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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 13:07

201210311463_w350.jpg« (..) Je prendrai des ini­tia­tives pour favo­riser, par de nou­velles négo­cia­tions, la paix et la sécurité entre Israël et la Palestine. Je sou­tiendrai la recon­nais­sance inter­na­tionale de l’État pales­tinien ». Voici la teneur du 59ème enga­gement pris par François Hol­lande, can­didat à la Pré­si­dence de la République.

Le 31 octobre et le 1er novembre 2012, le Premier ministre Israélien, Benyamin Neta­nyahou est invité en grande pompe par le Pré­sident Hol­lande. Per­sonne n’ignore – le Pré­sident non plus – que le Likoud, le parti de Neta­nyahou et qu’Israël Bey­tenou, le parti d’extrême-droite d’Avidgor Lie­bermann, viennent de signer un accord élec­toral pour les élec­tions légis­la­tives de janvier 2013. Sinistre alliance qui n’annonce rien de bon pour les Pales­ti­niens et pour les Arabes israéliens.

C’est pour l’homme fort du Likoud, de la sainte alliance avec l’extrême droite, de l’occupation et de la colo­ni­sation, qui est en pleine cam­pagne élec­torale, que le Pré­sident de la Répu­blique déroule le tapis rouge.

On aurait pu attendre de François Hol­lande, un moment fort, qui aurait pu désta­bi­liser Neta­nyahou, s’il lui avait dit (rêvons un peu !) : « Moi Pré­sident de la Répu­blique, je vous ai invité pour vous dire que je me pro­non­cerai au nom de la France pour l’admission de la Palestine à l’ONU, Moi Pré­sident de la Répu­blique, je reconnais l’État de Palestine dans les fron­tières de 1967 avec Jéru­salem Est comme capitale, Moi Pré­sident de la Répu­blique, je demande la sus­pension de l’Article 2 des accords UE-​​Israël, tant que vous et votre Gou­ver­nement ne met­tront pas fin à la colo­ni­sation, Moi Pré­sident de la République…

Seulement voilà, rien de tout cela. Pire ! Le Pré­sident s’aligne sur les posi­tions israé­liennes en appelant à des négo­cia­tions sans condition, sans préa­lable : « La France sou­haite la reprise – sans condition – des négo­cia­tions entre Israé­liens et Pales­ti­niens. Avec le même objectif, celui que nous pour­suivons depuis des années, c’est à dire de deux États : l’État d’Israël avec la sécurité qui doit lui être garantie et l’État pales­tinien qui doit pouvoir vivre ». Il écarte aussi « la ten­tation pour l’Autorité pales­ti­nienne d’aller chercher à l’Assemblée générale des Nations Unies, ce qu’elle n’obtient pas dans la négo­ciation ». S’adresser à l’ONU devient-​​il donc un acte qui dérange ?

Hol­lande est en recul par rapport à Sarkozy (c’est dire..), car ces mots ont été pro­noncés exac­tement un an après l’admission de la Palestine à l’UNESCO et un vote positif de la France. Le « sans condition préa­lable », très cher à Neta­nyahou, signifie que le Pré­sident Hol­lande accepte le refus israélien du droit inter­na­tional comme base de négo­ciation. Quid main­tenant pour la France de l’existence d’un État pales­tinien dans les fron­tières de 1967 avec Jéru­salem est comme capitale ? Quid de la recon­nais­sance inter­na­tionale de l’État pales­tinien ? L’engagement 59 de François Hol­lande a fait pschitt ! A explosé en vol !

Le Pré­sident de la Répu­blique vient de marquer la rupture avec les poli­tiques menées par la France sur la question du Proche-​​Orient jusqu’à maintenant.

Tout ceci ne rend pas facile la tâche immense du mou­vement de soli­darité avec le peuple pales­tinien. Bien au contraire ! Aussi, il ne doit pas s’éparpiller, mais doit avoir une vraie cohésion autour de la question du droit inter­na­tional et de l’impunité de l’État d’Israël, avec des objectifs et des pro­po­si­tions autour des­quels il sera capable de ras­sembler et donc de s’élargir. C’est le seul moyen d’engendrer dyna­mique et force dans la société pour inter­venir auprès du Gouvernement.

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 10:43

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http://www.le-patriote.info/index.php/reseau-citoyen/278-palestine

 

C’est lors de sa venue en France, il y a quelques mois, que l’ancien prisonnier franco-palestinien Salah Hamouri avait lancé l’idée de parrainages pour les prisonniers politiques palestiniens. Son témoignage touchant avait convaincu plus d’un. Aujourd’hui, cette idée est mise en pratique et l’association France-Palestine solidarité (AFPS) vient de lancer officiellement cette opération.

Pendant les années de captivité de Salah Hamouri, un grand mouvement de solidarité s’était levé pour aider le jeune homme, emprisonné injustement, à obtenir sa liberté. Ce dernier, dans sa prison, recevait régulièrement des lettres et des cartes de soutien qui l’ont aidé dans son combat quotidien. Lors de son passage à notre journal, le 19 avril dernier, il avait témoigné des conditions de détention difficiles, imposées par le gouvernement israélien. Pour lui, recevoir un soutien de l’extérieur permettait, surtout, de ne pas se sentir isolé.
Aujourd’hui, 4500 prisonniers politiques sont détenus dans les prisons israéliennes. Selon le témoignage de Salah Hamouri, beaucoup sont des femmes, des enfants, des personnes âgées et malades, des universitaires, des élus... Le but de l’association est d’arriver à avoir un parrain pour chaque prisonnier. Ce dernier recevra ainsi du courrier une fois par mois et cela sera une aide précieuse pour le sortir de l’isolement.

Pour l’AFPS, il s’agit d’informer et de sensibiliser l’opinion publique sur les différentes violations de lois internationales par les autorités israéliennes et les conditions de détention des prisonniers politiques. L’association entend, entre autres, dénoncer le jugement par des tribunaux militaires israéliens, sans enquête préalable et sans comparution devant un juge ; la mesure de détention administrative qui permet l’emprisonnement d’individus pendant six mois indéfiniment renouvelables, sans inculpation, sans charges et sans procès, ainsi que la torture et les mauvais traitements.
Les personnes à parrainer sont des militants politiques ayant eu une activité de résistance populaire armée ou non, des mineurs ainsi que des personnes âgées ou malades, des députés, responsables politiques et autres élus, des universitaires, écrivains, étudiants,  journalistes etc.
Pour Danielle Clairet-Truchi, membre du collectif pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, il est important de mener ce genre d’action. Elle propose aussi,  de soutenir, de manière collective, plusieurs prisonniers.

Ce samedi 27 octobre, le collectif lance l’opération de parrainage des prisonniers politiques dans le département *..

 

Lidice BUSOT

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 10:21

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Pour la première fois, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, s'est entretenu avec le président de la République française, François Hollande, mercredi 31 octobre. Ce dernier ne s'est pas signalé par le passé, contrairement à son prédécesseur, par des prises de positions particulières sur le dossier palestinien. 

En 2011, le député François Hollande cosigne une proposition de résolution du groupe socialiste de l'Assemblée nationale enregistrée le 28 septembre qui :

"Constatant la paralysie du processus de paix engagé depuis 1991 entre Israéliens et Palestiniens et l’échec des tentatives de réanimation intensive du dit processus par la communauté internationale.

Constatant les capacités institutionnelles dont s’est dotée l’Autorité palestinienne.

Affirme que l’urgente nécessité d’une relance du dialogue entre parties suppose la reconnaissance d’un État palestinien, membre de l’ONU, sur la base des frontières de 1967 accordant à Israël des garanties de sécurité."

Cette proposition de résolution, sur un objectif contesté par Israël, découle de laposition adoptée trois mois plus tôt par le Parti socialiste, le 15 juin, beaucoup plus précise sur les contours d'un accord de paix et qui appelle de ses voeux la convocation d'une conférence internationale. Il s'agit d'une thématique défendue à l'époque par le président Nicolas Sarkozy à la fois pour surmonter le blocage entre les deux parties et tirer les leçons de la mécanique infructueuse des accords Oslo (1993) :

"La communauté internationale doit convoquer au plus tôt une conférence de paix sur le Proche-Orient afin de fixer les paramètres de l’accord de paix israélo-palestinien et les engagements de la communauté internationale en matière de sécurité, d’aide économique et de coopération avec la région.

Cette conférence devra régler les questions essentielles à la paix. La colonisation des territoires palestiniens doit cesser et la décolonisation doit être engagée. Sur la base des frontières de 1967, il appartiendra aux Israéliens et aux Palestiniens de procéder à des échanges égaux de territoires en vue d’établir les frontières définitives de l’Etat palestinien, de régler la question du statut de Jérusalem, qui a vocation à être la capitale des deux Etats, et la question des réfugiés. Pour faciliter la conclusion d’un accord de paix, l’Europe et la France, avec d’autres nations, notamment les Etats-Unis, doivent proposer de s’engager à assurer les garanties de sécurité nécessaires pour Israël, en aidant en particulier au contrôle de la frontière orientale du futur Etat palestinien, dans la vallée du Jourdain, par la création d’une force de protection internationale sous mandat de l’ONU. La France et l’Europe doivent également s’engager fortement et concrètement pour viabiliser la construction d’un Etat palestinien dont le développement sera un facteur de stabilité pour la région et de sécurité pour Israël."

Candidat à la présidentielle de mai 2012, M. Hollande résume dans sa 59 proposition(l'avant-dernière de son projet) ses idées sur le sujet :

"Je prendrai des initiatives pour favoriser, par de nouvelles négociations, la paix et la sécurité entre Israël et la Palestine. Je soutiendrai la reconnaissance internationale de l’État palestinien."

La précision sur le partage de Jérusalem et la condamnation de la colonisation, susceptibles l'une et l'autre de heurter les autorités israéliennes, ne sont pas mentionnées. L'idée d'une conférence internationale, abandonnée finalement par M. Sarkozy face à l'hostilité d'Israël, disparaît également.

Une fois élu, M. Hollande s'en tient à des formules générales, comme lors de la conférence des ambassadeurs, le 27 août :

"La France considère - et ce n'est pas une position nouvelle - que la résolution du conflit israélo-palestinien reste la clef de la stabilité au Proche-Orient et ne peut s'accomplir qu'en reconnaissant aux Palestiniens le droit à l'autodétermination et en garantissant à Israël sa sécurité. Une solution durable du conflit israélo-palestinien passe par une paix négociée sur toutes les questions. Dans l'immédiat, je recommande aux autorités israéliennes de reprendre le chemin de la négociation dès lors que les Palestiniens ont levé bon nombre de leurs préalables."

A l'ONU, un mois plus tard, le président français en reste également aux généralités :

"La troisième urgence est de trouver enfin une issue au conflit israélo-palestinien. Le statu quo que nous connaissons n'est pas une réponse. C'est une impasse. La France, là encore, j'en prends l'engagement, contribuera de toutes ses forces à restaurer les bases d'une négociation devant déboucher sur la coexistence de deux Etats dont chacun sait bien qu'elle est la seule solution pour qu'il puisse y avoir une paix juste et durable dans cette région."

Par rapport à la 59ème proposition du candidat, la reconnaissance internationale de l'Etat palestinien, objet de la proposition de résolution 3779, disparaît à son tour. Désormais, les Palestiniens sont également invités à remiser tout préalable comme par le passé la demande d'un arrêt de la colonisation. Cela a été encore le cas mercredi à Paris.

Cette évolution réduit la position du président au strict minimum : le rappel d'une fin, les deux Etats, et d'un moyen, la négociation, soit un énième retour au "processus de paix" que de nombreux acteurs historiques de ce dossier, de l'Israélien Yossi Beilin à l'Américain David Aaron Miller, pour des raisons différentes, ne considèrent plus comme possible. La division du camp palestinien, la perte de crédit du "canal historique et habituel" des Français (Mahmoud Abbas et le Fatah) conjugués au raidissement israélien dans la perspective des élections de janvier 2013 semblent condamner la diplomatie française à l'attentisme.

 

http://israelpalestine.blog.lemonde.fr/2012/10/31/hollande-et-la-palestine-du-volontarisme-a-lattentisme/

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 19:14

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 20:17

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Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

A l'occasion du 12ème anniversaire du début de la seconde Intifada, le Front populaire de libération de la Palestine déclare que l'Intifada représentait un référendum actant dans le sang l'échec du dit processus de paix et des accords d'Oslo.



La seconde Intifada a éclaté après l'assaut d'Al-Aqsa par le ministre de la guerre sioniste et son armée, à la suite de l'échec des négociations de « Camp David 2 » en 2000. L'Intifada fut un mouvement d'auto-défense qui s'est fait jour après le massacre par l'armée d'occupation de centaines de Palestiniens dont le seul tort était de manifester pacifiquement contre l'occupation et les colonies.



Douze ans après, il est tout aussi clair aujourd'hui que cela l'était il y a douze ans, les négociations bi-latérales sous les auspices nord-américaines, les engagements sécuritaires et économiques avec l'occupant sont des instruments servant à pérenniser l'occupation, à soutenir son économie, à défendre l'idée d'un « État avec des frontières temporaires », à étendre les colonies, à judaïser Jérusalem et la Cisjordanie et à nier les droits des Palestiniens.



Le Front estime que la tache nationale immédiat est de construire l'unité nationale et d'adopter une alternative politique et sociale, unissant l'ensemble de la Résistance, à l'approche de Madrid-Oslo, y compris de nouvelles élections au Conseil national palestinien, portant l'idée de réconciliation et reconstruisant l'OLP comme le représentant et la force dirigeante de la résistance du peuple Palestinien, afin de vaincre l'occupation, libérer nos prisonniers et gagner la liberté, l'auto-détermination et le droit au retour.

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 19:02

5cameras-93638.jpgDe 2005 à 2010, Emad Burnat a filmé de l’intérieur le combat de son village contre l’annexion de ses terres par Israël et tenu la chronique de la vie quotidienne sous occupation.


Emad Burnat est un fellah (« paysan ») palestinien de Bil’in, un village de 1 800 âmes sur les hauteurs de la région de Ramallah, en Cisjordanie, voisin de l’imposante colonie juive de Moddin Illit (environ 50 000 habitants) située en territoires occupés. Un matin de février 2005, les villageois assistent, impuissants, à la ronde de bulldozers blindés s’activant dans leurs oliveraies pour abattre les arbres et aplanir le sol, afin de préparer le terrain à l’édification d’un « mur de séparation ». Les Israéliens invoquent des raisons sécuritaires. En réalité, ces travaux sont destinés à permettre l’extension de Moddin Illit, dont doit sortir de terre le nouveau quartier de Mattityahou-Est. Au total, près de deux cents hectares de champs cultivables appartenant aux habitants de Bil’in – soit la moitié de la superficie de la commune – sont concernés par le tracé de la clôture, qui s’enfonce sur plusieurs kilomètres du côté palestinien. Les villageois décident de se mobiliser en s’engageant dans une lutte non-violente pour faire valoir leurs droits et protéger cette terre ancestrale avec laquelle ils « ne [font] qu’un ».


L’irruption des bulldozers coïncide avec la naissance de Jibril, le quatrième fils d’Emad. Equipé du caméscope qu’il vient de s’acheter pour l’occasion, il entreprend de consigner par l’image, jour après jour, le combat de la population afin de donner à voir, de son point de vue, le rapport inégal entre une armée d’occupation et une poignée de villageois. Il suit également à travers l’œil de la caméra son dernier-né, sa famille et ses proches, pris dans le tourbillon des événements. Emad concentre en particulier son objectif sur son fils, dont les premiers mots prononcés sont « armée », « mur », « douille ». Le temps passant, il constate avec chagrin que celui-ci « a perdu de son innocence », comme si Jibril « avait grandi trop vite » et emmagasiné déjà trop de colère contre les soldats — la scène où l’enfant, du haut de ses quatre ans, interroge son père à leur sujet est à cet égard très éloquente.


Le mouvement de résistance populaire lancé par les habitants de Bil’in — bientôt imité par d’autres villages privés eux aussi d’une partie de leurs terres, comme Nil’in, Nabi Saleh, Beit Jala, etc. — prend rapidement de l’ampleur [1]. Chaque vendredi, après la prière, des manifestations sont organisées près du site de la colonie, où les travaux progressent à grand train. Y participent également des pacifistes israéliens et des militants internationaux. L’armée israélienne répond systématiquement par des coups de matraques ou par des grenades lacrymogènes et des tirs de balles en caoutchouc, qui peuvent être mortels, du moins provoquer de graves blessures. L’un des meilleurs amis d’Emad, Bassam Abou Rahmah, dit « Phil », figure emblématique du mouvement, perdra la vie en avril 2009 après avoir été frappé de plein fouet dans la poitrine par une cartouche de gaz lacrymogène tirée par un soldat [2]. Son cousin, Adib Abou Rahmah, mettra, lui, un an à guérir d’une balle reçue dans la jambe, avant d’être arrêté lors d’une manifestation et de passer dix-huit mois en prison.


Emad se fait le témoin des affrontements mais plus encore le chroniqueur intime de cette vie quotidienne sous occupation que les journalistes étrangers, friands de spectaculaire et présents uniquement lors des heurts, ne peuvent saisir. Il paie parfois de sa personne, comme lorsqu’il est arrêté par l’armée, en pleine nuit, à son domicile — décrété « zone militaire » —, placé en détention, puis assigné temporairement à résidence dans une maison isolée, à l’extérieur du village. Pendant cinq ans, il accumulera près de sept cents heures d’images et perdra cinq caméras, toutes détruites au cours de différents incidents avec les soldats ou les colons. L’une d’elles lui sauvera même la vie en le protégeant d’un tir qui aurait pu l’atteindre à la tête. Elles servent de fil conducteur au documentaire. Celui-ci n’aurait pu voir le jour sans l’aide du vidéaste Guy Davidi, un militant israélien actif depuis le début à Bil’in. Il permettra à Emad de faire le tri parmi le volume de rushes pour construire le film et narrer les événements.

La lutte portera en partie ses fruits. En septembre 2007, la Cour suprême d’Israël, saisie deux ans plus tôt par les villageois, sous la houlette de l’avocat israélien Michaël Sfard, ordonne la modification du tracé et le démantèlement d’une portion du mur à Bil’in, dont l’appropriation des terres est jugée illégale. La décision est finalement appliquée en février 2010 et la clôture déplacée de cinq cents mètres. Sur les deux cents hectares de champs annexés, quatre-vingts hectares sont restitués aux habitants, les colons de Moddin Illit conservant la surface restante. Les terres récupérées portent encore les stigmates du travail de sape effectué par les bulldozers : beaucoup d’oliviers ont été arrachés ou brûlés, ce qui contraint certains paysans à trouver un autre travail pour nourrir leur famille, en attendant de pouvoir à nouveau planter, cultiver et récolter. « On peut enlever les murs, mais la terre aura toujours des cicatrices », déplore Emad.


La population de Bil’in entend poursuivre la mobilisation pour retrouver la totalité de ses terres. Au printemps 2010, alors qu’il filmait la destruction du mur, Emad a été blessé par un tir de grenade lacrymogène. Sa sixième caméra a cette fois été épargnée. Il tient toujours l’objectif.

Cinq caméras brisées. Une histoire palestinienne, d’Emad Burnat et de Guy Davidi, Alegria Production/Burnat Films Palestine/Guy DVD Films, 2011, 52 minutes. Diffusé sur France 5 le mardi 9 octobre, à 20h35. Accessible en ligne sur Francetvpluzz.fr.

http://blog.mondediplo.net/2012-10-08-A-Bil-in-un-paysan-palestinien-derriere-l

Notes

[1] Les Palestiniens sont partagés sur le sens et la portée de la résistance pacifique. Certains en font l’un des piliers de la stratégie populaire vis-à-vis d’Israël. D’autres y voient une forme d’action limitée, sans véritable projet ni leadership, et estiment que l’usage de la violence est un droit légitime des peuples. Lire notamment Alain Gresh, « Non-violence en Palestine ? », Nouvelles d’Orient, 5 janvier 2010, et Laurent Zecchini, « Le pari de l’"Intifada blanche" en Cisjordanie, » Le Monde, 11 mai 2010.

[2] Jawaher Abou Rahmah, la sœur de Bassam, sera tuée l’année suivante, le 31 décembre 2010, alors qu’elle défilait à Bil’in. Depuis 2005, plus d’une vingtaine de Palestiniens, dont la moitié étaient mineurs, ont péri en Cisjordanie lors des protestations hebdomadaires contre la barrière.

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 18:56

Photo11jpg-ccac1-c5975.jpgNe cherchez pas une plaine de jeux dans le camp de réfugiés d’Aïda à Bethléem. Il n’y en a jamais eu. À moins que vous n’aidiez ses enfants à en acheter une. Explications.

 
 Le quotidien d’un camp de réfugiés palestinien
 
Le camp de réfugiés d’Aïda couvre une minuscule superficie de 0,71 km² entre Bethléem et Beit Jala en Cisjordanie occupée. S’y entassent quelques 5.000 réfugiés palestiniens, descendants des populations chassées de 17 villages autour de Jérusalem lors de la création de l’État d’Israël en 1948. Les minuscules ruelles du camp laissent à peine passer la lumière du soleil qui projette l’ombre sinistre du tristement célèbre « Mur de séparation » comme l’appellent les Israéliens.
Où que l’on pose le regard, les miradors équipés de caméras vous guettent, et on y devine les silhouettes des soldats israéliens. Au pied du mur, l’école de l’ONU a été transformée en bunker pour protéger les élèves des tirs israéliens.
Partout, des impacts de balles criblent les façades des maisons. Reliquats ou souvenirs de ce que subit le camp durant la seconde Intifada : 29 maisons détruites, 27 personnes tuées, tandis que 560 habitants, principalement des jeunes, ont été arrêtés ou emprisonnés dans différents centres de détention israéliens.
Comme Ali, condamné à l’âge de 16 ans à 8 ans de prison pour avoir planté un drapeau palestinien sur le Mur et libéré après trois ans à la faveur d’un accord entre l’Autorité palestinienne et Israël. Ou comme Mohamed Qassim, Marwan, Mounjed, Fadi, Ahmed, Majdi, Khader, tous sont passés par les geôles israéliennes alors qu’ils n’avaient pas 18 ans.
À une centaine de mètres du camp, le Tombeau de Rachel[1], lieu saint du judaïsme, est en fait un camp militaire retranché d’où sont lancées quotidiennement des incursions. La nuit est synonyme de peur et de crainte de voir sa maison envahie par la soldatesque et les ruelles noires du camp sont parcourues rapidement et en silence par les rares personnes qui osent s’aventurer dehors le soir.
Durant l’hiver, souvent très froid, les familles se réunissent autour de petits chauffages électriques d’appoint. La petite centrale électrique qui alimente le camp a souvent du mal à suivre et les coupures de courant sont fréquentes. En été, on suffoque de chaleur et souffre du manque d’eau. Durant l’été 2011, les habitants ont ainsi été privés d’eau pendant plus de 30 jours.
 
Une question de survie
 
D’après les statistiques de l’UNRWA[2], le taux de chômage atteint 43% et les familles ne doivent leur survie qu’à l’incroyable solidarité familiale ou à l’aide de la communauté. Comme c’est le cas de la jeune famille de mon ami Ahmed Abu Akar. Ahmed a 24 ans. Marié, il a deux enfants dont le plus jeune, âgé d’un an, souffre d’une maladie chromosomique grave. Sans emploi alors que son épouse étudie à l’université, c’est pour lui une lutte quotidienne pour rassembler les 150 euros mensuels de loyer ou les 40 euros hebdomadaires de médicaments indispensables à son fils. Une fortune lorsque l’on sait que le salaire moyen de ceux qui ont la chance de travailler s’élève à un peu plus de 300 euros[3]. En 2005, le pourcentage de ménages palestiniens en dessous du seuil de pauvreté s’élevait à 51,5 %[4]. Depuis lors la crise est passée par là et la hausse des prix aussi.
 
Premières victimes, les enfants
 
C’est dans ce contexte que grandissent à Aïda plus de 2.500 enfants qui ne connaissent que le quotidien des petites ruelles sales. Pour ces enfants, aucun terrain de jeux où s’épanouir en liberté et surtout en sécurité. Seuls trois centres de jeunes tentent d’encadrer ces enfants : le centre Al Rowwad dispense des cours de théâtre tandis que le Youth Center et le Lajee Center prodiguent des activités culturelles et éducatives à cette jeune génération.
 
Un centre de jeunes contre l’occupation
 
Le Lajee Center[5] (www.lajee.org) est comme une lumière dans les ténèbres. Etabli en 2000, il ne doit son existence qu’à la volonté de 11 jeunes du camp désireux de servir leur communauté. Parti de rien, ce centre dispose aujourd’hui de locaux modernes où les jeunes peuvent s’initier à l’informatique, à la photo, à la vidéo, à la danse traditionnelle palestinienne Dabké et à bien d’autres activités encore. Il offre notamment tous les étés l’occasion à ces jeunes palestiniens de rencontrer des internationaux de tous les pays.
Reconnu officiellement comme une ONG depuis 2001, le Lajee Center a reçu le soutien de nombreux organismes internationaux et a pu développer de nombreux projets éducatifs : publication de quatre ouvrages, réalisation de courts métrages, échanges internationaux de jeunes, notamment en 2008 en Belgique avec COMAC Quartier, l’organisation de jeunes du PTB.
 
Offrez une plaine de jeux aux enfants d’Aïda
 
Juste derrière les locaux du Lajee Center se trouve un terrain de plus ou moins 2000m². Jusqu’il y a peu, ce terrain était laissé à l’abandon par son propriétaire et utilisé par les habitants du camp comme une décharge publique.
« Ce terrain inutilisé est une aubaine pour offrir aux enfants du camp un lieu sûr où jouer », se sont dits les responsables du Lajee Center.
Durant l’année 2010-2011, les volontaires du Lajee, aidés par des internationaux, se sont retroussés les manches et ont nettoyé, aplani à grand renfort de bulldozers ce bout de terre pour y construire une plaine de jeux, un terrain de mini-foot et des emplacements de pique-niques.
Mais c’était sans compter sur le propriétaire, un riche palestinien d’Hébron, qui une fois les travaux finis, s’est manifesté pour reprendre son bien. Après une aventure rocambolesque les parties s'accordèrentsur un prix qui donne le tournis : 210.000 dollars (160.580 euros).
À la date du 7 avril, le Lajee Center avait récolté 56.500 dollars (43.202 euros). D’ici la fin de l’année, il doit trouver 153.500 dollars supplémentaires (117.374 euros).
 
Jouer : un droit fondamental des enfants
 
Par cet achat, la Lajee Center entend faire garantir l’article 31 de la Convention des Nations Unies pour les Droits de l’Enfant : « 1.Les Etats parties reconnaissent à l'enfant le droit au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge et de participer librement à la vie culturelle et artistique. 2. Les Etats parties respectent et favorisent le droit de l'enfant de participer pleinement à la vie culturelle et artistique et encouragent l'organisation à son intention de moyens appropriés de loisirs et d'activités récréatives, artistiques et culturelles, dans des conditions d'égalité.[6].
Le Lajee Center lance donc un appel international de récolte de fonds à tous ses soutiens, amis, militants de la cause palestinienne, pour les aider à concrétiser ce beau projet.
 
Un acte de résistance
 
 Offrir une plaine de jeux aux enfants d’Aïda est un acte pacifique de résistance. Chaque morceau de terre que les Palestiniens peuvent mettre au service de leur communauté est une terre qui échappera peut-être à la colonisation israélienne et offrira à ces enfants des camps un lieu d’épanouissement, de jeu et de détente.
 
 
 
 

Faites un don

Garantissez aux enfants d’Aïda le droit de jouer

 

BE13 523-0440150-39

 

Lajee Center

39/C4 Rue Félix De Cuyper 1070 Bruxelles

Avec la mention : Plaine de jeux

 

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 10:04

gaza.jpg« Nous condamnons les tirs de roquettes et les conséquences humanitaires de ces violences et déplorons les victimes civiles. La France appelle instamment à un retour au calme et à la retenue afin d’éviter une escalade qui risquerait de toucher à nouveau des civils. Notre consul général à Tel Aviv se rendra dimanche matin à Ashdod et Ashkelon pour exprimer sa solidarité. »

C’est en ces termes que le ministère des affaires étrangères français réagissait à l’escalade à Gaza provoquée par un raid israélien et l’assassinat de deux cadres palestiniens. Les opérations ont provoqué la mort d’une quinzaine de Palestiniens, dont deux enfants, mais c’est avec les populations d’Ashdod et d’Ashkelon que la France proclame sa solidarité. Une position similaire à celle exprimée par Susan Rice, ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies, ce qui n’étonnera personne.

L’argument israélien pour justifier le raid à l’origine de l’escalade est que les deux hommes visés étaient les organisateurs d’un raid meurtrier en août dernier et s’apprêtaient à perpétrer un autre attentat. Comme toujours, l’armée israélienne ment et contredit ses propres enquêteurs (lire Max Blumenthal, « Israel’s bogus case for bombing Gaza obscures political motives », Al-Akhbar, 11 mars 2012.) Mais qui ira contredire l’armée « la plus morale du monde » ?

Ce lundi 12 mars, le Quartet, composé des Etats-Unis, de l’Union européenne, de la Russie et des Nations unies, se réunit une nouvelle fois pour discuter de la Palestine. Une nouvelle fois, on peut en être sûr, il appellera à la reprise sans préalables des négociations entre Israël et les Palestiniens — c’est-à-dire sans aucune base pour la négociation et sans arrêt de la colonisation israélienne —, ce qui est exactement la position de M. Netanyahou.

Celui-ci, de retour de Washington, où le problème palestinien n’a même pas été abordé, est décidé à continuer sa politique dans les territoires occupés, politique qui ne suscite aucune réaction sérieuse du Quartet.

Dans un article du quotidien Le Monde, Laurent Zecchini raconte un épisode, parmi d’autres, et pas le plus dramatique, de l’action israélienne en Cisjordanie (« Hold-up télévisuel à Ramallah », lemonde.fr, 10 mars). Il s’agit d’un raid contre deux stations de télévision.

Il écrit :
« Ramallah est située en zone “A” de la Cisjordanie, laquelle, aux termes des accords de paix d’Oslo II (1995), est sous contrôle exclusif de l’Autorité palestinienne. Rien à voir, en principe, avec la zone “B”, où Israël conserve la responsabilité de la sécurité, et encore moins avec la zone “C”, entièrement sous l’emprise de la puissance occupante. Le siège de l’Autorité palestinienne, c’est la Mouqata’a, au centre de cette ville bourgeonnante de 200 000 habitants (durant le jour), où Mahmoud Abbas a sa résidence officielle. »
« Mais le roi est nu : le raid de l’armée israélienne a rappelé que l’Etat palestinien, dont M. Fayyad s’efforce avec ténacité de poser les fondations, et dont M. Abbas demande qu’il soit reconnu par les Nations unies, est un Etat croupion, dont la souveraineté est virtuelle, tout comme l’autorité de son président. »

Ce raid a été déploré par les Etats-Unis comme par la France, comme ils regrettent depuis des années le blocus de Gaza, la colonisation, les incursions illégales en territoire palestinien, etc. Tout en continuant à demander à l’Autorité de négocier sans préalables.

Il est ironique que le Quartet pose comme condition pour un dialogue avec le Hamas que celui-ci reconnaisse les accords d’Oslo, alors qu’Israël les a enterrés depuis longtemps, poursuivant sa politique d’asphyxie de la population palestinienne.

Même l’eau, comme le rapporte toujours Le Monde, est une arme qui sert l’occupant (« En Cisjordanie, même l’eau est une arme », Le Monde, 11-12 mars 2012) ; l’article rappelle le rapport de l’Assemblée nationale de février dénonçant « un nouvel apartheid de l’eau ».

Car c’est la réalité qui s’impose désormais sur le terrain. Au fur et à mesure que s’éloigne la perspective de la création d’un Etat palestinien en Cisjordanie et à Gaza, progresse la réalité d’un seul Etat, de la Méditerranée au Jourdain, dominé par les Israéliens et dans lequel les Palestiniens sont privés de tous leurs droits. En Afrique du Sud cela s’appelait l’apartheid, comme le rappelle Zackie Achmat, un militant sud-africain convaincu qu’Israël est devenu un Etat d’apartheid (« Why I believe Israel is an apartheid state »).

 

http://blog.mondediplo.net/2012-03-11-Gaza-Palestine-et-apartheid

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 18:42

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Khader Adnan, un Pales­tinien de 33 ans habitant un village proche de Jénine situé au nord de la Cis­jor­danie, a été arrêté bru­ta­lement le 17 décembre 2011 à son domicile vers 3h30 du matin. Battu et humilié lors de son transfert vers une prison israé­lienne où il a subi un inter­ro­ga­toire violent, il a été placé par la suite en détention admi­nis­trative. Depuis 57 jours, il a entamé une grève totale de la faim pour pro­tester contre l’illégalité mani­feste de sa détention administrative.

 

Récemment trans­porté d’urgence à l’hôpital de Safad, son état est jugé cri­tique par l’ONG israé­lienne Phy­si­cians for Human Rights. L’administration péni­ten­tiaire, jugeant son état de santé « accep­table », refuse quant à elle d’annuler l’ordre de détention admi­nis­trative. Un tri­bunal mili­taire israélien a rejeté lundi 13 février un appel de Khader Adnan au mépris de sa santé, déjà très détériorée.

Le régime de détention admi­nis­trative permet aux auto­rités mili­taires israé­liennes de détenir une per­sonne durant une période qui peut atteindre six mois renou­ve­lables indé­fi­niment sans qu’aucune date ne soit fixée pour son procès et sans obli­gation de jugement. Cette pra­tique arbi­traire est inac­cep­table et constitue une vio­lation du droit inter­na­tional et de la Qua­trième Convention de Genève dans ses articles 71, 72, et 73. A ce jour plus de 307 Pales­ti­niens, dont 27 par­le­men­taires, sont en détention admi­nis­trative d’après B’Tselem et Addameer. En outre, Israël viole le droit inter­na­tional huma­ni­taire en trans­férant des pri­son­niers tels que Khader Adnan sur son territoire.

L’Association France Palestine Soli­darité condamne avec la plus grande fermeté la pra­tique de la détention admi­nis­tration par Israël. Elle appelle la com­mu­nauté inter­na­tionale à œuvrer pour mettre fin à ces agis­se­ments en imposant à Israël le respect des lois et des conven­tions qu’elle a signées.

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 19:23

arton3186.jpgLa vision d’Israël en tant que creuset d’une nouvelle identité est morte, écrit Uri Avnery : « Israël est désormais une sorte de fédération de plusieurs grands blocs démographiques et culturels qui dominent notre vie sociale et politique. » Il affirme que le ressentiment qu’entretiennent les derniers arrivants, d’abord Sépharades, puis Russes, contre les Ashkénazes qui forment l’essentiel de l’élite du pays, structure aujourd’hui la vie politique, et bloque les perspectives de paix.

Par Uri Avnery, Gush Shalom, 21 janvier 2012

« Israël n’a pas de politique étrangère, seulement une politique intérieure », a déclaré un jour Henry Kissinger.

Ce fut probablement le cas pour tous les pays depuis l’avènement de la démocratie. Pourtant, en Israël, cela semble encore plus vrai. (Ironiquement, on pourrait presque dire que les Etats-Unis n’a pas de politique étrangère, mais uniquement une politique intérieure israélienne.)

Afin de comprendre notre politique étrangère, nous devons nous regarder dans le miroir. Qui sommes-nous ? A quoi ressemble notre société ?

Dans une histoire humoristique célèbre, bien connue de chaque israélien de longue date, deux Arabes se tiennent sur le rivage, face à la mer, regardant un bateau plein de pionniers juifs russes ramer vers eux. « Que votre maison soit détruite ! » s’exclament-ils.

Ensuite, deux personnages identiques, mais cette fois il s’agit des immigrants juifs russes, se tiennent au même endroit, et lançant des malédictions en russe à un bateau plein d’immigrants yéménites.

Puis, les deux Yéménites maudissent des réfugiés juifs allemands fuyant les nazis. Puis, deux juifs allemands maudissent l’arrivée de Marocains. Quand cette histoire est née, elle s’arrêtait là. Mais on peut désormais y ajouter deux Marocains maudissant les immigrants de la Russie soviétique, puis deux Russes maudissant les derniers arrivants : les juifs éthiopiens.

Cette histoire pourrait s’appliquer à tous les pays d’immigration, des États-Unis à l’Australie. Chaque nouvelle vague d’immigrants est accueillie par le mépris, voire l’hostilité ouverte de ceux qui sont arrivés avant eux. Quand j’étais enfant, au début des années 1930, j’ai souvent entendu des gens crier à mes parents, « Retournez chez Hitler ! »

Pourtant, la conception alors dominante, était celle du « melting pot ». Tous les immigrants seraient mélangés dans le même creuset et, débarrassés de leurs traits « étrangers », en émergeraient formant une nouvelle nation unifiée, sans aucune trace de leur origine.

Ce mythe est mort il y a quelques décennies. Israël est désormais une sorte de fédération de plusieurs grands blocs démographiques et culturels qui dominent notre vie sociale et politique.

Qui sont-ils ? Il y a : 1) les anciens ashkénazes (juifs d’origine européenne), 2) les juifs d’Orient (ou « séfarades »), 3) les religieux (en partie ashkénazes, en partie orientaux), 4) les « Russes », les immigrés de tous les pays de l’ancienne Union soviétique, et 5) les citoyens palestiniens arabes, qui ne viennent de nulle part.

C’est là, bien sûr, une présentation schématique. Aucun bloc n’est complètement homogène. Chacun inclut plusieurs sous-ensembles. Certains blocs se chevauchent - il y a quelques mariages mixtes - mais dans l’ensemble, l’image est précise. Les deux genres ne jouent aucun rôle dans cette division.

La scène politique reflète presque exactement ces divisions. Le parti Travailliste était, à son apogée, le principal instrument de la puissance ashkénaze. Ses restes, avec Kadima et le Meretz, sont encore ashkénazes. Israël Beitenou d’ Avigdor Lieberman se compose principalement de Russes. Il ya trois ou quatre partis religieux. Puis il y a deux partis exclusivement arabe, et le parti Communiste, qui est majoritairement arabe, lui aussi. Le Likoud représente la majeure partie des Orientaux, bien que pratiquement tous ses dirigeants soient ashkénazes.

La relation entre les blocs est souvent tendue. En ce moment même, le pays tout entier est en émoi car à Kiryat Malakhi, une ville du sud dont les habitants sont essentiellement des orientaux, et où les propriétaires de biens immobilier ont signé un engagement à ne pas les céder aux Éthiopiens, tandis que le rabbin de Safed, une ville du nord peuplée de juifs essentiellement orthodoxes, a interdit à ses ouailles de louer des appartements à des Arabes.

Mais en dehors de la rupture entre les Juifs et les Arabes, le problème principal est le ressentiment des Orientaux, des Russes, et des religieux contre ce qu’ils appellent « l’élite ashkénaze. »

Dans la mesure où ce furent les premiers arrivants, bien avant la création de l’État, les Ashkénazes contrôlent la plupart des centres de pouvoir - sociaux, politiques, économiques, culturels, etc. Généralement, ils appartiennent à la partie la plus aisée de la société, tandis que les Orientaux, les orthodoxes, les Russes et les Arabes appartiennent généralement à des couches socio-économiques inférieures.

Les Orientaux entretiennent des rancunes profondes contre les Ashkénazes. Ils croient - non sans raison - qu’ils ont été humiliés et discriminés dès leur premier jour dans le pays, et le sont encore, bien qu’un assez grand nombre d’entre eux aient atteint des positions économiques et politiques élevées. L’autre jour, un directeur de l’un des grands établissements financiers a provoqué un scandale en accusant les « blancs » (c’est à dire, les Ashkénazes) de dominer l’ensemble des banques, des tribunaux et des médias. Il a rapidement été licencié, ce qui a provoqué un autre scandale.

Le Likoud est arrivé au pouvoir en 1977, en détrônant le parti travailliste. Avec de courtes interruptions, il a conservé le pouvoir depuis lors. Pourtant, la plupart des membres du Likoud ont toujours le sentiment que les Ashkénazes gouvernent Israël, les reléguant loin en arrière. Aujourd’hui, 34 ans plus tard, la triste vague de lois anti-démocratique promues par les députés du Likoud est justifiée par le slogan « nous devons commencer à gouverner ! »

Cette scène me fait penser à un chantier entouré d’une clôture en bois. Futé, le promoteur a laissé quelques trous dans la clôture, de sorte que les passants curieux peuvent regarder. Dans notre société, tous les autres blocs se sentent comme des étrangers regardant à travers les trous, emplis d’envie pour « l’élite » des Ashkénazes située à l’intérieur, vivant dans l’aisance. Ils détestent tout ce qu’ils relient à cette « élite » : la Cour suprême, les médias, les organisations de défense des droits de l’homme, et en particulier le camp de la paix. Tous sont qualifiés de « gauchistes », un mot assez curieusement identifié avec « l’élite ».

Comment la « paix » est-elle devenue associée à des ashkénazes dominants et dominateurs ?

C’est l’une des grandes tragédies de notre pays.

Les Juifs ont vécu pendant de nombreux siècles dans le monde musulman. Là, ils n’ont jamais vécu les choses terribles commises en Europe par l’antisémitisme chrétien. L’animosité entre juifs et musulmans a débuté il y a un siècle seulement, avec l’avènement du sionisme, et pour des raisons évidentes.

Lorsque les Juifs des pays musulmans ont commencé à arriver en masse en Israël, ils étaient imprégnés de culture arabe. Mais, ils ont été reçus ici par une société qui tenait tout ce qui était arabe dans un mépris total. Leur culture arabe était jugée « primitive », tandis que la vraie culture était européenne. Plus encore, ils ont été identifiés avec les musulmans meurtriers. En raison de quoi, les immigrés étaient tenus d’abandonner leur culture et leurs traditions, leurs accents, leurs souvenirs, leur musique. Afin de montrer à quel point ils étaient devenus israéliens, ils devaient aussi haïr les Arabes.

C’est bien sûr un phénomène mondialement observé. Dans les pays multinationaux, la classe la plus opprimée de la nation dominante est aussi la plus nationaliste, l’ennemie la plus radicale des minorités. L’appartenance à la nation supérieure est souvent la seule source de fierté qu’il leur reste. Avec, pour résultat fréquent, un racisme et une xénophobie virulentes.

C’est l’une des raisons pour lesquelles les Orientaux ont été attirés par le Likoud, pour qui le rejet de la paix et la haine des Arabes sont des vertus suprêmes. Aussi, après avoir été dans l’opposition depuis des lustres, le Likoud a été considéré comme le représentant de ceux qui se sentaient « en dehors » pour combattre ceux qui étaient « à l’intérieur. » C’est toujours le cas.

Le cas des « Russes » est différent. Ils ont grandi dans une société qui méprise la démocratie, et admiré des leaders forts. Les Russes « blancs » et les Ukrainiens méprisaient et haïssaient les peuples « sombres » du Sud - Arméniens, Géorgiens, Tatars, Ouzbeks, et autres. (A ce sujet, j’ai inventé une formule : « Bolchevisme moins marxisme égale fascisme »)

Lorsque les Juifs russes sont venus se joindre à nous, ils ont apporté avec eux un nationalisme virulent, un désintérêt total de la démocratie, et une haine automatique des Arabes. Ils ne peuvent absolument pas comprendre pourquoi nous leur avons permis de rester ici. Cette semaine, lorsqu’une « dame » députée originaire de Saint-Pétersbourg, (même si « dame » peut sembler un euphémisme) a renversé un verre d’eau sur la tête d’un député arabe du parti travailliste, personne n’a été très surpris. (Quelqu’un a ironisé : « un bon Arabe est un Arabe mouillé »). Pour les adeptes de Lieberman, « paix » est un mot sale, tout comme « démocratie ».

Pour les religieux de toutes les nuances - des ultra-orthodoxes aux colons religieux nationalistes, cela n’est absolument pas un problème. Depuis l’enfance, ils apprennent que les Juifs sont le peuple élu, que le Tout-Puissant nous a personnellement promis ce pays, que les goyim - y compris les Arabes - sont simplement des êtres humains inférieurs.

On peut dire, à juste titre, que je généralise. Je le fais, uniquement pour simplifier les choses. Il y a en effet beaucoup d’Orientaux, surtout dans la jeune génération, qui sont choqués par l’ultra-nationalisme du Likoud, d’autant plus que le néolibéralisme de Benjamin Netanyahu (que Shimon Pérès avait autrefois appelé « capitalisme dégueulasse ») est en contradiction directe avec les intérêts essentiels de leur communauté. Il y a aussi beaucoup de gens convenables, libéraux, épris de paix, qui sont religieux. (le nom de Yeshayahu Leibovitz vient à l’esprit.) Certains Russes quittent peu à peu leur ghetto auto-imposé. Mais ce sont de petites minorités dans leurs communautés. La majeure partie des trois blocs - Oriental, Russe et Religieux - sont unis dans leur opposition à la paix et, au mieux, indifférents à la démocratie.

Ensemble, ils forment cette coalition de droite, opposée à la paix, qui gouverne Israël aujourd’hui. Le problème n’est pas seulement politique. Il est beaucoup plus profond - et beaucoup plus ardu.

Certaines personnes accusent le mouvement démocratique pour la paix, de ne pas avoir pris conscience de ce problème suffisamment tôt et de ne pas avoir assez fait pour attirer les membres de ces divers blocs vers les idéaux de paix et de démocratie. On nous dit également que nous n’avons pas su montrer que la justice sociale est indissolublement liée à la démocratie et la paix.

Je dois accepter ma part de blâme pour cet échec, même si je dois souligner que j’ai essayé de faire le lien dès le début. J’ai demandé à mes amis de concentrer nos efforts sur la communauté orientale, de leur rappeler les gloires de l’ « âge d’or » judéo-musulman en Espagne, et de l’énorme impact réciproque des scientifiques juifs et musulmans, des poètes et des penseurs religieux à travers les âges.

Il y a quelques jours, j’ai été invité à donner une conférence devant les étudiants de l’Université Ben Gourion de Beersheba. J’ai décrit la situation plus ou moins dans les mêmes termes qu’aujourd’hui. La première question posée par une audience large, qui se composait de Juifs ( Orientaux et Ashkénazes) et Arabes (Bédouins en particulier), fut : « alors, quel espoir y a-t-il ? Face à cette réalité, comment les forces de paix peuvent-elles l’emporter ? »

Je leur ai dit que je place ma confiance en la nouvelle génération. L’énorme mouvement de protestation sociale, qui a éclaté soudainement l’été dernier et rassemblé des centaines de milliers de personnes, a montré que oui, cela peut arriver ici. Ce mouvement a réuni Ashkénazes et Orientaux. Des villes de tentes ont surgi à Tel Aviv et Beer-Sheva, en tous lieux.

Notre première tâche est de briser les barrières entre les blocs, de transformer la réalité, de créer une nouvelle société israélienne. Nous avons besoin de blockbusters, de casseurs de blocs.

Certes, c’est un travail difficile. Mais je crois qu’il peut être accompli.


Publication originale Gush Shalom, traduction Contre Info

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