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  94430 Chennevières-sur-marne
 Téléphone : 01.49.62.04.45
 Fax : 01.45.76.13.17
 verrier.ouahmane@wanadoo.fr





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Découvrez la playlist valentonrouge avec Francesca Solleville

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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 19:32

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http://pcf-paris14.over-blog.org/article-qui-veut-noyer-son-chien-66590284.html

 

 

Après la mise en cause précipitée des fonctionnaires et magistrats par les ministres de la Justice et de l’Intérieur, le Syndicat de la magistrature réplique en démontrant que la Chancellerie disposait depuis des mois d’informations précises sur le manque de personnels à Nantes, sans jamais réagir... Alors, à qui la « faute » ?

Dans un communiqué de presse commun daté du 31 janvier, le garde des Sceaux et le ministre de l’Intérieur ont choisi, sur la base de pré-rapports d’inspection rédigés en quelques jours, de clouer au pilori les professionnels de la justice et de la police qui ont eu à traiter de la situation pénale d’un homme soupçonné d’avoir enlevé et tué une jeune fille de 18 ans.

Ainsi, « une défaillance de la chaîne pénale » aurait été révélée, et « les sanctions qui s’imposent au regard des fautes seront demandées ».

Ces velléités de lynchage, fondées sur des éléments extrêmement parcellaires, témoignent d’une véritable duplicité du pouvoir exécutif, qui choisit de désigner ses personnels à la vindicte plutôt que de s’interroger sur ses responsabilités pourtant évidentes.

Passons sur l’invraisemblable démagogie qui consiste à faire croire que la carence dans la prise en charge d’une mise à l’épreuve prononcée pour un outrage à magistrat puisse avoir un lien déterminant avec la commission d’un crime aussi grave, et intéressons-nous aux faits.

D’après les ministres, les « fautes » des personnels découleraient de l’absence de prise en charge de certaines mesures de milieu ouvert par les juges de l’application des peines de Nantes et le service pénitentiaire d’insertion et de probation.

Il s’avère pourtant que :

  • Par des rapports des 19 janvier et 22 octobre 2010, les juges de l’application des peines du tribunal de Nantes ont averti leur hiérarchie que l’absence, depuis un an, d’un quatrième juge de l’application des peines les obligeait à effectuer des choix de priorités. Ils indiquaient : « Notre situation est à ce jour extrêmement préoccupante. Nous sommes inquiets », et concluaient : « Ce choix, fait après mûre réflexion, induit inévitablement une insatisfaction professionnelle. Il nous semble être un leurre de croire et de faire croire que nous pouvons à trois gérer de façon consciencieuse et responsable l’intégralité des mesures relevant du service de l’application des peines de Nantes. Nous souhaitons ardemment que cette situation cesse le plus rapidement possible ».
  • Par courrier du 24 mai 2010 adressé aux magistrats de Nantes, le directeur du Service pénitentiaire d’insertion et de probation avait fait savoir que, compte tenu du manque criant d’effectifs, il n’était pas en mesure de traiter l’ensemble des dossiers qui lui étaient affectés.

Les sonnettes d’alarme étaient donc tirées depuis plusieurs mois.

Mais surtout, le Syndicat de la magistrature est en mesure de révéler que les difficultés insurmontables rencontrées par les services de la justice en Loire-Atlantique étaient connues au plus haut niveau, et qu’aucune réponse sérieuse n’avait pourtant été apportée avant le drame.

Ainsi :

  • Dans un courrier du 15 décembre 2010, le directeur interrégional de l’administration pénitentiaire de Rennes a confirmé l’état préoccupant de sous-effectif des services dont il avait la charge, auquel se sont ajoutées, par l’effet de la loi pénitentiaire, « de nouvelles missions et compétences ». Il a très clairement mis en cause « les difficultés en matière de ressources humaines au sein du ministère de la Justice (qui) nous imposent d’opérer des choix en matière de répartition des effectifs ».
  • Mais surtout, dans un mail daté du 4 novembre 2010, le premier président de la Cour d’appel de Rennes a répondu que, « malgré de multiples rapports et mises en garde » de sa part, la Chancellerie avait décidé de ne pas pourvoir le poste manquant de juge de l’application des peines de Nantes, qu’il n’était dès lors « pas illégitime que les magistrats établissent des priorités de traitement des affaires », et que « leurs choix n’étaient pas inopportuns ».
  • Enfin, dans un courrier daté du 27 janvier 2011, soit postérieurement au drame, le nouveau premier président de la Cour d’appel de Rennes a décidé d’affecter un juge placé au service de l’application des peines de Nantes du 1er avril au 1er septembre 2010, preuve que la question des moyens alloués aux services est non seulement cruciale mais susceptible d’être rapidement prise en compte.

Ces trois courriers démontrent, sans contestation possible, que le ministère de la Justice porte l’entière responsabilité de l’absence de prise en charge de la situation de la personne soupçonnée.

Le Syndicat de la magistrature est déterminé à faire reconnaître, par tous les moyens, les « fautes » de l’administration centrale et des pouvoirs publics qui ont contribué à la situation nantaise.

Il exige que soient rendus publics les « multiples rapports et mises en garde » adressés au ministère de la Justice par le premier président de a Cour d’appel de Rennes, et que le garde des Sceaux indique très rapidement les mesures concrètes qui ont été prises, avant le drame, pour remédier à la situation critique des services d’application des peines et d’insertion de Nantes.

Plus largement, il est impératif, pour le Syndicat de la magistrature, que toute la lumière soit faite sur les « fautes » lourdes qui ont été commises dans l’affectation des moyens permettant de prendre en charge les personnes sous main de justice. Ces « fautes » sont indubitablement celles des gardes des Sceaux successifs qui n’ont pas permis, depuis des années, à la justice de fonctionner normalement.

Les magistrats ne seront pas les boucs émissaires d’un système qui porte le nom de RGPP (« Révision générale des politiques publiques ») et qui consiste à sacrifier le service public, la justice et les justiciables.

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 21:16

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Ne ratez pas la liste des activités familiales du clan socialiste

 

Ben Ali

 

Ordonnance
instituant des mesures à l’encontre de certaines personnes
originaires de la Tunisie
du 19 janvier 2011
Le Conseil fédéral suisse,
vu l’art. 184 al. 3 de la Constitution1,
arrête:
Section 1 Mesures de coercition
Art. 1 Gel des avoirs et des ressources économiques
1 Les avoirs et les ressources économiques appartenant à ou sous contrôle des personnes
physiques, entreprises et entités citées dans l’annexe sont gelés.
2 La Direction du droit international public (DDIP) du Département fédéral des
affaires étrangères (DFAE) peut, exceptionnellement, après avoir consulté les services
compétents du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) et du Département fédéral
des finances, autoriser des versements prélevés sur des comptes bloqués, des transferts
de biens en capital gelés et le déblocage de ressources économiques gelées afin
de protéger des intérêts suisses ou de prévenir des cas de rigueur.
Art. 2 Définitions
Au sens de la présente ordonnance, on entend par:
a. avoirs: tous les actifs financiers, y compris le numéraire, les chèques, les
créances monétaires, les lettres de change, les mandats ou autres moyens de
paiement, les dépôts, les créances et reconnaissances de dette, les titres et titres
de dette, les certificats de titres, les obligations, les titres de créances, les
options, les lettres de gage, les dérivés; les recettes d’intérêts, les dividendes
ou autres revenus ou plus-values engendrés par des biens en capital; les crédits,
les droits à des compensations, les cautions, les garanties d’exécution
de contrats ou autres engagements financiers; les accréditifs, les connaissements,
les contrats d’assurance, les documents de titrisation de parts à des
fonds ou à d’autres ressources financières et tout autre instrument de financement
des exportations;
b. gel des avoirs: le fait d’empêcher toute action permettant la gestion ou
l’utilisation des avoirs, à l’exception des actions administratives normales
effectuées par des instituts financiers;
RS 946.231.175.8
1 RS 101
Mesures à l’encontre de certaines personnes originaires de Tunisie RO 2011
2
c. ressources économiques: les valeurs de quelque nature que ce soit, corporelles
ou incorporelles, mobilières ou immobilières, en particulier les immeubles
et les biens de luxe, à l’exception des avoirs au sens de la let. a;
d. gel des ressources économiques: toute action visant à empêcher leur utilisation
afin d’obtenir des avoirs, des biens ou des services de quelque manière
que ce soit, y compris par leur vente, leur location ou leur hypothèque.
Section 2 Exécution
Art. 3 Exécution
Sur instruction de la DDIP, les autorités compétentes prennent les mesures nécessaires
au gel des ressources économiques, par exemple la mention d’un blocage du
registre foncier ou la saisie ou la mise sous scellé de biens de luxe.
Art. 4 Déclaration obligatoire
1 Les personnes ou les institutions qui détiennent ou gèrent des avoirs ou qui ont
connaissance de ressources économiques dont il faut admettre qu’ils tombent sous le
coup du gel des avoirs prévu à l’art. 1 al. 1 doivent le déclarer sans délai à la DDIP.
2 La déclaration doit mentionner le nom du bénéficiaire, l’objet et la valeur des
avoirs et des ressources économiques gelés.
Section 3 Dispositions pénales
Art. 5
1 Quiconque, intentionnellement ou par négligence, dispose d’avoirs ou de ressources
économiques au sens de l’art. 1, al. 1, ou les transfère à l’étranger est puni d’une
amende de dix fois au plus la valeur de ces avoirs ou ressources économiques.
2 Quiconque, intentionnellement ou par négligence, viole l’obligation de déclarer est
puni d’une amende de 20 000 francs au plus.
3 La loi fédérale du 22 mars 1974 sur le droit pénal administratif2 est applicable. Le
Département fédéral des finances est chargé de la poursuite et du jugement en cas
d’infraction.
2 RS 313.0
Mesures à l’encontre de certaines personnes originaires de la Tunisie RO 2011
3
Section 4 Dispositions finales
Art. 6 Modification de l’annexe
Le DFAE peut adapter l’annexe de la présente ordonnance.
Art. 7 Entrée en vigueur
La présente ordonnance entre en vigueur le 19 janvier 2011 et a effet jusqu’au
18 janvier 20143.
19 janvier 2011 Au nom du Conseil fédéral suisse:
La présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey
La chancelière de la Confédération, Corina Casanova
3 La présente ordonnance a été publiée le 19 janv. 2011 selon la procédure extraordinaire
(art. 7 al. 3 LPubl; RS 170.512).
Mesures à l’encontre de certaines personnes originaires de Tunisie RO 2011
4
Annexe
(art. 1 al. 1)
Personnes physiques, entreprises et entités soumises
aux mesures prévues à l’art. 1


Famille Ben Ali
Zine el-Abidine Ben Ali, né en 1936.
1) époux (1964 – 1988) de Naïma Kéfi, fille du général Kéfi, ex-patron de Ben Ali.


Enfants:


Ghazoua Ben Ali, médecin, mariée à l’homme d’affaires Slim Zarrouk (vente
d’entreprises étatiques privatisées); secteur du plastic; agence de publicité HAVAS Tunisie.


Dorsaf Ben Ali, médecin, mariée à Slim Chiboub (président du Comité national
olympique tunisien, homme d’affaires); commerce international; partenaire de Aziz Miled dans la Marina de Gammarth; représentant du bouquet Canal + à Tunis commercialisé dès octobre 2010.


Cyrine Ben Ali, mariée en 1996 à l’homme d’affaires Marouane Mabrouk. Présidente et fondatrice de l’Association «Salama», soutien aux enfants hospitalisés.


2) puis époux (dès 1992) de Leila Trabelsi, présidente de l’association «Besma» pour l’emploi des handicapés; présidente de l’Association «Saïda» de lutte contre le cancer.


Enfants:


Nesrine Ben Ali, née en 1986 à Bruxelles et mariée en 2004 à Mohamed Sakhr El Materi, fils de l’officier Moncef El Materi condamné à mort puis gracié à la suite d’un complot avorté contre le président Bourguiba en 1962; possède une revue «Nos enfants» et a créé, en été 2010, l’association caritative «Rahma».


Halima Ben Ali (1992) fiancée à Mehdi Ben Gaie, depuis peu PDG de STAFIM
Peugeot et fils de Ridh Gaied, administrateur à l’Amen Bank, PDG de SPIPA «la Pâtissière» Mohamed Zine el-Abidine Ben Ali (2005).


Kais Ben Ali, frère aîné du Président; free-shops, alcools, à Sousse et Monastir.


Djalila Ben Ali, soeur du Président; restauration, immobilier.


Hayet Ben Ali, soeur du Président.


Moncef Ben Ali, frère du Président, décédé.


Sofiane Ben Ali, fils de Moncef, époux d’une des filles de Hédi Jilani.


Mesures à l’encontre de certaines personnes originaires de la Tunisie RO 2011


5
Famille Trabelsi


Leila Trabelsi, épouse du Président; Associations caritatives «Besma» (handicapés) et «Saïda» (lutte contre le cancer).


Belhassen Trabelsi (1963), frère de Leïla, marié à l’une des filles de Hédi Jilani.
Compagnies aériennes et hôtels Karthago, Nouvelair, Tunisia Airport Services;
Radio privée «Mosaïque», TV chaîne «Carthage»; distribution de matériel informatique,


immobilier. Rachat de la Banque de Tunisie (BT).
Délocalisation d’une partie de son groupe à Charm El Cheikh en Egypte.


Mourad Trabelsi, frère de Leïla, président du Club de volley-ball de Sidi Bou Said.


Mehdi Trabelsi, fils de Belhassen, représentant de Lacoste.


Imed Trabelsi, neveu de Leïla, fils de Mohamed Naceur, décédé.
Bricorama
Maire de La Goulette.
Association caritative «Noor» (malvoyants).


Samira Trabelsi, soeur de Leïla, épouse de Montassar Meherzi.


Famille El Materi


Moncef El Materi, PDG de Adwya (groupe pharma), président du Conseil
d’administration de Nestlé.


Tahar El Materi, frère de Moncef.
Mohamed Sakhr El Materi (1980), à la tête du groupe «Princesse El Materi Holding», présent dans le commerce automobile (VW, Audi, Renault Truck, Porsche),la presse (Groupe Dar Assabah, Zitouna FM), l’immobilier, le tourisme de croisière(Goulette Shipping Cruise), les finances (Banque Zitouna) et l’agriculture.
Député au parlement
Association «Dar El Materi» assure le logement et le soutien psychologique aux
cancéreux nécessiteux.


Famille Mabrouk, héritiers d’une tradition industrielle et financière


Marouane Mabrouk,


Mohamed Ali Mabrouk, frère de Marouane


Ismaïl Mabrouk, frère de Marouane

Alimentaire (Monoprix, Géant, Sotubi, Sotuchoc,), automobiles (société Italcar et le Moteur qui représentent Alfa Roméo, Lancia, Fiat, Iveco, Mercedes, Hyundai),finance (Assurances GAT, Banque BIAT), communication (Orange Tunisie, PlanèteTunisie), tourisme (Tunisian Travel Services, Fly International Airways).


Mesures à l’encontre de certaines personnes originaires de Tunisie RO 2011


6
Famille Chiboub


Slim Chiboub (1959), époux d’une fille du Président.


Afif Chiboub, frère de Slim «spécialisé dans les commissions sur les grands marchés d’Etat».


Famille Abdallah (proche des Trabelsi)


Alya Abdallah, femme de l’ex-MAE.


Abdelwahab Abdallah, finance (PDG de la Banque de Tunisie).


Famille Jilani


Hédi Jilani (1948), président de l’UTICA, Lee Cooper International.


Famille Guiga


Driss Guiga (1929), ancien ministre de la santé, de l’éducation et de l’intérieur.


Kais Guiga, homme d’affaires promoteur de la Marian Cap 3000 à Bizerte.


Autres


Taoufik Chaïbi, PDG du groupe Ulysse Trading & Industrial Company (UTIC).
Trois pôle d’activité:Emballage, tourisme (Ulysse Djerba), distribution (Carrefour,Champion).


Oncle de Slim Chiboub, gendre du Président.
Groupe Amen, fondé au début du siècle par Brahim Ben Yedder, a été développé par ses fils Béchir Ben Yedder et Rachid Ben Yedder
Finance (Amen Bank, Amen Invest), Assurances (Comar et Hayett), santé (Clinique El Amen, Clinique la Marsa), agroalimentaire (café, huilerie, négoce), hôtellerie (hôtel Magestic, hôtel Dar Saïd et le restaurant Dar Zarrouk à Sidi Bou Said, hôtel Palace au centre ville), Biens d’équipement (Parenin concessionnaire de Caterpillar, Atlas Copco et John Deere).


Bassam Loukil, concessionnaire de Citroën, Mazda.


Mohamed Ben Jemâa, concessionnaire de BMW.


Moncef Mzabi, concessionnaire de Renault, Nissan.
Aziz Miled, associé de Belhassen Trabelsi (Nouvelair, TTS, Karthago), président de Laico Hotels Management Cpy, CIPA, Marina de Gammarth.

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 13:21

Jacques-Marie Bourget

 

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OPINION :


Gaza arrive à s’informer et la prestation de notre ministre proposant l’aide de nos CRS à Ben Ali a vraiment convaincu les gazaouis que cette femme était leur amie.


Qu’ils sont polis nos gentils journalistes de l’actualité internationale nourris au lait du Quai d’Orsay, où l’herbe est si verte.

Pour expliquer que, tel un Bush, MAM a été visée par des jets de godasses lors de son passage à Ramallah, il ont dit et écrit que cette colère cordonnière (la plus infamante dans le monde arabe), était le résultat d’un mauvais traitement de texte… Certains médias israéliens ayant mis dans la bouche purpurine de notre merveilleuse ministre des paroles en réalité tenues par le père du soldat Chalit, un franco-israélien retenu prisonnier par le Hamas depuis quatre ans. En injustes représailles, ces imbéciles de Palestiniens, qui ne savent ni lire ni écrire, ont donc lancé des tongs vers MAM qui a bien failli gâter son écharpe. Un précédent. En février 2000 le bon Lionel s’en va critiquer le Hezbollah devant des étudiants palestiniens : il s’enfuit sous les pierres. Comme quoi la misère socialiste peut toucher une immense gaulliste aussi que la Bécassine de Saint-Jean-de-Luz.

En réalité ceux qui ont manifesté contre MAM avaient bien plus en tête ce qu’il y a, justement, dans la tête de MAM… C’est-à-dire les idées les plus défavorables au sort des Arabes en général, à celui des Palestiniens en particulier. Même privée de tout, Gaza arrive à s’informer et la prestation de notre ministre proposant l’aide de nos CRS à Ben Ali a vraiment convaincu les gazaouis que cette femme était leur amie. Déjà que tout ce petit monde a un vieux contentieux avec cette étrangère aux affaires. Présent parmi les lanceurs de savates, Nabil Horthy, un habitué du Centre culturel français, n’a pas été poussé-là par le poids des mots, celui d’une traduction mal faite : « Depuis un an nous savons que madame Alliot-Marie a demandé à tous les juges de France de condamner tous ceux qui appellent au boycott des produits israéliens. Nous savons aussi qu’elle se passionne pour le cas Chalit alors qu’elle se moque du sort de Salah Hamouri, franco-palestinien lui aussi, emprisonné à tort par Israël…Croyez-vous que nous puissions la recevoir en amie ? ».

Heureusement que MAM a oublié de proposer l’aide de ses CRS à l’armée israélienne, là, ce n’aurait plus été des tongs, mais ces godillots qu’elle aime tant. En politique étrangère, est-il raisonnable de, laisser MAM y faire ?

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 13:02

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http://www.medelu.org/spip.php?article713

 

Une dictature, la Tunisie ? L’Egypte, une dictature ? En voyant les médias se gargariser maintenant du mot "dictature" appliqué à la Tunisie de Ben Ali et à l’Egypte de Moubarak, les Français ont dû se demander s’ils avaient bien entendu ou bien lu. Ces mêmes médias et ces mêmes journalistes n’avaient-ils pas, durant des décennies, martelé que ces deux "pays amis" étaient des "Etats modérés" ? Le vilain mot de "dictature", dans le monde arabo-musulman, n’était-il pas exclusivement réservé (après la destruction de l’ "effroyable tyrannie" de Saddam Hussein en Irak) au seul régime iranien ? Comment ? Il y avait donc d’autres dictatures dans cette région ? Et nos médias, dans notre exemplaire démocratie, nous l’auraient-ils caché ?

Voilà, en tout cas, un premier dessillement que nous devons au peuple révolté de Tunis. Sa prodigieuse victoire a libéré les Européens de la "rhétorique d’hypocrisie et de dissimulation" en vigueur dans nos chancelleries et nos médias. Contraints de mettre bas les masques, ceux-ci font semblant de découvrir ce que nous savions depuis longtemps [1], que les "dictatures amies" ne sont que cela : des régimes d’oppression. En la matière, les médias n’ont fait que suivre la "ligne officielle" : fermer les yeux ou regarder ailleurs confirmant l’idée que la presse n’est libre qu’envers les faibles et les gens isolés. Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas eu l’aplomb d’affirmer, à propos du système mafieux du clan Ben Ali-Trabelsi, qu’en Tunisie, "il y avait une désespérance, une souffrance, un sentiment d’étouffement dont, il nous faut le reconnaître, nous n’avions pas pris la juste mesure" ?

"Nous n’avions pas pris la juste mesure..." En 23 ans... Malgré la présence sur place de services diplomatiques plus prolifiques que ceux de n’importe quel autre pays du monde... Malgré la collaboration dans tous les domaines de la sécurité (police, gendarmerie, renseignement...). Malgré les séjours réguliers de hauts responsables politiques et médiatiques qui y ont établi, de façon décomplexée, leur lieu de villégiature [2]... Malgré la présence en France de dirigeants exilés de l’opposition tunisienne maintenus à l’écart, comme des pestiférés, par les autorités françaises et quasiment interdits d’accès, pendant des décennies, aux grands médias... Ruine de la démocratie.

En vérité, ces régimes autoritaires ont été (et continuent d’être) complaisamment protégés par les démocraties européennes au mépris de leurs propres valeurs et au prétexte qu’ils constituaient des remparts contre l’islamisme radical [3]. Le même argument cynique utilisé, à l’époque de la guerre froide, par l’Occident pour soutenir des dictatures militaires en Europe (Espagne, Portugal, Grèce, Turquie) et en Amérique latine, en prétendant empêcher ainsi l’arrivée du communisme au pouvoir.

Quelle formidable leçon donnent les sociétés arabes révoltées à ceux qui, en Europe, ne les décrivaient qu’en termes manichéens : soit des masses dociles soumises à des satrapes orientaux corrompus, soit des foules hystériques possédées par le fanatisme religieux. Or voilà qu’elles surgissent soudain, sur les écrans de nos ordinateurs ou de nos téléviseurs (cf. l’admirable travail d’Al-Jazeera), préoccupées de progrès social, aucunement obsédées par la question religieuse, assoiffées de liberté, excédées par la corruption, détestant les inégalités et réclamant la démocratie pour tous, sans exclusives.

Loin des caricatures binaires, ces peuples ne constituent nullement une sorte d’ "exception arabe" mais apparaissent semblables, dans leurs aspirations politiques, au reste des sociétés urbaines modernes éclairées. Le tiers des Tunisiens et presqu’un quart des Egyptiens naviguent régulièrement sur Internet. Comme l’affirme Moulay Hicham El Alaoui : "Les nouveaux mouvements ne sont plus marqués par les anciens antagonismes comme l’anti-impérialisme, l’anti-colonialisme ou l’anti-sécularisme. Les manifestations de Tunis et du Caire ont été dépourvues de tout symbolisme religieux. C’est une rupture générationnelle qui réfute la thèse de l’exceptionnalisme arabe. De plus, ce sont les nouvelles technologies de communication de l’Internet qui animent ces mouvements. Ceux-ci proposent une nouvelle version de la société civile où le refus de l’autoritarisme va de pair avec le rejet de la corruption [4]."

Grâce notamment aux réseaux sociaux numériques, les sociétés, aussi bien en Tunisie qu’en Egypte, se sont mobilisées à très grande vitesse et ont pu bousculer les pouvoirs en un temps record. Avant même que les mouvements aient eu l’occasion de "mûrir" et de favoriser l’émergence en leur sein de dirigeants nouveaux. C’est une des rares fois où, sans leader, sans organisation dirigeante et sans programme, la simple dynamique de l’exaspération des masses a suffi à faire triompher une révolution.

C’est un instant fragile, et des puissances travaillent sans doute déjà, notamment en Égypte, à faire en sorte que "tout change pour que rien ne change", selon le vieil adage du Guépard. Ces peuples qui conquièrent leurs libertés doivent garder à l’esprit l’avertissement de Balzac : "On tuera la presse comme on tue un peuple, en lui donnant la liberté [5]." Les "démocraties de surveillance" sont infiniment plus habiles à domestiquer, en toute légitimité, un peuple que les anciennes dictatures. Mais cela ne justifie en rien le maintien de celles-ci. Ni ne doit ternir l’ardeur de mettre à bas une tyrannie.

L’effondrement de la dictature tunisienne a été si rapide que les autres peuples maghrébins et arabes en ont conclu que ces autocraties - parmi les plus anciennes du monde - étaient en réalité profondément vermoulues, et n’étaient donc que des "tigres en papier". La démonstration s’est encore vérifiée en Egypte.

D’où cette impressionnante levée des peuples arabes qui fait inévitablement penser à la grande floraison des révolutions à travers l’Europe de 1848, en Jordanie, au Yémen, en Algérie, en Syrie, en Arabie Saoudite, au Soudan et au Maroc.

Dans ce dernier pays, une monarchie absolue où le résultat des "élections" (toujours truquées) reste déterminé par le souverain qui désigne selon son bon vouloir les ministres dits « de souveraineté », quelques dizaines de familles proches du trône continuent d’accaparer les principales richesses [6]. Les câbles diffusés par WikiLeaks ont révélé que la corruption y atteignait des niveaux d’indécence faramineux, plus élevés que dans la Tunisie de Ben Ali, et que les réseaux mafieux conduisaient toujours au Palais. Un pays où la pratique de la torture est généralisée et le bâillonnement de la presse constant.

Pourtant, comme la Tunisie de Ben Ali, cette "dictature amie" bénéficie d’une très grande indulgence, dans nos médias et chez la plupart de nos responsables politiques [7]. Ceux-ci minimisent les signes qui montrent le début d’une "contagion" de la révolte. Déjà quatre personnes s’y sont immolées par le feu. Des manifestations de solidarité avec les révoltés de Tunisie et d’Egypte ont eu lieu à Tanger, à Fez et à Rabat [8]. Saisies de crainte, les autorités ont préventivement décidé de subventionner les denrées de première nécessité pour éviter des "révoltes du pain". D’importants contingents de troupes auraient été retirées du Sahara Occidental et acheminées à la hâte vers Rabat et Casablanca. Le roi Mohammed VI et quelques collaborateurs se seraient spécialement déplacés en France, le week-end du 29 janvier, pour consulter des experts en matière de maintien de l’ordre du ministère français de l’Intérieur [9].

Même si les autorités démentent ces deux dernières informations, il est clair que la société marocaine suit avec exaltation les événements de Tunisie et d’Egypte. Prête à rejoindre l’élan de ferveur révolutionnaire pour briser enfin le carcan féodal. Et à demander des comptes à tous ceux qui, en Europe, pendant des décennies, furent les complices des "dictatures amies".

 



Notes

[1]  Lire, par exemple, Jacqueline Boucher, "La société tunisienne privée de parole", et Ignacio Ramonet, "Main de fer en Tunisie", Le Monde diplomatique, respectivement février 1996 et juillet 1996.

[2]  Alors que Mohammed Bouazizi s’était immolé par le feu dès le 17 décembre 2010, que l’insurrection gagnait l’ensemble du pays et que des dizaines de Tunisiens révoltés continuaient de tomber sous les balles de la répression bénaliste, le maire de Paris, Bertrand Delanoé, et la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, trouvaient parfaitement normal d’aller fêter allégrement le réveillon en Tunisie.

[3]  En même temps, et sans apparemment mesurer la contradiction, Washington et ses alliés européens soutiennent le régime théocratique et tyrannique de l’Arabie Saoudite, principal foyer officiel de l’islamisme le plus obscurantiste et le plus expansionniste.

[4]  http://www.medelu.org/spip.php ?article710

[5]  Honoré de Balzac, Monographie de la presse parisienne, Paris, 1843.

[6]  Lire Ignacio Ramonet, "La poudrière Maroc", Mémoire des luttes, septembre 2008.
http://www.medelu.org/spip.php ?article111

[7]  De Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, en passant par Dominique Strauss-Kahn qui possède un "ryad" à Marrakech, des dirigeants politiques français n’ont eu aucun scrupule à séjourner dans cette "dictature amie" durant les récentes vacances de fin d’année.

[8]  El País, 30 janvier 2011
http://www.elpais.com/../Manifestaciones/Tanger/Rabat

[9]  Lire País, 30 janvier 2011 http://www.elpais.com/..Mohamed/VI/va/vacaciones..
et Pierre Haski, "Le discret voyage du roi du Maroc dans son château de l’Oise", Rue89, 29 janvier 2011.
http://www.rue89.com/..le-roi-du-maroc-en-voyage-discret...188096

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 17:10

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Michèle Alliot-Marie avait proposé le « savoir-faire » de la France pour le maintien de l'ordre en Tunisie. En Egypte, c'est une formation à la « gestion des foules et des grands événements » qui a été dispensée à la mi-octobre par deux policiers français à leurs homologues égyptiens.

L'annonce de cette petite formation figure toujours sur le site de l'Ambassade de France au Caire, plus discret sur le soulèvement du peuple égyptien, comme le montre la capture d'écran ci-dessous.

L'organisation des services d'ordre et de rétablissement de l'ordre était au programme de la formation dispensée au Caire, au profit de vingt officiers des services d'ordre public et de la sécurité d'Etat égyptiens, par deux officiers de police français.

Egalement au programme de la formation : l'examen de cas pratiques et les règles déontologiques.

C'est le Caire qui avait vu dans la France l'interlocuteur opportun pour lui enseigner « la gestion des foules et des grands événements ». Cette petite information prend un relief particulier lorsque l'on constate que les affrontements entre force de sécurité et manifestants ont fait environ 100 de morts sur le sol égyptien.

Contacté ce samedi, le cabinet, place Beauvau, a promis de revenir vers Rue89 pour donner de plus amples informations sur ces programmes de coopération en matière de sécurité intérieure.

Ceux-ci sont désormais mieux connus, depuis que Michèle Alliot-Marie avait proposé les services de la France le 11 janvier au régime de Ben Ali qui vivait alors ses dernières heures et qui avait fait plusieurs morts. (Voir la vidéo)

 

 

 

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 19:34

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Pour lire cet article sur le site de Médiapart


Le ministre de l’éducation nationale, Luc Chatel, l’a annoncé ce matin du 25 janvier : les chefs d’établissement bénéficieront de rémunérations variables selon leurs performances, « comme cela existe dans l’immense majorité des entreprises de notre pays ». La prime pourra atteindre 6.000 euros tous les trois ans. « C’est un système éducatif moderne qui se fixe des objectifs et qui cherche à améliorer ses performances », a-t-il précisé à l’antenne de France Info. La mesure est le résultat de 14 mois de discussions sur la rémunération, le statut et les conditions de travail des principaux et proviseurs, selon le SNPDEN, assis à la table des négociations avec le Sgen-FSU et I&D (Indépendance et direction).

Peu avant Noël, les recteurs s’étaient vu attribuer une rémunération annuelle au montant modulable. Leur prime de 19.000 euros fixes a été revue à la hausse, pouvant atteindre désormais 22.000 euros selon leurs résultats. Les syndicats avaient dénoncé une somme indécente, le gouvernement évoquait alors un simple rattrapage par rapport à d’autres fonctions de la Fonction publique. Les 6.000 euros de gratification perçus tous les trois ans par les chefs d’établissement font aussi grincer des dents.

De part et d’autre, la prime interroge. S’agit-il de reconquérir des cadres de plus en plus contestataires ou de diviser les équipes pour faire taire les contestations ? Car les chefs d’établissement n’ont pas dissimulé leur opposition aux suppressions de postes et à la réforme de la formation des enseignants (lire ici notre article). Ils se rangeaient alors avec les professeurs pour dénoncer une « casse de l’école ». Mais qu’ils perçoivent maintenant des primes pour bons et loyaux services, la pilule a parfois du mal à passer.

Et Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du SNES-FSU, le principal syndicat d’enseignants de l’enseignement secondaire, de s’insurger : « Dans un contexte difficile où les relations entre chefs d’établissement et équipes pédagogiques sont dégradées, c’est soit une revalorisation pour tous, soit rien. Par principe, nous sommes contre les primes, elles clivent les personnels, séparent les corps entre eux. Cette prime est vécue comme un moyen de pression supplémentaire sur les profs. Les principaux et proviseurs les plus zélés, ceux qui appliqueront le mieux les réformes seront récompensés. »

Riposte de Michel Richard, du SNPDEN (syndicat national des personnels de direction de l’éducation nationale), le syndicat majoritaire parmi les chefs d’établissement : « Les enseignants ne refusent pas non plus leurs améliorations de traitement, quand ils font des heures sup, deviennent tuteurs ou mènent des actions pour l’accès à la culture. Le système des primes peut certes être dénoncé, il faudrait augmenter la base des salaires, mais c’est faire insulte aux chefs d’établissement que de penser qu’on les achète avec une prime. » Le syndicaliste ne voit pas « où est le problème », et se justifie : « Dans l’école de la République, on a toujours voulu valorisé le mérite et l’excellence, c’est un signe de reconnaissance de l’institution. »

Une évaluation existe déjà

Sur quels critères cette reconnaissance sera-t-elle distribuée ? Les détails seront fixés lors des négociations avec les syndicats de chefs d’établissement dans les semaines à venir. Luc Chatel a d’ores et déjà donné quelques pistes : « Je pense à la politique de projet pédagogique d’un établissement qui doit être partagée, je pense aux performances, aux résultats scolaires d’un établissement par rapport aux prévisions qui ont été faites, je pense à la capacité d’intégrer des élèves en grande difficulté, c’est ça qui nous intéresse. »

Mais la suppression des postes d’EVS et AVS (emplois ou auxiliaires de vie scolaire), chargés de la scolarisation des enfants en situation de handicap, éloigne de l’objectif d’intégration les chefs d’établissement ayant en ligne de mire la fameuse prime. Quant aux résultats scolaires des élèves, « on ne choisit ni ses profs ni ses élèves », lance Michel Richard. Les bonnes notes ne sont pas exclusivement du ressort des principaux et proviseurs mais, désormais intéressés par une rémunération, ils pourraient être tentés d’intervenir dessus. Frédérique Rolet, du SNES-FSU, explique : « Cela dépend des politiques d’établissement et de recrutement des élèves mais les moyens artificiels pour gonfler les résultats sont bien connus : les redoublements sont limités sans vérifier si les élèves ont acquis les compétences nécessaires au passage dans la classe supérieure. Le problème des indicateurs de performance, c’est qu’ils peuvent conduire à des comportements contraires à ce qu’est l’éducation nationale. Les personnels d’encadrement ont de plus en plus de difficultés à faire fonctionner les collèges et lycées, la prime est un moyen de les remotiver mais ce n’est pas la bonne mesure. »

Le SNPDEN se dit conscient du problème : « Se donner des outils pour mesurer les actions menées n’est pas en soi critiquable. Néanmoins, il faudra être vigilant pour éviter une dérive que nous dénonçons : celle du pilotage non plus par mais pour les indicateurs, en cherchant artificiellement des résultats qui seront à l’avance bons », développe Michel Richard, secrétaire général adjoint. Les critères d’évaluation devront accorder « peu de place à la subjectivité » mais sans toutefois se baser exclusivement sur des « résultats chiffrés, quantifiables ». Le SNPDEN souhaite que soient pris en compte « le climat dans l’établissement, la qualité des relations entre les personnels et la direction, l’évolution de l’absentéisme ». Il entend suivre le dossier de près : « Nous demandons que les critères soient transparents avec une possibilité de recours si les chefs d’établissement s’estiment mal jugés ou qu’on leur impute des facteurs exogènes ne traduisant pas un manque d’investissement. »

Une évaluation des chefs d’établissement existe déjà. En prenant possession d’un nouveau poste, principaux et proviseur doivent faire un diagnostic de l’établissement, qu’ils envoient à l’inspecteur et au recteur. Ils reçoivent en retour leur lettre de mission, listant les objectifs pour l’établissement. « Dès lors que le credo est la réussite et le bien-être des élèves, on voit de manière évidente là où ça pèche et ce qu’il faut faire. L’inspecteur et le recteur se contentent de l’entériner. Cela dit, c’est toujours intéressant de prendre un moment pour s’interroger sur son travail, le reste de l’année, on a souvent la tête dans le guidon », explique une principale dans un collège en zone rurale que l’annonce de cette nouvelle prime laisse de marbre : « Des carottes financières existent déjà. Au fil de notre carrière, on monte les échelons, on accède à de plus gros établissements, on est payés davantage. » Mais une rémunération variable pourrait accentuer la concurrence entre les chefs d’établissement. « On est solidaire, il y a beaucoup d’échanges car c’est une profession où on est très seul. Mais on est en compétition par rapport aux postes tandis que les enseignants sont mutés en fonction de leurs points de barème, la qualité pédagogique n’entre pas en compte. Si on me donne une prime, je ne la refuserais pas mais je ne suis pas pour ce genre de petits commerces. »

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 19:32

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http://www.mediapart.fr/club/blog/laurent-mucchielli/270111/la-politisation-des-chiffres-de-la-delinquance-lechelon-local

 

L'opération de communication politique qui entoure la publication des statistiques de police et de gendarmerie ne se joue pas seulement au niveau national. Les médias nationaux ont beaucoup commenté celle réalisée rituellement par le ministre de l'Intérieur au mois de janvier de chaque année, mais le même processus se décline ensuite plus ou moins bruyamment dans chaque département, voire dans chaque ville. Dans certains cas, il n'est pas présenté comme un événement. Dans d'autres, il a au contraire des répercussions locales importantes et est fortement valorisé par la presse quotidienne régionale. C'est ce qui s'est produit notamment à Nîmes.

Ainsi pouvait-on lire à la Une du Midi Libre le 24 janvier que les "chiffres de la délinquance" 2010 étaient particulièrement "préoccupants" voire "inquiétants" (selon les éditions locales du journal). En effet, le préfet venait de tenir une conférence de presse en insistant sur une hausse importante de la délinquance et en particulier sur le "problème des mineurs délinquants" présenté même comme "une spécificité gardoise". Il faut dire que le préfet avait peut-être une certaine pression sur les épaules. Le même article du journal nous apprend qu'il avait été convoqué à Paris quelques jours auparavant pour discuter de ces chiffres. Quoi qu'il en soit, le message relayé par la presse fut univoque. Or la même presse avait relaté quelques jours plus tôt d'autres éléments singulièrement contradictoires.

 

Un message "inquiétant" contredit par d'autres sources

 

En effet, quelques jours auparavant (le 10 janvier), le parquet de Nîmes avait lui aussi donné ses statistiques pour l'année 2010, et ces dernières renvoient un message tout différent. Elles témoignent en effet d'une baisse des saisines de la justice en 2010 et en particulier d'une forte baisse (- 15 %) du nombre de mineurs poursuivis. Et l'on ne taxera pas le parquet de Nîmes de "laxisme" car son "taux de réponse pénale" est de 90 % en général et même de 96 % pour les mineurs, ce qui le place parmi les plus réactifs de France.

Pour en savoir plus, nous avons interrogé quelques acteurs judiciaires locaux qui ont volontiers parlé sous garantie d'anonymat.

Certes, on indique au parquet que le département a bien un taux de criminalité élevé (10ème rang national), mais, comme le remarquait le Procureur de la République lui-même, ceci est à mettre en relation avec d'autres indicateurs tels que le taux de chômage, le taux de scolarisation et le taux de minima sociaux. Pour le reste, ni au parquet, ni au siège, ni à la PJJ, on ne confirme l'idée d'une "spécificité gardoise" en matière de délinquance des mineurs. Certes encore, la justice des mineurs est préoccupée en permanence par les "mineurs multi-réitérants", qui mettent sa patience et ses structures à l'épreuve, mais le problème est classique, il n'a rien de nouveau. Tous les professionnels interrogés nous ont dit au contraire qu'ils retrouvaient ici ce qu'ils observaient dans des départements de type comparable.

Comment donc comprendre ce décalage flagrant dans les messages ? Ce magistrat local n'hésite pas à le dire : "il y a une stratégie politique globale sur les mineurs, on y revient toujours avec l'argument de la réforme de l'ordonnance de 1945 et toujours pour chercher à durcir le droit des mineurs, alors qu'on sait bien par ailleurs que la réponse de fond avec les mineurs ne peut pas être la simple répression". Et nos autres interlocuteurs ont dit la même chose. Ils ont même précisé un peu les enjeux politiques locaux qui se cachent probablement derrière la question de la délinquance.

 

Un enjeu politique à la fois local et national

 

L'attention nationale avait été un peu attirée sur Nîmes en octobre 2010, lorsque TF1 avait consacré un "reportage" à la ville en la présentant comme la plus dangereuse de France. Localement, chacun s'était ému de cette stigmatisation et avait cherché à relativiser le problème pour écarter cette mauvaise publicité (voir notre article à ce sujet).  De fait, l'histoire fut assez vite oubliée. En revanche, dans le petit monde nîmois de la sécurité et de la justice chacun sait qu'il y a bien un enjeu politique actuel: celle de la mobilisation sur ce sujet de celui qui est à la fois député de la 1ère circonscription du Gard, premier adjoint à la mairie de Nîmes et Secrétaire général du parti le Nouveau centre : Yves Lachaud.

 

Par ailleurs directeur d'un établissement scolaire privé, et tout en recherchant des sanctions alternatives à l'emprisonnement, Y. Lachaud affiche à chaque occasion la plus grande fermeté sur le thème de la sécurité, ainsi qu'une proximité grandissante avec le Président de la République. Au mois d'août, suite aux déclarations très dures mais bien préparées de Nicolas Sarkozy à Grenoble, le député du Gard tenait à marquer son "soutien dans cette action". Dans le même texte, il déclarait que l'autorité de l'Etat tenait à "une chaîne qui va de l’éducation par les familles, jusqu’à la sanction pénitentiaire en passant par l’école, la police et la justice. Si un de ces maillons est faible, c’est toute la chaîne qui s’écroule… et aujourd’hui ce maillon faible, c’est la sanction." Autre exemple, en réaction au reportage de TF1 du mois d'octobre, Y. Lachaud écrivait sur son blog : "L'insécurité au quotidien, les agressions, les vols, les insultes, la peur constante de beaucoup de nos concitoyens ne peuvent plus être tolérés... Il faut remettre les choses à leur place, remettre de l'ordre, et réinstaurer la crainte de la sanction chez les délinquants !". Toujours sur son blog, il avait du reste rendu compte à deux reprises de ses rencontres avec N. Sarkozy et Claude Guéant courant 2010, pour parler des problèmes de sécurité. C'est donc sans grande surprise que l'on a pu apprendre, en décembre 2010, que le Président de la République avait officiellement confié à monsieur Lachaud une mission sur le traitement de la délinquance des mineurs. Quelques jours auparavant, M. Lachaud déposait à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à "créer des établissements d’éducation, de discipline et de réinsertion pour les mineurs délinquants". Le préambule de cette proposition reprend l'argumentaire sécuritaire habituel, tel qu'on peut le trouver dans la plupart de la quarantaine de lois votées sur les questions de sécurité depuis 2002 : augmentation de la délinquance des mineurs, actes de plus en plus graves, sentiment d'impunité, inadaptation des réponses actuelles, etc. Dans une interview au Midi Libre le 9 janvier, M. Lachaud écrivait ainsi l'histoire : "j’ai rédigé une proposition de loi qui a attiré l’œil du chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy m’a ainsi appelé. M’a dit qu’il voulait voir cela et m’a confié cette mission". Il est permis de penser que ce n'est pas dans cet ordre que les choses se sont jouées et que tout ceci a été fort bien préparé.

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 19:34

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http://www.gala.fr/l_actu/on_ne_parle_que_de_ca/video_nkm_melenchon_fillon_jouent_les_stars_a_l_hotel_de_lassay_218801

 

Les politiques font bonne figure aux Prix du Trombinoscope

 

Depuis 1981, les Prix du Trombinoscope saluent l’action, l’engagement et le professionnalisme de personnalités politiques qui se sont particulièrement illustrées durant l’année écoulée dans le cadre de leur mandat ou de leur fonction. Palmarès.

César, Oscars ou Victoires de la Musique, Gala.fr se fait un devoir de vous informer des temps forts qui honorent vos célébrités préférées. Strass, stress et larmes: vous savez tout du look et des émotions des vedettes qui vous font vibrer. Mardi soir, à l’Assemblée nationale, hommes et femmes de pouvoir ont été les lauréats de palmes décernées par les journalistes de la presse nationale, locale et étrangère. Une cérémonie chapeautée par Arlette Chabot que votre site vous fait découvrir sous un jour... glamour.

Plutôt affable et séducteur (ou sous le charme de notre camerawoman?), le leader du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon a répondu à nos questions sans se départir de son immense sourire. Ironiquement nommé «Révélation de l’année» par une profession qu’il n’a jamais ménagée, le candidat à l’Elysée a repris son ton cinglant face à l’assistance: «Vous devinez, a-t-il lancé, comme c'est pour moi émouvant, le roturier que je suis, de figurer parmi la noblesse de l'entre-soi rassemblée dans une même salle et dont je souhaite si ardemment le départ», a-t-il taclé en recevant son trophée «jeune talent» des mains d’un Christophe Barbier (L’Express) vindicatif et moqueur.

Peu à son aise dans ce genre de pince-fesses, le Premier ministre auréolé du titre de «personnalité politique de l’année», s’est d’abord tapi dans l’ombre de Nicolas Sarkozy: «Est-ce ma longévité que vous avez voulu récompenser? Cette continuité c'est le Président qui a choisi de l'assumer et c'est donc vers lui que cette récompense est tournée», a humblement expliqué le dandy François Fillon (fort bien peigné) dont le départ de Matignon semblait acquis avant le remaniement de cet automne.
Puis, sentant que l’ambiance était à la fête, l’austère chef du gouvernement s’est mué en gai luron: «mon dernier fils qui a 9 ans va pouvoir enfin respecter mon travail, lui qui a longtemps cru que mon métier consistait à signer des lettres et à réparer des ordinateurs», a-t-il plaisanté.

Promue «ministre de l'année», la flamboyante Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie) a revendiqué le qualificatif d'«emmerdeuse» que lui aurait attribué Jacques Chirac. «Un compliment!», a-t-elle souligné, très «chienne de garde».

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 21:10

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 18:12

vincent-bollore_394-79a98.jpghttp://www.plumedepresse.net/trois-ans-plus-tard-la-croisiere-post-fouquets-rapporte-toujours/

Trois ans plus tard, la croisière post-Fouquet's rapporte toujours...



Encore 28 millions d’euros pour le groupe Bolloré…


Retour sur un billet du 13 mai 2007« Pschitt » politique : Sarkozy-Bolloré, petits mensonges entre amis : « Le débat du symbolique a été tranché. L’opinion publique s’estime, dans un pourcentage déprimant (sondage réalisé par l’institut qui appartient à Bolloré !), « pas choquée » que l’ex-prétendu « candidat du peuple » dépense pour ses trois jours de croisière, en guise de retraite ascétique, environ dix-sept années de revenus d’un employé au salaire minimum.

Ainsi va la France de droite. Reste qu’ont été bien vite escamotés les autres aspects de l’affaire. Les symboles sont certes importants, mais nous parlons aussi des rapports entre pouvoirs politique et économico-médiatique. De soupçons de corruption. Et de mensonges avérés. Donc de morale publique. Or, tout cela a été bien vite passé par pertes et profits. Ça a fait « Pschitt », suivant l’expression du cynique escroc qui a tenu douze ans à l’Elysée. Alors revenons-y.


« J’ai dit ça, moi, que je n’avais jamais eu aucune relation avec l’Etat français ? Bon, d’accord, presque aucune relation. Mais vous n’allez quand même pas m’embêter pour 38 millions d’euros de marchés publics ! » Si, Monsieur Bolloré.

Quand il a été su que vous avez hébergé notre nouveau riche de futur président sur votre yacht, vous vous êtes donc défendu de n’avoir jamais fait des affaires avec l’Etat. Or vous mentiez, pensant sans doute que nul n’allait vérifier : et votre filiale logistique SDV ? Elle a obtenu le 10 août 2006 l’attribution du marché du « traitement de la valise diplomatique fret » par le ministère des Affaires étrangères (entre 1,4 et 5,6 millions d’euros) et avant cela, le 17 juin 2005, celui de « transport de fret par voie aérienne commerciale à la demande et pour le compte du ministère de la Défense » (36 millions, hors-taxes).

Et vous détenez la Société Française de Production, via une participation de 40,6% dans Euro Média Télévision. La SFP dont 25% de l’activité provient de… commandes publiques. La SFP, appartenant jadis à l’Etat, que vous avez rachetée au quinzième de sa valeur, selon la CGT. Vous mentiez effrontément donc et aujourd’hui, confondu, vous minimisez : les affaires que vous faites avec l’Etat ne représentent « quasiment rien » dans l’activité de votre groupe. N’empêche qu’elles existent, contrairement à ce que vous avez d’abord tenté de prétendre. Et que dire alors de l’attitude dans cette histoire de Nicolas Sarkozy ? L’homme qui a promis « je ne vous mentirai pas » vous a emboîté le pas, déclarant : « Il n’a jamais travaillé avec l’Etat ». L’homme qui ne devait pas mentir a proféré son premier mensonge avant même son investiture, une manière de record ! Mais dans quel but ? C’est que, de la part du futur président, accepter l’invitation de l’homme d’affaires frôle l’illégalité : la corruption se définit comme la « rétribution illicite de personnes investies de responsabilités dans le secteur public ou privé (…) et qui vise à procurer des avantages indus de quelque nature qu’ils soient, pour eux-mêmes ou pour un tiers » (Conseil de l’Europe).


Mettre à disposition un avion et un yacht est bien une rétribution, sous forme d’avantages en nature. Et l’on ne voit pas en quoi elle serait licite : quelle tâche aurait accompli Sarkozy méritant rétribution par Vincent Bolloré ? Ou est-ce une rémunération anticipée ?

Une entreprise devant une partie de ses bénéfices à des commandes publiques a tout intérêt à entretenir les meilleurs rapports du monde avec les politiques au pouvoir, c’est l’évidence. Et la raison pour laquelle Sarkozy aurait dû payer, pour dissiper l’hypothèse d’un renvoi d’ascenseur. Que pensera-t-on la prochaine fois qu’une entreprise du groupe Bolloré remportera un marché public ? Qu’elle l’a mérité grâce à la qualité de sa réponse au cahier des charges, ou qu’on aura su en haut lieu user de pressions pour remercier le généreux pourvoyeur de yacht de la présidence ? Les marchés financiers ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, puisque l’action a bondi de 5% lorsque fut connue la collusion entre Bolloré tour-opérateur et Sarkozy touriste en attente d’investiture.

 

Pourquoi le titre aurait-il donc pris de la valeur, si le généreux don de Bolloré à Sarkozy ne servait pas les affaires du groupe ?


Il y a également un autre aspect qu’il convient de ne pas passer sous silence, même si l’UMP, et l’on comprend bien pourquoi, claironne l’air du « circulez, y’a rien à (sa)voir » : le jet privé qui a emmené Sarkozy à Malte et l’a ramené à Paris, le fameux Falcon 900 EX (photo ci-contre), n’appartient pas à Vincent Bolloré mais à son groupe. En le mettant à la disposition du futur président, Bolloré se rend donc coupable d’abus de biens sociaux et… Sarkozy de recel d’abus de bien sociaux ! »


Trois ans et demi plus tard…


Ami plumonaute, vous aurez su débusquer la phrase clé simplement remise en contexte par le long extrait de nos archives ci-dessus : « Que pensera-t-on la prochaine fois qu’une entreprise du groupe Bolloré remportera un marché public ? » A mettre en parallèle avec l’article du Canard enchaîné qui annonce le 5 janvier dernier : « Trois ans après la croisière de Sarkozy sur le yacht, l’Etat a payé 28 millions d’euros de contrat pub au groupe Bolloré ». Ainsi détaillés : « la joyeuse opération de propagande en faveur de la reforme des retraites a été facturée presque 11 millions par Havas, société que l’industriel breton contrôle, et par Aegis, dont il détient 29,9%. C’est toujours le même bienfaiteur du Président qui, grâce aux équipes de Séguéla, a conçu l’étourdissante campagne destinée à promouvoir l’activité physique des citoyens urbains.

Soit 10,5 millions pour des panneaux publicitaires temporaires, installés a la sortie des bistrots dans une dizaine de villes. Sous le slogan « Bouger, c’est facile », ils encouragent chacun à se rendre à la poste, à la gare, à l’hôpital à pied ou à vélo. C’est encore à cet inévitable Bolloré que les (jeunes) Français en manque de sensations fortes doivent la virile promotion en faveur de l’armée de terre. Dans des clips plus vrais que nature, le téléspectateur est invité à rejoindre nos vaillants soldats aux quatre coins du monde. Montant du paquetage : 6,4 millions, avec la promesse de devenir soi-même. »

Pour faire bonne mesure, précisons que Bolloré a été  promu commandeur de la Légion d’honneur en avril 2009. Et d’aucuns avaient trouvé saumâtre la création d’une nouvelle niche fiscale en octobre 2008 – et qui a depuis lors miraculeusement (sic) échappé aux « coups de rabots » : « Même en période de crise, le président n’oublie pas ses amis milliardaires. Ainsi, dans la nuit du 21 au 22 octobre, il a fait passer un amendement de son fidèle député des Hauts-de-Seine, Frédéric Lefebvre, pour faire bénéficier son ami milliardaire Bolloré d’un avantage fiscal considérable supplémentaire. C’est un beau cadeau que vient de faire Nicolas Sarkozy à son ami, avec notre argent !

Et quelle riche idée de l’emballer sous l’étiquette du co-développement  ! (…) L’emballage est parfait et l’on ne devinerait pas, à lire l’exposé des motifs du texte, qu’il s’agit de favoritisme : « participer au développement et à la création d’emplois dans les pays en voie de développement et plus particulièrement en Afrique ». (…) Seulement voilà, l’amendement aura un effet rétroactif. Or, « lorsqu’on crée une niche fiscale, c’est d’habitude pour attirer les investisseurs. Là, on va défiscaliser l’ensemble des investissements réalisés depuis l’année dernière, c’est on ne peut plus étrange », fait justement remarquer le député socialiste Jérôme Cahuzac. »

En lisant tout cela, difficile de ne pas observer que, décidément, ça rapporte gros de prêter yacht et avion au président de la « République irréprochable ». Et que nous avions bien raison de nous insurger en mai 2007. Au bout du compte, l’histoire jugera les siens, et le verdict sera cruel pour l’actuel hôte de l’Elysée.

 

PS : à propos de Vincent Bolloré, son empire et la Françafrique, lire le dossier complet de Poch’Power.

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Published by valenton rouge - dans Neuilly et le 9.2
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