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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 19:36
FPLP-poster.jpgPar Saed Bannoura  
 
Des soldats israéliens ont envahi Naplouse ce matin à l’aube et ont kidnappé plusieurs responsables du parti de gauche Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP).

Une source éminente au FPLP a déclaré que les enlèvements avaient lieu au milieu de discussions sur la libération du secrétaire général du FPLP Ahmad Saadat, dans le cadre d’un accord d’échanges de prisonniers.

Certains des dirigeants kidnappés ont été identifiés. Il s’agit de Mousa Salama, 47 ans, Wael Abu Al Sabe’, 45 ans, les deux habitant le quartier Al Jabal Al Shimaly (La montagne du nord) à Naplouse. L’armée a aussi enlevé Ziyad Al Salous alors qu’il revenait de Ramallah et passait un barrage routier militaire.

De plus, les troupes ont kidnappé Myassar Atyani, 45 ans, activistes pour les droits de l’homme et pour les détenus palestiniens, et son frère, Abdul-Nasser, 38 ans. Ils ont tous les deux été kidnappés après que l’armée ait attaqué leurs maisons dans le quartier Rafidia, à l’ouest de Naplouse.

Des sources locales ont rapporté que les soldats ont également envahi le camp de réfugiés d’Al-Ein et kidnappé plusieurs jeunes membres du FPLP, Khalid Suleiman, Mohammad Dahbour, Yousef Rajab et Rabee’ Abu Khalifa.

Les soldats israéliens ont envahi le village d’Awarta, au sud de Naplouse, à 2h du matin, sont entrés en force chez Nabeeh Awwad, 47 ans, avant de le kidnapper et après avoir mis sa maison à sac. Awwad est considéré comme un partisan du FPLP.

Selon la radio israélienne, les soldats auraient trouvé des armes et des munitions chez l’un des habitants de Naplouse et kidnappé le détenteur.



 
 
  Source : IMEMC  
  Traduction : MR pour ISM
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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 19:49

Quiconque a voyagé en Palestine connaît quasiment par cœur cette phrase cent fois entendue : « Mais pourquoi l’Occident, où s’est produit le génocide des juifs, nous a-t-il imposé de le réparer en cédant la majorité de notre terre, alors que nous n’en portons aucune responsabilité ? »

Confrontée à cette logique populaire, simple mais incontestable, la propagande israélienne exhibe, depuis des décennies, la période durant laquelle le Grand mufti de Jérusalem, Hadj Amine Al-Husseini, collabora activement avec le IIIe Reich comme avec l’Italie fasciste.

Sous le titre La Croix gammée et le turban. La tentation nazie du Grand mufti, Arte consacre à ces événements une émission, mercredi 9 novembre à 20 h 45. Sans préjuger de son contenu, regrettons que les réalisateurs n’aient pas fait appel à notre collaborateur Gilbert Achcar, dont le nouveau livre, Les Arabes et la Shoah. La guerre israélo-arabe des récits (1), constitue une somme sur l’ensemble de cette problématique.

On ne saurait évidemment résumer en quelques lignes plus de cinq cents pages consacrées aux rapports entre le mouvement national arabe, le nazisme et le génocide des années 1930 à nos jours. D’autant qu’elles sont à la fois savantes, riches en références et surtout caractérisées par un sens de la nuance absent de la plupart des ouvrages sur cette thématique.

Quelques idées-forces sur la question du Mufti, auquel Achcar consacre plus de soixante pages, contribueront à informer le téléspectateur et à l’inviter à lire le livre pour en savoir plus. L’auteur éclaire en effet le chemin qui conduisit l’ex-leader palestinien à s’allier à Mussolini et Hitler, au point de constituer en 1942 deux légions SS musulmanes. Composées pour l’essentiel de Bosniasques, celles-ci ne participèrent toutefois pas au « nettoyage ethnique » antijuif des Balkans : elles combattirent surtout les Serbes. A Berlin comme à Rome, les unités palestiniennes proprement dites ne dépassèrent jamais quelques dizaines d’hommes, pour la plupart prisonniers de guerre, contre neuf mille dans la seule armée britannique…

Le mufti a pris fait et cause pour le nazisme, au point d’approuver le judéocide. Ce faisant, il est allé bien plus loin que la logique, certes simpliste, selon laquelle « l’ennemi (allemand) de mon ennemi (britannique) est mon ami ». Et il a ainsi porté un tort considérable à la cause du peuple palestinien, comme en témoigne l’exploitation effrénée par la propagande pro-israélienne de cet épisode de sa vie. Mais il ne fut pas le seul à tisser des relations compromettantes.

Après tout, fin 1940, le Lehi d’Itzhak Shamir, issu d’une scission des Révisionnistes de Zeev Jabotinsky, n’avait-il pas proposé au Reich une alliance stratégique ? Sept ans plus tôt, l’Organisation sioniste mondiale conclut même avec les autorités nazies l’accord dit de la Haavara, grâce auquel plusieurs dizaines de milliers de juifs allemands gagnèrent la Palestine avec une partie de leur capital – mais nul, à l’époque, n’imaginait la Shoah…

Une chose est sûre : la démarche du Mufti et celle du Lehi n’étaient représentatives ni des mouvements nationaux palestinien et arabe dans leur ensemble, ni du mouvement sioniste. Si les juifs de Palestine se rangèrent massivement et naturellement dans le camp des Alliés au cours de la seconde guerre mondiale, le nombre des Arabes qui combattirent dans le même camp et y trouvèrent la mort a été incomparablement plus élevé que le nombre de ceux qui se joignirent aux troupes de l’Axe.

Dominique Vidal

(1) Sindbad, Actes Sud, Arles, 2009.

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 07:38


Accord Shalit : Le Hamas veut en finir

Le journal du Hamas a cité jeudi un dirigeant annonçant qu’il souhaitait voir les négociations visant à libérer le soldat captif Guilad Shalit toucher à leur terme.

 

Voici la dernière nouvelle tombée cette nuit, à 00 h 26, que relate « Guysen News », un site israélien.

 

Il semble donc bien que les négociations visant à libérer le caporal Gilad Shalit s’accélèrent.

 

Deux points semblent acquis dans cette négociation.

 

D’une part, Israël libérerait, sur décision politique donc, près de 1.000 prisonniers palestiniens, la moitié d’entre eux étant « choisis » par l’Etat israélien. D’autre part, on compterait, et ceci pour la première fois dans un échange de ce type, des Palestiniens de Jérusalem.

 

Tout ceci nous conforte dans notre exigence à la fois digne et responsable : si l’Etat français, qui en a les moyens, fait le nécessaire, il peut obtenir la libération de Salah Hamouri, jérusalémite, qui a déjà purgé près de cinq ans de prison.

 

Il serait incompréhensible que la France qui exige fortement la libération de l’un – Gilad – et ne fasse pas de même pour Salah. Plus que jamais les actions appropriées s’imposent pour aboutir, enfin, à une solution « honorable » de cette situation insupportable qui n’a que trop durée. Grâce aux efforts de tous un « Buzz » de 200.000 « clics » a été réalisé autour de la vidéo de François Cluzet.

 

On peut envoyer des mails par milliers, et rapidement, vers l’Elysée et le Quai d’Orsay. Ensemble faisons en sorte que, comme il est certain qu’il en sera ainsi pour Gilad, Salah Hamouri soit libéré. Pour Noël !

 

 

Elysée : claude.gueant@elysee.fr.

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 19:22
Stuart Littlewood
  Lettre ouverte à Monsieur l’Archevêque de Canterbury, chef spirituel de l’Eglise anglicane

Monsieur l’Archevêque,

Il y a deux ans, au retour de Gaza et de Cisjordanie, j’ai écrit sur leurs conditions désespérées et sur la complicité du gouvernement britannique dans le blocus qui les écrase, et je rappelai au Premier ministre Gordon Brown que Gaza fut confiée officiellement à la Grande-Bretagne sous mandat, raison de plus pour nous de nous sentir particulièrement responsables.

Je l’ai exhorté : « Allez voir par vous-même la misère, la tragédie humaine et la dévastation dont vous accablez ce peuple épatant. Ressentez leur douleur et pleurez.

« Et alors, étonnez-nous. Faites quelque chose de courageux pour une fois. Levez ce siège cruel. Mettez fin à ces 90 années de trahison qui font tant honte à la Grande-Bretagne. »

C’était avant la guerre éclair atroce déclenchée par Israël en décembre et janvier derniers, dans laquelle au moins 350 enfants ont été assassinés et des milliers d’autres mutilés ou chassés de leur maison. Les Gazaouis sont obligés d’exister dans des circonstances tout simplement ineffables. Vous savez que la bande de Gaza est encore aujourd’hui soumise quotidiennement à des bombardements, la reconstruction promise n’est toujours pas commencée, toutes les frontières restent hermétiquement fermées pour former un immense camp de concentration et les navires israéliens en maraude mitraillent les pêcheurs de Gaza dans leurs propres eaux territoriales.

Aujourd’hui, je suis écœuré d’apprendre que le chocolat, que peu peuvent s’offrir mais que tous considèrent comme un grand raffinement, spécialement pour les fêtes saintes musulmanes comme l’Aïd, ce chocolat est défendu par Israël et interdit d’entrée dans Gaza. Il faut l’y faire entrer en contrebande avec de grands risques, en passant par le réseau de tunnels (Voir Maan News : http://www.maannews.net/eng/ViewDet...)

Gaza et le reste de la Terre sainte, pourrait-on penser, sont toujours gardés à l’esprit par l’Eglise, dont le but et l’inspiration se retrouvent ici. Je n’ai pourtant vu aucune déclaration sur Gaza sur votre site web depuis le 31 décembre de l’année dernière, quand la tuerie venait tout juste de commencer. Aussi, le défi que j’ai lancé à Gordon Brown aurait pu tout aussi bien être adressé à votre Eminence… Que ferez-vous, vous et vos collègues, de courageux pour ce temps de Noël afin d’intervenir et d’apporter de l’humanité, un soutien concret et une aide spirituelle à toutes ces familles chrétiennes et musulmanes qui, depuis des années, sont si cruellement opprimées et violentées par le régime israélien et ses partisans ?

Je me souviens de votre déclaration à la Commission interreligieuse, « Ensemble pour le bien de tous », où vous évoquiez l’engagement de panser les blessures où qu’elles se trouvent. Tous ceux qui y ont adhéré se sont engagés à « s’inspirer des valeurs fondamentales que nous avons en commun et de la sagesse de nos confessions respectives pour continuer à œuvrer pour le bien-être de notre société [et] plus largement, de la communauté mondiale… »

J’ai vu aussi votre Religion 2008 dans votre intervention sur les droits de l’homme à l’occasion du 60ème anniversaire de la Déclaration des droits de l’homme des Nations unies, intervention qui se veut « traiter des principales menaces à une pleine réalisation des droits humains ». Comme vous le savez, les gens de Gaza sont, depuis des années, bafoués d’une liste de droits humains aussi longue que votre bras.

Archevêque, vous êtes un défenseur influent du dialogue entre les différentes confessions, dans la conviction que la foi et la pratique religieuses apportent une immense contribution à servir le bien de tous. En outre, l’Eglise d’Angleterre et les Eglises de la Communion anglicane mondiale sont de plus en plus confrontées à la nécessité de s’engager avec les peuples et les communautés des autres religions, et vous-même, personnellement, vous dirigez ce processus d’engagement, ici et à l’étranger.

Gaza et le reste de la Terre sainte représentent un test majeur et urgent de cet engagement dont vous parlez. Pourquoi ne pas vous rendre à Gaza ? Demandez à Brown et à Blair pour en décider, et ne prenez pas le « non » comme réponse. Relancez le gouvernement et rappelez-leur leur devoir de chrétien de défendre et de protéger les faibles : quelqu’un le doit. Bien sûr, c’est le devoir de tous les honnêtes gens, chrétiens ou non.

Voyez Mr Haniyeh. Imaginez : un archevêque rencontre le Premier ministre et imam d’un peuple soumis à une attaque terroriste permanente – les enfants oubliés d’un Dieu inférieur, apparemment – pendant que la communauté internationale reste les bras croisés. Ce serait une très intéressante conversation, suffisamment novatrice et symbolique pour faire une différence… et, si je peux oser m’exprimer ainsi, pour amener un sourire sur le visage de Dieu.

Puissé-je être là pour le rapporter.

Stuart Littlewood a écrit Radio Free Palestine, qui raconte la situation désespérée des Palestiniens sous occupation. Ecoutez : http://www.radiofreepalestine.co.uk/

Londres le 1er décembre 2009

http://www.palestinechronicle.com/v...

traduction : JPP

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 19:04

Par Gideon Levy

Pourquoi est-il permis de parler avec le Hamas quand il s’agit du sort d’un soldat prisonnier et de plusieurs centaines d’autres, alors qu’il est interdit de lui parler quand il est question du sort de deux nations ?

Jamais la logique israélienne n’a été aussi dénaturée. Maintenant que nos cœurs attendent avec impatience l’application de l’accord, que tout cœur humain devrait être impatient de voir la libération de Gilad Shalit - et, oui, celle aussi de centaines de prisonniers palestiniens, dont certains sont quasiment des prisonniers politiques, pas seulement des « terroristes avec du sang sur les mains » - maintenant il est temps de nous débarrasser de certaines des interdictions idiotes que nous nous sommes imposées ainsi qu’à la communauté internationale tout entière.

Maintenant, il est clair qu’il y a quelqu’un à qui parler. À Gaza et Damas siègent des hommes d’État coriaces mais raisonnables. Ils sont aussi concernés, à leur manière, par le sort de leur peuple, ils aspirent également à lui apporter liberté et justice. Quand l’accord sera appliqué, nous nous apercevrons nous aussi qu’ils peuvent être pris au mot. Si Israël n’avait pas détenu des dizaines de milliers de prisonniers - certains ayant utilisé des moyens ignobles, dans un objectif juste - qui ont été jugés autrement que ne l’ont été des meurtriers et criminels juifs, peut-être qu’alors le Hamas n’aurait pas été obligé d’utiliser l’arme de l’enlèvement.

S’il n’y avait eu le siège de Gaza et le boycott international contre tout ce qui faisait penser au Hamas, peut-être que l’organisation n’aurait pas eu besoin de roquettes Qassam. Mais Israël veut toujours faire les choses à sa manière : il a lancé l’opération Pluies d’été pour obtenir la libération de Shalit et il a échoué ; il a imposé un siège sur Gaza pour exercer une pression pour sa libération, et il a obtenu un nouvel échec, total. Quand Israël a reconnu ses erreurs, qu’un million et demi d’habitants de Gaza sont toujours en train de payer de leurs corps et de leurs âmes, il s’est alors retourné vers le seul moyen juste et efficace : les négociations diplomatiques.

Oui, nous sommes en train de faire ce que nous ne voulons pas reconnaître : négocier avec le Hamas, et le ciel ne nous tombe pas sur la tête. Qu’elles soient directes ou indirectes, elles existent, ces discussions ; que nous reconnaissions ou non le Hamas, il y a négociation. Pour nous, comme d’habitude, la méthode qui devrait venir en premier doit attendre que tout soit fini. Ce n’est qu’après avoir essayer le reste - la mort et la destruction, la guerre et la famine - que nous nous tournons vers la route directe : les négociations. Ce fut comme ça avec l’Egypte, ce fut comme ça avec l’Organisation de libération de la Palestine.

Quand l’accord sera conclu, quand Shalit et le dirigeant palestinien Marwan Barghouti emprisonné rentreront chez eux, il faudra qu’Israël ouvre un nouveau chapitre avec l’organisation hors la loi. Ça ne nous sera pas facile. Il s’agit d’une organisation fondamentaliste qui parle de hudna, de cessez-le-feu provisoire, pas de paix : peut-être est-ce le prix des folles destructions qu’Israël a infligées aux institutions de l’Autorité palestinienne et de l’OLP, qui étaient évidemment des interlocuteurs infiniment plus sympathiques. Mais le lait a débordé et le Hamas est bien vivant et actif - une raison en est la main lourde d’Israël contre lui. Quelqu’un peut-il croire encore sérieusement que l’on peut faire tomber le pouvoir Hamas par la force ? Nous n’avons même pas réussi à l’affaiblir - bien au contraire.

Israël, avec ses hautains « pas de conditions préalables ! », doit maintenant se tourner vers le Hamas, avec un appel à engager les négociations, de préférence avec un gouvernement d’union conduit par un Barghouti libre. C’est possible. Nul besoin de demander aux partenaires à la négociation de se reconnaître, nous avons déjà reconnu le Hamas et il nous a reconnus. Israël doit lever le siège criminel contre Gaza et appeler la communauté internationale à cesser son boycott du Hamas, lequel fut imposé sous la direction d’Israël. Il y en assez de ces diplomates et hommes d’État à l’étranger qui craignent de parler aux représentants de l’organisation de peur qu’Israël ne décide d’agir contre eux. Nous interdisons au ministre des Affaires étrangères français et aux hommes d’État du monde de parler au Hamas, et pourtant nous désirons les services d’un médiateur allemand qui parle à l’organisation. Pourquoi ?

Après la libération des prisonniers, rien ne pourra mieux obtenir du Hamas qu’il suive une voix constructive - au lieu de celle, destructive et désespérée, qu’il a suivie - que la réhabilitation de Gaza. Les 4,4 milliards de dollars que la communauté internationale a promis de transférer, il y a huit mois à la conférence des donateurs à Sharm al-Sheikh dans un engagement théâtral et pathétique, pour la réhabilitation de Gaza, ces milliards se trouvent toujours dans les coffres des banques, comme si rien n’avait jamais été promis. Maintenant, il est temps de les envoyer.

Une bande de Gaza libre sous réhabilitation sera beaucoup moins explosive. Un Hamas occupé à reconstruire sera différent, surtout si on lui propose un horizon politique. Il aura beaucoup plus à perdre, ce qu’on peut difficilement dire aujourd’hui à propos de Gaza. Aussi, quand nous aurons fini de croiser les doigts pour la libération de Shalit, il nous faudra ouvrir la même main, et la tendre au Hamas dans la paix.

Ha’aretz - traduction : JPP

protection palestine.org
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 20:05
René Naba

  Pour une proclamation unilatérale d’indépendance de la Palestine et son inscription au patrimoine de l’humanité.

Mois chargé de dates symboliques lourdes de décisions douloureuses aux conséquences dramatiques pour le peuple palestinien, Novembre commémore tout à la fois la Promesse Balfour, le 2 novembre 1917, engageant la Grande Bretagne à aménager sur le territoire d’autrui un « Foyer national juif » en Palestine (1), la Résolution N°181 de l’Assemblée générale des Nations unies du 29 novembre 1947 portant plan de partage de la Palestine en deux états, l’un juif, l’autre arabe, et la résolution 242 du Conseil de sécurité du 22 novembre 1967 posant les bases du règlement du conflit israélo-arabe.

92 ans après la promesse Balfour, 62 ans après le plan de partage, 42 ans après la résolution internationale, la Palestine, berceau des trois grandes religions monothéistes Islam, Christianisme et Judaïsme, haut lieu de la coexistence entre Orient et Occident, est devenue le plus grand camp de concentration à ciel ouvert de l’époque contemporaine avec ses dix mille prisonniers politiques palestiniens, une population en agonie sous le poids de ses 750 barrages militaires, un mur discriminatoire de séparation, trois fois plus long que le Mur de Berlin, alors que, parallèlement, 80 pour cent du territoire palestinien a été spolié et gangrené par des colonies israéliennes de peuplement, 80% des ressources aquifères de Cisjordanie ponctionnée au profit des Israéliens, de même que les ressources gazières au large de Gaza, qui font l’objet d’un véritable rapt (2).

Le renonciation de Mahmoud Abbas à une nouvelle mandature présidentielle, carbonisé par ses atermoiements dans l’affaire du rapport Goldstone sur Gaza et par la rebuffade américaine à propos des colonies de peuplement israélien a retenti, le 5 novembre 2009, à six jours de la commémoration décès de Yasser Arafat, comme un défi à la légalité internationale, une insulte à L’Organisation des Nations unies, dans son incapacité à régler la question palestinienne.

Dans cette perspective, une proclamation unilatérale d’indépendance de l’Etat palestinien et l’inscription de la Palestine au patrimoine de l’humanité rendraient à l’organisation internationale un peu d’humanité, à défaut de crédibilité, en même temps qu’elles abrogeraient la souffrance du peuple palestinien innocent en sanctionnant les procédés dilatoires israéliens.

I. Un palestinien, Saïd Wajih Al-Ataba (3), doyen des prisonniers politiques dans le Monde.

Même sur le plan carcéral, la palme revient également à la Palestine. Un palestinien, Saïd Wajih Al-Ataba, revendique, en effet, le triste honneur d’être le doyen des prisonniers politiques dans le monde, avec à son actif 32 ans de détention, battant de près de cinq ans le record de Nelson Mandela, le chef du mouvement indépendantiste sud africain ANC (African National Congress) et futur président de l’Afrique du sud post apartheid.

Depuis la 3me guerre israélo-arabe de juin 1967 et l’occupation des territoires arabes qui s’en est ensuivie, 42% des hommes palestiniens ont été au moins une fois interpellés. Dix mille y croupissent dans les geôles israéliennes pour des peines de longue durée.

Le record de Nelson Mandela – détenu, lui, pendant 27 ans et 190 jours à la prison de Robben Island -est largement battu non seulement par Saïd Al-Ataba mais également par quatre autres militants palestiniens. Au total, quatorze palestiniens sont détenus depuis un quart de siècle par Israël, dont douze ont même dépassé ce cap, et deux seulement sont détenus depuis 25 ans, selon le décompte établi en 2009 sur la base du relevé de la date de leur incarcération.

A la fin de l’année 2007, le nombre de Palestiniens qui avaient passé plus de quinze ans dans les prisons israéliennes avait atteint 232 personnes, et ceux qui y avaient passé plus de vingt ans étaient au nombre de 73 captifs.

Parmi les détenus longue durée, trois militants palestiniens sont originaires de Wadi Ara, tous trois membres de la famille Younes (Sami Khaled Salameh Younes, Karim Youssef Younes, Maher Abdel-Latif Younes). Wadi Ara ou Nahal Iron (en arabe : وادي عارة) fait référence à une zone à l’intérieur d’Israël, principalement peuplée par des Arabes. Elle est située au nord-ouest de la ligne verte, principalement au sein du district de Haïfa. Trois autres militants palestiniens sont originaires de Ramallah, siège de l’autorité palestinienne et du mausolée de Yasser Arafat, chef historique du mouvement national palestinien, à 15 km au Nord de Jérusalem, dans la zone des collines du centre de la Palestine. Deux sont de la famille Barghouti (Na’êl Abdallah Al Barghouti et Fakhri Al Barghouti), le troisième est Hassan Ali Nimr Salamah. Marwane Al Barghouti, le charismatique dirigeant de la relève palestinienne, condamné en 2004, ne compte pas suffisamment d’ancienneté carcérale pour figurer dans ce palmarès.

Saïd Wajih Al-Ataba, Marwane Al Barghouti (Fatah) et Ahmad Saadate (FPLP) figurent en tête de liste des prisonniers dont le Hamas réclament la libération en échange de celle de Gilad Shalit, le soldat franco-israélien capturé par un commando palestinien à la lisière de la bande de Gaza, en 2006.

Afin que leur combat ne soit pas vain et que leur longue détention ne les plonge pas dans l’oubli de la mémoire des hommes, voici la liste de ses résistants :

1- Saïd Wajih Al-Ataba, doyen des prisonniers palestiniens depuis la libération du libanais Samir Kintar, en 2008, à la faveur d’un échange de prisonniers avec le Hezbollah. Neveu du chef de la section locale pour le secteur de Naplouse du Parti communiste palestinien, Saïd al Ataba est détenu depuis 32 ans. Il a davantage passé du temps en prison que dans la vie active.

Né en 1951 à Naplouse, Saïd Wajih Al-Ataba s’est distingué à 15 ans en manifestant contre les troupes jordaniennes qui contrôlaient à l’époque la Cisjordanie, puis ultérieurement contre les forces d’occupation israéliennes. Il est l’un des organisateurs de la manifestation de protestation anti-israélienne qui a suivi La mort d’une militante palestinienne connue, Lina Naboulsi, en 1975.

Il a été arrêté le 29 juillet 1977, à l’âge de 26 ans, à Naplouse (Cisjordanie) pour son appartenance à un commando du Front Démocratique de libération de la Palestine (FDLP, organisation marxisante dirigée par Nayef Hawatmeh). Il a été condamné à trois peines de prison à vie et purge sa peine à la prison d’Ashkelon, la ville portuaire méditerranéenne désignée en arabe par Askalane.

Un membre de son réseau, auteur d’un attentat à la bombe en Israël, faisant un mort et 33 blessés, a été tout comme Saïd Al-Ataba condamné à perpétuité. Il a été libéré en 1985 dans le cadre d’un échange de prisonniers, alors que Saïd Wajih Al-Ataba, paradoxalement, est resté en prison, Israël ayant refusé au dernier moment de le libérer au prétexte qu’il avait été « condamné à perpétuité ». Son chef politique, Yasser Abed Rabbo, rentré dans les Territoires palestiniens après la signature des accords d’Oslo en 1993, est le coauteur du plan de paix de Genève avec son ami israélien, l’ancien ministre travailliste israélien Yossi Beilin. Saïd Al-Ataba s’est lui aussi prononcé en faveur de ce plan de paix.

Voici la répartition des prisonniers selon leur ancienneté et leur provenance géographique :

2• Na’êl Abdallah Al-Barghouti, originaire de la Région de Ramallah. Date d’incarcération le 4 avril 1978, célibataire, né en 1957. (31 ans de détention)

3• Fakhri Al-Barghouti, originaire de la Région de Ramallah. Date d’incarcération le 23 juin 1978, marié, né en 1954. (31 ans de détention)

4• Akram Abdel Aziz Mansour, originaire de Qalqyliah, au nord ouest de la Cisjordanie. Date d’incarcération le 2 août 1979, célibataire, né en 1962. (30 ans de détention)

5• Fouad Kassem Al-Razim, originaire de Jérusalem « al-Quds ». Date d’incarcération le 30 janvier 1981, célibataire, né en 1958. (28 ans de détention)

6• Ibrahim Fadl Nimr Jaber, originaire d’Hébron -Al-Khalil (Cisjordanie). Date d’incarcération le 8 janvier 1982, marié, né en 1954. (27 ans de détention)

7• Hassan Ali Nimr Salamah, originaire de Ramallah. Date d’incarcération le 8 août 1982, marié, né en 1958. (27 ans de détention)

8• Ousmane Ali Hamdan Mouslih, originaire de Naplouse-Nablus (Cisjordanie). Date d’incarcération le 15 octobre 1982, marié, né en 1952. (27 ans de détention).

9• Sami Khaled Salamah Younes, originaire de Wadi Ara (Palestine 1948), date d’incarcération le 5 janvier 1983, marié, né en 1932. 26 ans de détention.

10• Karim Youssef Younes, de Wadi Ara (Palestine 1948). Date d’incarcération le 6 janvier 1983, célibataire, né en 1958. 26 ans de détention

11• Maher Abdel-Latif Younes, de Wadi Ara (Palestine 1948). Date d’incarcération le 20 janvier 1983, célibataire, né en 1957. 26 ans de détention

12• Salim Ali al-Kayyal, originaire de Gaza, date d’incarcération le 30 mai 1983, marié, né en 1952. 26 ans de détention.

13• Hafiz Nimr Qinds, de Jaffa-Yafa (Palestine 1948). Date d’incarcération le 15 mai 1984, célibataire, né en 1958. 25 ans de détention

14• Issa Nimr Abd Rabbo, Deheishe, Bethlehem. Date d’incarcération le 21 octobre 1984, célibataire, 46 ans. 25 ans de détention.

Le camp de réfugiés de Deheishe a été construit en 1949 sur un territoire d’une dimension d’environ 430 dounoums (soit environ 1 km carré) à l’intérieur des frontières de la ville de Bethléem sur la rive occidentale du jourdain. Les Palestiniens qui se retrouvèrent à Deheishe venaient de plus de 45 villages situés à l’ouest de Jérusalem et d’Hébron.

C’est l’un des soixante et un camps aménagés par l’UNRWA (United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East – Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) pour reloger les 750.000 Palestiniens des régions côtières et des plaines de Palestine, expulsés de leur maison par les israéliens au moment de la fondation d’Israël, en 1948.

II. La Palestine, le plus grand camp de concentration à ciel ouvert de l’époque contemporaine.

Pour mémoire ; Nelson Mandela, le Chef du mouvement indépendantiste sud africain ANC (African National Congres) et futur président de l’Afrique du sud post apartheid, a été détenu pendant 27 ans et 190 jours à la prison de Robben Island.

Robben Island (en anglais) ou Robbeneiland (en afrikaans) est une île d’Afrique du Sud, au large du Cap, qui a servi au XXe siècle de prison politique pour les opposants noirs au régime d’Apartheid. Elle a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1999.

Depuis la 3me guerre israélo-arabe de juin 1967 et l’occupation des territoires arabes qui s’en est ensuivie, 80 pour cent du territoire palestinien a été spolié et gangrené par des colonies israéliennes de peuplement, 80% des ressources aquifères de Cisjordanie ponctionnée au profit des Israéliens, de même que les ressources gazières au large de Gaza, qui font l’objet d’un véritable rapt (3), alors que parallèlement 42% des hommes palestiniens ont été au moins une fois interpellés, soit près de la moitie de la population.

Au moment où l’Assemblée générale des Nations unies s’apprête à célébrer, ce 29 novembre, le 62 me anniversaire du plan de partage de la Palestine (résolution 181), un an après la conférence de relance américaine d’Annapolis, l’organisation internationale serait avisée de songer à inscrire au patrimoine de l’humanité, la Palestine, le plus grand camp de concentration à ciel ouvert de l’époque contemporaine avec ses dix mille prisonniers politiques palestiniens, ses 750 barrages militaires, un mur discriminatoire de séparation, alors que, parallèlement, 80 pour cent du territoire palestinien a été spolié et gangrené par alors que, parallèlement, 80 pour cent du territoire palestinien a été spolié et gangrené par des colonies israéliennes de peuplement, 80% des ressources aquifères de Cisjordanie ponctionnée au profit des Israéliens, de même que les ressources gazières au large de Gaza, qui font l’objet d’un véritable rapt.

III. Le Mur d’Apartheid un « Mur de Jéricho moderne »

La chute du Mur de Berlin célébrée avec faste le 9 novembre dernier par les chancelleries occidentales ne saurait occulter la nouvelle réalité issue de la mondialisation des flux. Aux murs anciens séquelles de la guerre froide (Corée, Chypre, Sahara occidental, Ceuta et Melilla, le filtre à l’immigration vers la riche Europe) se sont greffés de nouveaux murs notamment entre les Etats-Unis et le Mexique, le long du Rio Grande, pour protéger l’Amérique de l’invasion latino américaine, en Arabie saoudite, pour protéger la pétromonarchie tant de l’Irak que du Yémen que le Royaume a cherché à déstabiliser depuis un demi siècle, voire en Irak même, dans la zone verte de Bagdad, le périmètre aménagé dans l’ancien palais présidentiel irakien pour protéger les envahisseurs américains des coups de butoir de la guérilla irakienne.

En Europe, sous l’impulsion du « pacte pour l’immigration » proposé par la France à ses partenaires européens, la Commission européenne a identifié, de son côté, en mai 2009, une liste de 45 projets de recherche public – privé, intitulé « Vers une société plus sûre et une meilleure compétitivité industrielle », dont huit sont clairement dédiés à la protection des frontières (4).

Mais de tous ces murs, seul le mur d’apartheid israélien a été édifié sur le territoire d’autrui. Un véritable « Mur de Jéricho moderne », qu’il importera d’abattre, dont la Cour internationale de Justice de La Haye a invité à son démantèlement partiel lorsqu’il rogne sur les territoires palestiniens occupés, estimant « illégal » cet édifice et « non conforme à plusieurs obligations légales internationales incombant à Israël » (5). En ciment armé d’une hauteur de huit mètres, d’une longueur de 750 kilomètres, trois fois plus long que le Mur de Berlin et deux fois plus haut, ce « Mur d’Apartheid » enferme plus de trois millions de personnes dans des dizaines de villes et villages de Cisjordanie et de la région de Jérusalem.

L’implosion politique de Mahmoud Abbas, le 5 novembre 2009, à six jours de la commémoration décès de Yasser Arafat a justifié a posteriori le scepticisme du chef historique des Palestiniens à l’égard des pays occidentaux et porte condamnation de la complaisance de son successeur à l’égard de leur duplicité. Elle signe l’arrêt de mort du processus d’Oslo amorcé en 1993 visant à la proclamation d’un état palestinien indépendant comme terme ultime du règlement pacifique du conflit israélo-palestinien, en même temps qu’elle révèle la servilité du chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, secrétaire d’état, à l’égard d’Israël, et celle de l’Egypte tant à l’égard d’Israël que des Etats-Unis.

« L’adieu aux armes » aura été fatal à Mahmoud Abbas. Carbonisé par ses atermoiements dans l’affaire du rapport Goldstone sur Gaza et par la rebuffade américaine à propos des colonies de peuplement, sa renonciation à une nouvelle mandature présidentielle apparaît d’autant plus cruellement pathétique qu’elle a coïncidé avec une cinglante leçon de courage que lui ont assénée de jeunes palestiniens et de pacifistes israéliens avec leur percée opérée dans le mur d’apartheid israélien à l’occasion de la commémoration du vingtième anniversaire du chute du mur de Berlin. Une action qui a retenti comme un camouflet à Mahmoud Abbas et à Israël, un défi à la léthargie des instances internationales, un cadeau posthume à Yasser Arafat, initiateur de la lutte armée palestinienne, une insulte à l’Egypte pour son suivisme proaméricain et à L’Organisation des Nations unies dans son impuissance à régler la question palestinienne.

Une proclamation unilatérale d’indépendance de l’Etat palestinien constituerait un véritable électrochoc à l’effet de déterminer la marge d’autonomie du président Barack Obama à l’égard du lobby pro israélien dans la détermination de la politique américaine au Moyen orient et la validité de son discours fondateur du Caire (5 juin 2009).

Le plan de partage de la Palestine, en 1947, avait légalisé un projet qui constituait à l’origine un « fait colonial ». L’inscription de la Palestine au patrimoine de l’humanité rendrait à l’organisation internationale un peu d’humanité, à défaut de crédibilité, en restaurant les Palestiniens dans leurs Droits légitimes, abrégeant leurs souffrances en leur concédant une maigre compensation à la trop grande injustice dont ils ont pâti du fait des turpitudes occidentales. Elle redorerait en prime le blason du pouvoir palestinien gravement discrédité par sa trop grande complaisance à l’égard de la duplicité occidentale.

Les menaces de rétorsion israéliennes paraissent dans ce contexte pathétiquement dérisoires au regard des enjeux du fait que les accords israélo-palestiniens d’Oslo de 1993 ont déjà été vidés de leur substance dès 1995 par Benyamin Netanyahu en personne sans susciter la moindre réaction internationale, du fait aussi que les Palestiniens, par anticipation, ont, de tout temps, été, en tout état de cause, la cible de représailles permanentes et continuelles de la part des Israéliens, du fait enfin que de telles menaces enfin ne sauraient dissuader les Palestiniens de mettre en œuvre la satisfaction de leur objectif suprême, la justification de tous leurs sacrifices, la réalisation de leur destin national.

Une telle démarche ne constituerait d’ailleurs pas une nouveauté en droit international. Elle serait en tout point similaire à celle empruntée par Israël avec sa déclaration unilatérale d’indépendance du 14 Mai 1948. Elle provoquerait un bouleversement psychologique à l’effet de placer les Israéliens sur la défensive, une décision qui aurait le mérite de crever l’abcès au risque de déboucher sur un conflit territorial à l’effet de lever l’ambiguïté sur les intentions des alliés d’Israël, les Etats-Unis et l’Union Européenne.

Terme ultime d’un combat inégal de soixante ans, la proclamation unilatérale de l’indépendance de la Palestine fera date dans l’histoire en ce qu’elle résonnera dans la conscience universelle comme la sanction des procédés dilatoires d’Israël et son mépris de la légalité internationale. A n’en pas douter, elle sera perçue par l’opinion internationale comme la fin de l’exception israélienne et la mise en conformité aux normes internationales de l’Etat d’Israël, seul état au monde crée par une décision de l’ONU avec le Kosovo.

 [1]

[1] Références

1. La promesse Balfour : le 2 novembre 1917, en pleine guerre mondiale, le ministre britannique des Affaires étrangères, Lord Arthur James Balfour publie une lettre où il indique que son gouvernement est disposé à créer en Palestine un « foyer national juif ». Cette lettre ouverte n’a pour les Anglais d’autre intérêt que de rassurer les juifs américains, plus portés à soutenir les Puissances centrales qu’une alliance où figure la Russie au passé lourdement antisémite. Mais elle va légitimer trente ans plus tard la création de l’État d’Israël. Adressée au baron de Rothschild, la lettre a été en fait rédigée en étroite concertation avec ce dernier, qui préside l’antenne anglaise du mouvement sioniste, promoteur de l’installation des juifs en Palestine.

2. Le rapt des réserves naturelles de Gaza par Israël (deuxième partie) L’objet véritable du conflit par Peter Eyre Mondialisation.ca, Le 3 novembre 2009 The Palestine Telegraph. Le champ Mari B d’Israël entre en fait dans les eaux de Gaza et pourrait être classifié comme propriété conjointe. Israël reçoit du gaz naturel de ce champ depuis 2003 sans susciter la moindre condamnation internationale. Noble Energy a découvert le champ gazier Mari B en mars 2000 et a entamé la première production israélienne en offshore le 24 décembre 2003. Le site de production est destiné à produire jusqu’à 600 millions de mètres cube par jour. Noble Energy a estimé que le total des réserves récupérables dépassait le trillion de mètres cube. Noble Energy est l’opérateur du projet avec 47,059% de participation directe avec des partenaires israéliens Avner Oil Exploration Limited participation 23% Delek Drilling Limited participation 25,5% et Properties Ltd 4,441%. Les Accords d’Oslo en 1995 ont donné aux pêcheurs de Gaza une zone de 20 miles nautiques, une reconnaissance neutralisée par le gouvernement israélien. L’accord Bertini, en 2002, leur donnait une zone de 12 miles, réduite par la suite par l’armée israélienne à 6 miles nautiques en 2006. Cette zone elle-même est entrecoupée de zones tampons, la zone K, sur la frontière nord avec Israël avec 1,5 mile nautique de large et au sud, la zone M sur la frontière égyptienne avec 1 mile nautique de large. Entre les deux se situe la zone L, totalement contrôlée par la marine israélienne de manière très agressive.

3. La photo illustrant cet article a été tirée du site http://www.jerusalemites.org/Testim... Site dédié aux témoignages des personnes originaires de Jérusalem « Al Makdissiounne » »

4. Le « Pacte pour l’immigration » proposé sous la présidence française de l’Union européenne (juin – décembre 2008) par M. Brice Hortefeux, alors Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, se proposait au niveau européen un double objectif : Harmoniser, d’une part, les politiques européennes en matière de flux migratoire en fonction des capacités d’accueil de l’Europe sur le plan du marché du travail, du logement et des services sanitaires. Instaurer, d’autre part, au niveau communautaire, une harmonisation des politiques d’expulsion des migrants illégaux, du droit d’asile, et de la promotion de l’immigration professionnelle légale. La Commission européenne a identifié, de son côté, en mai 2009, une liste de 45 projets de recherche public – privé, intitulé « Vers une société plus sûre et une meilleure compétitivité industrielle », dont huit sont clairement dédiés à la protection des frontières. Leurs acronymes révèlent leurs objectifs : EFFISEC (Efficient Integrated Security Checkpoints) ; AMASS (Autonomous Maritime Surveillance System) ; GLOBE (Global Border Environment) ; TALOS (Transportable Autonomous patrol for Land border Surveillance system) ; UNCOSS (Underwater Coastal Sea Surveyor) ; WIMA (Wide Maritime Area Airborne Surveillance ; OPERAMAR (An Interoperable Approach to European Union Maritime Security Management) ; SECTRONIC (Security System for Maritime Infrastructure, Ports and Coastal Zones).

5. Dans un arrêt en date du 09/07/2004, la Cour a confirmé ce que redoutaient les autorités israéliennes, à savoir l’illégalité au regard du droit international de l’ouvrage qu’elles construisent en Cisjordanie au nom de la lutte anti-terroriste. Le texte indique ainsi que « la Cour a conclu que la construction du mur constituait une action non conforme à plusieurs obligations légales internationales incombant à Israël ». Précisant que ces violations du droit, conséquences directes selon elle de l’édification de la « barrière de sécurité », la juridiction a notamment mentionné les entraves à la liberté de mouvement des Palestiniens, les entraves à leur droit au travail, à leur droit à la santé, à l’éducation, et à un « niveau de vie adéquat ». Ces exigences sont consignées dans des conventions internationales auxquelles l’Etat hébreu a pourtant adhéré.
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 13:40
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 14:43

Jean-Claude Lefort
Député honoraire


Paris, le 23 novembre 2009
M. Daniel Shek
Ambassadeur d’Israël
en France
3, rue Rabelais
75008 Paris


Monsieur l’Ambassadeur,

Sur la chaine nationale de télévision « France 2 », au cours de l’émission « 13h15 » diffusée le dimanche 22
novembre 2009, vous avez parlé d’un jeune Français, Salah Hamouri, en prison depuis près de 5 ans dans votre
pays.
On se doit de reconnaître que votre intervention a le mérite d’une certaine clarté.
En effet, vous avec expliqué que s’il est en prison pour 7 ans c’est tout simplement parce qu’il a eu « le projet »
« de commencer des préparatifs » contre un rabbin ultra orthodoxe qui « aurait pu » être assassiné.
Il a eu le « projet » de « commencer » des « préparatifs »… contre un rabbin qui « aurait pu être »…
Voilà quel est, pour vous, son premier délit. Un délit qui est tout sauf établi puisque que votre raisonnement est
basé sur des suppositions. Vous êtes, et pour cause, dans l’impossibilité de prouver quoi que ce soit de concret et
ne pouvez vous appuyer sur des faits, des preuves tangibles ou des actes effectifs commis puisqu’il n’y en a pas.
Nous sommes là dans le monde des supputations et non dans celui des actes formels. Elles ne peuvent donc
valoir condamnation.
Vous ajoutez que le second chef d’accusation contre Salah Hamouri est qu’il « est membre du FPLP » et qu’il
joue « un rôle majeur » dans cette organisation « terroriste ». Cette affirmation est tout simplement inexacte,
Monsieur l’Ambassadeur.
Le tribunal n’a en aucune façon déclaré l’appartenance de Salah Hamouri au « FPLP » ni non plus un quelque
« rôle majeur » joué par lui au sein de cette organisation qui, je vous le rappelle, est membre de l’OLP dirigée
par le Président Mahmoud Abbas et qui est considérée officiellement comme le « représentant légitime du
peuple palestinien ».
Notons par ailleurs que Salah n’avait que 20 ans quand il a été arrêté, ce qui rend tout simplement impensable
son soi disant rôle « majeur » au sein de cette organisation dont il n’est pas membre de surcroît ni non plus des
« Jeunesses du FPLP ». Aucun fait, là non plus, n’a été établi ou prouvé sur ce plan contrairement à ce que vous
dîtes.
Je vous rappelle, à cet égard, que plus de 20 audiences de son procès ont été annulées faute de témoins se
présentant à la barre pour confirmer cette « accusation » que vous avez reprise à tort et à charge. Les « témoins »
annoncés étant pourtant tous des prisonniers, eux aussi…
C’est sur la base d’une « accusation anonyme » qu’il a été arrêté trois mois après - trois mois après – être passé,
ceci étant un fait avéré, en voiture devant le domicile du rabbin Yossef Ovadia que vous « défendez »
étonnement eu égards ses prises de positions connues comme étant des plus extrémistes contre les Arabes mais
aussi contre les Juifs.
2
Je résume donc les deux « charges » qui auraient été émises selon vous : une « intention », « un projet », d’une
part, et une affirmation d’appartenance de Salah Hamouri au FPLP qui n’a pas été reprise ni prouvée par le
tribunal militaire, d’autre part. Je n’insiste pas sur ce « rôle majeur » supposé que vous attribuez à notre jeune
compatriote au sein de cette organisation dont il n’est pas membre. C’est une affirmation extravagante à
l’évidence.
Vous avez poursuivi vos déclarations par un raisonnement très « intéressant » puisque vous avez déclaré que les
« Territoires palestiniens ne sont pas israéliens, qu’ils sont occupés et que pour cette raison c’est un tribunal
militaire qui accuse ». Précisons : c’est un tribunal militaire israélien, en l’occurrence celui d’Ofer situé en plein
coeur de la Cisjordanie occupée qui a accusé et condamné notre jeune compatriote.
Ces propos sont toutefois à rapporter avec le fait que Salah Hamouri habite Jérusalem-Est.
Il résulte de vos dires que, pour la première fois depuis 1967, un responsable israélien d’importance, chargé
notamment représenter son pays à l’étranger, reconnaît que Jérusalem-Est est bien occupée. Dont acte !
Cela dit, et par définition, un tribunal militaire d’occupation est tout aussi illégitime, illégal et condamnable que
l’occupation elle-même. La preuve est formellement établie : quiconque « passe » devant pareil tribunal en Israël
est à coup sûr condamné. Les exceptions à cette « règle de non-droit » qui sont infinitésimales le confirment.
Ajoutons que le recours devant la « Cour suprême » que vous avez évoqué est strictement impossible eu égard la
procédure utilisée devant le tribunal militaire (un « arrangement » selon un vocabulaire effroyable). Le tribunal
militaire ne peut donc qu’examiner, selon les lois israéliennes, qu’une « remise de peine » au bout des 2/3 de la
peine exécutée. Ceci a été fait et la Commission ad hoc l’a refusée récemment et plus que très sèchement.
De l’ensemble de vos propos il ressort avec force que Salah Hamouri a bien été condamné pour raison politique.
C’est ce que nous ne cessons de dire. Et donc puisque c’est la politique, et uniquement la politique, qu’il l’a
conduit en prison, c’est la politique qui l’en sortira. Il en va de même, notons-le car ce n’est pas sans second ou
sans lien, pour la libération du caporal Gilad Shalit. Elle sera elle aussi de nature politique de même que la
libération des prisonniers palestiniens en échange. Ce ne sera pas la première fois que , sur décision politique et
non pas juridique, Israël libère des prisonniers.
C’est pourquoi, Monsieur l’Ambassadeur d’Israël en France, après vos déclarations télévisées de ce dimanche
nous sommes confortés dans notre exigence, dont le ministre français des Affaires étrangères a dit tout
récemment qu’il la plaidait auprès des autorités de votre pays, à savoir que nous demandons la libération de notre
compatriote Salah Hamouri en prison en Israël depuis près de 5 ans pour délit d’intention.
Il est vrai, et cela est tout à fait exact, que notre jeune compatriote dont la seule nationalité de jure est la
nationalité française bien qu’il soit binational de naissance n’accepte pas l’occupation des Territoires
palestiniens, inclus Jérusalem-Est, dont vous avez reconnu la réalité. Il utilise en la circonstance, et
pacifiquement, un droit de l’Homme fondamental et imprescriptible.
En vous remerciant infiniment des confirmations directes ou indirectes que vous avez apportées à nos arguments
et en souhaitant une action déterminée de votre part en faveur de notre compatriote pour que cesse ce déni de
justice et que Salah Hamouri retrouve sa famille à Jérusalem,
Je vous prie de croire, Monsieur l’Ambassadeur d’Israël en France, à l’expression de nos salutations
distinguées.

Jean-Claude Lefort
Coordinateur du
Comité national de soutien
à Salah Hamouri
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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 22:49

L’organisation de défense des droits de l’homme non-gouvernementale israélienne B’tselem a vingt ans. Fondée pendant la première intifada, à une époque où le camp de la paix israélien était encore puissant, elle tient depuis cette date la chronique de la violence qui ensanglante régulièrement l’ancienne Palestine mandataire.

Dans un communiqué publié dimanche 22 novembre à l’occasion de son anniversaire , B’tselem fait état de 8 881 morts recensés en deux décennies , parmi d’autres bilans d’étape, avec les détails qui suivent:

7 398 Palestiniens, dont 1 537 mineurs.

1 483 Israéliens, dont 139 mineurs.

L’année la plus meurtrière pour Israël a été 2002 (420). Pour les Palestiniens, c’est en 2009 que le nombre le plus important de morts a été enregistré (1033), du fait de l’offensive contre Gaza concentrée en trois semaines.

En 1999, il y a dix ans, seulement 12 personnes (8 Palestiniens et 4 Israéliens) avaient été tuées en douze mois. Une autre époque.

Seul progrès enregistré par l’ONG, l’arrêt de la torture, qui relevait de la routine dans les centres d’internement israéliens au moment de la création de B’tselem, qui contribua à sa manière à une prise de conscience.
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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 19:53
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