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 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 12:29

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dimanche 3 février 2008

Troisième volet de l’enquête sur les coulisses des Hauts-de-Seine, le fief de Nicolas Sarkozy. Des extraits exclusifs du livre, « 9-2, le clan du président » (Fayard, sortie le 6 février), des journalistes Hélène Constanty et Pierre-Yves Lautrou. Aujourd’hui, focus sur les Sarko-boys du département qui ont suivi le Président jusqu’à l’Elysée et dans les arcanes du pouvoir.
 

Les Hauts-de-Seine sont au pouvoir

« Avec Nicolas Sarkozy à l’Elysée, les Hauts-de-Seine sont-ils désormais au pouvoir en France ? En apparence, pas vraiment. Le 16 mai 2007, seule une poignée d’invités estampillés 9-2 a eu l’honneur d’être invitée à la cérémonie d’investiture du nouveau président de la République. Outre les treize vice-présidents du conseil général, on pouvait croiser ce jour-là, dans les salons dorés de l’Elysée, les incontournables époux-Balkany-de-Levallois ; Pierre-Christophe Baguet, le député de Boulogne-Billancourt, le premier UDF à avoir rallié l’UMP ; Roger Karoutchi, sénateur et membre de l’équipe de campagne de Sarkozy ; Thierry Solère, conseiller général et maire adjoint de Boulogne, un jeune homme aux rondeurs de notable, cheville ouvrière de la campagne électorale sur internet. Et c’est à peu près tout.

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Hauts-de-seine chic
©Morvandiau

Annoncé deux jours plus tard, le premier gouvernement Fillon ne compte que deux membres issus de la banlieue présidentielle. Le fidèle Brice Hortefeux, neuilléen pur souche et compagnon de Sarkozy depuis ses débuts, est nommé ministre de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement. L’ami Roger Karoutchi, quant à lui, devient secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le parlement. Avec le gouvernement Fillon II, nommé le 19 juin 2007, un nouveau poids lourd du département, un seul, a fait son entrée, en la personne de l’ex-UDF André Santini, récompensé de son ralliement tonitruant par un maroquin de secrétaire d’Etat à la Fonction publique.

Dans les couloirs de l’Elysée, en revanche, les hommes du 9-2 sont beaucoup plus nombreux. Il semblerait même qu’un passage dans les Hauts-de-Seine soit un sésame pour faire partie du cabinet, le véritable lieu du pouvoir d’une présidence qui court-circuite les institutions de la Cinquième République. Nicolas Sarkozy a l’œil sur tout, décide de tout, et ses proches conseillers forment un véritable gouvernement bis. Plusieurs des hommes et des femmes de confiance qui l’entourent l’ont connu dans sa vie altoséquanaise.

Des conseillers à l’Elysée

Claude Guéant, pour commencer. Le secrétaire général de l’Elysée, qui joue le rôle de Premier ministre bis, a été secrétaire général de la préfecture des Hauts-de-Seine de 1986 à 1991. C’est là qu’il a été repéré par Charles Pasqua, qui en a fait son directeur de cabinet adjoint au ministère de l’Intérieur, avant de le nommer directeur général de la police nationale en 1994. Depuis, il conserve un œil attentif sur les affaires du 92, où il a gardé de nombreux contacts, en particulier dans la police.

Erard Corbin de Mangoux, conseiller aux affaire intérieures, fit lui aussi un passage à Nanterre, comme directeur général des services du conseil général ; Chantal Jouanno, conseillère pour le développement durable, était la directrice de cabinet de Sarkozy au conseil général ; Cédric Goubet, chef de cabinet, y a travaillé lui aussi, comme plusieurs autres membres de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy, qui, en 2004, avait « fait suivre » ses conseillers du ministère des Finances, de Paris à Nanterre après son départ de Bercy et son élection à la tête du conseil général.

C’est le cas notamment des hommes de la communication, David Martinon et Franck Louvrier (qui fut aussi chef de cabinet à la mairie de Neuilly entre 1999 et 2002). Quant à Arnaud Teulé, conseiller aux affaires réservées – en clair, tout ce qui concerne les Hauts-de-Seine-, n’est autre que le fils d’un ancien adjoint au maire de Neuilly, que Sarkozy a pris sous son aile, d’abord au ministère de l’Intérieur, puis au conseil général et, enfin, à l’Elysée.

Allez, un petit dernier ! Rachid Kaci, conseiller chargé de la diversité et du monde associatif, vient lui aussi du 9-2. Kabyle d’origine, élevé à Suresnes, candidat à la présidence de l’UMP, en 2002 puis en 2004, et à l’investiture pour l’élection présidentielle contre Sarkozy, en 2007, il côtoya Charles Pasqua et Didier Schuller lorsque celui-ci était directeur général de l’office HLM départemental.

Côté hauts-fonctionnaires, pour ceux qui ont su se faire remarquer, un séjour sur les terres du président peut aujourd’hui valoir quitus pour une belle carrière. Résultat : le 92 se retrouve dans les plus hautes sphères de la machine étatique. Michel Gaudin, ancien directeur général de la police nationale (DGPN), nommé par Sarkozy préfet de police de Paris – le poste le plus important de l’administration préfectorale -, immédiatement après la présidentielle, a dirigé les services du conseil général des Hauts-de-Seine entre 1988 et 1993, sous Pasqua.

Son successeur à la DGPN, Frédéric Péchenard, est un natif de Neuilly-sur-Seine, ami d’enfance de Nicolas Sarkozy, avec qui il a renoué lors de l’épisode tragico héroïque de la prise d’otage de la maternelle de Neuilly par « Human Bomb »… Quand au directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, c’est un ancien préfet des Hauts-de-Seine, Michel Delpuech, nommé ensuite par Sarkozy en Corse, poste de confiance s’il en est. De là à dire, comme certains, qu’il a été placé par le président pour surveiller la ministre de l’Intérieur…

Des piliers du 9-2 tiennent l’UMP

La filière alto séquanaise est tout aussi prégnante à l’UMP. Le numéro 1 du parti, Patrick Devedjian, n’est autre que le président du conseil général, qui a succédé à ces deux postes à Sarkozy. L’homme est un fin connaisseur du département, où il fait de la politique depuis plus de 30 ans. Le directeur de cabinet de l’UMP, le corse Eric Cesari, arrive, lui aussi directement du conseil général des Hauts-de-Seine, où il était directeur de cabinet de Sarkozy, après avoir longtemps conseillé Pasqua.

Même parcours pour Sabine Deroche, ex directrice de la communication du 92, qui a également transporté ses cartons de Nanterre à la rue de la Boétie, où elle occupe des fonctions identiques. Deux mutations approuvées par le président de la République, évidemment. Côté élus, le bureau politique de l’UMP accueille aujourd’hui une flopée d’hommes et de femmes du 92 !

Bref, « les Hauts-de-Seine sont au pouvoir ! » se réjouit Thierry Solère, vice-président du conseil général. D’autant que Nicolas Sarkozy, tout président de tous les Français qu’il est, garde un œil très averti sur son terroir.

Ses proches l’affirment : l’ancien avocat, spécialiste de l’immobilier, veut par exemple s’assurer, en personne, que les grands chantiers qu’il a lancés dans le département seront bien menés à leur terme. Et, en tout premier lieu, la relance du quartier de La Défense, où des gratte-ciels hauts comme la Tour Eiffel vont être construits…

Nicolas Sarkozy a également l’intention de suivre de près l’aménagement de l’île Seguin, sur les terrains des anciennes usines Renault. Il continuera aussi à encourager, c’est certain, la mise en œuvre des titanesques travaux de couverture de l’avenue Charles de Gaulle, véritable autoroute urbaine qui traverse Neuilly… juste sous les fenêtres de sa mère.

©Fayard, 2008

Retrouvez le premier épisode de cette enquête sur le « 9-2 » en cliquant ici, et le deuxième épisode en cliquant ici.

A partir de mardi, vous pourrez continuer de suivre, dans Bakchich, les palpitantes coulisses du « 9-2 », le département bling-bling, grâce au blog d’Hélène Constanty, coauteur du livre « 9-2, le clan du président » (Fayard). Hauts-de-seine chic


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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 14:45
Deuxième épisode de la saga des Hauts-de-Seine (le « 9-2 »), fief de Sarkozy et royaume de ses fidèles. Extraits exclusifs du livre « 9-2, le clan du président » (Fayard, sortie le 6 février), écrit par les journalistes Hélène Constanty et Pierre-Yves Lautrou, qui nous plongent dans les dessous de ce département « bling-bling », où se mêlent l’argent, le clientélisme, les scandales et les guérillas politiques en tous genres. Aujourd’hui : morceaux choisis sur la guerre incroyable que se livrent Charles Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux de 1969 à 2004, et sa fille Joëlle, qui a pris sa place à l’hôtel de ville.

ldi-Raynaud, père et fille

« Le premier acte de ce mauvais remake du Roi Lear s’est joué en 2004, lorsque Charles Ceccaldi a dû être opéré en urgence à l’hôpital Foch de Suresnes. L’opération, un double pontage cardiaque, le laisse sans force. Persuadé qu’il n’en a plus pour longtemps à vivre, il démissionne et fait élire sa fille en avril à la tête de la mairie par un conseil municipal aux ordres. « Je suis parti trois ans trop tôt, regrette-t-il aujourd’hui. Il aurait fallu que je démissionne un an avant la fin de mon mandat, de façon à lui laisser juste le temps de se faire connaître, et elle aurait été élue tranquillement en 2008. Mais en 2004, c’était trop tôt. Elle a fait des bêtises ».

Le père se met à critiquer publiquement sa fille. Il lui reproche d’avoir alourdi la facture des travaux de la médiathèque, d’avoir augmenté les impôts locaux… « Elle n’a ni les qualités morales, ni les qualités physiques et intellectuelles pour le poste. Je le savais avant même de lui confier. On a eu beaucoup de misère avec ma femme en l’élevant. Elle n’a pas pu faire beaucoup d’études ».

Au bout de quelques mois, miraculeusement rétabli après son opération, il demande à sa fille de lui rendre son siège. Joëlle refuse : j’y suis, j’y reste ! Elle lui rejoue une scène qu’il connaît bien pour l’avoir jouée lui-même, 35 ans auparavant, aux dépens du précédent maire Georges Dardel. L’enfant docile a bien appris son rôle…

Depuis ce jour, tout a dérapé. Charles Ceccaldi-Raynaud a trouvé refuge dans son grand bureau vide, au deuxième étage de l’office HLM municipal, dont il est toujours président. Il s’accroche à dernier carré de pouvoir, entouré d’une poignée de fidèles, dans ce fief qu’il avait conquis à son arrivée à Puteaux, voilà plus de quarante ans.

Le père créé un blog qui éreinte sa fille !

De l’autre côté de la rue, à l’hôtel de ville, Joëlle a pris ses marques. Elle a fait repeindre en gris souris le splendide bureau art déco qu’occupait son père, au rez-de-chaussée, y a ajouté un ordinateur portable gris métallisé et un téléphone design. Mais elle refuse, imperturbable, de répondre aux attaques foldingues de son géniteur. « Joëlle est admirable de dignité », commente Isabelle Balkany, conseillère générale et ajointe au maire de Levallois. Il en faut, du cran, pour ne pas répliquer au fiel que déverse Charles à longueur de tracts !

En avril 2006, le vieil homme a même ouvert un blog, Puteaux pour tous - tous pour Puteaux, dans lequel il laisse libre cours à sa haine. Entre la recette de la baklava aux amandes et les paroles d’une chanson de Noël corse, l’ancien maire dénonce les moindres faits et gestes de sa fille, qu’il nomme « l’intérimaire », « l’usurpatrice » ou « la grande dépensière ». « Jamais Puteaux, depuis qu’il y a des maires, n’a eu un maire aussi minable et aussi mesquin », écrit-il en décembre 2006.

Début 2007, une nouvelle attaque cardiaque, suivie d’une nouvelle opération, l’oblige à interrompre son délire. Charles Ceccaldi-Raynaud ferme son blog. Au sein de la grande famille UMP des Hauts-de-Seine, on respire. Si cette mauvaise farce familiale pouvait enfin se terminer… À Neuilly, on observe le spectacle en se pinçant le nez. Mais ce n’était qu’une trêve, le temps de la campagne législative et présidentielle.

Depuis septembre 2007, Charles est reparti à l’attaque. « On a beau multiplier les réceptions, déverser sur la ville une pluie de cadeaux, ajouter des fleurs sur les fleurs, des pots sur les pots, réserver les places en crèche et les séjours dans les villages de vacances aux seuls affidés, sacrifier l’intérêt général sur l’autel des investitures personnelles, rien ne peut plus masquer que la ville roule aux abîmes », écrit-il le 6 novembre, laissant toutefois planer le doute sur son intention de se présenter aux municipales de 2008.

Joëlle, imperturbable, prépare sa campagne

Mais Joëlle reste imperturbable. Sa grande crainte était que Christophe Grébert (opposant blogueur, NDLR) se présente au nom du parti socialiste, mais la section locale a préféré investir le jeune père de famille Stéphane Vazia. Les divisions de l’opposition la rassurent. Elle préfère laisser dire, tout en consolidant sa position à l’UMP.

Elle a déroulé le tapis rouge pour le grand projet de renouveau du quartier d’affaires de la Défense, si cher à Sarkozy, donnant son feu vert à l’édification, sur son territoire, de plusieurs nouvelles tours, d’une hauteur encore jamais vue. Une façon aussi, pour elle, de faire prospérer le trésor de la commune et d’assurer, pour l’avenir, des rentrées de taxes professionnelles toujours plus importantes. La ville dispose pourtant déjà d’un palais des sports, d’un palais de la culture, et d’un palais de la médiathèque. Mais Joëlle trouvera bien le moyen de faire encore plus beau, plus grand et plus clinquant. Tant que la Défense veille sur Puteaux… »

©Fayard, 2008

Demain, dans Bakchich, le troisième volet de cette enquête sur le « 9-2 », dans les coulisses du département bling-bling.

Retrouvez le premier épisode de cette enquête sur le « 9-2 » en cliquant ici



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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 18:34

JPG - 70 ko9-2, les coulisses du département bling-bling (1)

vendredi 1er février 2008

Les Hauts-de-Seine (le « 9-2 »), c’est le fief de Sarkozy et le royaume de ses fidèles. Dans un livre, « 9-2, le clan du président » (Fayard, sortie le 6 février), dont Bakchich publie des extraits exclusifs, les journalistes Hélène Constanty et Pierre-Yves Lautrou nous plongent dans les dessous de ce département « bling-bling », où se mêlent l’argent, le clientélisme, les scandales et les guérillas politiques en tous genres. Cela vaut le détour !
 

Mitterrand avait la Nièvre, Chirac la Corrèze. Nicolas Sarkozy, lui aussi, a son territoire : les Hauts-de-Seine. Sans son ancrage dans ce département francilien, le plus riche de France, l’actuel Président de la République n’aurait jamais été propulsé sur la scène politique.

C’est sa matrice, son tremplin, son laboratoire. C’est là qu’il a fourbi ses premières armes, lancé le premier assaut sur une mairie à 28 ans, été élu député à 34 ans, sculpté son image d’homme d’action lors de la prise d’otages de la maternelle de Neuilly. C’est là où siègent ses amis patrons du CAC 40, où règnent ses fidèles les plus proches, du couple Balkany à Levallois-Perret à Patrick Devedjian, qui lui a succédé en juin dernier à la présidence du conseil général.

Le 9-2, c’est le royaume de son clan, mélange de fric, de clientélisme, d’affaires judiciaires et de querelles intestines. Il fallait un peu d’inconscience à deux journalistes, Hélène Constanty et Pierre-Yves Lautrou, pour enquêter dans les coulisses de ce département, réputé terrain miné. Dans leur livre, « 9-2, le clan du président » (Fayard, sortie le 6 février), ils racontent une histoire politique chaotique, dressent des portraits au scalpel des hommes du président et dévoilent de nombreux épisodes méconnus du sarkozisme local, d’Antony à Villeneuve-la-Garenne, d’Issy-les-Moulineaux à Asnières-sur-Seine. C’est cocasse, instructif, parfois accablant. Morceaux choisis. Aujourd’hui, un petit tour par le conseil général…

Voitures de fonction
© Morvandiau

Un département riche ? Il ne faut plus le dire

Le conseil général des Hauts-de-Seine, fief des sarkozistes, fait partie de l’héritage du système Pasqua. L’ancien ministre de l’intérieur, patron de la fédération départementale du RPR de 1973 à 1999, a été le véritable parrain politique du département depuis le milieu des années 70, aux côtés de son compère corse Paul Graziani. Elu président de l’assemblée départementale en 1988, Pasqua y a imprimé sa marque, jusqu’à la reprise de son fauteuil par Nicolas Sarkozy en 2004, puis Patrick Devedjian en juin 2007. La gestion Pasqua, ce fut un style. Assez onéreux. Mais qu’importe, puisque le département est bling-bling.

« Le 9-2 est plein aux as. Depuis plus de vingt ans, il fait même figure de « département-le-plus-riche-de-France ». C’est Paul Graziani, son président dans les années 1980, qui osa, le premier, comparer son PIB avec celui de la Grèce. Une réputation qui agace beaucoup son nouveau président.

Le jour de son élection, le 1er juin 2007, Patrick Devedjian a ajouté une précision dans son discours inaugural : « le département le plus riche de France… après Paris ». Plus question de rabâcher ce cliché avec lui ! « Dans un pays où la richesse est mal vue, c’est une erreur de communiquer sur ce sujet, analyse-t-il. D’abord cela provoque l’envie, ensuite cela entraîne le laxisme dans la gestion et des réclamations incessantes, et enfin, cela laisse entendre qu’il peut y avoir de la gabegie. Tout ça n’est pas très bon ! »

Aujourd’hui, les services du département assurent être incapables de calculer le PIB du 92. « Cela ne veut rien dire » affirme Jean-Claude Caron, vice-président du conseil général en charge du budget et des finances. L’Insee, lui, y parvient et chiffrait officiellement, en 2000, le PIB des Hauts-de-seine à 90 milliards d’euros, soit autant que celui du Maroc !

Les chiffres, pour peu que l’on s’y plonge, sont pourtant éloquents. Le budget 2007 du conseil général , avec 1,6 milliard d’euros, est l’un des plus élevés de tous les départements français après celui de Paris (6,8 milliards d’euros)(…)

La principale recette du département reste la taxe professionnelle, versée par les sociétés. On comprend mieux pourquoi les hiérarques du conseil général, de Sarkozy à Devedjian, se montrent si empressé de relancer le quartier d’affaires de la Défense : les entreprises versent plus de 260 millions d’euros par an. Bref, l’argent coule à flots (…)

Logements, voitures, télés, primes et cadeaux

Forcément, pareille valse des millions a pu faire tourner la tête des élus. La gestion de Charles Pasqua, en particulier, a beaucoup intéressé la chambre régionale des comptes. Dans son rapport de 2001, celle-ci a longuement souligné les coupables relâchements intervenus entre 1993 et 1999 : explosion de la dette (+ 441% !), distribution trop généreuse de voitures et de logements de fonction (130 heureux bénéficiaires), attribution de primes et de compléments de rémunération mal justifiés, etc.

Pointilleux, les magistrats ont même gratté jusqu’aux abonnements à Canal + et à la télévision câblée : « Un important complément de rémunération, que le département a attribué en dehors e la réglementation et de la jurisprudence » ont-ils sèchement conclu. Elus et fonctionnaires du conseil général le reconnaissent sans peine : le règne de « Monsieur Charles » fut une belle époque (…)

« Monsieur Charles » ne mégotait pas non plus lorsqu’il s’agissait de recevoir. Pour son ultime cérémonie de vœux, en janvier 2004, il a fait voter un budget de 320 000 euros. Un seul élu, le Vert Vincent Gazeilles, a voté contre : « D’accord pour faire la fête, mais restons raisonnables ! »

L’exploration des délibérations de l’assemblée départementale révèle d’autres dépenses croquignolesques… Ainsi le conseil général a-t-il financé, en 1991, l’achat de 28 voitures de collection dans le cadre du misée de l’Automobile situé à la Défense. Dix ans plus tard, ledit musée a fermé et le département a payé pendant trois années plus de 30 000 euros par an pour le gardiennage des autos… En 2004, à peine élu président du 9-2, Sarkozy s’est empressé de vendre ces belles mécaniques. Rupture, quand tu nous tiens !

Couv' 9-2

Mais ce pape de transition n’a pas supprimé toutes les gâteries, comme les petits cadeaux de fin d’année aux élus. « Une tradition » dit-on aujourd’hui. Une tradition généreuse : une machine à expresso en 2001, un appareil photo numérique en 2002, une paire de téléphones sans fil en 2003, un stylo Montblanc gravé à leurs initiales en 2004… Les conseillers généraux ont droit à un vrai Noël de la part de leurs contribuables !

Après la parution d’un article dénonciateur dans Capital, le sapin de 2005 fut vide de tout paquet. Mais les bonnes vieilles habitudes ont repris dès 2006 avec, cette fois, des boutons de manchette Lanvin. Vincent Gazeilles, l’élu Vert incorruptible, toujours aussi solitaire, a donné tous ses cadeaux à des associations. Il faut dire que cet ingénieur informatique est un pur, qui ne se déplace qu’en vélo, même sous la pluie battante. Pas du genre à signer les pétitions anti-OGM avec un stylo Montblanc. »

©Fayard, 2008

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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 21:57
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de Gaëtane Bossaert

L. Pineau-Valencienne, la fille du grand industriel français, était jugée hier à Nanterre avec son compagnon pour avoir indûment touché le RMI pendant des années. Ils ont été condamnés à 8 mois de prison avec sursis et 25 000 € d’amende chacun.

DES MILLIONS d’euros de patrimoine et de capitaux placés, et un RMI, le revenu minimum d’insertion, qui tombe tous les mois, pendant six ans. L’escroquerie est reprochée à Laurence Pineau-Valencienne, 42 ans, fille du capitaine d’industrie français, et à son compagnon, Adda Osmani, animateur radio de 38 ans.

Hier soir, la quinzième chambre du tribunal correctionnel de Nanterre a condamné le couple à huit mois d’emprisonnement avec sursis, et 25 000 € d’amende chacun.

Doublant les réquisitions du ministère public, les juges ont dit leur irritation face au "comportement inadmissible et insupportable" des prévenus. Les avocats de la défense ont annoncé leur intention de faire appel.

"On ne peut pas constamment se réfugier derrière papa"

La justice reprochait à Adda Osmani d’avoir indûment perçu plus de 40 000 € de revenu minimum d’insertion, entre février 1999 et mai 2005. A l’époque, ce jeune homme avait quitté le Val-de-Marne pour s’installer à Boulogne (Hauts-de-Seine), chez sa compagne, avec qui il venait d’avoir un enfant. Intermittent du spectacle, il perçoit le RMI : « C’était pour avoir une couverture sociale, en cas de problème de santé... Je gagne 70 € par mois en animant deux émissions radios », évoque-t-il d’un ton poli. Mais lorsque son dossier le suit dans les Hauts-de-Seine, il est joint à celui de sa compagne, connue de la CAF parce que jeune maman. Tous deux signent alors, chaque trimestre, une déclaration destinée à la CAF qui ne mentionne que les maigres revenus d’Adda Osmani. Et tous deux perçoivent une allocation de quelque 600 € mensuels, en tant que « couple sans ressources avec enfant ». « Sans ressources » n’est évidemment pas le terme qui qualifie le mieux la situation de Laurence Pineau-Valencienne, plusieurs fois assujettie à l’impôt sur la fortune, et poursuivie pour « complicité ».

Un bref examen des comptes en banque de la riche héritière ne la mettait pas en position de percevoir une allocation clairement dédiée aux plus démunis. Le tribunal évoque un patrimoine immobilier « objectivement conséquent », et un compte bancaire courant qui a vu circuler 650 000 € de capitaux, entre 1998 et 2005. Manifestement, la fille laisse à son père le soin de gérer sa fortune. Et ne s’intéresse guère à la gestion de ses comptes. « Vous n’avez pas de prise directe sur ce que vous possédez ? » interroge la présidente, Isabelle Prévost-Desprez. « Non... » murmure la prévenue. « Il y a un mandat de gestion ? Vous ne savez pas ? » « Euh, non... » Le banc de la partie civile s’impatiente : « On ne peut pas constamment se réfugier derrière papa, il faut devenir adulte », râle l’avocate de la CAF des Hauts-de-Seine.

« Je n’ai pas ouvert de dossier RMI, je ne l’ai jamais demandé »

Petite blonde toute menue, Laurence Pineau-Valencienne plaide l’ignorance : « Je ne connaissais pas tous les tenants et aboutissants du RMI, assure-t-elle d’une voix plaintive. Adda m’avait dit de signer ces papiers pour la CAF, il avait l’air sûr de lui... Je n’aurais jamais signé si j’avais su que ce RMI m’était attribué ! Je n’ai pas ouvert de dossier RMI, je ne l’ai jamais demandé », assure-t-elle. « Vous ne l’avez pas demandé, mais vous l’avez perçu », rectifie la présidente. « Vous avez signé, quatre fois par an pendant six ans, un document extrêmement basique où il n’y avait rien de mentionné devant revenus de madame », insiste la procureur. Me Béranger Tourné tient la barre : sa cliente n’a « jamais eu d’intention frauduleuse ». « Je ne trouve pas une seule raison objective pour qu’elle ne déclare pas la réalité de son patrimoine », martèle l’avocat.

C’est un reportage de France 3, diffusé en novembre 2006, qui avait mis le feu aux poudres. Celui-ci révélait un rapport d’enquête confidentiel émanant de la CAF des Hauts-de-Seine, qui mettait en lumière la situation pour le moins incongrue de Laurence Pineau-Valencienne. La plainte alors déposée par la CAF pour vol et violation du secret professionnel avait lancé l’enquête. Aujourd’hui, l’héritière a remboursé deux ans d’allocations indues, soit 14 000 €. Le conseil général, à qui incombe la gestion du RMI, n’a pas souhaité porter plainte.

http://www.leparisien.fr/home/info/...

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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 10:25

undefinedEnquête sur les HLM de Neuilly

 

En collaboration avec les sociologues Monique et Michel Pinçon-Charlot, " Le Monde 2 " s'est intéressé au logement social à Neuilly-sur-Seine, l'une des plus riches communes de france. Hauts fonctionnaires, cadres de l'UMP, membres des clubs parmi les plus sélects, figures du "bottin mondain" et du "who's who", on est loin du profil classique des occupants de HLM. Enquête dans la ville qui, de 1983 à 2002, a été administrée par l'actuel président de la République.

 

Au château le week-end, en HLM la semaine. Voilà le mode de vie plutôt singulier de certains bénéficiaires de logements sociaux à Neuilly-sur-Seine. Dans cette ville, l'une des plus riches de France, celle-là même qu'a dirigée pendant près de vingt ans (de 1983 à 2002) le président de la République Nicolas Sarkozy, rien, ou presque, ne se passe comme ailleurs. Smicards, foyers monoparentaux, familles nombreuses des classes moyennes : la population habituelle des appartements à loyer plafonné s'enrichit à Neuilly de profils plus inattendus.

Familles nobles, PDG ou hauts responsables de l'administration du département des Hauts-de-Seine, souvent propriétaires de résidences secondaires, parfois même de châteaux en province, bénéficient d'appartements dans le parc social locatif de Neuilly.

Ajoutez à cela des cadres supérieurs d'entreprise, professions libérales, fonctionnaires bien placés de la Ville… Une partie des 954 logements sociaux de Neuilly, recensés comme tels au 1er janvier 2007 au titre de la loi SRU (solidarité et renouvellement urbains), n'est pas attribuée à des familles défavorisées, ou qui n'auraient pas les moyens de louer dans le secteur privé. Mais à des Neuilléens qui, à l'abri du besoin, résident dans ce havre de luxe et de verdure francilien pour un coût inférieur à celui du marché.

"ICI, CE N'EST PAS LA TRANSPARENCE "

A l'origine de cet édifiant constat, en pleine crise du logement, une rencontre avec Monique et Michel Pinçon-Charlot. Tout juste retraités du Cnrs, les deux sociologues, fins observateurs des us et coutumes de la grande bourgeoisie, viennent de publier Les Ghettos du gotha (Seuil), qui détaille les stratégies de concentration territoriale des plus riches. Ils nous avouent une frustration. S'ils parlent longuement de Neuilly dans leur livre, et de ses rares HLM, ils n'ont pas eu le temps de creuser un aspect crucial : qui en sont les occupants ?

On sait que les logements sociaux ne représentent que 3 % des résidences principales de Neuilly, quand la loi SRU impose un objectif de 20 % à l'horizon 2020, mais on ne sait rien de la population qui y réside. Nous nous associons pour mener l'enquête.

Première étape, conversation avec les élus de l'opposition de gauche. Le tour est vite fait : ils ne sont que trois sur les quarante-cinq membres du conseil municipal. Deux PS, un Vert. Quelle est la liste des HLM de la ville ? Combien y a-t-il d'appartements ? De quel type exact de logements sociaux s'agit-il ? Quelles sont les procédures d'attribution ?… Silence. Rien. Ils n'en savent rien.

"C'est mon cheval de bataille depuis vingt-quatre ans… Et je ne sais toujours rien ! lance, désabusée, Lucienne Buton, élue PS depuis 1983. Ici, ce n'est pas la transparence ! J'ai commencé à poser des questions sur les HLM parce que je voyais partir toutes les classes populaires et moyennes. Je me rendais bien compte que Neuilly devenait de plus en plus un ghetto de riches !"

DES HLM D'UN STANDING CERTAIN

Depuis des années, à chaque conseil municipal, elle revient donc à la charge. Interroge sur le nombre de demandes en attente. Réclame la liste exhaustive des logements HLM existants. Des explications sur le mode de fonctionnement de la Semine, la société d'économie mixte détenue à 80 % par la Ville qui joue ici le rôle d'office HLM, et dont le président est le premier adjoint au maire, en charge du logement.

Qui sont les membres de la commission d'attribution ? Quels sont les critères d'attribution des logements ? Peine perdue. "A la mairie, ils savent que nos demandes sont légitimes. Alors, ils nous disent sans cesse : On vous donnera des listes, des chiffres en fin d'année , mais on ne voit jamais rien venir !", s'agace Thierry Hubert, urbaniste, élu Vert depuis 2001.

Comme Lucienne Buton, il a demandé à siéger à la commission d'attribution ou au conseil d'administration de la Semine. Et a essuyé un refus. Une seule fois, en 1995, l'opposition a eu un droit de regard. Grâce à l'Eglise catholique, qui cédait des terrains à la Ville sous condition que soient bâtis des immeubles à caractère social. Ces logements HLM neufs situés avenue du Roule ont été attribués par une commission dans laquelle siégeait l'opposition. Lucienne Buton tempère : " Nous avons siégé, choisi, mais nous n'avons jamais eu la liste finale des 52 locataires… ".

Nous demandons officiellement à la direction départementale de l'équipement (DDE) des Hauts-de-Seine l'inventaire des logements sociaux de Neuilly établi chaque année dans le cadre de la loi SRU. Après plusieurs semaines d'attente, la responsable du service Habitat nous informe que "ces listes ne font pas l'objet à ce jour d'une publication officielle des services de l'Etat", et nous précise qu'elle n'a pas obtenu l'accord de sa hiérarchie pour nous les fournir. Sur le site Internet des Verts de la ville, une liste apparaît bien : ce sont deux étudiantes qui, en 2006, ont obtenu ce document auprès du service de l'urbanisme de la mairie. " Je pense avoir eu de la chance, explique l'une d'elles. Le fait que ce soit un technicien qui me l'ait fourni et non un élu y a sans doute été pour beaucoup… "

DIX-HUIT ADRESSES HLM, POUR UNE VILLE DE 61 000 HABITANTS

Sur la demande pressante des élus de l'opposition, la direction de l'urbanisme à la mairie, puis la DDE acceptent du bout des lèvres de valider la liste des 937 logements sociaux neuilléens au 1er janvier 2006 (à laquelle se sont ajoutés 17 appartements courant 2006).

Nous démarrons une tournée pédestre avec Monique et Michel Pinçon-Charlot, habitués à arpenter la ville en tous sens depuis vingt ans. Dix-huit adresses HLM, pour une ville de 61 000 habitants. Des immeubles proprets des années 1920, à façades de brique. Des constructions cubiques des années 1960, avec pare-balcons en verre fumé et jardins intérieurs soigneusement entretenus. Et des nouveautés au classicisme de bon aloi : pierre de taille, balcons en fer forgé, entrées en similimarbre, verre et bois clair… Au 39, rue de Villiers, dernier HLM érigé, la façade offre un arrondi qui doit donner du charme aux salons, et même de grandes terrasses à certains étages. "Pour qui ne dispose pas des adresses, relèvent les deux sociologues, la plupart des HLM sont d'un standing qui les rend indécelables, d'autant qu'ils sont dispersés aux quatre coins de la ville."

Lorsque les concierges et les multiples digicodes nous le permettent, lorsqu'une porte s'entrouvre, nous recueillons le patronyme des habitants sur les boîtes aux lettres ou les interphones à noms déroulants. Monique, d'emblée chaleureuse, a l'art de lier conversation avec les gardiennes ; Michel celui de noter sans en avoir l'air. Premières constatations : nous relevons très peu de noms à consonances africaines ou maghrébines, et remarquons quelques sociétés domiciliées dans ces appartements.

La discussion s'engage parfois avec des habitants. Ici des adolescents confient que leur père est gestionnaire de fortune dans une banque suisse. Là une jeune femme, qui avait déjà vécu en HLM avant d'emménager au 28, boulevard du Général-Leclerc, en bord de Seine, n'en revient pas que ses nouveaux voisins soient si "chics" : "C'est agréable, ici ! Il y a même un jardin intérieur… Et dans le parking, les voitures, ce ne sont pas des voitures de HLM !" Nous y pénétrons avec elle. Peugeot 607, Citroën C5, énorme 4 x 4, BMW, coupé Alfa Romeo de collection…

Autre adresse. "Y a-t-il dans votre immeuble des gens que vous ne vous attendriez pas à voir en HLM ? , demande-t-on à une habituée des lieux. Elle éclate de rire. "Pour être honnête, à part deux ou trois personnes, il n'y a que ça ! On est dans un château ici. Il n'y a que des gens qui ont de bonnes positions, qui sont très exigeants. Que des Blancs. Faut dire, c'est relativement cher, faut avoir l'emploi ou la retraite qui va avec l'appartement. Et puis, il faut pouvoir vivre à Neuilly. Moi, pour faire mes courses, je dois prendre la voiture et aller en banlieue !  Expression savoureuse. Neuilly, ce n'est pas la banlieue.

DU WHO'S WHO AU BOTTIN MONDAIN

C'est un monde à part. Avenue du Roule, une gardienne tirée à quatre épingles nous décrit "ses" locataires : "Il y a de tout ici, on a même d'adorables petits Noirs. Des Cap-Verdiens."

L'immeuble, en pierre blanche, est éclairé par des lanternes à l'ancienne et bordé d'une allée plantée d'arbres. "C'est du HLM de Neuilly, justifie-t-elle. Il fallait bien que ça reste dans le cadre !"  Sur Internet, l'annuaire nous fournit d'autres noms : aux adresses des HLM, nous retrouvons tous les détenteurs de lignes téléphoniques fixes qui n'ont pas souhaité se dissimuler sur liste rouge. Et grâce au recensement électoral, nous complétons le tableau. Des centaines de noms que nous passons ensuite systématiquement aux filtres du Bottin mondain, l'annuaire de la haute société, du Who's Who, qui inventorie l'élite professionnelle du pays, et des moteurs de recherche du Web.

Résultat : les membres de la noblesse et de la grande bourgeoisie occupent une part non négligeable des appartements. Dans le parc social neuilléen, nous retrouvons ainsi une trentaine de familles ou de personnalités qui ont confié leur adresse privée au Who's Who ou au Bottin mondain, publications librement accessibles. Dans ce dernier ouvrage, parmi les 1 463 familles mentionnant Neuilly comme lieu de résidence, 21 ont fourni une adresse qui correspond au parc social.

Au total, nous découvrons sept fils ou filles de comtes et de comtesses. Une douzaine de propriétaires de résidence secondaire ("domaine" au Lavandou, "prieuré" en Suisse…), parfois même de plusieurs, ainsi que six membres de familles qui possèdent au moins un château. De fil en aiguille, nous lisons même sur Internet la petite annonce passée en août 2007 par un bénéficiaire de logement social au nom riche de deux particules, qui met en location un appartement dont il est propriétaire au métro Pont-de-Neuilly…

Les cercles les plus prestigieux et fermés sont représentés : membres du Jockey Club, de l'Automobile Club de France, de l'Association sportive du Cercle du bois de Boulogne (pour ce dernier, les droits d'inscription atteignent 8 000 euros, la cotisation annuelle 800 euros). Tout comme les décorés de la Légion d'honneur, de l'Ordre national du mérite, des Palmes académiques. Autre singularité, la présence de dirigeants de société et de cadres supérieurs d'entreprise. A l'instar de Nicolas Arthus-Bertrand, pdg de la société Arthus-Bertrand, fondée en 1803, installée place Saint-Germain-des-Prés, à Paris, qui emploie 280 salariés et a réalisé 24 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2006.

EN TOUTE LÉGALITÉ

Dans les logements sociaux de Neuilly, comptabilisés au titre de la loi SRU, on a encore le loisir de croiser de hauts responsables de chez, entre autres, Nissan, Total ou Veolia environnement, ou de la télévision publique. Une poignée de dirigeants de PME, d'administrateurs de société, de médecins, d'avocats, magistrats, experts-comptables, analystes financiers, inspecteurs des impôts, etc. Un ex-grand secrétaire de la Grande loge nationale française.

On remarque aussi des responsables du conseil général des Hauts-de-Seine et de l'office départemental d'HLM. Comme Hervé Bolze, bras droit du directeur de l'Office, qui fut aussi le directeur de cabinet de Patrick Balkany à la mairie de Levallois. Ou Halina Gruda-Hendzel, actuelle directrice générale adjointe du conseil général. Puis viennent des proches de l'UMP. La responsable de la communication du parti, Sabine Rozier-Deroche. Le trésorier départemental du même parti, Sami Chatila, également conseiller municipal de la majorité à Neuilly. Un ancien conseiller municipal RPR de Neuilly. Et une chargée de mission auprès du chef de cabinet de Nicolas Sarkozy.

"ALEXANDRE VOULAIT ÊTRE À NEUILLY. ET NEUILLY, C'EST CHER"

Dernière découverte, au 18-20, rue Garnier : Alexandre Balkany, qui vient à peine de déménager après sept années de présence dans l'immeuble. Il est le fils d'Isabelle Balkany, actuelle vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine et de Patrick Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret, ex-vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine (1982-1988), ex-président de l'office HLM du département (1985-1988) et ami de longue date de Nicolas Sarkozy.

Alexandre dirige une petite société de production audiovisuelle, Kawa productions, qui vend une émission de poker à la chaîne Direct 8, installée à Puteaux et appartenant au groupe Bolloré. En 2004, alors qu'Alexandre Balkany occupait déjà son appartement à loyer plafonné de Neuilly, le conseil municipal de Levallois-Perret lui avait octroyé une indemnité d'éviction de 75 000 euros pour récupérer le local de sa société Netconnect (logiciels informatiques) loué à la municipalité et y réaliser… des logements sociaux.

Nous sollicitons Alexandre, c'est sa mère, Isabelle Balkany, qui nous répond : "Mon fils a eu ce logement en 2000, à 20 ans. Il voulait son indépendance mais ne pouvait pas s'assumer financièrement. Or ce sont bien les revenus personnels du demandeur qui comptent. Nous, nous l'aidions autant que nous pouvions mais à l'époque, nous étions dans une situation professionnelle et financière moins facile. Son père n'était plus ni député ni rien…" Mme Balkany souligne la cherté du loyer payé : 950 euros, charges comprises, pour un 35 mètres carrés. Pourquoi, alors, ne pas avoir cherché dans le secteur privé ou dans une ville voisine ? "Alexandre voulait être à Neuilly. Et Neuilly, c'est cher", rétorque-t-elle.

Pour choquante qu'elle soit, cette situation peut parfaitement être en phase avec la loi. Bien des locataires "sélects" habitent des HLM dont l'attribution n'était soumise à aucune condition de ressources au moment de leur entrée dans les lieux. C'est le cas des ILN (immeubles à loyer normal) qui s'élèvent au 28, boulevard du Général-Leclerc et au 17-23, rue d'Ybry. Propriété de l'office HLM des Hauts-de-Seine jusqu'au début 2007, ces bâtiments ont été cédés à la Semine. Une convention vient d'être signée avec l'Etat et les 212 logements sociaux qui se trouvent à ces deux adresses seront, à l'avenir, loués à des particuliers dont les revenus n'excèdent pas un seuil donné.

"GAGNER SUFFISAMMENT D'ARGENT POUR ENTRER DANS LES LIEUX… "

Mais jusqu'alors les critères de ressources n'entraient pas en ligne de compte bien que ces logements soient recensés au titre de la loi SRU de décembre 2000, supposée "garantir un meilleur respect du droit au logement et de la mixité sociale". Le trésorier de l'UMP des Hauts-de-Seine assure avoir obtenu son logement en 1988, alors qu'il n'exerçait aucune fonction politique, dans des conditions " tout à fait normales ". Idem pour le Pdg d'Arthus-Bertrand : "A l'époque, on ne parlait pas de revenu maximal. Il fallait même gagner suffisamment d'argent pour entrer dans les lieux… " Ou pour Hervé Bolze, de l'office HLM des Hauts-de-Seine." M. Bolze s'est vu attribuer un logement qui n'était soumis à aucune condition de ressources. Rien n'interdisait de le lui louer", fait-on valoir à l'office.

La sociologie du peuplement des HLM neuilléens résulte aussi des techniques de financement du logement social. L'apport du conseil général fait de cet organisme un "réservataire" qui dispose d'un contingent d'appartements. Trente agents du conseil général des Hauts-de-Seine sont donc logés dans le parc social de Neuilly, dont six dans les appartements sociaux les plus haut de gamme. La directrice de la communication de l'UMP, ancienne attachée de presse puis directrice de la communication du conseil général, bénéficie d'un appartement social (de 90 mètres carrés pour 1 150 euros) à ce titre, mais nous avoue s'être parfois "posé la question d'un déménagement

" depuis sa prise de fonctions à l'UMP. En revanche, la directrice générale adjointe du conseil général, Halina Grunda-Hendzel, ex-chef de cabinet de Charles Pasqua lorsqu'il présidait le conseil, est logée en dehors de ce contingent. Elle n'a pas souhaité s'exprimer.

Autre explication : le foncier est rare et cher à Neuilly, comme le rappelle sans cesse la mairie. Les bailleurs en sont donc réduits à acquérir des immeubles anciens du parc privé pour les transformer en HLM. Les locataires en place au moment du rachat ont le droit de rester, même avec des revenus supérieurs aux plafonds, du moment qu'ils s'acquittent d'un surloyer. Cinq adresses HLM de la ville sont concernées. En 2000, par exemple, le bailleur social I3F a acheté à la Caisse nationale d'assurance-vieillesse (Cnav) un ensemble immobilier donnant sur deux rues, au 43, rue de la Ferme et au 125, boulevard du Général-Koenig. Lorsque la transaction a été actée, la plupart des 214 appartements étaient déjà occupés. Il reste encore seize anciens occupants payant un surloyer.

Depuis 2000, 148 nouveaux ménages se sont installés rue de la Ferme et boulevard Koenig, fait-on remarquer chez I3F. La population s'est renouvelée à 70 %, et 20 % des nouveaux habitants bénéficient de l'APL, prestation distribuée aux personnes ayant de faibles revenus. Reste que dans les appartements déclarés sociaux (financés en partie par la mairie, ce qui lui permet d'éviter les pénalités liées à la loi SRU) résident bon nombre d'anciens locataires aisés du secteur privé. Comme ce haut responsable de la télévision publique, originellement locataire du Gan, qui " se tamponne " de voir son appartement figurer dans la liste des logements sociaux de la ville : " Ce ne serait pas normal que pour loger des gens, on en vire d'autres ! " Selon lui, sur la vingtaine d'appartements que compte son immeuble, une moitié est encore occupée par des ex-locataires du privé.

Le maire (UMP) de Neuilly, Louis-Charles Bary, assure au Monde 2 respecter " totalement la loi et les règles d'attribution " : " Nous n'avons jamais donné de logements sociaux à des gens au-dessus des plafonds de ressources. Plafond qui est, au maximum, de 47 000 euros annuels pour un ménage avec enfant. Je le sais puisque quand un logement social appartenant à la ville se libère, ce qui est rare, c'est moi qui l'attribue ! On ne va tout de même pas réunir une commission d'attribution de quatorze personnes pour quelques logements chaque année ! Si les familles déjà installées viennent ensuite à dépasser les plafonds, nous appliquons des surloyers. " Mais en région parisienne, ce supplément de loyer ne comble pas le fossé avec les prix du marché. Insuffisamment dissuasif pour inciter les familles aisées à céder la place.

Certains HLM, remarquons-nous, sont réservés à des clientèles spécifiques et assurément solvables. A Neuilly, 30 % des logements sociaux accueillent des jeunes fonctionnaires (contrôleurs et inspecteurs des impôts) du ministère des finances, des personnes âgées et des handicapés dans des résidences prévues pour eux.

L'élu Vert, Thierry Hubert, nous décrit ce qu'il considère comme autant de stratégies de sélection des bénéficiaires : "On impose aux postulants un critère de cinq années de résidence préalable dans la commune. On ne construit pas n'importe quel type de HLM. On loge en priorité des fonctionnaires de la ville. Et on n'applique pas le plan départemental d'aide au logement des personnes défavorisées, en vertu duquel chaque commune est censée faire un effort en faveur des plus démunis." Ce que reconnaît devant nous le maire d'un simple : "Je n'ai pas les appartements pour les loger."

Bref, poursuit Thierry Hubert, "le premier souci de la mairie n'est pas de mener une politique sociale, de répondre à l'enjeu du logement des personnes sans emploi, des travailleurs précaires, des petits salaires du privé. C'est de ne rien dépenser ! De faire en sorte que les opérations qu'elle est obligée de mener sous la contrainte légale soient rentables. Donc, récemment, ce sont essentiellement des logements PLS, le haut de gamme du HLM, qui ont été livrés. La mairie le justifie en disant qu'avec le prix du foncier, ici, c'est la seule façon d'équilibrer les comptes ".

METTRE "FIN AUX ABUS"  ?

Et elle peut faire ce choix en toute légalité. Car pour prendre sous son aile des catégories socioprofessionnelles diverses, ce qui est sa vocation, le monde HLM propose plusieurs types d'habitations, avec des niveaux de loyer et des critères d'éligibilité très différents : PLAI (prêt locatif aidé d'intégration) réservés aux ménages à faibles ressources, PLUS (prêt locatif à usage social) correspondant au " HLM standard " auquel peuvent prétendre les deux tiers de la population, et enfin PLS (prêt locatif social), plutôt dédiés aux catégories sociales intermédiaires.

Les PLS représentent un peu plus du tiers du logement social à Neuilly, alors que les PLAI sont trois fois moins nombreux. Au 39, rue de Villiers par exemple, un F3 en PLS se loue 660 euros (charges comprises), un F4 de 85 mètres carrés, 960 euros. Logements bon marché pour Neuilly, mais inaccessibles aux ménages à faibles ressources.

Le maire, qui parle plus volontiers de "logements familiaux" que de HLM, confirme volontiers cette préférence pour le haut de gamme. "C'est tout à fait normal. Nous faisons en fonction de la population de Neuilly, à laquelle nous donnons la préférence. L'idée, c'est d'abord de faciliter l'accès au logement des jeunes nés ici qui démarrent."

LES NEUILLÉENS PEUVENT ÊTRE TRANQUILLES

 Comme ces deux locataires du parc social, filles d'un conseiller-maître à la Cour des comptes, ancien conseiller à la présidence de la République. " Avec ce système de gestion, les Neuilléens peuvent être tranquilles, constatent Monique et Michel Pinçon-Charlot, en sortant du vaste bureau du maire. Dans cette ville, ce n'est pas du parc social que pourra venir le danger de la mixité résidentielle. Les HLM reproduisent, un cran en dessous, la structure sociale de Neuilly. "

A tel point que les ménages démunis s'autocensurent, persuadés qu'il ne sert à rien de déposer une demande de logement à Neuilly. "Il y a bien des petites gens à Neuilly, pour servir la soupe des grands, résume, caustique, Michel Laubier, premier adjoint au maire PC de Nanterre et conseiller général des Hauts-de-Seine. Ils nous écrivent, désespérés. Ils nous disent que ça ne sert à rien de demander un logement à Neuilly, et nous en demandent à nous, à Nanterre."

Le 11 décembre 2007, présentant en Meurthe-et-Moselle son plan logement, le président de la République a exigé que de la "transparence" soit "réintroduite" dans les procédures d'attribution des HLM pour mettre "fin aux abus".

Rappelant que 1,5 million de ménages étaient inscrits sur liste d'attente pour accéder à un HLM et que 400 000 logements sociaux étaient occupés par des ménages dépassant les plafonds de ressources, il a plaidé pour que "le logement social joue à nouveau son rôle d'intégration sociale", précisant que "le parc social [devait] accueillir en priorité ceux dont les revenus ne leur permettent pas d'être logés dans des conditions décentes par le libre jeu du marché". Reste maintenant à savoir si la parole du chef de l'Etat sera suivie d'effets dans son fief.

Interrogé par Le Monde 2, David Martinon, porte-parole de l'Elysée et candidat à la mairie de Neuilly, n'a pas souhaité répondre nos questions.

Pascale Krémer
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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 20:07
undefined JUSTICE

Nicolas Sarkozy serait mentionné dans l'affaire "François Rouge"

NOUVELOBS.COM | 20.01.2008 | 19:10

Le juge chargé de l'affaire aurait demandé "d'éclaircir le rôle de l'actuel président de la République, lors de la réouverture du Cercle de jeux Concorde en 2005", un établissement de jeux dans lequel le banquier genevois avait des parts.

Nicolas Sarkozy (Reuters)

Nicolas Sarkozy (Reuters)

Selon le quotidien suisse, La Tribune de Genève, Nicolas Sarkozy pourrait être impliqué dans les affaires de François Rouge, l'ex-président de la Banque de Patrimoines Privés (BPP). 
Le journal affirme que le juge chargé de l'affaire aurait demandé "d'éclaircir le rôle de l'actuel président de la République, lors de la réouverture du Cercle de jeux Concorde en 2005", époque à laquelle il était ministre de l'Intérieur.

"Blanchiment d'argent et association de malfaiteurs"

Le banquier genevois a été arrêté le 26 novembre 2007 dans une affaire de grand banditisme et est poursuivi pour "blanchiment d'argent et association de malfaiteurs". Selon le quotidien suisse, il est soupçonné "d'avoir voulu recourir à des méthodes expéditives pour éliminer l'un des clans corses" auquel il s'était associé pour reprendre le Cercle Concorde, un établissement de jeux parisien rouvert en 2005.
La Tribune de Genève, qui cite l'avocat de François Rouge, révèle que le banquier "aurait été récemment extrait de sa cellule pour s'entendre proposer un deal par l'un des juges : l'éclaircissement sur le rôle de Patrick Devedjian [le secrétaire général de l'UMP, ndlr], et de Nicolas Sarkozy lui-même, en échange d'un statut de témoin repenti, comme en Italie".

"Une seule fois, une heure"

Le journal explique que les enquêteurs auraient été conduits "à s'interroger sur l'étrange bienveillance des pouvoirs publics à l'égard d'un Cercle Concorde autour duquel gravitent tous les caïds corses et marseillais. Sa demande de réouverture a été plusieurs fois refusée jusqu'à l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur en 2005". Et d'ajouter : "L'actuel locataire de l'Elysée aurait prêté l'oreille à ceux qui, dans son entourage, notamment Patrick Devedjian, essayaient de le convaincre de passer outre les réticences de ses services." L'avocat (suisse) de François Rouge, cité par le journal, explique, de son côté, que "(son) client n'a vu Patrick Devedjian qu'une seule fois, une heure."
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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 21:32

Voyage de monsieur Sarkozy en Egypte dans l'aéronef de Bolloré - don en nature ou abus de biens sociaux ?

 

Mercredi 16 Janvier 2008 - 19:41

Le Député-Maire app-PCF de Montreuil (Seine Saint Denis) Jean-Pierre Brard dépose une proposition de loi constitutionnelle pour demander le contrôle des dons en nature ou en espèces aux responsables politiques

 
"Depuis 1990, le législateur s'est efforcé d'assainir les liens entre le monde économique et le monde politique : encadrement du financement des partis politiques, interdiction de certains cumuls de fonctions privées et publiques… Mais reste le problème des dons en nature ou en espèces consentis par des puissances économiques à des responsables politiques. Ces « libéralités » risquent d'influer sur la décision politique dans un sens favorable aux donateurs. De telles pratiques ne sont plus tolérables dans notre Etat de droit, notamment au moment où se prépare une dépénalisation du droit des affaires.

Monsieur Sarkozy ose justifier les largesses de ses amis PDG par les économies qu'elles génèrent pour le contribuable. Que l'impartialité du Président de la République soit entachée, peu lui chaut. La justice traite pourtant fréquemment de semblables cas de figure sous l'angle de l'abus de biens sociaux.
C'est pourquoi je soumets au Parlement une proposition de loi constitutionnelle visant à créer un titre XVII de la Constitution « De la transparence financière de la vie politique » qui instaure une limite aux dons que peuvent recevoir les élus de 50 € par donateur et par an, sous peine de démission d'office et d'inéligibilité.

Dans le même temps, je présente à l'Assemblée une demande de création d'une commission d'enquête relative aux libéralités des milieux d'affaires en direction des responsables politiques et aux mesures d'encadrement nécessaires. Il convient d'éclairer les Français sur l'importance et la nature des dons et avantages consentis par les milieux d'affaires aux élus".

Enfin, j'ai adressé à la Garde des sceaux, madame Rachida Dati, une question écrite relative aux éventuelles suites judiciaires à donner au voyage en Egypte de monsieur Sarkozy dans l'hypothèse d'un abus de biens sociaux.
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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 21:50
undefinedLe nom de Patrick Devedjian ne fait pour le moment qu'apparaître dans l'affaire du Cercle Concorde. Par contre, dans l'édition du 11 novembre 1965 du « petit Varoi » (La Marseillaise) les tribulations de « l'arménien » avec un "ami pour toujours" alimentaient la chronique judiciaire
 
 
« Deux jeunes gens ont tenu la vedette à cette audience. Il s'agit des nommés Devedjian Patrick et Madelin Alain, étudiants à la Faculté de DroUn petit passif judiciaire de Patrick Devedjianit de Paris, à qui le soleil a quelque peu tourné la tête alors qu'ils se trouvaient en vacances sur notre belle Côte d'Azur.

Dans la nuit du 5 au 6 août dernier, M. Voli, maire de la Croix-Valmer, surprenait deux individus qui tentaient de lui dérober de l'essence dans son véhicule. A sa vue, les deux voleurs prenaient la fuite abandonnant un véhicule Simca 1000 immatriculé 73 QT 83. Une embuscade était tendue par la police qui avait été alertée. Quarante-cinq minutes plus tard, on tombait sur les deux hommes qui tentaient de mettre un véhicule en marche.

Si Madelin parvenait à être appréhendé, Devedjian par contre échappait aux poursuites malgré une tentative désespérée de M. Voli.
Mais comme tout a une fin, il était récupéré le lendemain matin dans un état lamentable, les pieds ensanglantés, les vêtements déchirés. Il demanda aux policiers de le ramener sur son bateau ancré à Cavalaire. Ceux-ci ne se firent pas prier pour le raccompagner d'autant plus que la perquisition effectuée sur le bateau devait s'avérer des plus fructueuses. On y trouva des pièces de voitures, un pistolet 6.35 garni de cinq cartouches, et des pièces d'identité appartenant à Mlle Castells Eliane.
Devant le magistrat instructeur, Devedjian niera toute participation aux vols d'essence, Madelin, lui, reconnaît les faits qui lui sont reprochés, et fait entrer dans la danse, à la place de Devedjian, un dénommé Gérard.

L'enquête déterminera bien vite tous les vols commis par les deux tristes sires : vol d'une Simca 1000 à St-Cyr le 2 août 1965, à Laréol le 19 juillet vol d'un moteur de bateau, le 23 juillet vol à Villefranche-Laranguais de pièces d'identité, à la Croix-Valmer le 6 août d'avoir fait usage de fausses plaques d'immatriculation et enfin à Cavalaire également le 6 août de détenir illégalement un pistolet 6.35. On possède pourtant de bons renseignements sur eux. La peine de prison avec sursis et les trois ans de mise à l'épreuve leur donneront peut-être matière à réfléchir. »
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Published by valenton rouge - dans Neuilly et le 9.2
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