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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 12:16

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 12:04

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JERUSALEM, Une délégation arabe israélienne doit se rendre le 24 avril pour une visite "sans précédent" en Libye à l'invitation du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, a indiqué mardi un responsable. "Le dirigeant Kadhafi nous a transmis une invitation via l'ambassade de Libye à Amman, et une délégation d'environ 25 personnes se rendra le 24 avril à Tripoli", a indiqué à l'AFP Mohammed Zeidane, chef du "Comité de suivi", principale organisation représentative des Arabes d'Israël. "Nous sommes environ 1,5 million de Palestiniens vivant en Israël.

Les Arabes connaissent peu notre situation et nous allons profiter de cette visite pour exposer nos problèmes", a ajouté M. Zeidane qui fera partie de la délégation. Le député communiste arabe Mohamed Barakeh, qui a également reçu une invitation, a déclaré à l'AFP que les autorités israéliennes ne pourraient pas s'opposer à cette visite "car la Libye n'est pas considérée comme un Etat ennemi d'Israël". M. Barakeh, chef du Parti Hadash (communiste), a parlé d'une invitation "sans précédent".

La communauté arabe israélienne, qui compte 1,5 million de personnes (20% de la population totale), rassemble les descendants de 160.000 Palestiniens restés sur leurs terres après la création de l'Etat hébreu en 1948. Elle est représentée par 11 députés à la Knesset. Les Arabes israéliens accusent le gouvernement de politique discriminatoire, se plaignant d'être les laissés-pour-compte de la société israélienne avec un taux de chômage et de pauvreté élevés.

Dans un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU à New York en septembre, M. Kadhafi a estimé que le conflit israélo-palestinien ne pourrait pas être réglé par la création de deux Etats, au coeur des efforts de paix internationaux. "La solution réside en un seul Etat démocratique pour les Juifs, les musulmans, les Palestiniens, les chrétiens et les autres, à l'exemple du Liban. Les deux entités (Israël et les territoires palestiniens) sont totalement enchevêtrées et tout partage sera voué à l'échec" a-t-il ajouté, préconisant   "Isratine" (contraction d'Israël et de Palestine) comme nom pour un tel Etat.

Afp

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 20:08

 

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Une cote d'amour qui ne fléchit pas. Cinq mois après leur concert au Théâtre de la Ville, en hommage au poète Mahmoud Darwich, mort le 9 août 2008 à Houston (Etats-Unis), le Trio Joubran s'est encore produit devant une salle comble à Paris. Le 20 mars, à La Cigale, les trois frères palestiniens emportent le public dans les méandres de l'oud, le luth oriental dont ils maîtrisent chacun tous les secrets, et pour lequel ils savent ouvrir bien des chemins.

  Je ne conçois pas l'oud uniquement réservé à une tradition ou à un public particulier", déclarait au Monde, quelques jours après le concert, Samir Joubran, le leader et le plus âgé du trio (né en 1973 à Nazareth, en Israël). En public, les Joubran sont capables d'improvisations savantes sur les différents maqâmat (modes de la musique classique arabe) et puis de fantaisies plus légères - par exemple, la relecture libre d'un passage d'Asturias du compositeur espagnol Isaac Albéniz.

Chez les Joubran il y a donc Samir, Wissam (né en 1983, à Nazareth, premier luthier du monde arabe diplômé de l'Institut Stradivari, à Crémone, en Italie) et Adnan (né en 1985, à Nazareth), qui les a rejoints en 2004. Le trio s'est installé en France où Samir et Wissam Joubran avaient donné leur premier concert au festival Les nuits atypiques de Langon (Gironde), en 2002.

Les Joubran ont une égale admiration pour Mahmoud Darwich. Pour célébrer celui qui disait que la poésie est d'abord musique, le Trio Joubran a donné un concert le 11 mars à Haïfa (Israël) et un autre à Ramallah (Palestine) le 13 mars, jour de naissance de Mahmoud Darwich. L'Autorité palestinienne, qui avait décrété un deuil officiel de trois jours après sa mort, a décidé, désormais, de fêter cette date comme journée nationale pour la culture. Le récital du trio, accompagné avec une délicatesse très affinée par le percussionniste palestinien Youssef Hbeisch, semble presque une ode au poète disparu, tant celui-ci est présent.

La voix enregistrée de Mahmoud Darwich, nue ou accompagnée par le trio et les percussions, déclame les vers qui défilent, traduits en français sur un panneau blanc accroché en fond de scène : "Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : sur cette terre se tient la maîtresse de la terre, mère des préludes et des épilogues. On l'appelait Palestine. On l'appelle désormais Palestine. Ma Dame je mérite la vie, car tu es ma Dame." Un drapeau palestinien apparaît sur le tissu, sous les mots. La salle applaudit.

"Nous avons deux combats à mener. L'un pour notre carrière et l'autre pour la paix en Palestine, la fin de l'occupation", déclarait Samir Joubran autrefois. Même si, aujourd'hui, le trio souhaite d'abord que l'on se déplace pour sa musique et ne veut plus entendre parler d'empathie à son égard, amertume, rage et espoir affleurent à chaque instant, autant sur scène que dans la salle.

Le répertoire varie d'un concert à l'autre. Il mélange celui du disque A l'ombre des mots (World Village/Harmonia Mundi), enregistré avec la voix et autour de la poésie de Mahmoud Darwich, et celui de Majâz (World Village), le précédent. Majâz signifie "métaphore". Quand Samir Joubran a demandé au poète comment il expliquerait par une formule simple ce qu'est une métaphore, celui-ci avait simplement répondu "l'ombre des mots".

 

 

accéder au site de Trio Joubran

http://www.letriojoubran.com/

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 18:48

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Imemc et Ma’an news

 

 
Alors que les palestiniens marquent la Journée des Prisonniers en ce 17 avril, au moins 8500 détenus, dont des femmes et des enfants et de nombreux élus sont toujours détenus par Israël dans plusieurs prisons, centres d’interrogatoires et camps de détention.

Le Centre palestinien de défense des détenus et des droits humains a publié un communiqué vendredi 16 avril affirmant qu’Israël continue à détenir approximativement 8500 prisonniers, dont il viole les droits élémentaires, parmi lesquels 340 enfants, 37 femmes et 1600 détenus dont l’état de santé requière des soins médicaux urgents.

Parmi eux également des élus palestiniens, des parlementaires et des ministres.

Selon le Centre, le nombre de prisonniers qui sont morts sous la torture et à la négligence médicale se monte à 196.

340 enfants sont emprisonnés par Israël et privés de leurs droit élémentaires au regard de toutes les lois internationales et de la Quatrième Convention de Genève.

Sont toujours emprisonnés par Israël 16 parlementaires, dont 13 affiliés au Hamas et 2 au Fatah, le secrétaire général du Front populaire pour la Libération de la Palestine, Ahmad Saadat, en plus de l’ancien ministre des prisonniers, Wasfy Qabha, et du dirigeant du Fatah, Marwan Barghouthi,

37 femmes sont toujours détenues, et 320 prisonniers le sont depuis plus de 25 ans. Le Centre appelle les institutions palestiniennes, les groupes arabes, régionaux et internationaux de défense des droits humains à exercer une énorme pression sur Israël pour qu’il mette un terme aux violation des droits des prisonniers et de leurs familles.

Jeudi 15 avril Abu Hammad, 30 ans, d’Al Ezariyya (Bethany), à l’est de Jérusalem, est mort alors qu’il était au secret dans la prison israélienne d’Ehil- Be’er Shiva.

Il avait besoin de soins médicaux urgents mais l’administration de la prison a décidé de le maintenir au secret au lieu de le transférer dans un hôpital.

Plusieurs détenus sont morts de leurs blessures quand ils avaient été blessés par balle par l’armée et n’ont pas été autorisés à recevoir les soins médicaux dont ils avaient absolument besoin.

 [1]

Selon Ma’an news, "des dizaines de jeunes hommes des diverses factions politiques ont mené un sit-in de protestation devant les locaux de la Croix Rouge dans la ville de Gaza ce samedi afin de marquer la Journée des Prisonniers palestiniens.

Saber Abu Karsh, responsable de la Société des prisonniers Wa’ed Prisoners a déclaré que "tous les groupes palestiniens sont unis en solidarité avec les prisonniers et, pour soutenir leur juste cause, les rejoignent dans la grève de la faim qu’ils font à l’intérieur des prisons israéliennes."

Nash’et Al-Wheidi, membre du Mouvement populaire de Soutien aux Prisonniers a affirmé que "cette tente a été montée pour soutenir les prisonniers dans les geôles israéliennes et pour exiger la fin de la division qui a causé du tort à la cause des prisonniers."

La semaine dernière, Issa Qaraqe, ministre des Affaires des prisonniers a déclaré que les services pénitentiaires israéliens (IPS) avaient imposé des mesures punitives à 36 prisonnières palestiniennes de la prison d’ Ad-Damun en représailles à la grève de la faim générale entamée le 7 avril.

Selon Qaraqe, l’IPS a réduit les promenades des prisonnières à une par jour, leur interdit d’envoyer du courrier à leurs familles et a encore renforcé les restrictions d’accès à la cantine où les prisonnières peuvent acheter des du papier à lettre et d’autres objets, à cause de leur participation à la grève.

De plus, d’après le ministre, l’administration pénitentiaire a transféré un certain nombre de prisonniers de la prison de Nafha à celle de Ber Sheva en représailles à la grève de la faim

Les détenu-e-s ont affirmé qu’ils intensifieront leur mouvement si l’IPS ne répondait pas à leurs protestations contre le traitement humiliant infligé aux parents qui rendent visite aux prisonniers et contre l’interdiction de visite des familles pour les prisonniers de Gaza pendant 4 ans." http://www.maannews.net/eng/ViewDet...

[1] Saed Bannoura, Imemc http://www.imemc.org/article/58462

Traduction et synthèse : C. Léostic, Afps
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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 20:05

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L’avenir de Jérusalem-Est n’est pas identique à celui de Tel-Aviv

mais à celui de Ramallah et Naplouse !

 

La Ville de Ramallah a accueilli cette semaine une réunion entre dirigeants du Parti communiste d’Israël et du Parti du Peuple Palestinien. La rencontre a été consacrée à une discussion sur les derniers événements politiques et aux moyens de renforcer les liens bilatéraux entre les deux partis.

 

Avec à sa tête Mohammed Naffa‘, secrétaire général du parti, la délégation du Parti communiste d’Israël était composée de Issam Makhoul, Tamar Gozansky, Abdullah Abu Ma’rouf et Aida Touma, membres du Politburo. Avec à sa tête Bassam Al-Salhi, secrétaire général, la délégation de Parti du Peuple Palestinien était composée de Hanna Amireh, Afaf Ghatasheh, Rida Nateel et Fadwa Khader, membres du Politburo.

 

Les deux partis ont fermement condamné l’escalade israélienne menée contre les Palestiniens par le gouvernement d’extrême-droite que dirige Benjamin Netanyahu, et les mesures actuelles —à savoir la campagne de colonisation dans la ville de Jérusalem et en Cisjordanie, et les attaques contre les lieux saints, en particulier la Mosquée Al-Aqsa à Jérusalem. Ils ont aussi condamné les actes de l’armée d’occupation qui, entre autres, a tué de sang-froid quatre jeunes Palestiniens dans le district de Naplouse.

 

Les deux partis ont dénoncé le siège criminel qu’Israël continue d’imposer à la Bande de Gaza et qui pèse de manière tragique sur le bien-être de ses habitants. Ils ont considéré que le siège est une forme criminelle de punition collective imposée au peuple tout entier et une violation flagrante des lois fondamentales de la communauté internationale et des Conventions de Genève. Les deux partis ont exigé la fin immédiate du siège et ont promis de continuer à lutter dans cet objectif.

 

Les deux partis sont tombés d’accord sur les dangers de la division interne palestinienne qui sert de prétexte pour faire passer, avec l’aide des États-Unis, les pires complots de l’occupation. Le complot a pour but d’en finir avec les droits nationaux du peuple palestinien, principalement son droit à l’autodétermination et à l’indépendance. Les deux parties ont affirmé que la question de la division n’est pas une affaire privée entre les deux camps palestiniens mais un danger qui pèse sur l’avenir du peuple palestinien et de leur stratégie de libération. Ils ont exigé la restauration de l’unité politique et géographique entre les deux parties de la mère-patrie et la signature du pacte de réconciliation nationale formulé par l’Égypte, qui est la bonne démarche pour parvenir à l’unité dans le but de contrecarrer les plans des ennemis du peuple palestinien et de ceux qui comptent sur la division pour mettre à exécution leurs projets expansionnistes et liquider le projet national palestinien.

 

Le Parti communiste d’Israël a insisté sur la relation intrinsèque qui existe entre occupation et oppression d’un autre peuple et les attaques contre les libertés à l’intérieur d’Israël ; il a souligné que les politiques d’expansion et d’occupation accroissent les tensions et les manifestations de racisme contre les citoyens arabes à l’intérieur d’Israël. Le parti communiste d’Israël a ajouté que ces actes intensifient les violations et les attaques contre les forces démocratiques juives qui luttent pour la fin de l’occupation, l’arrêt de la colonisation et la fin de toutes les agressions contre les droits du peuple palestinien. Le Parti du Peuple Palestinien a salué le Parti communiste israélien et ses alliés du Front Démocratique pour la Paix et l’Égalité ainsi que les Arabes israéliens et les forces juives qui s’opposent à l’occupation par leur lutte continue et déterminée aux côtés de la résistance populaire acharnée contre le Mur d’Apartheid à Bil’in et Ni’lin, qui est devenue un modèle unique et le symbole de la lutte.

 

Les deux partis ont réaffirmé leur position historique qui stipule que la solution juste et permanente à la cause palestinienne passe par la reconnaissance du droit à l’autodétermination du peuple palestinien et de son droit à la création d’un état national avec souveraineté sur tous les territoires palestiniens occupés en 1967 avec Al-Quds pour capitale, et par le soutien à la cause des réfugiés palestiniens conformément à la Résolution 194 de l’ONU. C’est la seule manière d’aboutir à une solution à deux états qui permette aux deux états de vivre dans la paix et la stabilité. Les deux partis ont souligné que, si radicales que puissent paraître ces résolutions, essayer de circonvenir la solution à deux états comme définie ci-dessus ne ferait que consolider l’état d’occupation et la négation des droits du peuple palestinien à l’autodétermination.

 

Dans ce contexte, les deux partis rejettent les exigences de l’establishment israélien en matière de reconnaissance de la judéité de l’état israélien : d’une part, ils considèrent ces exigences comme un instrument d’exclusion de la minorité nationale arabe d’Israël et de refus de ses droits civils et nationaux, et, d’autre part, ils considèrent qu’elles ont pour but de mettre un champ de mines politique et raciste en travers de la route de tout progrès politique et de toute juste solution à la cause des réfugiés palestiniens. Les deux partis ont déclaré que ces exigences sont inacceptables et ont souligné nécessité de les combattre, d’en mettre en évidence les tenants et aboutissants, et de les contrecarrer.

 

Les positions des deux partis concordent sur l’inutilité de toutes négociations directes ou indirectes tant que le gouvernement d’extrême-droite actuel poursuivra sa politique provocatrice d’implantation dans les Territoires Palestiniens Occupés, particulièrement à Jérusalem-Est Occupée .Les deux partis ont affirmé que Jérusalem-Est Occupée n’est pas, comme le revendique Netanyahu, comme Tel-Aviv mais identique à Ramallah, à Naplouse et au reste des villes villages palestiniens sous occupation, et que ce qui s’applique au reste de la Cisjordanie et à la Bande de Gaza s’applique à Jérusalem-Est Occupée. Les deux partis ont affirmé qu’exiger le retour des Palestiniens à la table de négociations sans conditions préalables n’a aucun sens : les deux ont souligné qu’il est vain de reprendre des négociations sans conditions préalables permettant la fin de l’occupation, la libération et l’indépendance du peuple palestinien, et l’application des résolutions de reconnaissance internationales.

 

Les deux partis se sont aussi accordés sur la nécessité d’exiger au préalable un cahier des charges des négociations contraignant basé sur le retrait définitif aux frontières 1967 et sur l’arrêt total et complet des colonies comme conditions sine qua non pour toute entrée en négociations. Les deux partis ont aussi convenu de la nécessité de s’investir pleinement au niveau international pour pousser Israël à respecter les résolutions de loi internationale. Pour eux, tabler uniquement sur la médiation américaine et s’en rendre entièrement dépendant n’aura aucune issu positive en raison du partenariat stratégique entre Israël et les États-Unis, —qui fait de la politique américaine un problème plutôt qu’une partie de la solution. Les deux partis ont indiqué que s’en remettre à ce seul type de négociations ne peut plus déboucher sur rien et qu’il est maintenant nécessaire d’activer et de développer d’autres points forts palestiniens, en particulier de soutenir la montée de la lutte populaire et de la résistance et de placer la communauté internationale ainsi que le Conseil de Sécurité et les diverses organisations internationales en face de leurs responsabilités afin d’exercer une pression sur Israël pour qu’il mette fin à son occupation et se soumette aux résolutions de loi internationale. Ils soutiennent, ont-ils souligné, le Parti communiste d’Israël et ses alliés dans leur combat pour inciter l’opinion publique israélienne à défendre la paix, —contre l’occupation, les colonies et les provocations à Jérusalem-Est Occupée, comme cela s’est récemment produit à Sheik Jarrah.

 

En fin de réunion, les deux partis ont décidé ensemble de continuer à se rencontrer régulièrement, de se coordonner et de coopérer dans divers domaines politiques, dans les domaines du syndicalisme, de l’éducation, de la cause féminine, etc. Ils ont décidé de former des commissions de travail sur ces questions.

 

Le 25 mars 2010

Traduction : M.C.

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 18:09

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Jamais, depuis 1967, Israël n’avait menacé d’expulsion autant de Palestiniens. Les nouveaux ordres militaires, dits de « prévention des infiltrations » et « concernant les mesures de sécurité », qui entrent en vigueur ce 13 avril, lui permettront de chasser – ou d’emprisonner pour 3 à 7 ans – des dizaines de milliers d’habitants de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie, même s’ils en sont originaires et y sont nés.


Ces ordres visent en effet quiconque ne possède pas un permis israélien, lequel n’avait pas été exigé jusqu’ici de la plupart des résidents des territoires occupés et que souvent ceux-ci ne peuvent obtenir aujourd’hui.

 

Les dirigeants sionistes ont toujours été obsédés par la démographie : ils ont toujours visé l’occupation et la colonisation de la terre palestinienne, mais aussi le « transfert » de la population qui y vit. Cette stratégie a connu son apogée en 1948, avec l’expulsion de 800 000 Palestiniens devenus, ainsi que leurs descendants, des réfugiés dont le droit au retour n’a jamais pu s’exercer, puis en 1967, avec celle de 400 000 autres.

Benyamin Netanyahou a-t-il décidé d’appliquer les dernières volontés d’Ariel Sharon, qui répétait sans cesse, avant son accident cérébral : « La guerre de 1948 n’est pas terminée » ?

Après l’annonce de la construction de 1 600 nouveaux logements dans la colonie israélienne de Ramat Shlomo, à Jérusalem-Est, cette nouvelle provocation viole en tout cas grossièrement la IVe Convention de Genève, qui interdit notamment à toute puissance occupante de déplacer les hommes et les femmes dont elle a pris la responsabilité.

C’est dire que les dirigeants américains et européens, qui multiplient depuis plusieurs mois les discours critiques sur la politique du gouvernement israélien, se trouvent au pied du mur : vont-ils transformer leurs paroles en actes ?

 

C’est a fortiori le cas du président Nicolas Sarkozy et de son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, qui font preuve, depuis près de trois ans, d’une complaisance coupable à l’égard d’Israël.

 

Seules des sanctions sévères peuvent arrêter le cours belliciste de Tel-Aviv : il est temps de convaincre nos partenaires de l’Union européenne de suspendre l’accord d’association avec Israël tant que celui-ci ne respectera pas le droit international.

 

Paris le13 avril 2010

Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél: 00.33.1.43.72.15.79
Fax: 00.33.9.56.03.15.79
afps@france-palestine.org
www.france-palestine.org

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 12:02

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Dans une lettre ouverte en date du 26 mars 2010 adressée à la «  Linke » une bonne centaine de militants israéliens posent comme préalable à toute solution pacifique et solidaire du conflit israélo-palestinien une politique de gauche et solidaire. Ils se montrent préoccupés du tour que prend le débat autour de ce conflit au sein de la « LINKE ». Ils demandent à ce parti de prendre clairement position contre la politique d’occupation  et de plaider en faveur d’une pression sur l’État d’Israël jusqu’à qu’il respecte les droits humains élémentaires des Palestiniens et Palestiniennes. C’est le seul moyen de rétablir la paix dans la région, y compris pour Israël.

Concrètement, on pourrait cesser toute exportation d’armes à destination d’Israël, interdire en UE toute importation en provenance des colonies juives et mettre en œuvre les conclusions du rapport Goldstone.

Parmi les signataires on trouve les professeurs de l’Université de Tel Aviv Moshe Zuckermann, Yehuda Shenhav et Gadi Elgazi, le réalisateur Udi Aloni, des militantes de l’Union des Femmes israéliennes pour la Paix  comme Eilat Maoz et Inna Michaeli, des objecteurs de conscience comme  Matan Kaminer et Hagai Matar, qui ont fait deux ans de prison, et des militants pour  la justice sociale comme Reuven Aberjil et Einat Podjarni.

Lettre ouverte à « Die Linke »

Chers et chères camarades,

Nous vous adressons cette lettre en tant que citoyens et citoyennes  israéliens engagés dans des groupes et organisations de gauche dans la zone israélo-palestinienne et qui travaillent sur des sujets tels que droits humains, écologie, pacifisme, justice sociale, droits des travailleurs, féminismes et luttes « queer ». Nous luttons dans notre pays et notre société pour un changement social radical, pour la fin de l’occupation et la création d’une société garantissant les mêmes droits à tous les habitant-e-s du pays.

Nous nous sommes décidé-e-s à écrire cette lettre après avoir eu connaissance à plusieurs reprises d’actions de votre parti relatifs à la situation en Israël et Palestine : par exemple, la participation de membres éminents de votre parti à une manifestation, en janvier 2009 à Berlin, où on demandait la poursuite des bombardements sur Gaza ; l’existence et la reconnaissance au sein de votre parti d’un groupe de travail fédéral (BAK Shalom) qui soutient toutes les opérations militaires israéliennes et fait une propagande militariste et nationaliste ; enfin le silence de la majorité de vos dirigeants sur la politique d’occupation israélienne. Tout cela nous a poussés à ne pas garder le silence plus longtemps et à intervenir.

Nous sommes conscients des problèmes que pose cette intervention. Nous ne prétendons pas vous prescrire les actions à engager et propos à tenir dans votre pays. Nous savons que, pour des raisons graves et compréhensibles, le discours politique sur Israël constitue chez vous un sujet sensible. Le souvenir de l’Holocauste ainsi que la lutte, toujours d’actualité en Allemagne, contre l’antisémitisme, comptent parmi les tâches les plus importantes de tout mouvement d’émancipation. Ce n’est pas en dépit, mais en raison de tout cela que nous avons de la peine à comprendre comment on peut justifier la politique d’occupation israélienne en en faisant, en Allemagne, un élément des «leçons à tirer de notre histoire ».

Si nous nous adressons à vous, c’est que nous mesurons bien l’importance de la RFA en tant que puissance régionale au sein de l’UE et au-delà et  donc l’influence dont elle jouit au Moyen-Orient. L’activité diplomatique et économique intense que déploie la République fédérale dans la région  et son soutien actif à la politique d’occupation israélienne suffisent pour nous faire voir en la RFA l’un des complices des violations du droit international imputables au gouvernement israélien et des crimes de guerre d’Israël. C’est pourquoi nous pensons que nous avons le droit de vous confier, à vous qui êtes des militants du changement social et membres d’un parti représenté au Parlement et dans les länder, la responsabilité de la politique  de votre pays envers le nôtre.

L’occupation qui s’éternise et le déni des droits ne sont pas des affaires internes israéliennes. La domination antidémocratique sous laquelle l’État d’Israël maintient plus de trois millions de Palestiniens privés de droit de vote et les crimes de guerre perpétrés dans les territoires occupés sont l’affaire de tous ceux qui se soucient des droits humains. Mais surtout les citoyens et citoyennes européens portent, en raison de leurs interventions colonialistes - et qui perdurent - au Moyen-Orient une responsabilité particulière dans ce conflit. Compte tenu de cela il est indéfendable d’hésiter à placer Israël devant ses responsabilités. Le soutien économique, militaire et politique apporté à Israël par l’UE et en particulier par l’Allemagne - par exemple par la fourniture d’armement, par le biais d’investissements ou l’octroi à Israël d’un statut commercial privilégié - ne contribuent pas à un règlement pacifique, mais au contraire concourent à pérenniser l’occupation et une répression de grande ampleur à l’encontre du peuple palestinien. Ce soutien favorise en outre la militarisation et l’éducation  au racisme et à l’intolérance au sein de notre société.

Étant donné la situation de faiblesse des Palestiniens, il faudrait de surcroît que la communauté internationale exerce une pression plus forte sur Israël. Sans une pression efficace le  plus fort ne lâchera jamais ses positions. L’État d’Israël ne cesse de donner la preuve qu’il n’est pas prêt à conclure la paix et mettre un terme à l’occupation en l’absence d’une très forte pression de la part de la société civile et/ou des gouvernements. 

Vos récents succès électoraux nous encouragent et nous font espérer qu’ainsi confortés vous pourrez mettre à l’ordre du jour, en Allemagne, un nouvel agenda en matière de justice sociale, de droits civils, de féminisme et d’antiracisme. Nous sommes convaincus qu’une politique de gauche et de solidarité comporte obligatoirement un agenda international et nous attendons dans  ce domaine aussi un engagement actif de votre parti dans le dialogue international avec les forces de gauche, antiracistes et féministes. Et nous aimerions que dans ce dialogue, auquel nous participons, votre parti adopte nos positions en ce qui concerne le conflit israélo-palestinien.

Nous estimons que l’État d’Israël ne doit être ni récompensé ni encouragé pour l’occupation de la Palestine, sa politique d’apartheid et ses crimes de guerre. Seule une politique internationale montrant clairement à Israël que les violations du droit international sont inacceptables est à même d’établir une paix juste pour tous ceux qui habitent le pays. Voici quelques revendications concrètes que votre parti pourrait poser :

  •  
    • Stopper toute exportation d’armement vers Israël.  Le commerce de l’armement est de toute façon injustifiable. Non contente de commercer avec un État qui viole systématiquement le droit international, l’Allemagne le couvre de cadeaux qui valent des milliards de dollars ; récemment Israël lui a demandé de lui offrir deux bateaux de guerre.
    • Cesser  de renforcer les accords commerciaux entre l’UE et Israël. L’Allemagne et d’autres membres de l’UE essaient de continuer à renforcer ces accords sans exiger que leur partenaire respecte chez lui les droits humains élémentaires. Alors qu’en Europe cette intensification des relations est perçue comme une amélioration du climat de confiance entre l’UE et Israël, ce pays y voit un signe de faiblesse de l’Europe et un encouragement à poursuivre ses violations des droits humains.
    • Interdire toute importation en Europe de produits israéliens issus en tout ou partie des territoires occupés (y compris Jérusalem-Est).
    • Exiger l’engagement de procédures judiciaires contre les auteurs de crime de guerre en Israël/Palestine et la mise en œuvre des conclusions du rapport Goldstone.
    • Soutenir les organisations et militant-e-s de la société civile israélo-palestinienne et surtout la résistance non-violente et démocratique contre le Mur et les colonies construites dans les territoires occupés.

Ces propositions s’accompagnent pour nous de  l’espoir que votre parti parvienne à initier en Allemagne un débat sur l’importante responsabilité qui revient à la politique allemande  au Moyen-Orient. Ce devrait être un débat favorisant une politique de paix, de justice sociale et de respect des droits humains, fondé sur une vision qui prenne en compte de manière égalitaire l’histoire et la vie actuelle de tous ceux qui habitent ce pays. Nous serions heureux de pouvoir participer aux côtés de nos camarades et partenaires palestiniens et palestiniennes aux débats menés au sein de votre parti sur ce qui se passe dans notre région et nous espérons que cette lettre contribuera à établir un dialogue fécond et d’égal à égal entre la gauche allemande et la gauche en Israël/Palestine.

Salutations solidaires,

Miriam Abed-El-Dayyem, Iris Hefetz, Yael Politi, Gadi Algazi, Hanan Hever, Israel Puterman, Udi Aloni, Shir Hever, Hili Razinsky, Galit Altschuler, Chaya Hurwitz, Moshe Robas, Hila Amit, Hedva Isachar, Shadi Rohana, Roey Angel, Matan Israeli, Yehoshua Rosin, Asaf Angermann, Matan Kaminer, Noga Rotem, Reuven Avergil, Reuven Kaminer, Eddie Saar, Gabriel Ash, Adam Keller, Sergeiy Sandler, Danna Bader, Hava Keller, Gal Schkolnik, Roni Bande, Peretz Kidron, Ayala Shani, Yoav Beirach Barak, Assaf Kintzer, Shemi Shabat, Ronnie Barkan, Yana Knopova, Aviram Shamir, Yossi Bartal, Yael Lerer, Tali Shapiro, Ofra Ben-Artzi, Orly Lubin, Fadi Shbeta, Mor Ben Israel, Adi Maoz, Ehud Shem Tov, Elaenor Cantor, Eilat Maoz, Yehuda Shenhav, Shai Carmeli Pollack, Naomi Mark, Mati Shemoelof, Alex Cohn, Anat Matar, Kobi Snitz, Adi Dagan, Hagai Matar, Gideon Spiro, Silan Dallal, Edu Medicks, Roy Wagner, Yossi David, Yosefa Mekayton, Michael Warschawski, Daniel Dokarevich Argo, Inna Michaeli, Sharon Weill, Keren Dotan, Rotem Mor, Maya Wind, Ronen Eidelman, Susanne Moses, Yossi Wolfson, Nimrod D. Evron, Avital Mozes, Uri Yaakobi, Eli Fabrikant, Dorothy Naor, Sergio Yahni, Tamar Freed, Naama Nagar, Kim Yuval, Michal Givoni, Ido Nahmias, Michal Zak, Bilha Sündermann Golan, Regev Nathansohn, Shimri Zameret, Tsilli Goldenberg, Ofer Neiman, Mai Zeidani, Anat Guthmann, Norah Orlow, Talilla Ziffer, Connie Hackbarth, Hava Oz, Beate Zilvesmidt, Yuval Halperin, Einat Podjarni, Moshe Zuckermann.

Annexe

Quelques exemples de la propagande militariste et nationaliste  de BAK Shalom ici, ici et ici ; une invitation à un évènement de soutien à Israël organisé par BAK Shalom, auquel  ont pris part la députée (Petra Pau et l’ex-ambassadeur d’Israël Ilan Mor ; participation de  Klaus Lederer  à la manifestation de soutien à l’opération « Plomb durci ».

Prise de position de Mohssen Massarrat à l’occasion de cette lettre ouverte

Osnabrück, le 6 avril 2010

Je voudrais recommander très chaudement à tous ceux et celles qui s’intéressent au problème israélo-palestinien la lecture de cette lettre ouverte adressée par plus de 100 Israéliens de gauche au parti « Die Linke » que je joins à cette prise de position, qu’ils appartiennent ou non à ce parti. Cette lettre arrive à mon avis à point nommé et j’espère que la « Linke » n’y répondra pas par le silence. Il s’agit en tout cas d’une prise de position soucieuse adressée à la Linke par des gens combattant pour l’émancipation dans un pays avec lequel  ce parti n’entretient malheureusement pas un rapport honnête et qu’il idéalise tout autant que les autres partis allemands.

Dans leur Lettre ouverte les auteurs laissent entendre tout à fait clairement  que faire ressortir, l’existence d’Israël à la raison d’État allemande, alors que ce pays est une puissance atomique qui poursuit obstinément une politique d’occupation et dépouille un autre peuple de sa dignité en lui imposant un véritable système d’apartheid est un moyen totalement inapproprié de garantir à terme la survie de ce pays. En se rangeant à la position dominante au sujet d’Israël Gysi a effectivement ôté à la « Linke » la possibilité de développer sa propre politique par rapport au conflit du Moyen-Orient, une politique capable d’assumer la responsabilité de l’Allemagne face aussi bien à l’Holocauste qu’au droit international et à la paix entre Israël et les Palestiniens.

Le résultat de cette erreur d’aiguillage de la « Linke » relativement au conflit du Moyen-Orient est malheureusement catastrophique : d’une part la « Linke »  se fait elle aussi l’otage, en matière de politique étrangère, de l’idéologie nationaliste qui prédomine en Israël, partageant ainsi la responsabilité des  implications contraires aux droits humains et au droit international de cette idéologie et de sa pratique politique (extension des colonies, occupation arbitraire, guerre expansionniste et menaces de guerre etc.) ; d’autre part la direction de la « Linke » accorde ainsi au courant interne néo-conservateur et pro-capitaliste une influence considérable qui se fait sentir désormais jusque chez les chefs du parti.

La Lettre ouverte des militants de gauche israéliens ainsi que la critique et les propositions qu’ils y formulent offrent ainsi à la « Linke » la possibilité de se reprendre et de faire une autocritique constructive de la responsabilité des Allemands envers les Juifs et leur destin et, d’autre part, d’élaborer une politique qui mette rapidement fin au conflit du Moyen-Orient par l’établissement d’une paix juste et durable, au lieu de le prolonger indéfiniment et de laisser le champ libre à de dangereux idéologues  fondamentalistes. J’espère profondément que la « Linke » saura saisir cette chance et en tirer un parti créatif.


Source : Offener Brief an die Partei Die Linke

Article original publié le 26/3/2010

Sur Mohssen Massarrat  

Michèle Mialane et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, la traductrice, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10293&lg=fr

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 09:47

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http://www.haaretz.com/hasen/spages/1160895.html

 

 

"Insurrection populaire ? Ce n’est pas une insurrection populaire, juste des émeutes locales", a dit en 1987 le ministre de la défense Yitzhak Rabin aux journalistes, quand ils ont demandé pourquoi il allait à Washington en plein embrasement des territoires. Rabin les a balayés d’un revers de la main dédaigneux, et son adjoint, Danny Yatom, a réprimandé les intervieweurs : "Vous ne savez pas de quoi vous parlez". Il est vrai que les journalistes ne saisissaient pas tout à fait toute l’ampleur de l’intifada à venir. Les événements ont d’abord été qualifiés de protestations, puis de perturbations et enfin d’émeutes. Il a fallu un certain temps pour que le mot "intifada" entre dans le vocabulaire israélien.

Personne non plus n’était préparé pour la deuxième intifada. Certains observateurs ont dit qu’Ariel Sharon l’avait déclenchée avec sa visite provocatrice au Mont du Temple [esplanade des mosquées], mais la vérité est que l’intifada attendait l’étincelle telle un baril de poudre plein à ras-bord. Si ça n’avait pas été Sharon, c’est quelqu’un d’autre qui l’aurait provoquée.

Fait plutôt intéressant, les deux intifadas ont éclaté à des périodes où les choses se passaient "plus ou moins" bien. Juste avant la première, l’administration civile a publié un livre tape-à-l’œil qui exposait par le détail ses réalisations et comprenait d’impressionnantes données sur l’amélioration de l’économie palestinienne. À l’époque, 40% des travailleurs manuels palestiniens avaient un emploi en Israël, et les statistiques sur les "télévisions et réfrigérateurs" montraient ostensiblement que les Palestiniens n’avaient jamais eu la vie aussi belle. en 1999, les relations avec les Palestiniens semblaient tout aussi roses. L’Autorité Palestinienne connaissait une croissance de 5%, et la coopération économique avec Israël prospérait. Personne ne pouvait, semble-t-il, prédire que, côté palestinien, quelqu’un laisserait éclater toute une intifada et gâcherait le plaisir.

Et les Israéliens d’aujourd’hui ont donc une fois de plus le bon vieux sentiment que "tout est OK". Des centres commerciaux ouvrent à Jénine et Naplouse, Hébron est prospère grâce à un maire clairvoyant pour qui le monde des affaires n’a pas de secret, les bars et les salles de concert de Ramallah sont bondées, les opérateurs de téléphonie portable palestiniens regorgent de nouveaux clients, et l’iPhone est devenu monnaie courante chez les jeunes Palestiniens. Peut-on rêver mieux ? Après tout, il n’y a pas que les armées qui marchent à l’estomac : les nations occupées aussi, n’est-ce pas ?

Côté politique aussi, la vie a l’air belle. Il est vrai qu’il n’y a pas de processus de paix, mais au moins, le président palestinien Mahmoud Abbas parle de paix et non de lutte armée, et le Hamas est bouclé dans la bande de Gaza. Il n’y a pas de leader qui puisse permettre une nouvelle intifada, et, semble-il, les Palestiniens ont des raisons d’être plutôt contents de l’angle d’approche de la nouvelle administration de Washington.

Plus important encore, les Palestiniens n’ont-ils pas tiré la leçon des deux intifadas précédentes ? Après tout, ce sont des gens intelligents qui savent quand ne pas provoquer leurs occupants. Mais voilà le hic : une insurrection populaire arrive toujours par surprise. Ce n’est que quand elle se produit que nous nous mettons à en chercher les signes précurseurs. Les organismes de renseignement se chamailleront pour savoir qui a prédit et qui n’a pas prédit la révolte, les experts diront qu’ils vous l’avaient bien dit, et l’urgence sera de savoir comment endiguer la rébellion déjà en cours. Quant aux signes précurseurs, ils sont déjà là à profusion.

La semaine dernière, Amira Hass a raconté [dans ces colonnes] comment les dirigeants palestiniens, dont Salam Fayyad (premier ministre et féru d’économie), se sont joints aux manifestations de la journée de la terre. "On nous verra partout où il y a lutte populaire", adit Nabil Shaath à l’agence de presse palestinienne Ma’an. Cette participation des dirigeants politiques peut indiquer qu’ils savent quelque chose que les services de renseignement israéliens ne savent pas. Quand le véritable soulèvement éclatera, ils ne veulent pas se retrouver sur la touche comme lors de la première intifada. Cette fois, ils voudront en être les meneurs.

En même temps, "lutte populaire" est un terme qui convient bien aux Israéliens. Ils l’interprètent comme des manifestations ici et là, quelques rassemblements de protestation regroupant des Israéliens et des Palestiniens, peut-être une pierre ou deux. C’est ce qu’ils qualifient de "relativement calme". Comme un volcan est relativement calme, jusqu’au moment où il ne l’est plus. Les solutions sont bien connues, et les forces de défense d’Israël sont comme jamais "préparées à faire route sur tout lieu où la situation évoluerait".

Une flambée de violence fera certainement des merveilles pour les intérêts israéliens. Rien de tel qu’un attentat terroriste meurtrier pour redorer l’image de victime d’Israël ; çà nous donnerait une excellente excuse pour arrêter le faux gel de la construction de colonies et pour montrer à Barack Obama qui est le véritable coupable. Assez rigolé, passez aux choses sérieuses. Sauvez-nous avec une intifada.

Trad M.C.


par Zvi Bar’el, correspondant Ha’aretz

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 17:55

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GAZA, 26 mars 2010 (IRIN) -

 

L’achèvement imminent par l’Égypte de l’installation d’une barrière en acier souterraine et en surface le long de sa frontière avec la bande de Gaza met les Gazaouis sur les nerfs : comment vont-ils survivre sans l’important commerce qui passe par les tunnels ?

Un trafic de contrebande lucratif transite par les tunnels pour toute une gamme de produits depuis qu’Israël a imposé un embargo économique contre la bande de Gaza après la prise de pouvoir par le Hamas en juin 2007. La Banque mondiale et les économistes palestiniens estiment qu’au moins 80 pour cent des importations totales vers Gaza passent par les tunnels.

« Creuser des tunnels et y travailler est l’un des rares emplois disponibles pour les jeunes Gazaouis », a dit Omar Sha’ban, économiste à Gaza.

« Les personnes qui travaillent dans les tunnels gagneraient 25 dollars par jour, une somme énorme pour l’économie palestinienne actuelle. Mais ils sont exposés aux bombardements quotidiens … par les forces aériennes israéliennes, à l’effondrement des tunnels et aux incendies ».

Ziad al-Zaza, ministre de l’Économie du gouvernement du Hamas, a dit qu’environ 20 000 personnes travaillaient dans les tunnels avant l’opération militaire israélienne à Gaza, début 2009, et qu’ils ne sont maintenant plus que la moitié. L’armée israélienne a dit qu’elle avait endommagé ou détruit 60 à 70 pour cent des tunnels lors de l’offensive.

Abu Antar*, propriétaire et gérant d’un tunnel, âgé de 45 ans, a dit que fermer les tunnels entre Gaza et Rafah, en Égypte, signifierait que lui et les centaines d’autres personnes qui travaillent grâce aux tunnels n’auraient plus de revenus.

 
 
 

clôture égyptienne, mais maintenant, ce que nous craignons c’est que les Égyptiens l’électrifient et ajoutent des capteurs sismiques pour détecter notre présence sous terre, ce qui rendrait notre mission impossible. Les tunnels sont notre unique source de revenus », a dit à IRIN ce père de sept enfants.

La barrière en acier posée par l’Égypte fera 10 à 11 kilomètres de long et descendra jusqu’à 18 mètres sous terre, ont dit les autorités égyptiennes. Le quotidien égyptien al-Shorouq a récemment annoncé que « le chantier du mur principal était dans sa quatrième et dernière phase », après quoi des caméras et des détecteurs seront installés.

Cette opération devrait durer quelques semaines et une période d’essai devrait ensuite avoir lieu avant que l’installation ne devienne complètement opérationnelle.

Un travail dangereux

Abu Antar a dit que 50 personnes travaillaient dans son tunnel.

« Chaque jour, nous travaillons dans les tunnels et nous nous demandons si nous allons sortir vivants. La terre s’est effondrée de nombreuses fois… La mort est inévitable dans ce genre de travail. Nous avons peur 24 heures sur 24. Beaucoup de gens sont morts. Chaque mois, il y a de nouvelles victimes des bombardements aériens [israéliens] dans les tunnels », a-t-il dit.

Les accidents sont fréquents dans les tunnels. Selon l’organisation palestinienne de défense des droits humains Al-Mezan, 120 trafiquants travaillant dans les tunnels ont été tués au cours des trois dernières années.

Les personnes travaillant dans les tunnels estiment qu’il existe plus de 1 000 tunnels entre Gaza et la ville de Rafah, du côté égyptien de la frontière. Ils font de 15 à 35 mètres de profondeur et jusqu’à un kilomètre de long.


Photo: Erica Silverman/IRIN
Palestine Square, à Gaza (photo d’archives). Au moins 80 pour cent des importations vers Gaza passent par les tunnels

« Une catastrophe humanitaire »

« [La construction] d’un tunnel coûte environ 200 000 dollars, alors lorsqu’ils seront détruits par les avions israéliens, ou qu’ils seront bloqués par le mur égyptien, la pauvreté et le chômage augmenteront de plus en plus », a-t-il dit. « Bloquer les tunnels entraînera une terrible catastrophe humanitaire. Tous les habitants de la bande de Gaza dépendront alors de l’aide alimentaire des Nations Unies », a dit le ministre du Hamas, M. al-Zaza.

« Nous appelons les gouvernements égyptien et israélien à désinvestir Gaza et à laisser les Palestiniens travailler sur terre et non sous terre et les Gazaouis vivre dans la dignité et la fierté », a dit M. al-Zaza.

Israël a imposé à la bande de Gaza de strictes restrictions à l’importation après la prise de pouvoir par le Hamas en 2007 et en guise de représailles après les tirs de rockets de Gaza sur Israël. L’interdiction d’importer touche tout ce qui pourrait aider le Hamas à fabriquer des armes, notamment le fer, l’acier et la plupart des matériaux de construction. Toutes les exportations sont interdites et les importations sont limitées à quelques biens humanitaires. Les articles tels que les cahiers scolaires, les bureaux, le matériel médical, les appareils ménagers et les abris montables accusent d’importants retards.

Israël a salué les efforts de l’Égypte pour combattre la contrebande. L’Égypte dit que sa sécurité était menacée par le flux croissant de biens illicites et de militants vers son territoire par les tunnels.

Israël accuse le Hamas d’utiliser les tunnels pour importer des armes, une allégation niée par le Hamas.

Lors d’une visite à Gaza, plus tôt ce mois-ci, le coordinateur des secours d’urgence des Nations Unies, John Holmes, a mis en garde contre de gros problèmes si les tunnels étaient bloqués.

« Si ces tunnels sont bloqués, si indésirables qu’ils puissent être, et aussi indésirables que puissent être leurs conséquences sur la société et l’économie de Gaza, la situation sans les tunnels serait complètement insoutenable », a dit M. Holmes. Il a renouvelé ses appels à Israël pour mettre fin au blocus du territoire palestinien.

 

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=88573
*Nom d’emprunt

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 17:52

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« La question de Jérusalem dépasse le cadre du conflit israélo-palestinien »
La représentante de la Palestine à Bruxelles réagit au désaccord apparu la semaine dernière entre Barack Obama et le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.

Vous revenez de Palestine où vous étiez quand a éclaté la crise des constructions de nouvelles colonies à Jérusalem- Est. Depuis, il y a eu la rencontre de Benyamin Netanyahou avec Barack Obama. Un coup de froid diversement interprété : simple brouille entre amis ou désaccord profond ?
Leïla Shahid. C’est une vraie crise qui n’a pas commencé la semaine dernière mais en septembre 2009, quand Barack Obama a invité le premier ministre israélien et le président palestinien Mahmoud Abbas à New York, avec l’intention de relancer les négociations de paix et de faire une déclaration solennelle à l’Assemblée générale de l’ONU. Il voulait mettre en pratique son discours du Caire où il avait dit que le conflit israélopalestinien était la clé de voûte de tous les conflits de la région, de l’Irak à l’Afghanistan en passant par l’Iran. Malheureusement, l’attitude de Netanyahou a infligé à Obama une humiliation publique et entraîné le refus par les Palestiniens de tout contact direct à haut niveau. Que pouvait faire Mahmoud Abbas face à Netanyahou disant : je refuse les frontières de 1967, je refuse de négocier sur Jérusalem et sur le droit au retour des réfugiés, je ne reconnais ni les accords signés ni la feuille de route du Quartet ?

Pourquoi la crise n’a-t-elle éclaté qu’en mars ?
Leïla Shahid. Parce qu’Obama a été pris par des difficultés internes et par l’Afghanistan. Il a dû remiser la question palestinienne au placard. D’autant plus que le lobby proisraélien, très influent au Congrès, intervient sur tout et pouvait lui mettre des bâtons dans les roues pour sa loi sur l’assurance santé. Maintenant, il est un peu plus libre et il revient à la pierre angulaire de sa politique étrangère : le règlement du conflit palestinien est la clé d’une réorganisation complète de ses alliances. C’est très clair quand on voit les déclarations de militaires de haut rang, comme le général Petraeus, qui a dirigé les opérations en Irak. Il dit que « l’obstination d’Israël porte atteinte à la crédibilité des États-Unis et met en danger leurs intérêts nationaux  ». Et que « la colère arabe à propos de la situation en Palestine limite la profondeur des liens entre les États-Unis et les gouvernements et populations de la région ». Cela signifie que le sabotage de la paix par le gouvernement israëlien, son refus de l’État palestinien, empêche les États-Unis de renforcer leur alliance avec les pays arabes pour faire face à l’Iran. Obama a besoin d’un front très large pour résoudre la crise iranienne. Il a besoin des Européens, de la Russie, de l’ensemble du monde arabe. Or le monde arabe vient de redire qu’il ne soutiendrait pas la reprise de négociations avec Israël sans gel de la colonisation, notamment à Jérusalem-Est.

Ce sont les conclusions du sommet arabe de Syrte, auquel assistait d’ailleurs la Turquie.
Leïla Shahid. C’est aussi un allié important pour Obama. Or, le premier ministre turc a déclaré que Jérusalem était « la prunelle de ses yeux ». Dans l’ensemble du monde musulman, les populations demandent : « Que faites-vous pour Jérusalem ? » La question dépasse le cadre du conflit israélo-palestinien. C’est un point sensible, très important pour Obama au moment où il redessine la carte de ses alliances pour bâtir une politique basée sur le multilatéralisme.

Quelles sont les conséquences de la crise en Israël et aux États-Unis ?
Leïla Shahid. En Israël, c’est un séisme. Les Israéliens, habitués à des relations idylliques, sont bouleversés par la froideur d’Obama à l’égard de Netanyahou : il l’a planté là et fait attendre pour aller dîner avec sa famille ! Et on se souvient que la dernière crise grave, en 1991, entre Bush père et Shamir, s’est soldée par le départ de Shamir et l’arrivée de Rabin.
Aux États-Unis, il y a une levée de boucliers de certains membres du Congrès qui sont aux ordres d’Israël sous l’influence de l’Aipac. Le lobby pro-israélien est en train de se mettre en branle dans tout le pays et Obama n’aura pas la tâche facile.

Que pensez-vous des premiers pas Mme Ashton, la « Madame Affaires étrangères » de l’UE ?
Leïla Shahid. Son voyage dans la région a été très important. Elle a eu le courage d’insister pour aller à Gaza et à Jerusalem-Est où elle a rencontré Hanane Ashraoui, ce qui n’a pas plu à Israël. Elle a surtout affirmé : « Ma feuille de route, c’est la déclaration de l’UE du 8 décembre dernier. » C’est important, car elle rappelle tous les points importants à nos yeux : les frontières de 1967, Jérusalem-Est, territoire occupé qui doit devenir la capitale de l’État palestinien, le problème des réfugiés qui doit être traité comme le propose l’initiative de paix arabe. Après, elle est allée à Moscou où elle a fait adopter cette « feuille de route » par le Quartet. Et dans le Quartet, il y a les États-Unis. Cela explique aussi le raidissement d’Israël. Mais il faut savoir que la position de Mme Ashton dépend de ce que les 27 lui concèdent. Or, parmi les membres de l’UE, il y en a qui insistent encore pour le rehaussement des relations avec Israël.

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR FRANÇOISE GERMAIN-ROBIN

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