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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 13:50
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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 10:38
Régis Soubrouillard - Marianne

Cette semaine, les fantassins de la majorité ont sorti l'artillerie lourde contre les médias. Chabot, Fottorino, Barbier, toute la clique des éditorialistes en a pris pour son grade. Même les six toutous du Figaro convoqués à l'Elysée pour l'interview la plus trash de l'histoire du journalisme se seraient fait tancer par le Roi Sarko.



Maîtrise de la conversation nationale, politique du communiqué, aboyeurs professionnels, suivisme médiatique, Nicolas Sarkozy s’était installé dans une relation de confort avec le monde journalistique. La méthode fonctionne tant que le charme politique opère. Les barons de l’audiovisuel sont dans leur rôle : TF1 fait son boulot de relais de la parole officielle, le service public est plus fébrile que jamais et Canal-Plus, qui a définitivement sombré dans le ludo-politique, ne transgresse plus rien du tout.

La même exégèse serait facile à faire pour ce qui concerne les radios et la presse. Chacun joue sa partition. Preuve que rien n'a vraiment changé dans le landernau politico-médiatique, un article du Point signé Charlotte Chaffanjon qui vient nous expliquer, sans rire, qu'il y a un effet Douillet qui «valide la stratégie de Nicolas Sarkozy». Seule différence notable: aux abois, le commentaire élémentaire devient une attaque politique et la Sarkozie autrefois triomphante ne supporte plus la pensée déviante. La patience n’étant pas la première des qualités du monarque, Sarkozy a donc décidé de siffler, comme son obligé Etienne Mougeotte « la fin de la récré ». Médiatique en l’occurence. La consigne est de taper sur « la gueule » des journalistes. Attention à ceux qui croiseraient un sniper sarkozyste dans un couloir obscur.

Le président de la République a donné pour consigne à ses proches de faire feu de tout bois, et de rappeler à cette presse ingrate combien elle a vendu du papier grâce à Sarko et les millions d’euros que l’Etat dépense chaque année en pages de pubs (comme par hasard le chiffre a été rendu public cette semaine…).

L'UMP sonne la charge contre les médias

Le Point du 22/10 - p.40 La première salve a été l’œuvre de Frédéric Lefebvre, dénonçant au micro de Jean-Michel Aphatie la clique des journalistes intrépides qui tente « par tous les moyens, à détruire le président de la République ».
Marianne2 imaginait déjà la réunion des Aphatie, Demorand, Duhamel, éditorialistes et autres rédacteurs chefs de la place parisienne, réunis régulièrement en société secrète pour décider des thématiques susceptibles de faire vaciller la République.

Comme un seul homme, c’est tout l’UMP qui a sonné la charge : Xavier Darcos, en bon petit soldat du sarkozysme dénonçant « cet effort de déstabilisation de notre camp organisé par les médias », Xavier Bertrand dénonçant le « déversement politico médiatique ».
David Douillet saluant une « victoire collective » à la législative partielle dans les Yvelines, obtenue malgré « les aléas journalistiques » et les « joutes médiatiques ». Puis ce fut au tour de Jean-François Copé pointant « des campagnes dans les médias qui sont d'une violence absolument inouïe ». Selon lui, les relations entre médias et politiques devraient être « revisitées, modernisées, comme cela s'est fait dans d'autres pays ». Sans préciser si sa conception de la modernisation de la relation médias-politiques devait trouver son inspiration du côté de Pyongyang ou de Washington. Car même à trop idéaliser  le journalisme à l’américaine –ce qui est souvent le cas-, Sarkozy peut savourer ces douillets  - euh, pas le judoka - moments d’interviews au coin du feu, avec Madame Ferrari et Monsieur Pujadas, où jamais un mensonge, une contre-vérité ne sont relevés.

Cela n’a pas suffi. Depuis plusieurs mois, la tension monte et Sarkozy a ses têtes de turcs. Parmi ses cibles favorites : Christophe Barbier - jadis pistonné par Madame - qui lors d’une rencontre « off » en présence d’autres éditorialistes de la place (Catherine Nay et Alain Duhamel notamment) aurait reçu une « avoinée » sympathique pour certains de ses éditos. C’est notamment le traitement de son malaise estival que le chef de l’Etat a mal digéré. Barbier lui-même a avoué avoir passé un quart d’heure chaud « il m’en a mis plein la figure pour avoir mis en cause la communication de l’Elysée à ce moment-là ». Si elle ne souhaite pas s’exprimer plus avant sur la question, on sait qu’Arlette Chabot a aussi passé un sale moment à Washington avec le président de la République qui reprochait au service public l’absence d’émissions politiques.

Les Dassaultboys embedded pour une battle-interview présidentielle

Plus surprenant –et ça en dit long sur l’état de nervosité du chef de l’Etat qui ne reconnaît même plus ses petits-, selon Emmanuel Berreta, journaliste au Point, Nicolas Sarkozy aurait également ciblé le directeur du Monde, Eric Fottorino, loin d’être un foudre de guerre, ainsi que, cela paraît relever du surnaturel, les journalistes du Figaro venus l’interviewer la semaine dernière. Comme on le comprend, car l’armée espagnole des six redoutables Dassaultboys convoqués, à la dernière minute par l’Elysée, pour l’occasion a littéralement bombardé le président de questions frisant l’insolence gamine. Armés jusqu'aux dents, c'est une rafale de questions qu'a dû subir le président. Sans compter l’appel à l’insurrection immédiate lancée par un Etienne Mougeotte, en pleine possession de ses moyens, véritable Che Guevarra de l’édito politique, et à ce titre leader des troupes d’élites de la lutte anti-Sarko. Bref, un napalm d’impertinences auquel le chef de l’Etat ne pouvait pas ne pas répliquer. Banzaï !  
Le journal a évoqué cet épisode en une phrase transformant la colère présidentielle en une formule beaucoup plus diplomatique : «le climat médiatique est par construction politisé». Certes.

Entre les lignes, on devine une certaine fébrilité au sein du journal. Aujourd’hui Charles Jaigu, qui était lui même du charter de l’Elysée pour la battle-interview présidentielle, fait un petit billet intitulé « le président critique les commentateurs ». Pour la première fois, comme toujours avec un temps de retard, le journal se permet donc d’aborder le courroux présidentiel envers les médias. Sans jamais commenter les propos du président. Il est des lignes jaunes infranchissables.

L’éditorial d’Etienne Mougeotte, déjà cultissime, a suscité un certain émoi au sein de la rédaction. Les éditorialistes du titre seraient quelque peu gênés aux entournures par tant de vassalité affichée. Et pour les journalistes, une question se pose : Mougeotte a-t-il définitivement franchi un pallier, délaissant son fauteuil de chef du journal de la majorité pour s’afficher directement comme postulant au titre de chef de la majorité. Ce qui aurait au moins le mérite de clarifier le statut largement bancal de l’intéressé…
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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 09:28
Par Julien Martin | Rue89 | 20/10/2009 

« Vous pouvez vérifier », a lancé le fils du Président à propos de ses études universitaires. Rue89 l'a pris au mot.

 

Tout commence avec cette confidence de Jean Sarkozy, jeudi dernier au Point :

« J'ai validé trois matières de ma deuxième année présentée. Et je peux même vous donner les notes : 11 en histoire des idées politiques, 14 en finances publiques et 19 en droit immobilier et en droit civil. Vous pouvez vérifier. »

Il ne fallait pas nous le dire deux fois. Venant de quelqu'un qui, pour sa première campagne électorale, a assuré « soutenir à mort » le candidat qu'il allait pourtant lâcher quelques semaines plus tard, il y a de quoi se poser de légitimes questions.

Certes, il y a quelque chose d'étrange à s'interroger sur le parcours universitaire d'un jeune homme qui, à 23 ans, n'a toujours qu'un bac en poche et devrait pourtant diriger le conseil d'administration de l'Epad (Etablissement public d'aménagement de La Défense), qui abrite « 2500 entreprises (dont quelques multinationales) et 150 000 emplois ».

Mais puisque ça se passe aujourd'hui comme ça et qu'un responsable politique en vient à parler de son actualité en donnant ses notes de deuxième année de fac, il faut bien s'y résoudre. D'autant que nombre de riverains de Rue89 ont également réclamé de vérifier ses dires, sous ma récente enquête sur les difficultés financières de l'Epad.

Le droit immobilier, c'est pour les plus grands

Alors, commençons par les trois notes sus-citées. Petit coup de téléphone au service de la scolarité de la Licence 2 à la faculté de droit de l'université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où Jean Sarkozy est réputé étudier :

« Nous ne sommes pas autorisés à communiquer sur les notes ou les années des étudiants, de tous les étudiants, même aux parents. »

Il fallait s'y attendre. C'est même plutôt rassurant de voir qu'on ne refile pas les notes d'untel ou d'unetelle au premier venu. N'empêche, au passage, je repense au « vous pouvez vérifier » de Jean Sarkozy et me dis que ça ne l'engageait pas trop…

Direction donc le règlement de la Licence 2. On ne connaîtra pas les notes, mais on apprendra autre chose. La série des trois matières indiquées figurent bien au programme du premier semestre de la Licence 2, mais deux précisions s'imposent :

  1. Il ne s'agit pas de « droit immobilier et droit civil », mais de « droit des biens », qui est effectivement une matière de droit civil, mais qui n'est pas du droit immobilier. Le droit immobilier, c'est pour les plus grands. On peut cependant le comprendre : un 19 en droit immobilier, ça peut remplir un CV vide quand on veut présider l'Epad.
  2. Il s'agit de matières dites non fondamentales. Et pour avoir moi-même fait des études de droit, je peux témoigner qu'il s'agit d'oraux ou d'écrits d'une heure qui se révisent et s'obtiennent en bachotant deux jours maximum par matière. Pas de quoi pavoiser.

Ce qui surprend également est la précision apportée par Jean Sarkozy, toujours au Point : « Je présenterai les quatre matières restantes lors du prochain contrôle. » Sauf qu'il lui reste au minimum neuf matières à passer. Quatre matières fondamentales (deux au premier semestre et deux au second, les plus difficiles à obtenir) et cinq non fondamentales (au second semestre).

Allez, on pourrait presque lui pardonner cette absence, tant il est difficile de s'y retrouver même pour un étudiant assidu.

« Un étudiant qui n'est même pas chez nous »

Muet, le même service de la scolarité allait toutefois m'apporter, sans le vouloir, une précision loin d'être anodine. Affable, mais agacée par les coups de téléphone à répétition des journalistes, la responsable me glisse avant de raccrocher :

- « Je n'aime pas trop passer tout mon temps au téléphone pour un étudiant qui n'est même pas chez nous.
- Pas chez vous ? Comment ça ?
- Ben… Euh… On ne s'occupe que de la filière normale. Au revoir. »

S'il est donc toujours inscrit à Paris I, il a opté pour l'une des voies alternatives : la formation à distance (via le Cavej), plus facilement conciliable avec son activité de conseiller général des Hauts-de-Seine.

Une indication qui vient s'ajouter à celles, nombreuses, fournies par étudiants et professeurs de la même faculté, qui témoignent qu'on ne le voit plus depuis au moins un an. Ainsi que par quelques portraits de l'intéressé parus dans la presse. Autant d'éléments qui permettent de retracer une ébauche de parcours :

  • Juin 2004 : bac L au lycée Pasteur de Neuilly (obtenu).
  • Septembre 2004 : hypokhâgne au lycée Henri-IV à Paris (abandon).
  • Septembre 2005 : prépa ENS Cachan au lycée Turgot à Paris (échec).
  • Septembre 2006 : première année de droit à Nanterre puis à Paris I (obtenue).
  • Septembre 2007 : première deuxième année de droit (rate les exams).
  • Septembre 2008 : deuxième deuxième année de droit (ne passe pas les exams).
  • Septembre 2009 : troisième deuxième année de droit (en cours).

Dérogation, autorisation et communication de crise

Là encore, on peut faire deux observations. Il est semble-t-il passé par la fac de Nanterre (celle du secteur de Neuilly-sur-Seine), avant de bénéficier d'une dérogation pour venir étudier à Paris I. Et le président de l'université a dû l'autoriser à tripler sa deuxième année, car il est impossible sinon de faire plus d'un redoublement durant les deux premières années d'études en droit.

J'aurais évidemment souhaité pouvoir confronter ces déductions aux déclarations de Jean Sarkozy. Mais ce dernier n'a pas répondu aux demandes d'interview de Rue89. J'ai seulement appris au passage qu'il s'était entouré, depuis peu, d'une nouvelle conseillère en com, spécialiste des relations publiques… et de la communication de crise.

Si vous me lisez, Madame, je veux bien que vous écoutiez votre répondeur et me rappeliez. Par avance, merci.

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 12:23

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Son installation à la tête de l'Epad se déroule sur fond de simulacre d'élection, de fusion contrariée et de finances délabrées.

 

51% des sympathisants de droite estiment que la probable arrivée de Jean Sarkozy à la présidence du conseil d'administration de l'Epad (Etablissement public d'aménagement de La Défense) constitue « plutôt une mauvaise chose », selon un sondage CSA pour Le Parisien. Pourquoi le « clan du 92 », toujours emmené par Nicolas Sarkozy, prend-il un tel risque à cinq mois des élections régionales ? Les dessous d'une nomination qui agite l'un des plus grands quartiers d'affaires d'Europe.

Une nomination et non une élection

Peut-on parler de nomination ? Selon les textes, non. Le décret qui régit l'Epad est limpide : « Le président est élu pour la durée de son mandat d'administrateur. » Et d'ailleurs la quasi totalité de la majorité UMP, qui a fait bloc -face caméras au moins- derrière Jean Sarkozy, n'a pas manqué de le rappeler, François Fillon en tête, mardi sur RTL :

« Ce président du conseil d'administration est élu. Il n'est pas nommé, il est élu. J'entends toute la journée sur les ondes depuis hier [lundi] soir, dire que le président est nommé. Le président n'est pas nommé. Il est élu et il est choisi, c'est la loi qui le dit, parmi les élus du conseil général des Hauts-de-Seine. »

D'une part, comme nous l'avions écrit, le Premier ministre se trompe car le président de l'Epad peut être élu parmi les 18 administrateurs. D'autre part, en regardant ledit décret de plus près, on s'aperçoit qu'il est usurpé de parler d'élection au sujet de Jean Sarkozy vu les électeurs en question.

Il sera d'abord désigné administrateur le 23 octobre par le conseil général des Hauts-de-Seine, largement dominé par le groupe UMP-Nouveau Centre-Associés dont le président est… lui-même. Autant dire que cela commence par une formalité.

Huit fonctionnaires « estimés plus dociles »

Le 4 décembre, lors du conseil d'administration de l'Epad qui devra élire le prochain président de l'établissement public, Jean Sarkozy n'aura qu'à réunir sur son nom « la majorité absolue des membres présents » pour être élu, soit au moins 10 administrateurs si les 18 sont présents. Là encore c'est gagné d'avance : neuf représentent les ministères compétents et sont nommés par le gouvernement, et deux -lui-même et Patrick Devedjian- représentent le conseil général des Hauts-de-Seine.

Et pour ne laisser vraiment aucune place au hasard, entre février 2008 et septembre 2009, huit de ces neufs fonctionnaires ont été, à l'instigation de l'Elysée, remplacés par d'autres, estimés plus dociles », selon Le Canard enchaîné de cette semaine.

Sans compter que c'est loin d'être la seule intervention du chef de l'Etat pour cette « élection ». « Un projet de décret levant la limite des 65 ans pour présider à l'aménagement de La Défense a été retoqué à l'Elysée », a affirmé l'AFP. Matignon avait pourtant donné son feu vert, mais cela aurait permis à Patrick Devedjian de pouvoir conserver la présidence de l'Epad, et il n'en était évidemment plus question dès lors que les ambitions du fils Sarkozy étaient connues.

Quant à la nécessaire place vacante de représentant du conseil général des Hauts-de-Seine au conseil d'administration de l'Epad, cela a été réglé plus vite encore. Hervé Marseille a été très opportunément nommé au Conseil économique et social. On a décidément connu élection plus naturelle.

Un projet de fusion contrarié

Si avec cette nomination, donc, Nicolas Sarkozy espérait créer un écran de fumée sur les problèmes à La Défense, c'est raté. Pire, en s'intéressant plus précisément à l'actualité de l'Epad, on découvre que son avenir n'est pas rose. A vouloir une nouvelle fois imposer ses volontés au pas de charge, le président de la République prend le risque d'aller dans le mur.

Deuxième quartier d'affaires en Europe, le chef de l'Etat entend quintupler sa superficie. Au cœur de l'été, deux projets de décret ont vu le jour. Ils organisent la fusion de l'Epad (160 hectares sur les communes de Puteaux et Courbevoie) et de l'Epasa (Etablissement public d'aménagement Seine-Arche, 320 hectares sur la commune de Nanterre), ainsi que l'ajout de 300 hectares sur les communes de Nanterre et de La Garenne-Colombes. S'il voit le jour, le nouvel ensemble de 770 hectares devrait être baptisé Epadsa (Etablissement public d'aménagement de La Défense Seine-Arche).

Les quatre municipalités concernées, le conseil général des Hauts-de-Seine et le conseil régional d'Ile-de-France ont jusqu'au 4 novembre pour rendre un avis. Et les choses sont très mal engagées. La région a déjà dit non et Nanterre s'apprête à faire de même. Contacté par Rue89, le maire communiste Patrick Jarry ne prend pas de gants pour exprimer le fond de sa pensée :

« Si le président de la République, qui est à la manœuvre, a choisi de présenter son fils avec une telle précipitation, il faut se demander pourquoi, car il a pris un vrai risque politique, y compris à l'international.

S'il l'a fait, c'est qu'à côté de cette candidature, il y a ces deux décrets qui ont pour but de permettre à l'hypothétique Epadsa de prendre le contrôle de tout l'ouest parisien, et surtout de Nanterre qui verrait son pouvoir s'échapper sur 46% de son territoire ! Ce projet n'est motivé que par des raisons économiques, alors que nous prônons un développement raisonnable, plus conciliant avec l'humain et l'habitat. »

Pour s'opposer -au moins symboliquement- à cette stratégie, Patrick Jarry s'est aussi porté candidat à la présidence de l'Epad, ne voyant pas en quoi il serait « moins légitime que Jean Sarkozy », d'autant que 70% de l'Epadsa seraient sur sa commune.

« Arrêtons de nous imposer n'importe quoi »

Qu'une région socialiste ou une mairie communiste se prononce contre ces projets de décret gouvernemental peut sembler logique. Là où l'affaire se complique, c'est que le conseil municipal de Courbevoie, dirigé par le député-maire UMP Jacques Kossowski, a également voté non, et à l'unanimité, même s'il est davantage opposé aux projets de décret eux-mêmes qu'au principe de la fusion :

« Ce n'est pas parce que je suis UMP qu'il faut dire oui à tout, surtout si ce n'est bon ni pour ma ville ni pour la démocratie. Ces décrets ont été élaborés trop rapidement. On ne m'a pas consulté, c'est moi qui ai consulté. J'ai posé des questions et personne ne m'a répondu.

On est une ville quand même, on représente quelque chose ! On a été élu par des administrés ! Arrêtons de nous imposer n'importe quoi, ou alors qu'on le dise clairement et que l'on ne fasse pas semblant de nous demander notre avis. »

Puteaux (UMP) ne s'est pas encore prononcée mais penche de la même manière vers un vote contre. La Garenne-Colombes (UMP) ainsi que le conseil général des Hauts-de-Seine (UMP) devraient en revanche rendre un avis favorable. Reste que ces avis ne sont que consultatifs, comme celui que devra rendre ensuite le Conseil d'Etat.

Au cas où le gouvernement déciderait de passer outre les avis négatifs et de signer les décrets, Nanterre a déjà préparé la riposte : plaider l'inconstitutionnalité. Comme l'a rappelé une jurisprudence du Conseil constitutionnel en 2007, les articles 34 et 72 de la Constitution disposent que c'est la loi qui organise la libre administration des collectivités territoriales. Or, il s'agit en l'espèce, non d'une loi, mais de décrets.

Des finances délabrées

Si cette fusion ne se réalisait pas, le revers pourrait être très douloureux pour l'Epad. L'établissement public de La Défense présente de « sérieuses difficultés financières », selon les termes du député-maire de Courbevoie. Les capacités d'autofinancement s'amenuisent et le plan financier 2009-2016 prévoit un solde fonctionnel déficitaire de 164,2 millions d'euros à l'horizon 2017.

« La fusion est faite en partie pour éponger le trou de l'Epad », décrypte Pierre Mansat, l'Epasa étant, elle, bénéficiaire. L'adjoint communiste au maire de Paris et administrateur de l'Epad explique également que « la particularité du 4 décembre, c'est que ce n'est pas que la désignation du président du conseil administration de l'Epad, c'est aussi le jour d'examen du plan financier »…

Les finances apparaissent au cœur de la nomination de Jean Sarkozy. S'il atteint son but, la machine à cash que constitue l'Epad reviendra dans le giron du « clan du 92 ». Fini le temps où Patrick Devedjian annonçait vouloir « nettoyer les écuries d'Augias », retour de la lignée des Charles Ceccaldi-Raynaud, Charles Pasqua, Nicolas Sarkozy et consorts.

« Nous sommes face à des comptes en infraction »

Président de la commission des Finances au Sénat, Jean Arthuis, interrogé par Rue89, ne dit pas autre chose et semble craindre le pire avec l'arrivée aux commandes de l'Epad du fils du président de la République :

« Ce qui était fait avant 2007 n'avait aucun sens. Il y avait manifestement une espèce d'inertie pour cultiver l'opacité, chaque commune finançant des opérations locales à partir de l'Epad. Nous avons fait une visite le 22 septembre dernier sur le site, avec le président de la 7e chambre de la Cour des comptes, qui nous a rassuré. Depuis deux ans, M. Devedjian a fait preuve de volonté et de clarification des comptes.

Le gouvernement a énoncé des principes de bonne gouvernance. Je souhaite maintenant que l'Etat soit garant du respect de ces principes. Je ne veux pas entrer dans le débat de sa légitimité, mais disons qu'un président du conseil d'administration de l'Epad est une personne qui est en charge de responsabilités éminentes.

Il s'agit de définir la stratégie de l'établissement et de la mettre en oeuvre avec le directeur général, d'arrêter les comptes et de les soumettre au conseil d'administration. Et puis, il faut une personnalité ayant suffisamment de caractère pour renvoyer chacun à ses responsabilités. Les élus de Puteaux et de Courbevoie sont assis sur un tas d'or… »

En 2007, devant la commission des Finances au Sénat, le président de la 7e chambre de la Cour des comptes, Christian Descheemaeker, n'hésitait pas à affirmer : « Les comptes ne sont pas sincères et fidèles. » Et le sénateur centriste Jean Arthuis ajoutait même : « Nous sommes face à des comptes en infraction. »


 Téléchargez le premier projet de décret sur l'Epadsa

 Téléchargez le second projet de décret sur l'Epadsa

 Téléchargez le plan financier 2009-2016 de l'Epad

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 18:06
il n’y a pas que Clearstream qui mobilise en ce moment l’attention du chef de l’Etat. Le journal Bakchich Hebdo daté du 7 octobre avait révélé le contenu des cahiers de Gérard-Philippe Menayas, ancien directeur financier de la direction des Constructions navales (DCN). La DCN est bien connue pour avoir fabriqué les frégates de Taïwan. Les carnets sont placés sous scellés au pôle financier. Et que disent ces fameux cahiers ? Ils évoquent des noms de personnalités politiques, de gauche comme de droite. D’Edouard Balladur à Elisabeth Guigou en passant par… Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua. Ceux-ci auraient perçu des commissions pour l’exécution des grands contrats de la DCN internationale et notamment au moment de la vente de frégates à Taïwan et de sous-marins au Pakistan.

Mediapart , le 16 octobre indiquaient que “selon une enquête interne à la DCN, menée en 2002 sous le nom de code «Nautilus» par un ancien agent de la Direction de la surveillance du territoire (DST), Claude Thévenet, les causes véritables de l’attentat, initialement imputé à la mouvance Al-Qaida, seraient en réalité liées au non-versement de commissions occultes dues par la France à des officiels pakistanais. (…) L’arrêt de ces paiements fut le fait, en juillet 1996, du nouveau président de la République, Jacques Chirac. Celui-ci aurait alors suspecté son rival de l’époque, Edouard Balladur, d’avoir financé illégalement sa campagne présidentielle de 1995 à la faveur de deux gros contrats d’armement signés sous son gouvernement.”

L’ancien directeur général délégué de DCN Alex Fabarez entendu le 2 octobre par les magistrats, affirme qu’une partie de ces commissions a continué d’être versée jusqu’en 2008, selon des sources proches du dossier, confirmant une information de Libération.

Dans un document interne de DCN non datée, que l’AFP a consulté et révélé par Médiapart, l’entreprise évoque les soupçons de rétrocommissions, illégales mais non prouvées à ce stade.”En juillet 1996, les paiements sont bloqués sur instruction des autorités françaises faisant état de retours illicites de tout ou partie des commissions en France”, est-il noté dans ce document intitulé “Concultancy agreement 12 juillet 1994 - Note sur le dossier”.

Nicolas Beau et Xavier Monnier, dans Bakchich, précisaient que “à la manœuvre de tout le système servant à alimenter les caisses noires des partis politiques, se trouvait un personnage forcément discret, Jean-Marie Boivin, alias Bacchus. Un monsieur au mieux avec l’ensemble du personnel politique tricolore. Sous Chirac, Bacchus avait ses entrées à l’Élysée. Et ce sont les confidences de cet homme de l’ombre, consignées par le scrupuleux Menayas, qui tourmentent un président de la République qui l’est déjà trop. L’encombrant « verbatim » signé Gérard Menayas est aujourd’hui dans les scellés d’une discrète instruction menée par les juges Françoise Desset et Jean-Christophe Hullin.”

Samedi dernier, Libération consacrait trois pages à cette affaire. Avec un article sur Bacchus : “C’est le fantôme de l’affaire DCN. Jean-Marie Boivin, en charge des commissions offshore, était convoqué jeudi [15 octobre] par les juges d’instruction. Il n’est pas venu : partie remise… Boivin, dit «Bacchus», a longtemps été membre de l’état-major du fabriquant de sous-marins avant de s’installer au Luxembourg pour prendre directement en main la structure chargée de répartir les flux financiers : Eurolux. Toujours inconnu de la justice française, Bacchus ne l’est pas de Sarkozy, qui surveille l’affaire DCN comme le lait sur le feu.”

Renaud Lecadre concluait cet article avec cette précision : “Heureusement pour Sarkozy, le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, veille au grain. Dans une note au parquet général, remontant illico à la chancellerie et à l’Elysée, il écrivait en 2007 que «le périmètre le plus pertinent d’une éventuelle information exclut en l’état les faits relatifs à des structures écran». Hélas pour lui, les juges antiterroristes sont en train de faire exploser le périmètre.”

Dans l’article principal de Libération, Guillaume Dasquié et Renaud Lecadre constatent la “panique dans les palais nationaux” et cite Jean-Claude Marin : «Un document non daté et non signé laisse supposer des relations ambiguës avec les autorités politiques en faisant référence au financement de la campagne électorale de M. Balladur en 1995 […]. Le contentieux a été l’occasion de menaces proférées par les dirigeants des sociétés écrans de révéler la nature des missions qui leur avaient été confiées..».”

Le nouvelobs.com notait que “quelques lignes du cahier de Gérard-Philippe Menayas à propos du patron du parquet de Paris Jean-Claude Marin, sèment le trouble quant à l’avenir de l’information judiciaire : “JC Marin, petit frère, pilote l’instruction, dont il a sérieusement réduit le périmètre”. Et le site de se demander : “Bref, les éléments embarrassants vont-ils finir aux oubliettes ?”

Jean-Claude Marin… oui, c’est bien le même qui, aujourd’hui, livre ses réquisitions au tribunal correctionnel dans le procès Clearstream.
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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 20:47

Sur le site du Figaro, les papiers sur l'élection de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad croulent sous une avalanche de commentaires, largement négatifs, moqueurs, virulents, certains se désolant de cette France oligarchique, d'autres menaçant de renvoyer leur carte d'adhérent à l'UMP, de ne plus jamais voter à droite. Un tombereau inouï d'indignations.

 « Epad : Jean Sarkozy ira jusqu’au bout » titre Le Figaro sur son site. C’est justement ce qui chafouine pas mal les visiteurs du site. Pas moins de 1150 commentaires traduisent le choc déjà ressenti par les députés de la majorité. De retour de leur circonscription, nombre d'entre eux ont expliqué s’être fait voler dans les plumes durant le week-end à propos de l’affaire « Sarkozy junior » ou « Prince Jean Jean, c’est selon ».

Les titres des commentaires donnent le ton du ressentiment : « Piston pour fiston », « Ahh!!comme c'est facile de trouver un emploi!!! », « discrimination super super positive », « Ah, que c’est facile de trouver du travail », « la risée du monde, j’ai honte », « désabusé … », « hypocrisie et népotisme », « méritocratie ou népotisme », « rendormez-vous », « l’Etat c’est moi », « Lamentable », « Quel spectacle », « Sous le soleil de la République Française », « Je quitte l’UMP », « Merci Papa », « Démocratie et poubelle ». Il y en a des centaines du même tonneau. Sur une page de commentaires sélectionnée au hasard, le score est sans appel : 20 commentaires négatifs pour deux qui relativisent la polémique, évoquant « une tempête dans un verre d’eau ».

Ainsi, sur le site du journal, le figaronaute Cabocla, estime-t-il qu’aujourd’hui : « Sarko a acquis tout le pouvoir pour imposer sa dynastie connue comme Sarkoland. Il ne faut pas oublier que nous sommes encore dans une démocratie. Il est insupportable de voir dans la presse internationale l’image d'une France ridiculisée. La place du fiston de Sarkozy, Jean Sarkozy de 23 ans, sans expérience et sans études pour s’emparer de l’EPAD, un coffre-fort de milliards d’euros déborde les limites du territoire de la Sarkoland (le 92) pour toucher l’ensemble du territoire de la République. La France républicaine doit défendre son territoire et l’ensemble des symboles de la République qui est aujourd’hui piétinée par la Sarkoland ».

La méritocratie pas le népotisme

Macao juge qu’« Après le Gabon et la Corée du nord il faut ajouter les Hauts de seine pour les successions de père à fils! ».
La nomination fait d’autant plus réagir après le discours sur la méritocratie prononcé par Nicolas père : « Toujours plus de discours sur le mérite, Encore s'en réclamer de nos illustres, ah! la république! la république elle a bon dos! Continuez à défendre vos privilèges petits aristocrates, passez nous les leçons d'histoire, vous êtes très mauvais pour ça » s’énerve Muti.

Les électeurs de droite expriment leur ressentiment, leur déception, certains regrettent leur vote. Ainsi de phil3180 qui a renvoyé sa carte UMP et dont le témoignage est représentatif de nombreux sentiments exprimés sur le site. Le rejet de l’Etat UMP qui s’affirme au détriment d’une droite républicaine. Népotisme et corporatisme contre méritocratie. La défense d’une certaine idée de l’Etat. La droite part en vrille, ce sont ses électeurs qui le pensent ! 

« Je suis fils d'ouvrier et de femme au foyer. J'ai passé la trentaine et je suis cadre dans une des plus grande sociétés française. Lors de la dernière présidentielle, Nicolas Sarkozy a su trouver les mots pour me convaincre. Les jeunes issus de famille modestes auraient leur chance comme tous. La méritocratie serait en marche, pour le bien évident de la nation. J'ai repensé, lors de mon vote, que je suis le seul élève d'un collège public de 1500 mômes à avoir un poste comme celui que j'occupe actuellement. J'était le seul fils d'ouvrier de ma classe prépa aux grandes écoles. Le seul fils d'ouvrier en grande école. Et le seul fils d'ouvrier à l'échelon qui est le mien dans ma société. J'ai repensé à tout ce que mes parents ont faits et sacrifiés pour m'aider.
Aux fils à papa (ou maman) qui, pistonnés, m'ont grillé la place pour des stages, des embauches...
A ceux qui ont intégrés des écoles privés pour obtenir des diplomes "payant" car trop mauvais pour les obtenir autrement. Oui j'ai voté Sarkozy.
J'ai voté pour la méritocratie. Pour que les meilleurs aient les meilleures places. D'où qu'ils viennent. J'ai voté pour que ma nation, ma patrie soit digne et armée face une concurrence économique de plus en plus dure. Jean Sarkozy va prendre la tête de l'EPAD. Népotisme. Réseau d'influence. Lobby. Corporatisme. La méritocratie est morte née. Le message envoyé aux français est fort. Surtout en cette période où nombre de français s'inquiètent de l'avenir de leurs enfants. Même, et surtout, s'ils sont brillants.
La France de l'oligarchie n'est pas la mienne.
Cette France là je ne l'aime pas.
Et je la quitte.J'ai renvoyé ma carte de l'UMP ce midi. Je parie qu'une lettre type remplie de vent (eta ccompagnée d'un coupon d'adhésion) me sera renvoyée. Automatiquement et sans avoir pris en compte ma lettre d'explication.
Sarkozy m'a trahi (moi aussi). On ne m'y reprendra plus. J'attends impatiemment l'émergence d'un nouveau leader à droite. Un qui serait honnête, ni inféodé, ni aux ordres.
Un leader neuf. Pas le membre d'une secte UMP où les leaders ont perdu tout sens moral et tout honneur en défendant l'indéfendable ».

Jean Sarkozy à l'EPAD: Je rends ma carte de l'UMP

Eric P. menace lui aussi de renvoyer sa carte au parti si Sarkozy, le fils, ne renonce pas à ce poste : « Je suis désolé mais il y a des limites. J'ai toujours soutenu l'action de l'UMP mais là, ça n'est pas possible. Je n'ai rien contre Jean Sarkozy et je ne pense pas que NS puisse être à l'origine de la candidature de JS, mais je trouve que le message envoyé à la population est dangereux car anti-méritocratique. Il est évident que JS, aussi éloquent soit-il devant un micro, n'a absolument pas l'expérience nécessaire pour ce poste d'importance et que son "élection" est très fortement influencée par le réseau des proches de NS, tous plus de mauvaise foi les uns que les autres lorsqu'il s'agit d'expliquer la légitimité de JS...
Je suis extrêmement choqué par cette affaire qui sera, le cas échéant, un motif de non renouvellement de ma carte d'adhérent de l'UMP » prévient Ericp.

Loyal0001 croit à un mauvais rêve : « Ai je fait un très mauvais rêve ou suis-je sur une autre planète? Mais que se passe t'il en France actuellement? Et après on s'étonne, moi le premier, que la violence s'installe de plus en plus dans nôtre pays. Aujourd'hui, je commence à comprendre quand je vois cet énorme piston à un non diplômé qui porte un certain nom. Quelle honte pour nos enfants et les autres jeunes qui galèrent tous les jours pour trouver un petit boulot pour survivre et j'en passe! Je ne voterai plus jamais du restant de ma vie pour l'UMP, BASTA! ».
Deux témoignages qui expriment toute la densité du ressentiment, de la déception, et qui devraient interpeller, comme on dit.

Tous les commentaires ne vont pas aussi loin. Certains sont plus pragmatiques : « Tout semble fait pour que nous ramassions une bonne raclée aux régionales ! Il est vrai hélas que l'on ne peut pas perdre beaucoup de régions !Alors est-ce vraiment la peine de continuer à accumuler les Con........s » dit J.J.J.

Sarkozy en passe de perdre le soutien de l'opinion ?

D’autres préfèrent prendre de la hauteur : « Indignation, rappel de la décision des urnes, culpabilisation. Au delà de l'individu en cause dont l'insignifiance ne mérite aucun commentaire, il est affligeant de constater à quel point les institutions sont utilisées et dévoyées. C'est une injure faite à la nation et une humiliation pour tous les élus qui ont le courage de se confronter "réellement" aux votes des électeurs. Une telle prévarication n'a rien à envier aux comportements des dirigeants de pays qu'il est de bon ton de critiquer pour se donner bonne conscience ».

Beaucoup relèvent le caractère clownesque de la décision et s’en amusent. Ainsi de Jaco 0002 qui raconte avoir fait un saut au pôle emploi dans la matinée et être tombé sur annonce étonnante : « Recherche pour diriger une structure à vocation mondiale jeune sans diplôme ni expérience ni formation le culot pourra être un plus, bien rémunéré. Ne sera répondu qu'aux candidatures dee gens sans compétences et pas sérieux.Envoyer lettre de motivation à: Petit Nicolas Elysée,service des passes droit. Réponse pas assurée! ».

Nombreux se désolent de « l’exemple odieux pour tous les jeunes (et notamment aux jeunes des quartiers difficiles, 20 à 30 % de chômage dans ces quartiers). Oser faire un discours dans le même temps sur l'égalité des chances constitue une nouvelle provocation. Je veux une "République irréprochable" et des "nominations irréprochables" nous annonçait-il...Ne reste-t-il plus à droite que des obligés et des courtisans et plus aucun individu censé pour conseiller le Président et tempérer ses dérives ? Toute réforme dans une démocratie nécessite un minimum de soutien populaire, soutien qu'il est en train de perdre définitivement ».

Le pire étant qu’en haut lieu personne ne semble s’en alarmer. Si Le Figaro perd son rôle d'avertisseur d'incendie politique...
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 21:07

Le "sacre", vendredi 16 septembre à Libreville, du fils du plus ancien et du plus trouble des alliés de la France en Afrique, Omar Bongo, est tout un symbole. L'investiture d'Ali Bongo coïncide avec la discrète réorientation de la politique de Paris vis-à-vis du continent africain. Cette fois-ci, aucun discours de Nicolas Sarkozy n'aura annoncé le vent nouveau. Ni celui de la rupture avec la Françafrique chiraquienne, comme à Cotonou en mai 2006, ni celui de la sincérité provocante, comme à Dakar en juillet 2007. Une inflexion de la politique africaine de la France vient de se négocier dans le silence feutré de l'Elysée, sans envolée lyrique ni médiatisation. Longtemps brandie par le président, la volonté de rénovation du tête-à-tête usé entre Paris et ses anciennes colonies a fait long feu.




L'heure est au retour aux mauvaises vieilles habitudes : poids des émissaires officieux, priorité absolue aux intérêts économiques et stratégiques de la France sur les exigences démocratiques et les revendications des sociétés africaines. Loin des velléités de banalisation, l'Afrique redevient un domaine ultra-réservé au plus haut sommet de l'exécutif.

Discret, le tournant n'a pas été pris en un jour. Il coïncide pourtant avec un événement hautement symbolique : l'élection, bénie par la France, d'Ali Bongo, le 30 août.

Pur hasard ? La veille du scrutin gabonais, une autre nouvelle significative avait filtré : le départ pour l'ambassade de France au Maroc de Bruno Joubert, conseiller de Nicolas Sarkozy, chargé de l'Afrique et figure de proue des "rénovateurs" de la présidence. Ceux précisément qui avaient manoeuvré en mai 2007 pour griller la politesse à Omar Bongo alors qu'il exigeait d'être le premier chef d'Etat africain à être reçu par le nouveau président français. A sa grande surprise, la première femme élue démocratiquement à la tête d'un Etat africain, la Libérienne Helen Johnson Sirleaf, de passage à Paris, avait alors eu les honneurs de l'Elysée avec vingt-quatre heures d'avance sur le vieil autocrate gabonais. Un symbole prometteur.

"Bruno Joubert n'a pas été débarqué, assure aujourd'hui un haut diplomate, mais son remplacement aura des conséquences importantes. Jusque-là, Sarkozy marchait sur deux pieds en Afrique (la diplomatie traditionnelle personnifiée par Bruno Joubert, équilibrant le poids des émissaires officieux qui rendent compte à Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée). Désormais, il risque de boiter."

Notoirement agacé par les interventions de l'avocat Robert Bourgi, l'un de ces missi dominici officieux de la présidence, Bruno Joubert affirme que ce dernier "n'a pas cessé de jouer à contre-pied de ce qu'est la politique française" en Afrique. "Ses interventions ne m'ont pas fait diverger et j'ai toujours agi avec l'accord du président de la République", assure-t-il cependant.

Le départ du diplomate ne peut que réjouir M. Bourgi, qui doit savourer l'événement, mais en silence : l'Elysée lui a demandé de se faire discret après ses tonitruantes prises de position en faveur d'Ali Bongo.

Sur le dossier gabonais, M. Bourgi a gagné : en dépit d'un scrutin suspect et de pratiques financières désastreuses pour la population, il n'est plus question pour la France de prendre ses distances avec le régime gabonais. Tout en répétant que "la France n'a pas de candidat", l'exécutif français a tout fait pour favoriser l'élection d'Ali Bongo.

L'équipée secrète d'Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la coopération, récemment révélée par l'hebdomadaire Jeune Afrique, en témoigne. Une semaine avant le vote du 30 août, M. Joyandet, qui a succédé en mars 2008 à Jean-Marie Bockel limogé sous la pression d'Omar Bongo, s'était discrètement rendu en Guinée équatoriale. Dans ce pays pétrolier limitrophe du Gabon, le secrétaire d'Etat, dépêché par l'Elysée, a plaidé la cause d'Ali Bongo, qu'un conflit frontalier oppose au président équato-guinéen Teodoro Obiang. A ce dernier, M. Joyandet a demandé - en vain - de cesser son soutien financier à la campagne d'André Mba Obame, l'un des principaux opposants de Bongo junior. M. Mba Obame, qui estime que la victoire lui a été volée, observe aujourd'hui une grève de la faim pour protester contre ce qu'il appelle un "putsch électoral".

Alain Joyandet, avant de s'envoler pour Libreville où il représentait la France, vendredi, à la cérémonie d'investiture, a poussé loin le service après vente en faveur d'Ali Bongo. Il convient de lui "laisser le temps de démontrer qu'il peut être un président de rupture", a-t-il déclaré, déchaînant la colère des opposants.

La succession d'Omar Bongo n'a fait que mettre en lumière le maintien en odeur de sainteté de tous les potentats "amis de la France" et la fin de la prétention de M. Sarkozy à leur "parler franchement". Elle a aussi révélé le rôle non négligeable joué par Robert Bourgi. La porte de Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, n'est jamais fermée à cet héritier des réseaux gaullistes, lobbyiste actif en faveur de son client Ali Bongo.

A l'évidence, l'axe Joyandet-Bourgi, sous la houlette de Claude Guéant, a pris la main sur la cellule diplomatique, affaiblie par le départ de Bruno Joubert. M. Guéant, ancien préfet de Franche-Comté, est d'ailleurs une vieille connaissance d'Alain Joyandet, élu de Haute-Saône et candidat à la présidence de la région.

Le profil d'André Parant, successeur de Bruno Joubert à la tête de la cellule africaine de l'Elysée (forte de deux autres diplomates), renforce cette analyse. Propulsé dans ce saint des saints sans grande expérience africaine (un passage à la coopération à Bangui puis Paris et deux années d'ambassade à Dakar), le nouveau "M. Afrique" de l'Elysée se présente comme un homme "de synthèse, non dogmatique", conscient du "principe de réalité ", là où M. Joubert prétendait avoir toujours pour feuille de route le discours rénovateur de Cotonou. "Quelqu'un de solide, qui ne fera pas de vagues", résume un proche.

La prééminence de Claude Guéant est désormais totale, au moins pour les dossiers concernant l'ancien "pré carré" français, les plus sensibles politiquement. "Nicolas Sarkozy n'a pas de politique africaine, analyse un diplomate. Il considère qu'il n'y a que des coups à prendre et a délégué la question à Claude Guéant que le continent amuse." Un autre haut fonctionnaire constate : "Le secrétaire général de la présidence a désormais la haute main à la fois sur les questions africaines et sur celles de renseignement. Comme du temps de Jacques Foccart (secrétaire général de l'Elysée sous De Gaulle)."

Philippe Bernard
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 12:01

Selon un sondage CSA publié vendredi par Le Parisien-Aujourd'hui en France, une large majorité de Français est hostile à la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad).

La vox populi a parlé. Et Nicolas Sarkozy appréciera moyennement d'entendre ce qu'elle a à dire. Selon un sondage CSA publié vendredi par Le Parisien-Aujourd'hui en France, près de deux Français sur trois (64%) sont hostiles à la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad). Si l'enquête a été réalisée les 14 et 15 octobre (auprès de 1004 personnes), soit avant la longue explication de texte du chef de l'Etat dans Le Figaro de vendredi, il n'est pas certain pour autant que le résultat eu été bien différent après.

La fracture semble en effet nette avec les électeurs sur ce dossier. Pour preuve, même les sympathisants de droite perçoivent à 51% comme une "mauvaise chose" l'arrivée de Jean Sarkozy à la présidence de l'Epad. Autre illustration du fossé qui se creuse entre les décisions du chef de l'Etat et ses électeurs, ils sont 69% des sympathisants de droite à désapprouver l'idée de la cagnotte pour lutter contre l'absentéisme scolaire. Et pour enfoncer le clou, ils sont 52% à considérer la taxe carbone comme une "mauvaise chose".

Petite consolation pour le chef de l'Etat, 62% des électeurs de droite approuvent son soutien à Frédéric Mitterrand. L'extension du Revenu de solidarité active (RSA) aux moins de 25 ans est soutenue quant à elle par 71% des sympathisants de droite, l'ouverture à gauche saluée par 77% (63% pour l'ensemble des Français) et la fermeture de la "jungle" de Calais accueillie favorablement par 66% (42%).
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 13:44
Un petit passif judiciaire de Patrick Devedjian Nicolas Maury / Dimanche 13 Janvier 2008
Le nom de Patrick Devedjian ne fait pour le moment qu’apparaître dans l’affaire du Cercle Concorde. Par contre, dans l’édition du 11 novembre 1965 du « petit Varoi » (La Marseillaise) les tribulations de « l’arménien » avec un "ami pour toujours" alimentaient la chronique judiciaire


« Deux jeunes gens ont tenu la vedette à cette audience. Il s’agit des nommés Devedjian Patrick et Madelin Alain, étudiants à la Faculté de Droit de Paris, à qui le soleil a quelque peu tourné la tête alors qu’ils se trouvaient en vacances sur notre belle Côte d’Azur.

Dans la nuit du 5 au 6 août dernier, M. Voli, maire de la Croix-Valmer, surprenait deux individus qui tentaient de lui dérober de l’essence dans son véhicule. A sa vue, les deux voleurs prenaient la fuite abandonnant un véhicule Simca 1000 immatriculé 73 QT 83. Une embuscade était tendue par la police qui avait été alertée. Quarante-cinq minutes plus tard, on tombait sur les deux hommes qui tentaient de mettre un véhicule en marche.

Si Madelin parvenait à être appréhendé, Devedjian par contre échappait aux poursuites malgré une tentative désespérée de M. Voli.
Mais comme tout a une fin, il était récupéré le lendemain matin dans un état lamentable, les pieds ensanglantés, les vêtements déchirés. Il demanda aux policiers de le ramener sur son bateau ancré à Cavalaire. Ceux-ci ne se firent pas prier pour le raccompagner d’autant plus que la perquisition effectuée sur le bateau devait s’avérer des plus fructueuses. On y trouva des pièces de voitures, un pistolet 6.35 garni de cinq cartouches, et des pièces d’identité appartenant à Mlle Castells Eliane.
Devant le magistrat instructeur, Devedjian niera toute participation aux vols d’essence, Madelin, lui, reconnaît les faits qui lui sont reprochés, et fait entrer dans la danse, à la place de Devedjian, un dénommé Gérard.

L’enquête déterminera bien vite tous les vols commis par les deux tristes sires : vol d’une Simca 1000 à St-Cyr le 2 août 1965, à Laréol le 19 juillet vol d’un moteur de bateau, le 23 juillet vol à Villefranche-Laranguais de pièces d’identité, à la Croix-Valmer le 6 août d’avoir fait usage de fausses plaques d’immatriculation et enfin à Cavalaire également le 6 août de détenir illégalement un pistolet 6.35. On possède pourtant de bons renseignements sur eux. La peine de prison avec sursis et les trois ans de mise à l’épreuve leur donneront peut-être matière à réfléchir. »
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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 06:54

L’article d’Antoine Menusier, correspondant à Paris du quotidien suisse “Le Matin”, daté du 20 septembre, est passé inaperçu en France, sauf du “Canard enchaîné” et de quelques responsables de l’UMP auxquels il a causé quelques frayeurs… Il relate le voyage à Genève, le 23 mars 2007, d’Eric Woerth, alors trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, accompagné de Patrick Devedjian, à l’époque député des Hauts-de-Seine.

“Cette visite (…) avait un but, écrit Antoine Menusier, récolter de l’argent pour financer l’«effort de guerre» du candidat de la droite, opposé à sa rivale socialiste, Ségolène Royal. Le comité de soutien UMP Suisse avait vu grand pour accueillir les émissaires de Sarkozy: une réception à l’Hôtel Crowne Plaza en début de soirée, suivie d’une réunion au Caviar House, dans la très chic rue du Rhône, avec le «premier cercle», autrement dit, les donateurs les plus fortunés.”

“Eric Woerth ne cherchait pas alors à savoir si les chèques qu’on lui remettait étaient prélevés sur des comptes suisses non déclarés au fisc français», raconte un banquier français opérant dans une banque genevoise, cité par le correspondant du “Matin” qui précise : “S’il parle aujourd’hui, c’est qu’il est dégoûté par les «techniques peu glorieuses» employées en ce moment par le même Woerth pour faire plier les évadés fiscaux.”

Selon le “Canard enchaîné” daté du 7 octobre, cet article a provoqué “un véritable branle-bas de combat au siège de l’UMP. Les responsables du parti majoritaire cherchent surtout à savoir si quelques généreux donateurs ne figureraient pas malencontreusement sur la liste des 3.000 évadés fiscaux que Woerth clame détenir.”

La Suisse n’a pas toujours été villipendée comme paradis fiscal. Avant de devenir président de la République, Nicolas Sarkozy fut, notamment, avocat d’affaires. A ce titre, il accompagnait des clients à Genève et les introduisait auprès de financiers, rapporte le site Rue89 en date du 2 avril 2009.

La femme d’Eric Woerth, Florence, est gestionnaire de patrimoine au sein de Clymène, la structure qui gère le patrimoine personnel de Liliane Bettencourt, précisent Claire Gatinois et Anne Michel dans “Le Monde” du 23 janvier 2009. L’épouse du ministre veille aux intérêts de l’héritière du groupe L’Oréal, filiale de Nestlé, 7ème fortune mondiale en 2008 selon le magazine Forbes, la plus grande de France. “Clymène, écrit Antoine Menusier, a transféré 280 millions d’actifs de sa cliente sur un compte UBS [Union de banques suisses]. [Le ministre] n’est bien entendu pas responsable des activités de sa femme, mais il serait étonnant que l’un et l’autre n’aient pas échangé leurs vues sur les pratiques des banques suisses.”

Dans leur livre, Sarkozy et l’argent roi, signale Anthony Lesme sur Bakchich , les journalistes Renaud Dély et Didier Hassoux, respectivement de Marianne et du Canard enchaîné, dévoilent l’existence du Cercle de France. L’organisation serait chapeautée par Eric Woerth. À la page 73, on apprend  que le ministre du Budget également trésorier de l’UMP, a reçu “par trois fois les donateurs de la campagne présidentielle de Sarkozy. “ Lors d’un entretien avec l’un des auteurs, Éric Woerth s’est justifié, “c’était pour les remercier, dit-il. C’est une simple question de politesse, c’est la moindre des choses, non ?”L’Express que : “Le 3 septembre 2007, c’est au Bristol que Nicolas Sarkozy reçoit les plus généreux donateurs de sa campagne présidentielle.” Elise Karlin précise dans

Le site Bakchich ajoute “si les contacts sont encore réguliers, c’est qu’en 2012, Nicolas [Sarkozy] compte encore sur eux.” Bakchich encore, qui sous la plume de Marion Mourgue dresse le portrait d’Eric Woerth, qui ferait partie du cercle fermé des ministres préférés du président : “Affable, courtois, le ministre la joue pourtant « collectif ». Et un chouia convenu:  « Je n’ai pas de conflit de personne avec les autres ministres. Ce n’est pas mon caractère. Je cherche à arranger les choses, dans les règles du cadre fixé. On participe tous à une politique commune.» (…) “Le Budget peut-il être un tremplin politique ?, se demande Marion Mourgue. Le ministre n’esquive pas : « Si je peux accéder à de plus larges responsabilités, j’en serais heureux »
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