<TH> opérations retour“. Les porteurs de mallettes voyagent dans les deux sens : il suffit de passer un accord avec ceux que l’on corrompt, afin qu’ils s’engagent à rétrocéder une partie des sommes qui leur ont été versées. S’ils amènent aux présidents de pays amis des projets et des budgets, les “ porteurs de mallettes “ décrits par Pierre Péan ramènent aussi des contributions financières pour les campagnes électorales ou des enveloppes plus personnelles, parfois dissimulées… dans des djembés (sortes de gros tam…)
Ces dernières années,  les contrats d’armement passés avec des pays qui n’étaient pas  «du champ» comme les Etats du Golfe ou le Pakistan ont permis les rétrocommissions, fonctionnant suivant un principe bien rodé en Afrique:  pour vendre des armes,  les industriels vendeurs ont longtemps versé  des commissions aux acheteurs.  Une partie des sommes provenant du Trésor public des acheteurs et destinée à payer les armes est  rétrocédée par l’industriel  vendeur aux dirigeants du pays concerné. Ces derniers, bon princes, ristournent alors une partie de cet argent aux dirigeants du pays vendeur.
En décrivant cette pratique et en dénonçant certains de ses bénéficiaires supposés,- Jacques Chirac, Dominique de Villepin-, Robert Bourgi, le dernier en date des Messieurs Afrique de l’Elysée, a dévoilé un secret de Polichinelle. Il a aussi, fort opportunément, détourné les projecteurs  au moment où Pierre Péan sortait son ouvrage consacré à Alexandre Djhoury l’un des porteurs de valises du président actuel. La Françafrique c’est cela aussi : des coups tordus entre amis, qui s’échangent d’une génération à l’autre…

 

http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2011/10/04/la-francafrique-vit-et-sevit-toujours/

 

Quelques lectures utiles:
Pierre Péan,La République des mallettes, enquête sur la principauté française de non droit, Fayard, 486 pages
Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsiba, Kamerun, une guerre cachée aux origines de la Françafrique, 1948-1971, éditions La Découverte, 717 pages
Grégory Jarry et Otto T. Petite Histoire des colonies françaises, tome 4, la Françafrique, éditions FLBLB (livre illustré)
François-Xavier Verschave, la Françafrique, le plus long scandale de la République, éditions Stock, 1998

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 19:01

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     Pendant plus de trente ans, un médicament, le Médiator, a réussi à défier le plus simple bon sens.

Son histoire accompagne, et peut éclairer, celle de la montée en puissance des multinationales du médicament dont on découvre maintenant que les milliards qu’elles ont engloutis dans la recherche & développement n’ont à peu près rien produit du côté des améliorations thérapeutiques…

En face de quoi, le flot des innovations est tout à fait démesuré : il permet de renouveler des brevets qui offrent à leurs titulaires une rente dont les Assurances maladie et complémentaire ont la charge d’assumer le paiement régulier, tandis que le corps médical, lui-même, ne sait plus à quel saint se vouer, sinon à ce merveilleux don d’ubiquité qu’ont les financements de recherche & développement lorsqu’il s’agit d’investir tous les lieux où la santé de nos concitoyennes et concitoyens est en question : pour les livrer à la spéculation internationale…

 

Ce livre de 476 pages, cousu,
est disponible au prix de 29 euros (port compris).

Pour toute commande,
mais aussi
pour tout renseignement sur les questions abordées
et sur les documents utilisés,
ne pas hésiter à prendre contact avec
Michel J. Cuny - Françoise Petitdemange

mjcuny.fpetitdemange@orange.fr

En ce qui concerne leurs travaux et leur trajectoire de vie,
consulter :

www.cunypetitdemange.sitew.com
ou
www.petitdemangecuny.sitew.com.sitew.com

 

Ci-dessous la présentation des différents thèmes abordés,
au fil des treize chapitres,

de

"Une santé aux mains du grand capital? - L'alerte du Médiator"

par Michel J. Cuny

 

20.09.2011

Un furet nommé Médiator

 

      Extrait numéro 1 :

"Ici commence la sulfureuse histoire de furet-Médiator : une sorte de "l’attrape qui pourra" qui a duré environ trente-cinq ans au beau milieu d’un paysage que, grâce à lui, nous allons pouvoir visiter jusqu’à finir peut-être par y perdre le souffle…"    (page 19)

 

Le premier chapitre comporte les "rubriques" suivantes :

Naissance d’un bourreau des cœurs
     
Rien qu'une erreur de casting
     
Un nom, mais aussi un prénom
      
La solitude d’un généraliste qui se rebiffe contre le Vidal
       
"Orex", un suffixe qui pourrait faire peur  
     
Jean-Michel Alexandre à la manoeuvre 
      
Une dégradation avortée 
      
Une vraie bataille de tranchées 
      
Spécialités pharmaceutiques et/ou préparations magistrales 
      
Motus et bouche cousue 
      
L'étau se resserre... un peu

 

 Ce chapitre prend appui sur les écrits ou les propos de

 

Jean-François Bergmann, vice-président de la Commission d'AMM,

Jean-Claude Le Douarec, pharmacien,

R.J.C. Denis, vice-président expansion des Laboratoires Servier,

M. Saunié, direction de la Pharmacie et du Médicament,

P. Lalanne, direction de la Pharmacie et du Médicament,

 Jean-Pierre Bader, professeur émérite,

Jean-Michel Alexandre, directeur de l'évaluation (Agence du médicament),

Gérald Simonneau, professeur spécialiste de l'hypertension artérielle pulmonaire,

Jean-Hugues Trouvin, directeur de l'évaluation (AFSSAPS),

Marc Wasserstrom, médecin conseil de l'Assurance maladie,

Anne Castot, chef de service de la surveillance du risque (AFSSAPS),

Vincent Bouvier, président-directeur général du Dictionnaire Vidal,

Gérard Bapt, président de la mission d'information de l'Assemblée Nationale,

Professeur A. Ambroise-Thomas, directeur de la Pharmacie et du Médicament,

Professeur Lucien Abenhaim, auteur de l'étude IPPHS, directeur général de la Santé,

Marie-Thérèse Hermange, rapporteure de la mission d'information du Sénat,

Jean-Philippe Seta, directeur opérationnel du groupe Servier.

 

 

20:42 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : médiator, afssaps, médicament, benfluorex

Les petits et les gros

 

 

Extrait numéro 2 :

  "Certes, derrière les préparations magistrales, il n’y a que les officines pharmaceutiques, tandis que, derrière les spécialités pharmaceutiques, il y a certaines des plus grosses fortunes françaises, européennes, voire mondiales… Mais nous aimerions tout de même comprendre comment l’Administration joue son rôle au milieu de cet univers des petits et des très gros… "   (page 49)

Le deuxième chapitre comporte les rubriques suivantes :

              D'une guinguette à l'autre
             
Rien qu'un coup fourré
             
Les tout petits et les très gros
             
L'argument d'autorité
             
Un homme de conviction
             
Les aigles et la basse-cour
             
Quand les Américains s'en mêlent
             
La fin d'une illusion
             
Le paradis des antidiabétiques
             
Une affaire de poker menteur?
             
Drôle de dame
             
Des vessies pour des lanternes
            
 L'assaut continue

 Ce chapitre prend appui sur les écrits ou les propos de 

Gérald Simonneau, professeur spécialiste de l'hypertension artérielle pulmonaire,
Georges Chiche, cardiologue,
Jean-François Girard, directeur général de la Santé,
Professeur Lucien Abenhaim, auteur de l'étude IPPHS, directeur général de la Santé,
Anne Castot, chef de service de la surveillance du risque (AFSSAPS),
Didier Tabuteau, directeur de l'Agence du médicament,
H. Sainte-Marie, chargée de mission auprès du directeur général de la Santé,
Jean-Michel Alexandre, directeur de l'évaluation (Agence du médicament)
François Autain, président de la mission d'information du Sénat,
Jean Weber, directeur de la Pharmacie et du Médicament,
William Dab, directeur de la Santé,
Arielle North, chargée des affaires réglementaires (AFSSAPS)

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 18:45

 

Capture.pngcliquez sur la princesse

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 18:29

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déjà petit Jean-françois était au Nirvana

capture1.jpgcliquez sur le Copé

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 18:27

setCLIQUEZ SUR LA PHOTO

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 20:06

110920_Madame-le-procureur-248x300.jpgIl suffisait de regarder les visages sombres des avocats de la défense des prévenus pour prendre la mesure de la gêne grandissante qui a saisi la salle à l’écoute, mardi 20 septembre, des deux procureurs chargés de requérir une relaxe générale au procès de Jacques Chirac. Car l’affirmation appuyée de la parfaite innocence de leurs clients – et du premier d’entre eux, l’ancien président de la République – était pour eux bien davantage un piège qu’un atout.

Contre un réquisitoire, on peut se battre, argumenter. Contre une plaidoirie laborieuse, reprenant aussi docilement les consignes reçues de leur hiérarchie d’abandonner toutes les charges, le malaise l’emportait.

A entendre les procureurs Michel Maes et Chantal de Leiris, il y a pourtant bien un coupable dans toute cette affaire de chargés de mission de la Ville de Paris, ce sont…les juges d’instruction qui ont renvoyé Jacques Chirac et neuf autres prévenus devant le tribunal.

Coupable, cette « affirmation péremptoire » de la juge Xavière Simeoni, selon laquelle il existait un « système » qui permettait au maire de Paris de faire prendre en charge par la collectivité des emplois qui bénéficiaient à son mouvement et à son activité politiques.

Coupable, encore, cette « formule lapidaire » de la juge, relevant dans son ordonnance de renvoi que Jacques Chirac est « l’auteur, le concepteur et le seul bénéficiaire » du recrutement des chargés de mission. Chantal de Leiris l’affirme : «la procédure de recrutement des chargés de mission est exclusive de tout arbitraire et de tout système frauduleux ».

Tout juste concède-t-elle que cette procédure est « imparfaite » et que le suivi des recrutements était « perfectible ». Mme de Leiris explique encore que la vingtaine d’emplois suspects retenus par l’instruction représentent « une goutte d’eau » - elle répète « une goutte d’eau ! » - dans la masse des 35.000 salariés de la Ville de Paris à l’époque.

La même mansuétude du parquet vaut pour les directeurs de cabinet de M. Chirac, qui, sous ses mots, deviennent de vagues exécutants, un simple « maillon de la chaîne » du recrutement, sans aucun rôle de contrôle financier ou d’opportunité.

Mais le plus fort est à venir. Les deux procureurs vont désormais reprendre un à un les emplois contestés pour justifier du bien fondé de leur recrutement. Que l’audience ait révélé, pour certains d’entre eux, que nul ne les connaissait, qu’il leur était souvent très difficile d’expliquer eux-mêmes la mission qui leur incombait, qu’aucune trace de leur travail n’ait pu être retrouvée, n’a aucune importance, puisque les deux procureurs sont là pour voler à leur secours.

Que l’on ne trouve pas les rapports qu’ils ont rédigés ? « Eh bien, on ne peut pas tout archiver ! », dit Mme de Leiris.

Qu’un chargé de mission appartenant à la cellule corrézienne du maire de Paris n’ait jamais mis les pieds dans la capitale ? « Il faisait, comme on dirait maintenant, du télétravail », explique Michel Maes.

Que l’épouse de l’ancien maire (RPR) de Dijon, Robert Poujade, ait été employée par M. Chirac pour faire des notes après « les événements de 1981 » - c’est sa formule - ? Rien d’étonnant, « elle était agrégée de lettres, ce qui est tout de même une référence », observe le procureur.

Que la fille d’un maire de Corrèze ait elle aussi bénéficié d’un contrat pour faire des fiches de lecture à M. Chirac, qui n'ont pas davantage été retrouvées, n’est pas un problème puisqu’« elle a apporté la liste des livres qu’elle avait lus ».

Que personne ne sache qui était cet agent des impôts rémunéré par la Ville de Paris, s’explique par le fait que l’administration des finances lui imposait « des horaires stricts et un carcan administratif » qui l’empêchaient sans aucun doute de venir plus souvent à l’Hôtel de Ville.

Les emplois n’étaient donc pas fictifs, ils étaient au mieux « flexibles », assure le procureur Michel Maes, et les prestations fournies « étaient certes immatérielles mais ponctuelles », même si, pour certains d’entre eux, il a pointé parfois « une petite baisse d’activité ».

Il en existe tout de même un, un seul, sur lequel le parquet a des doutes, c’est le cas de l’emploi par la Ville, du chauffeur et garde du corps de l’ancien secrétaire général de Force ouvrière, Marc Blondel. On frissonne.

Michel Maes rassure tout de suite l’auditoire : si jamais, indique-t-il au tribunal, celui-ci devait considérer qu’il y a bien là une infraction, le procureur réclame une dispense de peine.

Enfin, et surtout, ont martelé les deux procureurs, « la preuve n’a pas été rapportée par l’instruction que Jacques Chirac avait connaissance » de ces recrutements.

On se demande alors bien pourquoi Jacques Chirac et l’UMP ont jugé nécessaire de rembourser au centime la Ville de Paris de son préjudice financier évalué à plus de deux millions d’euros.

 

 

(Croquis d'audience de Noëlle Herrenschmidt)

 

http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/2011/09/20/proces-chirac-du-requisitoire-ne-reste-que-le-nom/

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